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report Industrial Transformation

«Chez Bell, nous combinons artisanat et automatisation»

06.05.2019

Une boucherie bâloise s’est muée en groupe alimentaire international au fil de ses 150 années d’existence: Bell Food Group emploie plus de 12 000 collaborateurs dans 15 pays. Markus Ettlin, responsable Industrie 4.0/Automation chez Bell Food Group, présente les projets liés à l’industrie 4.0 en cours et les limites de l’automatisation et des innovations dans le secteur alimentaire.

BaselArea.swiss: Quand les saucisses seront-elles fabriquées par des robots?

Markus Ettlin: Une saucisse cache beaucoup d’artisanat, d’expérience et de savoir-faire. Il serait pour l’heure presque impossible de faire réaliser les étapes nécessaires par une machine, et ça n’est pas notre objectif. Il s’agit pour nous de concilier tradition et innovation. En matière de charcuterie, la tradition et le travail manuel sont très importants. Ce n’est pas demain que les saucisses seront fabriquées par un robot.

Parce que ça ne serait pas un produit demandé?

Je pense que nos clients recherchent un produit artisanal et pas une saucisse totalement industrielle. La saucisse est un produit naturel, aux qualités naturelles, qui doivent être respectées. Il faut beaucoup de savoir-faire pour cela. La production de saucisses ou de jambon requiert une grande expérience et fait appel à tous les sens. Nous travaillons toutefois à l’automatisation de certaines étapes du processus. Nous voulons combiner artisanat et automatisation.

Dans quels domaines l’automatisation est-elle possible?

Nous devons distinguer le secteur artisanal et la production de produits prêts-à-servir (convenience). Le travail manuel restera précieux dans la fabrication des saucisses et du jambon. Dans le secteur des produits convenience, qui doivent tous être identiques, l’automatisation est bien plus avancée. La production de galettes de steak haché et de nuggets de poulet est par exemple très automatisée, puisque ces produits sont mis en forme par des machines. Dans la logistique aussi, nous avons su déployer les technologies de l’automatisation pour les tâches répétitives et pénibles.

Où percevez-vous le plus fort potentiel?

Le niveau d’automatisation est particulièrement important dans la manutention et le conditionnement, mais il ne dispense pas là non plus de personnel humain. Le vrai potentiel réside selon nous dans les données et informations qui sont générées quotidiennement. Nous voulons apprendre de ces données et nous améliorer. Nous nous intéressons par exemple au processus de cuisson, pour lequel plusieurs données sont mesurées, dont la température: il y a les paramètres théoriques et les paramètres réels, et le résultat final. Si les collaborateurs vérifient la température, ils ne peuvent pas garder une vue d’ensemble de tous les paramètres, des différentes valeurs et des corrélations complexes. L’analyse de ces données nous permettra de garantir la qualité du processus de cuisson et du produit, et même de l’améliorer. Elle nous aide aussi à renforcer l’efficacité énergétique et à utiliser au mieux les installations.

Sur quelles transformations et quels domaines Bell met-elle l’accent?

D’une part, la traçabilité du produit et, de l’autre, la transparence des différentes étapes du processus de transformation et leurs conséquences sur le produit fini. L’élément central est donc les normes et la standardisation. Nous voulons déployer des technologies standardisées, transformer les processus automatisés et créer de la transparence.

Quels domaines peuvent être des sources d’inspiration particulièrement intéressantes pour les technologies standardisées?

En matière de transformation de la viande, la spécialité joue un rôle prédominant. Ce qui m’intéresse plutôt dans ma partie, ce sont les technologies que l’on peut utiliser différemment. Il est par exemple possible de transposer certaines pratiques et méthodes de l’industrie pharmaceutique à l’industrie alimentaire. L’industrie pharmaceutique sait ainsi gérer d’importantes quantités de données. C’est très stimulant pour mon domaine. L’industrie automobile est elle aussi très avancée dans les processus automatisés. Les constructeurs ont souvent des lots importants, pour lesquels le volant doit toutefois être positionné tantôt à gauche, tantôt à droite. Ce sont des thèmes qui nous préoccupent aussi, puisque nos produits peuvent prendre différentes formes: plus léger ou plus lourd, avec moins ou plus d’emballage. Nous nous inspirons volontiers des autres secteurs.

Qu’est-ce qui est implémenté?

Nous construisons un important entrepôt frigorifique dernier cri qui présentera un très très grand niveau d’automatisation. La logistique doit, si possible, être totalement automatisée, les collaborateurs doivent séjourner aussi peu que possible dans le secteur des surgelés et il existe des processus d’assistance très automatisés. L’ensemble des installations et des processus généreront des données et des informations que nous désirons analyser à des fins d’amélioration, d’entretien et d’efficacité. Dans tous les domaines, la collecte des données est pour nous une chance de progresser et de garantir la qualité.

Quels défis représentent les transformations prévues pour Bell?

Chez nous, l’industrie 4.0 est fortement liée à l’environnement de production. La numérisation est une étape importante pour nos collaborateurs. Nous voulons inclure tous nos collaborateurs et montrer que les nouvelles technologies sont là pour les assister dans leur travail. Je vois aussi un défi dans la grande complexité de toutes les étapes – tout est lié. Ça n’est pas toujours facile à comprendre. Nous sommes par conséquent appelés à développer des connaissances et à sensibiliser globalement les collaborateurs aux thèmes liés à l’industrie 4.0. Nous devons notamment découvrir par où commencer avec la mise en œuvre et dresser une feuille de route judicieuse.

Bell participe à notre Industry 4.0 Challenge. Qu’avez-vous déjà pu en tirer?

Je connais BaselArea.swiss au travers de différentes manifestations qui donnent toujours lieu à des contacts passionnants. Dans le cadre de l’Industry 4.0 Challenge, je peux voir simplement quelles idées sont répandues et comment les autres perçoivent le monde. Dans les grandes entreprises, il est souvent difficile de tracer de quelle manière les formidables solutions ont été décidées. Les start-up peuvent rapidement montrer une preuve de concept, je peux donc me faire une idée de ce qui existe et de ce que ça signifierait pour moi. C’est extrêmement passionnant pour moi. Notre secteur a aussi des contacts avec les sociétés du dernier Industry 4.0 Challenge. Nous sommes certes à la recherche d’outils standardisés. Mais les start-up comblent souvent les lacunes entre une norme exigeante et le monde réel.

