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report Life Sciences

«Nous ne faisons aucun compromis lorsqu’il s’agit de créer l’entreprise au plus fort poten...

26.08.2019

Versant Ventures dispose d’une solide expérience dans la création d’entreprises performantes comme Therachon, Black Diamond ou CRISPR Therapeutics. Nous nous sommes entretenus avec Alex Mayweg, associé au sein de l’équipe Versant Ventures à Bâle, de la magie de la société de conseil Ridgeline Therapeutics, de la transposition des avancées scientifiques en programmes pharmaceutiques fructueux et des tendances futures en matière de découverte de médicaments.

Alex, quelles sont les activités de Versant Ventures?

Alex Mayweg: Versant Ventures est une société de capital-risque leader au plan mondial qui est spécialisée dans le secteur de la biotechnologie et excelle dans les investissements précoces et la création d’entreprises. Nous venons juste de célébrer nos vingt ans d’existence. Notre stratégie vise à identifier à l’échelle globale les opportunités les plus innovantes qui sont susceptibles de révolutionner l’industrie pharmaceutique. Nous avons trois façons de procéder: nous investissons dans des entreprises existantes avec d’autres partenaires, mais dans 50% des cas, nous créons et assurons le financement initial entièrement par nous-mêmes. En plus de cela, nous exploitons des moteurs de découverte comme Ridgeline Therapeutics: ils nous permettent de développer la science, d’évaluer les risques et d’y répondre afin de transformer les découvertes en programmes de recherche et en entreprises. Pour ce faire, nous avons réuni certains des meilleurs professionnels de l’industrie pharmaceutique. Ils contribuent à faire avancer la science et à bâtir des entreprises qu’ils finissent parfois par intégrer lorsque ces sociétés nouvellement créées prennent leur essor.

Versant Ventures a établi son siège à San Francisco et dispose d’antennes aux Etats-Unis, au Canada – et à Bâle. Pourquoi avoir choisi le pôle économique bâlois?

En Europe, Versant s’appuie sur de solides antécédents. Nous avons financé ici plusieurs entreprises prospères, comme CRISPR Therapeutics ou Therachon, qui a récemment été rachetée par Pfizer. Nos bureaux de Bâle sont établis ici depuis longtemps et grâce à la société de conseil que nous avons lancée il y a trois ans, nous pouvons désormais récolter directement l’extraordinaire expertise qui existe dans la région dans le domaine de la découverte de médicaments. Des milliers de spécialistes vivent ici, ce qui est sans équivalent en Europe et rend, à mon avis, la région globalement très compétitive. Nous avons déjà investi 100 millions de dollars dans des entreprises bâloises créées avec l’aide de Ridgeline. Nous sommes très engagés localement, même si certaines de nos entreprises pourraient également être appelées à se développer aux Etats-Unis. Beaucoup ont une double implantation.

De quelle manière fonctionne Ridgeline?

A la façon d’un moteur de découverte: une excellente équipe crée des entreprises qui utilisent Ridgeline comme une ressource et un appui pour se construire. C’est un modèle magnifique. Nous créons des entreprises visionnaires qui, avant de conquérir leur indépendance, bénéficient dès le départ du soutien de personnes qui savent ce qu’elles ont à faire pour établir une base de données solide et pour mettre en place une stratégie adaptée. Nous pouvons ainsi attirer des talents que les jeunes start-up ont parfois du mal à recruter. Nous avons à disposition un pool formidable de biologistes, biologistes cellulaires, oncologues, immunologistes et chimistes dotés d’une expérience à la fois approfondie et étendue dans leurs domaines.

Dans quelle sphère se déploient vos activités?

Nous ne nous fixons aucune limite. Nous avons des entreprises qui se concentrent sur les petites molécules et sur les protéines. Les anticorps recèlent un potentiel incroyable, mais nous n’avons pour l’instant pas fait de découvertes réellement excitantes. Pour nous, la thérapie cellulaire et les autres techniques émergeant dans la région ouvrent aussi des perspectives prometteuses. Il serait très intéressant que la Suisse affirme sa présence dans ce domaine, qui se distingue selon moi par une activité en plein essor et une science d’excellence.

Où trouvez-vous la science qui vous enthousiasme – ou est-ce la science qui vous trouve?

C’est un mélange des deux. Nous identifions les thèmes dont nous pensons qu’ils vont gagner en importance et nous recherchons activement des universitaires réalisant des travaux sur ces thèmes. Nous devons miser sur l’avenir et identifier les meilleurs spécialistes. Très souvent, nous les trouvons en Europe et en Suisse, pour ainsi dire sur le pas de notre porte.

Les chercheurs sont souvent très attachés à leurs recherches, et il est connu que Versant implique souvent ses propres collaborateurs dans la création d’entreprises. Comment gérez-vous ces sources de conflits potentiels?

Je suis toujours surpris de voir combien les gens sont capables d'évoluer, ce qu’ils peuvent apprendre et comment ils s’épanouissent dans leurs carrières. Il est extrêmement important pour nous de les soutenir dans cette démarche. Force est de reconnaître que la découverte de médicaments est difficile, qu’elle exige de l’expérience et ne va pas sans quelques cicatrices dues aux échecs rencontrés pour être efficace. Si vous n’utilisez pas votre expérience et si vous ne mettez pas en place une stratégie appropriée, vous pouvez appliquer la bonne technologie à la mauvaise cible. Associer des universitaires engagés, des entrepreneurs et des équipes de spécialistes tant de la découverte de médicaments que du leadership s’est avéré très fructueux. Naturellement, cela signifie que Versant joue un rôle important dans la création des entreprises.
Nous ne faisons aucun compromis lorsqu’il s’agit de créer l’entreprise au plus fort potentiel dans un espace donné. Nous avons de grandes ambitions et je pense que c’est la bonne manière de voir les choses quant à ce qui est nécessaire pour mettre sur pied une telle entreprise. Avec plus de 150 sociétés à son actif, Versant dispose d’une expérience qui lui permet de puiser dans une vaste source de connaissances.

Avant de rejoindre Versant Ventures, vous avez travaillé dans la découverte de médicaments chez Roche. En quoi est-ce différent de poursuivre cette activité au sein d’un fonds d’investissement?

Roche est un endroit formidable – en fait, c’est là que j’ai appris presque tout ce qu’il y a à savoir sur le développement de médicaments. La biotechnologie soutenue par le capital-risque constitue une aventure très différente. Nous découvrons chaque année des centaines de technologies innovantes et il est incroyablement excitant d’avoir l’opportunité de sélectionner les plus probantes et de les intégrer à des entreprises. Nous investissons dans des innovations et des technologies à la pointe du progrès avec des équipes qui sont au départ certes restreintes, mais focalisées sur leur but. De nos jours, la disponibilité du capital est incroyable. Il est désormais possible de lancer et de mettre en œuvre des programmes de recherche avec des équipes expérimentées sans passer par les grandes compagnies pharmaceutiques ou en recourant à des sociétés de recherche contractuelles, ce qui était impossible sous cette forme il y dix ans.

Combien de capital Versant investit-il avant d’ouvrir sur l’extérieur?

Nous réservons des dizaines de millions pour nos entreprises et les montants investis dépendent toujours de l’entreprise, de la façon dont nous les faisons prospérer et dont nous les répartissons. Si une entreprise ou une technologie exigent des fonds que nous ne sommes pas en capacité d'apporter, nous pouvons faire appel plus tôt à d’autres investisseurs. Je dirais cependant que nous sommes capables de lancer des entreprises avec des capitaux beaucoup plus importants qu'habituellement dans la région.

Les sommes investies ne semblent pas cesser d’augmenter. Quelle en est la raison?

Il faut des poches bien garnies pour créer des entreprises leader dans leur domaine et lorsque la technologie est si vaste qu’elle offre des applications multiples, vous n’avez pas envie de nourrir ces opportunités au compte-goutte. Mettre au point de nouveaux médicaments est difficile et onéreux. Nous voyons des entreprises qui sont persuadées qu’elles peuvent amener une molécule au stade clinique avec trois millions de capital de départ. Nous savons qu’elles vont avoir besoin de beaucoup plus. Parallèlement, nous ne levons pas non plus des montants hors norme. Développer la biotechnologie en s’appuyant sur des fonds d’investissement constitue un modèle qui contribue à optimiser la manière dont nous utilisons le capital pour créer de la valeur.

