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report BaselArea.swiss

«Le Switzerland Innovation Park Basel Area est parfaitement adapté au Jura»

26.09.2019

Le Switzerland Innovation Park Basel Area inaugurera le 25 octobre son site dans le Jura. Claude-Henri Schaller, chef du Service de l’économie et de l’emploi et vice-président du Conseil d’administration du Switzerland Innovation Park Basel Area SA, est convaincu que le parc d’innovation peut apporter une contribution décisive à la diversification de l’industrie jurassienne et qu’il permettra de créer des liens plus étroits entre le monde de l’entreprise et celui de la recherche.

BaselArea.swiss: Le Jura est un canton horloger. Êtes-vous d’accord avec cette définition?

Claude-Henri Schaller: Je pense pouvoir affirmer qu’il n’existe pas une seule montre suisse dont au moins un élément n’ait été fabriqué dans le Jura. L’industrie horlogère a été la première activité industrielle à s’implanter dans ce canton, qu’elle continue de marquer de son empreinte. A l’heure actuelle, environ 44% des actifs du Jura travaillent dans le secteur secondaire, un chiffre supérieur à celui enregistré dans tous les autres cantons. Les groupes internationaux Swatch, Richemont, LVMH et Festina possèdent des sites de production dans le canton du Jura et Rolex travaille également avec de nombreux fournisseurs locaux. Cependant, nos entreprises déploient également leur savoir-faire dans d’autres domaines de l’économie. Le secteur de la technologie médicale occupe ainsi une place de plus en plus prépondérante dans notre canton.

La focalisation sur l’industrie de précision constitue-t-elle une force ou une faiblesse pour le Jura?

Nous sommes fortement dépendants du secteur de l’horlogerie, ce qui présente des avantages et des inconvénients. Les problèmes liés aux exportations ont sur nous des répercussions importantes et directes. Nous pouvons ressentir très rapidement l’impact d’une conjoncture économique favorable ou non. Dans le Jura, les cycles économiques sont plus courts que dans d’autres régions. Le taux de chômage peut augmenter subitement mais également baisser en un laps de temps très bref. Naturellement, nous tirons parti du vaste savoir-faire dont nous disposons en matière de mécanique de précision aussi dans les secteurs de la technologie médicale, du génie mécanique et de l’aéronautique. Nous cherchons toutefois à poursuivre la diversification des entreprises de notre canton.

Pourquoi la diversification revêt-elle une dimension si centrale pour le canton du Jura?

Les entreprises locales ont besoin d’autres possibilités de développement et de nouveaux marchés si la situation de horlogerie se détériore. La diversification permet en outre d’ouvrir de nouvelles perspectives sur le plan socio-économique: nous investissons actuellement des sommes importantes dans la formation de personnel hautement qualifié et affichons l’un des taux de diplômés du secteur tertiaire les plus élevés de Suisse. Néanmoins, nous ne retirons pas autant de bénéfices que nous le souhaiterions des investissements consentis dans ce domaine. En encourageant l’innovation dans le canton du Jura, nous offrons aussi des perspectives aux talents de notre région. Cette approche permet aux entreprises de poursuivre leur développement – avec des répercussions positives pour toute la société. Nous souhaitons qu’une main-d’œuvre hautement qualifiée puisse rester ou revenir dans le Jura.

Des potentiels d’amélioration existent donc. A quels niveaux le canton prévoit-il d’intervenir en premier lieu?

Dans une PME, le patron fait plus ou moins tout lui-même: recherche, vente, développement de l’innovation et conquête de nouveaux marchés. A l’heure actuelle, les activés de recherche et de développement se déroulent au cœur même de l’entreprise, souvent à huis clos et dans le plus grand secret. Notre canton abrite certes la Haute Ecole Arc Neuchâtel Berne Jura, mais elle ne possède aucun centre de recherche dans le canton œuvrant pour le secteur de l’industrie. C’est pourquoi nous ne sommes aujourd’hui ni suffisamment présents en amont ni suffisamment proches de la recherche. De nos jours toutefois, l’innovation dépasse les limites du champ universitaire ou de l’entreprise. La mise au point de solutions innovantes requiert une collaboration plus étroite entre industriels et universitaires. Le Switzerland Innovation Park Basel Area, avec son site jurassien, constitue un élément-clé à cet égard.

Dans quelle mesure?

Les autorités politiques du canton du Jura poursuivent trois grands objectifs: promouvoir l’innovation, soutenir la diversification de l’industrie et encourager la collaboration entre les centres de recherche et les entreprises. Avec son site du Jura, le Switzerland Innovation Park Basel Area nous offre l’opportunité de tendre vers une articulation plus cohérente des activités de recherche et de resserrer les liens entre les entreprises, la recherche, les hautes écoles et le canton.

Quel rôle jouera le parc d’innovation dans le Jura?

Le Switzerland Innovation Park Basel Area occupe plusieurs sites: Bâle, Allschwil et tout récemment Courroux, dans le canton du Jura. Ce site peut devenir une porte d’entrée pour des échanges intercantonaux ainsi que pour la promotion et la mise en place de projets. Un entrepreneur jurassien peut donc parfaitement initier un projet sur le site d’Allschwil en partenariat avec l’hôpital universitaire de Bâle, tandis qu’un projet né à Bâle-Ville pourra s’appuyer sur les ressources disponibles dans le Jura. Le domaine de spécialisation du Jura vient idéalement compléter le savoir-faire existant dans la région de Bâle, ce qui s’avère aussi intéressant pour le développement de nouveaux produits.

Comment entendez-vous convaincre les entreprises de collaborer davantage et de mettre à profit le parc d’innovation du Jura?

Afin de pouvoir toucher un maximum de PME, nous travaillons en étroite collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Jura et avons fondé avec BaselArea.swiss un Comité de chefs d’entreprises. Les représentants de l’industrie et de la recherche sont invités à intensifier leurs échanges. Naturellement, il s’agira de continuer à transmettre un grand nombre d’informations aux entreprises. Nous devons toujours beaucoup expliquer. Le Switzerland Innovation Park Basel Area est assurément une très belle idée sur le plan politique, mais les projets tangibles et les résultats concrets sont toujours plus parlants. C’est pourquoi il convient à présent d’identifier les projets adéquats et d’organiser leur mise en œuvre.

Vers quel type de projets le Switzerland Innovation Park Basel Area s’oriente-t-il pour le site du Jura?

Le concept de parc d’innovation est parfaitement adapté au Jura et à notre économie: nos entrepreneurs souhaitent discuter de projets concrets et ils auront la possibilité de les mettre sur pied ici, en partenariat avec des instituts de recherche. Sur le site du Jura, nous entendons en premier lieu nous concentrer sur le domaine de la santé. L’amélioration de l’organisation des services de santé dans nos régions périphériques est un sujet qui figure au cœur de nos préoccupations. Cela pourra se traduire par l’élaboration de nouveaux processus d’innovation ou de solutions inédites. Un projet concerne la pénurie de médecins, avec en ligne de mire des solutions innovantes visant à accroître le champ d’intervention du personnel médical, développées en concertation avec ce dernier. Je suis convaincu que le domaine de la santé ouvre d’immenses perspectives d’avenir. D’autres projets relevant de l’industrie 4.0 suivront également.

Pourquoi le site jurassien du Switzerland Innovation Park Basel Area est-il promis au succès?

La volonté d’établir un parc d’innovation dans le Jura est très forte et les entrepreneurs expriment un vif intérêt à cet égard. L’inauguration n’a pas encore eu lieu mais un premier contrat de location a déjà été signé avec l’entreprise NextDay.Vision, spécialisée dans la sécurité informatique. Nous possédons en outre toutes les compétences nécessaires à l’exploitation d’un parc d’innovation. Qui plus est, BaselArea.swiss jouit d’un bon ancrage dans le canton et les acteurs impliqués se connaissent bien. Je suis confiant et tout à fait certain que le Switzerland Innovation Park Basel Area va nous permettre de faire émerger de beaux projets. D’autant que dans le parc travailleront ensemble des entreprises du Jura et d’ailleurs. Nous sommes ouverts à toute la région bâloise. Je considère l’avenir avec beaucoup d’optimisme. La renommée du Jura en termes de compétences industrielles n’est plus à faire et c’est une force sur laquelle pourra s’appuyer le parc d’innovation.

Interview: Annett Altvater

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«La Patient Centricity exige de communiquer d’égal à égal»

08.07.2019

A l’avenir, l’Hôpital universitaire de Bâle ne veut plus se contenter d’appliquer l’innovation, mais souhaite la faire progresser. Dans ce contexte, il vient de mettre sur pied un laboratoire d’innovation ainsi qu’un programme de promotion interne pour donner vie aux projets correspondants. Derrière cette initiative, on retrouve Marc Strasser et Jens Eckstein. DayOne est allée à la rencontre de ce dernier.

BaselArea.swiss: En général, deux raisons poussent à innover. D’une part, la nécessité et, d’autre part, la motivation intrinsèque. Quelle est la vôtre?

Jens Eckstein: Sans motivation, je n’aurais clairement pas accepté cette tâche. Mais la nécessité a elle aussi joué un rôle. Une grande partie de ce qui nous occupe consiste en des tâches que nous n’avions pas encore conclues avec succès. Lorsqu’il arrive à l’hôpital, un patient vit parfois une régression par rapport à la technologie de l’information qu’il utilise au quotidien. Or, certains systèmes avec lesquels les équipes de traitement travaillent remontent à plus de 20 ans. Un jour, j’ai maugréé que notre équipe informatique pouvait mieux faire. Un collègue m’a alors rétorqué: «Arrête de te plaindre et agis.» En outre, je fais bien évidemment partie des gens qui aiment la technologie et l’innovation. C’est la raison pour laquelle j’avais beaucoup de peine à accepter ces points faibles.

Il semble que l’on vous ait entendu?

Oui, la direction informatique et celle de l’hôpital m’ont apporté tout leur soutien et nous nous sommes réorganisés. Je travaille désormais à 50% comme clinicien et à 50% comme Chief Medical Information Officer. J’officie ainsi comme traducteur et passerelle entre l’équipe informatique et les services spécialisés.

Quelles ont été vos premières tâches?

Avant même que je n’endosse ma nouvelle fonction, nous avons monté un grand écran à chaque étage, présentant les membres de chaque équipe avec une photo.

Cela ne semble pas vraiment révolutionnaire?

Cela peut sembler banal, mais pour nombre de nos patients et leurs proches, cela fait une grande différence. Beaucoup de nos patients ont l’habitude de toujours être en ligne et d’avoir accès à toutes les informations souhaitées. Ils peuvent trouver la situation vraiment difficile si cela n’est pas le cas lors d’un séjour à l’hôpital. Bien entendu, tous les patients ont accès à Internet et à notre réseau wi-fi, mais une grande partie des informations qui les intéressent ne sont pas encore disponibles en version numérique. Les patients sont alors relégués à un rôle passif. Or, si nous voulons que les patients contribuent activement à leur processus de guérison, c’est par là que nous devons commencer. Nous devons donc leur fournir rapidement toutes les informations pertinentes, qu’elles soient d’ordre médical ou organisationnel. Ce n’est que comme cela qu’ils participeront vraiment à leur traitement.

Est-ce ce que veulent les médecins?

Il est bien plus agréable de travailler avec des patients informés! Aujourd’hui, tout le monde parle de Patient Centricity. Prendre cette thématique vraiment au sérieux entraîne des conséquences de taille pour notre profession. En tant que médecin, nous nous devons d’intégrer les patients à la prise de décision. Notre rôle consiste à les conseiller et à les coacher. Par exemple, repousser la mort à tout prix par le biais d’une thérapie peut parfois ne plus représenter l’unique but d’une intervention. La qualité de vie devient alors un critère d’autant plus pertinent; et pour cela, une communication humaine et d’égal à égal est capitale. Les écrans à chaque étage ont représenté un premier pas dans cette direction, pour que chacun sache qui s’occupe des patients.

Les patients veulent-ils avoir leur mot à dire?

Oui. Les nouvelles technologies poussent comme des champignons et accroissent la pression sur notre hôpital. Précisons que personne ne s’attend à ce qu’un hôpital universitaire devienne un hôtel de luxe. Garantir des soins médicaux de haut niveau doit rester au centre de nos préoccupations. Cependant, la numérisation offre de nouvelles possibilités. En tant qu’hôpital, nous devons y recourir de manière optimale, dans l’intérêt de nos collaborateurs comme dans celui de nos patients. Nous avons développé notre Innovation Lab pour cette raison.

Quelle en est l’idée?

L’Innovation Lab est une sorte de piste d’atterrissage pour les nouvelles technologies. Nous avons mis sur pied une infrastructure informatique indépendante de l’hôpital qui nous permet d’implémenter rapidement de nouvelles applications dans une zone protégée, ainsi que de les tester en consultant les patients et les preneurs de décisions. Il s’agit donc d’une sorte d’aire de jeu ou de bac à sable pour de premiers projets pilotes incluant de nouvelles technologies, mais sans que ces derniers ne doivent satisfaire à toutes les exigences d’un produit médical ni aux standards de sécurité prédéfinis.

Je peux m’imaginer que les demandes pourraient vite se multiplier?

En effet, nous avons déjà fort à faire. Je suis d’ailleurs en train d’agrandir l’équipe. Heureusement, mes collègues manifestent un grand intérêt. Nous avons débuté au service de cardiologie, continué en chirurgie et allons bientôt lancer des projets en psychiatrie ou encore en rhumatologie.

De quel type de projets s’agit-il?

Ils sont très variés. Par exemple, un partenaire externe, comme une start-up, souhaite faire valider son application du point de vue clinique. Si nous constatons une utilité pour les patients, nous donnons suite au projet. Le partenaire doit cependant donner son accord pour la publication des résultats, même s’ils sont négatifs. Dans un autre cas de figure, il se peut qu’un collaborateur de l’Hôpital universitaire ait une idée brillante et souhaite la développer. Dans cette optique, nous proposons depuis cette année plusieurs événements Future Friday par an, lors desquels nous demandons à nos 8000 collaborateurs de nous soumettre leurs idées d’innovation. Les auteurs des trois meilleures idées sont alors invités à présenter un pitch et l’une d’entre elles reçoit ensuite notre feu vert. Le projet gagnant bénéficie par la suite d’assez de ressources pour que l’idée se transforme en premier prototype en l’espace de six mois.

Jusqu’à maintenant, le cahier des charges d’un hôpital ne comprenait pas la promotion de l’innovation. Pourquoi ce changement de cap soudain?

