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Sébastien Meunier

Sébastien Meunier

Director Industrial Transformation and Entrepreneurship


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report

14.08.2018

L’impression 3D, des technologies en plein développement dans les sciences de la vie


Le symposium «3D Printing for Life Sciences 2018» du 27.06.18 organisé par BaselArea.swiss, la FHNW et l’hôpital universitaire de Bâle a réuni plus de 140 personnes sur la journée autour de 3 thématiques dans les sciences de la vie : « BioPrinting », « Medical Devices Industrie » et le « Medical 3D Printing ». Les participants étaient des chirurgiens, des médecins, des industriels mais également des chercheurs pour un mélange extrêmement productif.

Entre la fibre musculaire et l’organe

Le bioprinting offre un potentiel immense qui donne l’occasion de rêver. L’impression de peau, de tissus musculaire ou encore de masse osseuse est une réalité, contrairement à l’impression d’un organe même si l’on en prend la direction. Ces développements permettent et permettront, pour les entreprises pharmaceutiques ou cosmétiques par exemple, de réaliser des tests de médicaments in vitro et ainsi réduire les tests sur les animaux. Les chercheurs et les ingénieurs sont capables de fonctionnaliser les impressions comme par exemple avec l’ajout de tuyaux pour permettre d’irriguer la pièce produite. L’impression d’artères est donc possible et les développements se poursuivent pour réaliser les vaisseaux plus petits.

La recherche se développe dans de multiples directions: combiner les techniques d’impression 3D avec d’autres comme la micro-fluidique, développer les connaissances dans les bio Sciences et également d’accumuler de l’expérience dans l’impression elle-même, les procédures de test, l’utilisation des cellules…

Maurizio Gullo, chercheur à la FHNW, nous emmène faire un premier pas vers les bio implants qui grandiraient avec le patient. Ses recherches ont abouti à une première micro solution, qu’il s’agit maintenant de développer, de changer d’échelle.

La filière s’organise

À un stade beaucoup avancé que le bio-printing, l’impression 3D pour les dispositifs médicaux se structure et s’industrialise. Les implants personnalisés imprimés en 3D sont de plus courant. Dupuy Synthes, comme d’autres, travaille sur toute la chaine, de l’acquisition/numérisation des données du patient jusqu’à la pose de l’implant personnalisé. Les challenges y sont nombreux. Par exemple, la confidentialité des données ou encore le délai total pouvant allez jusqu’à 5-6 semaines (hors demande à l’assurance) sont dans certains cas difficilement compatibles avec le besoin du patient. La réglementation a changé et passe de la MDD (Medical Device Directive) à la MDR (Medical Device Regulation), ce qui impose de nouveaux efforts pour les fabricants et les acteurs de la filière.

Les matériaux comme le Titane, les céramiques évoluent avec les techniques d’impression. 3D Ceram travaille dans un programme européen pour imprimer plusieurs matériaux en même temps comme deux céramiques différentes ou une combinaison céramique/polymère.

L’impression 3D permet de produire à la demande et localement. La problématique d’organisations comme le TÜV Süd est de définir des règles nécessaires pour éviter un maximum de risques avec pour l’instant peu d’expérience.

Materialise a présenté les risques potentiels liés au processus du développement de dispositif médicaux personnalisés. Un chirurgien et un ingénieur n’évoluent pas dans le même milieu et ne réfléchissent pas de la même manière; cependant, les deux doivent collaborer efficacement.

L’hôpital et l’impression 3D, outils devenus indispensables

Prof. Hans-Florian Zeilhofer, hôpital universitaire de Bâle, a démarré son historique sur 40 ans d’expériences dans l’utilisation de techniques d’impression 3D en chirurgie maxillo-faciale, par l’importance d’apprendre à travailler ensemble entre industriels, chercheurs et Médecins pour imaginer des solutions innovantes.

L’hôpital de Bâle a ouvert un «Fablab» avec plus d’une dizaine d’imprimantes 3D accessibles à tous les services. On y trouve des reproductions de parties d’anatomie de patients réalisées à partir d’un CT scan (computed tomography scan). L’objectif est double pour Florian Thieringer, hôpital universitaire de Bâle: expliquer aux patients les opérations complexes et pour les médecins, d’un outil rapide autour duquel les différents docteurs et spécialistes se regroupent pour discuter et définir les étapes du meilleur traitement.

L’année prochaine nous ferons de nouveau un point sur ses thématiques passionnantes et en pleine évolution.

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