Quel est votre premier réflexe une fois que vous avez décidé d’investir?

Nous minimisons les risques et nous explorons de possibles stratégies, ce qui signifie, entre autres, que la science doit pouvoir être reproductible si elle est mise en d’autres mains. Nous nous impliquons à un stade précoce, ce qui nous permet d’évaluer très précisément les risques scientifiques. Cette proximité nous permet de mieux comprendre ce que cela signifie de promouvoir la science et d'en devenir les promoteurs. Les scientifiques ont tendance à tomber amoureux de leurs recherches, mais si Versant est aussi convaincu de l'intérêt de leurs travaux et les valide, cela constitue un atout de poids pour lever des fonds additionnels et convaincre les investisseurs suivants.

L’échec constitue-t-il une option?

Qui dit industrie pharmaceutique dit presque inévitablement pertes. Les grandes compagnies démarrent avec 50 programmes qui sont ensuite réduits à 30 et 10 finissent par atteindre le stade clinique. Vous éliminez toujours des programmes. Il est intéressant de noter que le taux de déperdition est relativement bas au sein de notre portefeuille. La science n’en demeure pas moins la science et les fruits escomptés ne sont pas toujours au rendez-vous. Bien que nous planifions toujours la mise au point de médicaments de manière linéaire, la voie de la découverte s’avère souvent tortueuse. Il est fort possible que vous n’arriviez pas à faire ce que vous aviez prévu de faire au départ. Néanmoins, le modèle du capital-risque n’a de cesse de maximiser, de préserver et de tirer profit de la valeur générée. Il arrive rarement que vous restiez les bras croisés à laisser la situation se dégrader.

Qu’attendez-vous de l’avenir de la biotechnologie?

Si l’on se penche sur les innovations thérapeutiques qui ont jalonné l’histoire de l’industrie chimique dans la région de Bâle, on constate qu’il existe des courbes d’évolution qui couvrent plusieurs décennies. Les cycles passés ont permis d’améliorer l’espérance de vie et la survie au cancer, de réduire le taux de mortalité dû aux pathologies cancéreuses et induit un fort recul des maladies infectieuses. La biotechnologie nous fait vivre une révolution incroyable. Il y a des années de cela, les petites molécules, puis les anticorps ont été découverts. Toute une gamme d’options s’offre désormais à nous, des petites molécules aux matériaux biologiques en passant par la thérapie cellulaire, l’édition génomique, la thérapie génique et d’autres, ce qui libère un énorme potentiel d’innovation. Nous ne nous contentons pas de choisir les meilleures opportunités parmi les courbes d’évolution existantes, nous visons également à en générer de nouvelles. Comme le soulignait récemment l’un de mes partenaires chez Versant: «La meilleure technologie est celle qui n’a pas encore été inventée, mais une chose est sûre: dès qu’elle le sera, nous allons la dénicher et construire une entreprise incroyable autour d’elle.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur la manière dont Versant Ventures fonctionne et sur son moteur de découverte Ridgeline Therapeutics, rejoignez-nous à Bâle le 18 septembre pour assister à la présentation d’Alex Mayweg: Investor Spotlight: Ridgeline Therapeutics – A Versant Ventures Discovery Engine

report Life Sciences

Fresh capital for biopharmaceutical companies

09.09.2019

report BaselArea.swiss

Leading startups benefit from BaselArea.swiss

05.09.2019

report BaselArea.swiss

33 entreprises récemment implantées créent des centaines d'emplois

28.03.2019

BaselArea.swiss a pu célébrer d’importants succès en 2018. Elle a convaincu 33 entreprises − soit sept de plus que l’année précédente − de venir s’installer dans la région économique de Bâle. 16 entreprises européennes, dont neuf allemandes, sont venues s’y installer. BaselArea.swiss a en outre apporté son soutien à six entreprises suisses dans leur recherche d’un site adapté dans la région de Bâle. Parmi les entreprises nouvellement implantées, 19 sont issues du secteur des Sciences de la vie et de la chimie.

Ces entreprises nouvellement implantées dans la région économique de Bâle ont déjà créé 139 emplois, et prévoient d’en créer 296 autres dans les prochaines années. Les entreprises manifestent un grand intérêt à s’implanter dans la région de Bâle; en témoignent les plus de 400 conseils personnalisés en Suisse et à l’étranger et les 69 visites d’investisseurs et de délégations d’entreprises à Bâle que BaselArea.swiss a organisées en 2018.

Outre la promotion économique, la deuxième mission clé de BaselArea.swiss, à savoir l’encouragement de l’innovation, s’est remarquablement bien développée. BaselArea.swiss a apporté son soutien à 72 start-up lors de leur création. Comparé à l’année précédente, neuf entreprises supplémentaires ont ainsi été créées. Il s’agissait avant tout d’entreprises des secteurs des Sciences de la vie et des Technologies de l’information et de la communication.

La demande de conseil et de mentoring a nettement augmenté. Les entreprises ont profité 556 fois de cette prestation qu’offre BaselArea.swiss, soit plus de trois fois plus que l’année précédente. Les manifestations organisées par BaselArea.swiss ont également remporté un franc succès. Près de 6000 participants se sont vus proposer une plateforme pour réseauter et faire émerger de nouvelles idées.

Vous trouverez le communiqué de presse ici. Le rapport annuel 2018 complet de BaselArea.swiss peut être téléchargé au format PDF.

report ICT

Basel promotes itself as digital hub

04.09.2019

report Innovation

Basel is artificial intelligence hub

03.09.2019

report Life Sciences

«Nous sommes une petite entreprise avec un large portefeuille»

05.02.2019

Martine et Jean-Paul Clozel ont créé Actelion en compagnie de deux autres fondateurs, puis en ont fait la plus grande société biotechnologique d’Europe. Actelion et son pipeline de produits en phase finale ont été rachetés par Johnson & Johnson en 2017. A partir des actifs de recherche et développement d’Actelion qui en étaient à l’étape de découverte ou à un stade initial, le couple a alors créé Idorsia, avec l’ambition de bâtir l’une des plus grandes sociétés biopharmaceutiques d’Europe.

Nous nous sommes retrouvés avec Martine Clozel afin d’évoquer sa passion pour la recherche, le point de vue médical sur la science et les besoins des entrepreneurs en devenir dans le secteur des biotechnologies.

BaselArea.swiss: Martine, Idorsia est-elle la nouvelle Actelion?

Martine Clozel: En partie, oui. Nous continuons à réaliser des choses complexes. En ce sens, rien n’a changé. Notre culture et nos objectifs sont les mêmes qu’au sein d’Actelion: nous désirons trouver de nouveaux médicaments innovants, capables d’avoir un impact important sur la vie des patients. Nous sommes vraiment ravis de poursuivre notre travail de découverte de médicaments. C’est fantastique de pouvoir le faire. L’enthousiasme s’exprime à travers toute l’entreprise, je le vois. Actelion était devenue une grosse société biopharmaceutique, présente dans de nombreux pays. Idorsia, quant à elle, est basée à Allschwil et se concentre sur l'efficacité des activités de recherche et développement. Cela dit, nous pensons déjà à la phase commerciale; nous avons récemment embauché un directeur commercial et ouvert un premier bureau à l'étranger, en l'occurrence au Japon.

Vos décisions concernant votre portefeuille sont-elles uniquement guidées par la science? Ou prenez-vous en considération certains facteurs commerciaux?

