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report Industrial Transformation

«Je suis fasciné par le niveau d’innovation jurassien»

11.06.2019

Le Switzerland Innovation Park Basel Area compte lui-même deux antennes, à Allschwil et Bâle, et bientôt une troisième dans le Jura, sur la zone d’Innodel, territoire de la commune de Courroux entre Delémont et Courrendlin. Cette antenne jurassienne est en cours d’aménagement. Elle sera inaugurée officiellement le 25 octobre.

Ce sera une étape marquante d’un énorme travail déployé par plusieurs acteurs régionaux, en lien avec cet ambitieux projet fédéral. Le but est de dynamiser la recherche et développement en Suisse et dans la région, explique Frank Kumli, Head Innovation & Enrepreneurship de BaselArea.swiss dans un entretien accordé au "Le Quotidien Jurassien".

Le Quotidien Jurassien: Que représente l’antenne jurassienne pour le Switzerland Innovation Park Basel Area?

Frank Kumli: C’est un pas en avant dans l’innovation régionale. Le parc va être dédié comme les autres à accélérer l’innovation. On pourra enfin faire participer le Jura au parc d’innovation. C’est très important pour nous que le Jura puisse se joindre et que nous puissions profiter de l’expertise et du savoir-faire jurassiens, et en même temps de soutenir localement le développement économique et l’innovation. Pour nous Switzerland Innovation Park Basel Area, c’est une occasion unique de conduire et soutenir cette antenne jurassienne.

Quelles sont les attentes pour cette antenne jurassienne?

Nous attendons bien sûr un site vibrant, où il se passe beaucoup de choses, où les gens se retrouvent pour développer de nouvelles idées, échangent, montent des projets d’innovation. Ce doit être une interface entre les trois cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et du Jura dans le domaine de l’innovation.

Combien y aura-t-il de places de travail sur ce site?

Au total, nous aurons 1200 m2 de surface, ce qui pourrait représenter une soixantaine de places de travail, certaines étant dédoublées, donc environ 30 à 35 emplois.

Des intéressés se sont-ils déjà manifestés?

Nous travaillons étroitement avec la Chambre de commerce et d’industrie du Jura et son directeur Pierre-Alain Berret pour faire connaître le parc d’innovation auprès des patrons des PME locales. Plusieurs se sont intéressés à participer. Des start-ups locales et françaises ont aussi manifesté leur intérêt à venir s’installer sur le site.

Et du côté des institutions de formation?

Sur le plan académique, nous avons aussi suscité l’intérêt du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), qui sera présent sur le site. Nous avons aussi discuté avec la Haute Ecole Arc (HE-Arc) au plan local, pour voir comment nous pouvons les représenter sur le site. Nous sommes en train de signer quelques contrats. Le but est d’avoir un mix de startups, quelques projets académiques et surtout beaucoup de projets d’entreprises.

Dans quels domaines est-il prévu d’agir?

Nous aurons des projets sur deux axes, les soins de santé et l’agilité d’entreprise. On ne va pas réinventer comment on fait de l’horlogerie mais voir comment transformer les entreprises locales, les rendre plus agiles pour répondre aux défis d’un monde qui change. Pour les soins de santé, nous travaillons étroitement avec l’Hôpital du Jura, son directeur Thierry Charmillot et Nicolas Pétremand, chef du Service de la santé publique.

Que va-t-on faire plus précisément dans le domaine de la santé?

Une réflexion a débuté avec le professeur Hans-Florian Zeilhofer de l’Université et de l’Hôpital universitaire de Bâle. Nous avons prévu plusieurs projets avec lui. Le professeur Zeilhofer se spécialise dans la robotique et l’automation dans le domaine de la chirurgie. Il est convaincu qu’il y a beaucoup de savoir-faire jurassiens à mettre en pratique dans ce domaine. Il a déjà des collaborations dans le Jura, spécifiquement dans le domaine de l’impression 3D. Avec la domotique, l’idée est de rendre l’habitat sécurisé pour pouvoir libérer des patients plus rapidement de l’hôpital, retarder aussi l’entrée en EMS, maximiser donc la présence chez soi.

Combien de temps selon vous pour atteindre la vitesse de croisière?

Nous sommes relativement optimistes, vu l’aide que nous recevons, de la part de la Chambre de commerce, de l’Hôpital du Jura, du Service cantonal de la santé et des hautes écoles. Je pense que la vitesse de croisière devrait être atteinte dans l’espace d’un an, pas pour la totalité des emplois mais pour avoir un site animé avec des idées innovatrices. Nous avons localement beaucoup d’aide pour pouvoir trouver rapidement les bons projets.

Que va-t-on développer dans l’industrie 4.0?

Pour nous, l’industrie 4.0, c’est bien entendu ce qui est relatif aux technologies de production. Ici, on va prendre l’axe d’agilité avec une focalisation sur le côté humain, les équipes, les modèles d’affaires, et au troisième plan les technologies nécessaires à transformer et produire. C’est pouvoir mettre plus d’agilité dans les PME pour répondre plus facilement à des demandes qui fluctuent, en nombre et types de pièces commandées. Pour cela, il faut des équipes beaucoup plus réactives. On en a parlé avec des patrons de la CCIJ, dont Georges Humard, son nouveau président. Ils confirment que les thèmes qui les intéressent, c’est tout ce qui est relatif au design thinking, à l’agilité, aux procédés Lean (n.d.l.r. pour une production efficace et rentable). Il y aura beaucoup de séminaires, des cours, de la sensibilisation et de l’accompagnement.

Dans la thématique des soins de la santé, de quoi parle-t-on plus précisément?

Nous avons développé trois axes lors de multiples séances de travail, avec le professeur Zeilhofer, l’Hôpital et la Chambre de commerce. Le premier axe sera celui de la technologie médicale pure et dure, avec les implants et l’impression 3D, des spécialités très proches du savoir-faire jurassien. Ce sera la plus grande focalisation. La deuxième, c’est ce qu’on appelle health-tech, qui se situe dans la connectivité, la santé numérique. L’Hôpital et le Service de la santé publique pensent qu’il y a beaucoup à faire dans le canton. Le 3e axe, c’est le système de santé. Le ministre Jacques Gerber et Nicolas Pétremand sont convaincus que le système de santé jurassien relativement petit permettra d’expérimenter et innover beaucoup plus rapidement que dans d’autres cantons.

Sur votre liste figurent aussi montage de projets, financement, animation, méthodes de travail…

Nous travaillons à libérer des financements de niveau cantonal mais aussi à accompagner les entreprises pour obtenir des financements de niveau fédéral. Nous avons promis de leur mettre à disposition des personnes pour naviguer dans la bureaucratie des fonds d’innovations, pouvoir accéder plus rapidement à ces fonds.

Qu'y a-t-il de si particulier dans la culture d'entreprise jurassique?

Ici, la pratique, c’est la discrétion avant tout. L’entrepreneur jurassien règle tout lui-même. Du coup, il y a peu de visibilité sur les compétences des entreprises jurassiennes. Quand nous parlons avec les entreprises du groupe de biomedical engineering présentes à Allschwil, elles nous demandent souvent de les aider à trouver les bonnes compétences dans le Jura pour leurs projets. Les gens savent qu’il y a beaucoup de savoir-faire dans le Jura mais ne savent pas comment y accéder. Cela plaide pour que les entreprises fassent davantage savoir quelles sont leurs compétences. Avec la Chambre de commerce, nous allons faire le lien avec Bâle-Ville et Bâle-Campagne. Un groupe informel, qui regroupe notamment des patrons, l’Hôpital du Jura et des hautes écoles, va accompagner le parc d’innovation.

