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report BaselArea.swiss

«Le Switzerland Innovation Park Basel Area est parfaitement adapté au Jura»

26.09.2019

Le Switzerland Innovation Park Basel Area inaugurera le 25 octobre son site dans le Jura. Claude-Henri Schaller, chef du Service de l’économie et de l’emploi et vice-président du Conseil d’administration du Switzerland Innovation Park Basel Area SA, est convaincu que le parc d’innovation peut apporter une contribution décisive à la diversification de l’industrie jurassienne et qu’il permettra de créer des liens plus étroits entre le monde de l’entreprise et celui de la recherche.

BaselArea.swiss: Le Jura est un canton horloger. Êtes-vous d’accord avec cette définition?

Claude-Henri Schaller: Je pense pouvoir affirmer qu’il n’existe pas une seule montre suisse dont au moins un élément n’ait été fabriqué dans le Jura. L’industrie horlogère a été la première activité industrielle à s’implanter dans ce canton, qu’elle continue de marquer de son empreinte. A l’heure actuelle, environ 44% des actifs du Jura travaillent dans le secteur secondaire, un chiffre supérieur à celui enregistré dans tous les autres cantons. Les groupes internationaux Swatch, Richemont, LVMH et Festina possèdent des sites de production dans le canton du Jura et Rolex travaille également avec de nombreux fournisseurs locaux. Cependant, nos entreprises déploient également leur savoir-faire dans d’autres domaines de l’économie. Le secteur de la technologie médicale occupe ainsi une place de plus en plus prépondérante dans notre canton.

La focalisation sur l’industrie de précision constitue-t-elle une force ou une faiblesse pour le Jura?

Nous sommes fortement dépendants du secteur de l’horlogerie, ce qui présente des avantages et des inconvénients. Les problèmes liés aux exportations ont sur nous des répercussions importantes et directes. Nous pouvons ressentir très rapidement l’impact d’une conjoncture économique favorable ou non. Dans le Jura, les cycles économiques sont plus courts que dans d’autres régions. Le taux de chômage peut augmenter subitement mais également baisser en un laps de temps très bref. Naturellement, nous tirons parti du vaste savoir-faire dont nous disposons en matière de mécanique de précision aussi dans les secteurs de la technologie médicale, du génie mécanique et de l’aéronautique. Nous cherchons toutefois à poursuivre la diversification des entreprises de notre canton.

Pourquoi la diversification revêt-elle une dimension si centrale pour le canton du Jura?

Les entreprises locales ont besoin d’autres possibilités de développement et de nouveaux marchés si la situation de horlogerie se détériore. La diversification permet en outre d’ouvrir de nouvelles perspectives sur le plan socio-économique: nous investissons actuellement des sommes importantes dans la formation de personnel hautement qualifié et affichons l’un des taux de diplômés du secteur tertiaire les plus élevés de Suisse. Néanmoins, nous ne retirons pas autant de bénéfices que nous le souhaiterions des investissements consentis dans ce domaine. En encourageant l’innovation dans le canton du Jura, nous offrons aussi des perspectives aux talents de notre région. Cette approche permet aux entreprises de poursuivre leur développement – avec des répercussions positives pour toute la société. Nous souhaitons qu’une main-d’œuvre hautement qualifiée puisse rester ou revenir dans le Jura.

Des potentiels d’amélioration existent donc. A quels niveaux le canton prévoit-il d’intervenir en premier lieu?

Dans une PME, le patron fait plus ou moins tout lui-même: recherche, vente, développement de l’innovation et conquête de nouveaux marchés. A l’heure actuelle, les activés de recherche et de développement se déroulent au cœur même de l’entreprise, souvent à huis clos et dans le plus grand secret. Notre canton abrite certes la Haute Ecole Arc Neuchâtel Berne Jura, mais elle ne possède aucun centre de recherche dans le canton œuvrant pour le secteur de l’industrie. C’est pourquoi nous ne sommes aujourd’hui ni suffisamment présents en amont ni suffisamment proches de la recherche. De nos jours toutefois, l’innovation dépasse les limites du champ universitaire ou de l’entreprise. La mise au point de solutions innovantes requiert une collaboration plus étroite entre industriels et universitaires. Le Switzerland Innovation Park Basel Area, avec son site jurassien, constitue un élément-clé à cet égard.

Dans quelle mesure?

Les autorités politiques du canton du Jura poursuivent trois grands objectifs: promouvoir l’innovation, soutenir la diversification de l’industrie et encourager la collaboration entre les centres de recherche et les entreprises. Avec son site du Jura, le Switzerland Innovation Park Basel Area nous offre l’opportunité de tendre vers une articulation plus cohérente des activités de recherche et de resserrer les liens entre les entreprises, la recherche, les hautes écoles et le canton.

Quel rôle jouera le parc d’innovation dans le Jura?

Le Switzerland Innovation Park Basel Area occupe plusieurs sites: Bâle, Allschwil et tout récemment Courroux, dans le canton du Jura. Ce site peut devenir une porte d’entrée pour des échanges intercantonaux ainsi que pour la promotion et la mise en place de projets. Un entrepreneur jurassien peut donc parfaitement initier un projet sur le site d’Allschwil en partenariat avec l’hôpital universitaire de Bâle, tandis qu’un projet né à Bâle-Ville pourra s’appuyer sur les ressources disponibles dans le Jura. Le domaine de spécialisation du Jura vient idéalement compléter le savoir-faire existant dans la région de Bâle, ce qui s’avère aussi intéressant pour le développement de nouveaux produits.

Comment entendez-vous convaincre les entreprises de collaborer davantage et de mettre à profit le parc d’innovation du Jura?

Afin de pouvoir toucher un maximum de PME, nous travaillons en étroite collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Jura et avons fondé avec BaselArea.swiss un Comité de chefs d’entreprises. Les représentants de l’industrie et de la recherche sont invités à intensifier leurs échanges. Naturellement, il s’agira de continuer à transmettre un grand nombre d’informations aux entreprises. Nous devons toujours beaucoup expliquer. Le Switzerland Innovation Park Basel Area est assurément une très belle idée sur le plan politique, mais les projets tangibles et les résultats concrets sont toujours plus parlants. C’est pourquoi il convient à présent d’identifier les projets adéquats et d’organiser leur mise en œuvre.

Vers quel type de projets le Switzerland Innovation Park Basel Area s’oriente-t-il pour le site du Jura?

Le concept de parc d’innovation est parfaitement adapté au Jura et à notre économie: nos entrepreneurs souhaitent discuter de projets concrets et ils auront la possibilité de les mettre sur pied ici, en partenariat avec des instituts de recherche. Sur le site du Jura, nous entendons en premier lieu nous concentrer sur le domaine de la santé. L’amélioration de l’organisation des services de santé dans nos régions périphériques est un sujet qui figure au cœur de nos préoccupations. Cela pourra se traduire par l’élaboration de nouveaux processus d’innovation ou de solutions inédites. Un projet concerne la pénurie de médecins, avec en ligne de mire des solutions innovantes visant à accroître le champ d’intervention du personnel médical, développées en concertation avec ce dernier. Je suis convaincu que le domaine de la santé ouvre d’immenses perspectives d’avenir. D’autres projets relevant de l’industrie 4.0 suivront également.

Pourquoi le site jurassien du Switzerland Innovation Park Basel Area est-il promis au succès?

La volonté d’établir un parc d’innovation dans le Jura est très forte et les entrepreneurs expriment un vif intérêt à cet égard. L’inauguration n’a pas encore eu lieu mais un premier contrat de location a déjà été signé avec l’entreprise NextDay.Vision, spécialisée dans la sécurité informatique. Nous possédons en outre toutes les compétences nécessaires à l’exploitation d’un parc d’innovation. Qui plus est, BaselArea.swiss jouit d’un bon ancrage dans le canton et les acteurs impliqués se connaissent bien. Je suis confiant et tout à fait certain que le Switzerland Innovation Park Basel Area va nous permettre de faire émerger de beaux projets. D’autant que dans le parc travailleront ensemble des entreprises du Jura et d’ailleurs. Nous sommes ouverts à toute la région bâloise. Je considère l’avenir avec beaucoup d’optimisme. La renommée du Jura en termes de compétences industrielles n’est plus à faire et c’est une force sur laquelle pourra s’appuyer le parc d’innovation.

Interview: Annett Altvater

report BaselArea.swiss

Switzerland Innovation Park Basel Area offers glimpse into the future

26.09.2019

report Innovation

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report Industrial Transformation

«Je suis fasciné par le niveau d’innovation jurassien»

11.06.2019

Le Switzerland Innovation Park Basel Area compte lui-même deux antennes, à Allschwil et Bâle, et bientôt une troisième dans le Jura, sur la zone d’Innodel, territoire de la commune de Courroux entre Delémont et Courrendlin. Cette antenne jurassienne est en cours d’aménagement. Elle sera inaugurée officiellement le 25 octobre.

Ce sera une étape marquante d’un énorme travail déployé par plusieurs acteurs régionaux, en lien avec cet ambitieux projet fédéral. Le but est de dynamiser la recherche et développement en Suisse et dans la région, explique Frank Kumli, Head Innovation & Enrepreneurship de BaselArea.swiss dans un entretien accordé au "Le Quotidien Jurassien".

Le Quotidien Jurassien: Que représente l’antenne jurassienne pour le Switzerland Innovation Park Basel Area?

Frank Kumli: C’est un pas en avant dans l’innovation régionale. Le parc va être dédié comme les autres à accélérer l’innovation. On pourra enfin faire participer le Jura au parc d’innovation. C’est très important pour nous que le Jura puisse se joindre et que nous puissions profiter de l’expertise et du savoir-faire jurassiens, et en même temps de soutenir localement le développement économique et l’innovation. Pour nous Switzerland Innovation Park Basel Area, c’est une occasion unique de conduire et soutenir cette antenne jurassienne.

Quelles sont les attentes pour cette antenne jurassienne?

Nous attendons bien sûr un site vibrant, où il se passe beaucoup de choses, où les gens se retrouvent pour développer de nouvelles idées, échangent, montent des projets d’innovation. Ce doit être une interface entre les trois cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et du Jura dans le domaine de l’innovation.

Combien y aura-t-il de places de travail sur ce site?

Au total, nous aurons 1200 m2 de surface, ce qui pourrait représenter une soixantaine de places de travail, certaines étant dédoublées, donc environ 30 à 35 emplois.

Des intéressés se sont-ils déjà manifestés?

Nous travaillons étroitement avec la Chambre de commerce et d’industrie du Jura et son directeur Pierre-Alain Berret pour faire connaître le parc d’innovation auprès des patrons des PME locales. Plusieurs se sont intéressés à participer. Des start-ups locales et françaises ont aussi manifesté leur intérêt à venir s’installer sur le site.

Et du côté des institutions de formation?

Sur le plan académique, nous avons aussi suscité l’intérêt du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), qui sera présent sur le site. Nous avons aussi discuté avec la Haute Ecole Arc (HE-Arc) au plan local, pour voir comment nous pouvons les représenter sur le site. Nous sommes en train de signer quelques contrats. Le but est d’avoir un mix de startups, quelques projets académiques et surtout beaucoup de projets d’entreprises.

Dans quels domaines est-il prévu d’agir?