Quelles innovations attendons-nous prochainement dans la branche alimentaire?

La viande produite sans tuer d’animaux: le hamburger de Mosa Meat sera développé à partir de cultures de cellules. Bell possède une participation dans la société néerlandaise qui travaille actuellement à la commercialisation de sa découverte.

report Invest in Basel region

Lonza extends services with new factory

03.07.2019

report Life Sciences

Axovant agrees manufacturing partnership

21.06.2019

report Precision Medicine

«Bâle accélère l’engouement pour la blockchain dans le secteur de la santé»

03.12.2018

Marco Cuomo et Daniel Fritz, de Novartis, se sont intéressés à la technologie de la blockchain il y a deux ans. Ils se fixent aujourd’hui un objectif ambitieux: Ils se sont associés à d’autres compagnies pharmaceutiques pour créer, dans le cadre de l’initiative pour les médicaments innovants (Innovative Medicines Initiative), le programme «Blockchain Enabled Healthcare», dont le lancement est prévu en 2019. Présenté lors du Blockchain Leadership Summit de Bâle, la plus importante conférence suisse dans ce domaine, le programme vise à définir le mode de mise en œuvre de la blockchain dans le secteur de la santé.

BaselArea.swiss: Vous travaillez tous les deux pour Novartis, une société réputée pour ses produits pharmaceutiques plus que dans le domaine technologique. Comment vous êtes-vous intéressés aux opportunités que représente la blockchain?

Marco Cuomo: Nous étions curieux et nous voulions déterminer quels problèmes cette technologie pouvait nous aider à résoudre. Une poignée d’intéressés se sont réunis de manière informelle et nous avons constitué un groupe qui est allé à l’essentiel. Nous avons commencé il y a deux ans.

Qu’avez-vous découvert?

Marco Cuomo: Dans un premier temps, nous avons identifié plusieurs utilisations, afin d’en savoir plus. La chaîne logistique est alors apparue dans notre radar, la blockchain pouvant s’appliquer au suivi et à la traçabilité. Nous avons fait intervenir Dan, notre architecte en technologie de la chaîne logistique, afin qu’il conçoive, à partir de robots LEGO, un modèle allant du fabricant aux pharmacies...

Daniel Fritz: …dans lequel nous avons intégré des capteurs connectés qui mesurent la température et l’hygrométrie, ainsi qu’un contrôle des produits contrefaits. Nous avons constaté la puissance de la blockchain et les opportunités qu’elle offre.

Marco Cuomo: Notre modèle en LEGO a fortement contribué à faire passer notre point de vue, tant en interne qu’à l’externe. Nous avons rapidement réalisé que d’autres entreprises pharmaceutiques devaient se poser les mêmes questions. Nous les avons donc conviées à nous rejoindre.

Pourquoi ne pas avoir développé un projet individuellement?

Marco Cuomo: Il est bien sûr possible d’avoir, par exemple, sa propre crypto-monnaie, mais après? Pour l’échanger, vous avez besoin d’autres utilisateurs. Et la blockchain n’est pas une simple technologie que vous découvrez, déployez et exploitez. Son principal attrait est de transférer une chose de valeur d’un intervenant à l’autre. Dans la chaîne logistique des produits pharmaceutiques, il s’agit du fabricant, du centre de distribution, du grossiste, des pharmacies, des médecins et des hôpitaux. C’est là que la blockchain prend tout son sens. 

Comment cela?

Marco Cuomo: Elle permet de ne pas avoir à modifier son système de gestion des approvisionnements. Vous créez au contraire une sorte d’espace commun. Vous n’avez pas besoin d’intermédiaire. Nous comparons souvent la blockchain à un sport d’équipe, car tous les intervenants respectent les mêmes règles.

Qu’apporte-t-elle dans le secteur des sciences de la vie?

Daniel Fritz: Lorsque nous présentons et expliquons la blockchain, nous ne nous contentons pas des grands principes. Nous envisageons la solution que nous pourrions concevoir pour tenir compte du cadre réglementaire. Certains pensent même pouvoir aller au-delà et révéler une valeur commerciale. Je pense que la plupart des gens peuvent facilement comprendre les nombreux avantages de la blockchain par rapport aux technologies existantes.

Marco Cuomo: Elle apporte de la performance grâce aux économies d’argent et de temps et au surcroît de sécurité qu’elle génère. Les registres électroniques apparaissent clairement dans la blockchain. En cas de rupture de la chaîne du froid, chacun voit immédiatement ce qui se passe. Aujourd’hui, il faut attendre l’arrivée du produit à destination pour constater les dégâts et lancer le processus de renvoi. Grâce à la blockchain, le produit défectueux n’a même pas à quitter le site du fabricant.

Daniel Fritz: Il en va de même avec d’autres chaînes logistiques. Les gens veulent acheter des aliments biologiques, mais comment être certain de leur qualité? La blockchain nous permet de garantir la provenance d’un produit et de limiter, voire d’éliminer les contrefaçons dans la chaîne logistique, ce qui est bénéfique pour les professionnels et pour les patients.

Marco Cuomo: En parlant des patients, leur permettre de contrôler leurs données est l’objectif absolu. Aujourd’hui, les données se trouvent dans différents silos, et sont détenues par les hôpitaux ou les médecins. La blockchain permettrait selon nous un décloisonnement autorisant les patients à décider qui a accès à leurs données.

Voyez-vous d’autres applications dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Notre CEO, M. Vas Narasimhan, aspire à créer une médecine exclusivement basée sur des données concrètes. La blockchain contribue à suivre et à tracer les données, afin d’en garantir l’origine. Les marchés de données permettent aussi de proposer vos données aux sociétés pharmaceutiques et aux chercheurs. Là encore, la blockchain peut aider. Il faut normalement du temps pour établir une relation de confiance aboutissant à l’échange de données précieuses et sensibles, ce dont la blockchain dispense.
Novartis espère pouvoir utiliser ces données pour créer la médecine du futur. Nous étudions aussi la gestion de la responsabilité civile. Comment pouvons-nous nous assurer que nos fournisseurs respectent le droit du travail et les règles de sécurité? Pourquoi devrions-nous effectuer le même audit dix fois par an au lieu d’une seule? Pourquoi ces évaluations ne relèvent-elles pas du fournisseur, si nous avons la certitude qu’il ne les manipule pas?