L’accès à une communauté et à un réseau d’innovateurs et d’experts, pour la Recherche & Développement, cela manque dans le canton du Jura?

Oui. Il y a beaucoup d’appétit pour travailler avec l’Université de Bâle, la Haute école de Muttenz, la HE Arc à Neuchâtel du côté technologique. Je pense qu’on va pouvoir créer un lien entre les entrepreneurs jurassiens et les hautes écoles et universités. C’est aussi une demande des clients des entrepreneurs jurassiens, qui souhaitent à ce que ces entrepreneurs collaborent avec les universités, nous ont-ils dit. Il y a beaucoup plus d’innovation qu’on ne le dit. Chaque fois que je visite une entreprise jurassienne, je suis fasciné par le niveau d’innovation. Je trouve formidable quand on discute avec les patrons jurassiens de voir qu’ils ont beaucoup de pragmatisme pour aller de l’avant.

Interview: Georges Maillard, Le Quotidien Jurassien

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La transformation industrielle commence au Switzerland Innovation Park Basel Area

10.09.2019

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DayOne gains importance

08.08.2019

report BaselArea.swiss

33 entreprises récemment implantées créent des centaines d'emplois

28.03.2019

BaselArea.swiss a pu célébrer d’importants succès en 2018. Elle a convaincu 33 entreprises − soit sept de plus que l’année précédente − de venir s’installer dans la région économique de Bâle. 16 entreprises européennes, dont neuf allemandes, sont venues s’y installer. BaselArea.swiss a en outre apporté son soutien à six entreprises suisses dans leur recherche d’un site adapté dans la région de Bâle. Parmi les entreprises nouvellement implantées, 19 sont issues du secteur des Sciences de la vie et de la chimie.

Ces entreprises nouvellement implantées dans la région économique de Bâle ont déjà créé 139 emplois, et prévoient d’en créer 296 autres dans les prochaines années. Les entreprises manifestent un grand intérêt à s’implanter dans la région de Bâle; en témoignent les plus de 400 conseils personnalisés en Suisse et à l’étranger et les 69 visites d’investisseurs et de délégations d’entreprises à Bâle que BaselArea.swiss a organisées en 2018.

Outre la promotion économique, la deuxième mission clé de BaselArea.swiss, à savoir l’encouragement de l’innovation, s’est remarquablement bien développée. BaselArea.swiss a apporté son soutien à 72 start-up lors de leur création. Comparé à l’année précédente, neuf entreprises supplémentaires ont ainsi été créées. Il s’agissait avant tout d’entreprises des secteurs des Sciences de la vie et des Technologies de l’information et de la communication.

La demande de conseil et de mentoring a nettement augmenté. Les entreprises ont profité 556 fois de cette prestation qu’offre BaselArea.swiss, soit plus de trois fois plus que l’année précédente. Les manifestations organisées par BaselArea.swiss ont également remporté un franc succès. Près de 6000 participants se sont vus proposer une plateforme pour réseauter et faire émerger de nouvelles idées.

Vous trouverez le communiqué de presse ici. Le rapport annuel 2018 complet de BaselArea.swiss peut être téléchargé au format PDF.

report Invest in Basel region

Jura promotes brownfield land

11.07.2019

report BaselArea.swiss

New partners join rock laboratory

09.07.2019

report

Trois entrepreneurs, trois visions de l’industrie 4.0

05.11.2018

BaselArea.swiss a invité les start-up et les projets de l’industrie 4.0 à participer au premier Industry 4.0 Challenge. Un jury composé de personnalités du secteur a sélectionné trois finalistes: Philippe Kapfer avec NextDay.Vision, Roy Chikballapur avec MachIQ et Dominik Trost avec holo|one. Apprenez-en davantage sur leurs contributions et leur vision dans cette interview. Vous pourrez rencontrer les entrepreneurs au Salon Industries du Futur Mulhouse les 20 et 21 novembre 2018.

BaselArea.swiss: Quel problème votre entreprise souhaite-elle résoudre?

Dominik Trost, holo|one: En règle générale, nos solutions ont recours à la réalité augmentée pour apporter rapidement le savoir-faire là où le besoin s’en faire sentir. Concrètement, nous proposons des moyens intuitifs d’aide à la maintenance, par exemple des listes de contrôle holographiques ou des outils de reporting, ainsi qu’une assistance à distance aux entreprises optimisée grâce à la réalité augmentée afin de fournir des informations électroniques à des sites du monde entier parallèlement à des appels audiovisuels courants.
Nous utilisons également des hologrammes et des animations comme outils de storytelling et nous développons une application entièrement dédiée à la conception et à la présentation. Nous croyons surtout qu’il est important de faire simple: nos applications sont axées sur un ensemble fondamental de fonctionnalités puissantes et elles peuvent toutes être gérées via notre portail de gestion basé sur un navigateur. Les utilisateurs devraient pouvoir se servir de nos applications avec le moins d’efforts possible.

Roy Chikballapur, MachIQ: Nous aidons les constructeurs de machines et les fabricants à améliorer les performances des équipements et des actifs. Pour ce faire, MachIQ fournit aux constructeurs de machines un logiciel permettant de simplifier l’assistance à la clientèle et de surveiller leurs machines, et donc de réduire les interruptions non planifiées pour leurs clients. Pour les fabricants, MachIQ a créé un logiciel qui facilite l’assistance prédictive et qui combine des fonctions utiles tant pour les directeurs et les contrôleurs d’usine que pour l’équipe de maintenance. En résumé: nous donnons vie aux machines.

Philippe Kapfer, NextDay.Vision: Nous simplifions les communications entre les fabricants de machines et leurs clients et nous les rendons plus sûres. Les connexions entre deux contacts ne sont généralement pas sécurisées, elles sont donc vulnérables étant donné qu’une des parties, ou même les deux, doivent ouvrir la connexion. Cela les rend vulnérables. Qui plus est, vous devez généralement interrompre le flux de travail pour valider un partenaire.
Notre API est conçue pour aider les entreprises à créer un logiciel intégré. Par exemple, une entreprise peut mettre sa machine à jour à distance et intégrer le processus de validation directement du côté client. Le client n’a plus qu’à se connecter sur son smartphone. Il le fait en signant de la main. Le fabricant peut ensuite mettre la machine à jour à distance. Cela permet d’avoir un processus en conformité avec la réglementation, avec une traçabilité garantie.

Quand et pourquoi avez-vous fondé votre entreprise?

Philippe Kapfer: NextDay.Vision a été créée mi-2017. Avant cela, j’ai écrit, dans le cadre de ma thèse de master, un livre sur la sécurité des systèmes informatiques qui montrait comment Windows peut être piraté. Les systèmes informatiques des entreprises peuvent être facilement attaqués de l’intérieur. Par peur de subir ces attaques, de nombreuses entreprises n’utilisent pas le cloud, par exemple, et essaient de fonctionner en système fermé. En discutant avec les fabricants de machines et leurs clients, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas suffisamment de solutions pour régler ce problème. Lors de la numérisation, la question de savoir comment sécuriser les connexions se pose naturellement. Mon entreprise apporte des réponses à cette question.

