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report Life Sciences

«Les processus tuent l’innovation»

03.07.2018

Le serial entrepreneur Neil Goldsmith est attiré par de nouveaux projets. Dans un entretien avec lui, nous avons voulu en savoir plus sur le repérage des talents d’entrepreneur et sa participation actuelle à BaseLaunch.

BaselArea.swiss: Vous avez fondé et dirigé plusieurs sociétés au cours des 30 dernières années. Comment avez-vous su que l’entrepreneuriat était votre voie?

Neil Goldsmith: Totalement par hasard. Je visais un PhD, mais un problème politique a soudainement mis un terme à cette ambition et je me suis demandé ce que j’allais faire. Ma première société appliquait la théorie des jeux au secteur de la publicité, mais j’ai vite compris que cela ne répondait pas à mes attentes. C’est alors que je suis tombé sur une offre d’emploi parue dans le Sunday Times: une société de conseil recherchait une personne pour aider et conseiller les nouvelles entreprises qui se lançaient dans le domaine des sciences de la vie. L'une de ces entreprises était située en Suède et m’a recruté plus tard comme médiateur dans le développement des affaires, puis on m’a proposé le poste de PDG dans une société danoise de diagnostic, vendue peu de temps après à Roche. J’avais 31 ans à l’époque. Les investisseurs de cette compagnie m’ont alors demandé de devenir PDG de deux autres start-ups de leur portefeuille et c’est ainsi que, de fil en aiguille, je me suis investi de plus en plus activement dans la création en tant que telle de nouvelles entreprises. Certes, l’initiative venait de moi, mais ensuite mon parcours professionnel est devenu une évidence.

Vous avez souvent fait partie de petites entreprises qui ont ensuite grandi. Comment cette transformation a-t-elle influencé la possibilité d’innover?

Pour moi, l’innovation consiste à voir quelque chose que les autres n’ont pas encore vu. Un phénomène beaucoup plus susceptible de se produire dans les petites entreprises. Les grandes entreprises doivent tôt ou tard mettre en place des processus, et les processus tuent l’innovation. Il y a toujours des exceptions et la possibilité de retarder l’effet des processus. Google, par exemple, a confié de nombreuses décisions aux collaborateurs, en première ligne pour stimuler l’innovation. Mais, pour ma part, je pense que les processus vous ralentissent.

Quelle est la principale différence en termes de gestion entre société privée et société publique et dans quel domaine êtes-vous le plus à l’aise?

Lorsque vous passez du privé au public, vous changez d'investisseurs et de conseil d’administration. Dans le privé, investisseurs et conseil d’administration sont étroitement liés, les membres de votre conseil d’administration ont leurs propres intérêts en jeu. Dans le public, ces rôles sont plutôt éloignés et les membres du conseil d’administration sont davantage des «gardiens». Même s’ils sont très compétents, ils seront inévitablement moins enclins à prendre des risques, ce qui est certainement une bonne chose quand il s’agit d’une banque, mais je ne suis pas sûr que ce soit approprié pour les projets de haute technologie. La nature même de l’entreprise publique altère aussi son mode de communication. Dans une entreprise privée, les débats peuvent être plus ouverts. Vous l’aurez deviné: je suis plus à l’aise dans le privé.

Selon vous, qu’est-ce qui est capital pour le lancement d’une entreprise innovante?

Trouver les bonnes personnes constitue le seul vrai défi. Il ne s'agit pas tant des compétences spécifiques qui sont difficiles à trouver, mais de la capacité à fonctionner dans un environnement très fluide et ambigu. Sans disposer de toutes les ressources ou informations dont vous avez besoin, il faut être capable de prendre les bonnes décisions. Les cadres supérieurs de grandes entreprises peuvent en particulier éprouver des difficultés à s’adapter à une start-up. Tout le monde est capable d’apprendre rapidement, mais si au bout de quelques mois après leur intégration, certains demandent plus de structures et considèrent leur conditions de travail fluides comme chaotiques, il est probable qu’ils ne s’adapteront pas, même si bien sûr, certaines fonctions exigent un cadre structuré. Je dirai que ça fonctionne une fois sur deux.

