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report Life Sciences

«Nous ne faisons aucun compromis lorsqu’il s’agit de créer l’entreprise au plus fort poten...

26.08.2019

Versant Ventures dispose d’une solide expérience dans la création d’entreprises performantes comme Therachon, Black Diamond ou CRISPR Therapeutics. Nous nous sommes entretenus avec Alex Mayweg, associé au sein de l’équipe Versant Ventures à Bâle, de la magie de la société de conseil Ridgeline Therapeutics, de la transposition des avancées scientifiques en programmes pharmaceutiques fructueux et des tendances futures en matière de découverte de médicaments.

Alex, quelles sont les activités de Versant Ventures?

Alex Mayweg: Versant Ventures est une société de capital-risque leader au plan mondial qui est spécialisée dans le secteur de la biotechnologie et excelle dans les investissements précoces et la création d’entreprises. Nous venons juste de célébrer nos vingt ans d’existence. Notre stratégie vise à identifier à l’échelle globale les opportunités les plus innovantes qui sont susceptibles de révolutionner l’industrie pharmaceutique. Nous avons trois façons de procéder: nous investissons dans des entreprises existantes avec d’autres partenaires, mais dans 50% des cas, nous créons et assurons le financement initial entièrement par nous-mêmes. En plus de cela, nous exploitons des moteurs de découverte comme Ridgeline Therapeutics: ils nous permettent de développer la science, d’évaluer les risques et d’y répondre afin de transformer les découvertes en programmes de recherche et en entreprises. Pour ce faire, nous avons réuni certains des meilleurs professionnels de l’industrie pharmaceutique. Ils contribuent à faire avancer la science et à bâtir des entreprises qu’ils finissent parfois par intégrer lorsque ces sociétés nouvellement créées prennent leur essor.

Versant Ventures a établi son siège à San Francisco et dispose d’antennes aux Etats-Unis, au Canada – et à Bâle. Pourquoi avoir choisi le pôle économique bâlois?

En Europe, Versant s’appuie sur de solides antécédents. Nous avons financé ici plusieurs entreprises prospères, comme CRISPR Therapeutics ou Therachon, qui a récemment été rachetée par Pfizer. Nos bureaux de Bâle sont établis ici depuis longtemps et grâce à la société de conseil que nous avons lancée il y a trois ans, nous pouvons désormais récolter directement l’extraordinaire expertise qui existe dans la région dans le domaine de la découverte de médicaments. Des milliers de spécialistes vivent ici, ce qui est sans équivalent en Europe et rend, à mon avis, la région globalement très compétitive. Nous avons déjà investi 100 millions de dollars dans des entreprises bâloises créées avec l’aide de Ridgeline. Nous sommes très engagés localement, même si certaines de nos entreprises pourraient également être appelées à se développer aux Etats-Unis. Beaucoup ont une double implantation.

De quelle manière fonctionne Ridgeline?

A la façon d’un moteur de découverte: une excellente équipe crée des entreprises qui utilisent Ridgeline comme une ressource et un appui pour se construire. C’est un modèle magnifique. Nous créons des entreprises visionnaires qui, avant de conquérir leur indépendance, bénéficient dès le départ du soutien de personnes qui savent ce qu’elles ont à faire pour établir une base de données solide et pour mettre en place une stratégie adaptée. Nous pouvons ainsi attirer des talents que les jeunes start-up ont parfois du mal à recruter. Nous avons à disposition un pool formidable de biologistes, biologistes cellulaires, oncologues, immunologistes et chimistes dotés d’une expérience à la fois approfondie et étendue dans leurs domaines.

Dans quelle sphère se déploient vos activités?

Nous ne nous fixons aucune limite. Nous avons des entreprises qui se concentrent sur les petites molécules et sur les protéines. Les anticorps recèlent un potentiel incroyable, mais nous n’avons pour l’instant pas fait de découvertes réellement excitantes. Pour nous, la thérapie cellulaire et les autres techniques émergeant dans la région ouvrent aussi des perspectives prometteuses. Il serait très intéressant que la Suisse affirme sa présence dans ce domaine, qui se distingue selon moi par une activité en plein essor et une science d’excellence.

Où trouvez-vous la science qui vous enthousiasme – ou est-ce la science qui vous trouve?

C’est un mélange des deux. Nous identifions les thèmes dont nous pensons qu’ils vont gagner en importance et nous recherchons activement des universitaires réalisant des travaux sur ces thèmes. Nous devons miser sur l’avenir et identifier les meilleurs spécialistes. Très souvent, nous les trouvons en Europe et en Suisse, pour ainsi dire sur le pas de notre porte.

Les chercheurs sont souvent très attachés à leurs recherches, et il est connu que Versant implique souvent ses propres collaborateurs dans la création d’entreprises. Comment gérez-vous ces sources de conflits potentiels?

Je suis toujours surpris de voir combien les gens sont capables d'évoluer, ce qu’ils peuvent apprendre et comment ils s’épanouissent dans leurs carrières. Il est extrêmement important pour nous de les soutenir dans cette démarche. Force est de reconnaître que la découverte de médicaments est difficile, qu’elle exige de l’expérience et ne va pas sans quelques cicatrices dues aux échecs rencontrés pour être efficace. Si vous n’utilisez pas votre expérience et si vous ne mettez pas en place une stratégie appropriée, vous pouvez appliquer la bonne technologie à la mauvaise cible. Associer des universitaires engagés, des entrepreneurs et des équipes de spécialistes tant de la découverte de médicaments que du leadership s’est avéré très fructueux. Naturellement, cela signifie que Versant joue un rôle important dans la création des entreprises.
Nous ne faisons aucun compromis lorsqu’il s’agit de créer l’entreprise au plus fort potentiel dans un espace donné. Nous avons de grandes ambitions et je pense que c’est la bonne manière de voir les choses quant à ce qui est nécessaire pour mettre sur pied une telle entreprise. Avec plus de 150 sociétés à son actif, Versant dispose d’une expérience qui lui permet de puiser dans une vaste source de connaissances.

Avant de rejoindre Versant Ventures, vous avez travaillé dans la découverte de médicaments chez Roche. En quoi est-ce différent de poursuivre cette activité au sein d’un fonds d’investissement?

Roche est un endroit formidable – en fait, c’est là que j’ai appris presque tout ce qu’il y a à savoir sur le développement de médicaments. La biotechnologie soutenue par le capital-risque constitue une aventure très différente. Nous découvrons chaque année des centaines de technologies innovantes et il est incroyablement excitant d’avoir l’opportunité de sélectionner les plus probantes et de les intégrer à des entreprises. Nous investissons dans des innovations et des technologies à la pointe du progrès avec des équipes qui sont au départ certes restreintes, mais focalisées sur leur but. De nos jours, la disponibilité du capital est incroyable. Il est désormais possible de lancer et de mettre en œuvre des programmes de recherche avec des équipes expérimentées sans passer par les grandes compagnies pharmaceutiques ou en recourant à des sociétés de recherche contractuelles, ce qui était impossible sous cette forme il y dix ans.

Combien de capital Versant investit-il avant d’ouvrir sur l’extérieur?

Nous réservons des dizaines de millions pour nos entreprises et les montants investis dépendent toujours de l’entreprise, de la façon dont nous les faisons prospérer et dont nous les répartissons. Si une entreprise ou une technologie exigent des fonds que nous ne sommes pas en capacité d'apporter, nous pouvons faire appel plus tôt à d’autres investisseurs. Je dirais cependant que nous sommes capables de lancer des entreprises avec des capitaux beaucoup plus importants qu'habituellement dans la région.

Les sommes investies ne semblent pas cesser d’augmenter. Quelle en est la raison?

Il faut des poches bien garnies pour créer des entreprises leader dans leur domaine et lorsque la technologie est si vaste qu’elle offre des applications multiples, vous n’avez pas envie de nourrir ces opportunités au compte-goutte. Mettre au point de nouveaux médicaments est difficile et onéreux. Nous voyons des entreprises qui sont persuadées qu’elles peuvent amener une molécule au stade clinique avec trois millions de capital de départ. Nous savons qu’elles vont avoir besoin de beaucoup plus. Parallèlement, nous ne levons pas non plus des montants hors norme. Développer la biotechnologie en s’appuyant sur des fonds d’investissement constitue un modèle qui contribue à optimiser la manière dont nous utilisons le capital pour créer de la valeur.

Quel est votre premier réflexe une fois que vous avez décidé d’investir?

Nous minimisons les risques et nous explorons de possibles stratégies, ce qui signifie, entre autres, que la science doit pouvoir être reproductible si elle est mise en d’autres mains. Nous nous impliquons à un stade précoce, ce qui nous permet d’évaluer très précisément les risques scientifiques. Cette proximité nous permet de mieux comprendre ce que cela signifie de promouvoir la science et d'en devenir les promoteurs. Les scientifiques ont tendance à tomber amoureux de leurs recherches, mais si Versant est aussi convaincu de l'intérêt de leurs travaux et les valide, cela constitue un atout de poids pour lever des fonds additionnels et convaincre les investisseurs suivants.

L’échec constitue-t-il une option?

Qui dit industrie pharmaceutique dit presque inévitablement pertes. Les grandes compagnies démarrent avec 50 programmes qui sont ensuite réduits à 30 et 10 finissent par atteindre le stade clinique. Vous éliminez toujours des programmes. Il est intéressant de noter que le taux de déperdition est relativement bas au sein de notre portefeuille. La science n’en demeure pas moins la science et les fruits escomptés ne sont pas toujours au rendez-vous. Bien que nous planifions toujours la mise au point de médicaments de manière linéaire, la voie de la découverte s’avère souvent tortueuse. Il est fort possible que vous n’arriviez pas à faire ce que vous aviez prévu de faire au départ. Néanmoins, le modèle du capital-risque n’a de cesse de maximiser, de préserver et de tirer profit de la valeur générée. Il arrive rarement que vous restiez les bras croisés à laisser la situation se dégrader.

Qu’attendez-vous de l’avenir de la biotechnologie?

Si l’on se penche sur les innovations thérapeutiques qui ont jalonné l’histoire de l’industrie chimique dans la région de Bâle, on constate qu’il existe des courbes d’évolution qui couvrent plusieurs décennies. Les cycles passés ont permis d’améliorer l’espérance de vie et la survie au cancer, de réduire le taux de mortalité dû aux pathologies cancéreuses et induit un fort recul des maladies infectieuses. La biotechnologie nous fait vivre une révolution incroyable. Il y a des années de cela, les petites molécules, puis les anticorps ont été découverts. Toute une gamme d’options s’offre désormais à nous, des petites molécules aux matériaux biologiques en passant par la thérapie cellulaire, l’édition génomique, la thérapie génique et d’autres, ce qui libère un énorme potentiel d’innovation. Nous ne nous contentons pas de choisir les meilleures opportunités parmi les courbes d’évolution existantes, nous visons également à en générer de nouvelles. Comme le soulignait récemment l’un de mes partenaires chez Versant: «La meilleure technologie est celle qui n’a pas encore été inventée, mais une chose est sûre: dès qu’elle le sera, nous allons la dénicher et construire une entreprise incroyable autour d’elle.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur la manière dont Versant Ventures fonctionne et sur son moteur de découverte Ridgeline Therapeutics, rejoignez-nous à Bâle le 18 septembre pour assister à la présentation d’Alex Mayweg: Investor Spotlight: Ridgeline Therapeutics – A Versant Ventures Discovery Engine

report Invest in Basel region

Indigo Agriculture opens European headquarters in Basel

17.09.2019

report Invest in Basel region

Basel is among the world’s best universities

12.09.2019

report Precision Medicine

«La Patient Centricity exige de communiquer d’égal à égal»

08.07.2019

A l’avenir, l’Hôpital universitaire de Bâle ne veut plus se contenter d’appliquer l’innovation, mais souhaite la faire progresser. Dans ce contexte, il vient de mettre sur pied un laboratoire d’innovation ainsi qu’un programme de promotion interne pour donner vie aux projets correspondants. Derrière cette initiative, on retrouve Marc Strasser et Jens Eckstein. DayOne est allée à la rencontre de ce dernier.

BaselArea.swiss: En général, deux raisons poussent à innover. D’une part, la nécessité et, d’autre part, la motivation intrinsèque. Quelle est la vôtre?

Jens Eckstein: Sans motivation, je n’aurais clairement pas accepté cette tâche. Mais la nécessité a elle aussi joué un rôle. Une grande partie de ce qui nous occupe consiste en des tâches que nous n’avions pas encore conclues avec succès. Lorsqu’il arrive à l’hôpital, un patient vit parfois une régression par rapport à la technologie de l’information qu’il utilise au quotidien. Or, certains systèmes avec lesquels les équipes de traitement travaillent remontent à plus de 20 ans. Un jour, j’ai maugréé que notre équipe informatique pouvait mieux faire. Un collègue m’a alors rétorqué: «Arrête de te plaindre et agis.» En outre, je fais bien évidemment partie des gens qui aiment la technologie et l’innovation. C’est la raison pour laquelle j’avais beaucoup de peine à accepter ces points faibles.

Il semble que l’on vous ait entendu?

Oui, la direction informatique et celle de l’hôpital m’ont apporté tout leur soutien et nous nous sommes réorganisés. Je travaille désormais à 50% comme clinicien et à 50% comme Chief Medical Information Officer. J’officie ainsi comme traducteur et passerelle entre l’équipe informatique et les services spécialisés.

Quelles ont été vos premières tâches?

Avant même que je n’endosse ma nouvelle fonction, nous avons monté un grand écran à chaque étage, présentant les membres de chaque équipe avec une photo.

Cela ne semble pas vraiment révolutionnaire?

Cela peut sembler banal, mais pour nombre de nos patients et leurs proches, cela fait une grande différence. Beaucoup de nos patients ont l’habitude de toujours être en ligne et d’avoir accès à toutes les informations souhaitées. Ils peuvent trouver la situation vraiment difficile si cela n’est pas le cas lors d’un séjour à l’hôpital. Bien entendu, tous les patients ont accès à Internet et à notre réseau wi-fi, mais une grande partie des informations qui les intéressent ne sont pas encore disponibles en version numérique. Les patients sont alors relégués à un rôle passif. Or, si nous voulons que les patients contribuent activement à leur processus de guérison, c’est par là que nous devons commencer. Nous devons donc leur fournir rapidement toutes les informations pertinentes, qu’elles soient d’ordre médical ou organisationnel. Ce n’est que comme cela qu’ils participeront vraiment à leur traitement.

Est-ce ce que veulent les médecins?

Il est bien plus agréable de travailler avec des patients informés! Aujourd’hui, tout le monde parle de Patient Centricity. Prendre cette thématique vraiment au sérieux entraîne des conséquences de taille pour notre profession. En tant que médecin, nous nous devons d’intégrer les patients à la prise de décision. Notre rôle consiste à les conseiller et à les coacher. Par exemple, repousser la mort à tout prix par le biais d’une thérapie peut parfois ne plus représenter l’unique but d’une intervention. La qualité de vie devient alors un critère d’autant plus pertinent; et pour cela, une communication humaine et d’égal à égal est capitale. Les écrans à chaque étage ont représenté un premier pas dans cette direction, pour que chacun sache qui s’occupe des patients.

Les patients veulent-ils avoir leur mot à dire?

Oui. Les nouvelles technologies poussent comme des champignons et accroissent la pression sur notre hôpital. Précisons que personne ne s’attend à ce qu’un hôpital universitaire devienne un hôtel de luxe. Garantir des soins médicaux de haut niveau doit rester au centre de nos préoccupations. Cependant, la numérisation offre de nouvelles possibilités. En tant qu’hôpital, nous devons y recourir de manière optimale, dans l’intérêt de nos collaborateurs comme dans celui de nos patients. Nous avons développé notre Innovation Lab pour cette raison.

Quelle en est l’idée?

L’Innovation Lab est une sorte de piste d’atterrissage pour les nouvelles technologies. Nous avons mis sur pied une infrastructure informatique indépendante de l’hôpital qui nous permet d’implémenter rapidement de nouvelles applications dans une zone protégée, ainsi que de les tester en consultant les patients et les preneurs de décisions. Il s’agit donc d’une sorte d’aire de jeu ou de bac à sable pour de premiers projets pilotes incluant de nouvelles technologies, mais sans que ces derniers ne doivent satisfaire à toutes les exigences d’un produit médical ni aux standards de sécurité prédéfinis.

Je peux m’imaginer que les demandes pourraient vite se multiplier?

En effet, nous avons déjà fort à faire. Je suis d’ailleurs en train d’agrandir l’équipe. Heureusement, mes collègues manifestent un grand intérêt. Nous avons débuté au service de cardiologie, continué en chirurgie et allons bientôt lancer des projets en psychiatrie ou encore en rhumatologie.

De quel type de projets s’agit-il?

Ils sont très variés. Par exemple, un partenaire externe, comme une start-up, souhaite faire valider son application du point de vue clinique. Si nous constatons une utilité pour les patients, nous donnons suite au projet. Le partenaire doit cependant donner son accord pour la publication des résultats, même s’ils sont négatifs. Dans un autre cas de figure, il se peut qu’un collaborateur de l’Hôpital universitaire ait une idée brillante et souhaite la développer. Dans cette optique, nous proposons depuis cette année plusieurs événements Future Friday par an, lors desquels nous demandons à nos 8000 collaborateurs de nous soumettre leurs idées d’innovation. Les auteurs des trois meilleures idées sont alors invités à présenter un pitch et l’une d’entre elles reçoit ensuite notre feu vert. Le projet gagnant bénéficie par la suite d’assez de ressources pour que l’idée se transforme en premier prototype en l’espace de six mois.

Jusqu’à maintenant, le cahier des charges d’un hôpital ne comprenait pas la promotion de l’innovation. Pourquoi ce changement de cap soudain?

La recherche a toujours représenté un des rôles fondamentaux de l’Hôpital universitaire. Des spin-offs innovantes en sont nées à plusieurs reprises. Aborder ce processus de manière encore plus proactive nous permet de catalyser ce potentiel et d’asseoir notre réputation. Notre hôpital acquiert ainsi une renommée mondiale dans certains domaines. En effet, nous voulons compter parmi les meilleurs, que ce soit dans le secteur médical ou pour ce qui a trait à l’innovation. Avec son environnement fortement axé sur les sciences de la vie et ses start-up dynamiques, l’écosystème bâlois nous offre des conditions idéales. L’Hôpital universitaire est déjà partenaire de nombreux projets intéressants, ce qui nous donne accès aux technologies les plus avancées. Pour un hôpital de taille moyenne à l’échelle internationale, cela ne va pas de soi. Pour ce qui est de l’agilité, nous profitons clairement de notre constellation, à savoir un environnement universitaire allié à une orientation stratégique vers l’innovation et la numérisation.

Comment les choses fonctionnent-elles lorsque des médecins deviennent entrepreneurs, ou docpreneurs? Qui touche quelle part de la nouvelle entreprise?

Nous devons encore déterminer quel modèle convient le mieux. Bien entendu, la tâche centrale d’un hôpital reste le traitement des patients. Il est cependant juste qu’il profite lui aussi équitablement du développement d’une innovation. On constate la présence de deux extrêmes: soit nous détenons 100% de la propriété intellectuelle et nous accordons une licence au partenaire qui distribue le produit. Ou le produit reste entre les mains du partenaire et nous participons à son développement dans l’optique de profiter ensuite de l’application qui nous convient vraiment. Souvent, le scénario le plus réaliste se situe entre les deux.

Les médecins veulent-ils donc devenir entrepreneurs?

J’aurais tendance à répondre par la négative. Et c’est une bonne chose. Notre objectif n’est pas que tous nos médecins fondent une start-up. Nous souhaitons plutôt qu’ils s’impliquent plus fortement dans le processus d’innovation par le biais de leurs idées et de leur savoir. Il est alors juste qu’ils en profitent comme il se doit, par exemple sous la forme de participations. La même chose devrait par ailleurs s’appliquer au reste du personnel.

report Life Sciences

Fresh capital for biopharmaceutical companies

09.09.2019

report Entrepreneurship

Basel startup aims to change agriculture sector

06.09.2019

report Industrial Transformation

«Chez Bell, nous combinons artisanat et automatisation»

06.05.2019

Une boucherie bâloise s’est muée en groupe alimentaire international au fil de ses 150 années d’existence: Bell Food Group emploie plus de 12 000 collaborateurs dans 15 pays. Markus Ettlin, responsable Industrie 4.0/Automation chez Bell Food Group, présente les projets liés à l’industrie 4.0 en cours et les limites de l’automatisation et des innovations dans le secteur alimentaire.

BaselArea.swiss: Quand les saucisses seront-elles fabriquées par des robots?

Markus Ettlin: Une saucisse cache beaucoup d’artisanat, d’expérience et de savoir-faire. Il serait pour l’heure presque impossible de faire réaliser les étapes nécessaires par une machine, et ça n’est pas notre objectif. Il s’agit pour nous de concilier tradition et innovation. En matière de charcuterie, la tradition et le travail manuel sont très importants. Ce n’est pas demain que les saucisses seront fabriquées par un robot.

Parce que ça ne serait pas un produit demandé?

Je pense que nos clients recherchent un produit artisanal et pas une saucisse totalement industrielle. La saucisse est un produit naturel, aux qualités naturelles, qui doivent être respectées. Il faut beaucoup de savoir-faire pour cela. La production de saucisses ou de jambon requiert une grande expérience et fait appel à tous les sens. Nous travaillons toutefois à l’automatisation de certaines étapes du processus. Nous voulons combiner artisanat et automatisation.

Dans quels domaines l’automatisation est-elle possible?

Nous devons distinguer le secteur artisanal et la production de produits prêts-à-servir (convenience). Le travail manuel restera précieux dans la fabrication des saucisses et du jambon. Dans le secteur des produits convenience, qui doivent tous être identiques, l’automatisation est bien plus avancée. La production de galettes de steak haché et de nuggets de poulet est par exemple très automatisée, puisque ces produits sont mis en forme par des machines. Dans la logistique aussi, nous avons su déployer les technologies de l’automatisation pour les tâches répétitives et pénibles.

Où percevez-vous le plus fort potentiel?

Le niveau d’automatisation est particulièrement important dans la manutention et le conditionnement, mais il ne dispense pas là non plus de personnel humain. Le vrai potentiel réside selon nous dans les données et informations qui sont générées quotidiennement. Nous voulons apprendre de ces données et nous améliorer. Nous nous intéressons par exemple au processus de cuisson, pour lequel plusieurs données sont mesurées, dont la température: il y a les paramètres théoriques et les paramètres réels, et le résultat final. Si les collaborateurs vérifient la température, ils ne peuvent pas garder une vue d’ensemble de tous les paramètres, des différentes valeurs et des corrélations complexes. L’analyse de ces données nous permettra de garantir la qualité du processus de cuisson et du produit, et même de l’améliorer. Elle nous aide aussi à renforcer l’efficacité énergétique et à utiliser au mieux les installations.

Sur quelles transformations et quels domaines Bell met-elle l’accent?

D’une part, la traçabilité du produit et, de l’autre, la transparence des différentes étapes du processus de transformation et leurs conséquences sur le produit fini. L’élément central est donc les normes et la standardisation. Nous voulons déployer des technologies standardisées, transformer les processus automatisés et créer de la transparence.

Quels domaines peuvent être des sources d’inspiration particulièrement intéressantes pour les technologies standardisées?

En matière de transformation de la viande, la spécialité joue un rôle prédominant. Ce qui m’intéresse plutôt dans ma partie, ce sont les technologies que l’on peut utiliser différemment. Il est par exemple possible de transposer certaines pratiques et méthodes de l’industrie pharmaceutique à l’industrie alimentaire. L’industrie pharmaceutique sait ainsi gérer d’importantes quantités de données. C’est très stimulant pour mon domaine. L’industrie automobile est elle aussi très avancée dans les processus automatisés. Les constructeurs ont souvent des lots importants, pour lesquels le volant doit toutefois être positionné tantôt à gauche, tantôt à droite. Ce sont des thèmes qui nous préoccupent aussi, puisque nos produits peuvent prendre différentes formes: plus léger ou plus lourd, avec moins ou plus d’emballage. Nous nous inspirons volontiers des autres secteurs.

Qu’est-ce qui est implémenté?

Nous construisons un important entrepôt frigorifique dernier cri qui présentera un très très grand niveau d’automatisation. La logistique doit, si possible, être totalement automatisée, les collaborateurs doivent séjourner aussi peu que possible dans le secteur des surgelés et il existe des processus d’assistance très automatisés. L’ensemble des installations et des processus généreront des données et des informations que nous désirons analyser à des fins d’amélioration, d’entretien et d’efficacité. Dans tous les domaines, la collecte des données est pour nous une chance de progresser et de garantir la qualité.

Quels défis représentent les transformations prévues pour Bell?

Chez nous, l’industrie 4.0 est fortement liée à l’environnement de production. La numérisation est une étape importante pour nos collaborateurs. Nous voulons inclure tous nos collaborateurs et montrer que les nouvelles technologies sont là pour les assister dans leur travail. Je vois aussi un défi dans la grande complexité de toutes les étapes – tout est lié. Ça n’est pas toujours facile à comprendre. Nous sommes par conséquent appelés à développer des connaissances et à sensibiliser globalement les collaborateurs aux thèmes liés à l’industrie 4.0. Nous devons notamment découvrir par où commencer avec la mise en œuvre et dresser une feuille de route judicieuse.

Bell participe à notre Industry 4.0 Challenge. Qu’avez-vous déjà pu en tirer?

Je connais BaselArea.swiss au travers de différentes manifestations qui donnent toujours lieu à des contacts passionnants. Dans le cadre de l’Industry 4.0 Challenge, je peux voir simplement quelles idées sont répandues et comment les autres perçoivent le monde. Dans les grandes entreprises, il est souvent difficile de tracer de quelle manière les formidables solutions ont été décidées. Les start-up peuvent rapidement montrer une preuve de concept, je peux donc me faire une idée de ce qui existe et de ce que ça signifierait pour moi. C’est extrêmement passionnant pour moi. Notre secteur a aussi des contacts avec les sociétés du dernier Industry 4.0 Challenge. Nous sommes certes à la recherche d’outils standardisés. Mais les start-up comblent souvent les lacunes entre une norme exigeante et le monde réel.

Quelles innovations attendons-nous prochainement dans la branche alimentaire?

La viande produite sans tuer d’animaux: le hamburger de Mosa Meat sera développé à partir de cultures de cellules. Bell possède une participation dans la société néerlandaise qui travaille actuellement à la commercialisation de sa découverte.

report BaselArea.swiss

Leading startups benefit from BaselArea.swiss

05.09.2019

report ICT

Basel promotes itself as digital hub

04.09.2019

report BaselArea.swiss

33 entreprises récemment implantées créent des centaines d'emplois

28.03.2019

BaselArea.swiss a pu célébrer d’importants succès en 2018. Elle a convaincu 33 entreprises − soit sept de plus que l’année précédente − de venir s’installer dans la région économique de Bâle. 16 entreprises européennes, dont neuf allemandes, sont venues s’y installer. BaselArea.swiss a en outre apporté son soutien à six entreprises suisses dans leur recherche d’un site adapté dans la région de Bâle. Parmi les entreprises nouvellement implantées, 19 sont issues du secteur des Sciences de la vie et de la chimie.

Ces entreprises nouvellement implantées dans la région économique de Bâle ont déjà créé 139 emplois, et prévoient d’en créer 296 autres dans les prochaines années. Les entreprises manifestent un grand intérêt à s’implanter dans la région de Bâle; en témoignent les plus de 400 conseils personnalisés en Suisse et à l’étranger et les 69 visites d’investisseurs et de délégations d’entreprises à Bâle que BaselArea.swiss a organisées en 2018.

Outre la promotion économique, la deuxième mission clé de BaselArea.swiss, à savoir l’encouragement de l’innovation, s’est remarquablement bien développée. BaselArea.swiss a apporté son soutien à 72 start-up lors de leur création. Comparé à l’année précédente, neuf entreprises supplémentaires ont ainsi été créées. Il s’agissait avant tout d’entreprises des secteurs des Sciences de la vie et des Technologies de l’information et de la communication.

La demande de conseil et de mentoring a nettement augmenté. Les entreprises ont profité 556 fois de cette prestation qu’offre BaselArea.swiss, soit plus de trois fois plus que l’année précédente. Les manifestations organisées par BaselArea.swiss ont également remporté un franc succès. Près de 6000 participants se sont vus proposer une plateforme pour réseauter et faire émerger de nouvelles idées.