Lorsque vous avez commencé, il y a deux ans, vous formiez un petit groupe. Où en êtes-vous maintenant?

Marco Cuomo: Nous nous sommes rendu compte que nous devons définir certaines normes pour jeter les bases infrastructurelles de la blockchain dans le secteur de la santé. Nous avons donc soumis le projet «Blockchain enabled healthcare» à l’Innovative Medicine Initiative, dans laquelle Novartis est très engagée, avec plus de 100 projets. Nous avons convaincu huit autres sociétés de nous rejoindre, à savoir J&J, Bayer, Sanofi, AstraZeneca, UCB, Pfizer, Novo Nordisk et AbbVie.
Les fonds proviennent pour moitié du secteur, pour moitié de l’UE, pour un total de 18 millions d’euros pour trois ans. Les candidatures pour collaborer au consortium, qui devraient concerner des hôpitaux, laboratoires, patients, PME et universités, ont pris fin en octobre. Nous élaborerons ensemble un projet qui commencera en fin d’année prochaine.

Quels sont les atouts de la blockchain dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Le principal objectif est de définir des normes pour créer un organe de gouvernance qui survivra au projet. A l’instar du World Wide Web Consortium (W3C), qui définit les normes techniques du Web, nous aspirons à faire de même pour la blockchain appliquée à la santé. Prenez l’Internet, il a fallu définir certaines normes sur lesquelles tout le monde pouvait s’appuyer. Nous espérons qu’il en ira de même pour nous.
Imaginez que Novartis déploie sa propre la blockchain et doive convaincre des milliers de fournisseurs de l’utiliser. Si une autre société fait de même, il devient impossible pour les parties concernées de suivre le produit de bout en bout. Pourquoi les médecins devraient-ils utiliser notre système plutôt qu’un autre? Le patient ne se voit pas systématiquement prescrire des médicaments Novartis. Une norme est nécessaire.

A-t-il été facile de convaincre les autres sociétés de vous rejoindre?

Daniel Fritz: Certaines ont été immédiatement d’accord, d’autres ont eu besoin de comprendre plus précisément notre objectif. Nous avons eu beaucoup d’échanges très porteurs, puisqu’ils nous ont permis d’instaurer de la confiance et une collaboration au sein du consortium, ce qui est l’essence même de la blockchain.

En quoi la présence à Bâle a-t-elle facilité le processus?

Marco Cuomo: C’est là que tout a commencé, sous la houlette de Novartis. L’ensemble des entreprises et universitaires que nous avons approchés lors de la démarche initiale du programme travaillent en étroite collaboration avec nous. Nous bénéficions aussi du fait que notre CEO soutient fortement les initiatives numériques et que notre Chief Data Officer en perçoit tout le potentiel.

Daniel Fritz: L’engouement pour la blockchain s’accélère à Bâle, au sein de Novartis et dans le monde entier. Cette technologie sera profitable aux patients et au secteur, mais il reste beaucoup à faire pour le consortium et avec les partenaires publics.

À propos

Marco Cuomo est Manager of Applied Technology Innovation et Senior Digital Solutions Architect chez Novartis. Titulaire d’un Bachelor of Science in Business Administration, il a rejoint Novartis en 2005, au poste de Business Informatics Engineer.

Daniel Fritz est Supply Chain Domain Architect pour Novartis. Il a auparavant été officier du génie dans l’armée américaine puis responsable des matériaux. Il a étudié à l’académie militaire de West Point et obtenu un Master of Business Administration de l’Université de Duke.

report Innovation

Basel is a hotspot for innovation

05.06.2019

report Life Sciences

Polyphor developing new antibiotics

03.06.2019

report

«J’ai toujours été une des rares femmes dans le milieu industriel»

27.09.2018

SOLO Swiss, à Porrentruy, dans le canton du Jura, construit des fours industriels pour le traitement thermique des métaux depuis 1924. L’entreprise familiale, qui a pignon sur le monde, se développe dans l’industrie 4.0 et se bat pour trouver la main-d’œuvre qualifiée indispensable à ses activités, contre les effets du franc fort et avec des contraintes administratives parfois lourdes. Rencontre avec Anne-Sophie Spérisen, présidente et CEO.

BaselArea.swiss: J’imagine que l’industrie 4.0 est un axe de développement pour vous?

Anne-Sophie Spérisen: Absolument. Par industrie 4.0, on entend la récolte de toutes les données disponibles sur une machine pour les convertir en informations ou «impulses» pour d’autres vecteurs – remontées dans l’ERP (Enterprise Resource Planning), par exemple. Il s’agit aussi de charger et décharger des informations sur la maintenance préventive ou corrective d’une machine. Des alertes se produisent en effet si une turbine arrive progressivement en bout de course. Cela peut être aussi des données de gestion remontées au cockpit de pilotage.

Le potentiel est-il important en termes d’industrie 4.0 dans votre entreprise?  

Oui. Sur nos types de machines, toutes les informations sur chacune d’elles peuvent potentiellement être remontées en amont. L’industrie 4.0 pourrait également être très utile pour la maintenance. Ainsi, on pourrait très bien imaginer fournir des lunettes connectées à notre client pour que nos techniciens, depuis la Suisse, puissent guider celui-ci devant sa machine à Shanghai pour qu’il dépanne lui-même en suivant nos instructions. Notre objectif est vraiment de faire en sorte que l’industrie 4.0 soit un vrai plus pour le client, pour la production, la maintenance, la surveillance, la productivité des machines et le cockpit de gestion.

On a parfois tendance à mettre tout et n’importe quoi dans l’industrie 4.0. Mais de quoi s’agit-il exactement?

C’est l’extraction et le traitement des données d’une manière inédite. Dans l’industrie 4.0, on essaye de relier les nouvelles technologies, les nouveaux processus avec, précisément, cette industrie 4.0. En fin de compte, il s’agit presque de la création de nouveaux produits ou services. C’est la raison pour laquelle nous disposons, depuis deux ans, d’un ingénieur entièrement dédié à ce projet, même s’il n’est pas tout seul à s’en occuper. Il doit maîtriser parfaitement l’informatique, mais aussi le traitement des données et toutes les nouvelles technologies (capteurs, sensors) et possibilités qui y sont liées, car cela évolue en permanence. 