Roy Chikballapur: Lorsque j’étais chez Schneider Electric à Paris, j’ai participé à la numérisation des offres industrielles pour différentes entreprises. Cependant, en discutant avec les constructeurs de machines et les fabricants, je me suis rendu compte qu’ils étaient aux prises avec des problèmes beaucoup plus basiques. L’un de ces problèmes fondamentaux est l’assistance à la clientèle: cela prend tout simplement trop de temps de rechercher le numéro de client, les numéros de série et de réparer le matériel. Pendant ce temps, la machine ne produit rien et ne génère que des pertes pour l’entreprise en question. L’idée de monter mon entreprise m’est venue en 2014, et j’ai lancé MachIQ en 2016.

Dominik Trost: Tout a commencé avec la présentation des lunettes Microsoft HoloLens: Nous avons assisté à la présentation et nous avons compris que la réalité augmentée prendrait de l’importance grâce à des casques. Nous avons très vite développé le premier appareil, et avons organisé de nombreux ateliers avec des entreprises dans différents secteurs d’activité. Nous avons immédiatement perçu les avantages de la réalité augmentée et les entreprises ont également compris comment elles pourraient utiliser cette technologie.
Après avoir évalué les débouchés commerciaux en Suisse, nous avons fondé notre société à la fin de cette même année, en mettant d’abord l’accent sur des cas individuels. Nous nous sommes vite rendu compte qu’une approche standardisée répondait mieux aux besoins des entreprises, mais il restait encore beaucoup à faire. Cette année, nous avons travaillé presque exclusivement sur «sphere», notre nouvelle plate-forme de réalité augmentée qui sortira à la fin du mois de novembre.

Comment avez-vous entendu parler du Industry 4.0 Challenge et pourquoi avez-vous décidé de participer?

Dominik Trost: Markus Ettin, responsable de l’automatisation et de l’industrie 4.0 du Bell Food Group a suggéré que nous pourrions être un bon candidat pour le Industry 4.0 Challenge et il nous a incités à approfondir le sujet. Bien que nous ayons une perspective internationale, il nous a semblé important de faire mieux connaître notre technologie également au niveau régional. Nous avons donc tenté notre chance...

Philippe Kapfer: Ce challenge a été pour moi une sorte de test décisif. Je voulais savoir comme notre solution allait être accueillie. Dans le Challenge industrie 4.0, j’ai eu l’occasion de voir les experts du secteur confirmer l’intérêt de mon projet. Parallèlement, le jury a reconnu que nous apportions quelque chose de nouveau dans le secteur.

Roy Chikballapur: Nous étions en contact avec l’équipe de BaselArea.swiss qui nous a aidés à quitter le canton de Vaud pour nous installer dans celui de Bâle-Ville. Sébastien Meunier, le responsable de l’initiative, a publié des informations à propos du Industry 4.0 Challenge sur LinkedIn et c’est ainsi que nous avons été informés. Je pense que les discussions de la communauté LinkedIn de BaselArea.swiss sont très emblématiques de ce qui se passe dans le secteur de l’industrie 4.0, et c’est ce qui nous a motivés pour nous inscrire.

Que signifie pour vous l’expression «industrie 4.0» et pourquoi pensez-vous que le sujet est important?

Dominik Trost: Pour nous, l’industrie 4.0 est l’évolution logique de l’industrie avec les outils et les technologies actuellement disponibles ou en cours de développement. Comme l’appellation 4.0 le suggère, nous pensons qu’il s’agit de la révolution industrielle de notre génération et qu’elle apporte des gains immenses en matière de productivité, de sécurité et d’interconnectivité. Il nous semble donc évident que l’industrie 4.0 restera un sujet brûlant au cours de la prochaine décennie, et qu’aujourd’hui est le moment idéal pour se lancer.

Philippe Kapfer: Je crois que le terme «industrie 4.0» est souvent utilisé pour vendre un nouveau produit ou service. Souvent la technologie était déjà en place avant, et elle est tout simplement utilisée de façon différente sous l’appellation industrie 4.0. Pour moi, ce terme signifie d’abord et avant tout que l’industrie est en pleine évolution.

Roy Chikballapur: Je pense qu’il y a plus derrière cette expression. Je conviens qu’on attache beaucoup d’importance aujourd’hui aux technologies qui permettent la numérisation des processus, la génération de données utiles et la création d’algorithmes que beaucoup espèrent voir remplacer les êtres humains dans plusieurs fonctions au sein des ateliers. Chez Machiq toutefois, nous nous concentrons sur les transformations des modèles commerciaux que ces technologies vont générer lorsqu’elles seront déployées à grande échelle et nous voyons que peu d’entreprises se préparent à ces transformations.
Voici un exemple: la plupart des constructeurs de machines considèrent la vente de pièces détachées et la fourniture de services de maintenance et de réparation comme leur «activité de services». Cependant, leurs clients achètent en fait l’expérience «zéro interruption non planifiée». Avec une meilleure capacité pour connecter les machines et analyser les données de performance en temps réel, il est désormais possible d’éviter les interruptions.

Toutefois, ce faisant, les constructeurs de machines verront leurs revenus de pièces détachées diminuer. Sont-ils prêts à cela? Pas tant qu’ils s’accrocheront aux modèles commerciaux actuels. Mais qu’en serait-il s’ils proposaient un contrat de type «Netflix» pour l’entretien et les pièces détachées dans lequel le client achète du temps de fonctionnement? Qu’en serait-il si un producteur de yaourts pouvait payer son fournisseur d’équipement en fonction du nombre de pots de yaourts produits chaque mois?
Cela obligerait à passer d’un modèle basé sur des investissements importants à un modèle basé sur des dépenses de fonctionnement, même dans le secteur des machines industrielles. Le modèle de l’industrie 4.0 obligera les fournisseurs à collaborer avec leurs clients et les concurrents à collaborer entre eux. Notre tâche consiste à accompagner toutes les parties dans ce processus de transformation de manière progressive, de façon à ne pas perturber inutilement les modèles commerciaux actuels.

Où le développement est-il visible, selon vous, dans la région?

Roy Chikballapur: Nous nous sommes installés à Bâle principalement en raison de sa position géographique au cœur de l’industrie de la construction de machines en Europe. Dans un rayon de 300 km, nous avons la plus grande concentration de grandes entreprises de construction de machines dans tous les secteurs importants. L’un des atouts majeurs du canton est l’intérêt qu’il porte à l’industrie 4.0. S’il existe de nombreux pôles de start-up en Europe, ils ont tendance à s’intéresser davantage à des sujets plus «séduisants» tels que la Fintech, la chaîne de blocs et l’IA.
Personnellement, j’espère que la région adoptera plutôt un domaine d’intervention plus concret et plus «réel» et qu’elle exploitera ses atouts en tant que pôle des sciences du vivant mais également en tant que centre industriel et logistique.
Nous aimerions voir une plus grande collaboration avec les start-up de l’industrie 4.0 afin qu’elles intègrent chacun de nos produits pour développer des offres plus complètes pour notre clientèle. Nous aimerions également développer notre collaboration avec les entreprises plus importantes de la région. Je suis convaincu qu’un tel intérêt porté au thème Industrie 4.0 va permettre d’accélérer l’innovation et renforcer la position de Bâle en tant que pôle de l’industrie 4.0.