La recherche a toujours représenté un des rôles fondamentaux de l’Hôpital universitaire. Des spin-offs innovantes en sont nées à plusieurs reprises. Aborder ce processus de manière encore plus proactive nous permet de catalyser ce potentiel et d’asseoir notre réputation. Notre hôpital acquiert ainsi une renommée mondiale dans certains domaines. En effet, nous voulons compter parmi les meilleurs, que ce soit dans le secteur médical ou pour ce qui a trait à l’innovation. Avec son environnement fortement axé sur les sciences de la vie et ses start-up dynamiques, l’écosystème bâlois nous offre des conditions idéales. L’Hôpital universitaire est déjà partenaire de nombreux projets intéressants, ce qui nous donne accès aux technologies les plus avancées. Pour un hôpital de taille moyenne à l’échelle internationale, cela ne va pas de soi. Pour ce qui est de l’agilité, nous profitons clairement de notre constellation, à savoir un environnement universitaire allié à une orientation stratégique vers l’innovation et la numérisation.

Comment les choses fonctionnent-elles lorsque des médecins deviennent entrepreneurs, ou docpreneurs? Qui touche quelle part de la nouvelle entreprise?

Nous devons encore déterminer quel modèle convient le mieux. Bien entendu, la tâche centrale d’un hôpital reste le traitement des patients. Il est cependant juste qu’il profite lui aussi équitablement du développement d’une innovation. On constate la présence de deux extrêmes: soit nous détenons 100% de la propriété intellectuelle et nous accordons une licence au partenaire qui distribue le produit. Ou le produit reste entre les mains du partenaire et nous participons à son développement dans l’optique de profiter ensuite de l’application qui nous convient vraiment. Souvent, le scénario le plus réaliste se situe entre les deux.

Les médecins veulent-ils donc devenir entrepreneurs?

J’aurais tendance à répondre par la négative. Et c’est une bonne chose. Notre objectif n’est pas que tous nos médecins fondent une start-up. Nous souhaitons plutôt qu’ils s’impliquent plus fortement dans le processus d’innovation par le biais de leurs idées et de leur savoir. Il est alors juste qu’ils en profitent comme il se doit, par exemple sous la forme de participations. La même chose devrait par ailleurs s’appliquer au reste du personnel.

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20.09.2019

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Les innovations passent à la vitesse supérieure avec le programme d’accélération DayOne

05.03.2019

Quatre startups innovantes du secteur des soins de santé participent au premier cycle du programme d’accélération DayOne. Faraz Oloumi d’Aurteen, Chang Yun de Noul et Christian Vogler et Leo Gschwind d’Advancience montrent jusqu’où une conviction peut mener.

BaselArea.swiss: Faraz, quelle est la raison qui vous a poussé à créer Aurteen, au départ?

Faraz: Durant mes études en ingénierie électrique et informatique, j’ai travaillé sur l’analyse des images rétiniennes et je suis tombé amoureux de ce domaine. J’ai obtenu mon master, puis mon doctorat, et j’ai refusé un poste sûr pour continuer dans ce domaine, et j’ai ainsi fondé Aurteen. Je suis absolument convaincu du caractère novateur et de la nécessité d’une évaluation de la rétine assistée par ordinateur, car les vaisseaux situés au fond de l’œil reflètent notre état de santé général, depuis les maladies de la rétine jusqu’aux troubles métaboliques ou cardiovasculaires.

Christian, y a-t-il eu un moment inaugural pour vous également?

Christian: J’ai étudié la psychologie et la génétique. Afin d’utiliser la génétique en tant qu’outil pour explorer l’esprit humain, mes co-fondateurs et moi-même avons commencé à étudier la psychométrie. En général, la gamme d’outils utilisés pour les tests psychométriques date de la période allant des années 1940 jusqu’aux années 1970. Nous avons adapté ces tests psychométriques au XXIe siècle, nous y avons ajouté un soupçon de ludification, les avons rendu divertissants et modulables. Nous sommes ainsi capables de traiter un grand nombre de participants à ces études. Nous voulons faire avancer la psychologie. Nous sommes convaincus que nos outils peuvent être utilisés dans de nombreux domaines. Il s’agit d’un outil de diagnostic utilisé pour tester les troubles de l’attention ou les altérations de la mémoire, ainsi que d’un outil de RH permettant d’améliorer la collaboration entre les équipes.

Chang, vous avez rejoint Noul il y a un an. Quelle en a été la raison?

Chang: L’un des co-fondateurs est ingénieur en biomédecine. Après avoir décroché son doctorat aux Etats-Unis, il a passé un an et demi au Malawi dans le cadre d’une mission de bénévolat social. Il a vu de nombreux enfants mourir du paludisme et a été surpris de constater que les professionnels de santé continuaient d’utiliser des tests qui étaient déjà considérés comme imprécis et inefficaces. Il a créé Noul en 2015 afin de mettre au point un appareil mobile recourant à l’analyse d’images et à l’intelligence artificielle pour diagnostiquer des maladies à partir de prélèvements sanguins. En tant qu’ami proche, je me suis intéressé à ce projet dès le départ et je l’ai rejoint il y a un an, certain que ma carrière aux Nations Unies serait un atout pour la réussite du projet. J’ai de l’expérience en gestion des affaires et en administration publique. En tant que Directeur du Développement des affaires mondiales chez Noul, je suis en train de créer l’antenne de Noul en Europe.

Quelle a été la principale difficulté pour créer la société?

Chang: En ce qui nous concerne, ce sont les connaissances scientifiques. Nous avons fait des tentatives et essuyé des échecs. Si les essais cliniques en laboratoire donnaient de bons résultats, les résultats sur le terrain ont souvent été inattendus. Parfois, il était difficile d’obtenir suffisamment d’échantillons de bonne qualité. Afin de surmonter ces obstacles, nous coopérons avec l’Institut tropical et de santé publique suisse de Bâle. Par ailleurs, l’approbation d’une nouvelle technologie telle que la nôtre nécessite de nouveaux critères. Cela prend un temps considérable et exige de notre part des données suffisamment convaincantes.

Christian: Lorsqu’on est scientifique, on ne devient pas entrepreneur du jour au lendemain. Il m’a fallu admettre qu’il n’y a pas que les résultats scientifiques qui comptent. En effet, je dois assurer la promotion de mes résultats et élaborer des propositions de valeur spécifiques. Mes domaines de prédilection sont la psychologie, la génétique et la bioinformatique – mais désormais, je dois également faire des analyses de rentabilité. Dans le monde de l’entreprise, il n’y a pas une seule journée sans un nouveau problème à régler. Il vous faut toujours un plan B, C et D. Cela représente une charge de travail considérable, mais c’est également beaucoup de plaisir.

Faraz: Ne pas être en mesure de s’assumer financièrement n’est pas une situation facile. Je ne me suis pas versé un seul centime au cours des dernières années. Le plus difficile pour moi a cependant été de convaincre les gens que mes idées et ma vision n’étaient pas insensées. J’ai dû faire face à beaucoup d’adversité. Mais je ne regrette rien. Puis, j’ai dû surmonter d’autres défis tels que le fait de devenir CEO et non pas simplement CTO, ce qui implique d’en finir avec le perfectionnisme. C’est un challenge que j’apprécie.

Qu’espérez-vous réaliser au cours des deux prochains mois dans le cadre du programme d’accélération DayOne?

Faraz: Le Canada est un terrain idéal pour la télémédecine et c’est là que se trouvent mes collaborateurs et mes clients potentiels, mais si l’on regarde uniquement les chiffres, notre analyse de rentabilité n’est pas très favorable dans ce pays. Par ailleurs, le marché le plus proche, à savoir les Etats-Unis, est très fragmenté et compliqué à pénétrer. Le programme d’accélération DayOne est pour nous une opportunité unique de nous pencher sur le marché européen pour le valider. En outre, nous entendons valider notre liste de propositions de valeur et trouver des investisseurs.

Chang: Nos partenaires suisses nous ont encouragés à postuler à ce programme et nous avons eu la chance d’être sélectionnés. Selon moi, Noul a déployé des efforts considérables au cours des trois dernières années pour concevoir des solutions de diagnostic inédites. Le moment est désormais venu de faire le bilan de ce que nous avons réalisé jusqu’ici et de le mettre à profit pour donner encore plus de substance à notre modèle d’affaires. Nous voulons rencontrer des gens qui soient capables de nous aider à atteindre cet objectif et à explorer les opportunités.

Leo: Nous souhaitons apprendre comment organiser et gérer notre entreprise. Et nous souhaitons avoir tous les atouts en main pour convaincre les investisseurs et rechercher des capitaux de départ.

Le programme d’accélération a commencé en janvier. Qu’en pensez-vous jusqu’à présent?

Faraz: J’ai été très agréablement surpris. L’écosystème en termes de soutien aux start-up est complètement différent de ce que j’ai connu jusqu’à présent. J’échange avec de hautes pointures du secteur pharmaceutique et clinique et dans l’ensemble, je ressens un engouement incroyable. L’équipe DayOne met tout en œuvre pour garantir le succès de mon projet. Je suis convaincu qu’ici, nous allons passer à la vitesse supérieure. Au vu de mon expérience sur place jusqu’à présent, j’étudie la possibilité de m’établir ici à Bâle. C’est vraiment une chance incroyable pour notre équipe.

Chang: Je suis impressionné. Les réunions que nous avons eues jusqu’à présent nous ont été extrêmement profitables et utiles. D’un point de vue stratégique, le fait d’être présents à Bâle est très intéressant, d’autant que cela nous rapproche de notre partenaire, Swiss TPH, et que nous nous retrouvons à faible distance de nos parties prenantes basées à Genève. Pour l’instant, l’accélérateur se révèle très efficace.

Leo: Le programme nous apporte énormément. Apprendre à structurer notre activité est extrêmement bénéfique. C’est fabuleux de pouvoir apprendre le métier auprès d’experts et de profiter de conseils de première main. Et le financement résout la plus grosse difficulté.

Quel a été votre plus grand choc culturel en arrivant à Bâle?

Chang: Dans ma culture, les gens ne sont pas aussi directs, alors qu’ici ils expriment leurs opinions plus franchement. J’apprécie cette diversité et j’aimerais qu’elle soit davantage présente dans notre équipe, en Corée du Sud. Par ailleurs, j’observe rarement des embouteillages par ici.

Faraz: C’est impressionnant de voir comment tout le monde ici semble comprendre l’anglais.

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Fresh capital for biopharmaceutical companies

09.09.2019

report BaselArea.swiss

Leading startups benefit from BaselArea.swiss

05.09.2019

report Precision Medicine

«Bâle accélère l’engouement pour la blockchain dans le secteur de la santé»

03.12.2018

Marco Cuomo et Daniel Fritz, de Novartis, se sont intéressés à la technologie de la blockchain il y a deux ans. Ils se fixent aujourd’hui un objectif ambitieux: Ils se sont associés à d’autres compagnies pharmaceutiques pour créer, dans le cadre de l’initiative pour les médicaments innovants (Innovative Medicines Initiative), le programme «Blockchain Enabled Healthcare», dont le lancement est prévu en 2019. Présenté lors du Blockchain Leadership Summit de Bâle, la plus importante conférence suisse dans ce domaine, le programme vise à définir le mode de mise en œuvre de la blockchain dans le secteur de la santé.

BaselArea.swiss: Vous travaillez tous les deux pour Novartis, une société réputée pour ses produits pharmaceutiques plus que dans le domaine technologique. Comment vous êtes-vous intéressés aux opportunités que représente la blockchain?

Marco Cuomo: Nous étions curieux et nous voulions déterminer quels problèmes cette technologie pouvait nous aider à résoudre. Une poignée d’intéressés se sont réunis de manière informelle et nous avons constitué un groupe qui est allé à l’essentiel. Nous avons commencé il y a deux ans.

Qu’avez-vous découvert?

Marco Cuomo: Dans un premier temps, nous avons identifié plusieurs utilisations, afin d’en savoir plus. La chaîne logistique est alors apparue dans notre radar, la blockchain pouvant s’appliquer au suivi et à la traçabilité. Nous avons fait intervenir Dan, notre architecte en technologie de la chaîne logistique, afin qu’il conçoive, à partir de robots LEGO, un modèle allant du fabricant aux pharmacies...

Daniel Fritz: …dans lequel nous avons intégré des capteurs connectés qui mesurent la température et l’hygrométrie, ainsi qu’un contrôle des produits contrefaits. Nous avons constaté la puissance de la blockchain et les opportunités qu’elle offre.

Marco Cuomo: Notre modèle en LEGO a fortement contribué à faire passer notre point de vue, tant en interne qu’à l’externe. Nous avons rapidement réalisé que d’autres entreprises pharmaceutiques devaient se poser les mêmes questions. Nous les avons donc conviées à nous rejoindre.

Pourquoi ne pas avoir développé un projet individuellement?

Marco Cuomo: Il est bien sûr possible d’avoir, par exemple, sa propre crypto-monnaie, mais après? Pour l’échanger, vous avez besoin d’autres utilisateurs. Et la blockchain n’est pas une simple technologie que vous découvrez, déployez et exploitez. Son principal attrait est de transférer une chose de valeur d’un intervenant à l’autre. Dans la chaîne logistique des produits pharmaceutiques, il s’agit du fabricant, du centre de distribution, du grossiste, des pharmacies, des médecins et des hôpitaux. C’est là que la blockchain prend tout son sens. 

Comment cela?

Marco Cuomo: Elle permet de ne pas avoir à modifier son système de gestion des approvisionnements. Vous créez au contraire une sorte d’espace commun. Vous n’avez pas besoin d’intermédiaire. Nous comparons souvent la blockchain à un sport d’équipe, car tous les intervenants respectent les mêmes règles.

Qu’apporte-t-elle dans le secteur des sciences de la vie?

Daniel Fritz: Lorsque nous présentons et expliquons la blockchain, nous ne nous contentons pas des grands principes. Nous envisageons la solution que nous pourrions concevoir pour tenir compte du cadre réglementaire. Certains pensent même pouvoir aller au-delà et révéler une valeur commerciale. Je pense que la plupart des gens peuvent facilement comprendre les nombreux avantages de la blockchain par rapport aux technologies existantes.

Marco Cuomo: Elle apporte de la performance grâce aux économies d’argent et de temps et au surcroît de sécurité qu’elle génère. Les registres électroniques apparaissent clairement dans la blockchain. En cas de rupture de la chaîne du froid, chacun voit immédiatement ce qui se passe. Aujourd’hui, il faut attendre l’arrivée du produit à destination pour constater les dégâts et lancer le processus de renvoi. Grâce à la blockchain, le produit défectueux n’a même pas à quitter le site du fabricant.

Daniel Fritz: Il en va de même avec d’autres chaînes logistiques. Les gens veulent acheter des aliments biologiques, mais comment être certain de leur qualité? La blockchain nous permet de garantir la provenance d’un produit et de limiter, voire d’éliminer les contrefaçons dans la chaîne logistique, ce qui est bénéfique pour les professionnels et pour les patients.

Marco Cuomo: En parlant des patients, leur permettre de contrôler leurs données est l’objectif absolu. Aujourd’hui, les données se trouvent dans différents silos, et sont détenues par les hôpitaux ou les médecins. La blockchain permettrait selon nous un décloisonnement autorisant les patients à décider qui a accès à leurs données.