Quid de la maintenance?

Il s’agit pour nous d’un thème primordial. Nous proposons dans ce domaine des portails Internet privés à nos clients. Ils peuvent se connecter sur leurs machines à distance et suivre leur production online. Nous pouvons placer des capteurs partout sur la machine. Ils génèrent des informations pertinentes, qui peuvent ensuite être retransmises sous une forme cohérente, intelligente et intelligible au client, selon ses besoins. Nous devons en fait rendre toutes les informations disponibles pour le client sous la forme qu’il souhaite. Par exemple, l’intégralité de l’historique de la maintenance de son four.

Toujours à propos d’industrie 4.0, trouvez-vous les compétences nécessaires dans le Jura?

Non, ce n’est pas évident. Il y a peu d’écoles formatrices. Et ce sont surtout des spécialistes IT que nous recherchons, spécifiquement pour l’industrie 4.0, mais qui doivent aussi comprendre la technique. Il nous faut à la fois des experts IT et des ingénieurs mécaniques et électriques. Nous sommes ici dans une région de microtechnique, ce qui ne correspond pas à notre domaine d’activité.

L’avenir de SOLO passe par…

…la parfaite maîtrise du process du four, c’est-à-dire tout ce qui se passe à l’intérieur de celui-ci et sur le pilotage de la machine. Le client exige des pièces parfaites après traitement, sans nécessité de reprise, avec la garantie qu’elles respectent les normes qualité de plus en plus exigeantes dans le domaine automobile (CQi9), ou dans l’aéronautique (AMS 2750). La complexité des pièces à traiter, les nouveaux alliages, les nouvelles techniques de production des pièces métalliques (impression 3D), voici notre avenir. Il s’agit là du contrôle parfait du process thermochimique de nos machines. En fait, c’est la métallurgie pilotée et contrôlée par ordinateur.

Pourrez-vous continuer à produire en Suisse?

C’est un défi, car nous vendons seulement 20% de nos machines en Suisse et nous exportons le reste dans le monde entier, car nos machines sont destinées à des industries de niche. A cela s’ajoute le problème du franc fort et les difficultés de trouver des ingénieurs qualifiés dans le Jura, surtout lorsque le marché du travail est en bonne santé. C’est un véritable enjeu pour nous. Une autre difficulté réside dans la complexité des normes et règlements, qui deviennent toujours plus lourds administrativement. En même temps, il s’agit d’une chance pour nous, car cela nous protège de la concurrence des pays low cost, qui ne peuvent pas maîtriser les nouvelles normes de plus en plus exigeantes. Enfin, rester compétitifs, au niveau des prix, est un défi. Avec les nouvelles technologies, nous disposons heureusement de pistes pour améliorer encore notre compétitivité.

Etes-vous optimiste?

Je le suis de nature, même si c’est une lutte au quotidien. Il y a tellement de paramètres qui peuvent bouger à toute vitesse. Par bonheur, les marchés sont stables pour l’instant, nous bénéficions d’une bonne croissance dans la plupart d’entre eux en Europe, en Russie et en Asie et disposons de produits de qualité adaptés à nos marchés de niche. Nous pouvons enfin compter sur une super équipe et avons des développements techniques en vue. 

Que peut-on dire du marché chinois?

Au début, soit dans les années 70 et 80, nous vendions nos fours à des centrales d’achat chinoises. Et nous avons aussi travaillé avec des représentations là-bas. Dans les années 2000, nous nous sommes lancés dans un partenariat avec une entreprise locale. Et, actuellement, nous fonctionnons avec une unité de production à Canton avec une centaine d’employés. Une entreprise gérée par une famille, dont les membres sont devenus des amis. C’était nécessaire et même indispensable de produire sur place pour le marché chinois, en particulier pour pouvoir répondre aux appels d’offres des entreprises gouvernementales.

Comment décririez-vous l’effet femme à la tête d’une entreprise?

Personnellement, ça ne me pose aucun problème. Je suis très à l’aise avec ça. Certains interlocuteurs sont déstabilisés, car une femme est peut-être plus directe qu’un homme. On ose poser des questions, on est plus tenace. J’ai toujours grandi en étant la seule fille ou une des rares femmes: il y en a très peu dans le milieu industriel, ce que je regrette. Il n’y a aucune différence dans la manière de diriger entre un homme et une femme. Ça dépend juste du caractère et de la sensibilité.

www.solo.swiss

Interview: Didier Walzer

report Life Sciences

Santhera receiving up to 105 million Swiss francs

23.05.2019

report Life Sciences

Swiss biotech industry growing

08.05.2019

report Life Sciences

“Basel has all the ingredients required to host a successful company”

11.06.2018

The physician and pharmacologist Nicole Onetto is a member of the Board of Directors at the Basilea Pharmaceutica AG. In the Interview that was featured in Basilea’s annual report she talks about current challenges in oncology.

Great strides are being made in the long-term treatment of oncology patients. As an oncology expert, what do you find to be the most important advancements in the industry?

Nicole Onetto: We see spectacular results in terms of long-term survival in quite a few diseases where, less than ten years ago, there were no new treatments available. And for many forms of cancer, where previously we had only access to traditional therapies such as surgery, radiation therapy and chemotherapy, we have been able to take advantage of the new molecular understanding of cancer to personalize the treatment for each patient. This has facilitated the development and the utilization of targeted therapies associated with superior efficacy and reduced toxicity compared to traditional treatments. Finally, in the last few years, we have been able to harness the potential of the immune system to develop new therapeutic approaches which stimulate our own immune defenses to control cancer growth.

What do you see as the next major treatment improvements that may be achieved in the short and mid-term?

Definitely the further development of immune therapies for cancer patients seems more and more important. These new modalities will need to find the right place in the management of patients and will have to be used in combination with more traditional therapies. The cost-effectiveness of these innovative technologies will also need to be evaluated. Another very important topic will be minimizing toxicity of treatments and avoiding over-treatment.

How can companies succeed in clinical development?