Dominik Trost: En tant qu’éditeur de logiciel proposant un produit standardisé, nos perspectives ne sont pas tellement régionales, mais plutôt nationales ou définies par des barrières linguistiques. Si l’on regarde l’avancée de la réalité augmentée en Suisse et en Allemagne, il y a effectivement davantage de zones de développement ici que partout ailleurs, principalement sous la forme de start-up individuelles et de programmes universitaires.
Toutefois, la réalité augmentée est encore perçue comme une technologie expérimentale, bien qu’il existe des applications qui se sont avérées viables et bénéfiques. Il n’y a pas autant de dynamisme et de compétition qu’aux Etats-Unis ou en Asie de l’Est, ce qui est une chance pour nous, mais également un compte à rebours.

Quels sont les projets de votre entreprise?

Philippe Kapfer: Nous avons actuellement des clients principalement dans le Jura et en Suisse francophone. Outre nos produits, nous proposons également des formations et des audits sur les systèmes de sécurité de l’information. A l’avenir, je veux consacrer encore davantage de capacités au développement. Nous ciblons le marché national ainsi que les marchés internationaux avec notre logiciel de sécurité et notre API. Le marché de la cybersécurité connaît une croissance annuelle de dix pour cent, mais il n’y a pas assez de monde pour répondre à cette évolution.
NextDay.Vision fournit un logiciel qui répond à un besoin et permet aux entreprises de respecter plus facilement des normes de sécurité élevées. Nous voulons faire entrer la cybersécurité dans les mentalités du secteur. Cela inclut la mise en place de connexions entre les clients et les fabricants sans pour autant compromettre la sécurité des données. Nous sommes convaincus que nous allons continuer à nous développer grâce à notre produit et notre vision.

Dominik Trost: A ce stade, tout ou presque est possible. Nous développons activement notre réseau de distributeurs et nous regardons également au-delà des frontières. Nous faisons déjà la promotion de nos solutions en Allemagne et nous étudions nos options dans d’autres pays. La concurrence étrangère va très certainement pénétrer le marché européen, il est donc important pour nous d’agir rapidement et de manière décisive. Nous avons mis sur pied une équipe compétente, et nous sommes extrêmement confiants dans la qualité de nos produits, nous avons donc hâte de voir ce que l’avenir nous réserve.

Roy Chikballapur: MachIQ se positionne comme un acteur neutre et indépendant des marques qui propose des produits logiciels pour la gestion des performances des actifs permettant de connecter les constructeurs de machines à leurs utilisateurs industriels finaux. Le logiciel Machiq crée la dynamique permettant la création d’une «coopérative de données» pour l’industrie 4.0. La mise en commun des données bénéficie à tous les utilisateurs du système, mais elle est gérée de façon sécurisée pour ne pas compromettre les relations que les entreprises ont établies avec leurs fournisseurs et leurs clients, ni la dynamique concurrentielle entre les sociétés du secteur.
Nous avons pour ambition de devenir le «système d’exploitation des entreprises» du monde de l’industrie 4.0. Si de nombreuses entreprises ne pensent pas à cela, dès que nous leur présentons notre vision, elles nous comprennent immédiatement et elles voient ce que nous essayons de faire. Nous constatons une croissance de notre clientèle. Par conséquent, nous nous attachons à embaucher les talents adéquats et à développer rapidement notre équipe.

Texte: Annett Altvater

report Invest in Basel region

Northwestern Switzerland is one of the most innovative regions in Europe

25.06.2019

report Medtech

Grand succès pour l’édition 2019 du salon genevois EPHJ

25.06.2019

report

«J’ai toujours été une des rares femmes dans le milieu industriel»

27.09.2018

SOLO Swiss, à Porrentruy, dans le canton du Jura, construit des fours industriels pour le traitement thermique des métaux depuis 1924. L’entreprise familiale, qui a pignon sur le monde, se développe dans l’industrie 4.0 et se bat pour trouver la main-d’œuvre qualifiée indispensable à ses activités, contre les effets du franc fort et avec des contraintes administratives parfois lourdes. Rencontre avec Anne-Sophie Spérisen, présidente et CEO.

BaselArea.swiss: J’imagine que l’industrie 4.0 est un axe de développement pour vous?

Anne-Sophie Spérisen: Absolument. Par industrie 4.0, on entend la récolte de toutes les données disponibles sur une machine pour les convertir en informations ou «impulses» pour d’autres vecteurs – remontées dans l’ERP (Enterprise Resource Planning), par exemple. Il s’agit aussi de charger et décharger des informations sur la maintenance préventive ou corrective d’une machine. Des alertes se produisent en effet si une turbine arrive progressivement en bout de course. Cela peut être aussi des données de gestion remontées au cockpit de pilotage.

Le potentiel est-il important en termes d’industrie 4.0 dans votre entreprise?  

Oui. Sur nos types de machines, toutes les informations sur chacune d’elles peuvent potentiellement être remontées en amont. L’industrie 4.0 pourrait également être très utile pour la maintenance. Ainsi, on pourrait très bien imaginer fournir des lunettes connectées à notre client pour que nos techniciens, depuis la Suisse, puissent guider celui-ci devant sa machine à Shanghai pour qu’il dépanne lui-même en suivant nos instructions. Notre objectif est vraiment de faire en sorte que l’industrie 4.0 soit un vrai plus pour le client, pour la production, la maintenance, la surveillance, la productivité des machines et le cockpit de gestion.

On a parfois tendance à mettre tout et n’importe quoi dans l’industrie 4.0. Mais de quoi s’agit-il exactement?

C’est l’extraction et le traitement des données d’une manière inédite. Dans l’industrie 4.0, on essaye de relier les nouvelles technologies, les nouveaux processus avec, précisément, cette industrie 4.0. En fin de compte, il s’agit presque de la création de nouveaux produits ou services. C’est la raison pour laquelle nous disposons, depuis deux ans, d’un ingénieur entièrement dédié à ce projet, même s’il n’est pas tout seul à s’en occuper. Il doit maîtriser parfaitement l’informatique, mais aussi le traitement des données et toutes les nouvelles technologies (capteurs, sensors) et possibilités qui y sont liées, car cela évolue en permanence. 

Quid de la maintenance?

Il s’agit pour nous d’un thème primordial. Nous proposons dans ce domaine des portails Internet privés à nos clients. Ils peuvent se connecter sur leurs machines à distance et suivre leur production online. Nous pouvons placer des capteurs partout sur la machine. Ils génèrent des informations pertinentes, qui peuvent ensuite être retransmises sous une forme cohérente, intelligente et intelligible au client, selon ses besoins. Nous devons en fait rendre toutes les informations disponibles pour le client sous la forme qu’il souhaite. Par exemple, l’intégralité de l’historique de la maintenance de son four.

Toujours à propos d’industrie 4.0, trouvez-vous les compétences nécessaires dans le Jura?

Non, ce n’est pas évident. Il y a peu d’écoles formatrices. Et ce sont surtout des spécialistes IT que nous recherchons, spécifiquement pour l’industrie 4.0, mais qui doivent aussi comprendre la technique. Il nous faut à la fois des experts IT et des ingénieurs mécaniques et électriques. Nous sommes ici dans une région de microtechnique, ce qui ne correspond pas à notre domaine d’activité.