Nous savons tous que les besoins médicaux sont immenses pour ce qui touche à l’insomnie, au lupus ou à l’hypertension. Le choix d’une nouvelle indication clinique dépend de la nouvelle molécule, de son mécanisme d’action et de là où la molécule peut avoir l’impact le plus fort en tant que nouvelle thérapie. Nous essayons de faire preuve de beaucoup de pragmatisme et d’emprunter la direction que nous montre la science. En phase II et au‑delà, lorsque nous commençons à avoir une meilleure compréhension et à constater que notre hypothèse se confirme en matière de sécurité et d'efficacité, nous pouvons nous lancer dans le positionnement du médicament en vue de sa mise sur le marché et de son potentiel commercial.

Quelle est votre approche en matière de projets d’acquisition ou de cession de licences?

Nous n’acquérons aucune licence, car nous développons quantité de projets internes fascinants. A l’heure actuelle, dix de nos composés sont en phase de développement clinique. Par ailleurs, plusieurs projets de recherche progressent vers le développement. Toutefois, nous menons des activités en vue de signer des accords de cession de licences – pas parce que ces projets ne sont plus d’intérêt prioritaire, mais parce que notre organisation est bien plus petite qu’avant. Nous ne disposons plus que d’un tiers des capacités de développement clinique que nous possédions par le passé et nous ne pouvons donc pas tout gérer. Nous sommes une petite entreprise dotée d'un large portefeuille.

Etes-vous entièrement focalisés sur vos projets internes? Ou recherchez-vous aussi des collaborations externes?

Nous recherchons des solutions sur mesure. Si nous identifions quelque chose qui peut nous aider, nous collaborons volontiers avec des partenaires externes, que ce soit des universités, des sociétés biotechnologiques ou d’autres entités. En fait, nombre de nos projets débutent à la lecture d’un article ou en tombant sur de nouvelles données intéressantes, sur lesquelles nous avons envie de travailler.

Sur votre site web, vous abordez en premier lieu les symptômes des patients lorsque vous décrivez une maladie, et vous évoquez la science seulement dans un deuxième temps. Comment veillez-vous à toujours rester proches des patients, tant vous-même que vos collaborateurs?

Nous sommes très proches des gens qui sont proches des patients, comme les docteurs, les infirmières, etc. Nous écoutons attentivement et essayons réellement de comprendre les patients. Nous invitons également des patients à nous rencontrer. Je suis docteur en médecine. J’ai donc naturellement un point de vue médical sur tout ce que nous entreprenons dans le domaine de la recherche. C’est l’une des caractéristiques d’Idorsia.

En parlant de collaborateurs, est-il facile de recruter les bonnes personnes?

Ce n’est pas facile, mais c’est partout pareil. Personnellement, j’adore la pharmacologie. C’est fantastique de pouvoir aider les patients, d’en traiter des milliers. C’est vraiment génial et pourtant, tout le monde n’en a pas conscience. Il y a un vrai manque de communication autour de l’intérêt de la recherche pharmaceutique, qu’il s’agisse des améliorations de l’espérance de vie, des révolutions dans le domaine de l’oncologie ou de l’amélioration de la qualité de vie. Tout n’est que progrès. Nous devons parler davantage de l’importance du secteur pharmaceutique pour attirer les prochaines générations de talents.

Il semble que les sociétés biotechnologiques américaines sont plus prospères en restant indépendantes. Quelle en est la raison à votre avis?

Je ne suis pas sûre que cela soit vrai au vu des acquisitions récentes de Celgene, Tesaro, Kite et Loxo par BMS, GSK, Gilead et Eli Lilly, respectivement. Pour n’en citer que quelques‑unes. A l’heure actuelle, les sociétés biotechnologiques restent rarement indépendantes, même aux Etats-Unis, simplement parce que les grandes entreprises s’appuient largement sur leurs découvertes. Avec Actelion, nous avions une vision à long terme ambitieuse. Nous n’avons jamais eu pour objectif de nous faire racheter. Au contraire, nous voulions créer une structure – pas seulement une molécule ou une technique – mais une organisation, qui soit en mesure de découvrir de nombreux médicaments. Nous étions ambitieux et nous prenions des risques, ce qui est relativement rare. Peut-être les sociétés biotechnologiques américaines affichent-elles un peu plus cette ambition, mais l’Europe présente des particularités que le secteur devrait mettre à profit. Par exemple, l’industrie chimique en Suisse et en Allemagne est exceptionnelle. D’une manière générale, l’Europe ne manque pas de travaux scientifiques passionnants et de personnes de talent.

En quoi est-ce gratifiant pour vous de travailler dans une start‑up plutôt qu’une grande entreprise?

Une petite organisation offre plus de liberté et, surtout, plus de proximité entre les faits et la prise de risques. Notre portefeuille est suffisamment modeste pour que la direction connaisse tous les projets. Nous pouvons être très efficaces dans la prise de décisions, ce qui est beaucoup plus compliqué dans les grandes entreprises.

Quel serait votre conseil pour lancer une société biotechnologique?

Il faut penser en même temps à survivre et à être rentable. Adopter une vision large, à court et à long terme, sans se focaliser uniquement sur la prochaine étape, mais en voyant les choses en grand dès le début. Faire preuve de pragmatisme dans les décisions. Et plus particulièrement, ne pas faire les choses seul, s’entourer d’une équipe.

Au sujet du choix d’un partenaire, vous avez créé Actelion et Idorsia avec votre mari. Comment passez-vous du laboratoire à la table à manger?

Mon mari et moi, nous nous connaissons depuis très longtemps. Nous avons en commun la passion de la recherche et de l’aide aux patients. J’ai toujours apprécié de pouvoir discuter des difficultés, mais aussi de partager de nombreux bons moments avec Jean-Paul. Bien évidemment, nous travaillons beaucoup et sommes très impliqués – comme tout le monde chez Idorsia. Nous tentons de tracer une limite claire entre le bureau et la maison, surtout quand nos enfants et petits-enfants nous rendent visite. Nous voulons être disponibles pour eux. C’est difficile, mais nous ne pensons pas constamment au travail et n’en parlons pas tout le temps.

Serez-vous encore à la recherche du prochain médicament dans dix ans?

Je ne pense pas. Je n’ai pas envie de travailler toute ma vie. Un jour ou l’autre, j'aimerais avoir plus de temps à consacrer à ma famille et à mes amis.

Actelion n’est pas seulement connue pour ses médicaments, mais aussi pour son édifice emblématique. Idorsia est domiciliée dans un édifice conçu par Herzog & de Meuron. L’architecture est-elle importante à vos yeux?

Très importante. Ces édifices se dresseront là pendant de nombreuses années. Ils font partie de la culture et du style de Bâle. La Suisse, et Bâle en particulier, sont à l’avant-garde en matière d’architecture. Nous sommes heureux d’avoir pu y participer. L’architecture est le symbole de l’innovation à laquelle nous aspirons. Nous souhaitons que nos collaborateurs travaillent dans de bonnes conditions, avec beaucoup de lumière et de nombreuses possibilités d’interaction – après tout, nous passons un temps considérable au bureau.

Nous avons entendu une histoire drôle au sujet du nom Idorsia, qui serait l’acronyme de «I do research in Allschwil». Quelle est la vraie histoire de ce nom?

J’aime bien cette histoire. En réalité, nous avons eu l’occasion d'utiliser l’un des noms de produits que nous avions déjà protégés, ce qui nous a donné une bonne base de départ pour assurer le nom de l’entreprise.

report Life Sciences

Vaxxilon receives grant for vaccine development

20.08.2019

report Life Sciences

Endress+Hauser develops research facilities

19.08.2019

report Precision Medicine

«Bâle accélère l’engouement pour la blockchain dans le secteur de la santé»

03.12.2018

Marco Cuomo et Daniel Fritz, de Novartis, se sont intéressés à la technologie de la blockchain il y a deux ans. Ils se fixent aujourd’hui un objectif ambitieux: Ils se sont associés à d’autres compagnies pharmaceutiques pour créer, dans le cadre de l’initiative pour les médicaments innovants (Innovative Medicines Initiative), le programme «Blockchain Enabled Healthcare», dont le lancement est prévu en 2019. Présenté lors du Blockchain Leadership Summit de Bâle, la plus importante conférence suisse dans ce domaine, le programme vise à définir le mode de mise en œuvre de la blockchain dans le secteur de la santé.