Vous avez décidé de transférer en Suisse la dernière société que vous avez dirigée, à savoir Evolva. Vous avez quitté Evolva l’année dernière, mais pas la Suisse…

Evolva était à l’origine une société danoise, mais le manque de moyens financiers et de ressources humaines était un frein à nos projets de l’époque. Nous avons envisagé les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse comme sites possibles et finalement, c’est la Suisse qui l’a emporté. Bâle, qui est un pôle des sciences de la vie, était un choix évident. Face à l’impossibilité de trouver des laboratoires, l’organisation précédente de BaselArea.swiss nous a aidés avec BLKB pour l’achat et la transformation d’un vieil entrepôt en laboratoire. Le choix de ce site était une bonne décision et j’apprécie toujours de vivre à Delémont.

Vous n’avez pas une réputation d'oisiveté. Quels sont vos projets actuels?

Je travaille actuellement à la création d'un nouveau groupe d'entreprises, tant dans les secteurs traditionnels de la santé que dans le secteur de la consommation. Ces deux domaines ont un potentiel énorme, mais ont besoin de nouveaux modèles d'affaires. Je suis également membre du conseil d'administration de la société de biotechnologie Unibio, qui a réussi à exploiter économiquement le processus de fermentation du méthane en protéines. Je soutiens également les start-ups par le biais d'organisations à but non lucratif telles que BaselArea.swiss et son programme d’accélération dans la santé BaseLaunch.

Quel potentiel voyez-vous sur la scène des start-ups à Bâle et comment contribuez-vous à sa mise en forme avec BaseLaunch?

Au vu des talents dans le domaine des sciences et de l’expertise sans égal en matière de gestion des grandes entreprises, Bâle devrait jouir d’un réel dynamisme dans le secteur des start-ups. Le potentiel financier de la Suisse est un autre atout. Je pense qu’un peu plus de dynamisme est souhaitable. Traditionnellement, les plus grands talents sont récupérés par les grandes entreprises, sans entraîner pour autant un lien fort entre ressources financières et idées. BaseLaunch s’attache depuis deux ans à réduire cette lacune en exploitant les compétences des grandes entreprises pharmaceutiques au profit de la la formation de projets à leurs prémices. Notre objectif futur est d’aller plus loin avec cette approche.

Où trouvez-vous des projets pertinents qui valent la peine d’être défendus?

Lorsqu’une entreprise grandit, elle s’approche inévitablement de ses objectifs. Je ne crois pas avoir jamais observé le contraire. Cela signifie qu’un grand nombre de points intéressants perdent de leur priorité. J’essaie de comprendre ce que les sociétés ne veulent plus, l’idée étant de pouvoir se lancer avec des ressources un minimum travaillées et fondées commercialement. L'innovation ne provient pas uniquement des universités. Parfois, je pense que le secteur public l'oublie lorsqu'il dresse ses offres de soutien.

Quels sont les objectifs et les valeurs que vos projets ont en commun? Y a-t-il un fil rouge?

J’aime créer des produits qui ont du sens et font une réelle différence pour une partie au moins du monde, qui ne sont pas des «me too». Ainsi, avec la société Personal Chemistry que j’ai co-fondée en 1996, nous avons été les pionniers de l’application des micro-ondes à la synthèse chimique organique, et aujourd'hui, la quasi majorité des laboratoires de découverte utilise un ou plusieurs de ces instruments au quotidien. Je suis vraiment heureux lorsque je vois l’un de ces instruments, même s’ils proviennent de l’un de nos concurrents.

Est-il facile pour vous de trouver des fonds pour vos projets?

Ce n’est jamais facile et l’un des problèmes est que les investisseurs aiment chasser en meutes et ont donc tendance à éviter les idées qui se démarquent trop. Même si elles leur plaisent, ils savent qu'ils ne seront pas les seuls à convaincre. L’Europe est trop conservatrice concernant le financement de nouvelles idées. C’est frustrant car je pense que les idées qui sont au-delà du point de mire général peuvent aussi représenter des opportunités, comme les Américains l’ont prouvé maintes et maintes fois.

Selon vous, à quel moment faut-il quitter une entreprise?