L’avenir de SOLO passe par…

…la parfaite maîtrise du process du four, c’est-à-dire tout ce qui se passe à l’intérieur de celui-ci et sur le pilotage de la machine. Le client exige des pièces parfaites après traitement, sans nécessité de reprise, avec la garantie qu’elles respectent les normes qualité de plus en plus exigeantes dans le domaine automobile (CQi9), ou dans l’aéronautique (AMS 2750). La complexité des pièces à traiter, les nouveaux alliages, les nouvelles techniques de production des pièces métalliques (impression 3D), voici notre avenir. Il s’agit là du contrôle parfait du process thermochimique de nos machines. En fait, c’est la métallurgie pilotée et contrôlée par ordinateur.

Pourrez-vous continuer à produire en Suisse?

C’est un défi, car nous vendons seulement 20% de nos machines en Suisse et nous exportons le reste dans le monde entier, car nos machines sont destinées à des industries de niche. A cela s’ajoute le problème du franc fort et les difficultés de trouver des ingénieurs qualifiés dans le Jura, surtout lorsque le marché du travail est en bonne santé. C’est un véritable enjeu pour nous. Une autre difficulté réside dans la complexité des normes et règlements, qui deviennent toujours plus lourds administrativement. En même temps, il s’agit d’une chance pour nous, car cela nous protège de la concurrence des pays low cost, qui ne peuvent pas maîtriser les nouvelles normes de plus en plus exigeantes. Enfin, rester compétitifs, au niveau des prix, est un défi. Avec les nouvelles technologies, nous disposons heureusement de pistes pour améliorer encore notre compétitivité.

Etes-vous optimiste?

Je le suis de nature, même si c’est une lutte au quotidien. Il y a tellement de paramètres qui peuvent bouger à toute vitesse. Par bonheur, les marchés sont stables pour l’instant, nous bénéficions d’une bonne croissance dans la plupart d’entre eux en Europe, en Russie et en Asie et disposons de produits de qualité adaptés à nos marchés de niche. Nous pouvons enfin compter sur une super équipe et avons des développements techniques en vue. 

Que peut-on dire du marché chinois?

Au début, soit dans les années 70 et 80, nous vendions nos fours à des centrales d’achat chinoises. Et nous avons aussi travaillé avec des représentations là-bas. Dans les années 2000, nous nous sommes lancés dans un partenariat avec une entreprise locale. Et, actuellement, nous fonctionnons avec une unité de production à Canton avec une centaine d’employés. Une entreprise gérée par une famille, dont les membres sont devenus des amis. C’était nécessaire et même indispensable de produire sur place pour le marché chinois, en particulier pour pouvoir répondre aux appels d’offres des entreprises gouvernementales.

Comment décririez-vous l’effet femme à la tête d’une entreprise?

Personnellement, ça ne me pose aucun problème. Je suis très à l’aise avec ça. Certains interlocuteurs sont déstabilisés, car une femme est peut-être plus directe qu’un homme. On ose poser des questions, on est plus tenace. J’ai toujours grandi en étant la seule fille ou une des rares femmes: il y en a très peu dans le milieu industriel, ce que je regrette. Il n’y a aucune différence dans la manière de diriger entre un homme et une femme. Ça dépend juste du caractère et de la sensibilité.

www.solo.swiss

Interview: Didier Walzer

report Industrial Transformation

Switzerland Innovation Park Basel Area offre des ateliers et séminaires pour innover

11.06.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is a world-leading accelerator

06.06.2019

report Invest in Basel region

Basel hat das grösste wirtschaftliche Potenzial

13.07.2018

Basel - Die Stadt Basel hat im europäischen Vergleich das grösste wirtschaftliche Potenzial. Das geht aus einer neuen Studie von BAK Economics hervor. Das verdankt sie ihrer ausserordentlichen Wettbewerbsfähigkeit. Auch Genf und Zürich sind unter den ersten fünf.

BAK Economics hat in einer Studie das wirtschaftliche Potenzial der 65 wichtigsten Städte und 181 Regionen Europas untersucht. Ihr Ergebnis: Die Schweizer Städte und Regionen stehen ganz oben im Economic Potential Index. Unter den Städten schwingt Basel mit 116 Punkten ganz oben aus. Dazu hat vor allem die Spitzenstellung bei der Wettbewerbsfähigkeit mit 124 Punkten beigetragen. Bei der Attraktivität nimmt die Stadt am Rheinknie mit 109 Punkten den dritten Platz ein, bei der tatsächlichen wirtschaftlichen Leistung mit 114 Punkten immer noch Platz drei. Auf Platz zwei unter den Städten mit dem höchsten wirtschaftlichen Potenzial folgt Genf mit 115 Punkten, auf Platz drei London mit 113 und auf Platz vier Zürich mit 112 Punkten. Die Stadt an der Limmat ist zugleich auch die attraktivste aller 65 untersuchten Städte.

Im Vergleich der Regionen wird Basel als Teil der Nordwestschweiz gerechnet. Diese schneidet mit 111 Punkten auf Platz vier ab. In der Wettbewerbsfähigkeit kommt sie mit 117 Punkten noch auf Platz zwei, hinter der Hauptstadtregion Stockholm mit 122 Punkten.

Zürich kommt als beste Region mit 112 Punkten auf Platz drei hinter der Region Stockholm auf Platz eins und der Grossregion London auf Platz zwei. Überhaupt haben die Schweizer Regionen im europäischen Vergleich das höchste wirtschaftliche Potenzial: Die Genferseeregion kommt auf Platz sechs, die Zentralschweiz auf Platz sieben und das Tessin auf Platz acht. Damit besetzen die Schweizer Regionen die Hälfte der ersten zehn Plätze. stk

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is top European accelerator

21.05.2019

report Industrial Transformation

Découvrez DMI Technologies de Delémont

03.05.2019

report BaselArea.swiss

La région économique Bâle-Jura connaît une évolution stable

28.03.2018

La région économique Bâle-Jura offre aux entreprises un environnement de haute qualité. C’est ce qui ressort du rapport annuel 2017 de BaselArea.swiss, qui paraît aujourd’hui.

Dans son rapport annuel 2017 qui paraît aujourd’hui, BaselArea.swiss exprime sa satisfaction par rapport au développement de la région Bâle-Jura. En effet, le nombre d’implantations réalisées avec le soutien des services de promotion de l’innovation et de promotion économique des cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et du Jura s’est hissé, après le record de 2016, au niveau de l’année précédente. Si l’on tient compte du nombre d’emplois prévus dans les trois à cinq années à venir, le résultat renoue avec 2016. «C’est un résultat satisfaisant au vu des conditions cadre difficiles», se félicite le CEO Christof Klöpper. Le rejet du projet de réforme de l’imposition des entreprises III a en effet suscité une certaine inquiétude du côté des clients.

Concernant l’origine géographique et la sphère d’activités des entreprises nouvellement implantées, on constate la prédominance des Etats-Unis et des sciences de la vie (y compris la chimie). Parmi les implantations les plus importantes : Bio-Rad (Etats-Unis), qui a choisi Bâle pour son siège européen; Idemitsu (Japon) qui a créé à Bâle un centre de recherche pour les diodes électroluminescentes organiques; SpiroChem, qui a opéré le transfert de son siège de Zurich à Bâle. Par ailleurs, ce vivier a attiré de nouveaux projets d’implantation: ainsi, 90 entreprises ont visité la région en 2017 afin de procéder à une évaluation du site.