BaselArea.swiss: Vous travaillez tous les deux pour Novartis, une société réputée pour ses produits pharmaceutiques plus que dans le domaine technologique. Comment vous êtes-vous intéressés aux opportunités que représente la blockchain?

Marco Cuomo: Nous étions curieux et nous voulions déterminer quels problèmes cette technologie pouvait nous aider à résoudre. Une poignée d’intéressés se sont réunis de manière informelle et nous avons constitué un groupe qui est allé à l’essentiel. Nous avons commencé il y a deux ans.

Qu’avez-vous découvert?

Marco Cuomo: Dans un premier temps, nous avons identifié plusieurs utilisations, afin d’en savoir plus. La chaîne logistique est alors apparue dans notre radar, la blockchain pouvant s’appliquer au suivi et à la traçabilité. Nous avons fait intervenir Dan, notre architecte en technologie de la chaîne logistique, afin qu’il conçoive, à partir de robots LEGO, un modèle allant du fabricant aux pharmacies...

Daniel Fritz: …dans lequel nous avons intégré des capteurs connectés qui mesurent la température et l’hygrométrie, ainsi qu’un contrôle des produits contrefaits. Nous avons constaté la puissance de la blockchain et les opportunités qu’elle offre.

Marco Cuomo: Notre modèle en LEGO a fortement contribué à faire passer notre point de vue, tant en interne qu’à l’externe. Nous avons rapidement réalisé que d’autres entreprises pharmaceutiques devaient se poser les mêmes questions. Nous les avons donc conviées à nous rejoindre.

Pourquoi ne pas avoir développé un projet individuellement?

Marco Cuomo: Il est bien sûr possible d’avoir, par exemple, sa propre crypto-monnaie, mais après? Pour l’échanger, vous avez besoin d’autres utilisateurs. Et la blockchain n’est pas une simple technologie que vous découvrez, déployez et exploitez. Son principal attrait est de transférer une chose de valeur d’un intervenant à l’autre. Dans la chaîne logistique des produits pharmaceutiques, il s’agit du fabricant, du centre de distribution, du grossiste, des pharmacies, des médecins et des hôpitaux. C’est là que la blockchain prend tout son sens. 

Comment cela?

Marco Cuomo: Elle permet de ne pas avoir à modifier son système de gestion des approvisionnements. Vous créez au contraire une sorte d’espace commun. Vous n’avez pas besoin d’intermédiaire. Nous comparons souvent la blockchain à un sport d’équipe, car tous les intervenants respectent les mêmes règles.

Qu’apporte-t-elle dans le secteur des sciences de la vie?

Daniel Fritz: Lorsque nous présentons et expliquons la blockchain, nous ne nous contentons pas des grands principes. Nous envisageons la solution que nous pourrions concevoir pour tenir compte du cadre réglementaire. Certains pensent même pouvoir aller au-delà et révéler une valeur commerciale. Je pense que la plupart des gens peuvent facilement comprendre les nombreux avantages de la blockchain par rapport aux technologies existantes.

Marco Cuomo: Elle apporte de la performance grâce aux économies d’argent et de temps et au surcroît de sécurité qu’elle génère. Les registres électroniques apparaissent clairement dans la blockchain. En cas de rupture de la chaîne du froid, chacun voit immédiatement ce qui se passe. Aujourd’hui, il faut attendre l’arrivée du produit à destination pour constater les dégâts et lancer le processus de renvoi. Grâce à la blockchain, le produit défectueux n’a même pas à quitter le site du fabricant.

Daniel Fritz: Il en va de même avec d’autres chaînes logistiques. Les gens veulent acheter des aliments biologiques, mais comment être certain de leur qualité? La blockchain nous permet de garantir la provenance d’un produit et de limiter, voire d’éliminer les contrefaçons dans la chaîne logistique, ce qui est bénéfique pour les professionnels et pour les patients.

Marco Cuomo: En parlant des patients, leur permettre de contrôler leurs données est l’objectif absolu. Aujourd’hui, les données se trouvent dans différents silos, et sont détenues par les hôpitaux ou les médecins. La blockchain permettrait selon nous un décloisonnement autorisant les patients à décider qui a accès à leurs données.

Voyez-vous d’autres applications dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Notre CEO, M. Vas Narasimhan, aspire à créer une médecine exclusivement basée sur des données concrètes. La blockchain contribue à suivre et à tracer les données, afin d’en garantir l’origine. Les marchés de données permettent aussi de proposer vos données aux sociétés pharmaceutiques et aux chercheurs. Là encore, la blockchain peut aider. Il faut normalement du temps pour établir une relation de confiance aboutissant à l’échange de données précieuses et sensibles, ce dont la blockchain dispense.
Novartis espère pouvoir utiliser ces données pour créer la médecine du futur. Nous étudions aussi la gestion de la responsabilité civile. Comment pouvons-nous nous assurer que nos fournisseurs respectent le droit du travail et les règles de sécurité? Pourquoi devrions-nous effectuer le même audit dix fois par an au lieu d’une seule? Pourquoi ces évaluations ne relèvent-elles pas du fournisseur, si nous avons la certitude qu’il ne les manipule pas?

Lorsque vous avez commencé, il y a deux ans, vous formiez un petit groupe. Où en êtes-vous maintenant?

Marco Cuomo: Nous nous sommes rendu compte que nous devons définir certaines normes pour jeter les bases infrastructurelles de la blockchain dans le secteur de la santé. Nous avons donc soumis le projet «Blockchain enabled healthcare» à l’Innovative Medicine Initiative, dans laquelle Novartis est très engagée, avec plus de 100 projets. Nous avons convaincu huit autres sociétés de nous rejoindre, à savoir J&J, Bayer, Sanofi, AstraZeneca, UCB, Pfizer, Novo Nordisk et AbbVie.
Les fonds proviennent pour moitié du secteur, pour moitié de l’UE, pour un total de 18 millions d’euros pour trois ans. Les candidatures pour collaborer au consortium, qui devraient concerner des hôpitaux, laboratoires, patients, PME et universités, ont pris fin en octobre. Nous élaborerons ensemble un projet qui commencera en fin d’année prochaine.

Quels sont les atouts de la blockchain dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Le principal objectif est de définir des normes pour créer un organe de gouvernance qui survivra au projet. A l’instar du World Wide Web Consortium (W3C), qui définit les normes techniques du Web, nous aspirons à faire de même pour la blockchain appliquée à la santé. Prenez l’Internet, il a fallu définir certaines normes sur lesquelles tout le monde pouvait s’appuyer. Nous espérons qu’il en ira de même pour nous.
Imaginez que Novartis déploie sa propre la blockchain et doive convaincre des milliers de fournisseurs de l’utiliser. Si une autre société fait de même, il devient impossible pour les parties concernées de suivre le produit de bout en bout. Pourquoi les médecins devraient-ils utiliser notre système plutôt qu’un autre? Le patient ne se voit pas systématiquement prescrire des médicaments Novartis. Une norme est nécessaire.

A-t-il été facile de convaincre les autres sociétés de vous rejoindre?

Daniel Fritz: Certaines ont été immédiatement d’accord, d’autres ont eu besoin de comprendre plus précisément notre objectif. Nous avons eu beaucoup d’échanges très porteurs, puisqu’ils nous ont permis d’instaurer de la confiance et une collaboration au sein du consortium, ce qui est l’essence même de la blockchain.

En quoi la présence à Bâle a-t-elle facilité le processus?

Marco Cuomo: C’est là que tout a commencé, sous la houlette de Novartis. L’ensemble des entreprises et universitaires que nous avons approchés lors de la démarche initiale du programme travaillent en étroite collaboration avec nous. Nous bénéficions aussi du fait que notre CEO soutient fortement les initiatives numériques et que notre Chief Data Officer en perçoit tout le potentiel.

Daniel Fritz: L’engouement pour la blockchain s’accélère à Bâle, au sein de Novartis et dans le monde entier. Cette technologie sera profitable aux patients et au secteur, mais il reste beaucoup à faire pour le consortium et avec les partenaires publics.