Vous trouverez le communiqué de presse ici. Le rapport annuel 2018 complet de BaselArea.swiss peut être téléchargé au format PDF.

report Innovation

Basel is artificial intelligence hub

03.09.2019

report Innovation

Basel researchers uncover the key to stem cell reproduction

30.08.2019

report Precision Medicine

Les innovations passent à la vitesse supérieure avec le programme d’accélération DayOne

05.03.2019

Quatre startups innovantes du secteur des soins de santé participent au premier cycle du programme d’accélération DayOne. Faraz Oloumi d’Aurteen, Chang Yun de Noul et Christian Vogler et Leo Gschwind d’Advancience montrent jusqu’où une conviction peut mener.

BaselArea.swiss: Faraz, quelle est la raison qui vous a poussé à créer Aurteen, au départ?

Faraz: Durant mes études en ingénierie électrique et informatique, j’ai travaillé sur l’analyse des images rétiniennes et je suis tombé amoureux de ce domaine. J’ai obtenu mon master, puis mon doctorat, et j’ai refusé un poste sûr pour continuer dans ce domaine, et j’ai ainsi fondé Aurteen. Je suis absolument convaincu du caractère novateur et de la nécessité d’une évaluation de la rétine assistée par ordinateur, car les vaisseaux situés au fond de l’œil reflètent notre état de santé général, depuis les maladies de la rétine jusqu’aux troubles métaboliques ou cardiovasculaires.

Christian, y a-t-il eu un moment inaugural pour vous également?

Christian: J’ai étudié la psychologie et la génétique. Afin d’utiliser la génétique en tant qu’outil pour explorer l’esprit humain, mes co-fondateurs et moi-même avons commencé à étudier la psychométrie. En général, la gamme d’outils utilisés pour les tests psychométriques date de la période allant des années 1940 jusqu’aux années 1970. Nous avons adapté ces tests psychométriques au XXIe siècle, nous y avons ajouté un soupçon de ludification, les avons rendu divertissants et modulables. Nous sommes ainsi capables de traiter un grand nombre de participants à ces études. Nous voulons faire avancer la psychologie. Nous sommes convaincus que nos outils peuvent être utilisés dans de nombreux domaines. Il s’agit d’un outil de diagnostic utilisé pour tester les troubles de l’attention ou les altérations de la mémoire, ainsi que d’un outil de RH permettant d’améliorer la collaboration entre les équipes.

Chang, vous avez rejoint Noul il y a un an. Quelle en a été la raison?

Chang: L’un des co-fondateurs est ingénieur en biomédecine. Après avoir décroché son doctorat aux Etats-Unis, il a passé un an et demi au Malawi dans le cadre d’une mission de bénévolat social. Il a vu de nombreux enfants mourir du paludisme et a été surpris de constater que les professionnels de santé continuaient d’utiliser des tests qui étaient déjà considérés comme imprécis et inefficaces. Il a créé Noul en 2015 afin de mettre au point un appareil mobile recourant à l’analyse d’images et à l’intelligence artificielle pour diagnostiquer des maladies à partir de prélèvements sanguins. En tant qu’ami proche, je me suis intéressé à ce projet dès le départ et je l’ai rejoint il y a un an, certain que ma carrière aux Nations Unies serait un atout pour la réussite du projet. J’ai de l’expérience en gestion des affaires et en administration publique. En tant que Directeur du Développement des affaires mondiales chez Noul, je suis en train de créer l’antenne de Noul en Europe.

Quelle a été la principale difficulté pour créer la société?

Chang: En ce qui nous concerne, ce sont les connaissances scientifiques. Nous avons fait des tentatives et essuyé des échecs. Si les essais cliniques en laboratoire donnaient de bons résultats, les résultats sur le terrain ont souvent été inattendus. Parfois, il était difficile d’obtenir suffisamment d’échantillons de bonne qualité. Afin de surmonter ces obstacles, nous coopérons avec l’Institut tropical et de santé publique suisse de Bâle. Par ailleurs, l’approbation d’une nouvelle technologie telle que la nôtre nécessite de nouveaux critères. Cela prend un temps considérable et exige de notre part des données suffisamment convaincantes.

Christian: Lorsqu’on est scientifique, on ne devient pas entrepreneur du jour au lendemain. Il m’a fallu admettre qu’il n’y a pas que les résultats scientifiques qui comptent. En effet, je dois assurer la promotion de mes résultats et élaborer des propositions de valeur spécifiques. Mes domaines de prédilection sont la psychologie, la génétique et la bioinformatique – mais désormais, je dois également faire des analyses de rentabilité. Dans le monde de l’entreprise, il n’y a pas une seule journée sans un nouveau problème à régler. Il vous faut toujours un plan B, C et D. Cela représente une charge de travail considérable, mais c’est également beaucoup de plaisir.

Faraz: Ne pas être en mesure de s’assumer financièrement n’est pas une situation facile. Je ne me suis pas versé un seul centime au cours des dernières années. Le plus difficile pour moi a cependant été de convaincre les gens que mes idées et ma vision n’étaient pas insensées. J’ai dû faire face à beaucoup d’adversité. Mais je ne regrette rien. Puis, j’ai dû surmonter d’autres défis tels que le fait de devenir CEO et non pas simplement CTO, ce qui implique d’en finir avec le perfectionnisme. C’est un challenge que j’apprécie.

Qu’espérez-vous réaliser au cours des deux prochains mois dans le cadre du programme d’accélération DayOne?

Faraz: Le Canada est un terrain idéal pour la télémédecine et c’est là que se trouvent mes collaborateurs et mes clients potentiels, mais si l’on regarde uniquement les chiffres, notre analyse de rentabilité n’est pas très favorable dans ce pays. Par ailleurs, le marché le plus proche, à savoir les Etats-Unis, est très fragmenté et compliqué à pénétrer. Le programme d’accélération DayOne est pour nous une opportunité unique de nous pencher sur le marché européen pour le valider. En outre, nous entendons valider notre liste de propositions de valeur et trouver des investisseurs.

Chang: Nos partenaires suisses nous ont encouragés à postuler à ce programme et nous avons eu la chance d’être sélectionnés. Selon moi, Noul a déployé des efforts considérables au cours des trois dernières années pour concevoir des solutions de diagnostic inédites. Le moment est désormais venu de faire le bilan de ce que nous avons réalisé jusqu’ici et de le mettre à profit pour donner encore plus de substance à notre modèle d’affaires. Nous voulons rencontrer des gens qui soient capables de nous aider à atteindre cet objectif et à explorer les opportunités.

Leo: Nous souhaitons apprendre comment organiser et gérer notre entreprise. Et nous souhaitons avoir tous les atouts en main pour convaincre les investisseurs et rechercher des capitaux de départ.

Le programme d’accélération a commencé en janvier. Qu’en pensez-vous jusqu’à présent?

Faraz: J’ai été très agréablement surpris. L’écosystème en termes de soutien aux start-up est complètement différent de ce que j’ai connu jusqu’à présent. J’échange avec de hautes pointures du secteur pharmaceutique et clinique et dans l’ensemble, je ressens un engouement incroyable. L’équipe DayOne met tout en œuvre pour garantir le succès de mon projet. Je suis convaincu qu’ici, nous allons passer à la vitesse supérieure. Au vu de mon expérience sur place jusqu’à présent, j’étudie la possibilité de m’établir ici à Bâle. C’est vraiment une chance incroyable pour notre équipe.

Chang: Je suis impressionné. Les réunions que nous avons eues jusqu’à présent nous ont été extrêmement profitables et utiles. D’un point de vue stratégique, le fait d’être présents à Bâle est très intéressant, d’autant que cela nous rapproche de notre partenaire, Swiss TPH, et que nous nous retrouvons à faible distance de nos parties prenantes basées à Genève. Pour l’instant, l’accélérateur se révèle très efficace.

Leo: Le programme nous apporte énormément. Apprendre à structurer notre activité est extrêmement bénéfique. C’est fabuleux de pouvoir apprendre le métier auprès d’experts et de profiter de conseils de première main. Et le financement résout la plus grosse difficulté.

Quel a été votre plus grand choc culturel en arrivant à Bâle?

Chang: Dans ma culture, les gens ne sont pas aussi directs, alors qu’ici ils expriment leurs opinions plus franchement. J’apprécie cette diversité et j’aimerais qu’elle soit davantage présente dans notre équipe, en Corée du Sud. Par ailleurs, j’observe rarement des embouteillages par ici.

Faraz: C’est impressionnant de voir comment tout le monde ici semble comprendre l’anglais.

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«Il faut savoir changer ce qui a toujours été»

08.01.2019

Désirée Mettraux est CEO de Creadi, un spin-off de Pax qui a développé la plateforme d’assurance en ligne Simpego, depuis 2016. La conviction de cette experte de l’assurance: les acteurs du secteur ont tout intérêt à collaborer entre eux. Son objectif: rendre l’assurance ludique.

BaselArea.swiss: Madame Mettraux, pourriez-vous nous donner votre définition personnelle de l’assurance?

Désirée Mettraux: Alors que pour beaucoup de gens, l’assurance est un sujet ennuyeux et compliqué, pour moi elle est synonyme de liberté. Je souhaiterais que l’assurance devienne ludique.

Simpego, spin-off de Pax, existe depuis 2016. Qu’avez-vous accompli depuis?

Nous avons revu et abandonné une grande partie de nos projections initiales. Le marché de l’assurtech est en forte évolution et fait l’objet d’investissements très importants partout en Europe. Nous pouvons aujourd’hui discerner les modèles qui ne fonctionnent pas sur le marché du B2C. Il est important de pouvoir faire son autocritique et se remettre en question régulièrement. C’est ainsi qu’est née Simpego, notre plateforme d’assurance en ligne, au terme d’une phase de tests extensive.

Creadi est financée par Pax, n’est-ce pas?

Tout à fait. L’agilité de notre entité permet à une grande entreprise comme Pax de disposer d’un environnement d’apprentissage idéal. Et aussi d’attirer les talents. Avec Simpego, nous avons lancé la première application native qui permet de souscrire à un contrat d’assurance sur son téléphone en Suisse. Ce n’est pas le type de projet qu’une compagnie d’assurance lambda peut mettre rapidement en place. De par notre statut, nous avons la possibilité de tester directement le produit d’un grand assureur sur notre plateforme. C’est une expérience gagnant-gagnant.

Où en sont les assureurs suisses dans le domaine de l’assurtech?

Nous accusons un sérieux retard par rapport au reste de l’Europe. Le taux de souscription à des assurances en ligne est d’environ 12% pour la Suisse, contre plus de 30% en Allemagne. Il n’y a pas de solution simple pour rattraper un tel retard.

Que voulez-vous dire?

Sur un marché qui n’est pas encore mûr pour cela, il ne suffit pas de numériser les produits. Notre société fonctionne encore selon un modèle très classique, avec des conseillers en assurance.

Creadi attaque ce modèle, ce qui ne peut pas plaire à tout le monde.

Quelques pionniers ont déjà tenté de bousculer le marché, ce qui leur a valu beaucoup d’inimitiés. Mais ce n’est pas mauvais pour le marché. La nouveauté a le bienfait d’obliger tous les acteurs à bouger. Et à terme, cela profitera aux consommateurs.

Visiblement, beaucoup de personnes continuent d’apprécier de recevoir un courtier qui vient leur présenter ses produits chez elles, autour d’un café. Comment parvenir à leur donner confiance dans une application?

Nos deux plus grands défis résident justement dans l’établissement de cette confiance et dans le positionnement de notre marque. Naturellement, il ne sera pas facile de rompre le lien personnel que certains clients ont forgé au fil des décennies avec leurs conseillers en assurances. C’est pourquoi nous mettons à la disposition de nos clients des services de chat en direct et aussi de consultation par téléphone.

Est-ce que cela pourrait être la solution?

Pour moi, le vrai sujet est ailleurs: d’abord dans la standardisation de la plupart des produits d’assurances actuels, hormis ceux qui relèvent de la prévoyance. Il n’y a aucune réinvention dans l’univers de la responsabilité civile privée. L’autre problème réside dans le fait qu’un représentant de la Mobilière vend exclusivement les produits de la Mobilière, que ceux-ci conviennent ou non aux besoins de son client. Nous souhaitons nous attaquer à ces nœuds, pour proposer un autre service: le client doit pouvoir choisir le prestataire auprès duquel il décide de souscrire en ligne ou demander conseil. Chez nous, il est possible de conclure un contrat d’assurance en moins d’une minute, sans aucune paperasse.

Comment les autres assureurs accueillent-ils ces nouvelles tendances?

Il y a ceux qui ne veulent pas en entendre parler, car ils ne souhaitent pas attaquer leur propre canal de distribution. Mais il y en a aussi d’autres, de plus en plus nombreux, qui sont de plus en plus sensibles aux questions que soulève la numérisation, et qui sont prêts à tester de nouvelles choses. Nous sommes ouverts à tous les partenariats. Je suis partisane d’une ouverture de l’ensemble des acteurs du secteur, qui pourraient oublier leur concurrence et travailler ensemble dans ce sens, au sein d’un grand écosystème.

L’idée semble belle...

... Mais la réalité a l’air bien différente. C’est la raison pour laquelle nous cherchons à réunir différents opérateurs sur notre place de marché. Il faut savoir changer ce qui a toujours été.

Quel rôle la numérisation joue-t-elle dans le secteur?

Ceux qui traitent électroniquement les processus manuels ne sont pas encore passés à la numérisation. Pour moi, la numérisation est une posture et une question d’orientation client. Beaucoup d’entreprises continuent de travailler de l’intérieur vers l’extérieur, et non de l’extérieur vers l’intérieur. Beaucoup de choses restent à faire de ce point de vue. Nous avons tous, assureurs compris, besoin d’une stratégie pour ce nouveau monde numérique. Qui aurait pensé il y a encore douze ans que nous n’achèterions quasiment plus nos chaussures et vêtements que dans les boutiques en ligne? Peut-être qu’il en sera de même à l’avenir avec les assurances.

Les produits d’assurance doivent-ils se moderniser?

Oui. La génération de nos clients les plus jeunes est de plus en plus dans l’hybridation: ils sont capables d’acheter à la fois du cottage cheese M-Budget et de l’huile d’olive Finefood. Ce phénomène est aussi visible dans le secteur de l’assurance: quel jeune a besoin aujourd’hui d’une assurance qui le couvre contre la perte de denrées congelées pour 5000 francs? On continue de retrouver cette prestation dans bien des contrats d’assurance habitation standard. Un jeune qui habite en co-location aura sans doute plutôt besoin d’assurer son vélo de 4000 francs, son ordinateur portable ou son mobile. Nombre d’assureurs ne répondent plus aux besoins liés aux nouveaux modes de vie, en particulier dans les zones urbaines.

Un autre problème: celui de l’image.

Les assureurs ont la réputation de commerciaux, des gens qui sont là pour vendre quelque chose. Chez Creadi, nous travaillons à casser cette image pour atteindre plus de transparence. Si nous ne disposons pas de l’offre qui répond aux besoins d’un client, nous l’en informons et nous le renvoyons vers des produits qui lui conviendront mieux. Nous ne proposons pas non plus de contrats de longue durée.

L’an passé, Creadi a remporté le DIAmond Award. Toutes nos félicitations!

Merci. Nous avons programmé Simpego Snap, un lecteur de permis de circulation. Il lit la photo de votre permis de circulation pour permettre à Simpego de créer l’offre convenant au type de votre véhicule, grâce à un algorithme intelligent qui identifie la meilleure couverture pour le véhicule, sur la base de sa catégorie et de son année de mise en circulation. Il est ainsi possible d’assurer son véhicule en une minute. C’est un service que nous avons choisi de proposer sur mobile parce que les gens conservent habituellement leur permis de circulation dans la boîte à gants. Je trouve ce genre de produits formidable. Ils rendent la vie plus facile.

Quelle importance ont les distinctions pour vous?

Celle-ci était importante, car elle nous a permis de valider notre modèle devant plus de 1000 professionnels du secteur. Nous avons ainsi pu confirmer que nous sommes sur la bonne voie dans notre écosystème. C’est très précieux et cela nous facilite aussi l’accès à de nouveaux partenaires. Avec cette évolution, nous montrons que nous sommes bien plus qu’un simple courtier en assurances.

Actuellement, Creadi emploie 15 personnes. Comment s’est déroulé le recrutement?

Même si la région n’est pas facile pour une start-up technologique, nous avons quand même choisi de rester à Bâle. Certains de nos collaborateurs ont même emménagé ici pour venir travailler avec nous. Bâle est définitivement une ville attractive, qui a beaucoup à offrir sur le plan culturel et sur celui des infrastructures. Elle a un cachet international. Malgré cela, elle garde une taille humaine et nos collaborateurs parviennent à se loger à des prix raisonnables.

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Basel-based researcher combating multi-resistant bacteria

16.08.2019

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Basel researchers revolutionizing the CRISPR-Cas method

15.08.2019

report Precision Medicine

«Bâle accélère l’engouement pour la blockchain dans le secteur de la santé»

03.12.2018

Marco Cuomo et Daniel Fritz, de Novartis, se sont intéressés à la technologie de la blockchain il y a deux ans. Ils se fixent aujourd’hui un objectif ambitieux: Ils se sont associés à d’autres compagnies pharmaceutiques pour créer, dans le cadre de l’initiative pour les médicaments innovants (Innovative Medicines Initiative), le programme «Blockchain Enabled Healthcare», dont le lancement est prévu en 2019. Présenté lors du Blockchain Leadership Summit de Bâle, la plus importante conférence suisse dans ce domaine, le programme vise à définir le mode de mise en œuvre de la blockchain dans le secteur de la santé.

BaselArea.swiss: Vous travaillez tous les deux pour Novartis, une société réputée pour ses produits pharmaceutiques plus que dans le domaine technologique. Comment vous êtes-vous intéressés aux opportunités que représente la blockchain?

Marco Cuomo: Nous étions curieux et nous voulions déterminer quels problèmes cette technologie pouvait nous aider à résoudre. Une poignée d’intéressés se sont réunis de manière informelle et nous avons constitué un groupe qui est allé à l’essentiel. Nous avons commencé il y a deux ans.

Qu’avez-vous découvert?

Marco Cuomo: Dans un premier temps, nous avons identifié plusieurs utilisations, afin d’en savoir plus. La chaîne logistique est alors apparue dans notre radar, la blockchain pouvant s’appliquer au suivi et à la traçabilité. Nous avons fait intervenir Dan, notre architecte en technologie de la chaîne logistique, afin qu’il conçoive, à partir de robots LEGO, un modèle allant du fabricant aux pharmacies...

Daniel Fritz: …dans lequel nous avons intégré des capteurs connectés qui mesurent la température et l’hygrométrie, ainsi qu’un contrôle des produits contrefaits. Nous avons constaté la puissance de la blockchain et les opportunités qu’elle offre.

Marco Cuomo: Notre modèle en LEGO a fortement contribué à faire passer notre point de vue, tant en interne qu’à l’externe. Nous avons rapidement réalisé que d’autres entreprises pharmaceutiques devaient se poser les mêmes questions. Nous les avons donc conviées à nous rejoindre.

Pourquoi ne pas avoir développé un projet individuellement?

Marco Cuomo: Il est bien sûr possible d’avoir, par exemple, sa propre crypto-monnaie, mais après? Pour l’échanger, vous avez besoin d’autres utilisateurs. Et la blockchain n’est pas une simple technologie que vous découvrez, déployez et exploitez. Son principal attrait est de transférer une chose de valeur d’un intervenant à l’autre. Dans la chaîne logistique des produits pharmaceutiques, il s’agit du fabricant, du centre de distribution, du grossiste, des pharmacies, des médecins et des hôpitaux. C’est là que la blockchain prend tout son sens. 

Comment cela?

Marco Cuomo: Elle permet de ne pas avoir à modifier son système de gestion des approvisionnements. Vous créez au contraire une sorte d’espace commun. Vous n’avez pas besoin d’intermédiaire. Nous comparons souvent la blockchain à un sport d’équipe, car tous les intervenants respectent les mêmes règles.

Qu’apporte-t-elle dans le secteur des sciences de la vie?

Daniel Fritz: Lorsque nous présentons et expliquons la blockchain, nous ne nous contentons pas des grands principes. Nous envisageons la solution que nous pourrions concevoir pour tenir compte du cadre réglementaire. Certains pensent même pouvoir aller au-delà et révéler une valeur commerciale. Je pense que la plupart des gens peuvent facilement comprendre les nombreux avantages de la blockchain par rapport aux technologies existantes.

Marco Cuomo: Elle apporte de la performance grâce aux économies d’argent et de temps et au surcroît de sécurité qu’elle génère. Les registres électroniques apparaissent clairement dans la blockchain. En cas de rupture de la chaîne du froid, chacun voit immédiatement ce qui se passe. Aujourd’hui, il faut attendre l’arrivée du produit à destination pour constater les dégâts et lancer le processus de renvoi. Grâce à la blockchain, le produit défectueux n’a même pas à quitter le site du fabricant.

Daniel Fritz: Il en va de même avec d’autres chaînes logistiques. Les gens veulent acheter des aliments biologiques, mais comment être certain de leur qualité? La blockchain nous permet de garantir la provenance d’un produit et de limiter, voire d’éliminer les contrefaçons dans la chaîne logistique, ce qui est bénéfique pour les professionnels et pour les patients.

Marco Cuomo: En parlant des patients, leur permettre de contrôler leurs données est l’objectif absolu. Aujourd’hui, les données se trouvent dans différents silos, et sont détenues par les hôpitaux ou les médecins. La blockchain permettrait selon nous un décloisonnement autorisant les patients à décider qui a accès à leurs données.

Voyez-vous d’autres applications dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Notre CEO, M. Vas Narasimhan, aspire à créer une médecine exclusivement basée sur des données concrètes. La blockchain contribue à suivre et à tracer les données, afin d’en garantir l’origine. Les marchés de données permettent aussi de proposer vos données aux sociétés pharmaceutiques et aux chercheurs. Là encore, la blockchain peut aider. Il faut normalement du temps pour établir une relation de confiance aboutissant à l’échange de données précieuses et sensibles, ce dont la blockchain dispense.
Novartis espère pouvoir utiliser ces données pour créer la médecine du futur. Nous étudions aussi la gestion de la responsabilité civile. Comment pouvons-nous nous assurer que nos fournisseurs respectent le droit du travail et les règles de sécurité? Pourquoi devrions-nous effectuer le même audit dix fois par an au lieu d’une seule? Pourquoi ces évaluations ne relèvent-elles pas du fournisseur, si nous avons la certitude qu’il ne les manipule pas?

Lorsque vous avez commencé, il y a deux ans, vous formiez un petit groupe. Où en êtes-vous maintenant?

Marco Cuomo: Nous nous sommes rendu compte que nous devons définir certaines normes pour jeter les bases infrastructurelles de la blockchain dans le secteur de la santé. Nous avons donc soumis le projet «Blockchain enabled healthcare» à l’Innovative Medicine Initiative, dans laquelle Novartis est très engagée, avec plus de 100 projets. Nous avons convaincu huit autres sociétés de nous rejoindre, à savoir J&J, Bayer, Sanofi, AstraZeneca, UCB, Pfizer, Novo Nordisk et AbbVie.
Les fonds proviennent pour moitié du secteur, pour moitié de l’UE, pour un total de 18 millions d’euros pour trois ans. Les candidatures pour collaborer au consortium, qui devraient concerner des hôpitaux, laboratoires, patients, PME et universités, ont pris fin en octobre. Nous élaborerons ensemble un projet qui commencera en fin d’année prochaine.

Quels sont les atouts de la blockchain dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Le principal objectif est de définir des normes pour créer un organe de gouvernance qui survivra au projet. A l’instar du World Wide Web Consortium (W3C), qui définit les normes techniques du Web, nous aspirons à faire de même pour la blockchain appliquée à la santé. Prenez l’Internet, il a fallu définir certaines normes sur lesquelles tout le monde pouvait s’appuyer. Nous espérons qu’il en ira de même pour nous.
Imaginez que Novartis déploie sa propre la blockchain et doive convaincre des milliers de fournisseurs de l’utiliser. Si une autre société fait de même, il devient impossible pour les parties concernées de suivre le produit de bout en bout. Pourquoi les médecins devraient-ils utiliser notre système plutôt qu’un autre? Le patient ne se voit pas systématiquement prescrire des médicaments Novartis. Une norme est nécessaire.

A-t-il été facile de convaincre les autres sociétés de vous rejoindre?

Daniel Fritz: Certaines ont été immédiatement d’accord, d’autres ont eu besoin de comprendre plus précisément notre objectif. Nous avons eu beaucoup d’échanges très porteurs, puisqu’ils nous ont permis d’instaurer de la confiance et une collaboration au sein du consortium, ce qui est l’essence même de la blockchain.

En quoi la présence à Bâle a-t-elle facilité le processus?

Marco Cuomo: C’est là que tout a commencé, sous la houlette de Novartis. L’ensemble des entreprises et universitaires que nous avons approchés lors de la démarche initiale du programme travaillent en étroite collaboration avec nous. Nous bénéficions aussi du fait que notre CEO soutient fortement les initiatives numériques et que notre Chief Data Officer en perçoit tout le potentiel.

Daniel Fritz: L’engouement pour la blockchain s’accélère à Bâle, au sein de Novartis et dans le monde entier. Cette technologie sera profitable aux patients et au secteur, mais il reste beaucoup à faire pour le consortium et avec les partenaires publics.

À propos

Marco Cuomo est Manager of Applied Technology Innovation et Senior Digital Solutions Architect chez Novartis. Titulaire d’un Bachelor of Science in Business Administration, il a rejoint Novartis en 2005, au poste de Business Informatics Engineer.

Daniel Fritz est Supply Chain Domain Architect pour Novartis. Il a auparavant été officier du génie dans l’armée américaine puis responsable des matériaux. Il a étudié à l’académie militaire de West Point et obtenu un Master of Business Administration de l’Université de Duke.

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Adobe develops new technology in Basel

12.08.2019

report BaselArea.swiss

DayOne gains importance

08.08.2019

report

Trois entrepreneurs, trois visions de l’industrie 4.0

05.11.2018

BaselArea.swiss a invité les start-up et les projets de l’industrie 4.0 à participer au premier Industry 4.0 Challenge. Un jury composé de personnalités du secteur a sélectionné trois finalistes: Philippe Kapfer avec NextDay.Vision, Roy Chikballapur avec MachIQ et Dominik Trost avec holo|one. Apprenez-en davantage sur leurs contributions et leur vision dans cette interview. Vous pourrez rencontrer les entrepreneurs au Salon Industries du Futur Mulhouse les 20 et 21 novembre 2018.

BaselArea.swiss: Quel problème votre entreprise souhaite-elle résoudre?

Dominik Trost, holo|one: En règle générale, nos solutions ont recours à la réalité augmentée pour apporter rapidement le savoir-faire là où le besoin s’en faire sentir. Concrètement, nous proposons des moyens intuitifs d’aide à la maintenance, par exemple des listes de contrôle holographiques ou des outils de reporting, ainsi qu’une assistance à distance aux entreprises optimisée grâce à la réalité augmentée afin de fournir des informations électroniques à des sites du monde entier parallèlement à des appels audiovisuels courants.
Nous utilisons également des hologrammes et des animations comme outils de storytelling et nous développons une application entièrement dédiée à la conception et à la présentation. Nous croyons surtout qu’il est important de faire simple: nos applications sont axées sur un ensemble fondamental de fonctionnalités puissantes et elles peuvent toutes être gérées via notre portail de gestion basé sur un navigateur. Les utilisateurs devraient pouvoir se servir de nos applications avec le moins d’efforts possible.

Roy Chikballapur, MachIQ: Nous aidons les constructeurs de machines et les fabricants à améliorer les performances des équipements et des actifs. Pour ce faire, MachIQ fournit aux constructeurs de machines un logiciel permettant de simplifier l’assistance à la clientèle et de surveiller leurs machines, et donc de réduire les interruptions non planifiées pour leurs clients. Pour les fabricants, MachIQ a créé un logiciel qui facilite l’assistance prédictive et qui combine des fonctions utiles tant pour les directeurs et les contrôleurs d’usine que pour l’équipe de maintenance. En résumé: nous donnons vie aux machines.

Philippe Kapfer, NextDay.Vision: Nous simplifions les communications entre les fabricants de machines et leurs clients et nous les rendons plus sûres. Les connexions entre deux contacts ne sont généralement pas sécurisées, elles sont donc vulnérables étant donné qu’une des parties, ou même les deux, doivent ouvrir la connexion. Cela les rend vulnérables. Qui plus est, vous devez généralement interrompre le flux de travail pour valider un partenaire.
Notre API est conçue pour aider les entreprises à créer un logiciel intégré. Par exemple, une entreprise peut mettre sa machine à jour à distance et intégrer le processus de validation directement du côté client. Le client n’a plus qu’à se connecter sur son smartphone. Il le fait en signant de la main. Le fabricant peut ensuite mettre la machine à jour à distance. Cela permet d’avoir un processus en conformité avec la réglementation, avec une traçabilité garantie.