Nous aurons des projets sur deux axes, les soins de santé et l’agilité d’entreprise. On ne va pas réinventer comment on fait de l’horlogerie mais voir comment transformer les entreprises locales, les rendre plus agiles pour répondre aux défis d’un monde qui change. Pour les soins de santé, nous travaillons étroitement avec l’Hôpital du Jura, son directeur Thierry Charmillot et Nicolas Pétremand, chef du Service de la santé publique.

Que va-t-on faire plus précisément dans le domaine de la santé?

Une réflexion a débuté avec le professeur Hans-Florian Zeilhofer de l’Université et de l’Hôpital universitaire de Bâle. Nous avons prévu plusieurs projets avec lui. Le professeur Zeilhofer se spécialise dans la robotique et l’automation dans le domaine de la chirurgie. Il est convaincu qu’il y a beaucoup de savoir-faire jurassiens à mettre en pratique dans ce domaine. Il a déjà des collaborations dans le Jura, spécifiquement dans le domaine de l’impression 3D. Avec la domotique, l’idée est de rendre l’habitat sécurisé pour pouvoir libérer des patients plus rapidement de l’hôpital, retarder aussi l’entrée en EMS, maximiser donc la présence chez soi.

Combien de temps selon vous pour atteindre la vitesse de croisière?

Nous sommes relativement optimistes, vu l’aide que nous recevons, de la part de la Chambre de commerce, de l’Hôpital du Jura, du Service cantonal de la santé et des hautes écoles. Je pense que la vitesse de croisière devrait être atteinte dans l’espace d’un an, pas pour la totalité des emplois mais pour avoir un site animé avec des idées innovatrices. Nous avons localement beaucoup d’aide pour pouvoir trouver rapidement les bons projets.

Que va-t-on développer dans l’industrie 4.0?

Pour nous, l’industrie 4.0, c’est bien entendu ce qui est relatif aux technologies de production. Ici, on va prendre l’axe d’agilité avec une focalisation sur le côté humain, les équipes, les modèles d’affaires, et au troisième plan les technologies nécessaires à transformer et produire. C’est pouvoir mettre plus d’agilité dans les PME pour répondre plus facilement à des demandes qui fluctuent, en nombre et types de pièces commandées. Pour cela, il faut des équipes beaucoup plus réactives. On en a parlé avec des patrons de la CCIJ, dont Georges Humard, son nouveau président. Ils confirment que les thèmes qui les intéressent, c’est tout ce qui est relatif au design thinking, à l’agilité, aux procédés Lean (n.d.l.r. pour une production efficace et rentable). Il y aura beaucoup de séminaires, des cours, de la sensibilisation et de l’accompagnement.

Dans la thématique des soins de la santé, de quoi parle-t-on plus précisément?

Nous avons développé trois axes lors de multiples séances de travail, avec le professeur Zeilhofer, l’Hôpital et la Chambre de commerce. Le premier axe sera celui de la technologie médicale pure et dure, avec les implants et l’impression 3D, des spécialités très proches du savoir-faire jurassien. Ce sera la plus grande focalisation. La deuxième, c’est ce qu’on appelle health-tech, qui se situe dans la connectivité, la santé numérique. L’Hôpital et le Service de la santé publique pensent qu’il y a beaucoup à faire dans le canton. Le 3e axe, c’est le système de santé. Le ministre Jacques Gerber et Nicolas Pétremand sont convaincus que le système de santé jurassien relativement petit permettra d’expérimenter et innover beaucoup plus rapidement que dans d’autres cantons.

Sur votre liste figurent aussi montage de projets, financement, animation, méthodes de travail…

Nous travaillons à libérer des financements de niveau cantonal mais aussi à accompagner les entreprises pour obtenir des financements de niveau fédéral. Nous avons promis de leur mettre à disposition des personnes pour naviguer dans la bureaucratie des fonds d’innovations, pouvoir accéder plus rapidement à ces fonds.

Qu'y a-t-il de si particulier dans la culture d'entreprise jurassique?

Ici, la pratique, c’est la discrétion avant tout. L’entrepreneur jurassien règle tout lui-même. Du coup, il y a peu de visibilité sur les compétences des entreprises jurassiennes. Quand nous parlons avec les entreprises du groupe de biomedical engineering présentes à Allschwil, elles nous demandent souvent de les aider à trouver les bonnes compétences dans le Jura pour leurs projets. Les gens savent qu’il y a beaucoup de savoir-faire dans le Jura mais ne savent pas comment y accéder. Cela plaide pour que les entreprises fassent davantage savoir quelles sont leurs compétences. Avec la Chambre de commerce, nous allons faire le lien avec Bâle-Ville et Bâle-Campagne. Un groupe informel, qui regroupe notamment des patrons, l’Hôpital du Jura et des hautes écoles, va accompagner le parc d’innovation.

L’accès à une communauté et à un réseau d’innovateurs et d’experts, pour la Recherche & Développement, cela manque dans le canton du Jura?

Oui. Il y a beaucoup d’appétit pour travailler avec l’Université de Bâle, la Haute école de Muttenz, la HE Arc à Neuchâtel du côté technologique. Je pense qu’on va pouvoir créer un lien entre les entrepreneurs jurassiens et les hautes écoles et universités. C’est aussi une demande des clients des entrepreneurs jurassiens, qui souhaitent à ce que ces entrepreneurs collaborent avec les universités, nous ont-ils dit. Il y a beaucoup plus d’innovation qu’on ne le dit. Chaque fois que je visite une entreprise jurassienne, je suis fasciné par le niveau d’innovation. Je trouve formidable quand on discute avec les patrons jurassiens de voir qu’ils ont beaucoup de pragmatisme pour aller de l’avant.

Interview: Georges Maillard, Le Quotidien Jurassien

report BaselArea.swiss

La transformation industrielle commence au Switzerland Innovation Park Basel Area

10.09.2019

report Life Sciences

Synendos Therapeutics awarded EU funding

29.07.2019

report Precision Medicine

Les innovations passent à la vitesse supérieure avec le programme d’accélération DayOne

05.03.2019

Quatre startups innovantes du secteur des soins de santé participent au premier cycle du programme d’accélération DayOne. Faraz Oloumi d’Aurteen, Chang Yun de Noul et Christian Vogler et Leo Gschwind d’Advancience montrent jusqu’où une conviction peut mener.

BaselArea.swiss: Faraz, quelle est la raison qui vous a poussé à créer Aurteen, au départ?

Faraz: Durant mes études en ingénierie électrique et informatique, j’ai travaillé sur l’analyse des images rétiniennes et je suis tombé amoureux de ce domaine. J’ai obtenu mon master, puis mon doctorat, et j’ai refusé un poste sûr pour continuer dans ce domaine, et j’ai ainsi fondé Aurteen. Je suis absolument convaincu du caractère novateur et de la nécessité d’une évaluation de la rétine assistée par ordinateur, car les vaisseaux situés au fond de l’œil reflètent notre état de santé général, depuis les maladies de la rétine jusqu’aux troubles métaboliques ou cardiovasculaires.

Christian, y a-t-il eu un moment inaugural pour vous également?

Christian: J’ai étudié la psychologie et la génétique. Afin d’utiliser la génétique en tant qu’outil pour explorer l’esprit humain, mes co-fondateurs et moi-même avons commencé à étudier la psychométrie. En général, la gamme d’outils utilisés pour les tests psychométriques date de la période allant des années 1940 jusqu’aux années 1970. Nous avons adapté ces tests psychométriques au XXIe siècle, nous y avons ajouté un soupçon de ludification, les avons rendu divertissants et modulables. Nous sommes ainsi capables de traiter un grand nombre de participants à ces études. Nous voulons faire avancer la psychologie. Nous sommes convaincus que nos outils peuvent être utilisés dans de nombreux domaines. Il s’agit d’un outil de diagnostic utilisé pour tester les troubles de l’attention ou les altérations de la mémoire, ainsi que d’un outil de RH permettant d’améliorer la collaboration entre les équipes.

Chang, vous avez rejoint Noul il y a un an. Quelle en a été la raison?

Chang: L’un des co-fondateurs est ingénieur en biomédecine. Après avoir décroché son doctorat aux Etats-Unis, il a passé un an et demi au Malawi dans le cadre d’une mission de bénévolat social. Il a vu de nombreux enfants mourir du paludisme et a été surpris de constater que les professionnels de santé continuaient d’utiliser des tests qui étaient déjà considérés comme imprécis et inefficaces. Il a créé Noul en 2015 afin de mettre au point un appareil mobile recourant à l’analyse d’images et à l’intelligence artificielle pour diagnostiquer des maladies à partir de prélèvements sanguins. En tant qu’ami proche, je me suis intéressé à ce projet dès le départ et je l’ai rejoint il y a un an, certain que ma carrière aux Nations Unies serait un atout pour la réussite du projet. J’ai de l’expérience en gestion des affaires et en administration publique. En tant que Directeur du Développement des affaires mondiales chez Noul, je suis en train de créer l’antenne de Noul en Europe.

Quelle a été la principale difficulté pour créer la société?

Chang: En ce qui nous concerne, ce sont les connaissances scientifiques. Nous avons fait des tentatives et essuyé des échecs. Si les essais cliniques en laboratoire donnaient de bons résultats, les résultats sur le terrain ont souvent été inattendus. Parfois, il était difficile d’obtenir suffisamment d’échantillons de bonne qualité. Afin de surmonter ces obstacles, nous coopérons avec l’Institut tropical et de santé publique suisse de Bâle. Par ailleurs, l’approbation d’une nouvelle technologie telle que la nôtre nécessite de nouveaux critères. Cela prend un temps considérable et exige de notre part des données suffisamment convaincantes.

Christian: Lorsqu’on est scientifique, on ne devient pas entrepreneur du jour au lendemain. Il m’a fallu admettre qu’il n’y a pas que les résultats scientifiques qui comptent. En effet, je dois assurer la promotion de mes résultats et élaborer des propositions de valeur spécifiques. Mes domaines de prédilection sont la psychologie, la génétique et la bioinformatique – mais désormais, je dois également faire des analyses de rentabilité. Dans le monde de l’entreprise, il n’y a pas une seule journée sans un nouveau problème à régler. Il vous faut toujours un plan B, C et D. Cela représente une charge de travail considérable, mais c’est également beaucoup de plaisir.

Faraz: Ne pas être en mesure de s’assumer financièrement n’est pas une situation facile. Je ne me suis pas versé un seul centime au cours des dernières années. Le plus difficile pour moi a cependant été de convaincre les gens que mes idées et ma vision n’étaient pas insensées. J’ai dû faire face à beaucoup d’adversité. Mais je ne regrette rien. Puis, j’ai dû surmonter d’autres défis tels que le fait de devenir CEO et non pas simplement CTO, ce qui implique d’en finir avec le perfectionnisme. C’est un challenge que j’apprécie.

Qu’espérez-vous réaliser au cours des deux prochains mois dans le cadre du programme d’accélération DayOne?

Faraz: Le Canada est un terrain idéal pour la télémédecine et c’est là que se trouvent mes collaborateurs et mes clients potentiels, mais si l’on regarde uniquement les chiffres, notre analyse de rentabilité n’est pas très favorable dans ce pays. Par ailleurs, le marché le plus proche, à savoir les Etats-Unis, est très fragmenté et compliqué à pénétrer. Le programme d’accélération DayOne est pour nous une opportunité unique de nous pencher sur le marché européen pour le valider. En outre, nous entendons valider notre liste de propositions de valeur et trouver des investisseurs.