À propos

Marco Cuomo est Manager of Applied Technology Innovation et Senior Digital Solutions Architect chez Novartis. Titulaire d’un Bachelor of Science in Business Administration, il a rejoint Novartis en 2005, au poste de Business Informatics Engineer.

Daniel Fritz est Supply Chain Domain Architect pour Novartis. Il a auparavant été officier du génie dans l’armée américaine puis responsable des matériaux. Il a étudié à l’académie militaire de West Point et obtenu un Master of Business Administration de l’Université de Duke.

report Precision Medicine

Basel-based researcher combating multi-resistant bacteria

16.08.2019

report Innovation

Basel researchers revolutionizing the CRISPR-Cas method

15.08.2019

report Life Sciences

«Notre activité est la plus belle du monde»

04.09.2018

Le parcours de Giacomo di Nepi est impressionnant: ancien cadre supérieur de grandes entreprises, il s’est orienté vers les biotechnologies et assume actuellement la fonction de CEO de Polyphor, dont il a orchestré l’introduction en bourse en mai 2018. Nous nous sommes entretenus avec Giacomo sur le service aux patients, le timing d’une introduction en bourse et le personnel dont les sociétés actives dans les biotechnologies ont besoin.

BaselArea.swiss: Que suivez-vous actuellement – vos e-mails ou l’évolution boursière?

Giacomo di Nepi: Les e-mails et les réunions sont encore ma priorité. Je garde bien entendu un œil sur la Bourse, mais la volatilité est telle que je n’essaie plus d’interpréter le marché à court terme. Je suis néanmoins l’évolution de l’action et m’engage clairement à faire en sorte qu’elle s’apprécie et apporte une plus-value aux actionnaires qui nous ont fait confiance et investi dans nos idées, notre technologie et notre équipe.

Vous avez travaillé dans de grandes entreprises telles que McKinsey et Novartis. Qu’est-ce qui vous a incité à rejoindre une start-up comme Polyphor?

C’est vrai, j’ai travaillé dans des multinationales, mais aussi dans d’autres sociétés. Mon dernier poste était chez InterMune, une société californienne active dans les biotechnologies. J’ai lancé ses activités européennes à partir de rien, depuis mon domicile. Lorsqu’il faisait beau, nous tenions nos réunions dans le jardin plutôt que dans la salle à manger. Cette société est devenue une entreprise de 200 personnes concentrées sur un médicament destiné aux patients atteints de fibrose pulmonaire idiopathique. Dans une start-up, on peut appréhender toutes les dimensions d’une société d’un point de vue beaucoup plus large. C’est ce qui m’a séduit chez Polyphor, mais d’autres raisons m’y ont aussi attiré.

A savoir...?

… la science absolument fantastique qui est sans aucun doute l’un de ses piliers. Polyphor est une entreprise qui a découvert la première nouvelle classe d’antibiotiques contre les bactéries à Gram négatif des 50 dernières années. C’est une innovation fondamentale. La résistance aux antibiotiques devient un problème critique. Certains patients contractent une infection, puis sont traités avec 20 médicaments différents mais meurent quand même. C’est inacceptable. A l’heure actuelle, la pneumonie à Pseudomonas aeruginosa a un taux de mortalité de 30% à 40%. De même, si une femme atteinte d’un cancer du sein métastatique est traitée en chimiothérapie de troisième ligne, elle ne dispose que de rares options thérapeutiques et son pronostic est très sombre. Nous voulons sauver des vies et donner plus de temps aux patients. Pour moi, c’est à cause de cela que notre activité est la plus belle du monde. Cela me brise le cœur de voir ces patients.

Donc vous rencontrez des patients?

Oui, bien sûr. J’ai récemment invité une patiente chez Polyphor: une femme exceptionnelle souffrant d’une colonisation de Pseudomonas qui participé aux essais cliniques précédents. Son formidable courage et sa volonté de se battre pour vivre sont très émouvants et une source d’inspiration pour chacun d’entre nous. Elle nous a parlé de son expérience, car je pense que chacun devrait pouvoir ressentir ce que nous essayons de réaliser, surtout ceux qui ne sont pas directement impliqués dans le développement, par exemple le personnel comptable qui ne voit normalement que les factures liées aux essais cliniques.

D’une société de recherche, Polyphor s’est transformée en une entreprise biopharmaceutique axée sur l’activité de R&D (recherche et développement) au cours des dernières années. Comment l’organisation a-t-elle digéré cette mutation?

En passant d’une étape à l’autre, on place la barre de plus en plus haut parce que le développement implique des projets pluriannuels complexes qui requièrent d’énormes investissements. Il faut vraiment changer d’état d’esprit. En ce qui me concerne, j’aime le changement. L’administration ne m’intéresse pas vraiment. D’ailleurs, ce changement-là était essentiel. Cela dit, nous avons encore une importante activité de recherche spécialisée dans les antibiotiques et l’immuno-oncologie, dont l’ambition est de trouver et créer d’excellents composés.

Bâle semble être devenue une zone-clé pour les antibiotiques dernièrement.

Les antibiotiques ont été négligés par de nombreuses grandes entreprises. A l’instar du principe de Pascal : tout vide peut être comblé. Aujourd’hui, de petites firmes avec un fort esprit d’entreprise deviennent des leaders mondiaux – et Bâle joue un rôle clé à cet égard. C’est sûr, nous bénéficions d’une très bonne base scientifique à Bâle. A mon avis, Bâle est l’endroit idéal pour faire de la R&D. Et je ne serais pas surpris de voir les grandes entreprises revenir...

Polyphor est cotée à la SIX Swiss Exchange depuis mai 2018, générant un produit brut d’introduction de 165 millions de francs suisses. Est-ce qu’une introduction en bourse était l’option optimale pour Polyphor?

Avec un peu de chance, une société active dans les biotechnologies a un produit qui n’est plus qu’à un pas de la commercialisation. Nous en avons deux: notre antibiotique Murepavadin a commencé la phase III pendant notre négociation d’un programme avec la FDA (Food and Drugs Administration américaine) autorisant le lancement de notre médicament immuno-oncologique Balixafortide sur le marché avec une seule étude pivot. Nous sommes donc dans une situation unique. Mais ces études exigeaient des capitaux importants. Depuis notre introduction en bourse, nous disposons des ressources pour développer nos produits et, s’ils répondent aux attentes, les mettre à disposition des patients qui en ont besoin. L’IPO (initial public offering) était un passage obligé à ce stade de notre évolution.

Quelles conditions ont dû être remplies en vue de l’IPO?

Une introduction en bourse est une opération intéressante. C’est un peu comme si l’on passait une visite médicale complète. Les investisseurs ne connaissent pas la société, mais nous voulons qu’ils soutiennent nos idées, notre vision et notre équipe. Cela signifie qu’ils doivent nous faire confiance. Pour acquérir cette confiance, nous devons être complètement transparents et expliquer en détail l’activité de la société ainsi que les risques et opportunités auxquels elle fait face. Au final, les résultats ont été exceptionnels parce que nous étions la plus grande IPO biotechnologique de Suisse des dix dernières années. De plus, nous étions parmi les trois leaders européens au cours des trois dernières années,

Quel rôle a joué le timing?

Le timing est important, mais pas critique. Le premier trimestre 2018 était excellent pour les IPO mais le deuxième trimestre n’était pas fantastique. Une douzaine de sociétés a été introduite en bourse pendant cette période. Il se peut qu’une IPO valide doive être reportée si le timing n’est pas idéal. Mais on ne procède jamais à une IPO non valide à cause d’un timing parfait.

Quelles ont été les réactions à l’IPO de Polyphor?

A l’interne, nous sommes ravis de pouvoir nous employer à mettre nos médicaments à disposition des patients. Mais nous restons conscients de notre responsabilité et réaffirmons notre engagement. En externe, notre introduction en bourse démontre bien les capacités de la Suisse et surtout de Bâle dans le domaine pharmaceutique. L’IPO était une phase de haute visibilité, de reconnaissance publique. D’une certaine manière, une introduction en bourse révèle l’intensité en investissement de cette activité. J’espère que notre capacité à lancer de nouvelles sociétés, à les faire prospérer et à mettre de nouvelles thérapies à disposition des patients est un bon signe pour l’ensemble du secteur.