Quand et pourquoi avez-vous fondé votre entreprise?

Philippe Kapfer: NextDay.Vision a été créée mi-2017. Avant cela, j’ai écrit, dans le cadre de ma thèse de master, un livre sur la sécurité des systèmes informatiques qui montrait comment Windows peut être piraté. Les systèmes informatiques des entreprises peuvent être facilement attaqués de l’intérieur. Par peur de subir ces attaques, de nombreuses entreprises n’utilisent pas le cloud, par exemple, et essaient de fonctionner en système fermé. En discutant avec les fabricants de machines et leurs clients, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas suffisamment de solutions pour régler ce problème. Lors de la numérisation, la question de savoir comment sécuriser les connexions se pose naturellement. Mon entreprise apporte des réponses à cette question.

Roy Chikballapur: Lorsque j’étais chez Schneider Electric à Paris, j’ai participé à la numérisation des offres industrielles pour différentes entreprises. Cependant, en discutant avec les constructeurs de machines et les fabricants, je me suis rendu compte qu’ils étaient aux prises avec des problèmes beaucoup plus basiques. L’un de ces problèmes fondamentaux est l’assistance à la clientèle: cela prend tout simplement trop de temps de rechercher le numéro de client, les numéros de série et de réparer le matériel. Pendant ce temps, la machine ne produit rien et ne génère que des pertes pour l’entreprise en question. L’idée de monter mon entreprise m’est venue en 2014, et j’ai lancé MachIQ en 2016.

Dominik Trost: Tout a commencé avec la présentation des lunettes Microsoft HoloLens: Nous avons assisté à la présentation et nous avons compris que la réalité augmentée prendrait de l’importance grâce à des casques. Nous avons très vite développé le premier appareil, et avons organisé de nombreux ateliers avec des entreprises dans différents secteurs d’activité. Nous avons immédiatement perçu les avantages de la réalité augmentée et les entreprises ont également compris comment elles pourraient utiliser cette technologie.
Après avoir évalué les débouchés commerciaux en Suisse, nous avons fondé notre société à la fin de cette même année, en mettant d’abord l’accent sur des cas individuels. Nous nous sommes vite rendu compte qu’une approche standardisée répondait mieux aux besoins des entreprises, mais il restait encore beaucoup à faire. Cette année, nous avons travaillé presque exclusivement sur «sphere», notre nouvelle plate-forme de réalité augmentée qui sortira à la fin du mois de novembre.

Comment avez-vous entendu parler du Industry 4.0 Challenge et pourquoi avez-vous décidé de participer?

Dominik Trost: Markus Ettin, responsable de l’automatisation et de l’industrie 4.0 du Bell Food Group a suggéré que nous pourrions être un bon candidat pour le Industry 4.0 Challenge et il nous a incités à approfondir le sujet. Bien que nous ayons une perspective internationale, il nous a semblé important de faire mieux connaître notre technologie également au niveau régional. Nous avons donc tenté notre chance...

Philippe Kapfer: Ce challenge a été pour moi une sorte de test décisif. Je voulais savoir comme notre solution allait être accueillie. Dans le Challenge industrie 4.0, j’ai eu l’occasion de voir les experts du secteur confirmer l’intérêt de mon projet. Parallèlement, le jury a reconnu que nous apportions quelque chose de nouveau dans le secteur.

Roy Chikballapur: Nous étions en contact avec l’équipe de BaselArea.swiss qui nous a aidés à quitter le canton de Vaud pour nous installer dans celui de Bâle-Ville. Sébastien Meunier, le responsable de l’initiative, a publié des informations à propos du Industry 4.0 Challenge sur LinkedIn et c’est ainsi que nous avons été informés. Je pense que les discussions de la communauté LinkedIn de BaselArea.swiss sont très emblématiques de ce qui se passe dans le secteur de l’industrie 4.0, et c’est ce qui nous a motivés pour nous inscrire.

Que signifie pour vous l’expression «industrie 4.0» et pourquoi pensez-vous que le sujet est important?

Dominik Trost: Pour nous, l’industrie 4.0 est l’évolution logique de l’industrie avec les outils et les technologies actuellement disponibles ou en cours de développement. Comme l’appellation 4.0 le suggère, nous pensons qu’il s’agit de la révolution industrielle de notre génération et qu’elle apporte des gains immenses en matière de productivité, de sécurité et d’interconnectivité. Il nous semble donc évident que l’industrie 4.0 restera un sujet brûlant au cours de la prochaine décennie, et qu’aujourd’hui est le moment idéal pour se lancer.

Philippe Kapfer: Je crois que le terme «industrie 4.0» est souvent utilisé pour vendre un nouveau produit ou service. Souvent la technologie était déjà en place avant, et elle est tout simplement utilisée de façon différente sous l’appellation industrie 4.0. Pour moi, ce terme signifie d’abord et avant tout que l’industrie est en pleine évolution.

Roy Chikballapur: Je pense qu’il y a plus derrière cette expression. Je conviens qu’on attache beaucoup d’importance aujourd’hui aux technologies qui permettent la numérisation des processus, la génération de données utiles et la création d’algorithmes que beaucoup espèrent voir remplacer les êtres humains dans plusieurs fonctions au sein des ateliers. Chez Machiq toutefois, nous nous concentrons sur les transformations des modèles commerciaux que ces technologies vont générer lorsqu’elles seront déployées à grande échelle et nous voyons que peu d’entreprises se préparent à ces transformations.
Voici un exemple: la plupart des constructeurs de machines considèrent la vente de pièces détachées et la fourniture de services de maintenance et de réparation comme leur «activité de services». Cependant, leurs clients achètent en fait l’expérience «zéro interruption non planifiée». Avec une meilleure capacité pour connecter les machines et analyser les données de performance en temps réel, il est désormais possible d’éviter les interruptions.

Toutefois, ce faisant, les constructeurs de machines verront leurs revenus de pièces détachées diminuer. Sont-ils prêts à cela? Pas tant qu’ils s’accrocheront aux modèles commerciaux actuels. Mais qu’en serait-il s’ils proposaient un contrat de type «Netflix» pour l’entretien et les pièces détachées dans lequel le client achète du temps de fonctionnement? Qu’en serait-il si un producteur de yaourts pouvait payer son fournisseur d’équipement en fonction du nombre de pots de yaourts produits chaque mois?
Cela obligerait à passer d’un modèle basé sur des investissements importants à un modèle basé sur des dépenses de fonctionnement, même dans le secteur des machines industrielles. Le modèle de l’industrie 4.0 obligera les fournisseurs à collaborer avec leurs clients et les concurrents à collaborer entre eux. Notre tâche consiste à accompagner toutes les parties dans ce processus de transformation de manière progressive, de façon à ne pas perturber inutilement les modèles commerciaux actuels.

Où le développement est-il visible, selon vous, dans la région?

Roy Chikballapur: Nous nous sommes installés à Bâle principalement en raison de sa position géographique au cœur de l’industrie de la construction de machines en Europe. Dans un rayon de 300 km, nous avons la plus grande concentration de grandes entreprises de construction de machines dans tous les secteurs importants. L’un des atouts majeurs du canton est l’intérêt qu’il porte à l’industrie 4.0. S’il existe de nombreux pôles de start-up en Europe, ils ont tendance à s’intéresser davantage à des sujets plus «séduisants» tels que la Fintech, la chaîne de blocs et l’IA.
Personnellement, j’espère que la région adoptera plutôt un domaine d’intervention plus concret et plus «réel» et qu’elle exploitera ses atouts en tant que pôle des sciences du vivant mais également en tant que centre industriel et logistique.
Nous aimerions voir une plus grande collaboration avec les start-up de l’industrie 4.0 afin qu’elles intègrent chacun de nos produits pour développer des offres plus complètes pour notre clientèle. Nous aimerions également développer notre collaboration avec les entreprises plus importantes de la région. Je suis convaincu qu’un tel intérêt porté au thème Industrie 4.0 va permettre d’accélérer l’innovation et renforcer la position de Bâle en tant que pôle de l’industrie 4.0.

Dominik Trost: En tant qu’éditeur de logiciel proposant un produit standardisé, nos perspectives ne sont pas tellement régionales, mais plutôt nationales ou définies par des barrières linguistiques. Si l’on regarde l’avancée de la réalité augmentée en Suisse et en Allemagne, il y a effectivement davantage de zones de développement ici que partout ailleurs, principalement sous la forme de start-up individuelles et de programmes universitaires.
Toutefois, la réalité augmentée est encore perçue comme une technologie expérimentale, bien qu’il existe des applications qui se sont avérées viables et bénéfiques. Il n’y a pas autant de dynamisme et de compétition qu’aux Etats-Unis ou en Asie de l’Est, ce qui est une chance pour nous, mais également un compte à rebours.

Quels sont les projets de votre entreprise?

Philippe Kapfer: Nous avons actuellement des clients principalement dans le Jura et en Suisse francophone. Outre nos produits, nous proposons également des formations et des audits sur les systèmes de sécurité de l’information. A l’avenir, je veux consacrer encore davantage de capacités au développement. Nous ciblons le marché national ainsi que les marchés internationaux avec notre logiciel de sécurité et notre API. Le marché de la cybersécurité connaît une croissance annuelle de dix pour cent, mais il n’y a pas assez de monde pour répondre à cette évolution.
NextDay.Vision fournit un logiciel qui répond à un besoin et permet aux entreprises de respecter plus facilement des normes de sécurité élevées. Nous voulons faire entrer la cybersécurité dans les mentalités du secteur. Cela inclut la mise en place de connexions entre les clients et les fabricants sans pour autant compromettre la sécurité des données. Nous sommes convaincus que nous allons continuer à nous développer grâce à notre produit et notre vision.

Dominik Trost: A ce stade, tout ou presque est possible. Nous développons activement notre réseau de distributeurs et nous regardons également au-delà des frontières. Nous faisons déjà la promotion de nos solutions en Allemagne et nous étudions nos options dans d’autres pays. La concurrence étrangère va très certainement pénétrer le marché européen, il est donc important pour nous d’agir rapidement et de manière décisive. Nous avons mis sur pied une équipe compétente, et nous sommes extrêmement confiants dans la qualité de nos produits, nous avons donc hâte de voir ce que l’avenir nous réserve.

Roy Chikballapur: MachIQ se positionne comme un acteur neutre et indépendant des marques qui propose des produits logiciels pour la gestion des performances des actifs permettant de connecter les constructeurs de machines à leurs utilisateurs industriels finaux. Le logiciel Machiq crée la dynamique permettant la création d’une «coopérative de données» pour l’industrie 4.0. La mise en commun des données bénéficie à tous les utilisateurs du système, mais elle est gérée de façon sécurisée pour ne pas compromettre les relations que les entreprises ont établies avec leurs fournisseurs et leurs clients, ni la dynamique concurrentielle entre les sociétés du secteur.
Nous avons pour ambition de devenir le «système d’exploitation des entreprises» du monde de l’industrie 4.0. Si de nombreuses entreprises ne pensent pas à cela, dès que nous leur présentons notre vision, elles nous comprennent immédiatement et elles voient ce que nous essayons de faire. Nous constatons une croissance de notre clientèle. Par conséquent, nous nous attachons à embaucher les talents adéquats et à développer rapidement notre équipe.

Texte: Annett Altvater

report Life Sciences

Basel-based pharma groups successfully combating cancer

05.08.2019

report ICT

Clinerion supporting German university

30.07.2019

report Invest in Basel region

Basler Pharmafirmen gehen bei Investitionen voran

15.07.2018

Basel - Die 24 Pharmakonzerne, die Mitglieder beim Verband Interpharma sind, haben im vergangenen Jahr 7 Milliarden Franken für Forschung und Entwicklung in der Schweiz ausgegeben. Dabei gehen Roche und Novartis voran.

Die 24 Interpharma-Konzerne haben 2017 weltweit insgesamt 96 Milliarden Franken für Forschung und Entwicklung ausgegeben. In die Schweiz flossen davon 7 Milliarden Franken. Damit übersteigen ihre Schweizer Forschungsinvestition den Umsatz, den sie in der Schweiz erzielen, um mehr als das Doppelte. Dies belegt laut dem Verband die grosse Bedeutung des Forschungsstandorts Schweiz und den Innovationsgedanken innerhalb der Firmen.

Insbesondere Firmen in der Schweiz wie Roche und Novartis haben viel für Forschung und Entwicklung am Standort Schweiz ausgegeben. Aber auch Firmen ohne Schweizer Hauptsitz wie Johnson & Johnson tätigten den Angaben zufolge grosse Investitionen. Zusätzlich zu den Investitionen in die Forschung haben die Unternehmen rund eine halbe Milliarde Franken für Anlagen wie technische Geräte, Maschinen, Gebäude- und Betriebsausstattung ausgegeben.

Interpharma betont in einer Medienmitteilung zur Studie auch die wichtige Rolle der Pharmabranche für die Schweizer Exportwirtschaft. Ausserdem hebt der Verband hervor, dass zwischen 2012 und 2016 aus der Schweiz über 86 Patente pro Million Erwerbstätige in der pharmazeutischen Forschung angemeldet wurden. Das sind doppelt so viele wie in Dänemark und fast fünfmal so viele wie in Deutschland.

In der Studie sind auch die Umsätze der untersuchten Firmen aufgeführt worden. Hinter Pfizer (47,4 Milliarden Dollar) folgt bereits Novartis (46,6 Milliarden Dollar). Roche (39,9 Milliarden Dollar) belegt hinter Johnson & Johnson und Sanofi den fünften Rang. ssp

report Innovation

Basel researchers shed light on muscle regeneration

26.07.2019

report Life Sciences

Roche benefits from new medicines

25.07.2019

report Invest in Basel region

Basel hat das grösste wirtschaftliche Potenzial

13.07.2018

Basel - Die Stadt Basel hat im europäischen Vergleich das grösste wirtschaftliche Potenzial. Das geht aus einer neuen Studie von BAK Economics hervor. Das verdankt sie ihrer ausserordentlichen Wettbewerbsfähigkeit. Auch Genf und Zürich sind unter den ersten fünf.

BAK Economics hat in einer Studie das wirtschaftliche Potenzial der 65 wichtigsten Städte und 181 Regionen Europas untersucht. Ihr Ergebnis: Die Schweizer Städte und Regionen stehen ganz oben im Economic Potential Index. Unter den Städten schwingt Basel mit 116 Punkten ganz oben aus. Dazu hat vor allem die Spitzenstellung bei der Wettbewerbsfähigkeit mit 124 Punkten beigetragen. Bei der Attraktivität nimmt die Stadt am Rheinknie mit 109 Punkten den dritten Platz ein, bei der tatsächlichen wirtschaftlichen Leistung mit 114 Punkten immer noch Platz drei. Auf Platz zwei unter den Städten mit dem höchsten wirtschaftlichen Potenzial folgt Genf mit 115 Punkten, auf Platz drei London mit 113 und auf Platz vier Zürich mit 112 Punkten. Die Stadt an der Limmat ist zugleich auch die attraktivste aller 65 untersuchten Städte.

Im Vergleich der Regionen wird Basel als Teil der Nordwestschweiz gerechnet. Diese schneidet mit 111 Punkten auf Platz vier ab. In der Wettbewerbsfähigkeit kommt sie mit 117 Punkten noch auf Platz zwei, hinter der Hauptstadtregion Stockholm mit 122 Punkten.

Zürich kommt als beste Region mit 112 Punkten auf Platz drei hinter der Region Stockholm auf Platz eins und der Grossregion London auf Platz zwei. Überhaupt haben die Schweizer Regionen im europäischen Vergleich das höchste wirtschaftliche Potenzial: Die Genferseeregion kommt auf Platz sechs, die Zentralschweiz auf Platz sieben und das Tessin auf Platz acht. Damit besetzen die Schweizer Regionen die Hälfte der ersten zehn Plätze. stk

report Micro, Nano & Materials

Basel researchers make important discovery in nanoscience

22.07.2019

report Life Sciences

Novartis enjoys success

18.07.2019

report Life Sciences

“Basel has all the ingredients required to host a successful company”

11.06.2018

The physician and pharmacologist Nicole Onetto is a member of the Board of Directors at the Basilea Pharmaceutica AG. In the Interview that was featured in Basilea’s annual report she talks about current challenges in oncology.

Great strides are being made in the long-term treatment of oncology patients. As an oncology expert, what do you find to be the most important advancements in the industry?

Nicole Onetto: We see spectacular results in terms of long-term survival in quite a few diseases where, less than ten years ago, there were no new treatments available. And for many forms of cancer, where previously we had only access to traditional therapies such as surgery, radiation therapy and chemotherapy, we have been able to take advantage of the new molecular understanding of cancer to personalize the treatment for each patient. This has facilitated the development and the utilization of targeted therapies associated with superior efficacy and reduced toxicity compared to traditional treatments. Finally, in the last few years, we have been able to harness the potential of the immune system to develop new therapeutic approaches which stimulate our own immune defenses to control cancer growth.

What do you see as the next major treatment improvements that may be achieved in the short and mid-term?

Definitely the further development of immune therapies for cancer patients seems more and more important. These new modalities will need to find the right place in the management of patients and will have to be used in combination with more traditional therapies. The cost-effectiveness of these innovative technologies will also need to be evaluated. Another very important topic will be minimizing toxicity of treatments and avoiding over-treatment.

How can companies succeed in clinical development?

With a more personalized approach to cancer treatment, new opportunities do exist to develop drugs associated with high efficacy in well-defined patient populations. However, drug development will always require patience, perseverance and scientific rigor. Many challenges still remain in treating cancer patients, despite the important progress that has been made. Among others issues, drug resistance is a significant hurdle and continues to be in the focus of Basilea. For patients with resistant diseases, not so long ago, the only possible approach was to change to a new drug, often a new chemotherapy. Now we have gained more insight into the mechanisms of resistance. In addition, many researchers all over the world are investigating the best ways to circumvent treatment resistance. Other important factors are collaborations between academia and the private sector such as companies like Basilea, to develop new innovative drugs to benefit patients.

How can this be supported?

The use of biomarkers to help choose the most appropriate treatment regimen and to select the patients with the highest probability of response to treatment has and will continue to have a major impact on the development of new cancer agents. Biomarker data are key to the design of development plans of new drugs and to go/no go decisions. These data are now often incorporated in the approval process and subsequent commercialization of new drugs. This approach, based on scientific evidence to select new drugs, is one of the major advances that are currently transforming the research and development process as well as clinical study methodology.

Do you see advantages for Basilea being located in Basel?

Basel has all the ingredients required to host a successful company: a vibrant research community, an international reputation of excellence in the pharma industry, a pool of talented people and a strong and stable economy. Basel is a leading life-science hub with the presence of an excellent university, the headquarters of established large pharmaceutical companies and many start-ups and innovative ventures. There are many similarities between Basel and the few well established biotechnology hubs in Europe and North America. This favorable environment has already helped Basilea build a very strong company and should continue to support its further success. So I am delighted to have been elected by Basilea’s shareholders as a member of the board and look forward to playing an active role in the Basel biotech community.

report Medtech

Basel surgeons celebrate world first clinical surgery

04.07.2019

report Invest in Basel region

Basel wird zum Innovationszentrum für Notenbanken

02.07.2019

report Invest in Basel region

«Nous n’hésiterons pas à prendre des risques»

05.06.2018

Vous avez construit une entreprise à partir de zéro. Quels sont les ingrédients essentiels?

Dans le domaine de la biotechnologie, vous avez besoin de trois ingrédients principaux pour monter une entreprise performante: de bons médicaments, de bonnes personnes et un capital suffisant. Bien sûr, il est difficile de savoir quels médicaments pourront être commercialisés ou pas avant de mener une recherche clinique, alors j’ai lancé Roivant dans l’ambition d’avoir un large portefeuille – une entreprise dont le succès serait mesuré par le nombre et la qualité des médicaments que nous livrons sur le marché, mais en même temps une entreprise qui ne serait pas définie par le succès ou l’échec d’un médicament donné. Je crois que le succès à long terme de l’entreprise dépendra de la qualité de nos collaborateurs et de notre culture d’entreprise qui met l’accent sur la création de valeur et l’innovation dans tous les domaines de nos activités. C’est un secteur coûteux et risqué où vous devez investir des sommes considérables avant de connaître le résultat final et je suis très reconnaissant pour le soutien apporté par nos investisseurs. Mais en fin de compte, l’argent que nous avons recueilli n’est pas une réussite en soi, c’est juste un ingrédient. 

Roivant a grandi rapidement. Comment maintenez-vous l’esprit d’entreprise au sein de la société?

Le maintien d’une culture entrepreneuriale est au cœur de notre modèle. Notre société se base sur le principe que les petites entreprises tendent à être plus efficaces, c’est pourquoi nous n’avons pas organisé Roivant comme un centre de commande et de contrôle unique et centralisé. Nous développons au contraire nos activités en créant des filiales en propriété exclusive ou majoritaire, que nous appelons «Vants». Nous employons actuellement plus de 600 collaborateurs dans notre famille d’entreprises, et on peut dire que la préservation de cet état d’esprit entrepreneurial initial est l’une de mes principales priorités pour l’avenir.

Dans quelle mesure les Vants sont-elles libres de trouver leur propre version de l’esprit d’entreprise?

Pensez à Roivant comme un parent qui contribue à l’ADN de chacune de nos Vants. Nous sélectionnons également avec soin les leaders qui apportent leur propre ADN. Chaque Vant ressemble fortement à Roivant mais possède également son propre génotype unique. Il y a des principes culturels communs, mais il y a aussi des traits distinctifs importants et nous voyons cette hétérogénéité comme un avantage concurrentiel.

Comment gérez-vous l’échec?

Nous avons eu la chance de connaître, relativement tôt dans notre histoire, à la fois le succès et l’échec. Nous ne ferions pas notre travail si nous avions seulement remporté des succès, dans la mesure où cela signifierait que nous ne prenons pas suffisamment de risques pour aider les patients. Nous gérons l’échec de trois façons. Premièrement, nous l’acceptons comme une conséquence nécessaire de notre stratégie globale. Deuxièmement, nous constituons un portefeuille diversifié plutôt que de baser le succès de notre entreprise sur un seul médicament. Enfin, nous nous attribuons ouvertement nos échecs et les utilisons comme une opportunité d’apprendre. Lorsque notre médicament contre la maladie d’Alzheimer, l’intepirdine, a échoué dans la phase III, nous n’avons pas tenté d’occulter ou d’édulcorer l’information. Nous n’avons pas non plus réagi de manière excessive et à l’avenir, nous n’hésiterons pas à prendre des risques dans des domaines similaires qui ont d’importants besoins non satisfaits. Au lieu de cela, nous assumerons le risque d’échec en prenant des décisions calculées dans tous les domaines thérapeutiques.

Vous avez choisi d’installer votre siège mondial à Bâle. Quels sont les aspects qui vous ont le plus convaincu concernant le site?

Tout commence avec le talent. Nous croyons en la diversité des talents et nous recrutons à la fois dans et au-delà du secteur pharmaceutique. Bâle est emblématique en ce sens, car cette ville est un réservoir de talents très divers provenant de multiples pays et cultures, parlant des langues différentes et avec des expériences et des antécédents éducatifs variés. Ce mélange crée un environnement chaleureux, accueillant et innovant qui reflète la culture que nous cherchons à développer chez Roivant. En même temps, Bâle est un endroit où a germé le succès de nombreux produits pharmaceutiques et nous voulions y semer une graine tôt dans la vie de notre entreprise. En plus des grandes entreprises multinationales qui ont fait la renommée de Bâle, il y a aussi une forte présence de jeunes entreprises dynamiques qui s’inspirent de cette tradition et nous espérons en faire partie.

Comment s’est passée l’installation de Roivant à Bâle jusqu’à présent? Vos attentes ont-elles été satisfaites?

Oui, mis à part un détail: Bâle ne semble pas croire en la climatisation! Blague à part, nos attentes ont été dépassées à bien des égards. J’ai trouvé la population très accueillante et nous nous sommes immédiatement sentis chez nous ici. Nous avons été en mesure de recruter des talents de façon très efficace, et nous avons engagé un dialogue positif avec plusieurs entreprises de la région. Nous continuons à rechercher de nouvelles opportunités dans la région, et nous sommes ravis de la façon dont cet écosystème nous a accueillis et nous a permis de prospérer. Les partenariats que nous avons forgés dans la région sont cruciaux pour nous, notamment BaselArea.swiss et son programme d’accélération BaseLaunch.

Nous sommes heureux de pouvoir compter sur votre participation. Comment contribuez-vous à l’accélérateur?

Notre modèle d’affaires est d’accélérer le lancement de nouvelles entreprises dans notre groupe, il est donc logique que nous fassions partie de BaseLaunch. Nous pouvons utiliser notre expertise pour aider d’autres entreprises à accélérer leurs propres lancements et à développer leurs activités. Nous soutenons BaseLaunch dans le processus de sélection de nouveaux projets et nous offrons conseils et mentorat. Pour nous, c’est un excellent moyen d’exprimer notre soutien à la scène locale des startups et de développer nos relations avec d’autres entreprises à Bâle. Nous sommes heureux d’en faire partie.

Quelles sont les perspectives pour le siège à Bâle?

En bref, nous allons continuer de croître. Pour toutes les Vants, Bâle sera un centre d’affaires à partir duquel elles pourront développer et maintenir des partenariats en Europe. Nous avons débuté comme entreprise axée sur les médicaments abandonnés. Mais nous sommes également désireux d’accélérer le développement de médicaments dans les filières d’autres sociétés. Bâle est un endroit idéal pour le faire avec des entreprises en Europe et dans les pays avoisinants.

report Invest in Basel region

Northwestern Switzerland is one of the most innovative regions in Europe

25.06.2019

report Life Sciences

BioVersys receives grant

25.06.2019

report BaselArea.swiss

La région économique Bâle-Jura connaît une évolution stable

28.03.2018

La région économique Bâle-Jura offre aux entreprises un environnement de haute qualité. C’est ce qui ressort du rapport annuel 2017 de BaselArea.swiss, qui paraît aujourd’hui.

Dans son rapport annuel 2017 qui paraît aujourd’hui, BaselArea.swiss exprime sa satisfaction par rapport au développement de la région Bâle-Jura. En effet, le nombre d’implantations réalisées avec le soutien des services de promotion de l’innovation et de promotion économique des cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et du Jura s’est hissé, après le record de 2016, au niveau de l’année précédente. Si l’on tient compte du nombre d’emplois prévus dans les trois à cinq années à venir, le résultat renoue avec 2016. «C’est un résultat satisfaisant au vu des conditions cadre difficiles», se félicite le CEO Christof Klöpper. Le rejet du projet de réforme de l’imposition des entreprises III a en effet suscité une certaine inquiétude du côté des clients.

Concernant l’origine géographique et la sphère d’activités des entreprises nouvellement implantées, on constate la prédominance des Etats-Unis et des sciences de la vie (y compris la chimie). Parmi les implantations les plus importantes : Bio-Rad (Etats-Unis), qui a choisi Bâle pour son siège européen; Idemitsu (Japon) qui a créé à Bâle un centre de recherche pour les diodes électroluminescentes organiques; SpiroChem, qui a opéré le transfert de son siège de Zurich à Bâle. Par ailleurs, ce vivier a attiré de nouveaux projets d’implantation: ainsi, 90 entreprises ont visité la région en 2017 afin de procéder à une évaluation du site.

Davantage d’entreprises

Les créations d’entreprises ont connu une évolution positive dans la région Bâle-Jura. Ainsi, BaselArea.swiss a prodigué davantage de prestations de soutien aux entrepreneurs et apporté sa contribution à plus de 60 créations et projets de startups. Les événements, séminaires et ateliers organisés par BaselArea.swiss ont attiré plus de 5500 participants sur des thèmes liés à l’innovation, ce qui représente une avancée notable par rapport à l’année précédente.

BaselArea.swiss a lancé en 2017 toute une série d’activités sur des thèmes liés à l’innovation revêtant une importance pour la région. Des activités ont ainsi été développées dans le secteur de l’industrie 4.0. Celles-ci doivent être encore renforcées en 2018 par des partenariats avec les pays voisins dans le cadre d’un projet Interreg. Les innovations dans le secteur de l’industrie chimique constituent une autre priorité. Une initiative très remarquée baptisée DayOne a vu le jour en 2017 sur les thèmes de la médecine de précision et de la santé numérique (Digital Health).