With a more personalized approach to cancer treatment, new opportunities do exist to develop drugs associated with high efficacy in well-defined patient populations. However, drug development will always require patience, perseverance and scientific rigor. Many challenges still remain in treating cancer patients, despite the important progress that has been made. Among others issues, drug resistance is a significant hurdle and continues to be in the focus of Basilea. For patients with resistant diseases, not so long ago, the only possible approach was to change to a new drug, often a new chemotherapy. Now we have gained more insight into the mechanisms of resistance. In addition, many researchers all over the world are investigating the best ways to circumvent treatment resistance. Other important factors are collaborations between academia and the private sector such as companies like Basilea, to develop new innovative drugs to benefit patients.

How can this be supported?

The use of biomarkers to help choose the most appropriate treatment regimen and to select the patients with the highest probability of response to treatment has and will continue to have a major impact on the development of new cancer agents. Biomarker data are key to the design of development plans of new drugs and to go/no go decisions. These data are now often incorporated in the approval process and subsequent commercialization of new drugs. This approach, based on scientific evidence to select new drugs, is one of the major advances that are currently transforming the research and development process as well as clinical study methodology.

Do you see advantages for Basilea being located in Basel?

Basel has all the ingredients required to host a successful company: a vibrant research community, an international reputation of excellence in the pharma industry, a pool of talented people and a strong and stable economy. Basel is a leading life-science hub with the presence of an excellent university, the headquarters of established large pharmaceutical companies and many start-ups and innovative ventures. There are many similarities between Basel and the few well established biotechnology hubs in Europe and North America. This favorable environment has already helped Basilea build a very strong company and should continue to support its further success. So I am delighted to have been elected by Basilea’s shareholders as a member of the board and look forward to playing an active role in the Basel biotech community.

report Invest in Basel region

Basel economy performing strongly

03.05.2019

report Invest in Basel region

Welcome to the Basel region: Cerdia

30.04.2019

report

Meet the BaseLaunch Startups

11.03.2018

Six of the BaseLaunch startups recently started Phase II. They received either grants up to 250,000 Swiss francs or gained free of charge access to BaseLaunch laboratory and office space at the Switzerland Innovation Park Basel Area. Hear what the startups, the BaseLaunch team and selection committee members experienced in the first year. Find out more about what makes BaseLaunch unique.

The BaseLaunch accelerator is now open for applications for the second cycle. Entrepreneurs with a healthcare based project or a game-changing innovation in diagnostics, medtech or related field at the pre-seed or seed funding stage are invited to submit their applications to the program.

Following the application deadline on 14 May, promising projects will be admitted to the accelerator program for a period of 15 months. In phase I, the startups will benefit from the support of industry experts, office- and laboratory space free of charge and access to healthcare partners. After three months, they will be invited to present their idea to the selection committee. They will determine which promising startups will proceed to Phase II that runs for one year.

BaseLaunch is backed by five industry leaders — Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer, Roche and Roivant Sciences. Other public and private partners such as KPMG and Vossius & Partner also support the initiative.

report Invest in Basel region

Lonza plant im Stücki Park neue Arbeitsplätze

29.03.2019

report Life Sciences

Basilea und Roche kämpfen gemeinsam gegen Krebs

29.01.2019

report

«En tant qu’entrepreneur, on doit assumer soi-même les décisions que l’on prend»

06.02.2018

Il y a cinq ans, Alisée de Tonnac a quitté son emploi chez L’Oréal pour parcourir le monde afin de mettre sur pied la première édition du concours de start-ups Seedstars World. Cinq ans plus tard, Seedstars est présent dans plus de 85 villes à travers le monde, dirige ses propres centres de collaboration et de formation et prévoit l’ouverture de 15 Seedspaces destinés à la collaboration et la cohabitation d’entreprises d’ici la fin 2018. BaselArea.swiss s’est entretenu avec Alisée de Tonnac à l’issue de sa présentation au Swiss Innovation Forum qui s’est tenu à Bâle en novembre dernier.

Quelle est la principale raison qui vous a poussé à quitter votre poste prestigieux au sein d’un groupe international pour vous lancer dans une carrière d’entrepreneur?

Je me souviens être tombée sur cette phrase d’Eleanor Roosevelt: «Faites chaque jour une chose qui vous fait peur.» Et je me suis dit alors: pfff, je fais exactement le contraire. Je me satisfaisais de ma propre situation (je me demande d’ailleurs si ce n’est pas justement la définition même de «malheureux»), ma vie professionnelle et ma vie privée à l’époque ne suscitaient pas en moi de grande motivation, ou du moins je ne savais de quelle manière réellement me motiver. Je ne pressentais pas encore que l’entrepreneuriat et la construction de quelque chose par moi-même allaient être déterminants pour moi. Et pourtant c’est bien ce que je suis devenue désormais aujourd’hui.

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat signifie pour vous?

Tout d’abord, il y a, selon moi, différents types d’entrepreneurs. Certains construisent tout d’eux-mêmes à partir de rien et ne se reposent pas tant que leur idée n’est pas devenue réalité. D’autres, comme moi, suivent, soutiennent et développent l’idée. Donc, potentiellement, l’entrepreneuriat peut convenir à chacun, en fonction de ses traits de personnalité et, bien entendu, sous réserve que l’on ne craigne pas l’incertitude, le fait de prendre des risques et de se gérer vous-même. L’une des choses que j’aime le plus dans ce mode de vie, c’est que c’est moi qui décide de la façon dont la journée va se dérouler. C’est spectaculaire. Pour être honnête, l’une des clés de ma réussite personnelle et professionnelle est le fait que je travaille avec une équipe formidable. Mes cofondateurs font toute la différence. Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’occasion de créer de vous-même une entreprise. Le choix de l’équipe avec laquelle on travaille est crucial – ne pas oublier que l’on va passer toutes ses journées avec eux.

Qu’est-ce qui selon vous compte le plus avec une équipe de cofondateurs?

Mes cofondateurs et moi-même sommes très complémentaires. Je suis axée sur l’opérationnel, la stratégie, ce n’est pas mon truc. Un stratégiste doit envisager les choses cinq ans à l’avance, visualiser les obstacles tout en gardant le cap. Mais surtout, nous nous sommes assurés d’être tous au diapason en ce qui concerne nos valeurs. Nous nous sommes demandés par exemple si nous serions capables de maintenir la cohésion de l’équipe durant les bons moments comme les mauvais. Ce partage de valeurs communes s’est révélé être l’une de nos plus grandes forces et l’une des raisons pour lesquelles nous en sommes encore là cinq ans plus tard. Nous voulons construire de belles choses avec de bonnes personnes. Nous sommes convaincus de pouvoir faire tourner une entreprise rentable tout en faisant le bien, mais surtout notre socle de valeurs communes nous unit, et ce, quelles que soient les circonstances – en tous cas jusqu’à présent cela a été le cas.