Lorsque l’optimisation est atteinte, je pense qu’il est temps pour moi de passer à autre choses. C’est un processus normal que connaissent de nombreuses entreprises: lorsqu’une entreprise a trouvé son juste équilibre, elle s’approche de plus en plus de son optimisation, mais ce n’est plus pour moi. J’aime créer. Et il est clair que je n’emprunte jamais le même chemin deux fois.

report Life Sciences

Versameb raises 6.4 million Swiss francs

18.10.2019

report Life Sciences

T3 Pharma raises more than 12 million Swiss francs

26.09.2019

report Invest in Basel region

«Nous n’hésiterons pas à prendre des risques»

05.06.2018

Vous avez construit une entreprise à partir de zéro. Quels sont les ingrédients essentiels?

Dans le domaine de la biotechnologie, vous avez besoin de trois ingrédients principaux pour monter une entreprise performante: de bons médicaments, de bonnes personnes et un capital suffisant. Bien sûr, il est difficile de savoir quels médicaments pourront être commercialisés ou pas avant de mener une recherche clinique, alors j’ai lancé Roivant dans l’ambition d’avoir un large portefeuille – une entreprise dont le succès serait mesuré par le nombre et la qualité des médicaments que nous livrons sur le marché, mais en même temps une entreprise qui ne serait pas définie par le succès ou l’échec d’un médicament donné. Je crois que le succès à long terme de l’entreprise dépendra de la qualité de nos collaborateurs et de notre culture d’entreprise qui met l’accent sur la création de valeur et l’innovation dans tous les domaines de nos activités. C’est un secteur coûteux et risqué où vous devez investir des sommes considérables avant de connaître le résultat final et je suis très reconnaissant pour le soutien apporté par nos investisseurs. Mais en fin de compte, l’argent que nous avons recueilli n’est pas une réussite en soi, c’est juste un ingrédient. 

Roivant a grandi rapidement. Comment maintenez-vous l’esprit d’entreprise au sein de la société?

Le maintien d’une culture entrepreneuriale est au cœur de notre modèle. Notre société se base sur le principe que les petites entreprises tendent à être plus efficaces, c’est pourquoi nous n’avons pas organisé Roivant comme un centre de commande et de contrôle unique et centralisé. Nous développons au contraire nos activités en créant des filiales en propriété exclusive ou majoritaire, que nous appelons «Vants». Nous employons actuellement plus de 600 collaborateurs dans notre famille d’entreprises, et on peut dire que la préservation de cet état d’esprit entrepreneurial initial est l’une de mes principales priorités pour l’avenir.

Dans quelle mesure les Vants sont-elles libres de trouver leur propre version de l’esprit d’entreprise?

Pensez à Roivant comme un parent qui contribue à l’ADN de chacune de nos Vants. Nous sélectionnons également avec soin les leaders qui apportent leur propre ADN. Chaque Vant ressemble fortement à Roivant mais possède également son propre génotype unique. Il y a des principes culturels communs, mais il y a aussi des traits distinctifs importants et nous voyons cette hétérogénéité comme un avantage concurrentiel.

Comment gérez-vous l’échec?

Nous avons eu la chance de connaître, relativement tôt dans notre histoire, à la fois le succès et l’échec. Nous ne ferions pas notre travail si nous avions seulement remporté des succès, dans la mesure où cela signifierait que nous ne prenons pas suffisamment de risques pour aider les patients. Nous gérons l’échec de trois façons. Premièrement, nous l’acceptons comme une conséquence nécessaire de notre stratégie globale. Deuxièmement, nous constituons un portefeuille diversifié plutôt que de baser le succès de notre entreprise sur un seul médicament. Enfin, nous nous attribuons ouvertement nos échecs et les utilisons comme une opportunité d’apprendre. Lorsque notre médicament contre la maladie d’Alzheimer, l’intepirdine, a échoué dans la phase III, nous n’avons pas tenté d’occulter ou d’édulcorer l’information. Nous n’avons pas non plus réagi de manière excessive et à l’avenir, nous n’hésiterons pas à prendre des risques dans des domaines similaires qui ont d’importants besoins non satisfaits. Au lieu de cela, nous assumerons le risque d’échec en prenant des décisions calculées dans tous les domaines thérapeutiques.

Vous avez choisi d’installer votre siège mondial à Bâle. Quels sont les aspects qui vous ont le plus convaincu concernant le site?