BaseLaunch, le programme d’accélération dédié au secteur de la santé, lancé en 2017, s’est révélé particulièrement fécond. Il s’est attiré le soutien de cinq leaders de l’industrie, soit Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer, Roche et Roivant Sciences, et a également suscité des réactions positives sur le marché: plus de 100 candidatures de projets de startups provenant de plus de 30 pays ont été reçues par BaselArea.swiss. Six startups ont été fondées dans la région Bâle-Jura; elles seront soutenues en phase de développement pendant un an par une enveloppe de 250 000 CHF maximum, ainsi que par un appui logistique en Suisse grâce au laboratoire Switzerland Innovation Park Basel Area.

report Life Sciences

Swiss TPH breaks ground on new headquarters

24.06.2019

report Life Sciences

Axovant agrees manufacturing partnership

21.06.2019

report

Meet the BaseLaunch Startups

11.03.2018

Six of the BaseLaunch startups recently started Phase II. They received either grants up to 250,000 Swiss francs or gained free of charge access to BaseLaunch laboratory and office space at the Switzerland Innovation Park Basel Area. Hear what the startups, the BaseLaunch team and selection committee members experienced in the first year. Find out more about what makes BaseLaunch unique.

The BaseLaunch accelerator is now open for applications for the second cycle. Entrepreneurs with a healthcare based project or a game-changing innovation in diagnostics, medtech or related field at the pre-seed or seed funding stage are invited to submit their applications to the program.

Following the application deadline on 14 May, promising projects will be admitted to the accelerator program for a period of 15 months. In phase I, the startups will benefit from the support of industry experts, office- and laboratory space free of charge and access to healthcare partners. After three months, they will be invited to present their idea to the selection committee. They will determine which promising startups will proceed to Phase II that runs for one year.

BaseLaunch is backed by five industry leaders — Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer, Roche and Roivant Sciences. Other public and private partners such as KPMG and Vossius & Partner also support the initiative.

report Invest in Basel region

Immigrants praise quality of life

19.06.2019

report Precision Medicine

Findings from Basel enable improved breast cancer treatment

18.06.2019

report

«Nous transmettons la fièvre Impact Hub à la ville de Bâle»

09.01.2018

Les Impact Hubs sont l’histoire d’une réussite: créés en 2005 à Londres, il existe désormais plus de 100 Impact Hubs comptant plus de 15 000 membres dans le monde entier. Après Berne, Zurich, Genève et Lausanne, Bâle doit bientôt également disposer de son Impact Hub. C’est l’objectif de l’association Hubbasel, fondée par l’entrepreneur André Moeri, l’experte en durabilité Connie Low et l’avocate Hanna Byland. Dans son interview, Hannah Byland explique pourquoi un Impact Hub est plus qu’un simple espace de coworking et pourquoi, en plus des entrepreneurs, les investisseurs et les entreprises en profitent aussi.

Madame Byland, vous œuvrez depuis début 2017 bénévolement pour l’association Hubbasel. Comment a-t-elle été créée?

Hanna Byland: J’ai été invitée à l’inauguration de l’Impact Hub de Berne et ce concept m’a enthousiasmé. Je me suis donc renseignée pour savoir s’il y avait également un projet d’Impact Hub à Bâle et c’est ainsi que j’ai rencontré Connie Low et André Moeri. Nous partageons les mêmes valeurs, de la collaboration respectueuse à une vision positive du futur en passant par l’envie de nous engager activement pour cela. Qui plus est, chacun d’entre nous possède différentes compétences. Connie est bien ancrée dans le secteur de la durabilité et se distingue par son énergie positive constante. André s’occupe des composantes entrepreneuriales et identifie le potentiel des idées et des personnes. Je suis proche de la pratique et je garde un œil sur la composante juridique et la faisabilité. Au final, nous formons une combinaison idéale. Nous avons créé l’association Hubbasel début 2017, à trois. Désormais, nous sommes déjà huit. Tous ont travaillé d’arrache-pied à la réalisation de ce projet et ont contribué à ce que nous soyons déjà nominés pour le statut «Impact Hub Candidate» au sein du réseau mondial.

Quand l’Impact Hub de Bâle sera-t-il inauguré?

Nous souhaiterions l’inaugurer durant la deuxième partie de 2018. Nous sommes actuellement les hôtes d’Andreas Erbe qui nous accueille dans ses launchlabs. Ce lieu est parfait, très inspirant. Mais nous sommes à la recherche de nos propres locaux, avec une surface comprise entre 1000 et 2000 mètres carrés. Les lieux doivent être aménagés de façon à ce que l’entreprise puisse croître et rétrécir de façon flexible.

Dans quelle mesure l’Impact Hub se différencie-t-il d’un espace de coworking?

Un Impact Hub est toujours constitué de trois composantes: Inspire - Connect - Enable. Chez nous, l’objectif est de permettre à des entrepreneurs, des investisseurs et des personnes créatives de se rencontrer, de trouver de l’inspiration et de bénéficier d’une assistance pour leurs projets. Nous souhaitons créer non seulement un lieu de travail, mais également un lieu de mise en réseau. Chaque Impact Hub est associé à son site, mais offre également la possibilité de rencontrer des personnes partageant les mêmes idées dans d’autres Impact Hubs partout dans le monde et de générer ainsi une idée locale avec un impact mondial. Chez nous, tous ceux qui souhaitent améliorer un peu le monde grâce à leur travail, leur entreprise ou leur innovation peuvent se réunir. Il s’agit d’un objectif ambitieux, mais il faut bien un début à tout.

Des Impact Hubs existent déjà à Zurich, Berne, Genève et Lausanne. Pourquoi en faut-il également un à Bâle?

Genève assure les échanges avec les organisations internationales, Berne plutôt avec le gouvernement. Zurich est plus proche du secteur économique. Je pense que Bâle constitue un terreau idéal pour un Impact Hub. Il y a ici des entreprises opérant au niveau international. Dans le même temps, le sens des responsabilités de la population est très fort. Cette combinaison unique n’existe qu’à Bâle.

Comment ce sens des responsabilités s’exprime-t-il à Bâle?

Dans le cadre de différentes petites initiatives, dans le domaine d’activité des fondations, mais également au sein de lieux comme la Markthalle ou le Gundeldingerfeld. A Bâle, le développement durable de la ville et de l’espace occupe une place très importante. La production alimentaire, l’alimentation et le gaspillage alimentaire, mais également la justice sociale au sens de l’égalité des chances en matière d’éducation et de l’égalité des genres constituent des thèmes importants pour la communauté bâloise. Il existe de nombreux acteurs et projets qui suivent une direction similaire. Toutefois, pour l’instant, de nombreuses initiatives sont des projets individuels. Nous pensons que nous pouvons contribuer à mieux unir ces forces à l’échelle locale et même internationale, grâce au réseau Impact Hub.

A qui s’adresse l’Impact Hub de Bâle?

Nous souhaitons intégrer des entreprises intéressées par la durabilité, leur offrir un toit et leur montrer qu’elles ne sont pas seules. Pour les entreprises, l’Impact Hub constitue également une source de nouveaux talents. Il n’existe pas encore de plateforme comparable pour les investisseurs. Il ne faut pas oublier que pour les investisseurs, trouver des entreprises adaptées à leurs investissements constitue un travail. Nous souhaitons les aider. Les universités et les hautes écoles sont également intéressées par un lieu de collaboration. Elles disposent du savoir et des personnes formées. Grâce à nous, elles peuvent bénéficier d’un accès à la pratique.

Quels ont été les retours jusqu’à présent?

Les retours ont été très positifs. Nos canaux de communication comme la newsletter, Meetup ou Facebook sont très utilisés. Une fois par mois, nous organisons des évènements pour savoir à quoi ressemble notre communauté. Entre 40 et 60 personnes participent à chacune de nos manifestations. Les échanges sont vivants et les retours sont très motivants. A l’avenir, nous souhaitons proposer encore plus de manifestations, telles que des ateliers et des séries d’événements, mais aussi des hackathons, des accelerators, des incubators et des fellowships. C’est dans ces derniers domaines en particulier que la collaboration avec les acteurs locaux nous semble primordiale. De plus, nous avons réussi à convaincre la fondation Christoph Merian, la fondation Gebert Rüf et la fondation Botnar de nous apporter leur soutien pour le lancement. Cela nous a naturellement fait très plaisir.

En quoi consiste les manifestations?

Nous accueillons régulièrement des entrepreneurs que nous mettons en contact avec des investisseurs et des coachs. Généralement, la manifestation est centrée sur un thème ou une problématique. Nous constatons que beaucoup de personnes proposent volontiers leurs compétences et leur aide. Jusqu’à présent, il manque un lieu pour accueillir ces échanges et transformer ces idées en projets et en concepts commerciaux. La prochaine manifestation publique, lors de laquelle nous collaborerons avec les étudiants de la Haute École spécialisée de la Suisse du Nord-Ouest (FHNW), aura lieu le 13 février 2017.

A propos d’Hanna Byland
Hanna Byland est collaboratrice juridique au sein du cabinet d’avocats et de notaires Neidhardt/Vollenweider/Jost/Stoll/Gysin/Tschopp à Bâle. Elle a étudié le droit aux universités de Lucerne et de Neuchâtel. Hanna Byland a été membre des Jeunes Libéraux dans le canton d’Argovie et elle s’engage bénévolement dans l’association Hubbasel depuis début 2017.

report Life Sciences

Basel researchers facilitate new libraries for drug discovery

13.06.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is a world-leading accelerator

06.06.2019

report Innovation

«Nous voulons augmenter la visibilité des startups de de l’Université de Bâle»

06.11.2017

Voilà huit mois que Christian Schneider est en charge de l’initiative Innovation lancée par l’Université de Bâle. Sa mission est de promouvoir l’entrepreneuriat et les projets avec l’industrie.

Monsieur Schneider, vous occupez un nouveau poste à l’Université de Bâle. Désormais, l’innovation à l'université a un visage, quelle est votre mission?

Nous avons établi deux priorités: la première est de rendre visible le thème «Entrepreneuriat» au sein de l’université. Il faut encourager les chercheurs aux idées prometteuses et les motiver en vue d’une exploitation commerciale. Et mieux soutenir ceux qui sont déjà engagés dans cette voie. La seconde priorité concerne la collaboration avec le monde économique. L’objectif est de concrétiser plus de projets avec les entreprises industrielles.

Vous comptez vous y prendre comment?

Au cours des nombreuses discussions que j’ai pu avoir ces derniers mois avec les start-up de l’université, j’ai découvert par exemple que la notion de réseau était quasi inexistante et que de nombreux créateurs ne se connaissaient même pas. Or, la plupart des jeunes entreprises sont confrontées aux mêmes problèmes. Nous les avons donc réunies au sein du Club des Entrepreneurs, leur permettant ainsi d’échanger. Nous souhaitons que ces créateurs et créatrices se considèrent comme une équipe, un groupe à part entière, reconnu et valorisé par l’université et la société. Par notre intermédiaire, ils peuvent rencontrer certains acteurs auxquels ils n’auraient pas accès à titre individuel.

Que proposez-vous aux jeunes créateurs et créatrices? Qu’attendaient-ils? Que leur manquaient-ils?

Il manquait aux start-up de l’université clairement de la visibilité: on ne les connaissait pas, et elles étaient souvent livrées à elles-mêmes. Nous considérons donc qu’il est de notre ressort de leur donner cette visibilité, tant au sein de l’université qu’à l’extérieur. Nous les aidons également à développer leur réseau vers les partenaires industriels, financiers ou autres prestataires de services. Il est aussi prévu de soutenir les start-up dès le début avec du coaching et du mentoring avec des experts.

Vous proposez des cours depuis quelques mois grâce auxquels les étudiants et les collaborateurs de l’Université de Bâle ont accès à des compétences essentielles comme établir un business plan, les droits de propriété intellectuelle et bien d’autres. Comment cette nouvelle offre est-elle accueillie?

La demande est gigantesque, nous avons été totalement submergés et le succès est impressionnant. Nous envisageons d’ailleurs d’étendre cette offre afin que les étudiants puissent aborder bien plus en amont ces thèmes importants. Plus tôt les jeunes entrepreneurs seront familiarisés avec toutes ces questions, moins ils commettront d’erreurs plus tard. Par exemple, il est important de sensibiliser dès le début les chercheurs sur la question de la propriété intellectuelle, les droits PI donc, sinon, on court le risque de transmettre prématurément des connaissances et qu’il ne soit plus possible ensuite de les protéger. Ces cours fournissent un premier appui à un stade précoce. Cet accompagnement se poursuit ensuite pendant le coaching.

Vous avez pris vos fonctions depuis huit mois maintenant à la tête de l’Innovation à l’université de Bâle. Quelles sont les réactions?

Partout où j’ai pu me rendre ces derniers mois, j’ai constaté que notre initiative Innovation et les offres proposées depuis ont toujours suscité des échos très positifs, voire enthousiastes. Il était visiblement temps que l’université s’engage activement dans cette voie et comble ainsi l’écart.

Le 10 novembre prochain se tiendra le premier Innovation Day de l’université de Bâle à Allschwil. Que s’y passera-t-il?

Nous montrerons à l’occasion de l'Innovation Day, ce qui est important à nos yeux: faire se rencontrer les gens, débattre autour de l’innovation, développer de nouvelles idées, le tout dans un environnement stimulant et convivial. Nous avons plus de 200 inscriptions, une longue liste d’attente et nous nous réjouissons que ce nouvel événement rencontre un tel succès.

Quels sont vos objectifs pour ces deux prochaines années ?

Les start-up doivent se sentir à l’université de Bâle comme chez elles. Les nombreux combattants solitaires doivent se mettre en réseau. Il faut qu’un espace actif, dynamique naisse et qu’il soit également attractif pour les start-up de toute la région. A plus long terme, nous pourrions tout à fait devenir un hub qui attire les créateurs et jeunes entrepreneurs avec un rayonnement international. Nous voulons faire en sorte que Bâle devienne la ville où le plus de start-up possible aient envie de mettre leurs idées visionnaires en oeuvre. Cela ne sera possible que si nous collaborons étroitement avec nos partenaires. Qu’il s’agisse des hautes écoles, d’institutions comme BaselArea.swiss et surtout les industriels. Les discussions avec le monde économique nous montrent que les portes nous sont grandes ouvertes.

Interview: Matthias Geering, Head of Communications & Marketing de l'Université de Bâle

report Innovation

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05.06.2019

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04.06.2019

report Precision Medicine

"In Switzerland, we often sell promising technologies too early"

05.09.2017

Ulf Claesson is a "serial entrepreneur". During the past 25 years, he has set up companies that have gone on to become firmly established in the market. In 2012, he joined Clinerion as CEO and shareholder. Since then, the company has positioned itself in the medical data field and recently entered into a partnership with British company Cisiv. Clinerion's software helps recruit patients for clinical trials run by major pharmaceutical companies – in real time. But the competition never sleeps. A growing number of competitors is now appearing, especially in the USA where there is no shortage of risk capital. In this interview for the Innovation Report, Claesson explains how the Basel-based healthtech company plans to maintain its leadership position.

Interview: Thomas Brenzikofer

Mr Claesson, what was behind your decision to get on board with Clinerion?

Ulf Claesson: Clinerion was originally an IT platform with a complicated name. Its founders hit upon the idea of building a large data hub for the pharmaceutical and healthcare industries. That was quite an ambitious idea. I reckon that the WHO or the Bill and Melinda Gates Foundation could possibly manage it. But a small company in Basel? As an IT person, I quickly saw how good the core technology was.  What wasn't clear, however, was the problem that the technology was going to solve. So we started working on that and felt our way slowly but surely towards the patient recruitment use case. Today, we are the only company in the world able to identify in real time from millions of patient data records those patients who are suitable for a specific clinical trial.

So you have aligned the company with a particular niche?

Yes, absolutely. When you are building a company, you must concentrate on solving a genuine problem. Our technology gives the customer clear benefits. Finding patients usually takes months, sometimes years. We cut this to weeks, or less. We ensure that a pharma company, hospital or contract research organisation already before the start of a clinical trial knows exactly where candidate patients are located and exactly how many there are. Depending on the goal, the study protocol can then be optimised as required. Because we avoid guesswork and identify genuine patients who meet the study criteria in this very moment, the study design is robust and risk is minimised. Not only that, but a study sponsor knows exactly where and how many of his "sites" he must place. Real-time information is particularly valuable for this. As soon as I activate a study protocol, the doctors involved are notified and can call their patients in.

Is it easy to convince hospitals to collaborate with Clinerion?

We were rather naive about this at first. From an IT perspective, it makes sense to do everything in the cloud. That is exactly what we tried to do, but most people were negative about it. We also found that attitudes to data protection, as well as the regulations themselves, vary considerably from one country to the next. These factors make a cloud solution virtually impossible to implement. Today, we are installing a hardware appliance within a hospital's IT infrastructure. The data therefore remains exactly where it is collected and it is as secure as all other patient data. We can also only access consolidated and aggregated meta information, which earns us the trust of decision-makers and the people using the system.

What exactly motivates hospitals to disclose their data?

We all basically share the same objective of providing relevant patients with drugs as soon as possible. We play a role in achieving this. The university hospitals are carrying out research to some extent for their own interests. We help them to carry out their internal studies more quickly. The pharmaceutical companies remunerate the hospitals for each patient who participates in a study. The doctors feel that participating in interesting studies is important. In our experience, the number of studies that hospitals are offered increases significantly as soon as they start working with us.

How many patients do you currently have access to?

We have access to 35 million patients via the hospitals. And we certainly need that many. The numbers can start dwindling rapidly depending on the symptoms you are searching for.

You operate mainly in emerging markets such as Brazil and Turkey.  Why is that?

With the exception of the UK, Europe is more cautious about taking part in clinical trials. By 2020, Turkey expects to have increased the EUR 50 million turn-over in clinical trials in 2014 to EUR 1.5 billion. In Brazil, they are even changing the law to make it easier for pharmaceutical companies to carry out more studies in the future. In clinical trials, it is important for all participating patients to receive the same standard of care. Participants in trials might therefore receive better care than usual. This applies to some countries in Eastern Europe, for example. For some patients, this can be an incentive.

Does your data acquisition prioritise emerging markets?

No, not exclusively. We are also well positioned in a number of European countries. But we can certainly do better. We would also like to expand our presence in India and Taiwan, for example. Great Britain is a key focus for us and our partnership with Cisiv will help here. We recently entered into a partnership with this UK company. Cisiv’s platform complements our screening programme perfectly.

It sounds like a data contest. How close is your main competition?

There are three competitors. But we are the only ones able to provide real-time results. Our competition in the USA, however, has access to much more capital. At the last investment round, one of our competitors raised 32 million dollars.

Do you find it difficult to compete with that?

It is certainly difficult for an ICT start-up in Switzerland to obtain those kinds of amounts. We are not completely dependent on external investment, however. We have a very loyal shareholder base and have sufficient funding, even though we are still a long way from being profitable.

Could a sale be on the cards?

Our vision is to provide patients with medicines. If we see that we can achieve this goal more quickly, we would be willing to consider it. But selling is not currently under consideration. I have already founded a number of companies. Some were sold too early, even though we could still have helped them progress through one or more growth phases. I am convinced that Clinerion will succeed in that regard.

Do you consider the lack of growth financing to be a problem for the Swiss start-up scene?

Most certainly. Good technologies tend to be sold off too early because their owners cannot find the money they need for the next major milestone, typically for the global expansion phase.  

What do you suggest?

Imitating Silicon Valley will get us nowhere. Also because costs there are unacceptably high at the moment. We really need to focus on our strengths. Just to give you one example: twice as many startups are established at ETH Zurich each year than at UC Berkeley. When universities foster a supportive environment, a start-up community develops all on its own. The students I meet at ETH are ambitious and full of energy. I also note, however, that many Swiss students prefer the security of working in a large corporation. We need a greater willingness to accept risk. We need to work on it.

How do you see innovation hub Basel?

We have good access to the sector here, and we can also recruit staff from neighbouring Germany. The labour market is therefore less competitive than in Zurich for example. We feel right at home here in Basel.

Interview: Thomas Brenzikofer and Annett Altvater

About Ulf Claesson
Ulf Claesson studied production technology at Chalmers University in Gothenburg and also gained a management degree at the University of St. Gallen. He worked for IBM and Hewlett-Packard, established spin-offs for various companies, and founded his own start-ups. In his lecture on "Technology Entrepreneurship" he passes on his experience as a "serial entrepreneur" to students at ETH. He is a member of the board of directors of various companies, the Foundation Board Director of the AO Foundation, and has been the CEO of Clinerion since 2012.

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"I want to turn innovative research into new drugs"

04.07.2017

Each year some 250,000 patients develop a type of cancer because of faulty communication between cells. This malfunction occurs in what is known as the NOTCH signal path. There are currently no effective treatments – but this is set to change. Cellestia Biotech AG is developing an innovative drug against this type of cancer by using a novel active ingredient that selectively attacks the malfunctioning cell communication. The drug could be used to treat leukaemia, lymphomas and solid tumours such as breast cancer.

In 2014 Professor Freddy Radtke and Dr Rajwinder Lehal, who had dealt with this subject in his dissertation, founded the company Cellestia Biotech AG. In 2015, an experienced team of pharmacology and oncology development specialists led by Michael Bauer came on board, investing in Cellestia as co-founders. Bauer and his team had previously spent several years examining various projects in an effort to help shape the development of such a start-up company. We spoke with him about the risks and implications of founding a company.

Interview: Stephan Emmerth

Mr Bauer, how long did you have to look before you found a project you wanted to invest?

Michael Bauer: Over the course of many years and alongside my regular jobs, I and my colleagues examined, evaluated and rejected a number of projects – sometimes more intensively, sometimes less. Some of the projects were great, some being unbelievably innovative. However, something always led us not to pursue a project in the end.

The search did not just cost you a lot of time, but also a lot of money as you have to conduct due diligence every time.

We of course had to put effort into the search. You could say that we identified, examined and evaluated projects acting similar to a small venture fund. Thanks to the make-up of our team, we were able to undertake many of the tasks ourselves, at times bringing in experts. There were many instances when specialists from our network assisted us. There was a considerable amount of good will. To some extent we footed the bill ourselves.

Why did this not work out before Cellestia?

A number of conditions have to be met. The basis is of course excellent, innovative research results protected by patents. Also important are ownership rights to the inventions and reasonable licencing terms. Finally, there has to be agreement on the expectations of the people involved in the project. We have experienced pretty much everything. Many times it emerged over the course of the investigation that, for example, the research data was not quite so convincing as had initially been presented. Or the expectations with respect to the licencing conditions were too far apart. In one project, they wanted to sell us patents that had expired. It often happens that the scientists have unrealistic ideas about the value of their project. One retired professor who had tried in vain for many years to finance his company expected us to try for five per cent of the shares. This is of course not the basis for a partnership.

Juggling research and entrepreneurship is a big challenge, isn’t it?

It is necessary to develop an understanding of the relations and contributions of the various partners involved in such a project, each of who have very different personal risks. On the one hand, there is some 20 years of basic research behind Cellestia, 11 of which were at the EPFL. Rajwinder Lehal has been working concretely on this project for the past nine years, initially as part of his dissertation, then as a post-doc and since 2014 as Chief Scientific Officer. We respect this history from the management team and are happy to have access to the resulting knowledge. At the same time, the inventor’s side has to have regard for the entire expenditure: some five million of public funds were invested over the years at the EPFL. However, it could take hundreds of millions until a product comes onto the market. Moreover, the path from the first successful experiment in lab animals until a drug is approved for human use is long. Altogether, the cost of research could be marginal in comparison to the development and marketing, amounting to only a few per cent. And the development costs are paid for by the investors, who need the investment to pay off. All of these factors have to be considered and respected in a partnership. This worked with our team.

You have many years of industrial experience. What attracted you to the entrepreneurship?

The challenge of turning ground breaking inventions into products attracted me. I consider myself a product developer and had wanted to start a company even as a student. Looking back, I have to say that I am lucky to have gained nearly 20 years of professional experience in product development as it is important to be able to understand and appreciate just how complex the challenges are in product development in life sciences and pharma. This wealth of experience also helps you understand where your own knowledge ends and when experts have to be brought on board to be able to successfully advance a project or a company.

What was the incubation from first contact until you joined as co-founder at Cellestia like?

The current Chief Scientific Officer, Rajwinder Lehal, and I had been in regular contact with each other for a number of years. At that time, however, the project was not advanced enough to establish a company. Initially, Professor Radtke, Rajwinder Lehal and Maximilien Murone founded Cellestia in 2014. We met a few times in summer 2015 with the Lausanne research and founder team at i-net, the predecessor of BaselArea.swiss. Things moved quickly from there. In just a few meetings, we were able to evaluate the project and develop a good personal understanding, which for me and my partners was very important if we were to invest in Cellestia. We could agree on matters quickly, more or less by handshake. Then came the necessary contracts and in November we were already listed in the commercial register. Our lawyer and co-founder Ralf Rosenow saw to the formalities. We decided to move the headquarters from Lausanne to Basel but to leave the research activities in Lausanne, resulting in a sort of transcantonal partnership.

Why move the headquarters to Basel?

For us, the most important argument in favour of Basel was access to talent and resources for product development, resulting from the proximity to leading pharmaceutical companies such as Novartis, Roche, Actelion and many others. Such access to experienced development specialists is more difficult in Lausanne. In addition, our co-founder Roger Meier and other colleagues already have an active investor network in Basel with an affinity to the sector and Basel itself. We did not have such access in Zurich or Geneva at the beginning. I personally also like the quality of work and life in Basel. The city is of a manageable size yet international, with diverse cultural offerings. Furthermore, the Basel airport has excellent connections – you are in the middle of Europe and in just one to two hours you’re practically anywhere Europe, be it London, Berlin or Barcelona. Lausanne, on the other hand, has in its favour the outstanding academic environment with the EPFL and the Swiss Institute for Experimental Cancer Research. Here, too, there is an excellent environment for start-ups, but in our opinion more toward engineering and technical disciplines or medicine technology. Many companies are founded each year at the EPFL and the innovation potential is enormous, but Cellestia is the first company founded at the EPFL that seeks to bring a drug to clinical development. We are happy to be able to combine the positive elements of both regions via what is now an established approach with two locations.

Which pre-conditions were decisive enough that you ended up collaborating and founding the company?

Actually, everything was right from the very beginning. First of all, the personal atmosphere between the people involved has to be right. This was also the basis in coming to a fair agreement for all co-founders with respect to understanding the evaluation and allocating the respective shares in the company at the time it was founded. On the other hand, it was of course crucial that the substantive examination of the project – as concerns both the scientific basis and the quality of the data – and the examination of the patent as well as license conditions of the EPFL were positive. Also important to us was that the risk profile is manageable, i.e. there is a good balance between innovation and reference to the research already carried out.

How will Cellestia develop further operationally?

Cellestia already has a long history, starting with the research activities at the EPFL. When the management team was expanded in 2015, other co-founders joined at the same time that I did: Dirk Weber as Chief Medical Officer, as well as the already mentioned co-founders Ralf Rosenow and Roger Meier. Cellestia now has six employees. Then there are the numerous service and consulting mandates, which complement our internal resources as needed. If you take into consideration external services, I reckon there are now well over 100 people involved in Cellestia. We expect that we will continue to grow in the direction of clinical development as our first project progresses and further expand the team. Moreover, we would like to develop additional products in our pipeline as soon as possible. This will definitely require additional financial resources. The Board of Directors will also develop further, expanding and adapting with each financing round in order to properly represent new investors. Research work is increasingly being carried out by external services providers, and at the same time continuing in the laboratory of Professor Freddy Radtke at the EPFL. We are currently setting up new framework agreements with the EPFL concerning the further use of their infrastructure. The flexibility there is very helpful for us.

What are the next milestones?

A key milestone is the treatment of the first cancer patients. We hope to be able to treat the first patients in October.

How are the clinical studies organised?

The course of a clinical trial for new drugs is strictly regulated. In the Phase I study, the compatibility of the active ingredient is first examined. This is when we treat patients who are suffering from a form of cancer in which NOTCH most likely plays a role. In the following Phase II study, the efficacy of our drug is researched in different types of cancer. This is when we select patients in whom activation of the NOTCH signal path is detected with a Cellestia diagnostic method. The therapeutic benefit for these patients is therefore very likely.

Have there been any surprises so far?

No, not really, because we have considered everything. Or yes, but pleasant surprises: due to the considerable amount of preparatory work, we were already quite certain with respect to the effect mechanism. It has now finally been possible to detect the precise binding mechanism of the drug, which confirmed all former studies. This is also the basis for significantly expanding the programme. We can now build a new platform on whose basis we can generate new drugs for new indications. In addition, it was not that easy to manufacture the drug in large quantities and in a high quality. Innovative steps were needed, which ultimately leads to a patent.