Chang: Nos partenaires suisses nous ont encouragés à postuler à ce programme et nous avons eu la chance d’être sélectionnés. Selon moi, Noul a déployé des efforts considérables au cours des trois dernières années pour concevoir des solutions de diagnostic inédites. Le moment est désormais venu de faire le bilan de ce que nous avons réalisé jusqu’ici et de le mettre à profit pour donner encore plus de substance à notre modèle d’affaires. Nous voulons rencontrer des gens qui soient capables de nous aider à atteindre cet objectif et à explorer les opportunités.

Leo: Nous souhaitons apprendre comment organiser et gérer notre entreprise. Et nous souhaitons avoir tous les atouts en main pour convaincre les investisseurs et rechercher des capitaux de départ.

Le programme d’accélération a commencé en janvier. Qu’en pensez-vous jusqu’à présent?

Faraz: J’ai été très agréablement surpris. L’écosystème en termes de soutien aux start-up est complètement différent de ce que j’ai connu jusqu’à présent. J’échange avec de hautes pointures du secteur pharmaceutique et clinique et dans l’ensemble, je ressens un engouement incroyable. L’équipe DayOne met tout en œuvre pour garantir le succès de mon projet. Je suis convaincu qu’ici, nous allons passer à la vitesse supérieure. Au vu de mon expérience sur place jusqu’à présent, j’étudie la possibilité de m’établir ici à Bâle. C’est vraiment une chance incroyable pour notre équipe.

Chang: Je suis impressionné. Les réunions que nous avons eues jusqu’à présent nous ont été extrêmement profitables et utiles. D’un point de vue stratégique, le fait d’être présents à Bâle est très intéressant, d’autant que cela nous rapproche de notre partenaire, Swiss TPH, et que nous nous retrouvons à faible distance de nos parties prenantes basées à Genève. Pour l’instant, l’accélérateur se révèle très efficace.

Leo: Le programme nous apporte énormément. Apprendre à structurer notre activité est extrêmement bénéfique. C’est fabuleux de pouvoir apprendre le métier auprès d’experts et de profiter de conseils de première main. Et le financement résout la plus grosse difficulté.

Quel a été votre plus grand choc culturel en arrivant à Bâle?

Chang: Dans ma culture, les gens ne sont pas aussi directs, alors qu’ici ils expriment leurs opinions plus franchement. J’apprécie cette diversité et j’aimerais qu’elle soit davantage présente dans notre équipe, en Corée du Sud. Par ailleurs, j’observe rarement des embouteillages par ici.

Faraz: C’est impressionnant de voir comment tout le monde ici semble comprendre l’anglais.

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«Les processus tuent l’innovation»

03.07.2018

Le serial entrepreneur Neil Goldsmith est attiré par de nouveaux projets. Dans un entretien avec lui, nous avons voulu en savoir plus sur le repérage des talents d’entrepreneur et sa participation actuelle à BaseLaunch.

BaselArea.swiss: Vous avez fondé et dirigé plusieurs sociétés au cours des 30 dernières années. Comment avez-vous su que l’entrepreneuriat était votre voie?

Neil Goldsmith: Totalement par hasard. Je visais un PhD, mais un problème politique a soudainement mis un terme à cette ambition et je me suis demandé ce que j’allais faire. Ma première société appliquait la théorie des jeux au secteur de la publicité, mais j’ai vite compris que cela ne répondait pas à mes attentes. C’est alors que je suis tombé sur une offre d’emploi parue dans le Sunday Times: une société de conseil recherchait une personne pour aider et conseiller les nouvelles entreprises qui se lançaient dans le domaine des sciences de la vie. L'une de ces entreprises était située en Suède et m’a recruté plus tard comme médiateur dans le développement des affaires, puis on m’a proposé le poste de PDG dans une société danoise de diagnostic, vendue peu de temps après à Roche. J’avais 31 ans à l’époque. Les investisseurs de cette compagnie m’ont alors demandé de devenir PDG de deux autres start-ups de leur portefeuille et c’est ainsi que, de fil en aiguille, je me suis investi de plus en plus activement dans la création en tant que telle de nouvelles entreprises. Certes, l’initiative venait de moi, mais ensuite mon parcours professionnel est devenu une évidence.

Vous avez souvent fait partie de petites entreprises qui ont ensuite grandi. Comment cette transformation a-t-elle influencé la possibilité d’innover?

Pour moi, l’innovation consiste à voir quelque chose que les autres n’ont pas encore vu. Un phénomène beaucoup plus susceptible de se produire dans les petites entreprises. Les grandes entreprises doivent tôt ou tard mettre en place des processus, et les processus tuent l’innovation. Il y a toujours des exceptions et la possibilité de retarder l’effet des processus. Google, par exemple, a confié de nombreuses décisions aux collaborateurs, en première ligne pour stimuler l’innovation. Mais, pour ma part, je pense que les processus vous ralentissent.

Quelle est la principale différence en termes de gestion entre société privée et société publique et dans quel domaine êtes-vous le plus à l’aise?

Lorsque vous passez du privé au public, vous changez d'investisseurs et de conseil d’administration. Dans le privé, investisseurs et conseil d’administration sont étroitement liés, les membres de votre conseil d’administration ont leurs propres intérêts en jeu. Dans le public, ces rôles sont plutôt éloignés et les membres du conseil d’administration sont davantage des «gardiens». Même s’ils sont très compétents, ils seront inévitablement moins enclins à prendre des risques, ce qui est certainement une bonne chose quand il s’agit d’une banque, mais je ne suis pas sûr que ce soit approprié pour les projets de haute technologie. La nature même de l’entreprise publique altère aussi son mode de communication. Dans une entreprise privée, les débats peuvent être plus ouverts. Vous l’aurez deviné: je suis plus à l’aise dans le privé.

Selon vous, qu’est-ce qui est capital pour le lancement d’une entreprise innovante?

Trouver les bonnes personnes constitue le seul vrai défi. Il ne s'agit pas tant des compétences spécifiques qui sont difficiles à trouver, mais de la capacité à fonctionner dans un environnement très fluide et ambigu. Sans disposer de toutes les ressources ou informations dont vous avez besoin, il faut être capable de prendre les bonnes décisions. Les cadres supérieurs de grandes entreprises peuvent en particulier éprouver des difficultés à s’adapter à une start-up. Tout le monde est capable d’apprendre rapidement, mais si au bout de quelques mois après leur intégration, certains demandent plus de structures et considèrent leur conditions de travail fluides comme chaotiques, il est probable qu’ils ne s’adapteront pas, même si bien sûr, certaines fonctions exigent un cadre structuré. Je dirai que ça fonctionne une fois sur deux.

Vous avez décidé de transférer en Suisse la dernière société que vous avez dirigée, à savoir Evolva. Vous avez quitté Evolva l’année dernière, mais pas la Suisse…

Evolva était à l’origine une société danoise, mais le manque de moyens financiers et de ressources humaines était un frein à nos projets de l’époque. Nous avons envisagé les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse comme sites possibles et finalement, c’est la Suisse qui l’a emporté. Bâle, qui est un pôle des sciences de la vie, était un choix évident. Face à l’impossibilité de trouver des laboratoires, l’organisation précédente de BaselArea.swiss nous a aidés avec BLKB pour l’achat et la transformation d’un vieil entrepôt en laboratoire. Le choix de ce site était une bonne décision et j’apprécie toujours de vivre à Delémont.

Vous n’avez pas une réputation d'oisiveté. Quels sont vos projets actuels?

Je travaille actuellement à la création d'un nouveau groupe d'entreprises, tant dans les secteurs traditionnels de la santé que dans le secteur de la consommation. Ces deux domaines ont un potentiel énorme, mais ont besoin de nouveaux modèles d'affaires. Je suis également membre du conseil d'administration de la société de biotechnologie Unibio, qui a réussi à exploiter économiquement le processus de fermentation du méthane en protéines. Je soutiens également les start-ups par le biais d'organisations à but non lucratif telles que BaselArea.swiss et son programme d’accélération dans la santé BaseLaunch.

Quel potentiel voyez-vous sur la scène des start-ups à Bâle et comment contribuez-vous à sa mise en forme avec BaseLaunch?

Au vu des talents dans le domaine des sciences et de l’expertise sans égal en matière de gestion des grandes entreprises, Bâle devrait jouir d’un réel dynamisme dans le secteur des start-ups. Le potentiel financier de la Suisse est un autre atout. Je pense qu’un peu plus de dynamisme est souhaitable. Traditionnellement, les plus grands talents sont récupérés par les grandes entreprises, sans entraîner pour autant un lien fort entre ressources financières et idées. BaseLaunch s’attache depuis deux ans à réduire cette lacune en exploitant les compétences des grandes entreprises pharmaceutiques au profit de la la formation de projets à leurs prémices. Notre objectif futur est d’aller plus loin avec cette approche.

Où trouvez-vous des projets pertinents qui valent la peine d’être défendus?

Lorsqu’une entreprise grandit, elle s’approche inévitablement de ses objectifs. Je ne crois pas avoir jamais observé le contraire. Cela signifie qu’un grand nombre de points intéressants perdent de leur priorité. J’essaie de comprendre ce que les sociétés ne veulent plus, l’idée étant de pouvoir se lancer avec des ressources un minimum travaillées et fondées commercialement. L'innovation ne provient pas uniquement des universités. Parfois, je pense que le secteur public l'oublie lorsqu'il dresse ses offres de soutien.

Quels sont les objectifs et les valeurs que vos projets ont en commun? Y a-t-il un fil rouge?

J’aime créer des produits qui ont du sens et font une réelle différence pour une partie au moins du monde, qui ne sont pas des «me too». Ainsi, avec la société Personal Chemistry que j’ai co-fondée en 1996, nous avons été les pionniers de l’application des micro-ondes à la synthèse chimique organique, et aujourd'hui, la quasi majorité des laboratoires de découverte utilise un ou plusieurs de ces instruments au quotidien. Je suis vraiment heureux lorsque je vois l’un de ces instruments, même s’ils proviennent de l’un de nos concurrents.

Est-il facile pour vous de trouver des fonds pour vos projets?

Ce n’est jamais facile et l’un des problèmes est que les investisseurs aiment chasser en meutes et ont donc tendance à éviter les idées qui se démarquent trop. Même si elles leur plaisent, ils savent qu'ils ne seront pas les seuls à convaincre. L’Europe est trop conservatrice concernant le financement de nouvelles idées. C’est frustrant car je pense que les idées qui sont au-delà du point de mire général peuvent aussi représenter des opportunités, comme les Américains l’ont prouvé maintes et maintes fois.

Selon vous, à quel moment faut-il quitter une entreprise?

Lorsque l’optimisation est atteinte, je pense qu’il est temps pour moi de passer à autre choses. C’est un processus normal que connaissent de nombreuses entreprises: lorsqu’une entreprise a trouvé son juste équilibre, elle s’approche de plus en plus de son optimisation, mais ce n’est plus pour moi. J’aime créer. Et il est clair que je n’emprunte jamais le même chemin deux fois.

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Treize projets de start-up ont été retenus pour la première phase de BaseLaunch

18.09.2017

BaseLaunch, le programme d’accélération dédié au secteur de la santé de BaselArea.swiss, a été lancé le 14 septembre. Le comité de sélection a choisi 13 projets pour la phase I parmi plus de 100 candidatures provenant de plus de 30 pays. Pendant trois mois, les élus pourront affûter leur Business Case avec des experts du secteur.