Davantage d’entreprises

Les créations d’entreprises ont connu une évolution positive dans la région Bâle-Jura. Ainsi, BaselArea.swiss a prodigué davantage de prestations de soutien aux entrepreneurs et apporté sa contribution à plus de 60 créations et projets de startups. Les événements, séminaires et ateliers organisés par BaselArea.swiss ont attiré plus de 5500 participants sur des thèmes liés à l’innovation, ce qui représente une avancée notable par rapport à l’année précédente.

BaselArea.swiss a lancé en 2017 toute une série d’activités sur des thèmes liés à l’innovation revêtant une importance pour la région. Des activités ont ainsi été développées dans le secteur de l’industrie 4.0. Celles-ci doivent être encore renforcées en 2018 par des partenariats avec les pays voisins dans le cadre d’un projet Interreg. Les innovations dans le secteur de l’industrie chimique constituent une autre priorité. Une initiative très remarquée baptisée DayOne a vu le jour en 2017 sur les thèmes de la médecine de précision et de la santé numérique (Digital Health).

BaseLaunch, le programme d’accélération dédié au secteur de la santé, lancé en 2017, s’est révélé particulièrement fécond. Il s’est attiré le soutien de cinq leaders de l’industrie, soit Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer, Roche et Roivant Sciences, et a également suscité des réactions positives sur le marché: plus de 100 candidatures de projets de startups provenant de plus de 30 pays ont été reçues par BaselArea.swiss. Six startups ont été fondées dans la région Bâle-Jura; elles seront soutenues en phase de développement pendant un an par une enveloppe de 250 000 CHF maximum, ainsi que par un appui logistique en Suisse grâce au laboratoire Switzerland Innovation Park Basel Area.

report Invest in Basel region

Switzerland – a magnet in the global war for the best talents in Life Sciences

07.02.2019

report

Le Groupe RECOMATIC soigne l’état de surface du luxe suisse

07.01.2019

report BaselArea.swiss

BaselArea.swiss démarre en grande pompe

08.06.2017

En 2016, pour son premier rapport annuel, la jeune BaselArea.swiss peut s’enorgueillir d’un bilan très positif. L’organisation commune de promotion de l’innovation et du pôle économique des cantons de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne et du Jura, dans le nord-ouest de la Suisse, a fait un travail remarquable dans tous les domaines. Elle a par exemple accompagné 36 implantations d’entreprises, un nombre en augmentation de 50% par rapport à 2015. S’agissant de la promotion de l’innovation, plus de 4000 personnes sont venues assister aux 80 manifestations et étendre le réseau régional d’experts et d’innovateurs, qui passe ainsi de 8000 à 13 000 acteurs. Les prestations proposées par BaselArea.swiss pour soutenir les projets de startups ont également été vivement sollicitées, 43 d’entre eux ayant donné lieu à des créations.

Avec une progression de 50% par rapport à l’exercice précédent, la région bâloise a enregistré la plus forte croissance des implantations d’entreprises en Suisse. L’équipe de BaselArea.swiss chargée de la promotion du pôle économique a conseillé et assisté 31 entreprises étrangères et cinq entreprises nationales pour leur implantation dans la région bâloise. Parmi ces entreprises, 14 sont originaires des États-Unis, autant sont issues d’Europe et trois d’Asie. Les activités de 19 d’entre elles concernent les sciences de la vie.

«Réunir la promotion économique de la place bâloise, de l’innovation et des startups sous un même toit a manifestement été une bonne décision. En concentrant notre action sur les atouts de la région économique, nous avons su profiler la place bâloise comme un centre d’innovation de premier plan dans les domaines des sciences de la vie et des technologies appliquées», se félicite Christof Klöpper, CEO de BaselArea.swiss. 

Un réseau d’innovateurs et d’experts en extension

En 2016, BaselArea.swiss a considérablement élargi son réseau d’experts et d’innovateurs, puisque ceux-ci étaient plus de 13 000 fin 2016 contre 8500 fin 2015. Forte de ses connaissances et des partenariats qu’elle a noués, BaselArea.swiss est ainsi en mesure d’apporter son soutien aux implantations d’entreprises comme aux projets d’innovation et d’expansion. Les quelque 80 événements organisés par BaselArea.swiss ont joué un grand rôle dans l’extension de son réseau. Leur fréquentation totale a en effet dépassé les 4000 personnes. BaselArea.swiss a également réalisé plus de 180 consultations individuelles destinées à des startups et entreprises afin d’initier des coopérations dans le domaine de la recherche et du développement et de mettre les créateurs en relation avec des clients et investisseurs potentiels. BaselArea.swiss a contribué à la mise sur pied de 43 entreprises.

Née de la fusion d’i-net innovation networks, de l’organisation de promotion du site économique BaselArea et de China Business Platform, BaselArea.swiss a lancé ses activités sous sa nouvelle marque début 2016 avec un portefeuille de prestations harmonisé et un nouveau site Internet. Nous avons également consolidé le profil entrepreneurial de l’organisation: les représentants de l’économie privée constituent désormais la majorité du comité de l’association BaselArea.swiss; présidé par Domenico Scala, celui-ci définit l’orientation stratégique.

report Invest in Basel region

Le Jura sur la liaison ferroviaire internationale Bienne-Belfort

04.12.2018

report Medtech

«Le grand challenge c’est l’innovation et bien comprendre les besoins des clients»

03.12.2018

report Invest in Basel region

Companies continue to find Switzerland appealing

05.04.2017

Bern – More foreign companies relocated to Switzerland last year than in any previous year. Economic development agencies attracted innovative companies with high value creation.

According to the Conference of Cantonal Economic Affairs Directors (VDK), 265 new foreign companies relocated to Switzerland last year, creating 1,005 new jobs. In 2015, there were 264 relocations and 1,082 additional jobs.

The VDK spoke of “solid results” in the face of a difficult economic environment. Despite the strong franc and uncertainties concerning the general tax and political situation, “Switzerland could obviously hold its ground in the international arena”.

As a summary shows, life sciences was the relocations leader with 60 companies, followed by 52 companies from the ICT sector. 23 relocations each came from the trade and raw materials sector, and the engineering, electrical and metal industries. 18 of the new companies to Switzerland are active in the financial sector, and 12 work in the cleantech and greentech sectors.

This year and in the years to come, Switzerland Global Enterprise – the Economic Development Agency of the federal government and municipalities, and which is led by the national marketing steering committee (SG LM) – will focus increasingly on promoting companies in key industries. In important markets such as Germany, France, Italy, Russia, the US, Japan, India, China, the UK and Brazil, Switzerland can rely on cooperation with the Swiss Business Hubs (SBH) and the Swiss embassies.

report

La passion, l’ingéniosité et le plaisir d’aller au travail font partie des valeurs d’entre...

05.11.2018

report Invest in Basel region

Zoetis installe son siège suisse à Delémont

22.10.2018

report Invest in Basel region

Swiss are among the happiest people in the world

20.03.2017

Switzerland is one of the four happiest countries in the world, according to the latest World Happiness Report. The study looks at GDP per capita, trust in government and business, and other social factors relating to well-being.

Switzerland is the fourth happiest country in the world, according to this year’s World Happiness Report. Along with Norway (first place), Denmark (second place) and Iceland (third place), the Swiss are among the happiest in the world. As the report’s authors point out, the differences among the top four countries are very low and they tend to swap places each year. Switzerland came in first place in 2015.

The top 20 countries in this year’s ranking include Finland (5), Canada (7), Israel (11), Costa Rica (12), the US (14) and Germany (16). At the bottom of the list is the Central African Republic.