What do you have in mind for the next five years?

We are very optimistic about Cellestia’s prospects for success and are planning the next couple of years in detail. We of course also have a plan for the overall development over the next five years, but as experience shows, such plans always change with the results obtained. This is also the fascination and challenge in medication development – it does not allow you to plan everything in detail, and you have to respond flexibly to new results. This also applies to possible setbacks, of course. It is important to have sufficient reserves to deal with these and resolve them. Thanks to the successful financing rounds that we could close in January 2017, we are in a position to begin with Phase I while at the same time pursue further financing.

Who has invested in Cellestia so far?

The first investors after the deposit of the initial capital were predominantly many of our advisors, i.e. experts who are familiar with the sector as well as private people involved in life sciences and the pharma sector as investors. Around one-third of the shareholders are experts from the pharma and life sciences setting. Over the course of the Series A, B and C financing rounds, larger investments from family offices also came. The first institutional investor, the PPF Group, invested after its own, extensive due diligence that was conducted by experts from Sotio. So far, we’ve been able to mobilise a total of CHF 8 million to drive product development at Cellestia. In preparation of the next financing round, we are in talks with private investors, venture funds and pharmaceutical companies. We are confident that we will be able to win good partners for Cellestia’s next phase. The right combination of partnerships and financing is important. We need strong partners on board to give patients access to our medications quickly.


About
Michael Bauer (born 1966) has been CEO at Cellestia since November 2015. He studied chemistry at the University of Hamburg and completed his doctoral in biotechology from 1994 to 1997 at the Hamburg-Harburg University of Technology. After working in metabolic research at Zeneca in England, he moved to Syngenta in Basel in 2001 where he worked as Global Regulatory Affairs Manager in project and portfolio management. From 2007 to 2009 he was a project leader at Arpida, a biotech firm in the field of antibiotics development. From 2009 to 2012 he was a Global Program Manager at Novartis where he led global development projects in the field of oncology and brought a range of products to clinical development. From 2012 to 2015 he was the Head of Clinical Development at Polyphor.

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Green light for tax proposal

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Impact Hub Switzerland etabliert grösste Community für Entrepreneure in der Schweiz

16.05.2019

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Roivant is creating a buzz in Basel

13.06.2017

Roivant Sciences, a fast-growing life sciences company from the US, recently opened its global headquarters in Basel. In celebration of their newly established location, Roivant, together with BaselArea.swiss, invited stakeholders from the life sciences sector to “Halle 7, Gundeldingerfeld” in Basel on June 8th 2017 for a panel discussion on the future of healthcare.

More than 150 guests were interested in hearing this success story first-hand from Roivant Sciences’ founder and CEO, Vivek Ramaswamy. Ramaswamy, a member of the renowned “Forbes 30 Under 30” list and also named a “prodigy” by Forbes magazine for the biggest biotech IPO in US history, gave a trenchant keynote speech before being joined by a panel of experts from Basel’s pharma and biotech industry.

Ramaswamy explained his mission: “We concentrate on promising science and passionate people to systematically reduce the time, cost and risk of bringing new medicines to market”, he said. Roivant Sciences buys and develops drugs that are shelved by other large pharmaceutical companies, and that are stuck in the middle of the drug development traffic within the organization. Ramaswamy’s mission is to create an “alternative highway” by bringing together top talent in drug development and other industries and focus on those assets within lean and dynamic structures. Ramaswamy is certain that data will make the difference in bringing drugs speedily to market.

Roivant Sciences is the umbrella company of five (and the number growing!) late-stage biopharma companies in different therapeutic areas: Axovant tackles dementia, Dermavant deals with dermatology, Myovant focuses on women’s health, Urovant concentrates on urology and Enzyvant develops therapies for patients with rare diseases. All Roivant-family companies can tap into standard capabilities built at Roivant, while each company can develop capabilities of their own to address their specific market requirements.

Settling in Basel without red tape

In his speech, Ramaswamy also made a case for Basel as a headquarters location: “Different nationalities are coming together in this place, three different languages are spoken on the street.” Although relatively small, Basel-Stadt and Basel-Landschaft would be “punching way above their weight”. He also mentioned the thriving biotech scene and the deep humanistic tradition in Basel. In addition, Ramaswamy thanked the Basel authorities for lowering barriers in setting up a business: “There was no red tape. They made setting up here a pleasure.”

During the subsequent panel discussion, Vas Narashimhan, Global Head of Drug Development and Chief Medical Officer at Novartis, Jonathan Knowles, Chairman of the board of directors at Immunocore Limited, David Hung, CEO of Axovant and Vivek Ramaswamy discussed the future of healthcare. Moderated by Alethia de Léon from BaseLaunch, the conversation included topics such as data collection, and critical questions about the current challenges and opportunities of the pharma industry were raised. Big data and biomarkers were some of the highlighted topics as potentially helping to address some of the R&D productivity issues the industry is currently facing. 

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University of Basel amongst the most innovative in Europe

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Pfizer acquires Basel-based Therachon

09.05.2019

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BaselArea.swiss démarre en grande pompe

08.06.2017

En 2016, pour son premier rapport annuel, la jeune BaselArea.swiss peut s’enorgueillir d’un bilan très positif. L’organisation commune de promotion de l’innovation et du pôle économique des cantons de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne et du Jura, dans le nord-ouest de la Suisse, a fait un travail remarquable dans tous les domaines. Elle a par exemple accompagné 36 implantations d’entreprises, un nombre en augmentation de 50% par rapport à 2015. S’agissant de la promotion de l’innovation, plus de 4000 personnes sont venues assister aux 80 manifestations et étendre le réseau régional d’experts et d’innovateurs, qui passe ainsi de 8000 à 13 000 acteurs. Les prestations proposées par BaselArea.swiss pour soutenir les projets de startups ont également été vivement sollicitées, 43 d’entre eux ayant donné lieu à des créations.

Avec une progression de 50% par rapport à l’exercice précédent, la région bâloise a enregistré la plus forte croissance des implantations d’entreprises en Suisse. L’équipe de BaselArea.swiss chargée de la promotion du pôle économique a conseillé et assisté 31 entreprises étrangères et cinq entreprises nationales pour leur implantation dans la région bâloise. Parmi ces entreprises, 14 sont originaires des États-Unis, autant sont issues d’Europe et trois d’Asie. Les activités de 19 d’entre elles concernent les sciences de la vie.

«Réunir la promotion économique de la place bâloise, de l’innovation et des startups sous un même toit a manifestement été une bonne décision. En concentrant notre action sur les atouts de la région économique, nous avons su profiler la place bâloise comme un centre d’innovation de premier plan dans les domaines des sciences de la vie et des technologies appliquées», se félicite Christof Klöpper, CEO de BaselArea.swiss. 

Un réseau d’innovateurs et d’experts en extension

En 2016, BaselArea.swiss a considérablement élargi son réseau d’experts et d’innovateurs, puisque ceux-ci étaient plus de 13 000 fin 2016 contre 8500 fin 2015. Forte de ses connaissances et des partenariats qu’elle a noués, BaselArea.swiss est ainsi en mesure d’apporter son soutien aux implantations d’entreprises comme aux projets d’innovation et d’expansion. Les quelque 80 événements organisés par BaselArea.swiss ont joué un grand rôle dans l’extension de son réseau. Leur fréquentation totale a en effet dépassé les 4000 personnes. BaselArea.swiss a également réalisé plus de 180 consultations individuelles destinées à des startups et entreprises afin d’initier des coopérations dans le domaine de la recherche et du développement et de mettre les créateurs en relation avec des clients et investisseurs potentiels. BaselArea.swiss a contribué à la mise sur pied de 43 entreprises.

Née de la fusion d’i-net innovation networks, de l’organisation de promotion du site économique BaselArea et de China Business Platform, BaselArea.swiss a lancé ses activités sous sa nouvelle marque début 2016 avec un portefeuille de prestations harmonisé et un nouveau site Internet. Nous avons également consolidé le profil entrepreneurial de l’organisation: les représentants de l’économie privée constituent désormais la majorité du comité de l’association BaselArea.swiss; présidé par Domenico Scala, celui-ci définit l’orientation stratégique.

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Swiss biotech industry growing

08.05.2019

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Basel economy performing strongly

03.05.2019

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A molecular assembly line to cure the body

08.06.2017

Imagine that certain forms of blindness could be cured. Or imagine that the body itself could produce a cure for some of its own diseases. These may be just some of the results of the National Centre of Competence in Research Molecular Systems Engineering (NCCR MSE). Its long-term goals are to create molecular systems and factories for the production of high added-value chemicals and develop cellular systems for new applications in medical diagnostics, therapy and treatment. Director Thomas Ward is aiming high: He wants to make Basel the leading hub for the next European flagship project. At stake: one billion euro.

Interview: Ralf Dümpelmann

Thomas Ward, you are the director of the NCCR MSE. How did you end up in this position?

Thomas Ward: During my work at the University of Neuchâtel we became curious about artificial metalloenzymes. For instance, we could take ruthenium ion that nature does not have much of at its disposal, and incorporate it in a protein to yield an artificial metalloenzyme. Pursuing this curiosity driven pathway, my group became more and more interested in biological questions. Ultimately I wanted to collaborate with molecular biologists – and this is one of the main reasons why I moved to Basel. When I arrived here nine years ago, the ETH Department of Biosystems Science and Engineering (D-BSSE) had just moved to Basel. That led professor Wolfgang Meier, then head of the Department of Chemistry at our university, to initiate talks with the D-BSSE which were very productive. In the end, he and co-director professor Daniel Müller set out for a National Centre of Competence and Research that ultimately got funded by the Swiss National Science Foundation (SNSF).

What was the goal when starting the NCCR?

Wolfgang Meier and Daniel Müller saw the opportunity to start a collaboration between biologists who relied quite heavily on chemistry and chemists who can provide the required chemical building blocks to address challenging biological questions. This is scientifically a very unique match. In my view this is also reflected in the most important aspect in the title of our NCCR – molecular systems engineering – namely the systems aspect.

Do you build artificial biological systems with the help of chemistry?

At the end of the road, we want to reproduce the properties and the complexity of a living system. There are two ways to get there. The chemical way is to take a compartment, put objects inside one by one and see what evolves. That is the bottom-up approach. On the other hand, a biologist takes a complex system and knocks out components, one at a time. In doing so, biologists focus on computing a system. And they are doing this very well. They can control things, even without fully understanding the molecular details of such systems. These two approaches meet at some point, and that is where our NCCR comes into play.

What could a potential end result look like? A small golem?

If you take the definition of what is life, there are a few features that we are definitely not trying to mimic. We are rather focusing on an artificial organelle, something that you could introduce into a living system and which would work in a living system, but which does not have all the features of a living system itself. I like to call such components molecular prostheses. It is like an artificial Lego block that fits into living systems. There we are already quite advanced.

Can you explain how the work of the NCCR is structured?

The network is planned to work over twelve years, split in three phases. There are roughly 30 groups associated with this NRCC, with some 20 in Basel. When there is somebody outside of Basel who has a competence that we need, they can be integrated to the network. That might be people in the Paul Scherrer Institute or at the University of Bern, for instance.
We are now approaching the end of the first phase of four years. The first step for us as chemists is to synthesise and assemble molecules into modules, an assembly of several molecules. For example, Sven Panke at the D-BSSE and myself synthesise artificial enzymes. Daniel Müller of the D-BSSE on the other hand manipulates pore proteins which allow to control the trafficking of substrates and products in and out of a cell. The goal is assemble an artificial organelle containing two or three enzymes and to introduce this prosthesis inside a cell. With that we can complement the natural metabolism of a cell with an artificial metabolism to produce new chemicals. At the end of the first phase, we ideally want to have solved the module’s problem. In the second and third phase, we can then focus on creating molecular factories and cellular systems.
Ultimately, a chemical factory could produce something that could be useful and a cellular system could be used to cure a disease. For both of these goals, you need a molecular assembly line, much in the spirit of what Henry Ford developed in the early twentieth Century, but at a molecular scale.

Do you already get a stable system out of these assembly lines?

Yes. The question is, however, how stable and for how long. We have systems that function in a cell for two weeks. Whether this is enough to cure a disease remains to be demonstrated.

What benefits may come out of it?

Our aim is to change the way biology and chemistry work in the long term. It is a risky strategy, but with a potentially high payoff.

What would be the high payoff?

You put a molecular or cellular system in the body and it treats or cures a disease.

When will that be feasible?

There are two systems, which are already very well advanced. Both were initiated and funded by the NCCR. Botond Roska of the Friedrich Miescher Institute for Biomedical Research has developed a system that can be injected into the eye to regain vision. This system will enter clinical trials in Winter 2017. It is based on genetic engineering, where you have to inject DNA so that your eye starts to produce pigments again. The other one is aimed at curing diabetes. Your fat cells are re-programmed into cells that are capable of producing insulin. They are then injected into your body and allow you to autonomously produce insulin when the body needs it.

Will these ideas be used in start-ups?

Yes. There are already two start-ups that were created in the past three years. The diabetes treatment is also seriously being looked at for a start-up. The SNSF wants to see things like that. It wants us to bring our research to an advanced stage.

You are organising the International Conference on Molecular Systems Engineering in Basel at the end of August. What is its main goal?

It is a challenge to organise such a conference because people who attend conferences like to talk to specialists in their fields. In our case, we want to apply our approach to a number of different fields. There will be outstanding speakers, but we have to convince people that it is worth looking at the subject from a broader perspective. The good news is that there are similar projects in Europe, in the Netherlands and in Germany. We will have a pre-conference, where graduate students from these other projects can exchange experience and ideas with students from the NCCR.

Is the conference a step to the European level?

Four years ago, the EU funded so called flagship projects. One of them was the Graphene project in Manchester, the other one the Human Brain project at the EPFL in Lausanne. These flagships have a budget of a billion euro. It seems that Europe will have a second round of such flagship projects in a few years. Our aim is to apply for the funding together with our partners in Germany and the Netherlands which would ensure the development of molecular systems engineering at a European level in the future.

In unique events the conference combines art and research. What is the idea behind this special mix?

It is about communication and ethics. We asked ourselves how we can talk about our research as it is quite complex for lay people to understand. One answer is to interact closely with artists and see if they can show their interpretation of what we do, and hopefully this would speak more to the public. We worked with artists hoping that they might rise interest in our research. Furthermore we can engage the public in a dialogue about ethical questions.

When will this dialogue start?

At our conference the argovia philharmonic will present a composition based on illustrations and videos we have provided them with. On the same day, we will also have a public ethics debate. We have brought in an editor of “Science” who will animate the debate and there will be three people debating. We hope one of them will be a bioethics officer of the Pontifical Academy for Life, the two others will be scientists.

What was for you the scientifically most exciting aspect of this NCCR?

When we started, we had a very broad approach and we had quite a number of curiosity-driven research projects. Without it, we would not have come as far as we did in these three years. For the second phase – we have just submitted the pre-proposal – we are much more focused.

What do you hope to achieve at the end of the NCCR?

If we only get one product in use this would already be a very nice achievement. Imagine, for example, that we could say: This NCCR has cured some forms of blindness.

About:
Professor Thomas Ward, born in 1964 in Fribourg, is the director of the NCCR Molecular Systems Engineering. He heads the Ward Group at the Department of Chemistry of the University of Basel. The group’s research focuses on the exploitation of proteins as a host for organometallic moieties with applications in catalysis as well as in nano-biotechnology.
Ward studied organic chemistry at the University of Fribourg. He wrote his PhD thesis at ETH Zurich. He did a first postdoc with Roald Hoffmann at Cornell University in theory and then a second postdoc in Lausanne. He was then awarded an A. Werner Fellowship and moved to Bern where he obtained his habilitation. He moved to Neuchâtel in 2000 and to Basel in 2008. He was awarded a prestigious ERC advanced grant in 2016 and the 2017 Royal Society of Chemistry award in Bioinorganic chemistry.

report Invest in Basel region

Welcome to the Basel region: Cerdia

30.04.2019

report Life Sciences

Alentis raises 12.5 million Swiss francs

30.04.2019

report BaselArea.swiss

“I see a very innovation-friendly climate in Basel”

12.04.2017

It all began with research resources that were a quarter of a century old. Simon Ittig and his colleagues at the Biozentrum of the University of Basel turned these into a research project – and eventually a start-up. T3 Pharmaceuticals develops new therapies to treat solid tumours.

How did T3 Pharma come about?

Simon Ittig: I completed my doctorate at the Biozentum in Professor Guy Cornelis’ group, which dealt primarily with a secretion system of bacteria. Bacteria require these needles to inject proteins into cells and establish their pathogenesis. My doctoral supervisor discovered this mechanism 25 years ago and had researched it ever since. When I completed my doctorate in 2012 and Professor Cornelis retired, I was able to take over many resources such as bacterial strains and study protocols. As a postdoc in another group at the Biozentrum, I dealt with the question of how proteins can be transported rapidly into cells. This brought me back to my collection of bacterial strains, as they are by nature exactly the same. In a short time, I succeeded in showing that such a protein transport does in fact work – and rapidly, efficiently and synchronously. This potential enthralled my research colleagues and me.

What precisely can this technology be used for?

If you have bacteria that transport specific, for example human, proteins into cells, then you can stimulate these cells as you like. It has long been known that bacteria migrate to solid tumours. Accordingly, we focused on the field of solid tumour oncology and could achieve impressive results in a surprisingly short amount of time. We now have bacteria that grow specifically in a tumour over an extended period of time. We can also now program these in such a way that they produce certain active ingredients and pass them into the cells – precisely to where these substances can take effect. Our technology is very stable.

Was it obvious to you that you could go ahead and start a company with this idea?

Yes, this idea came relatively early. We received the first financial support from CTI, the Cancer League and smaller foundations when we were still just academic researchers. It was already clear then that we wanted to become self-employed with our protein transport technology. Founding our own company was even one of the conditions for further research funding from CTI. The Biozentrum supported us in many ways when we were spinning off. As before, the patents belong to the university, but we have an exclusive global license.

How did you finance T3 Pharma?

In the beginning and also subsequently we received substantial amounts of research funding. However, the funds are generally restricted to salaries and materials. Foundations mainly want to finance the actual research work. At some point you reach a limit, which is why we began to actively look for investors for our company.

With great success. What played a decisive role?

First of all, you have to have the right business idea. Second, you need a good amount of mutual trust. The whole set up should be able to accompany the company for several years. If every couple of years you need a few months to secure the next financing round, then this ties up too many resources, creates a lot of uncertainty and distracts from your research activities. For this reason, we looked – and found – investors who had the financial opportunities and necessary understanding, who believe in us and are ready to go the distance with us.

So were you in a privileged position where you could also turn investments down?

Maybe. I’m convinced that you shouldn’t accept every offer if you don’t have to. We carefully examine the conditions connected to the financing and also want to get a sense of the investors’ intentions. It’s also recommended that you keep your options open. If you become content with something too early, it can become very expensive later on.

You have received over 2 million francs from foundations. Is this unusually large for a start-up?

The effort for such financing is of course also very high, especially at the beginning when you can’t yet show proof of your achievements or have yet to receive any research grants. It’s crucial to bring experienced people on board at an early stage. This gives the foundations the necessary certainty when it comes to the project’s feasibility. It’s also important to appreciate smaller amounts. I’m also very grateful that I could learn a lot about the art of writing applications from an experienced and successful scientist, Professor Nigg. With Prof Nigg from the Biozentrum and Prof Christofori from the Department of Biomedicine, we had formed a professional and interdisciplinary consortium from early on. Without these two experienced professors our company wouldn’t exist in its current form.

How high then was the success rate?

I would estimate that half of our requests have been met with a positive result until now.

You’ve come far with this foundation funding, but you’re taking the next steps with the support of private investors. Is this better than turning to venture capital companies?

We of course looked at both alternatives. Private and institutional investors are not mutually exclusive. But we prefer private people because they are generally alone or in small committees and can decide quickly if they want to invest or not. A second point: it’s also important to me personally that we develop an idea together of the next few years and work towards these goals. The interactions, the shared vision and the sense of similar values bring a great amount of pleasure and confidence. It just has to be ‘right’, professional and personal.

How do you go about finding private investors?

Actually, this only goes via a good network and our experienced consultants. In contrast to venture capital firms, private investors tend to remain discretely in the background. It’s therefore important to think early on about the positioning of your own company, the team and its technology. A well-planned communication also helps. Once the ideas are known, it’s easier to get in touch with the right people. If you win someone over in a discussion, there’s a good chance that a private investor will get involved.

What are your next steps?

The financing of T3 Pharm is secured for the time being. We can therefore concentrate on our research and then validate our technology and prepare for preclinical development. As CEO, I’m working outside of the laboratory for the time being while my four colleagues are focussing fully on the research.

What is your long-term vision?

We want to bring our technology for use in patients. This is the major driver in our day-to-day work. How and when we will achieve this goal, I still can’t say today. And also whether or not T3 Pharma will still be an independent company. Who knows what the future holds. We’re therefore open and focused first and foremost on our research.

How do you see the local ecosystem for young entrepreneurs?

We have a good connection to the university and appreciate the open doors. If you trust people and approach them, you receive a lot of support. I see a very innovation-friendly climate in Basel. Of course the large life science cluster creates an incredibly positive environment for start-ups like us. And how BaselArea.swiss promotes innovation also helps in an uncomplicated way when it comes to meeting the right people.

And yet when it comes to start-ups, Basel lags behind other places. What needs to be done?

Nothing works without self-initiative and perseverance. If you have both, you’ll find the best conditions here in Basel and Switzerland. If I had one wish, it would be to more strongly institutionalise the informal exchange at the university. Earlier input from experienced professionals on a start-up idea could help young researchers gather the self-confidence for the next steps and be more successful in presenting their own ideas to a committee. Rejections can be quite discouraging sometimes.

Are there so many ideas that get buried before they’re even given a chance?

Yes, there are, and I find it a real pity. It’s not a matter of course for many people to stand up in front of others and say “I want this, I can do this, and I’ll do it”. Only a few young researchers trust themselves to overcome such a big hurdle and also pursue a project in the face of obstacles. Many talented young scientists remain on the academic track and continue to publish up until the train leaves for a start-up. It would help if they could discuss their ideas informally, without having to shout it from the rooftops. I’m convinced that there would be even more innovative start-ups. Once this hurdle is overcome, you get an unbelievable amount of support even from professors in other fields encouraging you to continue. This is what happened to me.

And was does your doctoral supervisor say about T3?

He’s extremely happy for us. Guy Cornelis also provides us with scientific advice and helps us where he can. The relationship has also since changed and has become very friendly.

About:

Dr Simon Ittig studied biochemistry and biotechnology at the universities of Bern, Vienna and Strasbourg and graduated from the Biozentrum of the University of Basel in microbiology. The start-up T3 Pharmaceuticals grew out of the research project Type 3 Technologies – Bacteria as a versatile tool for protein delivery.

report Life Sciences

Basler Forscher beschleunigt Wirkstoffsuche

29.04.2019

report ICT

Genedata erhält Auszeichnung

26.04.2019

report Invest in Basel region

Companies continue to find Switzerland appealing

05.04.2017

Bern – More foreign companies relocated to Switzerland last year than in any previous year. Economic development agencies attracted innovative companies with high value creation.

According to the Conference of Cantonal Economic Affairs Directors (VDK), 265 new foreign companies relocated to Switzerland last year, creating 1,005 new jobs. In 2015, there were 264 relocations and 1,082 additional jobs.

The VDK spoke of “solid results” in the face of a difficult economic environment. Despite the strong franc and uncertainties concerning the general tax and political situation, “Switzerland could obviously hold its ground in the international arena”.

As a summary shows, life sciences was the relocations leader with 60 companies, followed by 52 companies from the ICT sector. 23 relocations each came from the trade and raw materials sector, and the engineering, electrical and metal industries. 18 of the new companies to Switzerland are active in the financial sector, and 12 work in the cleantech and greentech sectors.

This year and in the years to come, Switzerland Global Enterprise – the Economic Development Agency of the federal government and municipalities, and which is led by the national marketing steering committee (SG LM) – will focus increasingly on promoting companies in key industries. In important markets such as Germany, France, Italy, Russia, the US, Japan, India, China, the UK and Brazil, Switzerland can rely on cooperation with the Swiss Business Hubs (SBH) and the Swiss embassies.

report Medtech

Virtuelle Realität zeigt den Körper von innen

24.04.2019

report Innovation

Basler Lyfegen schliesst Finanzierungsrunde ab

18.04.2019

report Invest in Basel region

Swiss are among the happiest people in the world

20.03.2017

Switzerland is one of the four happiest countries in the world, according to the latest World Happiness Report. The study looks at GDP per capita, trust in government and business, and other social factors relating to well-being.

Switzerland is the fourth happiest country in the world, according to this year’s World Happiness Report. Along with Norway (first place), Denmark (second place) and Iceland (third place), the Swiss are among the happiest in the world. As the report’s authors point out, the differences among the top four countries are very low and they tend to swap places each year. Switzerland came in first place in 2015.

The top 20 countries in this year’s ranking include Finland (5), Canada (7), Israel (11), Costa Rica (12), the US (14) and Germany (16). At the bottom of the list is the Central African Republic.

International researchers analysed a total of 155 countries for this year’s report, taking into account both national data and the results of surveys conducted on the self-perception of residents. Factors such as GDP per capita, healthy years of life expectancy, perceived absence of corruption in government and business, perceived freedom to make life decisions, and generosity as measured by donations are compared.

 

report Life Sciences

Basler Forscher entwickeln neuartigen Zellcomputer

16.04.2019

report BaselArea.swiss

How Accenture hacked a hospital

11.04.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch : l’accélérateur pour start-up prometteuses actives dans le domaine de la santé...

22.02.2017

BaseLaunch, le nouvel accélérateur suisse dédié au secteur de la santé, entend permettre à des start-up triées sur le volet d’accéder à l’écosystème des sciences de la vie de la région bâloise. Le programme BaseLaunch a été lancé par BaselArea.swiss, qui en assume la gestion opérationnelle. Il bénéficie du soutien du Novartis Venture Fund, de Johnson & Johnson Innovation, de Pfizer ainsi que de partenaires tels que l’incubateur de digitalswitzerland Kickstart Accelerator.

BaselArea.swiss, l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura, a annoncé aujourd’hui le lancement du programme BaseLaunch, le nouvel accélérateur suisse visant à promouvoir la création de start-up actives dans le domaine de la santé. Mettant à profit la position unique dont bénéficie la région bâloise en tant que pôle mondial des sciences de la vie, sa popularité croissante parmi les investisseurs ainsi qu’un programme s’adressant aux entrepreneurs de la santé, BaseLaunch entend attirer la nouvelle génération d’entreprises innovantes.

«Il est nécessaire que les start-up évoluent dans un environnement sain et cohérent en vue de renforcer et de continuer à faire progresser l’exceptionnelle compétitivité de la place économique suisse qui se hisse au rang d’élite dans le domaine des sciences de la vie», a affirmé Domenico Scala, président de BaselArea.swiss. «La Suisse a beaucoup à faire à cet égard et BaseLaunch relève d’une initiative stratégique visant à pallier cette lacune.»

«L’expertise de BaselArea.swiss dans la mise en relation d’innovateurs et le soutien aux entrepreneurs permettra au programme BaseLaunch de se concentrer pleinement sur les besoins non satisfaits des start-up actives dans le secteur de la santé tout en contribuant dans le même temps à l’excellent climat d’innovation en Suisse, en particulier dans le domaine des sciences de la vie», a ajouté Christof Klöpper, CEO de BaselArea.swiss. En tant que section désignée de l’incubateur de digitalswitzerland Kickstart Accelerator pour la santé et en tant que partenaire d’organismes publics et privés institués, BaseLaunch est étroitement aligné sur des initiatives nationales et régionales clés.

BaseLaunch a d’ores et déjà recueilli le soutien d’entreprises biopharmaceutiques internationales et de champions de l’innovation, à savoir le Novartis Venture Fund, Johnson & Johnson Innovation et Pfizer. Ces partenaires du secteur de la santé s’engagent aux côtés de BaseLaunch dans le but d’identifier et de promouvoir des innovations transformationnelles répondant à des besoins médicaux non comblés.

«Le programme BaseLaunch vise à encourager les meilleurs innovateurs dans le domaine de la santé en leur offrant un accès rapide aux financements ouverts aux créateurs d’entreprise, à l’information, à l’industrie et à des infrastructures ultramodernes. Nous souhaitons leur permettre d’être pleinement intégrés dans la chaîne de valeur des sciences de la vie et les guider individuellement dans cette voie», a expliqué Alethia de Léon, Managing Director de BaseLaunch.