Plus de 100 projets provenant de plus de 30 pays ont été déposés pour le programme d’accélération BaseLaunch de BaselArea.swiss. Ils portaient sur des thèmes variés allant des produits thérapeutiques au diagnostic en passant par la santé numérique et la technologie médicale. Le comité de sélection a nommé treize projets prometteurs pour la première phase, contre les 10 prévus initialement. «Nous avons été impressionnés par la capacité d’innovation des candidatures», déclare Trudi Haemmerli, présidente du comité ainsi que CEO de PerioC Ltd et Managing Director de TruStep Consulting GmbH. «Nous sommes impatients de voir comment les projets sélectionnés vont tirer parti de la phase I pour affûter leur Business Case.»

Stephan Emmerth, Business Developement Manager pour BaseLaunch chez BaselArea.swiss, souligne que les projets sélectionnés ont des objectifs très variés: développer de nouvelles approches de traitement de maladies comme Alzheimer, des immunothérapies d’un nouveau genre, des méthodes d’administration des médicaments innovantes ou la nouvelle génération de thérapies géniques dans le traitement du cancer. D’autres projets ont pour but de développer de nouveaux procédés de diagnostic pour trouver des biomarqueurs des cancers ou révolutionner l’identification de maladies neurologiques à l’aide de méthodes de mesure numériques.

Le stade de développement des projets était lui aussi très vaste. On comptait aussi bien des projets visant la création d’une entreprise dans le cadre de BaseLaunch que des start-up qui avaient déjà franchi les premières étapes du financement et souhaitaient poursuivre leur développement avec BaseLaunch. Le parcours professionnel des créateurs d’entreprise était lui aussi très varié. Certains des candidats sélectionnés pour la phase I ont une longue expérience en recherche et développement dans leur secteur, d’autres sont des créateurs d’entreprise diplômés de l’université.

«Nous avons sélectionné les projets les plus prometteurs. Les projets doivent en outre profiter au maximum de BaseLaunch et de l’écosystème régional dans les sciences de la vie», souligne Alethia de León, Managing Director chez BaseLaunch. Une attention particulière a par ailleurs été accordée à une base scientifique et technique solide, à un haut degré d’innovation et au potentiel entrepreneurial de l’équipe de fondateurs. Mme De León a également souligné que le processus de sélection a été productif. Le comité de sélection se compose notamment de représentants de partenaires du secteur de la santé: Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer et Roche: «Les discussions pendant le processus de sélection ont été très constructives.»

A compter du 14 septembre, les treize start-up sélectionnées auront trois mois pour développer leur idée commerciale. Elles pourront compter sur le soutien de l’équipe de BaseLaunch ainsi que d’entrepreneurs et de conseillers expérimentés. Pour cette première phase, les projets sont dotés chacun jusqu’à 10’000 francs. Ensuite, le comité de sélection sélectionne parmi les projets de la phase I trois projets pour la phase II, qui dure douze mois. Les projets sont soutenus jusqu’à 250 000 francs. Les start-up ont en outre accès au laboratoire BaseLaunch du Switzerland Innovation Park Basel Area, les aidant à franchir des étapes importantes dans la recherche et à développer leur Business Case.

Aperçu des projets sélectionnés:

ABBA Therapeutics développe de nouveaux anticorps thérapeutiques pour l’immunothérapie anti-cancer.

Le projet β-catenin vise à développer de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement du cancer du côlon, du poumon, du foie, du sein, du cerveau et de l’ovaire permettant au corps de se libérer des protéines pathologiques.

CellSpring analyse les cellules humaines qui se sont développées dans un milieu tridimensionnel spécifique pour concevoir de nouveaux outils de diagnostic des cancers à un stade précoce.

Eyemove s’efforce de détecter des maladies neurologiques à un stade précoce grâce au suivi des mouvements oculaires.

Polyneuron Pharmaceuticals s’efforce de développer une nouvelle classe de médicaments prometteurs pour traiter les maladies auto-immunes.

Le projet SERI développe de nouveaux médicaments pour le traitement des troubles anxieux et du stress. Ils modulent l’activité du cannabinoïde dans le corps humain.

SunRegen développe de nouveaux médicaments contre les maladies neurodégénératives.

T3 Pharma développe la nouvelle génération de traitements du cancer à l’aide de bactéries.

T-CURX s’est fixé pour mission de développer la future génération d’immunothérapies à base de cellules CAR-T grâce à la plateforme «UltraModularCAR».

TEPTHERA s’est fixé comme objectif de proposer de nouveaux vaccins thérapeutiques contre le cancer.

TheraNASH développe des médicaments personnalisés pour le traitement de la stéatose hépatique non alcoolique (NASH), une maladie à l’origine du cancer du foie qui progresse dans le monde.

VERSAMEB développe de nouvelles approches dans le domaine de la médecine régénérative.

Une société biotechnologique, qui souhaite rester anonyme, développe des médicaments immuno-oncologiques novateurs.

report Innovation

Basel is a hotspot for innovation

05.06.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is top European accelerator

21.05.2019

report BaselArea.swiss

«Biotech et Digitization Day» avec le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann

15.05.2017

Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans les Life Sciences? Dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a visité la région de Bâle afin de discuter avec des représentants importants de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et défis actuels de la digitalisation.

L’importance des Life Sciences pour l’économie suisse est énorme. L’année passée, la part de cette industrie aux exportations suisses s’élevait à 45%. En plus, la plupart des nouvelles entreprises s’engagent dans le secteur de la santé. C’est pourquoi la Suisse est considérée comme pays leader pour les Life Sciences dont la région de Bâle est le moteur.

Dans ce contexte et dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, a visité aujourd’hui la région de Bâle sur invitation de BaselArea.swiss et digitalswitzerland. Il discutait, avec une délégation de haut rang de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et des défis actuels dans l’industrie Life Sciences. L’événement s’est déroulé chez Actelion Pharmaceuticals et dans le Switzerland Innovation Park Basel Area à Allschwil près de Bâle.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a souligné la grande importance de la région et du secteur des Life Sciences : «Les deux cantons de Bâle bénéficient d’une densité élevée d’entreprises innovantes et florissantes. Cela me remplit de fierté et d’optimisme. Les industries pharmaceutique et chimique sont considérées, à juste titre, comme promoteurs d’innovations.» Afin de continuer à réussir, la Suisse ne devrait cependant pas se reposer ; selon lui, l’économie et la politique, les sciences et la société devraient profiter du passage au digital.

L’événement a été organisé par BaselArea.swiss - l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse: Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura – et digitalswitzerland qui est une initiative commune de l’économie, du secteur public et des sciences. Elle veut faire de la Suisse, au niveau international, un site leader dans l’innovation digitale.

Actuellement, le conseiller fédéral Schneider-Ammann rend visite à des régions leader de la Suisse afin de se familiariser avec les effets de la digitalisation sur les différents secteurs économiques et de parler de recettes prometteuses d’avenir.

Promotion de start-ups dans le domaine des biotechnologies

Les Life Sciences sont considérées comme industrie émergente qui présente un fort potentiel de croissance. Néanmoins, la compétition devient de plus en plus agressive: D’autres régions dans le monde investissent énormément dans la promotion des sites et attirent de grandes entreprises. Une des questions principales lors de l’événement d’aujourd’hui était donc : Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans la compétition internationale?

La Suisse possède, en relation avec la grande importance économique des Life Sciences et en comparaison avec d’autres sites leaders dans le monde, relativement peu d’entreprises start-up dans le ce domaine. BaseLaunch, le nouvel accélérateur pour des start-ups dans le secteur de la santé, lancée par BaselArea.swiss en collaboration avec l’accélérateur Kickstart de digitalswitzerland, représente un premier pas an avant. Toutefois, il manque du capital de démarrage pour la phase initiale du développement d’une entreprise et notamment un accès à du capital important dont une start-up bien établie aurait besoin pour son expansion.

Domenico Scala, président de BaselArea.swiss et membre du Steering Committee de digitalswitzerland dit: «Nous devons investir dans notre force. C’est pourquoi nous avons besoin d’initiatives comme du Zukunftsfonds Schweiz qui devra faciliter aux investisseurs institutionnels de soutenir de jeunes entreprises innovantes.»

L’importance d’un paysage novateur de start-ups pour les Life Sciences en Suisse était ensuite également au centre de la discussion de la table ronde, présidée par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann ensemble avec Severin Schwan, CEO du Groupe Roche, Jean-Paul Clozel, CEO d’Actelion Pharmaceuticals et Andrea Schenker-Wicki, recteur de l’Université de Bâle.

Digitalisation comme moteur de l’innovation

Le deuxième sujet du ‘Biotech et Digitization Day’ était la digitalisation dans les Life Sciences. Celle-ci est – selon Thomas Weber, conseiller d’état du canton de Bâle-Campagne – un moteur important pour l’innovation dans tout le secteur, voire déterminante pour le renforcement du site suisse de la recherche.

Dans son discours, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est concentré sur trois aspects: Premièrement, sur la création d’une nouvelle et courageuse culture de pionnier qui encourage l’esprit d’entreprise et qui récompense ceux qui osent essayer quelque chose. Deuxièmement, sur le fait qu’un fonds pour start-ups, initié et financé par le secteur privé, leur donnerait plus d’élan. Et troisièmement, sur le rôle de l’état qui rend possible cette activité tout en créant des espaces de liberté au lieu de dresser des interdictions et des obstacles.

La discussion ouverte entre les représentants de la recherche, de l’économie et les entrepreneurs a démontré clairement l’avis commun que la digitalisation changera les Life Sciences. Tous étaient d’accords sur le fait que la Suisse possède les meilleures conditions pour assumer un rôle de moteur dans ce processus de changement: des entreprises pharmaceutiques puissantes et globales, des universités, reconnues dans tout le monde, ainsi qu’un système écologique innovant avec des start-ups dans les domaines de la santé et des Life Sciences qui s’orientent vers la digitalisation.

C’est tout cela que digitalswitzerland veut également promouvoir. Selon Nicolas Bürer, CEO de digitalswitzerland, le secteur de la santé et les Life Sciences sont les industries clés pour faire de la Suisse un pays leader dans la digitalisation innovante. DayOne, la plateforme innovante pour la médecine de précision apporte une autre contribution importante à ce but. Lancée par BaselArea.swiss en étroite collaboration avec le canton de Bâle-Ville, elle réunit régulièrement une communauté croissante de plus de 500 experts et innovateurs pour échanger des idées et promouvoir des projets.

report BaselArea.swiss

Fully equipped lab spaces at the Switzerland Innovation Park Basel Area

29.04.2019

report Medtech

Virtuelle Realität zeigt den Körper von innen

24.04.2019

report ICT

Dr App – Digital transformation in the life sciences

30.11.2016

The future belongs to data-driven forms of therapy. The Basel region is taking up this challenge and investing in so-called precision medicine.
An article by Fabian Streiff* and Thomas Brenzikofer, which first appeared on Friday, 14 October 2016, in the NZZ supplement on the Swiss Innovation Forum.

So now the life sciences as well: Google, Apple and other technology giants have discovered the healthcare market and are bringing not only their IT expertise to the sector, but also many billions of dollars in venture capital. Completely new, data-driven, personalized forms of therapy – in short: precision medicine – promise to turn the healthcare sector on its head. And where there is change, there is a lot to be gained. At least from the investor’s point of view.