Avant de participer à la création de Seedstars, vous travailliez pour L’Oréal. Comment mettez-vous à profit votre expérience au sein de ce grand groupe?

J’y ai tellement appris de choses sur le plan des affaires, de la culture, du travail en équipe et de la pression sociale. Je sais également ce que je ne souhaite pas faire, ce qui est tout aussi important. Cela m’a aussi appris énormément sur la façon dont je souhaite construire la culture au sein de notre nouvelle structure. La culture est tellement importante pour gérer et développer l’entreprise. Je pense qu’au sein des grandes entreprises, on apprend à savoir ce qui les différencie et l’on comprend de quelle manière une culture soigneusement définie et communiquée peut contribuer au succès de l’entreprise.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris le jour où vous êtes devenue entrepreneur?

La maîtrise de mes journées et de mes actions. En effet, on doit réellement assumer soi-même les décisions que l’on prend. On ne peut pas prendre les choses à la légère et se réfugier derrière la marque ou des e-mails en copie, en cas de problème. Je dois avouer que j’étais un peu terrifiée au départ d’être la seule personne capable de faire démarrer la machine – tout en trouvant néanmoins que cela était très gratifiant.

Vous collaborez avec des entrepreneurs provenant de plus de 60 pays. Dans quels domaines sont-ils actifs?

Dans le secteur de la santé, on compte beaucoup de plateformes numériques, comme par exemple une qui permet de savoir si un médicament est contrefait ou non – ce qui est un problème notamment au Nigeria et dans d’autres pays émergents. Il y a des plateformes de télémédecine qui relient des zones rurales à des spécialistes et des applications éducatives destinées aux femmes enceintes, la mortalité infantile demeurant très importante dans ces régions.

Seedstars a lancé ses propres programmes de formation. Qu’est-ce qui vous a poussé à le faire?

Le talent est présent partout. Cependant, les personnes talentueuses n’ont pas toutes accès aux mêmes opportunités et infrastructures de formation et de création de réseaux. Nos formations s’adressent aux talents qui n’ont pas encore émergé.

Qu’avez-vous appris de votre expérience à Lagos?

Nous sommes présents sur des marchés qui représentent une grande partie du monde. Le fait d’avoir affaire à des habitudes de consommation différentes, à des transformations radicales et des centres urbains à croissance rapide aide à comprendre ce que sera le monde de demain. Nous vivons désormais au sein d’une économie mondialisée; le monde ne s’arrête plus aux frontières des nations. Ceux qui nient cette réalité se mettent d’eux-mêmes des œillères, tant au niveau professionnel que personnel. Prenez Lagos, par exemple: la ville compte 20 millions de personnes, les rues grouillent de monde, tout le monde est jeune et l’on perçoit automatiquement cette sensation du «tout est possible», à des antipodes de Genève où nous avons des mètres d’espace entre les personnes. Au bout de deux semaines, je commence à me plaindre quand le bus est cinq minutes en retard. Certes, nous avons une situation très confortable et nous avons beaucoup de chance – mais cela peut également être considéré comme un problème pour l’innovation. Bénéficier d’une situation confortable peut constituer un but, mais à de nombreux égards, un tel but est en contradiction avec les démarches novatrices.

Votre société est inscrite à Genève. En quoi est-il important d’avoir son siège en Suisse?

Tout d’abord, nous sommes très fiers de la marque «Swiss made» qui a fortement contribué au succès de notre développement à travers le monde. Les valeurs portées par ce drapeau – telles que la qualité, le professionnalisme et la neutralité –, nous souhaitons les incarner sur le terrain. Tous les partenaires ayant grandi en Suisse, nous y maintenons également des liens étroits avec nos réseaux privés et publics. La Suisse est un carrefour extraordinaire, comportant des organismes publics de premier ordre tels que les Nations Unies à Genève ou le Forum économique mondiale à Davos, qui jouent un rôle clé sur les marchés sur lesquels Seedstars est présente. De nombreuses multinationales qui y ont leur siège sont également très portées sur ces pays émergents, notamment en ce qui concerne l’acquisition de talents. De plus, elles offrent des solutions potentielles. Il est essentiel d’être présent à la fois en Suisse et dans les pays où nous organisons nos compétitions. Il est intéressant de noter que nous assistons petit à petit à un renversement du parcours de l’innovation: Safaricom, le premier fournisseur de services mobiles au Kenya, a lancé une solution de paiement appelée M-Pesa. Ils testent désormais leur solution en Roumanie et en Albanie. Je suis certaine que la façon habituelle de faire affaires consistant à lancer un nouveau produit dans le nord avant de l’étendre au sud va bientôt devenir obsolète.

 

A propos d’Alisée de Tonnac
Alisée de Tonnac est diplômée d’HEC Lausanne et a obtenu son Master en management international auprès de l’Université Bocconi. De nationalité française, elle a vécu à Singapour, dans la Silicon Valley, en Suisse, en Italie et à Lagos au Nigeria. Elle a été chef de produit pour des marques de luxe au sein du Groupe L’Oréal et a travaillé pour Voyage Privé, une start-up européenne de premier plan. Après avoir parcouru le monde pendant un an pour la mise en place de la première édition du concours de start-ups Seedstars World en 2013, Alisée en dirige désormais la société. Elle s’est constitué de solides connaissances dans le domaine des technologies, des réseaux sociaux et des comportements de consommation dans les marchés émergents. Alisée de Tonnac est membre du Conseil d’administration de la Haute école de gestion de Fribourg et du Conseil de l’innovation suisse. Elle a été désignée Social Entrepreneur Forbes 30 under 30 en 2017 et Innovation Fellow de Wired UK en 2015.
 