Tout commence avec le talent. Nous croyons en la diversité des talents et nous recrutons à la fois dans et au-delà du secteur pharmaceutique. Bâle est emblématique en ce sens, car cette ville est un réservoir de talents très divers provenant de multiples pays et cultures, parlant des langues différentes et avec des expériences et des antécédents éducatifs variés. Ce mélange crée un environnement chaleureux, accueillant et innovant qui reflète la culture que nous cherchons à développer chez Roivant. En même temps, Bâle est un endroit où a germé le succès de nombreux produits pharmaceutiques et nous voulions y semer une graine tôt dans la vie de notre entreprise. En plus des grandes entreprises multinationales qui ont fait la renommée de Bâle, il y a aussi une forte présence de jeunes entreprises dynamiques qui s’inspirent de cette tradition et nous espérons en faire partie.

Comment s’est passée l’installation de Roivant à Bâle jusqu’à présent? Vos attentes ont-elles été satisfaites?

Oui, mis à part un détail: Bâle ne semble pas croire en la climatisation! Blague à part, nos attentes ont été dépassées à bien des égards. J’ai trouvé la population très accueillante et nous nous sommes immédiatement sentis chez nous ici. Nous avons été en mesure de recruter des talents de façon très efficace, et nous avons engagé un dialogue positif avec plusieurs entreprises de la région. Nous continuons à rechercher de nouvelles opportunités dans la région, et nous sommes ravis de la façon dont cet écosystème nous a accueillis et nous a permis de prospérer. Les partenariats que nous avons forgés dans la région sont cruciaux pour nous, notamment BaselArea.swiss et son programme d’accélération BaseLaunch.

Nous sommes heureux de pouvoir compter sur votre participation. Comment contribuez-vous à l’accélérateur?

Notre modèle d’affaires est d’accélérer le lancement de nouvelles entreprises dans notre groupe, il est donc logique que nous fassions partie de BaseLaunch. Nous pouvons utiliser notre expertise pour aider d’autres entreprises à accélérer leurs propres lancements et à développer leurs activités. Nous soutenons BaseLaunch dans le processus de sélection de nouveaux projets et nous offrons conseils et mentorat. Pour nous, c’est un excellent moyen d’exprimer notre soutien à la scène locale des startups et de développer nos relations avec d’autres entreprises à Bâle. Nous sommes heureux d’en faire partie.

Quelles sont les perspectives pour le siège à Bâle?

En bref, nous allons continuer de croître. Pour toutes les Vants, Bâle sera un centre d’affaires à partir duquel elles pourront développer et maintenir des partenariats en Europe. Nous avons débuté comme entreprise axée sur les médicaments abandonnés. Mais nous sommes également désireux d’accélérer le développement de médicaments dans les filières d’autres sociétés. Bâle est un endroit idéal pour le faire avec des entreprises en Europe et dans les pays avoisinants.

report BaselArea.swiss

Leading startups benefit from BaselArea.swiss

05.09.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch supports Switzerland as an innovation location

27.08.2019

report

Meet the BaseLaunch Startups

11.03.2018

Six of the BaseLaunch startups recently started Phase II. They received either grants up to 250,000 Swiss francs or gained free of charge access to BaseLaunch laboratory and office space at the Switzerland Innovation Park Basel Area. Hear what the startups, the BaseLaunch team and selection committee members experienced in the first year. Find out more about what makes BaseLaunch unique.

The BaseLaunch accelerator is now open for applications for the second cycle. Entrepreneurs with a healthcare based project or a game-changing innovation in diagnostics, medtech or related field at the pre-seed or seed funding stage are invited to submit their applications to the program.

Following the application deadline on 14 May, promising projects will be admitted to the accelerator program for a period of 15 months. In phase I, the startups will benefit from the support of industry experts, office- and laboratory space free of charge and access to healthcare partners. After three months, they will be invited to present their idea to the selection committee. They will determine which promising startups will proceed to Phase II that runs for one year.

BaseLaunch is backed by five industry leaders — Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer, Roche and Roivant Sciences. Other public and private partners such as KPMG and Vossius & Partner also support the initiative.

report Life Sciences

Synendos Therapeutics awarded EU funding

29.07.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is a world-leading accelerator

06.06.2019

report BaselArea.swiss

Treize projets de start-up ont été retenus pour la première phase de BaseLaunch

18.09.2017

BaseLaunch, le programme d’accélération dédié au secteur de la santé de BaselArea.swiss, a été lancé le 14 septembre. Le comité de sélection a choisi 13 projets pour la phase I parmi plus de 100 candidatures provenant de plus de 30 pays. Pendant trois mois, les élus pourront affûter leur Business Case avec des experts du secteur.