Voyez-vous d’autres applications dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Notre CEO, M. Vas Narasimhan, aspire à créer une médecine exclusivement basée sur des données concrètes. La blockchain contribue à suivre et à tracer les données, afin d’en garantir l’origine. Les marchés de données permettent aussi de proposer vos données aux sociétés pharmaceutiques et aux chercheurs. Là encore, la blockchain peut aider. Il faut normalement du temps pour établir une relation de confiance aboutissant à l’échange de données précieuses et sensibles, ce dont la blockchain dispense.
Novartis espère pouvoir utiliser ces données pour créer la médecine du futur. Nous étudions aussi la gestion de la responsabilité civile. Comment pouvons-nous nous assurer que nos fournisseurs respectent le droit du travail et les règles de sécurité? Pourquoi devrions-nous effectuer le même audit dix fois par an au lieu d’une seule? Pourquoi ces évaluations ne relèvent-elles pas du fournisseur, si nous avons la certitude qu’il ne les manipule pas?

Lorsque vous avez commencé, il y a deux ans, vous formiez un petit groupe. Où en êtes-vous maintenant?

Marco Cuomo: Nous nous sommes rendu compte que nous devons définir certaines normes pour jeter les bases infrastructurelles de la blockchain dans le secteur de la santé. Nous avons donc soumis le projet «Blockchain enabled healthcare» à l’Innovative Medicine Initiative, dans laquelle Novartis est très engagée, avec plus de 100 projets. Nous avons convaincu huit autres sociétés de nous rejoindre, à savoir J&J, Bayer, Sanofi, AstraZeneca, UCB, Pfizer, Novo Nordisk et AbbVie.
Les fonds proviennent pour moitié du secteur, pour moitié de l’UE, pour un total de 18 millions d’euros pour trois ans. Les candidatures pour collaborer au consortium, qui devraient concerner des hôpitaux, laboratoires, patients, PME et universités, ont pris fin en octobre. Nous élaborerons ensemble un projet qui commencera en fin d’année prochaine.

Quels sont les atouts de la blockchain dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Le principal objectif est de définir des normes pour créer un organe de gouvernance qui survivra au projet. A l’instar du World Wide Web Consortium (W3C), qui définit les normes techniques du Web, nous aspirons à faire de même pour la blockchain appliquée à la santé. Prenez l’Internet, il a fallu définir certaines normes sur lesquelles tout le monde pouvait s’appuyer. Nous espérons qu’il en ira de même pour nous.
Imaginez que Novartis déploie sa propre la blockchain et doive convaincre des milliers de fournisseurs de l’utiliser. Si une autre société fait de même, il devient impossible pour les parties concernées de suivre le produit de bout en bout. Pourquoi les médecins devraient-ils utiliser notre système plutôt qu’un autre? Le patient ne se voit pas systématiquement prescrire des médicaments Novartis. Une norme est nécessaire.

A-t-il été facile de convaincre les autres sociétés de vous rejoindre?

Daniel Fritz: Certaines ont été immédiatement d’accord, d’autres ont eu besoin de comprendre plus précisément notre objectif. Nous avons eu beaucoup d’échanges très porteurs, puisqu’ils nous ont permis d’instaurer de la confiance et une collaboration au sein du consortium, ce qui est l’essence même de la blockchain.

En quoi la présence à Bâle a-t-elle facilité le processus?

Marco Cuomo: C’est là que tout a commencé, sous la houlette de Novartis. L’ensemble des entreprises et universitaires que nous avons approchés lors de la démarche initiale du programme travaillent en étroite collaboration avec nous. Nous bénéficions aussi du fait que notre CEO soutient fortement les initiatives numériques et que notre Chief Data Officer en perçoit tout le potentiel.

Daniel Fritz: L’engouement pour la blockchain s’accélère à Bâle, au sein de Novartis et dans le monde entier. Cette technologie sera profitable aux patients et au secteur, mais il reste beaucoup à faire pour le consortium et avec les partenaires publics.

À propos

Marco Cuomo est Manager of Applied Technology Innovation et Senior Digital Solutions Architect chez Novartis. Titulaire d’un Bachelor of Science in Business Administration, il a rejoint Novartis en 2005, au poste de Business Informatics Engineer.

Daniel Fritz est Supply Chain Domain Architect pour Novartis. Il a auparavant été officier du génie dans l’armée américaine puis responsable des matériaux. Il a étudié à l’académie militaire de West Point et obtenu un Master of Business Administration de l’Université de Duke.

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Basel promotes itself as digital hub

04.09.2019

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Basel researchers uncover the key to stem cell reproduction

30.08.2019

report Life Sciences

«J’aime réfléchir à des problèmes apparemment insolubles»

13.03.2018

Andreas Plückthun continue de chercher là où d’autres ont laissé tomber: 40 collaborateurs travaillent au sein de son laboratoire dans le domaine de l’ingénierie des protéines. Les résultats constituent la base de trois entreprises de biotechnologie: Morphosys à Munich ainsi que Molecular Partners et G7 Therapeutics (désormais Heptares Zürich) à Schlieren. En marge du congrès Antibody à Bâle, Andreas Plückthun nous a expliqué pourquoi il est resté fidèle à la recherche.

Monsieur Plückthun, en trois décennies, vous avez co-fondé trois sociétés de biotechnologie. Quels ont été les ingrédients de cette réussite?

Au début, il y avait toujours la curiosité de découvrir quelque chose de nouveau, jamais la volonté de créer une entreprise. Après que nous ayons fabriqué des anticorps artificiels et appris comment imiter le système immunitaire, nous avons fondé la société Morphosys. C’est alors que la question suivante s’est posée: est-ce que nous pouvons utiliser d’autres molécules de protéines et résoudre ainsi de nouveaux problèmes? C’est comme cela qu'ont été conçues les Designed Ankyrin Repeat Proteins (DARPins) et une deuxième entreprise, Molecular Partners à Schlieren. Le défi suivant consistait à stabiliser les récepteurs grâce à l’ingénierie des protéines afin de pouvoir développer plus efficacement des médicaments pour ces points sensibles. En raison de ces recherches, nous avons créé une troisième société, G7 Therapeutics.

Qui a respectivement motivé ces créations d’entreprises?

Pour la première entreprise, ce sont mes collègues chercheurs. J’étais alors le plus sceptique des trois. Les deux autres sociétés sont des spin-offs classiques de mes doctorants et post-doctorants.

Aujourd’hui, quelle est la situation de ces entreprises?

Morphosys compte actuellement 430 collaborateurs. L’entreprise a récemment fêté son 25ème anniversaire. De plus, nous avons reçu la première autorisation de la FDA pour un anticorps qui est donc désormais disponible sur le marché. Cette société est l’une des rares qui fait encore exactement ce que nous avions écrit à l’époque dans notre business plan et qui connaît toujours le succès. Molecular Partners emploie 130 collaborateurs, avec plusieurs études en phase deux et trois. Tout comme Morphosys, l’entreprise est cotée en bourse. G7 Therapeutics a été rachetée par l’entreprise anglaise Heptares appartenant elle-même à la société japonaise Sosei. En bref, toutes les entreprises vont bien. Pour moi, la fondation en soi ne représente pas une réussite particulière. Ce qui m’intéresse, c’est plutôt que l’entreprise se porte bien et commercialise des médicaments.

Quels sont les changements auxquels vous avez fait face pour les créations d’entreprise au cours des décennies?

L’environnement a totalement changé. En Europe, il y a 25 ans, créer une entreprise de biotechnologie n’allait pas de soi. Pour cela, les gens partaient en Californie. Aux Etats-Unis, lors d’un symposium, j’ai été accueilli en tant que chercheur et fondateur d’entreprise par la phrase: «He is like us». Là-bas, il était normal depuis bien plus longtemps d’être à la fois chercheur et entrepreneur. Chez nous, le scepticisme a désormais disparu et de telles créations d’entreprises sont perçues de manière positive. De plus, il existe désormais une scène «venture capital». Pour être honnête, je dois dire que par rapport aux bailleurs de fonds, il est utile d’avoir déjà fondé une entreprise prospère. Le premier accord est le plus compliqué.

Vous semblez avoir bien réussi en tant que créateur d’entreprise. Est-ce que vous n’avez jamais eu envie d’intégrer l’une de vos sociétés?

Pour moi, il n’a jamais été question de quitter la haute école. C’est un privilège incroyable d’être payé par l’Etat afin de faire des choses un peu folles. J’ai toujours voulu réfléchir au prochain défi au sein de la haute école. Dans ce cadre, ne pas être obligé de justifier des bénéfices trimestriels constitue la seule possibilité d’assurer le progrès. Dans une entreprise qui utilise l’argent des investisseurs pour la recherche, il n’est pas possible de réaliser des projets risqués et longs comme ceux qui m’intéressent. Mais je peux affirmer que grâce aux entreprises qui se basent sur mes recherches, j’ai remboursé mon dividende et créé de nombreux emplois.

Vous continuez donc à vous consacrer à la recherche fondamentale. Est-ce qu’il est possible de pousser celle-ci vers une commercialisation accrue?

Nous avons toujours voulu résoudre des problèmes qui nous semblaient suffisamment importants. A moment donné, dans la recherche, la question qui se pose est de savoir comment l’on utilise les résultats, ce qui en découle. Si nous n’avions pas commercialisé les résultats, les projets se seraient simplement arrêtés alors qu’ils devenaient intéressants. Nous serions restés bloqués à mi-parcours. C’est comparable avec un plan de construction pour un ordinateur que l’on ne construirait pas. En fondant des entreprises, nous voulions nous assurer que les projets continuent.

Dans le cadre de vos recherches, est-ce que vous avez collaboré avec l’industrie?

La collaboration directe entre l’industrie pharmaceutique et notre laboratoire n’a jamais vraiment bien fonctionnée. Les attentes et les horizons temporels sont très différents. Nous développons de nouveaux concepts et de nouvelles idées. Souvent, cela n’est pas compatible avec la recherche pharmaceutique de la grande industrie. Je pense que je ne froisserai personne en affirmant que l’industrie pharmaceutique est très conservatrice. Nous avons certes de nombreux contacts, mais très peu de collaborations. Cependant, les entreprises que nous avons créées travaillent très bien avec l’industrie pharmaceutique.

Quels sont les prochains thèmes auxquels vous allez vous consacrer?

Nous effectuons des recherches sur les virus artificiels qui ne peuvent pas se multiplier. Il faudrait que les virus produisent dans le corps les protéines nécessaires en tant que produits thérapeutiques. Il s’agit d’un sujet tellement éloigné de la mise en œuvre pratique qu’il est uniquement possible dans une haute école. Mais je suis convaincu que cela aurait des conséquences énormes si cela fonctionne. Je ne serais pas tranquille si nous ne tentions pas au moins le coup. Dans mon laboratoire, nous essayons donc une fois de plus de résoudre un problème que la plupart des spécialistes jugent impossible. C’est ce qui nous motive à nous lever le matin. Je veux démontrer que cela est possible malgré tout.

Inscription à l'événement: Andreas Plückthun between basic research and biotech entrepreneurship on 24 April 2018.


A propos d’Andreas Plückthun
Andreas Plückthun est biochimiste et chercheur dans le domaine de l’ingénierie des protéines et de l’évolution dirigée de protéines, en particulier d’anticorps, de molécules synthétiques de liaison et de protéines membranaires. Il est professeur à l’Institut de Biochimie de l’université de Zurich depuis 1993. Il a étudié la chimie à l’université d’Heidelberg et a passé sa thèse à l’université de San Diego en Californie. Il a réalisé son post-doctorat à l’Institut de chimie et de biologique chimique de l’université Harvard. Après son séjour de sept ans aux Etats-Unis, Andreas Plückthun est revenu en Allemagne pour devenir chef de groupe au centre génétique de l’université de Munich et à l’Institut Max-Planck de biochimie à Martinsried. Il est membre de la European Molecular Biology Organization (EMBO) et fait partie de Leopoldina, l’Académie nationale des sciences. Il a reçu de nombreux prix internationaux et a été récompensé en tant que pionnier de l’ingénierie des protéines. Andreas Plückthun est co-fondateur des deux sociétés spin-off Morphosys (actuellement: 400 collaborateurs) et Molecular Partners (actuellement 40 collaborateurs) cotées en bourse.

Interview: Annett Altvater et Stephan Emmerth, BaselArea.swiss

report BaselArea.swiss

BaseLaunch supports Switzerland as an innovation location

27.08.2019

report Life Sciences

Vaxxilon receives grant for vaccine development

20.08.2019

report BaselArea.swiss

«Biotech et Digitization Day» avec le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann

15.05.2017

Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans les Life Sciences? Dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a visité la région de Bâle afin de discuter avec des représentants importants de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et défis actuels de la digitalisation.

L’importance des Life Sciences pour l’économie suisse est énorme. L’année passée, la part de cette industrie aux exportations suisses s’élevait à 45%. En plus, la plupart des nouvelles entreprises s’engagent dans le secteur de la santé. C’est pourquoi la Suisse est considérée comme pays leader pour les Life Sciences dont la région de Bâle est le moteur.

Dans ce contexte et dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, a visité aujourd’hui la région de Bâle sur invitation de BaselArea.swiss et digitalswitzerland. Il discutait, avec une délégation de haut rang de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et des défis actuels dans l’industrie Life Sciences. L’événement s’est déroulé chez Actelion Pharmaceuticals et dans le Switzerland Innovation Park Basel Area à Allschwil près de Bâle.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a souligné la grande importance de la région et du secteur des Life Sciences : «Les deux cantons de Bâle bénéficient d’une densité élevée d’entreprises innovantes et florissantes. Cela me remplit de fierté et d’optimisme. Les industries pharmaceutique et chimique sont considérées, à juste titre, comme promoteurs d’innovations.» Afin de continuer à réussir, la Suisse ne devrait cependant pas se reposer ; selon lui, l’économie et la politique, les sciences et la société devraient profiter du passage au digital.

L’événement a été organisé par BaselArea.swiss - l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse: Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura – et digitalswitzerland qui est une initiative commune de l’économie, du secteur public et des sciences. Elle veut faire de la Suisse, au niveau international, un site leader dans l’innovation digitale.

Actuellement, le conseiller fédéral Schneider-Ammann rend visite à des régions leader de la Suisse afin de se familiariser avec les effets de la digitalisation sur les différents secteurs économiques et de parler de recettes prometteuses d’avenir.

Promotion de start-ups dans le domaine des biotechnologies

Les Life Sciences sont considérées comme industrie émergente qui présente un fort potentiel de croissance. Néanmoins, la compétition devient de plus en plus agressive: D’autres régions dans le monde investissent énormément dans la promotion des sites et attirent de grandes entreprises. Une des questions principales lors de l’événement d’aujourd’hui était donc : Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans la compétition internationale?

La Suisse possède, en relation avec la grande importance économique des Life Sciences et en comparaison avec d’autres sites leaders dans le monde, relativement peu d’entreprises start-up dans le ce domaine. BaseLaunch, le nouvel accélérateur pour des start-ups dans le secteur de la santé, lancée par BaselArea.swiss en collaboration avec l’accélérateur Kickstart de digitalswitzerland, représente un premier pas an avant. Toutefois, il manque du capital de démarrage pour la phase initiale du développement d’une entreprise et notamment un accès à du capital important dont une start-up bien établie aurait besoin pour son expansion.