International researchers analysed a total of 155 countries for this year’s report, taking into account both national data and the results of surveys conducted on the self-perception of residents. Factors such as GDP per capita, healthy years of life expectancy, perceived absence of corruption in government and business, perceived freedom to make life decisions, and generosity as measured by donations are compared.

 

report Invest in Basel region

Basel erhöht Sichtbarkeit von Life-Sciences-Firmen

17.09.2018

report Invest in Basel region

Inauguration du nouveau site de production Cartier à Glovelier

03.09.2018

report BaselArea.swiss

Blogging, tweeting, sharing and liking: BaselArea.swiss goes social media

09.02.2017

BaselArea.swiss has a new social media presence. At its heart is the Innovation Report, which serves as a blog regularly providing information on important issues from our services segments and technology fields, as well as delivering important information for the innovation landscape of Northwest Switzerland. The Innovation Report offers the opportunity to filter, share and comment on innovations.

BaselArea.swiss on LinkedIn
On LinkedIn we not only have a presence with a general company page, but also have four so-called showcase pages on our services segments Invest in Basel Region, Connecting Innovators, Supporting Entrepreneurs and Accessing China. These are managed by our experts and offer a broad view of activities and events both in Northwest Switzerland and further afield. We love to attract followers – also on the general company page, which provides information primarily on events or regional news.

Even more interaction and up-to-date information from the various fields of innovation are promised by our LinkedIn groups Life Sciences by BaselArea.swiss, Medtech by BaselArea.swiss, Micro, Nano & Materials by BaselArea.swiss and Production Technologies by BaselArea.swiss, which are administered by the respective Technology Field managers. They keep visitors who are interested in these fields informed about the latest developments in the technologies concerned both in Northwest Switzerland and further afield.

Special groups on LinkedIn
BaselArea.swiss also has another three LinkedIn groups: 3D Printing Schweiz, Entrepreneurs in Northwestern Switzerland and Precision Medicine Group Basel Area. In the Precision Medicine Group, industry experts from Novartis, Actelion and Roche, together with BaselArea.swiss, form an open and highly specialized community of experts, researchers and entrepreneurs. The aim is to tap into the growing digitalization with a view to developing new chances and opportunities for the life sciences and healthcare industry.

The aim of the 3D Printing Group is to document the rapid development of this technology worldwide and invite those interested to share their thoughts and comments. The Entrepreneurs Group is designed for people who have already benefited from our services and also investors, experienced entrepreneurs and SMEs that would like to know what young entrepreneurs in the region need and what drives them.

BaselArea.swiss also on Twitter and Xing
@BaselAreaSwiss tweets on Twitter. Whether you keen to receive notice of events, the latest news, information on interesting innovations from partners or even just an amusing story, BaselArea.swiss keeps you up to date here with its own contributions, retweets and favourites.

BaselArea.swiss is also represented on Xing with a company page. Here we provide regular information on exciting events and innovations in a wide range of fields from the north-western region of Switzerland.

Look us up on the social media channels and get in touch!
We look forward to a lively exchange of ideas and hope to gain lots of new followers.

Link list

Innovation reports: Link
Twitter: Link
Xing: Link
LinkedIn BaselArea.swiss
company page:
Link                                                                  
LinkedIn showcase pages: Invest in Basel Region
Connecting Innovators
Supporting Entrepreneurs
Accessing China
LinkedIn technology groups: Life Sciences by BaselArea.swiss
Medtech by BaselArea.swiss
Micro, Nano & Materials by BaselArea.swiss
Production Technologies by BaselArea.swiss
Other LinkedIn groups: 3D Printing Schweiz
Entrepreneurs in Northwestern Switzerland
Precision Medicine Group Basel Area

 

Article written by Nadine Nikulski, BaselArea.swiss  

report Micro, Nano & Materials

L'impression 3D en précision

03.09.2018

report ICT

JELLIX IIoT Plateform, un pas de plus dans l’industrie connectée

03.07.2018

report

Production Technologies – der neue Bereich von BaselArea.swiss

02.11.2016

Derzeit reicht es nicht aus, einfach zu produzieren. Unternehmen müssen zu geringeren Kosten produzieren, sparsam mit Ressourcen umgehen, die Wünsche der Kunden berücksichtigen – alles in kürzester Zeit und möglichst ohne Lagerbestand. Neue Produktionstechnologien versprechen Lösungen. Additive Fertigung, Robotik oder Internet of Things: Die Produktion von Gütern wird sich in den nächsten Jahren stark verändern.

Neu bearbeitet BaselArea.swiss den Fachbereich „Production Technologies“. Die Region Basel ist gekennzeichnet durch die Präsenz von High-Tech-Unternehmen, die komplexe, qualitativ hochwertige Produkte zu hohen Lohnkosten herstellen. Die Lage Basels an der Grenze zum Elsass und zu Baden bietet ihnen eine echte Chance für den Austausch und die Zusammenarbeit zur Verbesserung der Wettbewerbsfähigkeit sowie zur Entwicklung neuer Geschäftsmodelle.

Im Zentrum des Technologiefelds Production Technologies steht der sorgfältige Umgang mit Ressourcen und der Einsatz von sauberen Technologien. Der Fokus liegt dabei auf den folgenden 6 Bereichen:

  • 3D-Druck, additive Fertigung: BaselArea.swiss organisiert Informations- und Networking-Veranstaltungen sowie Workshops zu diesem Thema und den neuen Geschäftsmodellen. Darüber hinaus existiert eine LinkedIn-Gruppe mit rund 100 Forschern und Themenbegeisterten. 
     
  • Industrie 4.0: In Zusammenarbeit mit Schulen und Forschungszentren bietet BaselArea.swiss Informationsveranstaltungen und technologieorientierte Networking-Veranstaltungen auf regionaler und internationaler Ebene. Darüber hinaus bringt der Technology Circle „Industrie 4.0“ Unternehmen zusammen, um sich zu informieren und das Know-how in der Region weiter zu entwickeln.
     
  • Organische und gedruckte Elektronik: Die druckfähige Elektronik hat das Auftauchen neuer Produkte ermöglicht, beispielsweise OPV, OLED oder Anwendungen in den Bereichen Gesundheit oder Sensoren. BaselArea.swiss initiiert die Zusammenarbeit zwischen Unternehmen und Forschungszentren bei technischen Projekten sowie im Vertrieb und entwickelt zusammen mit der Industrie ein Netzwerk von Kompetenzen im Rahmen des Technology Circles „Printed Electronics“.
     
  • Effizienz bei der Nutzung von Ressourcen und Energie in der Produktion: Im Rahmen eines Technolgy Circles hat BaselArea.swiss ein Netzwerk von Unternehmern aufgebaut, das diesen regelmässigen Austausch pflegt.
     
  • Wassertechnologien: Die effiziente Nutzung von Ressourcen steht im Mittelpunkt. Die Forschung konzentriert sich auf Problemstellungen wie Mikroverunreinigungen, die Rückgewinnung von Phosphor oder auch die im Wasser vorhandenen antibiotikaresistenten Gene. Einmal pro Jahr veranstaltet BaselArea.swiss eine Veranstaltung in Zusammenarbeit mit der Hochschule für Life Sciences der Fachhochschule Nordwestschweiz (FHNW).
     