Plus de 100 projets provenant de plus de 30 pays ont été déposés pour le programme d’accélération BaseLaunch de BaselArea.swiss. Ils portaient sur des thèmes variés allant des produits thérapeutiques au diagnostic en passant par la santé numérique et la technologie médicale. Le comité de sélection a nommé treize projets prometteurs pour la première phase, contre les 10 prévus initialement. «Nous avons été impressionnés par la capacité d’innovation des candidatures», déclare Trudi Haemmerli, présidente du comité ainsi que CEO de PerioC Ltd et Managing Director de TruStep Consulting GmbH. «Nous sommes impatients de voir comment les projets sélectionnés vont tirer parti de la phase I pour affûter leur Business Case.»

Stephan Emmerth, Business Developement Manager pour BaseLaunch chez BaselArea.swiss, souligne que les projets sélectionnés ont des objectifs très variés: développer de nouvelles approches de traitement de maladies comme Alzheimer, des immunothérapies d’un nouveau genre, des méthodes d’administration des médicaments innovantes ou la nouvelle génération de thérapies géniques dans le traitement du cancer. D’autres projets ont pour but de développer de nouveaux procédés de diagnostic pour trouver des biomarqueurs des cancers ou révolutionner l’identification de maladies neurologiques à l’aide de méthodes de mesure numériques.

Le stade de développement des projets était lui aussi très vaste. On comptait aussi bien des projets visant la création d’une entreprise dans le cadre de BaseLaunch que des start-up qui avaient déjà franchi les premières étapes du financement et souhaitaient poursuivre leur développement avec BaseLaunch. Le parcours professionnel des créateurs d’entreprise était lui aussi très varié. Certains des candidats sélectionnés pour la phase I ont une longue expérience en recherche et développement dans leur secteur, d’autres sont des créateurs d’entreprise diplômés de l’université.

«Nous avons sélectionné les projets les plus prometteurs. Les projets doivent en outre profiter au maximum de BaseLaunch et de l’écosystème régional dans les sciences de la vie», souligne Alethia de León, Managing Director chez BaseLaunch. Une attention particulière a par ailleurs été accordée à une base scientifique et technique solide, à un haut degré d’innovation et au potentiel entrepreneurial de l’équipe de fondateurs. Mme De León a également souligné que le processus de sélection a été productif. Le comité de sélection se compose notamment de représentants de partenaires du secteur de la santé: Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer et Roche: «Les discussions pendant le processus de sélection ont été très constructives.»

A compter du 14 septembre, les treize start-up sélectionnées auront trois mois pour développer leur idée commerciale. Elles pourront compter sur le soutien de l’équipe de BaseLaunch ainsi que d’entrepreneurs et de conseillers expérimentés. Pour cette première phase, les projets sont dotés chacun jusqu’à 10’000 francs. Ensuite, le comité de sélection sélectionne parmi les projets de la phase I trois projets pour la phase II, qui dure douze mois. Les projets sont soutenus jusqu’à 250 000 francs. Les start-up ont en outre accès au laboratoire BaseLaunch du Switzerland Innovation Park Basel Area, les aidant à franchir des étapes importantes dans la recherche et à développer leur Business Case.

Aperçu des projets sélectionnés:

ABBA Therapeutics développe de nouveaux anticorps thérapeutiques pour l’immunothérapie anti-cancer.

Le projet β-catenin vise à développer de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement du cancer du côlon, du poumon, du foie, du sein, du cerveau et de l’ovaire permettant au corps de se libérer des protéines pathologiques.

CellSpring analyse les cellules humaines qui se sont développées dans un milieu tridimensionnel spécifique pour concevoir de nouveaux outils de diagnostic des cancers à un stade précoce.

Eyemove s’efforce de détecter des maladies neurologiques à un stade précoce grâce au suivi des mouvements oculaires.

Polyneuron Pharmaceuticals s’efforce de développer une nouvelle classe de médicaments prometteurs pour traiter les maladies auto-immunes.