Domenico Scala, président de BaselArea.swiss et membre du Steering Committee de digitalswitzerland dit: «Nous devons investir dans notre force. C’est pourquoi nous avons besoin d’initiatives comme du Zukunftsfonds Schweiz qui devra faciliter aux investisseurs institutionnels de soutenir de jeunes entreprises innovantes.»

L’importance d’un paysage novateur de start-ups pour les Life Sciences en Suisse était ensuite également au centre de la discussion de la table ronde, présidée par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann ensemble avec Severin Schwan, CEO du Groupe Roche, Jean-Paul Clozel, CEO d’Actelion Pharmaceuticals et Andrea Schenker-Wicki, recteur de l’Université de Bâle.

Digitalisation comme moteur de l’innovation

Le deuxième sujet du ‘Biotech et Digitization Day’ était la digitalisation dans les Life Sciences. Celle-ci est – selon Thomas Weber, conseiller d’état du canton de Bâle-Campagne – un moteur important pour l’innovation dans tout le secteur, voire déterminante pour le renforcement du site suisse de la recherche.

Dans son discours, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est concentré sur trois aspects: Premièrement, sur la création d’une nouvelle et courageuse culture de pionnier qui encourage l’esprit d’entreprise et qui récompense ceux qui osent essayer quelque chose. Deuxièmement, sur le fait qu’un fonds pour start-ups, initié et financé par le secteur privé, leur donnerait plus d’élan. Et troisièmement, sur le rôle de l’état qui rend possible cette activité tout en créant des espaces de liberté au lieu de dresser des interdictions et des obstacles.

La discussion ouverte entre les représentants de la recherche, de l’économie et les entrepreneurs a démontré clairement l’avis commun que la digitalisation changera les Life Sciences. Tous étaient d’accords sur le fait que la Suisse possède les meilleures conditions pour assumer un rôle de moteur dans ce processus de changement: des entreprises pharmaceutiques puissantes et globales, des universités, reconnues dans tout le monde, ainsi qu’un système écologique innovant avec des start-ups dans les domaines de la santé et des Life Sciences qui s’orientent vers la digitalisation.

C’est tout cela que digitalswitzerland veut également promouvoir. Selon Nicolas Bürer, CEO de digitalswitzerland, le secteur de la santé et les Life Sciences sont les industries clés pour faire de la Suisse un pays leader dans la digitalisation innovante. DayOne, la plateforme innovante pour la médecine de précision apporte une autre contribution importante à ce but. Lancée par BaselArea.swiss en étroite collaboration avec le canton de Bâle-Ville, elle réunit régulièrement une communauté croissante de plus de 500 experts et innovateurs pour échanger des idées et promouvoir des projets.

report Precision Medicine

Basel-based researcher combating multi-resistant bacteria

16.08.2019

report Innovation

Basel researchers revolutionizing the CRISPR-Cas method

15.08.2019

report BaselArea.swiss

In Basel an Innovation Hub for Precision Medicine is Born

24.01.2017

A stakeholder group of healthcare experts from the life sciences industry and research initiated by BaselArea.swiss launches DayOne in close collaboration with Canton Basel-Stadt.

On Monday, 16 January 2017, decision makers from industry, university and the healthcare sector gathered in the Volkshaus, Basel, at the invitation of Christoph Brutschin to attend the launch of DayOne - the Innovation Hub for Precision Medicine. The initiative was dreamed up by BaselArea.swiss, the promoters of innovation and inward investment in the region, together with a core team of industry experts, and in his opening speech the Director of Economic Affairs for Canton Basel-Stadt made it clear what the initiative is all about: namely, the next development stage in the life sciences, where the Basel region should remain a prominent player. That increasing digitalization in the healthcare industry will not only provide for disruption, but also offers huge potential, as long as the right course is set, was also the main theme of the evening.

An introduction to the topic was provided by Peter Grönen, who - together with other industry experts – is one of the initiators of DayOne. The Head of Translational Science at Actelion explained why the linear innovation paradigm - in which tests for clinical relevance are only conducted late on in the process - inevitably ends in the notorious Valley of Death when it comes to the issue of precision medicine. The patient, says Grönen, has to take centre stage in research and development today - and remain included in all interactions. Groenen concluded his presentation with the observation that all the components are actually present in the Basel region to build a novel innovation ecosystem in which the various skills and disciplines operate not downstream of one another but work in constant collaboration.

And it is precisely this that is also the main driver of the DayOne initiative. The projects were then presented that are currently being pursued in the Basel region and are likely to enjoy an added boost as a result of the Innovation Hub in Precision Medicine. Torsten Schwede from the University of Basel reported on the Data Coordination Centre of the Swiss Personalized Health Network (SPHN), which is aimed at making all patent data of Switzerland’s university hospitals interoperable and accessible for research purposes. Christof Kloepper, Managing Director of BaselArea.swiss, presented BaseLaunch, the accelerator for healthcare ventures that will be officially launched at the end of February. And Laurenz Baltzer from Karger presented an ambitious scientific publication project on the subject of digital biomarkers.

Following these presentations, it was left to Frank Kumli, a co-initiator of DayOne from Ernst & Young, to show what the hub involves and how it fits into the innovation landscape of the region and offers added support.

report BaselArea.swiss

DayOne gains importance

08.08.2019

report Life Sciences

Basel-based pharma groups successfully combating cancer

05.08.2019

report Invest in Basel region

Roivant Sciences a choisi Bâle pour siège social

19.12.2016

Bâle – Doréanavant, la société biopharmaceutique Roivant Sciences dirigera son activité mondiale à partir de son nouveau siège social de Bâle. Les sociétés affiliées viendront également s’installer à Bâle. BaselArea.swiss accompagnera Roivant et ses partenaires.

BaselArea.swiss a accompagné Roivant et ses partenaires dans l’évaluation et l’implantation du site. L’organisation de promotion économique du nord-ouest de la Suisse se félicite de l’arrivée des nouvelles entreprises dans la région. Elle se réjouit que de telles sociétés aussi passionnantes et au développement rapide aient fait le choix de Bâle pour y établir leurs sièges. « La mission de Roivant est de réduire, au profit des patients, les délais et coûts de mise au point des nouveaux médicaments », a déclaré Vivek Ramaswamy, fondateur du groupe des sociétés Roivant, cité à l’occasion de l’annonce du nouveau siège social. « Nous sommes convaincus que de nous situer au centre des compétences et innovations pharmaceutiques européennes nous permettra d’atteindre cet objectif. » Roivant Sciences est axée sur les phases avancées de mise au point de médicaments. Roivant collabore notamment avec Eisai, GlaxoSmithKline et Takeda Pharmaceuticals. Le développement pharmaceutique de Roivant concerne les domaines de la neurologie, l’oncologie, endocrinologie, la dermatologie et l’hépatologie.

Dans son sillage, Roivant amène des sociétés affiliées qui prévoient également d’établir leur siège à Bâle. Il s’agit notamment d’Axovant Sciences Ltd, est-il annoncé dans le communiqué. Cette société biopharmaceutique est spécialisée dans la phase clinique de médicaments axés sur le traitement de la démence. A Bâle, l’entreprise a l’intention « de développer une organisation totalement intégrée pour gérer les stratégies commerciales et médicales mondiales, qui prendront en charge la fabrication, la chaîne logistique, la propriété intellectuelle et d’autres fonctions d’entreprise », a ajouté Mark Altmeyer, président et directeur commercial en chef d’Axovant Sciences, cité dans le communiqué. « Notre présence à Bâle nous donnera accès à une réserve de talents hautement qualifiés, essentiels à notre futur succès.» hs

report ICT

Clinerion supporting German university

30.07.2019

report Life Sciences

Synendos Therapeutics awarded EU funding

29.07.2019

report ICT

Dr App – Digital transformation in the life sciences

30.11.2016

The future belongs to data-driven forms of therapy. The Basel region is taking up this challenge and investing in so-called precision medicine.
An article by Fabian Streiff* and Thomas Brenzikofer, which first appeared on Friday, 14 October 2016, in the NZZ supplement on the Swiss Innovation Forum.

So now the life sciences as well: Google, Apple and other technology giants have discovered the healthcare market and are bringing not only their IT expertise to the sector, but also many billions of dollars in venture capital. Completely new, data-driven, personalized forms of therapy – in short: precision medicine – promise to turn the healthcare sector on its head. And where there is change, there is a lot to be gained. At least from the investor’s point of view.

From the Big Pharma perspective, things look rather different. There is quite a lot at stake for this industry. According to Frank Kumli from Ernst & Young, the entry hurdles have been relatively high until now: “We operate in a highly regulated market, where it takes longer for innovations to be accepted and become established.” But Kumli, too, is convinced that the direction of travel has been set and digitalization is forging ahead. But he sees more opportunities than risks: Switzerland - and Basel in particular - is outstandingly well-positioned to play a leading role here. With the University of Basel, the Department of Biosystems Science and Engineering ETH, the University of Applied Sciences Northwest Switzerland, the FMI and the University Hospital Basel, the region offers enormous strength in research. It also covers the entire value chain, from basic research, applied research and development, production, marketing and distribution to regulatory affairs and corresponding IT expertise. The most important drivers of digital transformation towards precision medicine include digital tools that allow real-time monitoring of patients – so-called feedback loops. The combination of such data with information from clinical trials and genetic analysis is the key to new biomedical insights and hence to innovations.

Standardized nationwide data organization
In rather the same way that the invention of the microscope in the 16th century paved the way to modern medicine, so data and algorithms today provide the basis for offering the potential for much more precise and cheaper medical solutions and treatments for patients in the future. At present, however, the crux of the problem is that the data are scattered over various locations in different formats and mostly in closed systems. This is where the project led by Professor Torsten Schwede at the Swiss Institute of Bioinformatics (SIB) comes into play.

As part of the national initiative entitled Swiss Personalized Health Network, a standardized nationwide data organization is to be set up between university hospitals and universities under centralized management at the Stücki Science Park Basel. Canton Basel-Stadt has already approved start-up funding for the project. The standardization of data structures, semantics and formats for data sharing is likely to substantially enhance the quality and attractiveness of clinical research in Switzerland – both at universities and in industry. There is no lack of interest in conducting research and developing new business ideas on the basis of such clinical data. This was apparent on the occasion of Day One, a workshop event supported by BaselArea.swiss for the promotion of innovation and economic development and organized by the Precision Medicine Group Basel Area during Basel Life Sciences Week.

More than 100 experts attended the event to address future business models. Altogether 14 project and business ideas were considered in greater depth. These ranged from the automation of imaging-based diagnosis through the development of sensors in wearables to smartphone apps for better involvement of patients in the treatment process.

Big Pharma is also engaged
“The diversity of project ideas was astonishing and shows that Switzerland can be a fertile breeding ground for the next innovation step in biomedicine,” Michael Rebhan from Novartis and founding member of the Precision Medicine Group Basel Area says with complete conviction. The precision medicine initiative now aims to build on this: “Despite the innovative strength that we see in the various disciplines, precision medicine overall is making only slow progress. The advances that have been made are still insufficient on the whole, which is why we need to work more closely together and integrate our efforts. A platform is therefore required where experts from different disciplines can get together,” says Peter Groenen from Actelion, likewise a member of Precision Medicine Group Basel.

There is also great interest among industry representatives in an Open Innovation Hub with a Precision Medicine Lab as an integral component. The idea is that it will enable the projects of stakeholders to be driven forward in an open and collaborative environment. In addition, the hub should attract talents and project ideas from outside the Basel region. The novel innovation ecosystem around precision medicine is still in its infancy. In a pilot phase, the functions and dimensions of the precision medicine hub will be specified more precisely based on initial concrete cases, so that the right partners can then be identified for establishing the entire hub.

Leading the digital transformation
The most promising projects will finally be admitted to an accelerator programme, where they will be further expedited and can mature into a company within the existing innovation infrastructures, such as the Basel Incubator, Technologiepark Basel or Switzerland Innovation Park Basel Area.

Conclusion: the Basel region creates the conditions for playing a leading role in helping to shape digital transformation in the life sciences sector and hence further expanding this important industrial sector for Switzerland and preserving the attractiveness of the region for new companies seeking a location to set up business.

* Dr Fabian Streiff is Head of Economic Development with Canton Basel-Stadt

report Innovation

Basel researchers shed light on muscle regeneration

26.07.2019

report Life Sciences

Roche benefits from new medicines

25.07.2019

report

Keime und Antibiotikaresistenzen – ein Eventthema, das uns alle betrifft

05.10.2016

Bereits zum siebten Mal findet am 25. Oktober 2016 der eintägige Event aus der Reihe der Wassertechnologie statt, den BaselArea.swiss gemeinsam mit der Hochschule für Life Sciences der Fachhochschule Nordwestschweiz (HLS FHNW) organisiert. Am diesjährigen Event dreht sich im „Gare du Nord“ in Basel alles um „Keime, Antibiotikaresistenz und Desinfektion in Wassersystemen“.

Die Teilnehmer erleben Vorträge und Diskussionen, Institutionen können sich in der Fachausstellung mit Postern zeigen und so zu vertieften Diskussionen anregen. Ein Schlüssel für den langjährigen Erfolg der Veranstaltungsreihe ist die Kooperation der beiden Partner. Thomas Wintgens vom Institut für Ecopreneurship der HLS FHNW betont: „Uns ist die Zusammenarbeit mit BaselArea.swiss sehr wichtig, weil die Organisation ein regional stark vernetzter Akteur im Bereich von Innovationsthemen ist.“

Man habe eine gute Symbiose zwischen spezifischen, fachlichen Kompetenzen und dem Wissen über Themen und Akteure gefunden. „Auch in diesem Jahr ist es uns wieder gelungen, ein komplett neues Thema aufzunehmen“, sagt er. Die Forschungsaktivitäten der Gruppe um Philippe Corvini von der Hochschule für Life Sciences FHNW gaben den ersten Impuls zur diesjährigen Themenwahl.

Philippe Corvini, warum ist das Thema „Keime, Antibiotikaresistenz und Desinfektion in Wassersystemen“ spannend für eine grosse Veranstaltung?
Philippe Corvini: Das Thema ist in den letzten Jahren stärker in den Bereich der Umweltforschung vorgedrungen, immer mehr Arbeitsgruppen beschäftigen sich mit dem Verhalten und Vorkommen von Antibiotikaresistenzen in der Umwelt. Zudem haben auch auf nationaler Ebene die Aktivitäten zugenommen, es gibt ein nationales Forschungsprogramm und eine nationale Strategie zum Umgang mit Antibiotikaresistenzen. In den nächsten Jahren wollen wir intensiver untersuchen, wie sich diese Resistenzen zum Beispiel in biologischen Kläranlagen verhalten und welche Faktoren die Weitergabe von genetischen Informationen, die zu Antibiotikaresistenzen führen, beeinflussen.