Le programme comprend deux phases s’étendant sur 15 mois au total. Pendant la première phase de trois mois, les entrepreneurs collaborent étroitement tant avec l’équipe de BaseLaunch qu’avec un réseau d’entrepreneurs en résidence, de conseillers et de consultants afin de peaufiner leurs dossiers commerciaux. BaseLaunch peut accorder un soutien financier de CHF 10 000.– par projet. Jusqu’à trois start-up sélectionnées pour la seconde phase auront la possibilité d’obtenir un financement d’une année pouvant atteindre CHF 250 000.– en vue de générer des données et de franchir les grandes étapes de leur projet commercial dans les laboratoires du Switzerland Innovation Park Basel Area.

BaseLaunch a fixé la clôture des candidatures au 30 juin 2017 pour le cycle inaugural du programme d’accélération. D’autres cycles du programme débuteront fin 2018 et 2019. Un comité de sélection composé d’experts du secteur désignera les entreprises invitées à chaque cycle du programme.

 

Commentaires des partenaires de BaseLaunch du secteur de la santé

Richard Mason, Head of the London Johnson & Johnson Innovation Centre:
«Offrant des financements et un accès aux laboratoires à des startup sélectionnées, sans aucune condition, ce programme illustre notre volonté de créer dans la région de Bâle un environnement le plus propice possible aux entreprises qui se mettent au service des sciences de la transformation et des bonnes idées en Suisse.»

Dr Anja König, Managing Director, Novartis Venture Fund:
«Nous nous réjouissons de contribuer à la dynamisation de la région bâloise, le centre de gravité des entreprises européennes de la santé, en proposant aux start-up le soutien dont elles ont besoin pour faire avancer leurs idées.»

Uwe Schoenbeck, Chief Scientific Officer, External Research and Development Innovation & Senior Vice President, Worldwide Research and Development, Pfizer:
«Grâce au soutien apporté par Pfizer au programme BaseLaunch, nous espérons réduire le temps qu’il faut à une initiative scientifique prometteuse pour déboucher sur un médicament potentiel.»

 

report Life Sciences

Novartis schaut optimistisch in die Zukunft

09.04.2019

report Innovation

Universität Basel stellt sich internationalem Wettbewerb

08.04.2019

report BaselArea.swiss

Blogging, tweeting, sharing and liking: BaselArea.swiss goes social media

09.02.2017

BaselArea.swiss has a new social media presence. At its heart is the Innovation Report, which serves as a blog regularly providing information on important issues from our services segments and technology fields, as well as delivering important information for the innovation landscape of Northwest Switzerland. The Innovation Report offers the opportunity to filter, share and comment on innovations.

BaselArea.swiss on LinkedIn
On LinkedIn we not only have a presence with a general company page, but also have four so-called showcase pages on our services segments Invest in Basel Region, Connecting Innovators, Supporting Entrepreneurs and Accessing China. These are managed by our experts and offer a broad view of activities and events both in Northwest Switzerland and further afield. We love to attract followers – also on the general company page, which provides information primarily on events or regional news.

Even more interaction and up-to-date information from the various fields of innovation are promised by our LinkedIn groups Life Sciences by BaselArea.swiss, Medtech by BaselArea.swiss, Micro, Nano & Materials by BaselArea.swiss and Production Technologies by BaselArea.swiss, which are administered by the respective Technology Field managers. They keep visitors who are interested in these fields informed about the latest developments in the technologies concerned both in Northwest Switzerland and further afield.

Special groups on LinkedIn
BaselArea.swiss also has another three LinkedIn groups: 3D Printing Schweiz, Entrepreneurs in Northwestern Switzerland and Precision Medicine Group Basel Area. In the Precision Medicine Group, industry experts from Novartis, Actelion and Roche, together with BaselArea.swiss, form an open and highly specialized community of experts, researchers and entrepreneurs. The aim is to tap into the growing digitalization with a view to developing new chances and opportunities for the life sciences and healthcare industry.

The aim of the 3D Printing Group is to document the rapid development of this technology worldwide and invite those interested to share their thoughts and comments. The Entrepreneurs Group is designed for people who have already benefited from our services and also investors, experienced entrepreneurs and SMEs that would like to know what young entrepreneurs in the region need and what drives them.

BaselArea.swiss also on Twitter and Xing
@BaselAreaSwiss tweets on Twitter. Whether you keen to receive notice of events, the latest news, information on interesting innovations from partners or even just an amusing story, BaselArea.swiss keeps you up to date here with its own contributions, retweets and favourites.

BaselArea.swiss is also represented on Xing with a company page. Here we provide regular information on exciting events and innovations in a wide range of fields from the north-western region of Switzerland.

Look us up on the social media channels and get in touch!
We look forward to a lively exchange of ideas and hope to gain lots of new followers.

Link list

Innovation reports: Link
Twitter: Link
Xing: Link
LinkedIn BaselArea.swiss
company page:
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LinkedIn showcase pages: Invest in Basel Region
Connecting Innovators
Supporting Entrepreneurs
Accessing China
LinkedIn technology groups: Life Sciences by BaselArea.swiss
Medtech by BaselArea.swiss
Micro, Nano & Materials by BaselArea.swiss
Production Technologies by BaselArea.swiss
Other LinkedIn groups: 3D Printing Schweiz
Entrepreneurs in Northwestern Switzerland
Precision Medicine Group Basel Area

 

Article written by Nadine Nikulski, BaselArea.swiss  

report Innovation

Innolith schafft Durchbruch bei Fahrzeugbatterien

04.04.2019

report BaselArea.swiss

BaselArea.swiss in der SRF Tagesschau

03.04.2019

report BaselArea.swiss

Basel initiative supports life sciences start-ups

01.02.2017

BaseLaunch, an accelerator initiative launched and run by the location promotion organisation BaselArea.swiss, is a new partner of the start-up accelerator Kickstart. Life sciences start-ups will be promoted through a second Kickstart programme.

BaseLaunch, which will be launched on 22 February, is an accelerator initiative that aims to create the next generation of groundbreaking healthcare companies in the Basel region, according to a BaselArea.swiss announcement. The collaboration with Kickstart, one of the Europe’s largest multi-corporate start-up accelerators and an initiative of digitalswitzerland, will contribute towards accomplishing this objective. Kickstart is now starting a second programme.

“With the second edition taking place in Zurich and the extension of the programme to Basel, Kickstart will be one step closer to becoming the largest European start-up accelerator,” said Nicolas Bürer, managing director of digitalswitzerland, in a Kickstart statement. Kickstart describes Basel as a life sciences “hot spot” and says that the partnership will make it possible to “tap into the unexplored innovation potential”.

Kickstart Accelerator will select a shortlist of up to 30 start-ups that will be given the opportunity to develop their ideas in an 11-week programme at Impact Hub Zurich. In addition to life sciences, start-ups from the food sector, fintech, smart cities, and robotics and intelligent systems are also eligible.

The start-ups will receive support from experienced mentors and partner companies, and will have the chance to win up to CHF 25,000 as well as receiving a monthly stipend.

“Cooperation between the start-ups and corporate partners will allow the entrepreneurs to benefit from the corporates’ know-how and large customer networks, as well as enable them to develop new technologies and disruptive products together,” commented Carola Wahl, head of transformation and market management at AXA Winterthur, one of the corporate partners.

Interested start-ups can apply at Kickstart Accelerator.

 

report Precision Medicine

Basler Start-up setzt sich gegen hundert Firmen durch

03.04.2019

report Micro, Nano & Materials

Europäischer Forschungsrat fördert Basler Wissenschaftler

01.04.2019

report BaselArea.swiss

In Basel an Innovation Hub for Precision Medicine is Born

24.01.2017

A stakeholder group of healthcare experts from the life sciences industry and research initiated by BaselArea.swiss launches DayOne in close collaboration with Canton Basel-Stadt.

On Monday, 16 January 2017, decision makers from industry, university and the healthcare sector gathered in the Volkshaus, Basel, at the invitation of Christoph Brutschin to attend the launch of DayOne - the Innovation Hub for Precision Medicine. The initiative was dreamed up by BaselArea.swiss, the promoters of innovation and inward investment in the region, together with a core team of industry experts, and in his opening speech the Director of Economic Affairs for Canton Basel-Stadt made it clear what the initiative is all about: namely, the next development stage in the life sciences, where the Basel region should remain a prominent player. That increasing digitalization in the healthcare industry will not only provide for disruption, but also offers huge potential, as long as the right course is set, was also the main theme of the evening.

An introduction to the topic was provided by Peter Grönen, who - together with other industry experts – is one of the initiators of DayOne. The Head of Translational Science at Actelion explained why the linear innovation paradigm - in which tests for clinical relevance are only conducted late on in the process - inevitably ends in the notorious Valley of Death when it comes to the issue of precision medicine. The patient, says Grönen, has to take centre stage in research and development today - and remain included in all interactions. Groenen concluded his presentation with the observation that all the components are actually present in the Basel region to build a novel innovation ecosystem in which the various skills and disciplines operate not downstream of one another but work in constant collaboration.

And it is precisely this that is also the main driver of the DayOne initiative. The projects were then presented that are currently being pursued in the Basel region and are likely to enjoy an added boost as a result of the Innovation Hub in Precision Medicine. Torsten Schwede from the University of Basel reported on the Data Coordination Centre of the Swiss Personalized Health Network (SPHN), which is aimed at making all patent data of Switzerland’s university hospitals interoperable and accessible for research purposes. Christof Kloepper, Managing Director of BaselArea.swiss, presented BaseLaunch, the accelerator for healthcare ventures that will be officially launched at the end of February. And Laurenz Baltzer from Karger presented an ambitious scientific publication project on the subject of digital biomarkers.

Following these presentations, it was left to Frank Kumli, a co-initiator of DayOne from Ernst & Young, to show what the hub involves and how it fits into the innovation landscape of the region and offers added support.

report Invest in Basel region

Lonza plant im Stücki Park neue Arbeitsplätze

29.03.2019

report Life Sciences

Basel biotech Polyneuron raises CHF 22.5 million

28.03.2019

report Invest in Basel region

Roivant Sciences a choisi Bâle pour siège social

19.12.2016

Bâle – Doréanavant, la société biopharmaceutique Roivant Sciences dirigera son activité mondiale à partir de son nouveau siège social de Bâle. Les sociétés affiliées viendront également s’installer à Bâle. BaselArea.swiss accompagnera Roivant et ses partenaires.

BaselArea.swiss a accompagné Roivant et ses partenaires dans l’évaluation et l’implantation du site. L’organisation de promotion économique du nord-ouest de la Suisse se félicite de l’arrivée des nouvelles entreprises dans la région. Elle se réjouit que de telles sociétés aussi passionnantes et au développement rapide aient fait le choix de Bâle pour y établir leurs sièges. « La mission de Roivant est de réduire, au profit des patients, les délais et coûts de mise au point des nouveaux médicaments », a déclaré Vivek Ramaswamy, fondateur du groupe des sociétés Roivant, cité à l’occasion de l’annonce du nouveau siège social. « Nous sommes convaincus que de nous situer au centre des compétences et innovations pharmaceutiques européennes nous permettra d’atteindre cet objectif. » Roivant Sciences est axée sur les phases avancées de mise au point de médicaments. Roivant collabore notamment avec Eisai, GlaxoSmithKline et Takeda Pharmaceuticals. Le développement pharmaceutique de Roivant concerne les domaines de la neurologie, l’oncologie, endocrinologie, la dermatologie et l’hépatologie.

Dans son sillage, Roivant amène des sociétés affiliées qui prévoient également d’établir leur siège à Bâle. Il s’agit notamment d’Axovant Sciences Ltd, est-il annoncé dans le communiqué. Cette société biopharmaceutique est spécialisée dans la phase clinique de médicaments axés sur le traitement de la démence. A Bâle, l’entreprise a l’intention « de développer une organisation totalement intégrée pour gérer les stratégies commerciales et médicales mondiales, qui prendront en charge la fabrication, la chaîne logistique, la propriété intellectuelle et d’autres fonctions d’entreprise », a ajouté Mark Altmeyer, président et directeur commercial en chef d’Axovant Sciences, cité dans le communiqué. « Notre présence à Bâle nous donnera accès à une réserve de talents hautement qualifiés, essentiels à notre futur succès.» hs

report Innovation

Creadi spannt mit Allianz Suisse zusammen

26.03.2019

report Invest in Basel region

SpiroChem geht Partnerschaft mit britischer Domainex ein

20.03.2019

report ICT

Dr App – Digital transformation in the life sciences

30.11.2016

The future belongs to data-driven forms of therapy. The Basel region is taking up this challenge and investing in so-called precision medicine.
An article by Fabian Streiff* and Thomas Brenzikofer, which first appeared on Friday, 14 October 2016, in the NZZ supplement on the Swiss Innovation Forum.

So now the life sciences as well: Google, Apple and other technology giants have discovered the healthcare market and are bringing not only their IT expertise to the sector, but also many billions of dollars in venture capital. Completely new, data-driven, personalized forms of therapy – in short: precision medicine – promise to turn the healthcare sector on its head. And where there is change, there is a lot to be gained. At least from the investor’s point of view.

From the Big Pharma perspective, things look rather different. There is quite a lot at stake for this industry. According to Frank Kumli from Ernst & Young, the entry hurdles have been relatively high until now: “We operate in a highly regulated market, where it takes longer for innovations to be accepted and become established.” But Kumli, too, is convinced that the direction of travel has been set and digitalization is forging ahead. But he sees more opportunities than risks: Switzerland - and Basel in particular - is outstandingly well-positioned to play a leading role here. With the University of Basel, the Department of Biosystems Science and Engineering ETH, the University of Applied Sciences Northwest Switzerland, the FMI and the University Hospital Basel, the region offers enormous strength in research. It also covers the entire value chain, from basic research, applied research and development, production, marketing and distribution to regulatory affairs and corresponding IT expertise. The most important drivers of digital transformation towards precision medicine include digital tools that allow real-time monitoring of patients – so-called feedback loops. The combination of such data with information from clinical trials and genetic analysis is the key to new biomedical insights and hence to innovations.

Standardized nationwide data organization
In rather the same way that the invention of the microscope in the 16th century paved the way to modern medicine, so data and algorithms today provide the basis for offering the potential for much more precise and cheaper medical solutions and treatments for patients in the future. At present, however, the crux of the problem is that the data are scattered over various locations in different formats and mostly in closed systems. This is where the project led by Professor Torsten Schwede at the Swiss Institute of Bioinformatics (SIB) comes into play.

As part of the national initiative entitled Swiss Personalized Health Network, a standardized nationwide data organization is to be set up between university hospitals and universities under centralized management at the Stücki Science Park Basel. Canton Basel-Stadt has already approved start-up funding for the project. The standardization of data structures, semantics and formats for data sharing is likely to substantially enhance the quality and attractiveness of clinical research in Switzerland – both at universities and in industry. There is no lack of interest in conducting research and developing new business ideas on the basis of such clinical data. This was apparent on the occasion of Day One, a workshop event supported by BaselArea.swiss for the promotion of innovation and economic development and organized by the Precision Medicine Group Basel Area during Basel Life Sciences Week.

More than 100 experts attended the event to address future business models. Altogether 14 project and business ideas were considered in greater depth. These ranged from the automation of imaging-based diagnosis through the development of sensors in wearables to smartphone apps for better involvement of patients in the treatment process.

Big Pharma is also engaged
“The diversity of project ideas was astonishing and shows that Switzerland can be a fertile breeding ground for the next innovation step in biomedicine,” Michael Rebhan from Novartis and founding member of the Precision Medicine Group Basel Area says with complete conviction. The precision medicine initiative now aims to build on this: “Despite the innovative strength that we see in the various disciplines, precision medicine overall is making only slow progress. The advances that have been made are still insufficient on the whole, which is why we need to work more closely together and integrate our efforts. A platform is therefore required where experts from different disciplines can get together,” says Peter Groenen from Actelion, likewise a member of Precision Medicine Group Basel.

There is also great interest among industry representatives in an Open Innovation Hub with a Precision Medicine Lab as an integral component. The idea is that it will enable the projects of stakeholders to be driven forward in an open and collaborative environment. In addition, the hub should attract talents and project ideas from outside the Basel region. The novel innovation ecosystem around precision medicine is still in its infancy. In a pilot phase, the functions and dimensions of the precision medicine hub will be specified more precisely based on initial concrete cases, so that the right partners can then be identified for establishing the entire hub.

Leading the digital transformation
The most promising projects will finally be admitted to an accelerator programme, where they will be further expedited and can mature into a company within the existing innovation infrastructures, such as the Basel Incubator, Technologiepark Basel or Switzerland Innovation Park Basel Area.

Conclusion: the Basel region creates the conditions for playing a leading role in helping to shape digital transformation in the life sciences sector and hence further expanding this important industrial sector for Switzerland and preserving the attractiveness of the region for new companies seeking a location to set up business.

* Dr Fabian Streiff is Head of Economic Development with Canton Basel-Stadt

report Life Sciences

Axovant bietet Stammaktien an

14.03.2019

report Life Sciences

Roche führt Schweiz bei Patenten an die Spitze

12.03.2019

report

“I find it motivating to succeed together with others”

02.11.2016

Patrick Vergult is managing director of Actemium Switzerland Ltd, a provider of networked industrial and building automation with headquarters in Basel and five other sites in Switzerland.

In our interview, the native of Belgium explains what brought him to Switzerland, what objectives Actemium is pursuing and why he believes that, while Industry 4.0 will result in a revolution, we will only see an evolution in terms of the technology.

Your story sounds fascinating: you are Belgian, came to Switzerland in 1991 to work for Cern and are now the CEO of Actemium Switzerland – how did that come about?
Patrick Vergult*: In 1991 I arrived at Cern in Geneva as a freelance software engineer commissioned by ABB. At Cern I programmed cryogenic systems that could be cooled to minus 269 degrees Celsius. These systems are used to cool the magnets in the long ring of the particle accelerator until they reach the superconducting state. These magnets, which are as big as 10-storey building, detect the particles that arise when accelerated positrons and electrons collide. Actually my plan was to return to Belgium after six months, but then I stayed in Switzerland and have steadily extended my network. At that time, I was also co-founder of a company in Belgium called Iproco. The business was going very well here in Switzerland and so in 1998 we decided to establish a branch of Iproco in Switzerland. In 2001 this gave rise to Else Automation. Actemium came into being in 2013 as a result of the merger of Etavis Engineering, Controlmatic and our company, Else Automation.

What exactly does Actemium Switzerland do?
Actemium is basically a product-neutral automation company. We do not develop any products of our own, but integrate various automation and IT systems for our customers. In short, with our six business units we offer electrical, automation and IT technology for networked industrial and building automation, as well as overarching production management. Our objective is to remain with the customer from consultation, planning and implementation of a project right through to maintenance of the systems. After all, we have a strong connection with the products that we use and are very familiar with our customers’ processes.

What excites you about working for Actemium?
I find it motivating to create something together with other people and to be successful together. Actemium enables people like me, who have a very entrepreneurial spirit, to remain entrepreneurs, even though we belong to the large VINCI Group. Actemium is a network with a decentralized management structure. That means that, in this large entity, there are various small organizations – so-called business units – that operate as autonomous and agile players on the market. All our BUs are highly segmented, so that there is no competition between them.

Why was it decided to opt for Basel as headquarters?
The companies from which Actemium Switzerland emerged in 2013 already had a presence in the region. So in 2013 everything ultimately came together in Basel-Stadt. Originally we were competitors, if anything, which meant that our business units had to be well segmented. For us the pharmaceutical and chemical industries were and are hugely important. The pharmaceutical industry in particular invests a lot, Switzerland is an attractive hub and, above all, the Basel region has a very stable market.

Is it not difficult to prevail against the competition in the pharma hub of Basel?
Our competitors of course have a similar strategy. We try to stand out through other factors: The Actemium University offers training for customers and staff, and we also cultivate an internal network of talents for staff under 30 years of age known as Young at Actemium. Our young employees give presentations on the company from their own perspective at graduate fairs or universities – without the presence of a member of management. Trust is very important to us. This year we also introduced a Talent Award, for which theses can be submitted once a year by technicians and engineers. This annual prize will be awarded by us and external jurors from our customer base – for example from Roche, Novartis or Endress+Hauser. The aim of this award is to foster greater contact with universities and develop our own talents more. As part of this effort, we also train 20 apprentices every year and offer dual education studies for five or six students.

Is the strength of the franc a problem for Actemium?
We are fortunately heavily engaged in the pharmaceutical sector, where the strong franc only plays a minor role. Many pharmaceutical companies also export in dollars, a currency that has appreciated in value – which has offset the weakness of the euro to some extent. In fact, despite everything, we have steadily grown more than 10 percent in the last few years.

Aside from Switzerland, Actemium also has sites in Alsace and in Southern Germany – does this lead a trinational exchange?
It’s very important to us that our regional network is cultivated. The advantages of this to our customers and employees, however, depends heavily on their own personality. Some make intensive use of the opportunities, while others are perhaps a little more introverted and do not set as much store by networking. Beyond the three-countries corner, Actemium has business units in a further 35 countries. We are thus ideally positioned to service our customers; there are international working groups that share ideas and information on various issues. Recently, for example, a meeting took place in Paris on the topic of Industry 4.0. In the Basel region, we have established a three-countries corner network that meets three times a year to pool their strengths. We have already seen the first successes: a project in French-speaking Switzerland, for example, could only be tackled in the first place thanks to the pooling of knowledge by mechatronic experts from France and automation experts from Switzerland. This offers our customers huge added value of course, because they get everything from a single source. Actemium in Switzerland goes a step further: we have developed our own CV database, in which each of our 215 employees has posted his or her CV and expertise. The information is updated once a year at the performance appraisal interview with employees. In this way we can easily search for experts internally – regardless of whether we are looking for language skills or other expertise. And in fact we usually also find the skills we are looking for. Not the global Actemium network is expressing a strong interest in this solution. Digitalization continues its advance, and everyone is talking Industry 4.0.

How will this impact the work of Actemium?
We notice how the subject of Industry 4.0 tends to confuse our customers, because most of them don’t know exactly what it means. Industry 4.0 is not a ready-made solution that you can take out of a drawer – it differs from one customer to another. For this reason we will usually first get customers to explain what Industry 4.0 means for them – and then explain what we understand by it. In this way, we arrive at a shared understanding and a good starting point for successful projects. It’s not only about networking objects and gathering data in the Cloud – that’s just the beginning! When the data is in the Cloud, it requires smart conversion for the customer in order, for example, to improve the value chain. Industry 4.0 per se is not a revolution: technologies are used that have already been around for years. But it will lead to a revolution.

So it will take some time yet?
I believe so, because a lot of customers don’t yet seem ready to completely embrace the subject. Take a meat producer that organized a workshop on Industry 4.0, for example. The talk there was almost exclusively about SAP. The fact that the weather, for example, can influence people’s meat consumption and the production of meat could be rescheduled early on as a result did not register. In the future, visionaries who can show customers business opportunities in the area of Industry 4.0 will be in demand – I see great potential here. The strengths of the systems and technologies used have also not yet been exploited to the full by any means. There is still a lot of upward scope in the next 20 years.

What other trends do you see besides Industry 4.0?
We set great store by robotics, manufacturing execution systems and energy efficiency. As regards the latter in particular it is still early days. Our customers have so far had little incentive to invest in energy efficiency – this will probably not come about until there are legal requirements in place. I firmly believe that you always have to step outside your comfort zone, reinvent yourself and adapt in order to survive in the future. And I try to apply this philosophy at Actemium – so that the staff and thus also the company do not remain seated in their comfort zone for too long.

What do you expect from BaselArea.swiss and what would you like to see from the promotion of a region and innovation?
I think it’s great that there are neutral platforms like BaselArea.swiss. For when companies organize such events themselves, then it always happens for reasons of a concrete benefit that the company expects to derive from it. So neutral platforms are an advantage because they can also link up different networks.

What does Actemium want to achieve?
The basic values of the Actemium network place the focus on people. We invest an annual three to five percent of the payroll sum in further training for our employees. We cultivate the network and generate our own talent through the training of apprentices and the dual education system. But of course we also want to grow further – in order to establish a nationwide presence in the longer term. To make sure we remain sustainable, each business unit should occupy an innovative and future-oriented business area aside from its core expertise. But regardless of whether we are talking about employees, customers or shareholders, everyone should be happy. And we try to achieve this through healthy, stable and profitable growth.

And if you could wish for something for your company?
Then I would wish that we become the best automation company and the best employer in the field of automation nationwide. And we are well on track. If we achieve that, we can achieve anything – and we enjoy working hard on this every day.

Interview: Sébastien Meunier and Nadine Nikulski, BaselArea.swiss

*Patrick Vergult is the CEO of Actemium Switzerland Ltd., a company that offers solutions and engineering services in the field of industrial and building automation. Actemium sees its mission as helping its industrial customers to modernize their factories and buildings and increase their profitability.

In 2001, Patrick Vergult was co-founder and major shareholder of ELSE Automation Ltd. The company joined the VINCI Group in May 2011 and became part of the Actemium network of VINCI in 2013. In addition, he founded curaVer Business Support, a company that provides consulting and support services mainly to foreign companies settling up business in Switzerland. He was also successfully involved in the restructuring of travel company Venture Europe, where he underwrote the financial risk.

Discover Actemium Switzerland

report Invest in Basel region

Basel senkt Unternehmenssteuern

27.02.2019

report Life Sciences

Roche übernimmt Spark Therapeutics

25.02.2019

report

Production Technologies – der neue Bereich von BaselArea.swiss

02.11.2016

Derzeit reicht es nicht aus, einfach zu produzieren. Unternehmen müssen zu geringeren Kosten produzieren, sparsam mit Ressourcen umgehen, die Wünsche der Kunden berücksichtigen – alles in kürzester Zeit und möglichst ohne Lagerbestand. Neue Produktionstechnologien versprechen Lösungen. Additive Fertigung, Robotik oder Internet of Things: Die Produktion von Gütern wird sich in den nächsten Jahren stark verändern.

Neu bearbeitet BaselArea.swiss den Fachbereich „Production Technologies“. Die Region Basel ist gekennzeichnet durch die Präsenz von High-Tech-Unternehmen, die komplexe, qualitativ hochwertige Produkte zu hohen Lohnkosten herstellen. Die Lage Basels an der Grenze zum Elsass und zu Baden bietet ihnen eine echte Chance für den Austausch und die Zusammenarbeit zur Verbesserung der Wettbewerbsfähigkeit sowie zur Entwicklung neuer Geschäftsmodelle.

Im Zentrum des Technologiefelds Production Technologies steht der sorgfältige Umgang mit Ressourcen und der Einsatz von sauberen Technologien. Der Fokus liegt dabei auf den folgenden 6 Bereichen:

  • 3D-Druck, additive Fertigung: BaselArea.swiss organisiert Informations- und Networking-Veranstaltungen sowie Workshops zu diesem Thema und den neuen Geschäftsmodellen. Darüber hinaus existiert eine LinkedIn-Gruppe mit rund 100 Forschern und Themenbegeisterten. 
     
  • Industrie 4.0: In Zusammenarbeit mit Schulen und Forschungszentren bietet BaselArea.swiss Informationsveranstaltungen und technologieorientierte Networking-Veranstaltungen auf regionaler und internationaler Ebene. Darüber hinaus bringt der Technology Circle „Industrie 4.0“ Unternehmen zusammen, um sich zu informieren und das Know-how in der Region weiter zu entwickeln.
     
  • Organische und gedruckte Elektronik: Die druckfähige Elektronik hat das Auftauchen neuer Produkte ermöglicht, beispielsweise OPV, OLED oder Anwendungen in den Bereichen Gesundheit oder Sensoren. BaselArea.swiss initiiert die Zusammenarbeit zwischen Unternehmen und Forschungszentren bei technischen Projekten sowie im Vertrieb und entwickelt zusammen mit der Industrie ein Netzwerk von Kompetenzen im Rahmen des Technology Circles „Printed Electronics“.
     
  • Effizienz bei der Nutzung von Ressourcen und Energie in der Produktion: Im Rahmen eines Technolgy Circles hat BaselArea.swiss ein Netzwerk von Unternehmern aufgebaut, das diesen regelmässigen Austausch pflegt.
     
  • Wassertechnologien: Die effiziente Nutzung von Ressourcen steht im Mittelpunkt. Die Forschung konzentriert sich auf Problemstellungen wie Mikroverunreinigungen, die Rückgewinnung von Phosphor oder auch die im Wasser vorhandenen antibiotikaresistenten Gene. Einmal pro Jahr veranstaltet BaselArea.swiss eine Veranstaltung in Zusammenarbeit mit der Hochschule für Life Sciences der Fachhochschule Nordwestschweiz (FHNW).
     