Le projet SERI développe de nouveaux médicaments pour le traitement des troubles anxieux et du stress. Ils modulent l’activité du cannabinoïde dans le corps humain.

SunRegen développe de nouveaux médicaments contre les maladies neurodégénératives.

T3 Pharma développe la nouvelle génération de traitements du cancer à l’aide de bactéries.

T-CURX s’est fixé pour mission de développer la future génération d’immunothérapies à base de cellules CAR-T grâce à la plateforme «UltraModularCAR».

TEPTHERA s’est fixé comme objectif de proposer de nouveaux vaccins thérapeutiques contre le cancer.

TheraNASH développe des médicaments personnalisés pour le traitement de la stéatose hépatique non alcoolique (NASH), une maladie à l’origine du cancer du foie qui progresse dans le monde.

VERSAMEB développe de nouvelles approches dans le domaine de la médecine régénérative.

Une société biotechnologique, qui souhaite rester anonyme, développe des médicaments immuno-oncologiques novateurs.

report Life Sciences

T3 Pharmaceuticals wins W.A. de Vigier Award

28.05.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is top European accelerator

21.05.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch can take full advantage of the potential of Basel's life sciences ecosystem

15.03.2017

The new accelerator for healthcare ventures, BaseLaunch, wants to link the best start-ups to the Basel region – and in doing so, provide impulses for major players. The project will consistently focus on quality and the concentrated know-how in the region, says Managing Director Alethia de Léon.

Financial support through BaseLaunch can be as high as CHF 10’000 per project. Startups accepted for the second phase will receive grants up to CHF 250’000. Other regions have tens of millions at their disposal. Are you even competitive?

Highly generous programmes in the EU and around the world have shown that it is not enough to distribute a lot of money with open hands. Rather, we have to make sure that the investments go to the most promising projects, namely those with a suitable team likely to effect a successful development from an idea to the market. In short: quality – and not quantity – has topmost priority for BaseLaunch.

What makes BaseLaunch unique?

BaseLaunch focuses on the entrepreneurs. Startups accepted for the programme will receive non-repayable funding, instead of equity financing that has to be repaid. Additionally, Basel is a life sciences ecosystem with one of the highest densities of biopharmaceutical enterprises globally and has an incredible pool of talents and specialists. Our healthcare partners, Pfizer, Johnson & Johnson Innovation, and Novartis Venture Fund offer direct access to valuable industry knowledge and experience relevant to develop and boost transformative healthcare solutions. Together, this allows us to give market-relevant advice suited to the needs of every single start-up company.

What types of projects is BaseLaunch especially suitable for?

BaseLaunch is open to all projects in the healthcare field. Geographically, our focus is on Switzerland and Europe. Our laboratories in Switzerland Innovation Park Basel Area specialise on therapeutics, but innovative concepts in the diagnostic and medtech fields are also welcome to participate in the accelerator.

Operationally, the accelerator is managed by BaselArea.swiss but operates under a different name. Why such a setup?

BaseLaunch seeks to find the most innovative and promising healthcare start-ups, support them and embed them into the local healthcare ecosystem. This makes BaseLaunch an important part of the core activity of BaselArea.swiss. Due to the different financing and decision-making structures and in line with a focussed market presence and a particular target groups, it made sense to launch the project under a different name.

Is it then the role of the state to invest in start-ups?

No public funds are invested in the projects. The cantons are financing the operational running of BaseLaunch. But what goes directly into the start-ups comes from the private sector. With BaseLaunch, BaselArea.swiss is thus providing the right framework conditions as a neutral partner of industry fostering the emergence of new companies with suitable programmes. And don’t forget that other places are very much on the offensive with public resources. It’s important not to fall behind. We have to remain in the fiercely competitive bid to be an attractive location – without, however, distorting our liberal economic order.

Why do we need more start-ups?

Start-ups are needed first and foremost to create added value from knowledge. If we invest billions into academic research, this also needs corresponding structures to make innovations out of inventions. It’s been shown that start-ups are taking on a more and more decisive role in this respect. In addition, start-ups have the potential to grow rapidly when successful and create a great number of high-quality jobs. Actelion, which began as a start-up, is the best example of this. While BaseLaunch succeeds in working with the best start-up projects, this also generates impulses for established companies and the ecosystem as a whole. BaseLaunch thus contributes toward raising the region’s attractiveness as Europe’s leading life sciences hub.