Welche neuen Erkenntnisse erwarten die Besucher?
Philippe Corvini:
Wir werden am Event die neuesten Ergebnisse unserer Forschung vorstellen. Bisher wurde eine Resistenz relativ simpel erklärt: In der Umwelt existiert ein Antibiotikum, wodurch sich Resistenz-Gene bilden. Diese werden übertragen, die Resistenz verbreitet sich. Wir haben nun entdeckt, dass resistente Bakterien ein Genom besitzen, das sich weiterentwickelt, so dass sie sich am Ende sogar von Antibiotika ernähren können. Diese resistenten Bakterien bauen also die Antibiotika-Konzentration ab, so dass Bakterien, die sonst empfindlich auf den Wirkstoff reagiert haben, nun im Medium überleben und sogar ihrerseits eine Resistenz entwickeln können. Wir hoffen, künftig die Ausbreitung der Resistenzen bremsen zu können.

Wie könnte man dies schaffen?
Thomas Wintgens:
Wir werden demnächst im Pilotmasstab verschiedene Betriebsweisen von biologischen Kläranlagen untersuchen, um herauszufinden, wie diese Verbreitungswege durch Betriebseinstellungen in den Anlagen beeinflusst werden können. Ausserdem forschen wir an Filtern, welche die antibiotikaresistenten Keime zurückhalten und so die Keimzahl stark reduzieren können.

Warum ist die diesjährige Veranstaltung auch für Laien interessant?
Philippe Corvini:
Ich glaube, fast jeder hat eine Meinung zum Thema Antibiotikaresistenz und viele Leute haben eine Ahnung, wie dringend das Thema ist. Schliesslich betrifft das Thema Gesundheit uns alle.

Ein Fachevent – auch für Laien
Laut Thomas Wintgens dürfen die Teilnehmer viele kompetente Redner erwarten: „Wir freuen uns zudem sehr, dass Helmut Brügmann von der Eawag die nationale Strategie und deren Bedeutung für den Umweltbereich vorstellen wird.“

Generell berührt das Thema Wasser uns alle, weil es unser wichtigstes Lebensmittel ist. Wir konsumieren es als Trinkwasser, über Nahrungsmittel oder nutzen es für unsere persönliche Pflege. Gerade deswegen die Wassertechnologie laut Wintgens ein spannendes Thema für eine öffentliche Veranstaltung: „Wasserqualität ist jedem von uns wichtig und es besteht in der Öffentlichkeit ein grosses Interesse an diesem Thema.“ Gleichzeitig würden die Wassertechnologien aber auch Firmen die Möglichkeit bieten, innovative Produkte zu entwickeln und Stellen zu schaffen.

Seit 2009 Plattform für das regionale Netzwerk
Die HLS FHNW veranstaltet seit 2009 gemeinsam mit i-net/BaselArea.swiss die Veranstaltungsreihe im Bereich Wassertechnologie, welche jährlich rund 120 Teilnehmer anzieht. Die Idee, eine Eventreihe zu starten, entstand aus der Überzeugung heraus, dass Wasser in der Region ein wichtiges Thema ist und hier die Wertschöpfungskette vorhanden ist», so Thomas Wintgens. Jedes Jahr setzten die Verantwortlichen neue Themenschwerpunkte, zum Beispiel Mikroverunreinigungen im Wasserkreislauf, Membranverfahren oder Phosphor-Rückgewinnung. Wintgens erklärt: „Jedes Jahr machen Akteure aus der Forschung, der Technologie oder dem Bereich der Anwendungen mit und präsentieren sich vor Ort“.

Der Plattform-Gedanke war den Initianten von Anfang an wichtig, der Event sollte das regionale Netzwerk stärken und Innovationsvorhaben ermöglichen. Diese Strategie hat sich laut Thomas Wintgens bewährt: „Der Anlass ist ein wichtiger Baustein in unserer Öffentlichkeitsarbeit und wurde zu einem festen Treffpunkt der Interessenten und Kooperationspartnern aus der Region“. Viele Teilnehmer würden den Event schon seit Jahren verfolgen und seien jeweils neugierig auf das Thema im nächsten Jahr.

BaselArea.swiss und die Hochschule für Life Sciences FHNW  (HLS) führen am 25. Oktober im „Gare du Nord“ in Basel ein Symposium unter dem Titel „Keime, Antibiotikaresistenz und Desinfektion in Wassersystemen“ mit Referenten aus den Bereichen Forschung, Verwaltung, Wasserversorgung und Technologieanbieter durch. Eine Anmeldung bis 19.10.2016 ist erforderlich.

report Life Sciences

Novartis enjoys success

18.07.2019

report Precision Medicine

DayOne Lab: An inspiring place for digital health innovators

04.07.2019

report Medtech

Industry 4.0 – what’s the impact on other sectors?

28.01.2015

On January 22, 2015, NZZ published a very interesting set of articles about the silent revolution in industry and production: industry 4.0 is the digital interlinking of production and value chains (see links below).

The revolutionary phases in industrial production were the introduction of the steam engine and water power, which allowed mechanized fabrication (industry 1.0), the invention of the conveyor-belt, which allowed mass production (industry 2.0), and computers and robots, which enabled automated production (industry 3.0). And today, the next industrial revolution is enabling the physical and virtual systems to be merged through the internet of everything (industry 4.0). The results of digital production are the vertical interlinking of intelligent production systems (smart factories) and the horizontal integration of global value chains, including suppliers and customers.

The sensing of everything becomes reality – not only in production, but also in mobility (self-driving car), in health (quantified self), in logistics (real-time tracking) or in finance (high-frequency trading). But this is only the tip of the iceberg. Sensing and listening (in terms of data exchange) will inform every aspect of what we do. But how do we get the essentials from the vast, unstructured data and how can we benefit from this becoming more effective, more sustainable, more innovative, improving safety, reducing risks and finally improving our habits?

Apart of sensors and data storage, we also require smart brains and emulation power, such as lateral thinking, lean management (bad processes remain bad, even if they become smart through the latest technology) and expert systems (smart and self-learning algorithms based on large data sets, which make decisions without human interaction). The future is bright; some potential advantages include the prediction of failure and conflicts (and thus hopefully their prevention), the personalization of products, services and therapies, automatic maintenance, self-organized logistics, the share economy, energy efficiency in all aspects of our life and so on.

The threats and challenges are also enormous: Data privacy, protection against industrial espionage, data security measures, data banking and so on. Sound solutions are required. We have a lot of opportunities in Switzerland from the internet of everything and expert systems, not only in industry, but in all manner of applications for our daily life. Swiss data banking and Swiss secure cloud are two such potential opportunities. Learn about more the opportunities from the i-net Technology Trend Forum and the i-net technology and business related events.

Related NZZ articles:
«Das Internet kommt in die Fabrik»
«Evolution statt Revolution»
«Auf dem Weg in die Arbeitswelt 2.0»

i-net related information:
Article about the i-net Tech Trend Forum
List of i-net Events

report Medtech

Basel surgeons celebrate world first clinical surgery

04.07.2019

report Life Sciences

Swiss TPH breaks ground on new headquarters

24.06.2019

report Life Sciences

Therapeutic gene editing is taking off – and Basel is right in the middle

28.01.2015

Very rarely can a scientist claim to have had a fundamental and game-changing impact in his field and beyond. But Jennifer Doudna from University of California, Berkeley, and Emmanuelle Charpentier, who was working at the University of Umeå in Sweden at the time, can claim just that. In mid-2012, when they published their discovery of an RNA-programmable tool (termed CRISPR for Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats) which allowed DNA to be cleaved in a very targeted and extremely efficient manner, they created a stir, because this tool could potentially also be used for RNA-programmable genome editing. And only months later, this is exactly what George Church from Harvard and Feng Zhang from the Broad Institute of MIT and Harvard showed in two independent publications: CRISPR could be used to edit the genome of potentially any organism, from yeast to man, whether to introduce new mutations, to correct disease-causing mutations or to insert or remove whole sections of DNA in the genome, and all of this in no time at all. After this the biomedical community was jumping with excitement, and scientists were describing CRISPR as the “holy grail” of genetic engineering and a «jaw-dropping» breakthrough in the fight against genetic disease.

A new era in gene editing
It was not that genomes had not been editable until then. But for higher eukaryotes, such as mice, monkeys, dogs or also human cells, it was a slow, painstaking and expensive process that could potentially take months if not years. But with CRISPR it was possible for the first time to edit the genome very precisely and at unprecedented speed and very little cost. The research community quickly embraced CRISPR as a research tool to engineer custom transgenic lab animals in a matter of weeks—saving about a year's worth of work. This not only enables new model organisms to be established in a very short time for many hitherto hard to treat diseases, such as Alzheimer’s, multiple sclerosis, autism, certain forms of cancer, but also allows cell lines to be edited for drug screening or new approaches to be explored for treating HIV. It might also be possible to for example correct the chromosomal abnormality associated with Down syndrome early in a pregnancy, to reintroduce susceptibility to herbicides in resistant weeds, to bring back extinct animal species and very much more.

On the road to commercialization
From the outset, of course, it was clear that CRISPR would also attract a lot of interest from the biotech world, which is also where Basel enters into the story. So far, three therapeutic biotech companies have been formed around CRISPR, two of them having links to Basel. The first of these was Editas Medicine from Boston, which was launched in late 2013 with $43 million in venture capital from Flagship Ventures, Thirdrock Ventures, Polaris Partners and the Partners Innovation Fund. A few months later, the Basel office of Versant Ventures announced a Series A investment of $25 million to start up CRISPR Therapeutics with headquarters in Basel. And in late 2014, Atlas Ventures and Novartis announced the formation of Intellia Therapeutics (although it had already existed in stealth mode for almost two years) with a Series A investment round of $15 million.

And just recently Novartis also concluded the first biotech-pharma licensing deal in this area with Intelllia, for exclusive rights for ex vivo engineering of chimeric antigen receptor (CAR) T cells (another hot topic in biotech/pharma research these days) and the right to develop a number of targets for ex vivo editing of hematopoietic stem cells. Ex vivo applications, in which cells are extracted from patients and manipulated outside the patient’s body and then re-infused, will very likely be among the first treatments to be developed for Editas Medicine and CRISPR Therapeutics, as this can be addressed with the technology as it stands today. The companies expect clinical trials to begin in as little as three years.

Challenges ahead
One of the big challenges, however, will be to make CRISPR a technology to treat genetic diseases of any kind with a one-time fix that can «edit» out genetic abnormalities and cure disease at the genetic level, potentially in a single treatment, in vivo. But for this to happen, ways have to be figured out for safely and effectively delivering a gene-editing drug into the body, which is still a very big hill to climb.

And there is another issue: The patent situation is in a state of some confusion. The first patent issued went to the Broad Institute of Harvard and MIT and was licensed by Editas Medicine. However, after that patent was granted, Jenifer Doudna, originally one of the co-founders of Editas Medicine, broke off her relationship with the company, and licensed her intellectual property - in the form of her own pending patent - to Intellia Therapeutics. And to confuse the issue further, Emmanuelle Charpentier, who claims that «the fundamental discovery comes from my laboratory», licensed her own rights in the same patent application to CRISPR Therapeutics.

So there appears to be a lot of work for patent lawyers to sort out in the next few months. But despite all the legal wrangling, CRISPR will without doubt continue to transform biomedical research in a way very seldom seen before and be transformative in the way we treat genetic diseases.

More information
General
Youtube Video «Genome Editing with CRISPR-Cas9»
New York Times article «A Powerful New Way to Edit DNA»
The Independent article «The more we looked into the mystery of Crispr, the more interesting it seemed»

Companies
Editas Medecine
CRISPR Theraeputics
i-net article «$25 million in series A financing for Basel-based CRISPR Therapeutics»
Intellia Therapeutics
collaboration with Novartis:
FierceBiotech article «Novartis adopts a CRISPR-Cas9 partner and jumps into the hot new R&D field»
FierceBiotech article «Novartis joins Atlas in launching a CRISPR Cas biotech with a $15M bankroll»
Xconomy article «CART + CRISPR = 1st-Of-Its-Kind Biotech Deal From Novartis, Intellia»

Patents
MIT Technology Review article «Who Owns the Biggest Biotech Discovery of the Century?»
Independent article «Scientific split - the human genome breakthrough dividing former colleagues»
Fiercebiotech article «A biotech war is brewing over control of the revolutionary CRISPR-Cas9 tech»

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Axovant agrees manufacturing partnership

21.06.2019

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Torsten Schwede: «Seit 2007 läuft das Datenwachstum in der Wissenschaft der Rechenleistung...

05.11.2014

Genomics, Peronalised Medicine, Molecular Modelling: Informatik und Life Sciences kommen sich immer näher. Dabei gehört die Schweiz, anders als in der Enterprise- und Consumer-IT, zu den führenden Wissensstandorten der Computational Life Sciences.
Dennoch rechnet Torsten Schwede nicht mit einer überbordenden Bioinformatik-Startup-Welle. Warum, erklärt der Professor für Struktur- Bioinformatik am Biozentrum der Universität Basel und Mitglied des Vorstands des SIB Schweizerischen Institut für Bioinformatik im Interview mit i-net.

Zunächst ganz konkret, was alles subsumiert sich unter dem Begriff Bioinformatik?
Torsten Schwede*: Ich verwende den Begriff Bioinformatik nur noch selten. Wir sprechen meistens von «Computational Life Sciences» oder «Computational Biology». Bioinformatik hat zwar einmal mit der Organisation von Sequenzdaten und Sequenzanalyse begonnen, aber eine enge Definition macht eigentlichen keinen Sinn mehr - dafür ist der Bereich zu interdisziplinär geworden. Heute haben fast alle Bereiche der Life Sciences einen «computational» Ableger, und die Themen reichen von Molecular Modelling, über Big Data und Systembiologie, Clinical Bioinformatics bis hin zu Anwendungen im Bereich der personalisierten Medizin. Am SIB Schweizer Institut für Bioinformatik ist eigentlich jede Arbeitsgruppe willkommen, die computergestützte Methoden zur Anwendung in den Life Sciences entwickelt.

Was unterscheidet einen Bioinformatiker von einem Informatiker?
Etwas überspitzt formuliert, bei uns treibt die wissenschaftliche Fragestellung im Gebiet der Lebenswissenschaft die Methodik. Wenn ich eine Frage mit dem einfachsten Algorithmus beantworten kann, dann bin ich glücklich und kümmere mich nicht mehr weiter um die Informatik, sondern um die Fragestellung. In den Computerwissenschaften sind Innovationen in Algorithmen und Technik Ziel der Forschung, und oft finden sich im Nachhinein Anwendungen in verschiedensten Arbeitsbereichen.