Pourquoi avez-vous choisi la bourse suisse?

Comme nous avions déjà une importante base d’actionnaires en Suisse, il nous a semblé tout naturel de demander notre cotation à la bourse suisse. Notre société est connue ici. La Suisse est un marché fantastique, je suis ravi de notre choix. A vrai dire, je me demande pourquoi si peu d’entreprises s’y engagent. Les fonds y abondent et il y a des investisseurs versés dans le secteur pharmaceutique et disposés à y prendre des risques.

Quels sont les projets de Polyphor à moyen terme?

Notre vision est claire: Nous voulons devenir un leader dans le domaine des antibiotiques et contribuer à contrer et réduire la menace que posent les pathogènes multipharmacorésistants. Parallèlement, nous voulons faire progresser une nouvelle classe de médicaments immuno-oncologiques. Nous développons des thérapies de troisième ligne contre le cancer du sein métastatique. Les femmes qui en souffrent disposent de très rares options thérapeutiques. Mais nous estimons que le potentiel de ce médicament peut dépasser le cadre de cette population de patients, par exemple pour les premières lignes du cancer du sein ou d’autres combinaisons et indications. Cela nous ferait entrer sur un marché beaucoup plus concurrentiel.

Comment pourrez-vous franchir le pas?

Nous devons veiller à ce que notre organisation et notre culture soient appropriées pour effectuer nos études de manière efficace. Nous voulons faire en sorte que tous les rouages organisationnels fonctionnent et que nous ayons toutes les compétences requises.

Comment allez-vous y parvenir?

Les talents sont, à mon avis, un élément-clé de la réussite d’une société, voire l’unique facteur de réussite. Je consacre donc beaucoup d’efforts et d’engagement à la recherche de talents. Je conduis deux ou trois entretiens avec certains candidats, cela ne me dérange pas. Ils ont aussi des entretiens avec leurs futurs collègues. Quand je travaillais chez Novartis, j’ai eu d’excellentes expériences avec les jeunes talents. Pourquoi? Parce qu’ils ont à la fois l’intellect et les capacités. Il importe peu qu’ils aient une expérience limitée puisque le reste de l’organisation en abonde. A l’inverse, en biotechnologie, il est impératif de recruter des personnes dotées de l’expérience pertinente car les autres collaborateurs n’en disposent pas encore.

Quel changement culturel intervient quand on passe d’un grand groupe pharmaceutique à une société active dans les biotechnologies?

L’expérience n’est qu’un morceau du puzzle. J’ai rencontré beaucoup de candidats chevronnés – mais incapables de faire une photocopie ou de travailler à moins d’avoir trois subalternes. Il ne conviennent pas non plus.Je recherche donc des personnes ayant un profil quasiment «schizophrénique»: en biotechnologie, on a besoin de collaborateurs qui conjuguent expérience, capacité et vision mais sont aussi disposés à retrousser leurs manches, prennent des décisions pratiques et travaillent indépendamment.

report BaselArea.swiss

DayOne gains importance

08.08.2019

report Life Sciences

Basel-based pharma groups successfully combating cancer

05.08.2019

report Invest in Basel region

Basler Pharmafirmen gehen bei Investitionen voran

15.07.2018

Basel - Die 24 Pharmakonzerne, die Mitglieder beim Verband Interpharma sind, haben im vergangenen Jahr 7 Milliarden Franken für Forschung und Entwicklung in der Schweiz ausgegeben. Dabei gehen Roche und Novartis voran.

Die 24 Interpharma-Konzerne haben 2017 weltweit insgesamt 96 Milliarden Franken für Forschung und Entwicklung ausgegeben. In die Schweiz flossen davon 7 Milliarden Franken. Damit übersteigen ihre Schweizer Forschungsinvestition den Umsatz, den sie in der Schweiz erzielen, um mehr als das Doppelte. Dies belegt laut dem Verband die grosse Bedeutung des Forschungsstandorts Schweiz und den Innovationsgedanken innerhalb der Firmen.

Insbesondere Firmen in der Schweiz wie Roche und Novartis haben viel für Forschung und Entwicklung am Standort Schweiz ausgegeben. Aber auch Firmen ohne Schweizer Hauptsitz wie Johnson & Johnson tätigten den Angaben zufolge grosse Investitionen. Zusätzlich zu den Investitionen in die Forschung haben die Unternehmen rund eine halbe Milliarde Franken für Anlagen wie technische Geräte, Maschinen, Gebäude- und Betriebsausstattung ausgegeben.

Interpharma betont in einer Medienmitteilung zur Studie auch die wichtige Rolle der Pharmabranche für die Schweizer Exportwirtschaft. Ausserdem hebt der Verband hervor, dass zwischen 2012 und 2016 aus der Schweiz über 86 Patente pro Million Erwerbstätige in der pharmazeutischen Forschung angemeldet wurden. Das sind doppelt so viele wie in Dänemark und fast fünfmal so viele wie in Deutschland.

In der Studie sind auch die Umsätze der untersuchten Firmen aufgeführt worden. Hinter Pfizer (47,4 Milliarden Dollar) folgt bereits Novartis (46,6 Milliarden Dollar). Roche (39,9 Milliarden Dollar) belegt hinter Johnson & Johnson und Sanofi den fünften Rang. ssp

report ICT

Clinerion supporting German university

30.07.2019

report Life Sciences

Synendos Therapeutics awarded EU funding

29.07.2019

report Life Sciences

«Les processus tuent l’innovation»

03.07.2018

Le serial entrepreneur Neil Goldsmith est attiré par de nouveaux projets. Dans un entretien avec lui, nous avons voulu en savoir plus sur le repérage des talents d’entrepreneur et sa participation actuelle à BaseLaunch.

BaselArea.swiss: Vous avez fondé et dirigé plusieurs sociétés au cours des 30 dernières années. Comment avez-vous su que l’entrepreneuriat était votre voie?

Neil Goldsmith: Totalement par hasard. Je visais un PhD, mais un problème politique a soudainement mis un terme à cette ambition et je me suis demandé ce que j’allais faire. Ma première société appliquait la théorie des jeux au secteur de la publicité, mais j’ai vite compris que cela ne répondait pas à mes attentes. C’est alors que je suis tombé sur une offre d’emploi parue dans le Sunday Times: une société de conseil recherchait une personne pour aider et conseiller les nouvelles entreprises qui se lançaient dans le domaine des sciences de la vie. L'une de ces entreprises était située en Suède et m’a recruté plus tard comme médiateur dans le développement des affaires, puis on m’a proposé le poste de PDG dans une société danoise de diagnostic, vendue peu de temps après à Roche. J’avais 31 ans à l’époque. Les investisseurs de cette compagnie m’ont alors demandé de devenir PDG de deux autres start-ups de leur portefeuille et c’est ainsi que, de fil en aiguille, je me suis investi de plus en plus activement dans la création en tant que telle de nouvelles entreprises. Certes, l’initiative venait de moi, mais ensuite mon parcours professionnel est devenu une évidence.

Vous avez souvent fait partie de petites entreprises qui ont ensuite grandi. Comment cette transformation a-t-elle influencé la possibilité d’innover?

Pour moi, l’innovation consiste à voir quelque chose que les autres n’ont pas encore vu. Un phénomène beaucoup plus susceptible de se produire dans les petites entreprises. Les grandes entreprises doivent tôt ou tard mettre en place des processus, et les processus tuent l’innovation. Il y a toujours des exceptions et la possibilité de retarder l’effet des processus. Google, par exemple, a confié de nombreuses décisions aux collaborateurs, en première ligne pour stimuler l’innovation. Mais, pour ma part, je pense que les processus vous ralentissent.

Quelle est la principale différence en termes de gestion entre société privée et société publique et dans quel domaine êtes-vous le plus à l’aise?