From the Big Pharma perspective, things look rather different. There is quite a lot at stake for this industry. According to Frank Kumli from Ernst & Young, the entry hurdles have been relatively high until now: “We operate in a highly regulated market, where it takes longer for innovations to be accepted and become established.” But Kumli, too, is convinced that the direction of travel has been set and digitalization is forging ahead. But he sees more opportunities than risks: Switzerland - and Basel in particular - is outstandingly well-positioned to play a leading role here. With the University of Basel, the Department of Biosystems Science and Engineering ETH, the University of Applied Sciences Northwest Switzerland, the FMI and the University Hospital Basel, the region offers enormous strength in research. It also covers the entire value chain, from basic research, applied research and development, production, marketing and distribution to regulatory affairs and corresponding IT expertise. The most important drivers of digital transformation towards precision medicine include digital tools that allow real-time monitoring of patients – so-called feedback loops. The combination of such data with information from clinical trials and genetic analysis is the key to new biomedical insights and hence to innovations.

Standardized nationwide data organization
In rather the same way that the invention of the microscope in the 16th century paved the way to modern medicine, so data and algorithms today provide the basis for offering the potential for much more precise and cheaper medical solutions and treatments for patients in the future. At present, however, the crux of the problem is that the data are scattered over various locations in different formats and mostly in closed systems. This is where the project led by Professor Torsten Schwede at the Swiss Institute of Bioinformatics (SIB) comes into play.

As part of the national initiative entitled Swiss Personalized Health Network, a standardized nationwide data organization is to be set up between university hospitals and universities under centralized management at the Stücki Science Park Basel. Canton Basel-Stadt has already approved start-up funding for the project. The standardization of data structures, semantics and formats for data sharing is likely to substantially enhance the quality and attractiveness of clinical research in Switzerland – both at universities and in industry. There is no lack of interest in conducting research and developing new business ideas on the basis of such clinical data. This was apparent on the occasion of Day One, a workshop event supported by BaselArea.swiss for the promotion of innovation and economic development and organized by the Precision Medicine Group Basel Area during Basel Life Sciences Week.

More than 100 experts attended the event to address future business models. Altogether 14 project and business ideas were considered in greater depth. These ranged from the automation of imaging-based diagnosis through the development of sensors in wearables to smartphone apps for better involvement of patients in the treatment process.

Big Pharma is also engaged
“The diversity of project ideas was astonishing and shows that Switzerland can be a fertile breeding ground for the next innovation step in biomedicine,” Michael Rebhan from Novartis and founding member of the Precision Medicine Group Basel Area says with complete conviction. The precision medicine initiative now aims to build on this: “Despite the innovative strength that we see in the various disciplines, precision medicine overall is making only slow progress. The advances that have been made are still insufficient on the whole, which is why we need to work more closely together and integrate our efforts. A platform is therefore required where experts from different disciplines can get together,” says Peter Groenen from Actelion, likewise a member of Precision Medicine Group Basel.

There is also great interest among industry representatives in an Open Innovation Hub with a Precision Medicine Lab as an integral component. The idea is that it will enable the projects of stakeholders to be driven forward in an open and collaborative environment. In addition, the hub should attract talents and project ideas from outside the Basel region. The novel innovation ecosystem around precision medicine is still in its infancy. In a pilot phase, the functions and dimensions of the precision medicine hub will be specified more precisely based on initial concrete cases, so that the right partners can then be identified for establishing the entire hub.

Leading the digital transformation
The most promising projects will finally be admitted to an accelerator programme, where they will be further expedited and can mature into a company within the existing innovation infrastructures, such as the Basel Incubator, Technologiepark Basel or Switzerland Innovation Park Basel Area.

Conclusion: the Basel region creates the conditions for playing a leading role in helping to shape digital transformation in the life sciences sector and hence further expanding this important industrial sector for Switzerland and preserving the attractiveness of the region for new companies seeking a location to set up business.

* Dr Fabian Streiff is Head of Economic Development with Canton Basel-Stadt

report

Event Impressions and some Key Quotes: Perfecting Partnerships for Life Sciences Startup S...

02.04.2019

report BaselArea.swiss

Switzerland Innovation Park Delémont, c’est parti

01.04.2019

report Medtech

«We will be certificating the world’s first autonomous robotic surgical device»

04.11.2015

The laser physicist and entrepreneur Alfredo E. Bruno is co-founder and CEO of the medtech start-up Advanced Osteotomy Tools (AOT) in Basel. Their surgical robot «Carlo» (acronym for Computer Assisted, Robot-guided Laser Osteotome) is an award-winning project (Pionierpreis 2014 and CTI MedTech 2015). The company will exhibit «Carlo» at the Swiss Innovation Forum 2015 on 19th November.

In the i-net interview, Alfredo E. Bruno explained his roadmap for AOT and what drives him to be an entrepreneur.

You are a laser physicist – what brought you to medtech?
Alfredo E. Bruno*: My younger daughter needed difficult orthognathic surgery to correct conditions of the jaw and face. This brought me into contact with Professor Hans-Florian Zeilhofer and Dr. Philipp Jürgens from the Department of Oral and Maxillofacial Surgery at the University Hospital Basel. I was worried about my child, but the surgeons devoted a lot of time to explain the procedure to us. Their pre-operative approach to surgery fascinated me more and more. I asked the surgeons why they were not cutting bones with a miniaturized laser instead of mechanical tools to best reproduce the software-planned intervention. In another project, I had developed a laser of this kind to cut and drill through nails. At this point, we all realized that we could create something very useful together.

How did you gain your knowledge in surgery?
I had absolutely no idea about surgery until I met the surgeons – despite the fact that my father was a rural medical doctor. Indeed, when I see a drop of blood, I panic. But I wanted to know more about this new type of planned and navigated surgery the surgeons were talking about. I managed to find a good 160 publications and about 20 patents in the field, read them during vacations and became a «theoretical» surgeon. Reading these documents, I noticed that Professor Zeilhofer appeared as co-author in many of these publications and realized that he knew a lot about pre-operative planning and navigation. I started to design «Carlo» from scratch using all available state-of-the-art technology, and trying not to be biased by the robotic surgery products already on the market. What worried me most was the software, which is crucial to integrating the whole system. Hans-Florian Zeilhofer introduced me to Professor Philippe Cattin, an expert in navigation who liked the idea from the outset. He was the «missing link» to the realization of «Carlo».

Was it always clear that «Carlo» would be the goal of AOT?
As an entrepreneur, I made it very clear from the beginning that I wanted to have a product rather than a nice academic idea. Instead of writing a business plan, we first applied for patent protection of the innovations. The business plan came afterwards with a business model in which we at AOT would only focus on core technologies and would outsource the technologies mastered by other companies under contractual partnerships in order to reduce development time.

Were you ever afraid that AOT might fail?
While writing the business plan, I clearly saw that there was a need for our product. We had the right founder’s team, but I was worried about the funding, because there was a global economic crisis and investors had become cautious. Therefore, I decided to talk to a few experts I knew in the start-up media in Switzerland before launching the initiative. They reviewed the AOT case and encouraged me to pursue the project, because it was truly innovative and, for this kind of project, they argued that there are always funds available in Switzerland. And indeed, with our first pitch in BioBAC, we gained a lead investor. Shortly afterwards, we won the three stages of Venture Kick and I was then asked to participate in the Swiss Venture Day of CTI Invest to make a pitch. Despite some doubts I had about the completely new surgical device, many potential private and institutional investors were literally queuing right after my presentation to talk to me about the «Carlo» device and AOT as an investment opportunity.

Why do you think your pitch attracted potential investors?
I think the every one of the technical founder’s team had a remarkable technical record which inspired trust, and I also have a good entrepreneurial record, all of which make up the ingredients investors are looking for to fund new projects. The pitch is key to convincing investors. We cannot afford to devote much time to making «professional» slides, but the audience realizes that we have an unbeatable project and know what we are doing; and they can see during the Q&A sessions that we are very authentic.

In the beginning, you faced some criticism with regard to the feasibility of a complex medical device such as «Carlo». Do you still face negative reactions?
No, not anymore! When I started speaking of «cold» laser ablation, many physicists questioned this paradoxical term. Today, after we assessed the remaining surfaces of the bones and captured the ablation process with thermal cameras showing that this cutting method is even cooler than mechanical cuts, nobody has any doubts about our assertion anymore. Another critical issue raised by some experts was depth control. Some argued that we would never be able to have depth control working in real time. Again, this is no longer an issue.

You recently presented this depth measurement system for the first time. How does it work?
With the help of external academic partners we developed a laser interferometric method suitable for our device that provides not only the depth of the cut but also its width right after every laser shot so its entire profile can be reconstructed in real time. This «probing» laser beam is co-axially mixed with other visible pointing laser beams to ensure that the surgeon can observe the cut on the monitor. There are many computer-controlled processes such as the depth control running in parallel during some of the tasks. They are processed by a microprocessor which sends values that are already calculated to the «Carlo brain» to decide what to do next. With this software technology, we are pushing the envelope in three disciplines: laser physics, data processing and synchronization.

Could this know-how be used for other applications in or beyond surgery?
As pioneers in this field, we encounter many new problems to solve. But on the other hand, once we have found the solution, we file for patent protection and, in this way, we’re strengthening our patent protection. Some of these innovations could be used for other applications, but we have to remain focused on one thing: getting device certification. Once we «put our foot on the moon», we could follow up on other options with the technology we have discovered.

It sounds as if you are not facing any difficult situations anymore with AOT?
Problems are constantly arising, but we have a very professional and courageous team that brainstorms the problems at hand in complete transparency and always comes up with one or more solutions. Although scientists are trained to present nice results in conferences while leaving the bad results aside, we are upfront with the bad news. If a problem appears, it’s immediately brought to the attention of the team so we can find a solution together.

What in your opinion are the key factors for an innovative company?
Everyone knows what the main ingredients for innovation are: You have to have a product that addresses a need, a unique proprietary technology, the right people and the financial means. However these ingredients do not guarantee success, and many start-ups that have these ingredients fail. The causes of failure are often underestimated, but should be addressed in the risk analysis of the business plan. A classical killer of technological innovation is when investors strategically decide to sell the start-up to an established competitor. But the buyer wants to get rid of a potential competitor! A possible antidote is to have a good legal adviser. A lawyer can help you to set clear goals for the steps after the acquisition and implement penalties in the contract. Also, it is good to keep the founders of the company in-house, because these people are part of the success and often the «engine» of a start-up.

What makes Switzerland a good place for you to launch a medtech start-up?
I have worked with people and projects in a few countries. What I find unique in Switzerland is the scientific family: Everybody knows each other and has close relationships. For instance, when the issue of a suitable depth control appeared, we spoke to other scientists who had solved similar problems for eye surgery. They came up with friendly and open advice without speculating on what the benefit would be for them. This is by no means the rule in other countries, where often knowledge is seen as power. But the free flow of information in this country is crucial in ambitious high-tech projects.