Ein Bioinformatiker ist also eher ein Biologe?
Ja, das kann man so sehen, und an der Universität Basel ist die Bioinformatik auch ein Teil des Biozentrums. Früher hatten die meisten Bioinformatiker einen naturwissenschaftlichen Hintergrund wie Physik, Biologie oder Chemie. Vor ein paar Jahren haben wir an der Universität Basel einen Bacherlorstudiengang in Computational Sciences eingeführt. Diese Ausbildung wurde durch eine Zusammenarbeit von Mathematik, Informatik, Physik, Chemie und Biologie entwickelt und bietet ein breites Grundlagenstudium, wobei im zweiten Jahr eine Spezialisierung auf eine der Hauptrichtungen erfolgt. Ziel ist, dass Bachelor-Absolventen dann immer noch die Wahl haben zwischen einem Master in Informatik oder in der gewählten naturwissenschaftlichen Vertiefung Biologie, Chemie, Numerik oder Physik. Wichtig aber ist, dass der Bioinformatiker etwas von beiden Welten kennt.

Das klingt sehr anspruchsvoll – sind das nicht sozusagen zwei Studiengänge in einem?
Der Brückenschlag ist in der Tat äusserst anspruchsvoll und die Absolventen dieses Studiengangs sind absolute Spitze.

Das heisst wohl auch, Sie werden nicht gerade von den Studenten überrannt?
Es gibt ganz klar einen «War for Talents». Gute Studenten können sich heute aussuchen, wo auf der Welt sie studieren wollen. Auf PhD-Ebene rekrutieren wir denn auch international. Die Schweiz und Basel haben dabei weltweit eine sehr gute Ausstrahlung, und in der Bioinformatik gehört die Schweiz zu den drei top Destinationen weltweit. Global gesehen hat die Schweiz die höchste Dichte von Bioinformatikern.

Dennoch haben wir das Problem, dass es in den sogenannten Mintfächern an Nachwuchs fehlt?
Man müsste in der Schule ansetzen: Die wenigsten Maturanden haben eine klare Vorstellung, was ein Wissenschaftler im Alltag so macht und was genau hinter der Informatik steckt. Das Bild vom Biologen, der auf der Wiese sitzt und den Kaninchen beim hoppeln zusieht, trifft einfach nicht zu und muss sich ändern. Zudem sollte man auch vermitteln, dass Naturwissenschaftler gesuchte Leute sind. Soweit ich weiss, haben wir bisher noch keine arbeitslosen Bioinformatiker produziert.

Viele Bioinformatiker arbeiten in der Westschweiz – warum?
Das SIB Schweizerische Institut für Bioinformatik wurde ursprünglich in Genf gegründet, und Swiss-Prot, die weltweit grösste Wissens-Datenbank im Life Sciences-Bereich, hat ihren Sitz in Genf und Lausanne. Diese Datenbank wird vom Bund und von den US National Institutes of Health (NIH) unterstützt und ist für Wissenschaftler der ganzen Welt die Referenzdatenbank für Proteine. Swiss-Prot ist auch der Grund, dass 1998 das SIB gegründet wurde als der Schweizerische Nationalfonds beschloss, die Pflege von Datenbanken nicht mehr zu unterstützen. Daraufhin erhielten wir tausende von Zuschriften aus der ganzen Welt, die sich dafür einsetzten, dass Swiss-Prot bestehen bleibt - auch grosse Pharmafirmen boten Geld an. Durch die Gründung des SIB wurde dafür gesorgt, dass die Datenbank öffentlich blieb. Heute sind mehr als 50 wissenschaftliche Arbeitsgruppen aus der gesamten Schweiz Mitglied im SIB, und über 600 Wissenschaftler arbeiten an Schweizer Universitäten und ETHs im Bereich der Bioinformatik.

Die Datenberge in den Life Sciences steigen exponentiell an, was ist der Auslöser?
Die Anforderungen an die IT Infrastruktur sind praktisch in sämtlichen Gebieten der Life Sciences massiv angestiegen. So haben zum Beispiel unsere Kollegen am Biozentrum jüngst ein neues Mikroskop gekauft – dieses kann pro Tag zwei Terabyte Daten erzeugen. Wir sehen ähnliche Entwicklungen im Bereich der Genomics und anderer Hochdurchsatzverfahren. Moore’s Law besagt, dass sich die Rechenleistung der Prozessoren alle 18 Monate verdoppelt. Seit ungefähr 2007 reicht dies nicht mehr aus, um mit der Datenproduktion in der Wissenschaft Schritt halten - das Datenwachstum in der Lebenswissenschaft läuft der Rechenleistung davon. Deshalb brauchen wir neben einem Ausbau der IT Infrastrukturen auch schlauere Konzepte und Algorithmen. Und genau da kommen die Bioinformatiker ins Spiel, von der Planung der Experimente über die Analyse der Daten bis zur Modellierung der Systeme basierend auf den Ergebnissen.

Das heisst auch, hier gibt es ein grosses Feld für Innovationen. Warum gibt es dann nicht mehr Bioinformatik-Startups?
Unsere Studenten beschäftigen sich hauptsächlich mit wissenschaftlichen Problemen und möchten auf dieser Ebene ihren Beitrag leisten. Und wenn unsere Studenten Startup-Ideen haben, dann liegen diese häufiger im wissenschaftlichen Bereich und weniger in der Informatik, also etwa in der Molekularbiologie oder in medizinischen Anwendungen.

Wird es irgendwann einen Hersteller einer Bioinformatik-Standardsoftware geben?
Ich sehe momentan keine Anzeichen für eine kommerzielle «Standardsoftware» für Bioinformatik - in vielen Fällen sind wir noch weit von «Standard Workflows» in der Interpretation der Daten entfernt. Die experimentellen Technologien entwickeln sich sehr schnell, und die Entwicklung neuer Methoden und Algorithmen ist ein spannendes Forschungsgebiet. Ich glaube, wir werden auch in Zukunft ein Biotop verschiedener Lösungen und Tools einsetzten. Die wichtigsten Programme in der Bioinformatik sind heute Open Source. In meinem eigenen Arbeitsgebiet sind die akademisch entwickelten Software Tools innovativer und leistungsfähiger als kommerzielle Lösungen. Wichtig sind dabei Standards, die einen reibungslosen Datenaustausch ermöglichen.

Bioinformatik lässt sich also gar nicht kommerzialisieren?
Doch, aber in den meisten Fällen kommt der «added value» in unserem Bereich eher aus Knowhow und Services als dem Verkauf von Software. Es gibt eine ganze Reihe erfolgreicher kommerzieller Anwendungen, wie zum Beispiel der erste nicht-invasive pränatale Test für verschiedene Trisomien in der Schweiz, für den die Bioinformatik von unseren Kollegen am SIB Lausanne entwickelt wurde. Und mit Genedata haben ja eines der erfolgreichsten Bioinformatik Unternehmen direkt vor Ort hier in Basel.

Könnte das Potenzial nicht grösser sein?
Ich denke es gibt ein sehr grosses Potential in diesem Bereich und der Markt entwickelt sich schnell. Aber gerade bei den daten-getriebenen Projekten - etwa im Umfeld von personalised health - spielt die Regulierung keine unwesentliche Rolle. In Ländern wie der Schweiz mit etablierten rechtlichen Strukturen ist der Einstieg für neue innovative Lösungen oft nicht ganz so einfach. In sogenannten «Emerging Markets» dagegen sind die Eintrittshürden sehr viel geringer, und wir sehen in diesen Ländern eine regelrechte Goldgräberstimmung. Es bleibt abzuwarten, welche dieser Ideen sich am Ende als echte Innovationen im Gesundheitsmarkt durchsetzen werden.

Interview: Thomas Brenzikofer und Nadine Nikulski, i-net

*Torsten Schwede ist Professor für «Structural Bioinformatics» am Biozentrum der Universität Basel und Mitglied des Vorstands am SIB Swiss Institute of Bioinformatics. Als Leiter von «sciCORE» ist er für die Organisation der wissenschaftlichen IT Infrastruktur an der Universität Basel verantwortlich.

 

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18.06.2019

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Basel researchers facilitate new libraries for drug discovery

13.06.2019

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«Europe is very much about stakeholders, Silicon Valley about shareholders»

21.08.2014

Michael Dillhyon is a US entrepreneur and investor living in Zug. Originally, he moved to Switzerland and only wanted to accompany the exit of a US spin-off company. But a growing family and new plans made him stay – he even discovered he has roots in this small country.

In our interview, Michael Dillhyon talks about his past and latest projects and explains what Swiss entrepreneurs do differently from US entrepreneurs.

What brought you to Switzerland and how did you end up staying in Zug?
Michael Dillhyon*: In 2003, I founded a company in the United States called «Netelligent». And we had an opportunity at Netelligent to spin-off a software company called «ActiveObjects» in Europe. The original plan was to be in Switzerland only for a short time until the exit took place and also to enjoy Europe. But in 2004, about two weeks before we were to leave Switzerland, I came home from the office and my wife said: «I’m pregnant.» We already thought that moving to Switzerland was a big change but on top of that, we were even going to have a child in this country.

Originally, you planned to return to the US afterwards. What was your reason to stay?
We liked our life in Switzerland a lot and saw that it was a good place for our children to grow up, but there is also another side to the story. As you may have noticed, I have quite a unique last name. My father discovered that his grandfather’s original name was «Jaeger-Blützinger» – and he was from Glarus. So you see, we moved to Zug firstly for economic reasons, then we stayed for the family and in the end it turned out that I have my roots in this country!

And the European expansion worked out for Netelligent?
Yes, it just evolved! In the end, ActiveObjects was acquired.

What made you become an investor in Swiss companies?
When I sold my stake in Netelligent and we sold ActiveObjects around 2010, I held some board roles and small jobs. Until then, I was not really involved with Switzerland business wise. I thought this was an interesting country and therefore decided to use my entrepreneurial skills. I travelled around Switzerland and realised that the Swiss do not think of themselves as entrepreneurs. But I can see that the idea of entrepreneurship is very strong in Switzerland; however, most of the people are more «lifestyle entrepreneurs». There is a big difference between this and «growth entrepreneurship». Risk capital doesn’t usually get invested in lifestyle entrepreneurship.

What projects are you following now?
When I travelled around Switzerland to make investments, I found that there weren’t enough companies that were ready that I could invest in. So I wanted to change the whole environment to create more investable alternatives. The idea was to change people’s mind-set. The difference between Europe and America is: The European community is all about stakeholders; but in America, in particular, Silicon Valley, it is about shareholders. The workforce here in Europe is not as flexible as it is in the United States.

There are many who think that Switzerland should be imitating Silicon Valley – what is your opinion?
The conservative market economy and the liberal market economy are very different and Switzerland should not try to be Silicon Valley. What’s missing in Silicon Valley is building sustainable long-term businesses. Everybody expects things to happen in three to five year increments. But a Raiffeisen or a Nestlé in Switzerland has a different approach. That’s why healthcare represents an unbelievable opportunity for Switzerland. These companies need long-term planning. The top 100 health software companies with 50 million or more revenue, aren’t fast-burners. Most of them take some time to reach 50 million in revenue and by that time, they are strong and solid.

So what should Swiss entrepreneurs do better?
I talked to many people here and invested in several small companies in Europe and the US between 2008 and 2012. If I approached a company in Switzerland and wanted to know plausible value-enhancing steps about how they were going to return my invested money, I usually got nice product descriptions but no business idea. It seems that for the engineering type of entrepreneurs in Switzerland, talking about figures and future steps are very difficult. They can tell you everything about their product, but they don’t know how to sell, how much money they need as an investment or when they will be able to return my investment.

But they have a business plan, don’t they?
The problem is that you get a cost-curve that goes up and an investment curve that goes down. But nobody can tell you at which steps you are getting to the break-even. I need to hear whom they will be calling to sell their product to.

So what you are saying is that we need more sales people in Switzerland?
Yes! Switzerland has a great history of micro engineering and bioinformatics; it’s the life sciences Mecca! It has the highest number of Nobel Prize winners per capita. But if you ignore Novartis and Roche, there are not many innovative companies left. The Swiss Government is very brave. It puts a lot of money on the table for early stage life sciences research. The problem is, the companies receiving the money need to sell their ideas to investors, to clients and to the media, etc.

But how can innovation be fuelled then?
Clusters of innovation are driving the innovation and building ecosystems. Rather than taking Swiss entrepreneurs to boot camps in Silicon Valley, we need more people who want to be part of this environment like lawyers, designers or marketing people. Because that’s the great thing about Silicon Valley, you can be in any room and create a team overnight because you have all the experts there.

So there aren’t enough talented people in the startup environment?
In the US, everybody is eager to work for equity and wants to be part of the next Facebook. But in Switzerland, nobody wants to be paid in shares and the most talented people take high-level jobs in large pharma companies and in the financial industry.

The big Swiss companies that make up for the innovation index were not built with venture money but with bootstrap money i.e. private people financing them. Is that still a good approach?
I totally believe in this. It shouldn’t be your goal to sell the company; you should rather see if you can sell your stuff. In Switzerland, we have far too many accelerators and incubators where companies easily get seed money! That is not enough; we need to build an ecosystem!

Doesn’t an ecosystem build itself? There is no agency of Silicon Valley.
No it doesn’t build itself; you need to seed the ecosystem. I believe that Silicon Valley got started because of the success of one company called «Fairchild Semiconductors» that triggered the development of the area. Here in Switzerland, we have the pharma business, but none of the big players has a real pipeline. Facebook for example has a serious, game-changing plan underneath the hood but I don’t see this in pharma. Switzerland is a great country to start something in - it is small and has a great setup to build a company. I think we would have a Fairchild in Switzerland if the key players were not so closed and so large. A very innovative company in the healthcare space is needed.

So your big bet on the future is «Healthbank». What is this?
«Healthbank» started in June 2012 and we have a long-term plan. The idea behind it is a platform to hopefully create the next Fairchild. In healthcare, it is still very difficult to trade data back and forth. There are many platforms to have data on, but you can’t trade it. Without a central platform, there is no open healthcare data and therefore, there is no collaboration. A company like Google can’t trade your data, because another big player like Microsoft will never plug into that. A middle ground is needed and our system, Healthbank, is completely unbiased. It’s self-sustainable and we have deep trust and complete interoperability. We started it as a Genossenschaft because this legal form has a long-standing tradition in Switzerland. The idea is that if you give us your personal health data, you become a member of the Genossenschaft.

What is Healthbank doing with my data?
Healthbank is not storing the data, but instead the transactions happening with your data – like credit cards. As a Genossenschaft, we have the trust of people. We are interoperable because the data can be shared through our platform and it acts as an intermediary. It is scalable because health data means a lot of money, as there is a very long supply chain and there are a lot of cross-sectional data. If a pharma company needs data for a study, we can tell you that and you can make the decision. You tell us if you would like to provide your data and then pharma receives it. Plus you receive a bit of money for your participation – it’s very simple.