Lorsque vous passez du privé au public, vous changez d'investisseurs et de conseil d’administration. Dans le privé, investisseurs et conseil d’administration sont étroitement liés, les membres de votre conseil d’administration ont leurs propres intérêts en jeu. Dans le public, ces rôles sont plutôt éloignés et les membres du conseil d’administration sont davantage des «gardiens». Même s’ils sont très compétents, ils seront inévitablement moins enclins à prendre des risques, ce qui est certainement une bonne chose quand il s’agit d’une banque, mais je ne suis pas sûr que ce soit approprié pour les projets de haute technologie. La nature même de l’entreprise publique altère aussi son mode de communication. Dans une entreprise privée, les débats peuvent être plus ouverts. Vous l’aurez deviné: je suis plus à l’aise dans le privé.

Selon vous, qu’est-ce qui est capital pour le lancement d’une entreprise innovante?

Trouver les bonnes personnes constitue le seul vrai défi. Il ne s'agit pas tant des compétences spécifiques qui sont difficiles à trouver, mais de la capacité à fonctionner dans un environnement très fluide et ambigu. Sans disposer de toutes les ressources ou informations dont vous avez besoin, il faut être capable de prendre les bonnes décisions. Les cadres supérieurs de grandes entreprises peuvent en particulier éprouver des difficultés à s’adapter à une start-up. Tout le monde est capable d’apprendre rapidement, mais si au bout de quelques mois après leur intégration, certains demandent plus de structures et considèrent leur conditions de travail fluides comme chaotiques, il est probable qu’ils ne s’adapteront pas, même si bien sûr, certaines fonctions exigent un cadre structuré. Je dirai que ça fonctionne une fois sur deux.

Vous avez décidé de transférer en Suisse la dernière société que vous avez dirigée, à savoir Evolva. Vous avez quitté Evolva l’année dernière, mais pas la Suisse…

Evolva était à l’origine une société danoise, mais le manque de moyens financiers et de ressources humaines était un frein à nos projets de l’époque. Nous avons envisagé les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse comme sites possibles et finalement, c’est la Suisse qui l’a emporté. Bâle, qui est un pôle des sciences de la vie, était un choix évident. Face à l’impossibilité de trouver des laboratoires, l’organisation précédente de BaselArea.swiss nous a aidés avec BLKB pour l’achat et la transformation d’un vieil entrepôt en laboratoire. Le choix de ce site était une bonne décision et j’apprécie toujours de vivre à Delémont.

Vous n’avez pas une réputation d'oisiveté. Quels sont vos projets actuels?

Je travaille actuellement à la création d'un nouveau groupe d'entreprises, tant dans les secteurs traditionnels de la santé que dans le secteur de la consommation. Ces deux domaines ont un potentiel énorme, mais ont besoin de nouveaux modèles d'affaires. Je suis également membre du conseil d'administration de la société de biotechnologie Unibio, qui a réussi à exploiter économiquement le processus de fermentation du méthane en protéines. Je soutiens également les start-ups par le biais d'organisations à but non lucratif telles que BaselArea.swiss et son programme d’accélération dans la santé BaseLaunch.

Quel potentiel voyez-vous sur la scène des start-ups à Bâle et comment contribuez-vous à sa mise en forme avec BaseLaunch?

Au vu des talents dans le domaine des sciences et de l’expertise sans égal en matière de gestion des grandes entreprises, Bâle devrait jouir d’un réel dynamisme dans le secteur des start-ups. Le potentiel financier de la Suisse est un autre atout. Je pense qu’un peu plus de dynamisme est souhaitable. Traditionnellement, les plus grands talents sont récupérés par les grandes entreprises, sans entraîner pour autant un lien fort entre ressources financières et idées. BaseLaunch s’attache depuis deux ans à réduire cette lacune en exploitant les compétences des grandes entreprises pharmaceutiques au profit de la la formation de projets à leurs prémices. Notre objectif futur est d’aller plus loin avec cette approche.

Où trouvez-vous des projets pertinents qui valent la peine d’être défendus?

Lorsqu’une entreprise grandit, elle s’approche inévitablement de ses objectifs. Je ne crois pas avoir jamais observé le contraire. Cela signifie qu’un grand nombre de points intéressants perdent de leur priorité. J’essaie de comprendre ce que les sociétés ne veulent plus, l’idée étant de pouvoir se lancer avec des ressources un minimum travaillées et fondées commercialement. L'innovation ne provient pas uniquement des universités. Parfois, je pense que le secteur public l'oublie lorsqu'il dresse ses offres de soutien.

Quels sont les objectifs et les valeurs que vos projets ont en commun? Y a-t-il un fil rouge?

J’aime créer des produits qui ont du sens et font une réelle différence pour une partie au moins du monde, qui ne sont pas des «me too». Ainsi, avec la société Personal Chemistry que j’ai co-fondée en 1996, nous avons été les pionniers de l’application des micro-ondes à la synthèse chimique organique, et aujourd'hui, la quasi majorité des laboratoires de découverte utilise un ou plusieurs de ces instruments au quotidien. Je suis vraiment heureux lorsque je vois l’un de ces instruments, même s’ils proviennent de l’un de nos concurrents.

Est-il facile pour vous de trouver des fonds pour vos projets?

Ce n’est jamais facile et l’un des problèmes est que les investisseurs aiment chasser en meutes et ont donc tendance à éviter les idées qui se démarquent trop. Même si elles leur plaisent, ils savent qu'ils ne seront pas les seuls à convaincre. L’Europe est trop conservatrice concernant le financement de nouvelles idées. C’est frustrant car je pense que les idées qui sont au-delà du point de mire général peuvent aussi représenter des opportunités, comme les Américains l’ont prouvé maintes et maintes fois.

Selon vous, à quel moment faut-il quitter une entreprise?

Lorsque l’optimisation est atteinte, je pense qu’il est temps pour moi de passer à autre choses. C’est un processus normal que connaissent de nombreuses entreprises: lorsqu’une entreprise a trouvé son juste équilibre, elle s’approche de plus en plus de son optimisation, mais ce n’est plus pour moi. J’aime créer. Et il est clair que je n’emprunte jamais le même chemin deux fois.

report Innovation

Basel researchers shed light on muscle regeneration

26.07.2019

report Life Sciences

Roche benefits from new medicines

25.07.2019

report Life Sciences

“Basel has all the ingredients required to host a successful company”

11.06.2018

The physician and pharmacologist Nicole Onetto is a member of the Board of Directors at the Basilea Pharmaceutica AG. In the Interview that was featured in Basilea’s annual report she talks about current challenges in oncology.

Great strides are being made in the long-term treatment of oncology patients. As an oncology expert, what do you find to be the most important advancements in the industry?

Nicole Onetto: We see spectacular results in terms of long-term survival in quite a few diseases where, less than ten years ago, there were no new treatments available. And for many forms of cancer, where previously we had only access to traditional therapies such as surgery, radiation therapy and chemotherapy, we have been able to take advantage of the new molecular understanding of cancer to personalize the treatment for each patient. This has facilitated the development and the utilization of targeted therapies associated with superior efficacy and reduced toxicity compared to traditional treatments. Finally, in the last few years, we have been able to harness the potential of the immune system to develop new therapeutic approaches which stimulate our own immune defenses to control cancer growth.

What do you see as the next major treatment improvements that may be achieved in the short and mid-term?

Definitely the further development of immune therapies for cancer patients seems more and more important. These new modalities will need to find the right place in the management of patients and will have to be used in combination with more traditional therapies. The cost-effectiveness of these innovative technologies will also need to be evaluated. Another very important topic will be minimizing toxicity of treatments and avoiding over-treatment.

How can companies succeed in clinical development?