A propos de Seedstars
Seedstars est un groupe basé en Suisse qui s’est donné pour mission d’influencer la vie des populations dans les marchés émergents, grâce à la technologie et à l’entrepreneuriat. Seedstars relie les parties prenantes, construit des entreprises à partir de zéro avec des partenaires publics et privés et investit dans des start-ups à forte croissance au sein de ces écosystèmes. Par le biais d’un large éventail d’activités allant de la découverte de start-ups jusqu’à la création de sociétés et des programmes d’accélération, l’équipe s’est constitué un réseau extrêmement puissant d’entrepreneurs, d’investisseurs, d‘incubateurs, de sociétés et de représentants publics provenant de plus de 65 pays à croissance rapide à travers le monde. Seedstars a débuté ses opérations en 2013, en lançant son modèle de concours de start-ups dans plus de 20 pays émergents. Aujourd’hui, en 2018, le concours est présent dans plus de 85 villes, et Seedstars Group s’apprête à lancer 15 hubs stratégiques (Seedspaces, des activités de co-working, des programmes d’accélération et des centres académiques) à travers le monde. Le modèle commercial repose sur la mise en place d’accords de partenariat renouvelables avec des acteurs tant locaux que mondiaux qui cherchent à prendre part à des investissements à impact dans les domaines des technologies et de l’innovation. Une partie des revenus générés provient également d’un modèle hybride de construction de sociétés au moyen duquel Seedstars crée de nouvelles entreprises sur de nouveaux marchés, en s’appuyant sur des modèles d’affaires testés et adaptés aux circonstances locales. Jusqu’à présent, Seedstars a investi dans 15 start-ups. 10 à 15 autres investissements sont prévus au cours du troisième trimestre de 2018.

report Invest in Basel region

Innovationstochter der Basler Kantonalbank geht an den Start

10.01.2019

report

Infographic: The Basel Biotech & Pharma Ecosystem

07.01.2019

report BaselArea.swiss

«Biotech et Digitization Day» avec le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann

15.05.2017

Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans les Life Sciences? Dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a visité la région de Bâle afin de discuter avec des représentants importants de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et défis actuels de la digitalisation.

L’importance des Life Sciences pour l’économie suisse est énorme. L’année passée, la part de cette industrie aux exportations suisses s’élevait à 45%. En plus, la plupart des nouvelles entreprises s’engagent dans le secteur de la santé. C’est pourquoi la Suisse est considérée comme pays leader pour les Life Sciences dont la région de Bâle est le moteur.

Dans ce contexte et dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, a visité aujourd’hui la région de Bâle sur invitation de BaselArea.swiss et digitalswitzerland. Il discutait, avec une délégation de haut rang de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et des défis actuels dans l’industrie Life Sciences. L’événement s’est déroulé chez Actelion Pharmaceuticals et dans le Switzerland Innovation Park Basel Area à Allschwil près de Bâle.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a souligné la grande importance de la région et du secteur des Life Sciences : «Les deux cantons de Bâle bénéficient d’une densité élevée d’entreprises innovantes et florissantes. Cela me remplit de fierté et d’optimisme. Les industries pharmaceutique et chimique sont considérées, à juste titre, comme promoteurs d’innovations.» Afin de continuer à réussir, la Suisse ne devrait cependant pas se reposer ; selon lui, l’économie et la politique, les sciences et la société devraient profiter du passage au digital.

L’événement a été organisé par BaselArea.swiss - l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse: Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura – et digitalswitzerland qui est une initiative commune de l’économie, du secteur public et des sciences. Elle veut faire de la Suisse, au niveau international, un site leader dans l’innovation digitale.

Actuellement, le conseiller fédéral Schneider-Ammann rend visite à des régions leader de la Suisse afin de se familiariser avec les effets de la digitalisation sur les différents secteurs économiques et de parler de recettes prometteuses d’avenir.

Promotion de start-ups dans le domaine des biotechnologies

Les Life Sciences sont considérées comme industrie émergente qui présente un fort potentiel de croissance. Néanmoins, la compétition devient de plus en plus agressive: D’autres régions dans le monde investissent énormément dans la promotion des sites et attirent de grandes entreprises. Une des questions principales lors de l’événement d’aujourd’hui était donc : Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans la compétition internationale?

La Suisse possède, en relation avec la grande importance économique des Life Sciences et en comparaison avec d’autres sites leaders dans le monde, relativement peu d’entreprises start-up dans le ce domaine. BaseLaunch, le nouvel accélérateur pour des start-ups dans le secteur de la santé, lancée par BaselArea.swiss en collaboration avec l’accélérateur Kickstart de digitalswitzerland, représente un premier pas an avant. Toutefois, il manque du capital de démarrage pour la phase initiale du développement d’une entreprise et notamment un accès à du capital important dont une start-up bien établie aurait besoin pour son expansion.

Domenico Scala, président de BaselArea.swiss et membre du Steering Committee de digitalswitzerland dit: «Nous devons investir dans notre force. C’est pourquoi nous avons besoin d’initiatives comme du Zukunftsfonds Schweiz qui devra faciliter aux investisseurs institutionnels de soutenir de jeunes entreprises innovantes.»

L’importance d’un paysage novateur de start-ups pour les Life Sciences en Suisse était ensuite également au centre de la discussion de la table ronde, présidée par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann ensemble avec Severin Schwan, CEO du Groupe Roche, Jean-Paul Clozel, CEO d’Actelion Pharmaceuticals et Andrea Schenker-Wicki, recteur de l’Université de Bâle.

Digitalisation comme moteur de l’innovation

Le deuxième sujet du ‘Biotech et Digitization Day’ était la digitalisation dans les Life Sciences. Celle-ci est – selon Thomas Weber, conseiller d’état du canton de Bâle-Campagne – un moteur important pour l’innovation dans tout le secteur, voire déterminante pour le renforcement du site suisse de la recherche.

Dans son discours, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est concentré sur trois aspects: Premièrement, sur la création d’une nouvelle et courageuse culture de pionnier qui encourage l’esprit d’entreprise et qui récompense ceux qui osent essayer quelque chose. Deuxièmement, sur le fait qu’un fonds pour start-ups, initié et financé par le secteur privé, leur donnerait plus d’élan. Et troisièmement, sur le rôle de l’état qui rend possible cette activité tout en créant des espaces de liberté au lieu de dresser des interdictions et des obstacles.

La discussion ouverte entre les représentants de la recherche, de l’économie et les entrepreneurs a démontré clairement l’avis commun que la digitalisation changera les Life Sciences. Tous étaient d’accords sur le fait que la Suisse possède les meilleures conditions pour assumer un rôle de moteur dans ce processus de changement: des entreprises pharmaceutiques puissantes et globales, des universités, reconnues dans tout le monde, ainsi qu’un système écologique innovant avec des start-ups dans les domaines de la santé et des Life Sciences qui s’orientent vers la digitalisation.