Where do you see room for improvement of entrepreneurship in Switzerland?
Switzerland already ranks as leader when it comes to innovation, but I see there are three things that could be changed to foster even more innovation – namely, the no-risk mentality, the fear of failure and the loss of reputation. The Swiss education system teaches students to avoid risks instead of focusing on the possible reward associated with a risk. Indeed, the word risk has a negative connotation in Switzerland, but entrepreneurship without risk is as hypothetical as perpetual motion.
How can we overcome our fear of failure? One recipe for passing an exam is «to do the homework in time to get a good sleep the night before». In a high-tech start-up, this recipe means firstly drafting a comprehensive and realistic business plan and strong IP protection. Failure is part of the game, and the question needs to be how fast you can get back up after getting knocked down, not whether you are going get knocked down.
Regarding the loss of reputation, people look at you with suspicion when you’re trying to build your own company based on an unusual idea. And your employer may think you’re not happy with the job. But large established companies don’t have the framework for promoting new ideas. They should support their employees to pursue their own ideas and get trained on founding a new company.

What drives you as an entrepreneur?
I have always tried to do things I like and am capable of realizing. I have always been a curious person. As a child, I built rockets and blew the fuses in our house with my experiments – for example – to split water into O2 and H2 with 240 volts! My grandfather, who was a full-blooded entrepreneur, also taught me the basics of entrepreneurship. I guess the ideal situation for high-tech entrepreneurship is a «born scientist» with a flair for entrepreneurship, as management skills can be acquired.

Do you have any entrepreneurial role models?
Columbus has always fascinated me since childhood. Only later did I realize that he was an incredible entrepreneur who first had to convince the queen to get funds and had to overcome many odds. He definitely had the intelligence, the passion and the courage required to literally embark on such a project. And although pirates are not exactly good role models, they were excellent start-up entrepreneurs. Pirates planned their attacks rigorously in advance, had to get funding or develop advanced boats with higher masts to sail faster. Their structure was similar to a start-up nowadays, and they even had the equivalent to stock option plans, where the loot was distributed among all the hierarchies in proportion to their performance.

Interview: Fabian Käser and Nadine Nikulski, i-net

*Alfredo E. Bruno holds an M.Sc in Quantum Chemistry and a PhD in Laser Physics from the University of Saskatchewan (Canada). Alfredo came to Munich in 1985 as an Alexander-von-Humboldt fellow followed by a teaching position at the University of Zürich. In 1988 he joined Ciba-Geigy and later Novartis where he accumulated more than 25 years of experience in biomedical, preclinical and clinical research in joint projects with Spectra Physics and Chiron Diagnostics.

At Novartis, Alfredo Bruno invented Transungual Laser Therapy for nail diseases, which was the basis for the spin-off of TLT Medical Ltd in 2004, where he was the sole founder and CTO. After three years of successful operation under his leadership, TLT Medical was sold to Arpida Ltd in 2007, where he became the Head of Antifungals. In 2009, he co-founded FreiBiotics in Freiburg (Germany), where he was CEO until mid-2011. In 2011, he co-founded Advanced Osteotomy Tools (AOT), where he is the CEO. He has published over 35 peer-reviewed publications and holds more than 15 patents and has been on the editorial board of three international scientific journals.

report BaselArea.swiss

«Le Tout Connecté 2019» a pris le pouls de la santé et de l’innovation

05.03.2019

report Life Sciences

New at Switzerland Innovation Park Basel Area: SunRegen

05.03.2019

report Medtech

«Only when it is shared in the team does an idea take shape»

03.09.2015

Hans-Florian Zeilhofer is a surgeon, innovator, scientist and entrepreneur. He has performed pioneering work in many fields of reconstructive facial surgery. Always driven by the goal of improving the situation for his patients, Zeilhofer is constantly initiating new projects that meet with international acclaim – as also with his latest project, Miracle, which his team will present at the Lift Basel Conference 2015.

In this interview he explains why work in an interdisciplinary team is so important for him and why he is convinced that new impulses are being generated worldwide from Northwest Switzerland.

You are a surgeon with an extraordinary background – how would you describe yourself?
Hans-Florian Zeilhofer*: Above all I’m an inquisitive person who likes to explore new paths. Even in areas where there is no path as yet, and even if I don’t know whether and how I will arrive. It‘s an enriching experience to keep meeting new people on the way and finding the solutions together that will hopefully fulfil their purpose. It’s really inspiring when you approach and arrive at a goal in this way.

You perform surgery, establish companies and are scientifically engaged in diverse areas. How do you manage with your work-life balance?
I dislike the term work-life balance. I don’t put my professional life and private life on the scales to make sure they are in balance. You should always do your work with joy and passion and find fulfilment in your work. Then you will also no longer speak of work-life balance. If work is done or has to be done without any consideration of the overall context behind it, then there will be no sense of purpose or meaning. It is therefore important to establish working conditions that help to invest the work with meaning – and that applies in all kinds of work.

You have already done a lot in your life: medicine and dentistry, philosophy, science and management – how do you reconcile all that?
I don’t see my different activities as contradictory, but rather as mutually complementary. Today I can do a lot of things that I could not do five or ten years ago and am constantly trying to appreciate what new perspectives there are and what I would like to keep working on. You never stop learning, and I learn a lot from younger colleagues. That’s very enriching for me in the late stage of my professional career.

Do we live in an age where more Leonardo Da Vincis are needed? Should doctors acquire a broader knowledge?
It’s not absolutely necessary to emulate the universal genius, but a certain knowledge base is extremely important. The oral and maxillofacial surgeon has to study both medicine and dentistry. But that is no longer enough by many means. A budding specialist should acquire a wide variety of knowledge, for example in engineering and the use of computers or media, but knowledge of economics and ethics is also become increasingly important. I also believe that the training has to change. I’m in the fortunate position that I am able to influence developments and guide the youngsters. That’s a really nice experience.

You are a pioneer in many areas of medical technology. How do those famous Eureka moments come about?
My innovations always start out from an everyday problem for which I am seeking a solution. If I find a conventional solution for our patients is no longer adequate or satisfactory, then I start looking for an alternative. Solutions often emerge quite suddenly or spring from a moment of meditative calm.
The idea then comes, for example, when I’m sitting in the train with my eyes closed or in the morning under the shower. It’s working there somewhere in the subconscious and then suddenly an approach to solving the problem presents itself. As a rule it will not yet have clearly defined contours, but will be sufficient to allow me to make some brief notes. Then it is important to have friends and partners with whom I can exchange ideas. For only through this exchange can the idea come into being and take concrete shape. If a partner then asks the right questions, this quickly takes it forwards and you can see what aspects of the idea are still incomplete, where there might be a hitch that has to be considered to ensure the solution will work.

You’re known as a doer – many of your ideas are implemented and you have been involved in many spin-offs. What does the risk of failure mean for you?
The risk of failure is a very serious matter, and it’s always there wherever you go – for surgeons in particular this is a huge challenge every day. When a patient entrusts himself to me, he wants the operation to go well. For me this means I have to plan a lot to make sure the procedure is as safe as possible. And I also have to be aware that Plan A might have to be abandoned in the course of an operation and that an unpredictable moment may spontaneously necessitate a new Plan B.
In the course of my professional experience I have learned to cope with this. We have often tried to learn from other professional groups such as musicians, who also have to improvise. It can only enrich us all to think outside the box and to learn from other disciplines; in my case, that is art and the humanities above all.

And what does entrepreneurial risk mean for you?
This also requires courage. It took me a long time to venture taking this step for the first time. I have often found that outstanding and especially innovative medical ideas have hardly been taken up by industry. There are a wide variety of reasons for this: sometimes it is down to production processes that don’t fit, or there are logistical problems, and the regulatory approval processes are also often too protracted. I came to realize that we doctors and scientists need to find the courage to start companies ourselves if we do not want good ideas to land in the drawer. However, we then take an entrepreneurial risk that brings far-reaching strategies for action with it. For example, I first have to protect my idea before I go public with it. After the patent and the start-up, you then have to develop the product to market readiness and resolve the problems associated with this. Not least, and here lies a more complex part of the venture, you have to find investors who are prepared to provide financial support for a new development. But such investors of course also want to keep the risk as low as possible if they are to come in with several hundred thousand to a million francs. But ultimately, it is precisely the riskier ideas that are the really exciting projects.

Where does your enthusiasm for entrepreneurial risk come from?
You know, as a young doctor in Germany I developed my first idea for a product innovation. And when I presented this to experts, I was told no one needed it. Soon after that I attended a congress on medical imaging in Silicon Valley. There everyone congratulated me and encouraged me to pursue the idea. Eventually I found my partners in related subjects, such as mathematics and engineering. Leading research and cutting-edge technology can no longer be developed today in a monoculture. You need small and flexible, interdisciplinary teams of physicists, computer scientists, biologists, engineers and physicians for creative and quick solutions. There is enormous energy and dynamics here. It’s a culture that we have developed in Basel and taken almost to perfection. This is precisely the secret and the key to our success in the region. Such a culture needs sufficient space and time to develop and does not work as a solo effort – you always need a team.
I see my role increasingly in encouraging others, offering security and trust and also simply being present. Trust always rests on people, and you have involve yourself as a whole person. The partners feel this. I like being described as a door opener, but actually I only support the teams – they open the doors themselves.

And was this also the case with your last two coups: the MIRACLE project and the MedTech Fund MTIP?
Put simply, the MIRACLE project is about minimally invasive, computer-assisted, robot-guided bone cutting. The project is almost like a miracle. We are already world leaders in the use of laser technology to process hard tissue. In the next generation we want to work with flexible instruments directly in the body in order to make the procedures less stressful. I’m quite sure the MIRACLE project will have major significance for our society around 2050. Then there will be almost two million people aged over 65 in Switzerland. Greater life expectancy will bring an increase in age-related diseases due to wear and tear. The treatment of these diseases will require very complex technology and should not compromise the quality of life of patients. We therefore have to develop technologies with specific solutions for elderly people that allow the minimum possible invasiveness and rapid healing. With MIRACLE we will broaden the spectrum for surgical procedures and also make therapeutic measures accessible for elderly patients in relatively poor general health. At the same time, it will be possible to shorten the length of hospital stays and the subsequent rehabilitation phase.
It is our task today to research the basic principles that can deliver satisfactory results for the population in 30 or 40 years.
The special feature of MTIP is that the University of Basel and Basel University Hospital are partners in the fund. Both are sharing the entrepreneurial venture with us. I see this as a commitment that gives us courage and trust in science to continue down this path with industry.

Last year you made a highly regarded impression at the Lift Basel Conference that aroused a desire for more. What can visitors expect on the subject of Surgeon Superpowers this year?
We will present the Miracle project at the Lift Basel Conference 2015 and show the robot in Action. I very much hope that physicians will also be at the event and that we can dispel any reservations they may have about this technology. I believe it’s very important that we develop technologies out of our field, design them ourselves, keep them under our control and don’t place them unconditionally in the hands of industry. We will also present the latest 3D printing at the Lift conference. We already worked with this technology many years ago, when it found use in the automobile industry. I was one of the first to use 3D printing for medicine. Today we can produce individual implants from titanium powder that are better accepted by the body and are adapted to the needs of the patient. A third important issue is Big Data in medicine. We need cross-sectional images through the body for diagnostic purposes. These images contain an awful lot of information and we use only a small percentage of this – if any of it at all. Using today’s computing power we could process this data and use it, for example, for prophylaxis. We therefore intend to pay greater attention to Big Data here in Basel.