Is the Basel region even interesting for start-ups? Isn’t the cost of living likely to frighten away entrepreneurs?

Silicon Valley, London or Boston is not more affordable. The unique advantage of Basel’s life sciences ecosystem – its concentration of talent, pharmaceutical decision-makers and capital, which are unrivalled in Europe – ultimately tip the balance in our favour in the eyes of company founders. We have seen that the Basel region scores well in these critical areas – which are “must haves” especially for young companies – that, all things considered, the overall package is more than enough. This can be seen in the steady increase in companies being founded from outside the region in recent years.

For more information about the project, please visit www.baselaunch.ch

 

About Alethia de Léon

Born in Mexico, Alethia de Léon studied at Massachusetts Institute of Technology and Harvard Business School. After working in healthcare investment and product development, she was Global Head of Search and Evaluation, Business Development and Licensing for the Neuroscience Business at Novartis until 2015. In addition to managing BaseLaunch, Alethia de Léon is CEO and founder of the start-up Senes Science GmbH.

 

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Alentis raises 12.5 million Swiss francs

30.04.2019

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Fully equipped lab spaces at the Switzerland Innovation Park Basel Area

29.04.2019

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BaseLaunch : l’accélérateur pour start-up prometteuses actives dans le domaine de la santé...

22.02.2017

BaseLaunch, le nouvel accélérateur suisse dédié au secteur de la santé, entend permettre à des start-up triées sur le volet d’accéder à l’écosystème des sciences de la vie de la région bâloise. Le programme BaseLaunch a été lancé par BaselArea.swiss, qui en assume la gestion opérationnelle. Il bénéficie du soutien du Novartis Venture Fund, de Johnson & Johnson Innovation, de Pfizer ainsi que de partenaires tels que l’incubateur de digitalswitzerland Kickstart Accelerator.

BaselArea.swiss, l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura, a annoncé aujourd’hui le lancement du programme BaseLaunch, le nouvel accélérateur suisse visant à promouvoir la création de start-up actives dans le domaine de la santé. Mettant à profit la position unique dont bénéficie la région bâloise en tant que pôle mondial des sciences de la vie, sa popularité croissante parmi les investisseurs ainsi qu’un programme s’adressant aux entrepreneurs de la santé, BaseLaunch entend attirer la nouvelle génération d’entreprises innovantes.

«Il est nécessaire que les start-up évoluent dans un environnement sain et cohérent en vue de renforcer et de continuer à faire progresser l’exceptionnelle compétitivité de la place économique suisse qui se hisse au rang d’élite dans le domaine des sciences de la vie», a affirmé Domenico Scala, président de BaselArea.swiss. «La Suisse a beaucoup à faire à cet égard et BaseLaunch relève d’une initiative stratégique visant à pallier cette lacune.»

«L’expertise de BaselArea.swiss dans la mise en relation d’innovateurs et le soutien aux entrepreneurs permettra au programme BaseLaunch de se concentrer pleinement sur les besoins non satisfaits des start-up actives dans le secteur de la santé tout en contribuant dans le même temps à l’excellent climat d’innovation en Suisse, en particulier dans le domaine des sciences de la vie», a ajouté Christof Klöpper, CEO de BaselArea.swiss. En tant que section désignée de l’incubateur de digitalswitzerland Kickstart Accelerator pour la santé et en tant que partenaire d’organismes publics et privés institués, BaseLaunch est étroitement aligné sur des initiatives nationales et régionales clés.

BaseLaunch a d’ores et déjà recueilli le soutien d’entreprises biopharmaceutiques internationales et de champions de l’innovation, à savoir le Novartis Venture Fund, Johnson & Johnson Innovation et Pfizer. Ces partenaires du secteur de la santé s’engagent aux côtés de BaseLaunch dans le but d’identifier et de promouvoir des innovations transformationnelles répondant à des besoins médicaux non comblés.

«Le programme BaseLaunch vise à encourager les meilleurs innovateurs dans le domaine de la santé en leur offrant un accès rapide aux financements ouverts aux créateurs d’entreprise, à l’information, à l’industrie et à des infrastructures ultramodernes. Nous souhaitons leur permettre d’être pleinement intégrés dans la chaîne de valeur des sciences de la vie et les guider individuellement dans cette voie», a expliqué Alethia de Léon, Managing Director de BaseLaunch.

