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Thomas Brenzikofer

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Christian Elias Schneider (à droite) avec Simon Ittig, CEO de l'université-spin-off T3 Pharmaceuticals. (img: Christian Flierl)

Christian Elias Schneider (à droite) avec Simon Ittig, CEO de l'université-spin-off T3 Pharmaceuticals. (img: Christian Flierl)

06.11.2017

«Nous voulons augmenter la visibilité des startups de de l’Université de Bâle»

Voilà huit mois que Christian Schneider est en charge de l’initiative Innovation lancée par l’Université de Bâle. Sa mission est de promouvoir l’entrepreneuriat et les projets avec l’industrie.

Monsieur Schneider, vous occupez un nouveau poste à l’Université de Bâle. Désormais, l’innovation à l'université a un visage, quelle est votre mission?

Nous avons établi deux priorités: la première est de rendre visible le thème «Entrepreneuriat» au sein de l’université. Il faut encourager les chercheurs aux idées prometteuses et les motiver en vue d’une exploitation commerciale. Et mieux soutenir ceux qui sont déjà engagés dans cette voie. La seconde priorité concerne la collaboration avec le monde économique. L’objectif est de concrétiser plus de projets avec les entreprises industrielles.

Vous comptez vous y prendre comment?

Au cours des nombreuses discussions que j’ai pu avoir ces derniers mois avec les start-up de l’université, j’ai découvert par exemple que la notion de réseau était quasi inexistante et que de nombreux créateurs ne se connaissaient même pas. Or, la plupart des jeunes entreprises sont confrontées aux mêmes problèmes. Nous les avons donc réunies au sein du Club des Entrepreneurs, leur permettant ainsi d’échanger. Nous souhaitons que ces créateurs et créatrices se considèrent comme une équipe, un groupe à part entière, reconnu et valorisé par l’université et la société. Par notre intermédiaire, ils peuvent rencontrer certains acteurs auxquels ils n’auraient pas accès à titre individuel.

Que proposez-vous aux jeunes créateurs et créatrices? Qu’attendaient-ils? Que leur manquaient-ils?

Il manquait aux start-up de l’université clairement de la visibilité: on ne les connaissait pas, et elles étaient souvent livrées à elles-mêmes. Nous considérons donc qu’il est de notre ressort de leur donner cette visibilité, tant au sein de l’université qu’à l’extérieur. Nous les aidons également à développer leur réseau vers les partenaires industriels, financiers ou autres prestataires de services. Il est aussi prévu de soutenir les start-up dès le début avec du coaching et du mentoring avec des experts.

Vous proposez des cours depuis quelques mois grâce auxquels les étudiants et les collaborateurs de l’Université de Bâle ont accès à des compétences essentielles comme établir un business plan, les droits de propriété intellectuelle et bien d’autres. Comment cette nouvelle offre est-elle accueillie?

La demande est gigantesque, nous avons été totalement submergés et le succès est impressionnant. Nous envisageons d’ailleurs d’étendre cette offre afin que les étudiants puissent aborder bien plus en amont ces thèmes importants. Plus tôt les jeunes entrepreneurs seront familiarisés avec toutes ces questions, moins ils commettront d’erreurs plus tard. Par exemple, il est important de sensibiliser dès le début les chercheurs sur la question de la propriété intellectuelle, les droits PI donc, sinon, on court le risque de transmettre prématurément des connaissances et qu’il ne soit plus possible ensuite de les protéger. Ces cours fournissent un premier appui à un stade précoce. Cet accompagnement se poursuit ensuite pendant le coaching.

Vous avez pris vos fonctions depuis huit mois maintenant à la tête de l’Innovation à l’université de Bâle. Quelles sont les réactions?

Partout où j’ai pu me rendre ces derniers mois, j’ai constaté que notre initiative Innovation et les offres proposées depuis ont toujours suscité des échos très positifs, voire enthousiastes. Il était visiblement temps que l’université s’engage activement dans cette voie et comble ainsi l’écart.

Le 10 novembre prochain se tiendra le premier Innovation Day de l’université de Bâle à Allschwil. Que s’y passera-t-il?

Nous montrerons à l’occasion de l'Innovation Day, ce qui est important à nos yeux: faire se rencontrer les gens, débattre autour de l’innovation, développer de nouvelles idées, le tout dans un environnement stimulant et convivial. Nous avons plus de 200 inscriptions, une longue liste d’attente et nous nous réjouissons que ce nouvel événement rencontre un tel succès.

Quels sont vos objectifs pour ces deux prochaines années ?

Les start-up doivent se sentir à l’université de Bâle comme chez elles. Les nombreux combattants solitaires doivent se mettre en réseau. Il faut qu’un espace actif, dynamique naisse et qu’il soit également attractif pour les start-up de toute la région. A plus long terme, nous pourrions tout à fait devenir un hub qui attire les créateurs et jeunes entrepreneurs avec un rayonnement international. Nous voulons faire en sorte que Bâle devienne la ville où le plus de start-up possible aient envie de mettre leurs idées visionnaires en oeuvre. Cela ne sera possible que si nous collaborons étroitement avec nos partenaires. Qu’il s’agisse des hautes écoles, d’institutions comme BaselArea.swiss et surtout les industriels. Les discussions avec le monde économique nous montrent que les portes nous sont grandes ouvertes.

Interview: Matthias Geering, Head of Communications & Marketing de l'Université de Bâle

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