What other visions do you have for the region?
My vision is for the structures we are building up now to endure. I call the environment here a Medtech Innovation Hive. Beekeeping has been a hobby of mine for more than 30 years and I‘m fascinated by the way 40,000 individuals live together in a superorganism with a highly complex organization. For me the beehive is a source of inspiration and problem solving. And precisely for this reason I call our environment a hive, because like a bee population we need to be sensitive and flexible in the way we react to our environment. The research structures are like an organism which is in a state of constant change, can divide and grow, but is also vulnerable. In view of the high degree of interdisciplinarity, we need to develop new structures of cooperation. These will have an impact on industry, on the way a company is organized. And I’m sure these structures will also have an impact on universities. There are structures - such as the division into faculties - that are difficult to overcome. In Basel we have had help in resolving this problem with the establishment of departments. But in my opinion that is only an interim solution. At university level we need to find new ways to give structure and support to this form of research and facilitate a sustainable development for the future. And I’m delighted to have the privilege of playing a part in helping to shape this.

You came to Basel from Munich in 2002. Certainly a stroke of good fortune for Northwest Switzerland. And for you too?
I find very open people in Basel with whom I can discuss my ideas. And I appreciate the fact that Basel has a full university. For I believe there is an advantage in this that cannot be overestimated. In the Basel region we have not only a strong university, but also universities of applied science that are doing very good applied research. At the same time, we have very short paths of communication with the Federal Institutes of Technology in Zurich (ETH) and Lausanne (EPFL) and with EMPA and the CSEM. The triregional metropolitan region lends the Basel region a cultural diversity that we need to put our ideas into practice. I know many places in the world where people are engaged in innovation. And I’m convinced that something like a Silicon Valley for Europe can grow here – with impulses for the world and of similar consequence. And you talk of good fortune: yes, I do see it as a real stroke of good fortune that I can initiate and follow such a process together with i-net, the Swiss Innovation Park Northwest Switzerland, the university and university hospitals – I won’t get another chance like this.

Interview: Fabian Käser and Nadine Nikulski, i-net

*Professor Hans-Florian Zeilhofer heads the clinics for oral and maxillofacial surgery at the University Hospital Basel and the Cantonal Hospital Aarau, as well as the High-Tech Research Centre at the Department of Biomedical Engineering in the Faculty of Medicine, University of Basel. After studying human medicine, dentistry and philosophy, he trained as a specialist in oral and maxillofacial surgery and gained his postdoctoral qualification at the university hospital Klinikum rechts der Isar of the Technical University Munich. In June 2002, he joined the University of Basel. In 2004 he established and headed the High-Tech Research Centre at the University Hospital Basel. In 2005 he became the founding president of the annual International Bernd Spiessl Symposium for Innovative and Visionary Technologies in Cranio-Maxillofacial Surgery. Since 2013 he has been establishing the Med-Tech Innovation Hive in collaboration with i-net and the Swiss Innovation Park (SIP) Basel. Since 2007 he has been president of the Swiss Society of Maxillo-Facial Surgery. He has received numerous honours and awards for his innovative research work. He holds a number of international patents and has created several startup companies in recent years out of high-tech innovations from university research. Most recently he founded the new innovation platform Med-Tech Innovation Partners (MTIP) as a private public partnership together with the entrepreneur Felix Grisard and the manager Christoph Kausch with the involvement of the University of Basel and the University Hospital Basel.

Project «MIRACLE»

Webpage of MTIP

Department of Biomedical Engineering

Video of Hans-Florian Zeilhofer at Lift Basel Conference 2014

report

BaseLaunch funds four healthcare ventures

05.02.2019

report

BaseLaunch’s second round – 10 projects enter Phase I

18.09.2018

report Life Sciences

«With the innovation park, the life sciences hub of Northwest Switzerland will secure its ...

09.07.2014

Professor Joachim Seelig has been Professor of Biophysics at the University of Basel since the inception of the Biozentrum and is still actively engaged in research. He is also on the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland) and is Head of the i-net Technology Field of Life Sciences. In an interview with i-net he speaks about the future of the life sciences and explains why the SIP NWCH is important for Basel as a research center.

The pharmaceutical hub of Basel - and Northwest Switzerland - is undisputed today. Will this still be the case in 30 years?
Joachim Seelig*: It’s natural to wonder what will be in 30 years’ time. When I came to Basel 40 years ago, there were only chemical companies here. In the big four of Ciba, Geigy, Sandoz and Roche, the research heads were qualified chemists. Today these positions are occupied by molecular biologists or medical specialists. The chemical industry has been transformed in the last few decades into a pharmaceutical industry. Clariant is still a chemical company, and the agrochemical company Syngenta has its headquarters here, although they are far less deeply anchored in the region than Roche and Novartis. So when we look back, we see that Basel has changed a lot as a research center, and this change will also continue in the next 30 years.

What part did the Biozentrum of the University of Basel play in this development?
The Biozentrum brought together various sciences, such as chemistry, physics, biochemistry, structural biology, microbiology and pharmacology. The founding fathers of the Biozentrum had an inkling of the revolutionary changes to come from biophysics and molecular biology, it was hoped that the collaboration of these various disciplines could lead to something completely new. I believe it was a very shrewd move to bring these different fields together, and it has indeed also had some important results.

And where does the Biozentrum stand today?
Today, the focus is very much on fields such as neurobiology and microbiology, while biophysics and pharmacology take more of a back seat. This may well make sense and bring majors successes. But my personal interest goes in other directions.

So where should the focus be instead?
For the input on the Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland, interviews were held with around 30 people from the life sciences with the aim of establishing what subjects will play an important role in the future. Three subject areas were identified in the process. Firstly, there is Biosensing, which links biology and electronics - so-called electroceuticals, for example, are pills that do not deliver their active substance until they arrive at a predetermined site in the body. The second subject area is Biomaterials – an example here could be a seed in which every grain is packed in an energy package, which even provides nutrition and develops when it is sown in dry conditions. The third subject area is Large Number Crunching - the ever more personalized medicine is leading to huge volume of data; so methods need to be developed that support the doctor in efficiently analyzing and evaluating the data.

How well positioned is Northwest Switzerland in terms of these three megatrends?
It has to be realistically acknowledged that we are not very strong in almost all three areas. It is precisely this that the Swiss Innovation Park Northwest Switzerland, which will start up at the beginning of 2015 in Allschwil, is designed to change.

Are there already concrete projects?
Yes, the research project Miracle of Hans-Florian Zeilhofer and Philippe Cattin from the Department of Biomedical Engineering in the Medical Faculty of the University of Basel will be the first sub-tenant. The Werner Siemens Foundation, based in Zug, will support this project for five years to the tune of 15.2 million francs in total. The aim of the project is to miniaturize laser technology for endoscopic surgery. Many areas, such as robotics, imaging and diagnostics, sensor technology and micromechanics, play a role in this project. Roughly speaking, it is a medical technology project in which electronics, robotics, imaging and medicine come together.

How big will the innovation park be in the future?
It is assumed that 1000 people and later perhaps 2000 people will be employed there. This critical mass is essential. A role model here could be the technology park in Eindhoven. Ten years ago, Philips opened its research center there with about 2000 employees for collaboration with external groups and companies. Today around 8000 people work there, and sales of around a billion francs are generated. Many new companies have settled there. The engagement of companies such as Roche, Novartis, Actelion and Syngenta will be crucial for the SIP NWCH. But of course outside companies and start-ups have to be attracted.

The University of Basel is not regarded as very innovative; does something not have to happen there?
I cannot let this statement stand unchallenged. Only recently a study was conducted on how efficiently a university works – and the University of Basel came out of this very well. The University of Basel is a full university. The natural sciences represent only a small part, i.e. at most around 2000 of the 12,000 students in total. So the figures of Basel University cannot be compared directly with the ETH or EPFL, which can concentrate entirely on technologies. At the Biozentrum we are engaged mainly in basic research, while applied research is left to others. Nevertheless we have generated a number of spin-offs. For example, Santhera and 4-Antibodies had their first laboratories in the Biozentrum.

What could be done to get more spin-offs in the region?
Attractive conditions must be created in the innovation park, and scouting ought to be institutionalized at the university, so that more projects are developed. I think we are ideally situated here in Northwest Switzerland. The innovation potential in Basel at least is huge, and there are already many start-ups that are doing outstanding work.

Are there issues that Northwest Switzerland could miss out on?
One point that is rather underestimated in Basel is the influence of computer science and the internet on biology and the life sciences. When it comes to information technology we certainly have some catching-up to do. Personally I believe in a stronger link between biology and electronics. I already endeavored some years ago to establish a department for bioelectronics at the university, but I was unable to push it through. But in the innovation park it is essential that we establish this link. It is important to attract the right talents. It is not only Google that should be attractive for really good IT specialists in the future, but also companies such as Roche and Novartis.

You have been involved in i-net as Head of the Technology Field Life Sciences for some years – what role should, can, ought i-net increasingly play in this field?
Basically people are grateful for and in many cases also excited by what i-net is doing for them. As a neutral link between the various actors, i-net can and will also play a major role in the Swiss Innovation Park in future. The life sciences companies are experiencing frequent personnel changes due in many cases to the global operations of these companies. It is becoming ever more difficult to find contact partners who have the authority to make decisions and at the same time have a profound knowledge of our region. The decision makers in the private sector are too tied up in the requirements of their jobs to find time for honorary activities in important bodies in our region. Life in the private sector has become faster and more global, and the local and regional networks suffer as a result. It is therefore important that a professional organization in the shape of i-net takes on this role and institutionalizes it.

Interview: Stephan Emmerth and Nadine Nikulski, i-net

*Professor Joachim Seelig was one of the first researchers of the Biozentrum at the University of Basel and was Head of this Department between 1997 and 1999 and also from 2000 to 2009. He is a member of the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park Northwest Switzerland) and serves in an honorary capacity as Head of the i-net Technology Field Life Sciences.

report Medtech

A Miracle in Innovation from Switzerland Innovation Park Allschwil

05.06.2018

report Invest in Basel region

Branch of Innovation Park in Jura

14.03.2018

report BaselArea.swiss

«Nicht der Standort sondern die regionale Stärke steht im Zentrum»

Die Schweiz sucht nach möglichen Standorten für den Swiss Innovation Park. Und die Region Nordwestschweiz ist gleich mit zwei Projekten («Schweizer Innovationspark Region Nordwestschweiz» und «PARK innovAARE») im Wettbewerb. Ob sich die beiden Parks konkurrieren und was das Label Swiss Innovation Park für sie bedeutet, erklären André Moeri sowie Giorgio Travaglini im folgenden Interview:

Wozu braucht es Innovationsparks, und warum gleich in der Nordwestschweiz?
André Moeri*: Ob es Innovationsparks wirklich braucht, ist eine Frage der Definition. Innovationsparks sind vor allem dann sinnvoll, wenn sie so konzipiert werden, dass sie in der Wertkette der Unternehmensgründung den Techno- und Businessparks vorgelagert sind. Der Fokus liegt auf forschungsnahen Projekten und Produkten, die im Innovationspark schnell zur Marktreife gebracht werden. Insofern ist der Innovationspark eine Art Katalysator, wo Projekte reinkommen und beschleunigt als Unternehmen wieder rauskommen, um dann in der entsprechenden Infrastruktur in der Umgebung angesiedelt zu werden, eben etwa in den Business- oder Technologieparks.