How has this idea been developed so far?
Healthbank is still going through funding, as it was a bit difficult to find risk capital for a Genossenschaft. Personally, I’m leaving Healthbank as CEO for my next venture, which is to kick off a disruptive biosensor company in Europe. But I believe so strongly in the idea of healthbank, that upon my decision to step down as CEO, I made sure the reigns would be passed to a strong Swiss leader in eHealth. Mr. Reto Schegg is the new CEO of healthbank.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, i-net

*Michael Dillhyon was until mid-2014 the Founder/CEO of Geneva-based Healthbank, a citizen-owned, global open health data cooperative. In 2013, he was the first Entrepreneur-in-Residence (EIR) for SystemsX, Switzerland’s largest (800M CHF) early stage life sciences fund, and served as a mentor for the ETH Entrepreneurship Lab. Prior to 2013, Mr. Dillhyon served as Chairman of Genebio, a bioinformatics software firm, and sat on the Strategic Advisory Committee for HealthTIES, an EU-backed consortium of four of Europe’s top regions in biosciences, medical technology and health entrepreneurship.

Previous to his move to Switzerland in 2004, Michael Dillhyon co-founded two US-based firms: Netelligent Corporation and ActiveObjects, where he held the roles of President, Chairman and CEO respectively. Mr. Dillhyon holds degrees in Biochemistry and Anthropology, as well as a MBA from the Olin School of Business.

 

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«With the innovation park, the life sciences hub of Northwest Switzerland will secure its ...

09.07.2014

Professor Joachim Seelig has been Professor of Biophysics at the University of Basel since the inception of the Biozentrum and is still actively engaged in research. He is also on the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland) and is Head of the i-net Technology Field of Life Sciences. In an interview with i-net he speaks about the future of the life sciences and explains why the SIP NWCH is important for Basel as a research center.

The pharmaceutical hub of Basel - and Northwest Switzerland - is undisputed today. Will this still be the case in 30 years?
Joachim Seelig*: It’s natural to wonder what will be in 30 years’ time. When I came to Basel 40 years ago, there were only chemical companies here. In the big four of Ciba, Geigy, Sandoz and Roche, the research heads were qualified chemists. Today these positions are occupied by molecular biologists or medical specialists. The chemical industry has been transformed in the last few decades into a pharmaceutical industry. Clariant is still a chemical company, and the agrochemical company Syngenta has its headquarters here, although they are far less deeply anchored in the region than Roche and Novartis. So when we look back, we see that Basel has changed a lot as a research center, and this change will also continue in the next 30 years.

What part did the Biozentrum of the University of Basel play in this development?
The Biozentrum brought together various sciences, such as chemistry, physics, biochemistry, structural biology, microbiology and pharmacology. The founding fathers of the Biozentrum had an inkling of the revolutionary changes to come from biophysics and molecular biology, it was hoped that the collaboration of these various disciplines could lead to something completely new. I believe it was a very shrewd move to bring these different fields together, and it has indeed also had some important results.

And where does the Biozentrum stand today?
Today, the focus is very much on fields such as neurobiology and microbiology, while biophysics and pharmacology take more of a back seat. This may well make sense and bring majors successes. But my personal interest goes in other directions.

So where should the focus be instead?
For the input on the Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland, interviews were held with around 30 people from the life sciences with the aim of establishing what subjects will play an important role in the future. Three subject areas were identified in the process. Firstly, there is Biosensing, which links biology and electronics - so-called electroceuticals, for example, are pills that do not deliver their active substance until they arrive at a predetermined site in the body. The second subject area is Biomaterials – an example here could be a seed in which every grain is packed in an energy package, which even provides nutrition and develops when it is sown in dry conditions. The third subject area is Large Number Crunching - the ever more personalized medicine is leading to huge volume of data; so methods need to be developed that support the doctor in efficiently analyzing and evaluating the data.

How well positioned is Northwest Switzerland in terms of these three megatrends?
It has to be realistically acknowledged that we are not very strong in almost all three areas. It is precisely this that the Swiss Innovation Park Northwest Switzerland, which will start up at the beginning of 2015 in Allschwil, is designed to change.

Are there already concrete projects?
Yes, the research project Miracle of Hans-Florian Zeilhofer and Philippe Cattin from the Department of Biomedical Engineering in the Medical Faculty of the University of Basel will be the first sub-tenant. The Werner Siemens Foundation, based in Zug, will support this project for five years to the tune of 15.2 million francs in total. The aim of the project is to miniaturize laser technology for endoscopic surgery. Many areas, such as robotics, imaging and diagnostics, sensor technology and micromechanics, play a role in this project. Roughly speaking, it is a medical technology project in which electronics, robotics, imaging and medicine come together.

How big will the innovation park be in the future?
It is assumed that 1000 people and later perhaps 2000 people will be employed there. This critical mass is essential. A role model here could be the technology park in Eindhoven. Ten years ago, Philips opened its research center there with about 2000 employees for collaboration with external groups and companies. Today around 8000 people work there, and sales of around a billion francs are generated. Many new companies have settled there. The engagement of companies such as Roche, Novartis, Actelion and Syngenta will be crucial for the SIP NWCH. But of course outside companies and start-ups have to be attracted.

The University of Basel is not regarded as very innovative; does something not have to happen there?
I cannot let this statement stand unchallenged. Only recently a study was conducted on how efficiently a university works – and the University of Basel came out of this very well. The University of Basel is a full university. The natural sciences represent only a small part, i.e. at most around 2000 of the 12,000 students in total. So the figures of Basel University cannot be compared directly with the ETH or EPFL, which can concentrate entirely on technologies. At the Biozentrum we are engaged mainly in basic research, while applied research is left to others. Nevertheless we have generated a number of spin-offs. For example, Santhera and 4-Antibodies had their first laboratories in the Biozentrum.

What could be done to get more spin-offs in the region?
Attractive conditions must be created in the innovation park, and scouting ought to be institutionalized at the university, so that more projects are developed. I think we are ideally situated here in Northwest Switzerland. The innovation potential in Basel at least is huge, and there are already many start-ups that are doing outstanding work.

Are there issues that Northwest Switzerland could miss out on?
One point that is rather underestimated in Basel is the influence of computer science and the internet on biology and the life sciences. When it comes to information technology we certainly have some catching-up to do. Personally I believe in a stronger link between biology and electronics. I already endeavored some years ago to establish a department for bioelectronics at the university, but I was unable to push it through. But in the innovation park it is essential that we establish this link. It is important to attract the right talents. It is not only Google that should be attractive for really good IT specialists in the future, but also companies such as Roche and Novartis.

You have been involved in i-net as Head of the Technology Field Life Sciences for some years – what role should, can, ought i-net increasingly play in this field?
Basically people are grateful for and in many cases also excited by what i-net is doing for them. As a neutral link between the various actors, i-net can and will also play a major role in the Swiss Innovation Park in future. The life sciences companies are experiencing frequent personnel changes due in many cases to the global operations of these companies. It is becoming ever more difficult to find contact partners who have the authority to make decisions and at the same time have a profound knowledge of our region. The decision makers in the private sector are too tied up in the requirements of their jobs to find time for honorary activities in important bodies in our region. Life in the private sector has become faster and more global, and the local and regional networks suffer as a result. It is therefore important that a professional organization in the shape of i-net takes on this role and institutionalizes it.

Interview: Stephan Emmerth and Nadine Nikulski, i-net

*Professor Joachim Seelig was one of the first researchers of the Biozentrum at the University of Basel and was Head of this Department between 1997 and 1999 and also from 2000 to 2009. He is a member of the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park Northwest Switzerland) and serves in an honorary capacity as Head of the i-net Technology Field Life Sciences.

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Santhera receiving up to 105 million Swiss francs

23.05.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is top European accelerator

21.05.2019

report Micro, Nano & Materials

«Nanomedizin ist ein zentrales Standbein der Medizin der Zukunft»

05.06.2014

Notfälle, Pikettdienst, lange Arbeitszeiten: Trotz einem herausfordernden klinischen Umfeld ist es für Professor Patrick Hunziker (im Bild links) sehr wichtig, seine ärztliche Aufgabe am Patienten mit dem akademischen Auftrag einer Uniklinik, der Weiterentwicklung der Medizin, zu kombinieren. Deshalb widmet er sich in ruhigeren Momenten mit seiner Forschungsgruppe der Erforschung neuer Diagnostik- und Therapiemethoden der Nanomedizin. Der Kardiologe arbeitet als stellvertretender Chefarzt der Klinik für Intensivmedizin des Universitätsspitals Basel und gilt als ein Pionier der Nanomedizin. Neben seinem anspruchsvollen Pensum als Arzt und Forscher ist Hunziker ausserdem Mitbegründer der CLINAM-Stiftung und des Start-ups «Speroidals GmbH».

Beat Löffler (Bild rechts) arbeitet seit Jahren eng mit ihm zusammen. Er leitet die CLINAM-Stiftung und betreibt intensiv Öffentlichkeitsarbeit für die Nanomedizin. Gemeinsam haben die beiden den jährlich in Basel stattfindenden CLINAM-Summit zu einem international beachteten Kongress für Nanomedizin gemacht. Im Interview erklärt Patrick Hunziker, warum der Begriff Nanomedizin wohl bald verschwindet und Beat Löffler zeigt auf, warum zehn Minuten Redezeit an einem Kongress ausreichen.

Herr Professor Hunziker, wie sind Sie zur Nanomedizin gekommen, gab es da ein besonderes Schlüsselerlebnis?
Patrick Hunziker*:
Ich arbeitete in den späten 90er-Jahren in der Kardiologie und da wurde mir einmal die Frage gestellt, ob ich wisse, was Nanotechnologie sei. Ich hatte ehrlich gesagt wenig Ahnung von diesem jungen Feld und nahm deshalb die Einladung zu einer Tagung von Nanowissenschaftlern in Bern an. Ich habe dort viel über die wissenschaftlichen Grundlagen gehört, aber mich interessierte vor allem, wie die Nanomedizin einen Beitrag zur Entwicklung der Medizin und letztlich zum Wohlergehen der Patienten leisten kann. Nanomedizin war zu diesem Zeitpunkt noch ein völlig unerforschtes Feld. Wenn man 1998 nach Nanomedizin gesucht hat, fand man vielleicht 200 Referenzen in der Fachliteratur, die praktisch ausschliesslich als «Science Fiction» einzustufen waren.

Und das hat Sie nicht stutzig gemacht?
Hunziker: Ich fragte mich, was davon Realität werden könnte. Nach einigen Jahren der Forschung auf diesem Gebiet traf ich Beat Löffler, der in Basel eine Konferenz über Nanomedizin machen wollte. So gründeten wir 2007 die CLINAM-Stiftung. Beats primäres Interesse war, die Nanomedizin interdisziplinär vorwärts zu bringen, ihm schwebte ein internationales Expertennetzwerk vor. Wir initiierten die Gründung der Europäischen Gesellschaft für Nanomedizin, bauten das European Journal of Nanomedicine auf und fingen unsere Kongressreihe an. Dank der CLINAM-Stiftung konnten wir von Industrie bis Akademie alle Aspekte der Nanomedizin Stück für Stück abdecken und den Dialog fördern.

Wie hat sich das Thema Nanomedizin in Tagungen entwickelt?
Beat Löffler*: Als wir im Jahr 2007 in Griechenland an einer Tagung der European Technology Platform on Nanomedicine teilnahmen, kamen etwa 100 Teilnehmer, aber der einzige anwesende Mediziner war Patrick Hunziker – er war ein Pionier. Alle anderen waren Biologen, Pharmakologen, Ingenieure und Chemiker. Wir fragten uns, wo die Mediziner geblieben waren und entwarfen daraufhin eine eigene Konferenz, die 2008 erstmals in Basel stattfand. Bis heute beginnt sie mit Klinikern, welche über ungelöste Probleme in der Medizin sprechen. Danach kommen Experten der Nanotechnologie zum Zug, die berichten, wie man diese Krankheiten mit nanotechnologischen Lösungsansätzen angehen kann. Mit den Jahren kamen Fragen der Gesetzgebung, Diskussionsrunden über die Risiken und Chancen sowie erste Ergebnisse für Medikamente und Geräte in präklinischen und klinischen Studien hinzu. Von Beginn an waren auch die Themen Ethik, Toxizität und Armutserkrankungen wichtig – das hatte in diesem Gebiet Pioniercharakter.

Was ist denn Nanomedizin genau?
Hunziker: Nanowissenschaften beschäftigen sich mit einer Lücke. Von der Makroebene führte die Miniaturisierung zu Objekten der Mikrotechnologie; auf der anderen Seite beschäftigen sich Chemiker mit molekularen Strukturen. Dazwischen, also zwischen der Mikroebene und der Welt der Atome und Moleküle, liegt der Nanometer-Bereich. Allerdings war das Verständnis hierfür mangels guter Untersuchungsmethoden bis gegen Ende des letzten Jahrhunderts sehr beschränkt. Dies gilt auch für die Medizin: Körperzellen bestehen aus Nanostrukturen, die das Leben überhaupt ermöglichen. Dank der Nanomedizin hat man heute ein grösseres Verständnis für die Lebensprozesse und wir haben gute Fortschritte bei der Diagnose und der Therapie von Krankheiten erzielt. Es wird immer offensichtlicher, dass die Nanomedizin eines der ganz zentralen Standbeine der Medizin der Zukunft ist.

Wie reagieren Sie auf die Ängste, die es in der Bevölkerung zum Beispiel vor Nano-Robotern im Gehirn gibt?
Hunziker: Die Frage von Nutzen und Risiken war von Anfang an ein Thema. Es ist wichtig, dass man auch in der Nanomedizin wie für alle Technologien die Möglichkeiten und Gefahren genau untersucht und abwägt. Ich verwende Nanotechnologien nur dort, wo ich nach Prüfung aller Risiken einen echten Mehrwert für den Patienten sehe. Da bin ich sehr kritisch. Aber wenn ich das nicht wäre, würde ich ja mein Berufsziel verfehlen. Es ist sehr wichtig, dass die Forschung von allen Verantwortlichen, also den Forschern, den Gutachtern und den Regulierungsbehörden so geprüft wird, dass Risiken für die Patienten praktisch ausgeschlossen werden können.

Was ist die Rolle der CLINAM-Stiftung und welche Aufgaben hat diese?
Hunziker: Das Ziel der Stiftung ist es, die Anwendung der Nanowissenschaften in der Medizin zu fördern, ihre Chancen und Risiken zu erkennen und sie zum Vorteil für den Patienten einzusetzen.
Löffler: Die Stiftung möchte ein Netzwerk von Fachleuten der Nanowissenschaften aufbauen. Dies ist uns weitgehend gelungen, die Stiftung hat heute internationale Kontaktpunkte und es herrscht ein reger Austausch. Fast ein Drittel der 500 Teilnehmer des Kongresses sind Mediziner und Kliniker. Aber auch der Anteil von Teilnehmern aus der Industrie wächst stetig. Der jährlich in Basel stattfindende CLINAM-Summit für Nanomedizin und «Targeted Medicine» ist eine weltweite Plattform für Experten. Nun steht der 7. Kongress bevor und wir freuen uns, dass die internationalen Regulierungsbehörden den CLINAM-Summit als neutrale wissenschaftliche Plattform ausgewählt haben um das «International Regulators Meeting on Nanotechnology» durchzuführen. Neben diesem Meeting an welchem ausschließlich Regulierungsverantwortliche zugelassen sind, werden die Regulierungsverantwortlichen aus allen fünf Kontinenten unter der Leitung der Generaldirektion der EU auch eine öffentliche Debatte über die weltweite Harmonisierung der Gesetzgebung sowie die einheitliche Definition von Nanomedizin führen.