  • Biotechnologien für die Umwelt: Die Nutzung von lebenden Organismen in industriellen Prozessen ist nicht neu, gewinnt aber an Bedeutung, zum Beispiel bei der Behandlung von Ölunfällen. Dank Biokunststoffen aus erneuerbaren Rohstoffen (wie Lignin) bieten ökologischere Lösungen echte Alternativen zu den herkömmlichen chemischen Prozessen. BaselArea.swiss organisiert regelmässig Veranstaltungen zu diesem Thema und schafft Verbindungen zwischen Forschern, Industrie und Verwaltung.

Die gemeinsame LinkedIn-Gruppe „Production Technologies by BaselArea.swiss“ zählt heute bereits 46 Mitglieder, die sich gegenseitig über die neuesten Entwicklungen in den oben genannten Gebieten austauschen. Die Gruppe ist offen für neue Teilnehmer – melden Sie sich an!

Wenn Sie Interesse am Austausch mit Unternehmern und Forschern zum Thema „Production Technologies“ haben oder weitere Informationen über unsere Services wünschen, dann kontaktieren Sie einfach Sébastien Meunier (siehe Kontaktdaten links).

report

Nouveau au Jura: La fintech jurassienne eHyve

02.07.2018

report Invest in Basel region

Nordwestschweiz drängt auf neuen Juradurchstich

18.06.2018

report

Pascal Bourquard : «Il faut redonner des espaces de liberté, ils sont indispensables à la ...

07.05.2015

En marge d’un récent événement «Out-of-the Box», Pascal Bourquard a accepté de se livrer plus en avant dans une longue interview accordée à i-net innovation networks dans son entreprise Biwi à Glovelier, avant de nous faire visiter sa demeure dans un village voisin. Une maison de maîtres, qui donne des clés pour mieux appréhender le personnage, fils, frère et père d’entrepreneur. On y perçoit vite un flagrant sens du détail et un goût prononcé pour les créations qui traversent le temps.

C’est surtout de son expérience d’entrepreneur et de sa vision de l’innovation dont parle le capitaine d’entreprises. A 58 ans, Pascal Bourquard s’apprête à larguer les amarres pour un voyage initiatique sur l’eau qui marquera le début d’une nouvelle vie, que d’aucuns appellent retraite. Pas lui. Ce voyage a des allures de retour aux sources, soit l’ouverture au monde à laquelle il a été confronté dès son plus jeune âge. Un périple marin qui répond également à un besoin existentiel de liberté, indispensable à la créativité. Extraits.

Faut-il sortir du cadre pour développer un esprit d’entrepreneur?
Pascal Bourquard: Pas nécessairement, même si j’ai toujours été le petit canard noir de la famille, cela dès ma plus jeune enfance. Aujourd’hui encore, chaque fois que je me trouve enfermé dans un schéma de pensée standardisée, je monte aux barricades. J’ai un esprit libertaire. En même temps, j’ai gardé l’âme d’un enfant, curieux, passionné. Je n’ai de cesse de m’extasier devant ce que je découvre. Ma maman m’appelait «Mister gadget».

Quelles autres qualités sont-elles de pair un esprit d’entrepreneur?
Je crois qu’il faut de la générosité et ne pas avoir l’intérêt du gain. Il ne faut pas trop calculer. Avoir une vision est déterminant. Il faut savoir fédérer et partager.

Vous l’avez toujours su ou vous l’avez appris au cours de votre carrière?
A mes débuts, j’étais plutôt rebelle et anticonformiste. Il m’a fallu du temps pour apprendre qu’on ne sait jamais, comme le chante bien Jean Gabin.

Apprend-on à devenir entrepreneur?
Ça ne s’apprend pas, malheureusement. On naît avec, ou pas. Par contre, avec l’âge, on capitalise un certain nombre de connaissances, d’expériences et de rencontres.

Que vous inspire la situation de l’économie helvétique?
Un certain défaitisme, malheureusement. Les racines et la richesse des parcours de vie qui peuvent mener à des trajectoires d’entrepreneur - comme c’est mon cas - sont balayées par la pensée unique. Les politiques sont détachés des réalités économiques.

On allait vous demander ce qui vous agace le plus dans la vie, on a trouvé…
On pense trop à contraindre plutôt que d’insuffler davantage de liberté de penser et de création. Les régimes communistes ont été contraints à l’ouverture. Les démocraties continuent à se refermer sur elles, à s’enfermer dans des dogmes limitatifs.

Pensez-vous que ces contraintes inhibent la créativité?
J’en suis convaincu. Mon jeune fils de douze ans, par exemple, est complètement formaté par ses jeux vidéo et ses écrans. Lorsque je l’emmène au cirque, il est passif. Parce qu’il a vu sur ses écrans des images beaucoup plus impressionnantes. Face à l’extraordinaire permanent, on peine à vivre pleinement l’ordinaire.

Comment dès lors réinjecter une forme de liberté créatrice?
Nous avons la chance d’avoir des libertés. Il faut en faire usage et commencer par voter juste. Il faut recréer un nouveau projet à la source avec des conditions cadres qui permettent à un jeune qui n’a pas forcément suivi une filière universitaire, mais qui a un apprentissage en poche, de pouvoir se mettre à son compte. Cela sans matraquage fiscal. Après l’apprentissage, un suivi des jeunes pour les aider à devenir chef d’entreprise me parait être une idée intéressante. Je peine à avoir confiance dans les politiques, par contre, j’ai confiance dans la jeunesse, pour autant qu’on lui redonne des espaces de liberté.

Quel est le bon équilibre entre le travail et la vie personnelle?
C’est une bonne question et ça me paraît difficile d’y répondre de manière générale. Avec le temps, je peux tout de même dire que j’ai compris que de me retrouver seul avec moi-même m’apporte beaucoup.

Quels sont les autres éléments indispensables au lancement d’une société?
Les grandes banques internationales feraient bien de laisser de côté la spéculation pour revenir à leurs racines, soit prendre le risque de soutenir les jeunes entrepreneurs. La spéculation est destructrice et les banques ne savent plus prendre les risques nécessaires. La plupart des entrepreneurs veulent tout de suite créer le buzz pour vendre. En ce qui me concerne, j’associe le succès d’une entreprise à sa pérennité. Pour durer, il faut savoir se remettre en cause.

C’est le conseil que vous donnerez aux jeunes entrepreneurs?
Si un jeune entrepreneur vient me voir avec un projet, je lui conseille de penser pour durer, c’est un message essentiel.

Insufflez-vous un esprit d’innovation particulier dans vos sociétés?
On a beau avoir une très bonne eau, mais quand elle n’est pas décapsulée, elle ne fait pas de bulles. C’est la même chose avec les équipes de collaborateurs.

Et comment procédez-vous?
Par l’écoute, le dialogue, la formation.

A quoi ressemblera l’innovation de demain selon vous?
Elle sera immanquablement liée aux énergies et aux ressources naturelles que l’on continuer à épuiser. Je crois au génie humain malgré le pessimisme de certains de mes propos.

Est-ce que la troisième génération des Bourquard, en passe de vous succéder, se lancera-t-elle dans cette voie?
J’ai confiance en mes enfants, je les ai bien formatés… dans la liberté (rires).

Interview: i-net

 

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Branch of Innovation Park in Jura

14.03.2018

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New Venture Assessment: quand de jeunes créateurs d’entreprise se hissent au rang d’expert

13.03.2018

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