  • Biotechnologien für die Umwelt: Die Nutzung von lebenden Organismen in industriellen Prozessen ist nicht neu, gewinnt aber an Bedeutung, zum Beispiel bei der Behandlung von Ölunfällen. Dank Biokunststoffen aus erneuerbaren Rohstoffen (wie Lignin) bieten ökologischere Lösungen echte Alternativen zu den herkömmlichen chemischen Prozessen. BaselArea.swiss organisiert regelmässig Veranstaltungen zu diesem Thema und schafft Verbindungen zwischen Forschern, Industrie und Verwaltung.

Die gemeinsame LinkedIn-Gruppe „Production Technologies by BaselArea.swiss“ zählt heute bereits 46 Mitglieder, die sich gegenseitig über die neuesten Entwicklungen in den oben genannten Gebieten austauschen. Die Gruppe ist offen für neue Teilnehmer – melden Sie sich an!

Wenn Sie Interesse am Austausch mit Unternehmern und Forschern zum Thema „Production Technologies“ haben oder weitere Informationen über unsere Services wünschen, dann kontaktieren Sie einfach Sébastien Meunier (siehe Kontaktdaten links).

report Invest in Basel region

Schär ist stolz auf Schweizer Blockchain-Szene

21.02.2019

report Life Sciences

Axovant-Ausgliederung erwirbt Rechte an Epilepsiepräparat

19.02.2019

report ICT

«As an entrepreneur you have to be a little paranoid»

07.10.2015

Adrian Bult, the Basel private investor and member of various boards of directors, is an acknowledged expert with an in-depth knowledge of Switzerland’s ICT sector. Since March 2013, he has been engaged on a voluntary basis as head of the i-net Technology Field ICT. In this interview he explains that makes entrepreneur types and why he is convinced that Switzerland could quite easily produce the next Google.

What’s it like being a Business Angel in Switzerland?
Adrian Bult*: Basically I have an exciting life. I am constantly confronted with new ideas and incentives. I have to do with young entrepreneurs, and that is very enriching for me.

Do you also mean that in a literal sense?
Certainly, because I am primarily interested in the content and people. So I also don’t see myself as an investor but as an interested developer of companies.

You invest above all in ICT – are there enough interesting cases?
Yes, in my view there are an awful lot of good ideas in Switzerland and a distinct sense of enterprise. But most is privately funded. In this respect Switzerland is unique. There is probably no other country anywhere in the world where so much in the way of financial resources flows into innovation from private investors or companies. This is also different from Silicon Valley, where enterprise is driven by a highly professional venture capital industry.

So you also have to lower your sights accordingly in Switzerland?
Yes, and Switzerland also has a small domestic market. This therefore begs the question of ambition right at the outset of any start-up. In the B-to-C segment, if you don’t step up to the plate with a global vision, then you usually have little chance from the start. Switzerland is therefore above all a country with lots of interesting niche providers – especially in the B-to-B segment.

What is lacking in most of the cases you encounter?
Switzerland has a distinct pharmaceutical, engineering and chemical culture. But a good sales and marketing culture is also important for the success of a start-up. In this respect, other countries - especially the USA, for example - have a head start. They give much more emphasis to marketing. Young technology-driven entrepreneurs in particular believe the best product will succeed. But that is often just not the case. In most cases it is the product that is marketed best that comes out on top.

But in Silicon Valley aren’t companies still being founded by techies and nerds, not by marketing people?
That’s true, but marketing has the same importance as engineering operations. If you tell someone at a party that you’re a salesman, then the reaction is usually very muted. This has to do with the fact that, in Switzerland, understatement is seen as a great virtue. Self-marketing is nothing like as important as it is in other cultures. That’s something we Swiss have to learn.

Does a start-up founder without salesman qualities have no chance?
Absolutely. How else does he want to attract investors for his project? This is where it starts. And then you also need a certain ambition. There are founders who focus on the global market from the outset. In Switzerland, this is immediately greeted with smiles. But basically this is the right attitude in order to reel in the first customer. This is also a typical approach of many technology-driven start-up founders in Switzerland: pick up the phone and work through a list of leads. Most people feel this is beneath them.

Are there other patterns you often come across in young Swiss entrepreneurs?
Something I always see especially in start-ups is an underestimation of the time that is needed to achieve the desired results. If you underestimate the time and the funding is linked to this time axis, then you have to react in good time when you see that you are going to need longer. Otherwise you run out of steam.

So you should always plan for twice as much time and money as you think?
No, that would be wrong. I’m in favour of setting a tight deadline and keeping funds short. But you have to react in good time if you see that things are getting tight. You need the pressure – otherwise you don’t move.

Can Switzerland and Europe ever produce an ICT giant?
Why not? You always only hear of Google, Airbnb or Uber. But there are also companies that are working very successfully one or two steps below this radar. There are some areas where technologically very advanced solutions are being developed in Switzerland. Such as “Over the Top” internet TV.

Does Switzerland not simply make too little of its opportunities? It is not Zurich but London that is the FinTech centre of the world today.
In Switzerland there have certainly been developments in this direction; for example, companies invested early on in e-private banking, and apps from big Swiss banks lead the field today. But a cluster has not formed around this as it has in London. Why is that? To succeed in the FinTech sector, banks have to cannibalize their own business. Under these conditions it is simply difficult to drive innovation forward within your own organization. This is why I argue in favour of cooperative ventures. Twint from Postfinance is a good example of how this can succeed.

With the coalescence of ICT and Life Sciences, the next opportunity presents itself for Switzerland and the Northwest region in particular. What needs to be done to make sure this opportunity is not missed?
Innovation arises through collaboration. Small companies often lack the know-how and the resources for major roll-outs. Established companies on the other hand lack the agility to achieve the best-possible result with few resources. I would therefore suggest approaching such issues more in project networks. It is typically just a few people in the management of large companies who decide whether an idea is good or bad. A completely different approach is taken in Silicon Valley, where there is a sponsor for any given idea. This sponsor gets together with financial investors and technical experts and interacts with them. If the idea goes down well and there is potential for improvement, then it is on the right track. If the comments are constantly negative, then it is probably the wrong way. The upshot is that, in Silicon Valley, it is the competent people with a competent opinion who are the decisive actors, not an individual in management. It is noticeable that this model is slowly coming to be accepted in Switzerland as well.

And yet Switzerland is world champion in innovation?
I would take the assertion that “Switzerland is world champion in innovation” with a very large dose of salt. Such statements just make you feel comfortable. If an innovation is in the process of redefining a market, then it can never be too soon to notice it. As an entrepreneur you have to be positively paranoid in this respect and should be constantly considering whether you are good enough and what could be improved.

It is often said that enterprise is not highly regarded in Switzerland and the willingness to take risks is given too little regard.
I feel this has changed a lot. In fact I see a lot of young people who set about projects with a very strong appetite for risk. Failure today is also no longer so serious. It is also very valuable for personal development if you have established your own company. I see young entrepreneurs today who are much further on than I was at the same age because they have established their own company.

You said at the start that in Switzerland it is mainly private individuals who invest. What could be done to ensure that even more is invested?
It could be encouraged by giving people the possibility to experience this themselves. For example, instead of investing heavily in training and continuing education, large companies could give management staff the opportunity to invest training money also in a start-up. If an MBA costs 20,000 francs, for example, the company could get the manager to pay up 20,000 francs themselves on top in order to support a small company with this capital. I’m convinced the learning effect in terms of reading balance sheets and profit-and-loss accounts or driving projects is at least as great as it is when compiling a case study at a prestigious university. If you can convey this credibly in a job interview, then this experience is just as valuable as a title.

What do you think of tax incentives for companies that create added value?
Basically I always find it positive when incentives are created for people who are prepared to take a risk. If someone takes a big risk, he should also be rewarded for this. Tax incentives are one possible way of doing this.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, i-net

*Adrian Bult has worked on an honorary basis for i-net as Head of ICT since March 2013. Bult is an acknowledged expert with an in-depth knowledge of Switzerland’s ICT sector. From 1998 to 2007 he was a member of the group management of Swisscom and from 2007 to April 2012 he was COO of Swiss-based bank software vendor Avaloq. Today Adrian Bult is a consultant and investor. He is Chairman of the Board of Directors at Swissgrid and Enkom Group and a member of the Board of Directors at Adnovum, Swissquote, Regent Beleuchtungskörper and Alfred Müller AG.

Adrian Bult (born in 1959) studied business administration and marketing at the University of St. Gallen.

report Life Sciences

Unitelabs will Labore automatisieren

08.01.2019

report

Infographic: The Basel Biotech & Pharma Ecosystem

07.01.2019

report ICT

«Open Data ist auch ein Innovationsimpuls»

05.03.2015

Mit der «Open Government Data Strategie Schweiz» ist der erste Schritt getan. Mehr Offenheit vom Staat wünscht sich Opendata.ch-Mitgründer Hannes Gassert nun auch bei der Beschaffung und findet: «Die grössten Cracks sollten an den grössten Herausforderungen arbeiten – und solche hat der Staat.»

Inwiefern hat das öffentlich zugänglich machen von Daten wirklich etwas mit Innovation zu tun? Geht es nicht primär um Transparenz?
Hannes Gassert: Daten sind der Treibstoff der Wissensgesellschaft. Und die öffentliche Hand hat viele wertvolle, aber nicht personenbezogene Daten. Es ist wichtig, dass diese für alle zugänglich gemacht werden. Doch nicht nur «draussen» bei den Start-ups, KMU und NGO kann dies innovative neue Ansätze möglich machen. Auch verwaltungsintern wirkt Open Data. Wir stellen immer wieder fest, dass Open-Data-Projekte zum Nachdenken zwingen: Welche Daten haben wir überhaupt, woher kommen sie und warum sind sie wertvoll?

Besteht für die öffentliche Hand bezüglich Offenheit der Daten eine Verpflichtung?
Nein. Wichtig ist zuerst einmal, staatlichen Stellen überhaupt die Möglichkeit zu geben, mit der Open Data Community zusammenzuarbeiten, bevor es um Zwänge oder Verpflichtungen geht. Aber natürlich: Die Daten der öffentlichen Hand sollen offene Daten sein und der Öffentlichkeit in geeigneter Form auch zugänglich gemacht werden. Es sei denn, übergeordnete Interessen wie etwa der Persönlichkeitsschutz haben Vorrang. Wohlgemerkt, wir sprechen hier immer von Daten im engeren Sinn, von maschinenlesbaren, nicht personenbezogenen Sammlungen – dazu gehören Karten, Fahrpläne oder Wetterdaten, nicht aber Bundesratsprotokolle und andere Dokumente aus dem Entscheidungsprozess. Die Transparenzfrage stellt sich dort ganz anders. Das Anliegen von Opendata.ch ist es, auf Basis der Daten von Bund, Kantonen und Gemeinden ein faires Innovationsökosystem zu schaffen, indem alle gleich lange Spiesse haben.
Jüngst hat beispielsweise Google bei der SBB nach den Plänen der Bahnhöfe nachgefragt. Damit will Google die Indoor-Navigation ausbauen. Die SBB hat die Daten nicht herausgerückt. Für ein Start-up wäre dies dann auch schon das Ende der Fahnenstange. Google dagegen kann die Bahnhöfe auch selbst erfassen.

Wie macht sich die Schweiz im internationalen Vergleich bezüglich Open Data?
Die Schweiz befindet sich in Europa im hinteren Mittelfeld. Das hat auch mit unserer föderalen Struktur zu tun. Wenn in den USA oder in Grossbritannien ein neuer Präsident oder Premierminister an die Macht kommt, kann er einfach mal proklamieren: «Wir machen jetzt Open Data!» In der Schweiz geht vieles langsamer, dafür sind die Errungenschaften umso stabiler. Derzeit werden gerade eine Reihe von Gesetzgebungen in Bezug auf die Open-Data-Möglichkeiten unter die Lupe genommen. Grundsätzlich geht es aber nicht nur um Gesetze – wichtiger ist der Kulturwandel.

Und der findet allmählich statt?
Ein Anfang ist gemacht. Es gibt nun die «Open Government Data Strategie Schweiz» und ein zuständiges Team innerhalb der Bundesverwaltung. Die Rede ist hier notabene nicht von «Open Data Bund», sondern von «Open Data Schweiz». Will heissen, dass der Bund die Datenplattform betreibt, die dann auch von den Kantonen und Gemeinden für die Offenlegung von Daten genutzt werden kann.

Und warum sollten die Behörden dies tun?
Transparenz schafft Vertrauen. Wer so gut, so genau und korrekt arbeitet wie die Schweizer Behörden, hat viel mehr Chancen als Risiken. Oft wird aber leider davon ausgegangen, dass mehr Transparenz bloss zu mehr Behörden-Bashing führt.

Rankings zu Ärzten oder Spitalleistungen sind aber schon auch problematisch?
Nein, das ist durchaus im Sinne des Bürgers. In Grossbritannien haben solche Rankings zu einer drastischen Reduktion von Spitalinfektionen geführt. Auch für die Schweiz sind entsprechende offene Daten kein Ding der Unmöglichkeit. Wichtig ist, dass wir immer anonymisierte Daten meinen, wenn wir von Open Data sprechen. Von daher sind Ärzteratings oder Lehrerranglisten nicht das Ziel.

Open Data ist ja stark gekoppelt an Open Innovation. Wäre der Staat nicht dafür prädestiniert, über neue Formen der Zusammenarbeit auch neue Ideen zu kreieren?
Sicher, Partizipation und Innovation gehen Hand in Hand. Hackdays, wie wir sie von Opendata.ch organisieren, sind ein Paradebeispiel für Open Innovation und sehr erfolgreich. Indem verschiedene Leute aus allen möglichen Disziplinen zusammenkommen – darunter Designer, Programmierer, Berater, Journalisten oder hoch spezialisierte Fachleute und Forscher –, um während einer kurzen Zeit intensiv an einer Idee zu arbeiten, entstehen viele neue Einsichten, Ideen, Projekte und manchmal gar Produkte. Das ist für alle Beteiligten sehr produktiv.

Dafür braucht es die Offenheit der Behörden, und zwar über das Datenformat hinaus. Wird das auch als Risiko empfunden?
Nun, die IT-Beschaffung des Bundes ist nach diversen Fehlschlägen ja in aller Munde: Das Risiko aber lag dort kaum je in zu viel Innovation oder zu viel Offenheit. Im Gegenteil. Es geht darum, die besten Ideen und die besten Köpfe ins Boot zu holen. Ein gutes Beispiel ist «Obamacare». So hat man die zentrale Plattform, healthcare.gov, zunächst genau so umgesetzt, wie man dies auch hierzulande machen würde. Grosse Spezifikation, viele Berater, klassische IT-Grossdienstleister. Dies führte – wie so oft – zu einem Debakel. Doch jetzt läuft die Sache. Und warum? Weil Obama seine Hacker mit den Kapuzenpullis, die ihn schon im Wahlkampf unterstützt haben, ins Weisse Haus geholt und ihnen volle Unterstützung gegeben hat.

Hat der Staat Angst vor den Geeks?
Aber ja, und nicht nur der Staat. Geeks, wie Sie sie nennen, haben nun mal spezielle Fähigkeiten, und diese wollen sie nicht nur für die Entwicklung von trivialen Games und noch mehr Social-Media-Plattformen einsetzen, sondern auch im Dienste des Gemeinwesens. Der Begriff der Community ist ja nicht umsonst sehr wichtig in diesen Szenen. Bei der öffentlichen Hand gibt es grosse Herausforderungen zu lösen, und dazu sind die Fähigkeiten von Geeks gefragt. In den USA jedenfalls ist zu beobachten, dass die Start-up-Szene sich immer mehr in sogenannte Govware-Projekte involviert. Die Verwaltungs-EDV gilt bei jungen Talenten ja sonst eher als langweilig. Viele halten sich an das durch Leute wie Steve Jobs oder Tim O’Reilly genährte Mantra: Arbeitet an Dingen, die wirklich wichtig sind – «work on stuff that matters!» Und da muss unser Gemeinwesen natürlich weit oben auf der Liste stehen. Wir sollten es hinkriegen, dass die grössten Cracks auch an den grössten Herausforderungen arbeiten.

Sind der öffentlichen Hand nicht die Hände gebunden? So muss man sich ja an die WTO halten.
Um etwas mehr Innovation hineinzubringen, müssen wir nicht die Regeln des Welthandels umkrempeln. Vorschläge dafür gibt es bereits zur Genüge. Ein wichtiger Punkt ist auch hier Transparenz. Dank offengelegten Beschaffungsdaten können disfunktionale Muster erkannt und durchbrochen werden.

Hannes Gassert ist Unternehmer sowie Aktivist und Kurator an der Schnittstelle von Technologie, Medien und Kultur. Er ist im Editorial Board der Lift Conference, Vorstandsmitglied von Opendata.ch und /ch/open, im Verwaltungsrat von Liip sowie Partner bei der Crowdfunding-Plattform wemakeit.com und Mitgründer von skim.com.
Hannes Gassert studierte Informatik und Medienwissenschaften an der Universität Fribourg. Noch während des Studiums gründete er 2003 den Webdienstleister Liip mit, dessen Wachstum er als Geschäftsleitungsmitglied bis 2010 mitprägte.

Interview: swiss made software, geführt von Thomas Brenzikofer
Erschienen in der Publikation «swiss made software – Public Innovation»

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07.01.2019

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18.12.2018

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Torsten Schwede: «Seit 2007 läuft das Datenwachstum in der Wissenschaft der Rechenleistung...

05.11.2014

Genomics, Peronalised Medicine, Molecular Modelling: Informatik und Life Sciences kommen sich immer näher. Dabei gehört die Schweiz, anders als in der Enterprise- und Consumer-IT, zu den führenden Wissensstandorten der Computational Life Sciences.
Dennoch rechnet Torsten Schwede nicht mit einer überbordenden Bioinformatik-Startup-Welle. Warum, erklärt der Professor für Struktur- Bioinformatik am Biozentrum der Universität Basel und Mitglied des Vorstands des SIB Schweizerischen Institut für Bioinformatik im Interview mit i-net.

Zunächst ganz konkret, was alles subsumiert sich unter dem Begriff Bioinformatik?
Torsten Schwede*: Ich verwende den Begriff Bioinformatik nur noch selten. Wir sprechen meistens von «Computational Life Sciences» oder «Computational Biology». Bioinformatik hat zwar einmal mit der Organisation von Sequenzdaten und Sequenzanalyse begonnen, aber eine enge Definition macht eigentlichen keinen Sinn mehr - dafür ist der Bereich zu interdisziplinär geworden. Heute haben fast alle Bereiche der Life Sciences einen «computational» Ableger, und die Themen reichen von Molecular Modelling, über Big Data und Systembiologie, Clinical Bioinformatics bis hin zu Anwendungen im Bereich der personalisierten Medizin. Am SIB Schweizer Institut für Bioinformatik ist eigentlich jede Arbeitsgruppe willkommen, die computergestützte Methoden zur Anwendung in den Life Sciences entwickelt.

Was unterscheidet einen Bioinformatiker von einem Informatiker?
Etwas überspitzt formuliert, bei uns treibt die wissenschaftliche Fragestellung im Gebiet der Lebenswissenschaft die Methodik. Wenn ich eine Frage mit dem einfachsten Algorithmus beantworten kann, dann bin ich glücklich und kümmere mich nicht mehr weiter um die Informatik, sondern um die Fragestellung. In den Computerwissenschaften sind Innovationen in Algorithmen und Technik Ziel der Forschung, und oft finden sich im Nachhinein Anwendungen in verschiedensten Arbeitsbereichen.

Ein Bioinformatiker ist also eher ein Biologe?
Ja, das kann man so sehen, und an der Universität Basel ist die Bioinformatik auch ein Teil des Biozentrums. Früher hatten die meisten Bioinformatiker einen naturwissenschaftlichen Hintergrund wie Physik, Biologie oder Chemie. Vor ein paar Jahren haben wir an der Universität Basel einen Bacherlorstudiengang in Computational Sciences eingeführt. Diese Ausbildung wurde durch eine Zusammenarbeit von Mathematik, Informatik, Physik, Chemie und Biologie entwickelt und bietet ein breites Grundlagenstudium, wobei im zweiten Jahr eine Spezialisierung auf eine der Hauptrichtungen erfolgt. Ziel ist, dass Bachelor-Absolventen dann immer noch die Wahl haben zwischen einem Master in Informatik oder in der gewählten naturwissenschaftlichen Vertiefung Biologie, Chemie, Numerik oder Physik. Wichtig aber ist, dass der Bioinformatiker etwas von beiden Welten kennt.

Das klingt sehr anspruchsvoll – sind das nicht sozusagen zwei Studiengänge in einem?
Der Brückenschlag ist in der Tat äusserst anspruchsvoll und die Absolventen dieses Studiengangs sind absolute Spitze.

Das heisst wohl auch, Sie werden nicht gerade von den Studenten überrannt?
Es gibt ganz klar einen «War for Talents». Gute Studenten können sich heute aussuchen, wo auf der Welt sie studieren wollen. Auf PhD-Ebene rekrutieren wir denn auch international. Die Schweiz und Basel haben dabei weltweit eine sehr gute Ausstrahlung, und in der Bioinformatik gehört die Schweiz zu den drei top Destinationen weltweit. Global gesehen hat die Schweiz die höchste Dichte von Bioinformatikern.

Dennoch haben wir das Problem, dass es in den sogenannten Mintfächern an Nachwuchs fehlt?
Man müsste in der Schule ansetzen: Die wenigsten Maturanden haben eine klare Vorstellung, was ein Wissenschaftler im Alltag so macht und was genau hinter der Informatik steckt. Das Bild vom Biologen, der auf der Wiese sitzt und den Kaninchen beim hoppeln zusieht, trifft einfach nicht zu und muss sich ändern. Zudem sollte man auch vermitteln, dass Naturwissenschaftler gesuchte Leute sind. Soweit ich weiss, haben wir bisher noch keine arbeitslosen Bioinformatiker produziert.

Viele Bioinformatiker arbeiten in der Westschweiz – warum?
Das SIB Schweizerische Institut für Bioinformatik wurde ursprünglich in Genf gegründet, und Swiss-Prot, die weltweit grösste Wissens-Datenbank im Life Sciences-Bereich, hat ihren Sitz in Genf und Lausanne. Diese Datenbank wird vom Bund und von den US National Institutes of Health (NIH) unterstützt und ist für Wissenschaftler der ganzen Welt die Referenzdatenbank für Proteine. Swiss-Prot ist auch der Grund, dass 1998 das SIB gegründet wurde als der Schweizerische Nationalfonds beschloss, die Pflege von Datenbanken nicht mehr zu unterstützen. Daraufhin erhielten wir tausende von Zuschriften aus der ganzen Welt, die sich dafür einsetzten, dass Swiss-Prot bestehen bleibt - auch grosse Pharmafirmen boten Geld an. Durch die Gründung des SIB wurde dafür gesorgt, dass die Datenbank öffentlich blieb. Heute sind mehr als 50 wissenschaftliche Arbeitsgruppen aus der gesamten Schweiz Mitglied im SIB, und über 600 Wissenschaftler arbeiten an Schweizer Universitäten und ETHs im Bereich der Bioinformatik.

Die Datenberge in den Life Sciences steigen exponentiell an, was ist der Auslöser?
Die Anforderungen an die IT Infrastruktur sind praktisch in sämtlichen Gebieten der Life Sciences massiv angestiegen. So haben zum Beispiel unsere Kollegen am Biozentrum jüngst ein neues Mikroskop gekauft – dieses kann pro Tag zwei Terabyte Daten erzeugen. Wir sehen ähnliche Entwicklungen im Bereich der Genomics und anderer Hochdurchsatzverfahren. Moore’s Law besagt, dass sich die Rechenleistung der Prozessoren alle 18 Monate verdoppelt. Seit ungefähr 2007 reicht dies nicht mehr aus, um mit der Datenproduktion in der Wissenschaft Schritt halten - das Datenwachstum in der Lebenswissenschaft läuft der Rechenleistung davon. Deshalb brauchen wir neben einem Ausbau der IT Infrastrukturen auch schlauere Konzepte und Algorithmen. Und genau da kommen die Bioinformatiker ins Spiel, von der Planung der Experimente über die Analyse der Daten bis zur Modellierung der Systeme basierend auf den Ergebnissen.

Das heisst auch, hier gibt es ein grosses Feld für Innovationen. Warum gibt es dann nicht mehr Bioinformatik-Startups?
Unsere Studenten beschäftigen sich hauptsächlich mit wissenschaftlichen Problemen und möchten auf dieser Ebene ihren Beitrag leisten. Und wenn unsere Studenten Startup-Ideen haben, dann liegen diese häufiger im wissenschaftlichen Bereich und weniger in der Informatik, also etwa in der Molekularbiologie oder in medizinischen Anwendungen.

Wird es irgendwann einen Hersteller einer Bioinformatik-Standardsoftware geben?
Ich sehe momentan keine Anzeichen für eine kommerzielle «Standardsoftware» für Bioinformatik - in vielen Fällen sind wir noch weit von «Standard Workflows» in der Interpretation der Daten entfernt. Die experimentellen Technologien entwickeln sich sehr schnell, und die Entwicklung neuer Methoden und Algorithmen ist ein spannendes Forschungsgebiet. Ich glaube, wir werden auch in Zukunft ein Biotop verschiedener Lösungen und Tools einsetzten. Die wichtigsten Programme in der Bioinformatik sind heute Open Source. In meinem eigenen Arbeitsgebiet sind die akademisch entwickelten Software Tools innovativer und leistungsfähiger als kommerzielle Lösungen. Wichtig sind dabei Standards, die einen reibungslosen Datenaustausch ermöglichen.

Bioinformatik lässt sich also gar nicht kommerzialisieren?
Doch, aber in den meisten Fällen kommt der «added value» in unserem Bereich eher aus Knowhow und Services als dem Verkauf von Software. Es gibt eine ganze Reihe erfolgreicher kommerzieller Anwendungen, wie zum Beispiel der erste nicht-invasive pränatale Test für verschiedene Trisomien in der Schweiz, für den die Bioinformatik von unseren Kollegen am SIB Lausanne entwickelt wurde. Und mit Genedata haben ja eines der erfolgreichsten Bioinformatik Unternehmen direkt vor Ort hier in Basel.

Könnte das Potenzial nicht grösser sein?
Ich denke es gibt ein sehr grosses Potential in diesem Bereich und der Markt entwickelt sich schnell. Aber gerade bei den daten-getriebenen Projekten - etwa im Umfeld von personalised health - spielt die Regulierung keine unwesentliche Rolle. In Ländern wie der Schweiz mit etablierten rechtlichen Strukturen ist der Einstieg für neue innovative Lösungen oft nicht ganz so einfach. In sogenannten «Emerging Markets» dagegen sind die Eintrittshürden sehr viel geringer, und wir sehen in diesen Ländern eine regelrechte Goldgräberstimmung. Es bleibt abzuwarten, welche dieser Ideen sich am Ende als echte Innovationen im Gesundheitsmarkt durchsetzen werden.

Interview: Thomas Brenzikofer und Nadine Nikulski, i-net

*Torsten Schwede ist Professor für «Structural Bioinformatics» am Biozentrum der Universität Basel und Mitglied des Vorstands am SIB Swiss Institute of Bioinformatics. Als Leiter von «sciCORE» ist er für die Organisation der wissenschaftlichen IT Infrastruktur an der Universität Basel verantwortlich.

 

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«Geld allein bringt uns nicht weiter – man muss vor allem die richtigen Leute finden»

24.09.2014

Nach Obtree (heute Open Text) und Day Software (heute Adobe) führt Magnolia die Web Content Management-Tradition am ICT-Standort Basel fort. Mit 70 Mitarbeitenden und Kunden in aller Welt holen die Gründer Boris Kraft und Pascal Mangold inzwischen zu den nächsten Expansionschritten aus. In welche Richtung diese führen, verrät Chief Visionary Officer, Boris Kraft, im Interview mit i-net.

Versteht sich Magnolia eigentlich noch als Startup?
Boris Kraft*: Das ist eine interessante Frage und ich habe sie mir in letzter Zeit auch oft gestellt. Für mich persönlich hat ein Startup viel damit zu tun, rauszukriegen, was man selbst machen will und was der Kunde möchte, um dann den Bereich zu finden, in welchem das Unternehmen funktionieren kann. Hierfür braucht man ein paar Jahre und eine gewisse kritische Grösse. In der Schweiz liegt diese Grenze etwa bei zehn bis fünfzehn Mitarbeitenden. In den USA ist das natürlich anders. Dort kriegt man Millionen-Investments, die man erst mal verbrennen darf. Deshalb gelten in den USA Jungfirmen mit 100 Mitarbeitenden durchaus noch als Startups.