C’est tout cela que digitalswitzerland veut également promouvoir. Selon Nicolas Bürer, CEO de digitalswitzerland, le secteur de la santé et les Life Sciences sont les industries clés pour faire de la Suisse un pays leader dans la digitalisation innovante. DayOne, la plateforme innovante pour la médecine de précision apporte une autre contribution importante à ce but. Lancée par BaselArea.swiss en étroite collaboration avec le canton de Bâle-Ville, elle réunit régulièrement une communauté croissante de plus de 500 experts et innovateurs pour échanger des idées et promouvoir des projets.

report

Le Groupe RECOMATIC soigne l’état de surface du luxe suisse

07.01.2019

report Innovation

Schweizer Gütermetro nimmt nächste Hürde

10.12.2018

report Invest in Basel region

Roivant Sciences a choisi Bâle pour siège social

19.12.2016

Bâle – Doréanavant, la société biopharmaceutique Roivant Sciences dirigera son activité mondiale à partir de son nouveau siège social de Bâle. Les sociétés affiliées viendront également s’installer à Bâle. BaselArea.swiss accompagnera Roivant et ses partenaires.

BaselArea.swiss a accompagné Roivant et ses partenaires dans l’évaluation et l’implantation du site. L’organisation de promotion économique du nord-ouest de la Suisse se félicite de l’arrivée des nouvelles entreprises dans la région. Elle se réjouit que de telles sociétés aussi passionnantes et au développement rapide aient fait le choix de Bâle pour y établir leurs sièges. « La mission de Roivant est de réduire, au profit des patients, les délais et coûts de mise au point des nouveaux médicaments », a déclaré Vivek Ramaswamy, fondateur du groupe des sociétés Roivant, cité à l’occasion de l’annonce du nouveau siège social. « Nous sommes convaincus que de nous situer au centre des compétences et innovations pharmaceutiques européennes nous permettra d’atteindre cet objectif. » Roivant Sciences est axée sur les phases avancées de mise au point de médicaments. Roivant collabore notamment avec Eisai, GlaxoSmithKline et Takeda Pharmaceuticals. Le développement pharmaceutique de Roivant concerne les domaines de la neurologie, l’oncologie, endocrinologie, la dermatologie et l’hépatologie.

Dans son sillage, Roivant amène des sociétés affiliées qui prévoient également d’établir leur siège à Bâle. Il s’agit notamment d’Axovant Sciences Ltd, est-il annoncé dans le communiqué. Cette société biopharmaceutique est spécialisée dans la phase clinique de médicaments axés sur le traitement de la démence. A Bâle, l’entreprise a l’intention « de développer une organisation totalement intégrée pour gérer les stratégies commerciales et médicales mondiales, qui prendront en charge la fabrication, la chaîne logistique, la propriété intellectuelle et d’autres fonctions d’entreprise », a ajouté Mark Altmeyer, président et directeur commercial en chef d’Axovant Sciences, cité dans le communiqué. « Notre présence à Bâle nous donnera accès à une réserve de talents hautement qualifiés, essentiels à notre futur succès.» hs

report Medtech

«Le grand challenge c’est l’innovation et bien comprendre les besoins des clients»

03.12.2018

report Life Sciences

GETEC übernimmt Infrapark Baselland

20.11.2018

report Invest in Basel region

BaselArea.swiss welcomes Biopharmaceutical Company Ultragenyx

06.07.2016

BaselArea.swiss Economic Promotion is pleased to announce that Ultragenyx, a biopharmaceutical company focused on the development of novel products for rare and ultra-rare diseases based in the San Francisco Bay Area, California, is opening their European headquarters in the city of Basel, Switzerland. Stefano Portolano, M.D., has been appointed Senior Vice President and head of Ultragenyx Europe. In this role, Dr. Portolano will be responsible for building and leading the Ultragenyx commercialization efforts across Europe and developing the company's European organization.

«Ultragenyx selected Basel as our European headquarters because of the area’s thriving life sciences community, accessibility to the rest of Europe, business-friendly environment and strong international talent pool,» said Dr. Portolano. «On behalf of Ultragenyx, I would like to thank the team at BaselArea.swiss for their partnership throughout this process, as they have been invaluable as we look to establish our European presence and help bring promising therapies to patients throughout the region. We are focusing on key hires to establish necessary capabilities so that we are ready to launch if we receive approval, and we are confident we will be able to find and attract key talents in Basel».

Dr. Portolano brings over 20 years of experience in the biopharmaceutical industry, in medical, commercial and general management roles in both Europe and the United States. He has worked both on pre-launch and launches of products for rare diseases, both at Genzyme and Celgene. Before joining Ultragenyx, he spent ten years at Celgene Corporation in increasing leadership roles, most recently as Vice President of Strategy & Commercial Operations, EMEA. Prior to Celgene, he worked at Genzyme for eight years. Dr. Portolano received his M.D. degree from Federico II University in Napoli, Italy. He completed his postdoctoral fellowship and served as Adjunct Assistant Professor of Medicine at the University of California at San Francisco.

About Ultragenyx
Ultragenyx is a clinical-stage biopharmaceutical company committed to bringing to market novel products for the treatment of rare and ultra-rare diseases, with a focus on serious, debilitating genetic diseases. Founded in 2010, the company has rapidly built a diverse portfolio of product candidates with the potential to address diseases for which the unmet medical need is high, the biology for treatment is clear, and for which there are no approved therapies.

The company is led by a management team experienced in the development and commercialization of rare disease therapeutics. Ultragenyx’s strategy is predicated upon time and cost-efficient drug development, with the goal of delivering safe and effective therapies to patients with the utmost urgency.

The company's website for more information on Ultragenyx

About BaselArea.swiss
BaselArea.swiss is responsible for the international promotion of the economic region of Basel, Switzerland. In a joint effort, the economic promotion agencies of the Swiss cantons of Basel-Stadt, Basel-Landschaft, and the Jura support expansion and relocation projects of foreign companies, and offer consulting services to entrepreneurs and startups. The identification and procurement of suitable real estate and properties for international and national companies is an important service of BaselArea. BaselArea’s consulting services for interested parties are provided free of charge.

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