Neben Ihrer Aufgabe als Chefarzt leiten Sie eine Forschungsgruppe aus der sogar das Start-up «Speroidals GmbH» hervorging. Wie funktioniert das?
Hunziker: Ich erhoffe mir, dass durch die Nanowissenschaften Einsichten gewonnen und zum Wohle der Patienten umgesetzt werden können. Aber der Sprung von der akademischen in die industrielle und dann in die klinische Phase ist schwierig, die regulatorischen Hürden sind sehr hoch. Die Nanomedizin dringt deshalb nur sehr langsam bis zu den Patienten vor. Das heisst, dass es in dieser Phase sehr wichtig ist, dass sich Forscher frühzeitig Gedanken machen, wie aus ihrer Idee ein umsetzbares Produkt wird, und sich die Kliniker überlegen, wie sie die neuen Möglichkeiten in die Behandlungsstrategien integrieren. Ich möchte eigentlich nicht sehen, dass eine Schweizer Innovation wegen fehlender Entwicklungsmöglichkeiten in die USA verkauft werden muss. Diese Arbeitsplätze würde ich lieber in der Schweiz behalten.

Existiert eine Zusammenarbeit mit «Big Pharma»?
Löffler: Pharmafirmen sind natürlich mit Begriffen wie «Nanotechnologie» vorsichtig und beobachten das Technologieumfeld genau, um nicht aufgrund eines Technologie-Labels eine falsche Botschaft zu vermitteln. In den USA und in England ist der Terminus Nanomedizin als «Anwendung der Nanotechnologie in der Medizin» heute bereits gut akzeptiert. Der Begriff «Nanomedizin» braucht noch etwas Zeit, bis alle Stakeholder ihn unbeschwert nutzen. Dass der Begriff immer klarer definiert wird und die Regulierungs-Behörden eine internationale Definition anstreben, hilft stark.
Hunziker: Die Entwicklung neuer Medikamente wird immer teurer. Deshalb müssen auch Pharmafirmen verstehen, welche neuen Geschäftsmodelle realistisch sind. Bereits heute ist die personalisierte Medizin ein starkes Schlagwort. Die Nanomedizin ermöglicht es, verschiedene Aspekte wie zum Beispiel Medikamententransport im Körper, Rezeptorbindung und die zelluläre Wirkung in einem Objekt zu kombinieren. Es ist also möglich, durch unterschiedliche Kombination dieser Aspekte ein riesiges Spektrum an massgeschneiderten Therapien anzubieten, welche für bestimmte Patienten optimiert werden. Gleichzeitig bedeutet dies aber für die Industrie und für die regulatorischen Behörden auch in vieler Hinsicht ein Umdenken.

Vielen ist noch nicht bewusst, dass die CLINAM, ein weltweit beachteter Summit über Nanomedizin mit mehr als 500 Teilnehmern, in Basel stattfindet. Wie bekannt ist CLINAM und was macht das Besondere aus?
Hunziker: Tatsächlich ist unsere Konferenz in der Region noch immer relativ unbekannt, was im Gegensatz steht zur Bedeutung, die der Anlass weltweit gewonnen hat. Mit der Konferenz wollen wir etwas tun, was gut für die Menschen und für den Standort Basel ist. Heute können wir immerhin sagen, dass unsere Konferenz in der Region Basel bei der siebten Durchführung vielen Fachleuten bekannt ist und die internationalen Opinion Leaders in diesem Gebiet zusammenbringt. Wir möchten sie auch ganz gern in der Region behalten. Vor allem, weil uns am Anfang viele alt eingesessene Basler geholfen haben, unser Projekt in die Realität umzusetzen.
Löffler: Wir haben dieses Jahr internationale Referenten aus 29 Ländern am CLINAM-Summit. Das CLINAM-Konzept ist als «Debate Conference» strukturiert – eine Methode, die ich 2005 entwickelt habe. Jeder Redner hat zehn oder fünfzehn Minuten Zeit, um sein Thema vorzustellen. Das ist wenig, die Speaker müssen den Vortrag sehr gut erarbeiten, um anzukommen. Die Diskussion der Themen in die Tiefe findet im Anschluss an mehrere Kurzvorträge statt und wird später in den Lounges im Foyer vertieft. Das macht CLINAM zu einem sehr lebendigen Anlass.

Wie wichtig ist Öffentlichkeitsarbeit für Sie und CLINAM?
Löffler: Es wäre sehr gut, wenn wir nicht nur Fachkräfte, sondern auch die Öffentlichkeit für unser Thema interessieren könnten. Wir hatten dazu bisher einfach zu wenig Zeit und Kapazität. Patrick Hunziker hat schon öfter Vorträge auch für Laien durchgeführt, um zu erklären, was die Nanowissenschaften sind und was die Nanomedizin genau beinhaltet. Er war auch an Schulen und konnte dieses komplexe Thema den Schülern einfach und verständlich näherbringen. Natürlich würde es uns freuen, wenn unser international ausgerichteter Kongress auch regional bekannter würde. Wir könnten uns zum Beispiel vorstellen, einen Anschlusstag für die breite Öffentlichkeit zu organisieren.
Wie könnte man die Stiftung und den Kongress besser unterstützen?
Hunziker: Wir hoffen natürlich, von der Universität noch mehr Rückenwind zu spüren. Es wäre auch schön, wenn die Finanzierung eines Tages einfacher werden könnte, indem sich der Standort Basel längerfristig für das Projekt CLINAM engagiert und anerkennt, dass es als Unikat förderungswürdig ist. Basel ist ein guter Standort und ich bin sicher, dass die Region von unserem Kongress und der Stiftung profitiert.

Wo sehen Sie die Nanomedizin in 10 Jahren?
Hunziker: Die Nanomedizin wird zu einer Grundlagentechnologie der Medizin der Zukunft. Dies wird so normal sein, dass der Begriff «Nanomedizin» vielleicht sogar verschwindet. Bei den heutigen Smartphones spricht auch keiner mehr von Mikrotechnologie, obwohl dies faktisch der Fall ist – und genau das wünsche ich mir für die Nanowissenschaften. In der medizinischen Diagnostik wird meines Erachtens die Technologie bald angewendet und die personalisierte Medizin wird in 15 bis 20 Jahren Standard sein.

Interview: Ralf Dümpelmann und Nadine Aregger, i-net

*Patrick Hunziker hat in Zürich Medizin studiert und liess sich zum Facharzt für innere Medizin, Kardiologie und Intensivmedizin ausbilden. Ende der 1990er Jahre begann Patrick Hunziker sich als erster Arzt in der Schweiz für die Einführung der Nanotechnologie in die Medizin zu interessieren. Neben seiner Tätigkeit als stellvertretender Chefarzt der Klinik für Intensivmedizin am Universitätsspital Basel ist Hunziker Gründungspräsident der Europäischen Gesellschaft für Nanomedizin (CLINAM).

*Beat Löffler hat in Basel und Berlin Kommunikationswissenschaften, Recht, Philosophie und Politikwissenschaften studiert und war Generalsekretär bei BioValley Upper Rhine. Heute ist Beat Löffler CEO bei der Europäischen Gesellschaft für Nanomedizin (CLINAM) und Inhaber der Loeffler & Associates GmbH.

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Helmut Kessmann: «Biotech can be a real roller coaster ride»

06.03.2014

Helmut Kessmann has been involved in the life science startup scene on the Rhine from the beginning. Today, the native from North Germany is Head of Business Development at Polyphor. Previously, he was co-founder of Discovery Technologies and a member of the executive management of Santhera, both IPO companies.

In the interview with i-net he talks about the development of the Life-Sciences-Standorts Basel and the success factors for biotech startups.

Mr. Kessmann, how do you rank Basel as a location for biotech companies?
North Western Switzerland is one of the best locations for biotech startups globally and in Europe amongst the top three. However, we must not rest on our laurels; otherwise we risk ending up back where we were in the early 90s.

Wasn’t Basel already a pharmaceutical and chemical city at that time?
Yes, but no one wanted or could establish a biotech startup company here. The normal career path of people was that they joined one of the large corporations like Ciba, Sandoz, Roche, after studying and remained there until they retired. Then, in 1996, the merger of Ciba and Sandoz to form Novartis happened and suddenly there was a very active and successful biotech scene. This transpired within a few years - an experience that still fascinates me today.

Did you immediately jump on the bandwagon?
I was employed by Ciba-Geigy, but I have already played with the idea for a few years to start my own business. At that stage no one was willing to finance projects in Basel. This changed immediately after the merger of Ciba and Sandoz in 1996 when the Novartis Venture Fund was founded. Suddenly we were in the game. Discovery Technologies was among the first startups in which they invested. Our advantage was that we had a complete business plan in our pocket.

The Novartis merger was therefore the trigger for the startup scene in Basel?
Yes, but that alone was of course not enough. A fund needs to be managed by the right people. Jürg Meier and Ruedi Gygax were exactly the right people. In addition, there were many more important initiatives in the regions. If you summarize you’ll see that, in just two years, more than 20 companies were in the starting blocks, ready to move. Since then, a lot has happened and now there are extremely successful companies such as Actelion, Basilea, Evolva and Polyphor. More have since been acquired such as Speedel or Glycart. Today, there are not only many ways to gain access to funding, but also support networks such as that of i-net innovation networks. Without the positive environment for Biotech startups the establishment of a new company is very difficult. Also, one should not forget that globally there is active competition for new companies.

But Discovery Technologies, co-founded by you, then relocated to the USA?
Not quite, we opted for the IPO to go to the US, but the operational activities remained and continued unchanged in Allschwil. For this purpose we merged in 2000 with a US chemical company and created Discovery Partners Ltd. headquartered in San Diego. I think our company was one of the last with a successful IPO before the crash in the fall of 2000. Then the market lost 75 percent of its value in just a few months. Fortunately, Discovery Partners was profitable before the IPO and did not have to rely on further funding. Later, Discovery Partners became Infinity Pharmaceuticals through another merger, which is still successful today, especially in drugs for oncology.

Your next venture, Graffinity, did not proceed exactly as planned?
I had learned that investing in the life sciences sector is done in waves and the preferred areas for investors can quickly change. With Discovery Technologies, we were able to ride on the height of the investment wave in the late `90s. However, Graffinity in Heidelberg, found itself at the end of this cycle, even though the technology was very innovative and actually fitted the needs of the "genomic era" perfectly. Thereby, we could record 30 million euros in April 2001, which was at least the second biggest round of funding in Germany that year. But only months later, and as a result of the biotech market crash, the interest of the investors in "platform companies" decreased to zero and people wanted to see clinical products.

How did you continue with Graffinity?
We had to be creative. After some searching we found an ideal partner namely MyoContract located in Basel. MyoContract was the first spin-off of the Biozuntrum in Basel and was established due to the great vision and initiative of the founder and CEO, Thomas Meier. The company had a product candidate but no money, and we had money but no product candidates. The result was Santhera. Graffinity was leached out of the new company through a management buyout and now supplies the old technology to the service business. Thereby Graffinity could survive without further venture capital.

But after the great start Santhera is still waiting for the breakthrough?
Biotech is rarely straightforward, but I am convinced that Santhera will also be commercially successful. Their focus on rare diseases, for which there is virtually no treatment, was correct in any case. In 2006 the company made a successful IPO and we received outstanding support from investors, researchers and patient organizations. Unfortunately, the most important product demonstrated later in the clinical Phase III that it did not have the effectiveness we hoped it would have. At one stage over 80 percent of the goodwill was gone. But that is how it is in biotech - a real roller coaster ride.

Was there a Plan B?
Yes, the company is currently trying to obtain the European market approval for the treatment of sudden blindness, a rare hereditary disease. The decision will probably be made in 2015. For me, personally, there was not much to do at Santhera in 2011 and I accepted an offer from my present employer, Polyphor. I have been the Head of Business Development since 2011.

How do you see the local biotech startup scene today?
We have already achieved a lot, but I would like to see many more young companies. Basically, Biotech is one of the most profitable investments, but there are big ups and downs. Many investors show interest - but there is also uncertainty. This is manifested in the new financing models. Private capital plays an increasingly important role. In Polyphor, investments were made almost exclusively by individuals. These are usually wealthy individuals from the surrounding area with a great affinity for pharma.

What is the most difficult phase for a startup?
Once the effect of a drug in humans is demonstrated, the financing is often easier, although you then really need large amounts of money. At this time good deals with interested pharmaceutical companies are also usually possible. It is very difficult earlier, as well as between the early pre-clinical development and proof of concept phases. Here more money needs to flow and this is where the private investor plays a key role - not only in Switzerland. In Germany, for example, a large part of all biotech investments were made by three individuals: SAP founder Dietmar Hopp, and the brothers Thomas and Andreas Strüngmann who sold Hexal to Novartis. Nevertheless, another early-phase innovative fund with an investment strategy similar to the Novartis Venture Fund of the `90s would be very helpful.

What alternative funding models are currently becoming important?
Non-dilutive financing, which means you acquire financing without relinquishing shares in the company, is making its mark. These include, for example, the US Department of Defense and the National Institutes of Health, which are no longer bound to their investments in the United States. Local companies such as Evolva, Santhera and Basilea have already benefited. Patient organizations also play an increasingly important role as they have lots of money. The French Association for muscle diseases, the Association Française Contre Les Myopathies, has an annual budget of nearly 100 million Euros as a result of their famous Telethon. Also joining are organizations such as the Cystic Fibrosis Foundation in the US or the Bill & Melinda Gates Foundation, which has already invested billions, especially in the research of drugs for tropical diseases. The extent of these investments did not exist 10 years ago.

So, is the philanthropic sector strengthening?
Yes, the trend towards alternative financing models, including the Venture Philanthropy (VP) model, is clear. However, little is known about the latter in the biotech scene. Although it is profit-oriented work, in this financing model the profits are reinvested in non-profit organizations for research. In other words, the donors of these funds aim to keep their assets, but not to increase it such as has been customary, but to support a charitable cause. The European VP Association recently had a meeting in Geneva with 700 participants and I was impressed by the professionalism and presence of many bankers and venture capitalists who wanted to learn about this concept or are already active with VP models.

Would Venture Philanthropy also be an approach for North Western Switzerland?
Why not, after all there are already many biotechs that have received funding from such alternative models. It will however not be sufficient for the next wave of startups here in Basel. It also requires an intelligent infrastructure, better early-stage financing, and support organizations and networks such as i-net. It would be a shame if we now just await the next crisis; if it happens we must be one step ahead. Today we can operate from a position of strength and we must exploit it.

Interview by Christian Walter and Thomas Brenzikofer

A short CV of Helmut Kessmann can be found here

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