Le programme comprend deux phases s’étendant sur 15 mois au total. Pendant la première phase de trois mois, les entrepreneurs collaborent étroitement tant avec l’équipe de BaseLaunch qu’avec un réseau d’entrepreneurs en résidence, de conseillers et de consultants afin de peaufiner leurs dossiers commerciaux. BaseLaunch peut accorder un soutien financier de CHF 10 000.– par projet. Jusqu’à trois start-up sélectionnées pour la seconde phase auront la possibilité d’obtenir un financement d’une année pouvant atteindre CHF 250 000.– en vue de générer des données et de franchir les grandes étapes de leur projet commercial dans les laboratoires du Switzerland Innovation Park Basel Area.

BaseLaunch a fixé la clôture des candidatures au 30 juin 2017 pour le cycle inaugural du programme d’accélération. D’autres cycles du programme débuteront fin 2018 et 2019. Un comité de sélection composé d’experts du secteur désignera les entreprises invitées à chaque cycle du programme.

 

Commentaires des partenaires de BaseLaunch du secteur de la santé

Richard Mason, Head of the London Johnson & Johnson Innovation Centre:
«Offrant des financements et un accès aux laboratoires à des startup sélectionnées, sans aucune condition, ce programme illustre notre volonté de créer dans la région de Bâle un environnement le plus propice possible aux entreprises qui se mettent au service des sciences de la transformation et des bonnes idées en Suisse.»

Dr Anja König, Managing Director, Novartis Venture Fund:
«Nous nous réjouissons de contribuer à la dynamisation de la région bâloise, le centre de gravité des entreprises européennes de la santé, en proposant aux start-up le soutien dont elles ont besoin pour faire avancer leurs idées.»

Uwe Schoenbeck, Chief Scientific Officer, External Research and Development Innovation & Senior Vice President, Worldwide Research and Development, Pfizer:
«Grâce au soutien apporté par Pfizer au programme BaseLaunch, nous espérons réduire le temps qu’il faut à une initiative scientifique prometteuse pour déboucher sur un médicament potentiel.»

 

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Event Impressions and some Key Quotes: Perfecting Partnerships for Life Sciences Startup S...

02.04.2019

report Life Sciences

New at Switzerland Innovation Park Basel Area: SunRegen

05.03.2019

report BaselArea.swiss

Basel initiative supports life sciences start-ups

01.02.2017

BaseLaunch, an accelerator initiative launched and run by the location promotion organisation BaselArea.swiss, is a new partner of the start-up accelerator Kickstart. Life sciences start-ups will be promoted through a second Kickstart programme.

BaseLaunch, which will be launched on 22 February, is an accelerator initiative that aims to create the next generation of groundbreaking healthcare companies in the Basel region, according to a BaselArea.swiss announcement. The collaboration with Kickstart, one of the Europe’s largest multi-corporate start-up accelerators and an initiative of digitalswitzerland, will contribute towards accomplishing this objective. Kickstart is now starting a second programme.

“With the second edition taking place in Zurich and the extension of the programme to Basel, Kickstart will be one step closer to becoming the largest European start-up accelerator,” said Nicolas Bürer, managing director of digitalswitzerland, in a Kickstart statement. Kickstart describes Basel as a life sciences “hot spot” and says that the partnership will make it possible to “tap into the unexplored innovation potential”.

Kickstart Accelerator will select a shortlist of up to 30 start-ups that will be given the opportunity to develop their ideas in an 11-week programme at Impact Hub Zurich. In addition to life sciences, start-ups from the food sector, fintech, smart cities, and robotics and intelligent systems are also eligible.

The start-ups will receive support from experienced mentors and partner companies, and will have the chance to win up to CHF 25,000 as well as receiving a monthly stipend.

“Cooperation between the start-ups and corporate partners will allow the entrepreneurs to benefit from the corporates’ know-how and large customer networks, as well as enable them to develop new technologies and disruptive products together,” commented Carola Wahl, head of transformation and market management at AXA Winterthur, one of the corporate partners.

Interested start-ups can apply at Kickstart Accelerator.

 

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