Der Innovationspark als Inkubator, ist auch der PARK innovAARE so konzipiert?
Giorgio Travaglini*:
Mit dem PARK innovAARE entsteht ein Ort, wo die Spitzenforschung des Paul Scherrer Instituts und die Innovationstätigkeit der anzusiedelnden Unternehmen effizient kombiniert werden. Das PSI möchte seine Aktivitäten im Bereich des Technologietransfers weiter ausbauen und seine Forschungs- und Technologiekompetenzen verstärkt Unternehmen zugänglich machen. Durch den PARK innovAARE kann die Zusammenarbeit des PSI mit der Wirtschaft weiter vertieft werden. Die Realisierung kompletter Wertschöpfungsketten unter einem Dach – von der anwendungsorientierten Grundlagenforschung bis hin zur Technologieverwertung durch die Unternehmen – ermöglicht einen überaus effizienten Kompetenz- und Technologietransfer. Der PARK innovAARE ist somit eine unternehmerische Erweiterung für das PSI und vice versa und ermöglicht die Realisierung gross-skaliger Projekte mit und durch die Industrie.

Könnte man also sagen, während der PARK innovAARE sehr eng ans PSI gebunden ist, lehnt sich der Innovationspark Nordwestschweiz eher an die Pharmaindustrie an?
Moeri:
Hierzulande werden laut Bundesamt für Statistik nur rund ein Viertel der Forschungs- und Entwicklungsgelder von Hochschulen getragen, der Rest wird von der Privatwirtschaft geleistet. Damit ist die Schweiz im internationalen Vergleich ein Spezialfall. Von den R&D-Investitionen der Privatwirtschaft konzentrieren sich wiederum 40 Prozent in der Nordwestschweiz. Dieses weltweit einmalige Ökosystem rund um die Life Sciences-Industrie möchten wir zusätzlich stützen und den Innovationspark als wichtiger Teil der Wertschöpfungskette positionieren.
Travaglini: Der PARK innovAARE ist vorrangig ein Projekt der Wirtschaft und wird unter anderem durch global tätige Unternehmungen wie ABB oder Alstom sowie durch KMU getragen. Mit der räumlichen Nähe zum PSI - zur Verfügung stehen insgesamt 5,5 Hektar - mit seinen hoch spezialisierten Forschungs- und Technologiekompetenzen bildet der PARK innovAARE für Unternehmen sämtlicher Branchen ein optimales Umfeld, um Innovationen voranzutreiben und diese schneller zur Marktreife zu bringen.

Warum sollte sich eine Novartis, Roche oder Syngenta am Innovationspark anschliessen, diese haben doch eigene Labors und wollen doch nicht mithelfen, künftige Mitbewerber zu inkubieren?
Moeri:
Es geht natürlich nicht um die bessere Forschungs- und Entwicklungs-Infrastruktur. Es wäre vermessen, hier mit den besten der Welt konkurrieren zu wollen. Unser Vorteil ist, dass wir eine neutrale Plattform bieten, auf der unterschiedliche Exponenten aus ganz unterschiedlichen Bereichen kooperieren können. Im Zentrum stehen nicht nur die klassische Medikamentenentwicklung, sondern auch Innovationen in Life Sciences an deren Schnittstellen Vermischungen mit Medtech, Nano und ICT möglich sind.

Und hierfür haben sie auch das Commitments aus der Industrie?
Moeri:
Ja, auf der Stufe Absichtserklärung haben wir die Zusagen aller wichtigen Player. Wir hatten ja insgeheim gehofft, dass die grossen Firmen wohlwollend auf unser Projekt reagieren würden. Das Echo war dann aber überwältigend: «Endlich jemand, der nicht nur Geld will, sondern auch etwas anbietet», so der Tenor.

Wo steht diesbezüglich der PARK innovAARE?
Travaglini:
Das PSI hat innerhalb der Schweiz eine einmalige Position. Die Grossforschungsanlagen, die wir entwickeln, bauen und betreiben, gibt es in dieser Kombination nur am PSI. Diese ermöglichen Untersuchungen und Entwicklungen, die nirgendwo anders in der Schweiz möglich sind – daher sind wir, vor allem im Bereich der anwendungsorientierten Grundlagenforschung, für innovative Unternehmen per se interessant. Bereits haben etwa 20 international und national tätige Gross- und Kleinunternehmen ihre langfristige, finanzielle Unterstützung sowie die aktive Mitwirkung an der strategischen Entwicklung des PARK innovAARE zugesichert. Diese Trägerschaft soll in den nächsten Monaten noch erweitert werden. Stark vertreten sind Grossunternehmen aus der Energiebranche, die mit unserem Knowhow gemeinsame Projekte lancieren möchten.

Ist PARK innovAARE mehr auf etablierte Unternehmen aus und weniger auf Start-ups?
Travaglini:
Im PARK innovAARE sind sowohl etablierte Unternehmen als auch Neugründungen, wie beispielsweise Spin-Offs des PSI, willkommen. Hinsichtlich Entrepreneurship werden wir hier eng mit der Hochschule für Wirtschaft der FHNW zusammenarbeiten, welche den Neugründungen mit ihren Kompetenzen beratend zur Seite stehen wird. Somit wollen wir mit dem PARK innovAARE das Thema Entrepreneurship noch weiter ausbauen.

Dagegen fokussiert der Innovationspark in Basel auf Entrepreneurship?
Moeri:
Ja und nein. Wir möchten vor allem Projekte, die aus der Industrie kommen, zu Spinn-offs machen. Eine wichtige Komponente ist, Projekte in unserer Region zu behalten, die sonst abwandern, weil sie nicht - oder nicht mehr - in die Unternehmensstrategie der Grossunternehmen passen würden. Wenn etwa eine Produktentwicklung gestoppt wird, weil sich die Strategien der Grosskonzerne geändert haben, können wir mit der Vernetzungsfunktion des SIP NWCH das Projekt in einem neuen Set-up weiter treiben. Wir haben in der Region einige Firmen, die bewiesen haben, dass dies funktioniert. Paradebeispiele sind Actelion oder Rolic, die beide aus der Roche heraus entstanden sind. Der SIP NWCH soll diese Beispiele multiplizieren können.

Inwiefern ist auch eine Zusammenarbeit vorgesehen?
Moeri:
Im internationalen Vergleich ist die Grünfläche zwischen Basel und Zürich ein grösserer Park. Die Distanzen in der Schweiz sind nach globalem Massstab vernachlässigbar. Der Innovationspark Basel und der PARK innovAARE haben schriftlich festgehalten, dass wir zusammenarbeiten werden. Denn der PARK innovAARE hat klare Spezialgebiete und sollten wir Anfragen erhalten, die in den PARK innovAARE gehören, werden wir diese dahin weiterleiten. Auch umgekehrt wird es so sein, dass Projekte aus dem Life Sciences-Bereich zu uns kommen sollen.
Travaglini: Beide Standorte haben eine klare thematisch-inhaltliche Ausrichtung und sind hinsichtlich der Innovationsschwerpunkte wertvolle Ergänzungen füreinander, daher sind regelmässige Austausch-Gespräche vorgesehen. Wichtig ist jedoch auch, wie der Nationale Innovationspark im internationalen Wettbewerb von aussen als Ganzes wahrgenommen wird und bestehen kann. Es geht darum, eine möglichst komplette Palette von Forschungs- und Dienstleistungen, R&D Infrastruktur, Labors, Knowhow, IP und Fachkräften anzubieten. Daher ist es verwirrend für unsere Zielgruppe, von Basel, Aargau oder Zürich zu reden, denn im internationalen Kontext ist es das Gebiet zwischen «Zürich West» und «Basel Ost». Global agierende Unternehmen holen sich die Leistungen ohnehin dort ab, wo sie ihnen am besten angeboten werden. Insofern bin ich ein Anhänger davon, dass sich die einzelnen Standorte gezielt und komplementär auf ihre Stärken fokussieren.

Geht es auch darum, neue Unternehmen aus dem Ausland anzusiedeln oder soll die Schweiz eher von innen heraus wachsen?
Moeri:
Man sollte nicht nur versuchen, Firmen aus dem Ausland in die Schweiz zu bringen, sondern auch berücksichtigen, dass es innerhalb des bestehenden Ökosystems viele Firmen gibt, die ausgebaut werden können und dass in der Region viel Potential vorhanden ist. Firmen aus dem Ausland im Life-Sciences Cluster anzusiedeln unterstützen wir in Zusammenarbeit mit den bestehenden Organisationen natürlich.

Zwei Innovationsparks sind gesetzt: Einer in Lausanne und einer in Zürich. Nun ist der Run auf weitere Parks lanciert. Wo stehen da Aargau und Basel?
Moeri:
Wir haben ein fundiertes Dossier für die Bewerbung der Kantone BL, BS und JU eingegeben und sind zuversichtlich, dass wir ein Teil des Schweizer Innovationsparkes werden. Travaglini: Expertenmeinungen zufolge hat der PARK innovAARE mit seiner inhaltlichen und konzeptionellen Ausrichtung gute Chancen auf einen Netzwerkstandort. Wir freuen uns, dass die Medien diese Einschätzung teilen, zum Beispiel die NZZ in ihrer Ausgabe vom 28. März diesen Jahres.
Moeri: Nicht der Standort sollte für ausländische Interessenten im Mittelpunkt stehen, sondern das jeweilige Fachgebiet, das sich aus der regionalen Stärke ergibt. Unter dem Label Swiss Innovation Park bekommen die bereits existierenden Schwerpunkte in Forschung und Entwicklung ein Gesicht gegen aussen. Das finde ich hervorragend.

Es geht also darum, einen Brand zu schaffen, der eine ähnliche Wirkung entfaltet wie das Silicon Valley?
Travaglini:
Ja, mit dem Swiss Innovation Park kann sich die Schweiz ganz klar im europäischen und globalen Wettbewerb positionieren. Damit ergreift unser Land eine einmalige Chance. Aber man muss auch den Mut haben zur Fokussierung auf die eigenen Stärken. So gesehen ist das Silicon Valley als Label sicher ein Vorbild.

Wie geht es nun konkret weiter? Was sind die nächsten Meilensteine?
Travaglini:
Am 26. Juni wird die Volkswirtschafts-Direktoren-Konferenz über die Vergabe der Netzwerkstandorte entscheiden. In den nächsten Monaten liegt unser Fokus auf der Erarbeitung von Business Cases und Technologieplattformen für die Akquisition von international tätigen Unternehmen.
Moeri: Wir gehen in zwei Phasen vor. In der ersten Phase werden wir einen Initialstandort beziehen. Wir übernehmen dafür bestehende Labors der Actelion. Im nächsten Jahr wollen wir diese rund 3000 Quadratmeter beziehen und dann sehr schnell starten, ohne, dass wir etwas neu bauen müssen. Die Wahrscheinlichkeit ist sehr gross, dass wir dies auch umsetzen, sollten wir das Label nicht erhalten. Dafür haben wir in der Region jetzt schon zu viel bewegt, als dass der Zug jetzt noch aufzuhalten wäre.

Interview: Thomas Brenzikofer, Nadine Aregger

*André Moeri ist Projektleiter des «Schweizer Innovationspark Region Nordwestschweiz» (SIP NWCH). Er baute unter anderem die Firma Medgate mit auf, die mit 250 Mitarbeitenden im Bereich der Telemedizin und der medizinischen Grundversorgung tätig ist.

*Giorgio Travaglini arbeitet seit 2012 als Leiter Technologietransfer am Paul Scherrer Institut (PSI) in Villigen und ist mitverantwortlich für den PARK innovAARE im Kanton Aargau. Davor war er unter anderem als nationaler Ansprechpartner für europäische Forschungsprogramme am Head Office von Euresearch in Bern tätig.

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