Magnolia ist also kein Startup mehr?
So gesehen nicht. Wir sind 70 Mitarbeitende in Basel, den USA, China, Spanien, Tschechien und Vietnam. Wir verbrennen auch kein Investorengeld, sondern finanzieren uns aus dem Cashflow. Trotzdem möchte wir möglichst viel von der Startup-Kultur beibehalten. Wir ziehen nächstes Jahr in den Dreispitz, wo rund um die Fachhochschule für Kunst und Gestaltung Basels Kreativ-Cluster am Entstehen ist. Hiervon und zusammen mit einer komplett neu nach unseren Bedürfnissen ausgebauten Location versprechen wir uns einige Impulse. Nichtsdestotrotz hat sich Magnolia natürlich auch verändert. Inzwischen haben wir eine zweite Führungsebene eingeführt. Pascal Mangold und ich sind als Gründer immer weniger im Tagesgeschäft involviert und können uns auf die strategische Entwicklung des Unternehmens fokussieren.

Und wo soll die Reise mit Magnolia hingehen?
Bildlich gesprochen haben wir in den letzten zehn Jahren die Geleise gelegt, die Loks und die Wagen gebaut, ein paar Bahnhöfe hingestellt und den Fahrplan bestimmt. Nun können wir mit der Eisenbahn richtig losfahren. Dabei entdeckt man viel Neues. Wir können den Betrieb optimieren, das Angebot erweitern oder auch völlig neue Wege gehen.

Was bedeutet dies in Umsatzfranken?
Wir haben uns keine quantitativen Ziele gesetzt. Bislang haben wir Umsatz und Mitarbeitende alle zwei bis zweieinhalb Jahre verdoppelt, und wir werden sicher weiter wachsen, wenn auch nicht mehr ganz in diesem Tempo. Unser Markt wächst um rund 10 Prozent pro Jahr. Heute haben wir 200 Kunden. Diese Basis würden wir gerne verzehnfachen. Ziel ist es, einen grösseren Footprint in den Markt zu bekommen. Hierfür müssen wir die Komplexität unseres Produktes reduzieren. Um kundenspezifische Anwendungen zu machen, muss man unsere Software sehr gut kennen. In Zukunft sollte auch ein Webentwickler mit geringen Java-Kenntnissen mit Magnolia komplexe Websites bauen können.

Könnte Magnolia mit Venture Capital nicht noch schneller wachsen?
Das könnten wir sicher, vor allem in den USA oder in für uns neuen Märkten wie Brasilien; oder auch im Mittleren Osten. Nur: Geld allein bringt nicht all zu viel. Man muss vor allem die richtigen Leute finden. Und das funktioniert bei uns derzeit auch ohne Investor sehr gut.

Das heisst bei Magnolia herrscht kein IT-Fachkräftemangel?
Wir haben einen guten Namen als Arbeitgeber. Unsere Mitarbeitenden sind sehr international. Das ist wichtig, weil wir global agieren. Die Leute kommen gerne nach Basel um zu arbeiten. Und es hilft, dass es hier aufgrund der Pharmaindustrie viele Expats gibt. Unser Marketingchef z.B. ist mitsamt Familie aus Austin, Texas nach Basel übersiedelt und fühlt sich wohl hier, weil er schnell Anschluss gefunden hat an die englischsprachige Community.

Ansonsten hinkt der ICT-Standort Basel sicher Zürich und der Westschweiz hinterher?
Ich sehe grosse Chancen für den ICT-Standort Basel. Doch um diese zu nutzen, braucht es auch den politischen Willen. Man müsste trinational denken und insbesondere in die Hochschulausbildung im Bereich ICT investieren. Der Nachwuchs ist heute entscheidend. Wenn jemand nach Zürich gehen muss für die Ausbildung, dann kommt er danach nicht wieder nach Basel. Er bleibt in Zürich. Daher ist die Chance eher gering, in Basel als Startup Fahrt aufzunehmen. Dass wir als Magnolia hier in Basel so weit gekommen sind, ist letztlich wohl eher Zufall.

Damit ist Basel nicht allein. Warum tut sich Europa eigentlich so schwer, ein eigenes ICT-Ökosystem aufzuziehen?
Es fehlt der Exit-Markt. Jeder US-Investor, der signifikant in ein Europäisches ICT-Startup investiert, wird dieses früher oder später dazu drängen, ins Silicon Valley umzuziehen. Denn dort sind seine Käufer.

Ist nicht auch Magnolia irgendwann ein Verkaufskandidat?
Man lebt nur einmal. Deshalb kann ich auch nicht behaupten, wir würden nie verkaufen. Vielleicht kommt einmal ein Angebot, das so gut ist, dass wir es nicht ausschlagen können. Von daher bleibt ein Verkauf immer eine Option. Aber es ist sicher nicht unser erklärtes Ziel.

Derzeit richten Sie Ihr Blick stark nach Asien, warum?
Stimmt, Magnolia gibt es inzwischen auch in Chinesisch und wir sind mit einem Büro in Peking präsent. Unser Fokus liegt zunächst auf westlichen Unternehmen, die in China tätig sind. Das Web wird in China noch anders genutzt als hier. Vertrauen in Marken und Produkte wird über Social Media und nicht über Webseiten gebildet. Aber das wird sich ändern und wir möchten von Anfang an dabei sein, auch weil Magnolia im Bereich E-Commerce sehr stark ist, und dies auch in China ein massiver Wachstumsmarkt ist.

Und was tun Sie in Vietnam?
Wir sind dabei in Saigon ein Dienstleistungszentrum aufzubauen. Wir haben gemerkt, dass es bei vielen unserer Kunden an Fachkräften fehlt, um die Projekte voranzutreiben. Deshalb bilden wir in Vietnam Spezialisten aus; diese werden unseren Kunden sowie Magnolia-Partnern zur Verfügung gestellt, um Engpässe

Offshoring ist also auch bei Magnolia ein Thema?
Als Entwicklungsstandort und -zentrale ist und bleibt Basel unbestritten. Aber als Softwareunternehmen muss man global agieren und die Ressourcen dort rekrutieren, wo sie vorhanden sind. Es geht dabei weniger darum, günstige Arbeitskräfte zu vermitteln, sondern den Projektstau zu lösen, der sich bei unseren Kunden aufgrund fehlender Fachkräfte immer wieder bildet. Davon versprechen wir uns einen grossen Wachstumsimpuls in unserem primären Geschäft, dem Verkauf von Software-Lizenzen.

Interview: Thomas Brenzikofer und Nadine Nikulski, i-net

*Boris Kraft ist Chief Visionary Officer (CVO) und Mitbegründer von Magnolia. Seit 2003 befasst er sich mit der Entwicklung von Content Management Systems Magnolia CMS und betrachtet diese von einem strategischen und marketingtechnischen Standpunkt aus. Zu den Stationen seiner IT-Karriere zählen die objektorientierte Softwareentwicklung für NeXTSTEP, eine mehrjährige aktive Beteiligung an einem führenden Unternehmen für Internetsicherheit sowie die Programmierung der ersten Intranet-Lösung für die Roche Vitamins AG. Kraft ist verheiratet und Vater von drei Kindern. Er verbringt seine Freizeit im Sommer am liebsten beim Segeln auf dem Vierwaldstättersee und im Winter auf den Ski in den Alpen.

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«With the innovation park, the life sciences hub of Northwest Switzerland will secure its ...

09.07.2014

Professor Joachim Seelig has been Professor of Biophysics at the University of Basel since the inception of the Biozentrum and is still actively engaged in research. He is also on the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland) and is Head of the i-net Technology Field of Life Sciences. In an interview with i-net he speaks about the future of the life sciences and explains why the SIP NWCH is important for Basel as a research center.

The pharmaceutical hub of Basel - and Northwest Switzerland - is undisputed today. Will this still be the case in 30 years?
Joachim Seelig*: It’s natural to wonder what will be in 30 years’ time. When I came to Basel 40 years ago, there were only chemical companies here. In the big four of Ciba, Geigy, Sandoz and Roche, the research heads were qualified chemists. Today these positions are occupied by molecular biologists or medical specialists. The chemical industry has been transformed in the last few decades into a pharmaceutical industry. Clariant is still a chemical company, and the agrochemical company Syngenta has its headquarters here, although they are far less deeply anchored in the region than Roche and Novartis. So when we look back, we see that Basel has changed a lot as a research center, and this change will also continue in the next 30 years.

What part did the Biozentrum of the University of Basel play in this development?
The Biozentrum brought together various sciences, such as chemistry, physics, biochemistry, structural biology, microbiology and pharmacology. The founding fathers of the Biozentrum had an inkling of the revolutionary changes to come from biophysics and molecular biology, it was hoped that the collaboration of these various disciplines could lead to something completely new. I believe it was a very shrewd move to bring these different fields together, and it has indeed also had some important results.

And where does the Biozentrum stand today?
Today, the focus is very much on fields such as neurobiology and microbiology, while biophysics and pharmacology take more of a back seat. This may well make sense and bring majors successes. But my personal interest goes in other directions.

So where should the focus be instead?
For the input on the Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland, interviews were held with around 30 people from the life sciences with the aim of establishing what subjects will play an important role in the future. Three subject areas were identified in the process. Firstly, there is Biosensing, which links biology and electronics - so-called electroceuticals, for example, are pills that do not deliver their active substance until they arrive at a predetermined site in the body. The second subject area is Biomaterials – an example here could be a seed in which every grain is packed in an energy package, which even provides nutrition and develops when it is sown in dry conditions. The third subject area is Large Number Crunching - the ever more personalized medicine is leading to huge volume of data; so methods need to be developed that support the doctor in efficiently analyzing and evaluating the data.

How well positioned is Northwest Switzerland in terms of these three megatrends?
It has to be realistically acknowledged that we are not very strong in almost all three areas. It is precisely this that the Swiss Innovation Park Northwest Switzerland, which will start up at the beginning of 2015 in Allschwil, is designed to change.

Are there already concrete projects?
Yes, the research project Miracle of Hans-Florian Zeilhofer and Philippe Cattin from the Department of Biomedical Engineering in the Medical Faculty of the University of Basel will be the first sub-tenant. The Werner Siemens Foundation, based in Zug, will support this project for five years to the tune of 15.2 million francs in total. The aim of the project is to miniaturize laser technology for endoscopic surgery. Many areas, such as robotics, imaging and diagnostics, sensor technology and micromechanics, play a role in this project. Roughly speaking, it is a medical technology project in which electronics, robotics, imaging and medicine come together.

How big will the innovation park be in the future?
It is assumed that 1000 people and later perhaps 2000 people will be employed there. This critical mass is essential. A role model here could be the technology park in Eindhoven. Ten years ago, Philips opened its research center there with about 2000 employees for collaboration with external groups and companies. Today around 8000 people work there, and sales of around a billion francs are generated. Many new companies have settled there. The engagement of companies such as Roche, Novartis, Actelion and Syngenta will be crucial for the SIP NWCH. But of course outside companies and start-ups have to be attracted.

The University of Basel is not regarded as very innovative; does something not have to happen there?
I cannot let this statement stand unchallenged. Only recently a study was conducted on how efficiently a university works – and the University of Basel came out of this very well. The University of Basel is a full university. The natural sciences represent only a small part, i.e. at most around 2000 of the 12,000 students in total. So the figures of Basel University cannot be compared directly with the ETH or EPFL, which can concentrate entirely on technologies. At the Biozentrum we are engaged mainly in basic research, while applied research is left to others. Nevertheless we have generated a number of spin-offs. For example, Santhera and 4-Antibodies had their first laboratories in the Biozentrum.

What could be done to get more spin-offs in the region?
Attractive conditions must be created in the innovation park, and scouting ought to be institutionalized at the university, so that more projects are developed. I think we are ideally situated here in Northwest Switzerland. The innovation potential in Basel at least is huge, and there are already many start-ups that are doing outstanding work.

Are there issues that Northwest Switzerland could miss out on?
One point that is rather underestimated in Basel is the influence of computer science and the internet on biology and the life sciences. When it comes to information technology we certainly have some catching-up to do. Personally I believe in a stronger link between biology and electronics. I already endeavored some years ago to establish a department for bioelectronics at the university, but I was unable to push it through. But in the innovation park it is essential that we establish this link. It is important to attract the right talents. It is not only Google that should be attractive for really good IT specialists in the future, but also companies such as Roche and Novartis.

You have been involved in i-net as Head of the Technology Field Life Sciences for some years – what role should, can, ought i-net increasingly play in this field?
Basically people are grateful for and in many cases also excited by what i-net is doing for them. As a neutral link between the various actors, i-net can and will also play a major role in the Swiss Innovation Park in future. The life sciences companies are experiencing frequent personnel changes due in many cases to the global operations of these companies. It is becoming ever more difficult to find contact partners who have the authority to make decisions and at the same time have a profound knowledge of our region. The decision makers in the private sector are too tied up in the requirements of their jobs to find time for honorary activities in important bodies in our region. Life in the private sector has become faster and more global, and the local and regional networks suffer as a result. It is therefore important that a professional organization in the shape of i-net takes on this role and institutionalizes it.

Interview: Stephan Emmerth and Nadine Nikulski, i-net

*Professor Joachim Seelig was one of the first researchers of the Biozentrum at the University of Basel and was Head of this Department between 1997 and 1999 and also from 2000 to 2009. He is a member of the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park Northwest Switzerland) and serves in an honorary capacity as Head of the i-net Technology Field Life Sciences.

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04.12.2018

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«Nanomedizin ist ein zentrales Standbein der Medizin der Zukunft»

05.06.2014

Notfälle, Pikettdienst, lange Arbeitszeiten: Trotz einem herausfordernden klinischen Umfeld ist es für Professor Patrick Hunziker (im Bild links) sehr wichtig, seine ärztliche Aufgabe am Patienten mit dem akademischen Auftrag einer Uniklinik, der Weiterentwicklung der Medizin, zu kombinieren. Deshalb widmet er sich in ruhigeren Momenten mit seiner Forschungsgruppe der Erforschung neuer Diagnostik- und Therapiemethoden der Nanomedizin. Der Kardiologe arbeitet als stellvertretender Chefarzt der Klinik für Intensivmedizin des Universitätsspitals Basel und gilt als ein Pionier der Nanomedizin. Neben seinem anspruchsvollen Pensum als Arzt und Forscher ist Hunziker ausserdem Mitbegründer der CLINAM-Stiftung und des Start-ups «Speroidals GmbH».

Beat Löffler (Bild rechts) arbeitet seit Jahren eng mit ihm zusammen. Er leitet die CLINAM-Stiftung und betreibt intensiv Öffentlichkeitsarbeit für die Nanomedizin. Gemeinsam haben die beiden den jährlich in Basel stattfindenden CLINAM-Summit zu einem international beachteten Kongress für Nanomedizin gemacht. Im Interview erklärt Patrick Hunziker, warum der Begriff Nanomedizin wohl bald verschwindet und Beat Löffler zeigt auf, warum zehn Minuten Redezeit an einem Kongress ausreichen.

Herr Professor Hunziker, wie sind Sie zur Nanomedizin gekommen, gab es da ein besonderes Schlüsselerlebnis?
Patrick Hunziker*:
Ich arbeitete in den späten 90er-Jahren in der Kardiologie und da wurde mir einmal die Frage gestellt, ob ich wisse, was Nanotechnologie sei. Ich hatte ehrlich gesagt wenig Ahnung von diesem jungen Feld und nahm deshalb die Einladung zu einer Tagung von Nanowissenschaftlern in Bern an. Ich habe dort viel über die wissenschaftlichen Grundlagen gehört, aber mich interessierte vor allem, wie die Nanomedizin einen Beitrag zur Entwicklung der Medizin und letztlich zum Wohlergehen der Patienten leisten kann. Nanomedizin war zu diesem Zeitpunkt noch ein völlig unerforschtes Feld. Wenn man 1998 nach Nanomedizin gesucht hat, fand man vielleicht 200 Referenzen in der Fachliteratur, die praktisch ausschliesslich als «Science Fiction» einzustufen waren.

Und das hat Sie nicht stutzig gemacht?
Hunziker: Ich fragte mich, was davon Realität werden könnte. Nach einigen Jahren der Forschung auf diesem Gebiet traf ich Beat Löffler, der in Basel eine Konferenz über Nanomedizin machen wollte. So gründeten wir 2007 die CLINAM-Stiftung. Beats primäres Interesse war, die Nanomedizin interdisziplinär vorwärts zu bringen, ihm schwebte ein internationales Expertennetzwerk vor. Wir initiierten die Gründung der Europäischen Gesellschaft für Nanomedizin, bauten das European Journal of Nanomedicine auf und fingen unsere Kongressreihe an. Dank der CLINAM-Stiftung konnten wir von Industrie bis Akademie alle Aspekte der Nanomedizin Stück für Stück abdecken und den Dialog fördern.

Wie hat sich das Thema Nanomedizin in Tagungen entwickelt?
Beat Löffler*: Als wir im Jahr 2007 in Griechenland an einer Tagung der European Technology Platform on Nanomedicine teilnahmen, kamen etwa 100 Teilnehmer, aber der einzige anwesende Mediziner war Patrick Hunziker – er war ein Pionier. Alle anderen waren Biologen, Pharmakologen, Ingenieure und Chemiker. Wir fragten uns, wo die Mediziner geblieben waren und entwarfen daraufhin eine eigene Konferenz, die 2008 erstmals in Basel stattfand. Bis heute beginnt sie mit Klinikern, welche über ungelöste Probleme in der Medizin sprechen. Danach kommen Experten der Nanotechnologie zum Zug, die berichten, wie man diese Krankheiten mit nanotechnologischen Lösungsansätzen angehen kann. Mit den Jahren kamen Fragen der Gesetzgebung, Diskussionsrunden über die Risiken und Chancen sowie erste Ergebnisse für Medikamente und Geräte in präklinischen und klinischen Studien hinzu. Von Beginn an waren auch die Themen Ethik, Toxizität und Armutserkrankungen wichtig – das hatte in diesem Gebiet Pioniercharakter.

Was ist denn Nanomedizin genau?
Hunziker: Nanowissenschaften beschäftigen sich mit einer Lücke. Von der Makroebene führte die Miniaturisierung zu Objekten der Mikrotechnologie; auf der anderen Seite beschäftigen sich Chemiker mit molekularen Strukturen. Dazwischen, also zwischen der Mikroebene und der Welt der Atome und Moleküle, liegt der Nanometer-Bereich. Allerdings war das Verständnis hierfür mangels guter Untersuchungsmethoden bis gegen Ende des letzten Jahrhunderts sehr beschränkt. Dies gilt auch für die Medizin: Körperzellen bestehen aus Nanostrukturen, die das Leben überhaupt ermöglichen. Dank der Nanomedizin hat man heute ein grösseres Verständnis für die Lebensprozesse und wir haben gute Fortschritte bei der Diagnose und der Therapie von Krankheiten erzielt. Es wird immer offensichtlicher, dass die Nanomedizin eines der ganz zentralen Standbeine der Medizin der Zukunft ist.

Wie reagieren Sie auf die Ängste, die es in der Bevölkerung zum Beispiel vor Nano-Robotern im Gehirn gibt?
Hunziker: Die Frage von Nutzen und Risiken war von Anfang an ein Thema. Es ist wichtig, dass man auch in der Nanomedizin wie für alle Technologien die Möglichkeiten und Gefahren genau untersucht und abwägt. Ich verwende Nanotechnologien nur dort, wo ich nach Prüfung aller Risiken einen echten Mehrwert für den Patienten sehe. Da bin ich sehr kritisch. Aber wenn ich das nicht wäre, würde ich ja mein Berufsziel verfehlen. Es ist sehr wichtig, dass die Forschung von allen Verantwortlichen, also den Forschern, den Gutachtern und den Regulierungsbehörden so geprüft wird, dass Risiken für die Patienten praktisch ausgeschlossen werden können.

Was ist die Rolle der CLINAM-Stiftung und welche Aufgaben hat diese?
Hunziker: Das Ziel der Stiftung ist es, die Anwendung der Nanowissenschaften in der Medizin zu fördern, ihre Chancen und Risiken zu erkennen und sie zum Vorteil für den Patienten einzusetzen.
Löffler: Die Stiftung möchte ein Netzwerk von Fachleuten der Nanowissenschaften aufbauen. Dies ist uns weitgehend gelungen, die Stiftung hat heute internationale Kontaktpunkte und es herrscht ein reger Austausch. Fast ein Drittel der 500 Teilnehmer des Kongresses sind Mediziner und Kliniker. Aber auch der Anteil von Teilnehmern aus der Industrie wächst stetig. Der jährlich in Basel stattfindende CLINAM-Summit für Nanomedizin und «Targeted Medicine» ist eine weltweite Plattform für Experten. Nun steht der 7. Kongress bevor und wir freuen uns, dass die internationalen Regulierungsbehörden den CLINAM-Summit als neutrale wissenschaftliche Plattform ausgewählt haben um das «International Regulators Meeting on Nanotechnology» durchzuführen. Neben diesem Meeting an welchem ausschließlich Regulierungsverantwortliche zugelassen sind, werden die Regulierungsverantwortlichen aus allen fünf Kontinenten unter der Leitung der Generaldirektion der EU auch eine öffentliche Debatte über die weltweite Harmonisierung der Gesetzgebung sowie die einheitliche Definition von Nanomedizin führen.

Neben Ihrer Aufgabe als Chefarzt leiten Sie eine Forschungsgruppe aus der sogar das Start-up «Speroidals GmbH» hervorging. Wie funktioniert das?
Hunziker: Ich erhoffe mir, dass durch die Nanowissenschaften Einsichten gewonnen und zum Wohle der Patienten umgesetzt werden können. Aber der Sprung von der akademischen in die industrielle und dann in die klinische Phase ist schwierig, die regulatorischen Hürden sind sehr hoch. Die Nanomedizin dringt deshalb nur sehr langsam bis zu den Patienten vor. Das heisst, dass es in dieser Phase sehr wichtig ist, dass sich Forscher frühzeitig Gedanken machen, wie aus ihrer Idee ein umsetzbares Produkt wird, und sich die Kliniker überlegen, wie sie die neuen Möglichkeiten in die Behandlungsstrategien integrieren. Ich möchte eigentlich nicht sehen, dass eine Schweizer Innovation wegen fehlender Entwicklungsmöglichkeiten in die USA verkauft werden muss. Diese Arbeitsplätze würde ich lieber in der Schweiz behalten.

Existiert eine Zusammenarbeit mit «Big Pharma»?
Löffler: Pharmafirmen sind natürlich mit Begriffen wie «Nanotechnologie» vorsichtig und beobachten das Technologieumfeld genau, um nicht aufgrund eines Technologie-Labels eine falsche Botschaft zu vermitteln. In den USA und in England ist der Terminus Nanomedizin als «Anwendung der Nanotechnologie in der Medizin» heute bereits gut akzeptiert. Der Begriff «Nanomedizin» braucht noch etwas Zeit, bis alle Stakeholder ihn unbeschwert nutzen. Dass der Begriff immer klarer definiert wird und die Regulierungs-Behörden eine internationale Definition anstreben, hilft stark.
Hunziker: Die Entwicklung neuer Medikamente wird immer teurer. Deshalb müssen auch Pharmafirmen verstehen, welche neuen Geschäftsmodelle realistisch sind. Bereits heute ist die personalisierte Medizin ein starkes Schlagwort. Die Nanomedizin ermöglicht es, verschiedene Aspekte wie zum Beispiel Medikamententransport im Körper, Rezeptorbindung und die zelluläre Wirkung in einem Objekt zu kombinieren. Es ist also möglich, durch unterschiedliche Kombination dieser Aspekte ein riesiges Spektrum an massgeschneiderten Therapien anzubieten, welche für bestimmte Patienten optimiert werden. Gleichzeitig bedeutet dies aber für die Industrie und für die regulatorischen Behörden auch in vieler Hinsicht ein Umdenken.

Vielen ist noch nicht bewusst, dass die CLINAM, ein weltweit beachteter Summit über Nanomedizin mit mehr als 500 Teilnehmern, in Basel stattfindet. Wie bekannt ist CLINAM und was macht das Besondere aus?
Hunziker: Tatsächlich ist unsere Konferenz in der Region noch immer relativ unbekannt, was im Gegensatz steht zur Bedeutung, die der Anlass weltweit gewonnen hat. Mit der Konferenz wollen wir etwas tun, was gut für die Menschen und für den Standort Basel ist. Heute können wir immerhin sagen, dass unsere Konferenz in der Region Basel bei der siebten Durchführung vielen Fachleuten bekannt ist und die internationalen Opinion Leaders in diesem Gebiet zusammenbringt. Wir möchten sie auch ganz gern in der Region behalten. Vor allem, weil uns am Anfang viele alt eingesessene Basler geholfen haben, unser Projekt in die Realität umzusetzen.
Löffler: Wir haben dieses Jahr internationale Referenten aus 29 Ländern am CLINAM-Summit. Das CLINAM-Konzept ist als «Debate Conference» strukturiert – eine Methode, die ich 2005 entwickelt habe. Jeder Redner hat zehn oder fünfzehn Minuten Zeit, um sein Thema vorzustellen. Das ist wenig, die Speaker müssen den Vortrag sehr gut erarbeiten, um anzukommen. Die Diskussion der Themen in die Tiefe findet im Anschluss an mehrere Kurzvorträge statt und wird später in den Lounges im Foyer vertieft. Das macht CLINAM zu einem sehr lebendigen Anlass.

Wie wichtig ist Öffentlichkeitsarbeit für Sie und CLINAM?
Löffler: Es wäre sehr gut, wenn wir nicht nur Fachkräfte, sondern auch die Öffentlichkeit für unser Thema interessieren könnten. Wir hatten dazu bisher einfach zu wenig Zeit und Kapazität. Patrick Hunziker hat schon öfter Vorträge auch für Laien durchgeführt, um zu erklären, was die Nanowissenschaften sind und was die Nanomedizin genau beinhaltet. Er war auch an Schulen und konnte dieses komplexe Thema den Schülern einfach und verständlich näherbringen. Natürlich würde es uns freuen, wenn unser international ausgerichteter Kongress auch regional bekannter würde. Wir könnten uns zum Beispiel vorstellen, einen Anschlusstag für die breite Öffentlichkeit zu organisieren.
Wie könnte man die Stiftung und den Kongress besser unterstützen?
Hunziker: Wir hoffen natürlich, von der Universität noch mehr Rückenwind zu spüren. Es wäre auch schön, wenn die Finanzierung eines Tages einfacher werden könnte, indem sich der Standort Basel längerfristig für das Projekt CLINAM engagiert und anerkennt, dass es als Unikat förderungswürdig ist. Basel ist ein guter Standort und ich bin sicher, dass die Region von unserem Kongress und der Stiftung profitiert.

Wo sehen Sie die Nanomedizin in 10 Jahren?
Hunziker: Die Nanomedizin wird zu einer Grundlagentechnologie der Medizin der Zukunft. Dies wird so normal sein, dass der Begriff «Nanomedizin» vielleicht sogar verschwindet. Bei den heutigen Smartphones spricht auch keiner mehr von Mikrotechnologie, obwohl dies faktisch der Fall ist – und genau das wünsche ich mir für die Nanowissenschaften. In der medizinischen Diagnostik wird meines Erachtens die Technologie bald angewendet und die personalisierte Medizin wird in 15 bis 20 Jahren Standard sein.

Interview: Ralf Dümpelmann und Nadine Aregger, i-net

*Patrick Hunziker hat in Zürich Medizin studiert und liess sich zum Facharzt für innere Medizin, Kardiologie und Intensivmedizin ausbilden. Ende der 1990er Jahre begann Patrick Hunziker sich als erster Arzt in der Schweiz für die Einführung der Nanotechnologie in die Medizin zu interessieren. Neben seiner Tätigkeit als stellvertretender Chefarzt der Klinik für Intensivmedizin am Universitätsspital Basel ist Hunziker Gründungspräsident der Europäischen Gesellschaft für Nanomedizin (CLINAM).

*Beat Löffler hat in Basel und Berlin Kommunikationswissenschaften, Recht, Philosophie und Politikwissenschaften studiert und war Generalsekretär bei BioValley Upper Rhine. Heute ist Beat Löffler CEO bei der Europäischen Gesellschaft für Nanomedizin (CLINAM) und Inhaber der Loeffler & Associates GmbH.

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