With a more personalized approach to cancer treatment, new opportunities do exist to develop drugs associated with high efficacy in well-defined patient populations. However, drug development will always require patience, perseverance and scientific rigor. Many challenges still remain in treating cancer patients, despite the important progress that has been made. Among others issues, drug resistance is a significant hurdle and continues to be in the focus of Basilea. For patients with resistant diseases, not so long ago, the only possible approach was to change to a new drug, often a new chemotherapy. Now we have gained more insight into the mechanisms of resistance. In addition, many researchers all over the world are investigating the best ways to circumvent treatment resistance. Other important factors are collaborations between academia and the private sector such as companies like Basilea, to develop new innovative drugs to benefit patients.

How can this be supported?

The use of biomarkers to help choose the most appropriate treatment regimen and to select the patients with the highest probability of response to treatment has and will continue to have a major impact on the development of new cancer agents. Biomarker data are key to the design of development plans of new drugs and to go/no go decisions. These data are now often incorporated in the approval process and subsequent commercialization of new drugs. This approach, based on scientific evidence to select new drugs, is one of the major advances that are currently transforming the research and development process as well as clinical study methodology.

Do you see advantages for Basilea being located in Basel?

Basel has all the ingredients required to host a successful company: a vibrant research community, an international reputation of excellence in the pharma industry, a pool of talented people and a strong and stable economy. Basel is a leading life-science hub with the presence of an excellent university, the headquarters of established large pharmaceutical companies and many start-ups and innovative ventures. There are many similarities between Basel and the few well established biotechnology hubs in Europe and North America. This favorable environment has already helped Basilea build a very strong company and should continue to support its further success. So I am delighted to have been elected by Basilea’s shareholders as a member of the board and look forward to playing an active role in the Basel biotech community.

report Life Sciences

BioVersys receives grant

25.06.2019

report Life Sciences

Swiss TPH breaks ground on new headquarters

24.06.2019

report Invest in Basel region

«Nous n’hésiterons pas à prendre des risques»

05.06.2018

Vous avez construit une entreprise à partir de zéro. Quels sont les ingrédients essentiels?

Dans le domaine de la biotechnologie, vous avez besoin de trois ingrédients principaux pour monter une entreprise performante: de bons médicaments, de bonnes personnes et un capital suffisant. Bien sûr, il est difficile de savoir quels médicaments pourront être commercialisés ou pas avant de mener une recherche clinique, alors j’ai lancé Roivant dans l’ambition d’avoir un large portefeuille – une entreprise dont le succès serait mesuré par le nombre et la qualité des médicaments que nous livrons sur le marché, mais en même temps une entreprise qui ne serait pas définie par le succès ou l’échec d’un médicament donné. Je crois que le succès à long terme de l’entreprise dépendra de la qualité de nos collaborateurs et de notre culture d’entreprise qui met l’accent sur la création de valeur et l’innovation dans tous les domaines de nos activités. C’est un secteur coûteux et risqué où vous devez investir des sommes considérables avant de connaître le résultat final et je suis très reconnaissant pour le soutien apporté par nos investisseurs. Mais en fin de compte, l’argent que nous avons recueilli n’est pas une réussite en soi, c’est juste un ingrédient. 

Roivant a grandi rapidement. Comment maintenez-vous l’esprit d’entreprise au sein de la société?

Le maintien d’une culture entrepreneuriale est au cœur de notre modèle. Notre société se base sur le principe que les petites entreprises tendent à être plus efficaces, c’est pourquoi nous n’avons pas organisé Roivant comme un centre de commande et de contrôle unique et centralisé. Nous développons au contraire nos activités en créant des filiales en propriété exclusive ou majoritaire, que nous appelons «Vants». Nous employons actuellement plus de 600 collaborateurs dans notre famille d’entreprises, et on peut dire que la préservation de cet état d’esprit entrepreneurial initial est l’une de mes principales priorités pour l’avenir.

Dans quelle mesure les Vants sont-elles libres de trouver leur propre version de l’esprit d’entreprise?

Pensez à Roivant comme un parent qui contribue à l’ADN de chacune de nos Vants. Nous sélectionnons également avec soin les leaders qui apportent leur propre ADN. Chaque Vant ressemble fortement à Roivant mais possède également son propre génotype unique. Il y a des principes culturels communs, mais il y a aussi des traits distinctifs importants et nous voyons cette hétérogénéité comme un avantage concurrentiel.

Comment gérez-vous l’échec?

Nous avons eu la chance de connaître, relativement tôt dans notre histoire, à la fois le succès et l’échec. Nous ne ferions pas notre travail si nous avions seulement remporté des succès, dans la mesure où cela signifierait que nous ne prenons pas suffisamment de risques pour aider les patients. Nous gérons l’échec de trois façons. Premièrement, nous l’acceptons comme une conséquence nécessaire de notre stratégie globale. Deuxièmement, nous constituons un portefeuille diversifié plutôt que de baser le succès de notre entreprise sur un seul médicament. Enfin, nous nous attribuons ouvertement nos échecs et les utilisons comme une opportunité d’apprendre. Lorsque notre médicament contre la maladie d’Alzheimer, l’intepirdine, a échoué dans la phase III, nous n’avons pas tenté d’occulter ou d’édulcorer l’information. Nous n’avons pas non plus réagi de manière excessive et à l’avenir, nous n’hésiterons pas à prendre des risques dans des domaines similaires qui ont d’importants besoins non satisfaits. Au lieu de cela, nous assumerons le risque d’échec en prenant des décisions calculées dans tous les domaines thérapeutiques.

Vous avez choisi d’installer votre siège mondial à Bâle. Quels sont les aspects qui vous ont le plus convaincu concernant le site?

Tout commence avec le talent. Nous croyons en la diversité des talents et nous recrutons à la fois dans et au-delà du secteur pharmaceutique. Bâle est emblématique en ce sens, car cette ville est un réservoir de talents très divers provenant de multiples pays et cultures, parlant des langues différentes et avec des expériences et des antécédents éducatifs variés. Ce mélange crée un environnement chaleureux, accueillant et innovant qui reflète la culture que nous cherchons à développer chez Roivant. En même temps, Bâle est un endroit où a germé le succès de nombreux produits pharmaceutiques et nous voulions y semer une graine tôt dans la vie de notre entreprise. En plus des grandes entreprises multinationales qui ont fait la renommée de Bâle, il y a aussi une forte présence de jeunes entreprises dynamiques qui s’inspirent de cette tradition et nous espérons en faire partie.

Comment s’est passée l’installation de Roivant à Bâle jusqu’à présent? Vos attentes ont-elles été satisfaites?

Oui, mis à part un détail: Bâle ne semble pas croire en la climatisation! Blague à part, nos attentes ont été dépassées à bien des égards. J’ai trouvé la population très accueillante et nous nous sommes immédiatement sentis chez nous ici. Nous avons été en mesure de recruter des talents de façon très efficace, et nous avons engagé un dialogue positif avec plusieurs entreprises de la région. Nous continuons à rechercher de nouvelles opportunités dans la région, et nous sommes ravis de la façon dont cet écosystème nous a accueillis et nous a permis de prospérer. Les partenariats que nous avons forgés dans la région sont cruciaux pour nous, notamment BaselArea.swiss et son programme d’accélération BaseLaunch.

Nous sommes heureux de pouvoir compter sur votre participation. Comment contribuez-vous à l’accélérateur?

Notre modèle d’affaires est d’accélérer le lancement de nouvelles entreprises dans notre groupe, il est donc logique que nous fassions partie de BaseLaunch. Nous pouvons utiliser notre expertise pour aider d’autres entreprises à accélérer leurs propres lancements et à développer leurs activités. Nous soutenons BaseLaunch dans le processus de sélection de nouveaux projets et nous offrons conseils et mentorat. Pour nous, c’est un excellent moyen d’exprimer notre soutien à la scène locale des startups et de développer nos relations avec d’autres entreprises à Bâle. Nous sommes heureux d’en faire partie.

Quelles sont les perspectives pour le siège à Bâle?

En bref, nous allons continuer de croître. Pour toutes les Vants, Bâle sera un centre d’affaires à partir duquel elles pourront développer et maintenir des partenariats en Europe. Nous avons débuté comme entreprise axée sur les médicaments abandonnés. Mais nous sommes également désireux d’accélérer le développement de médicaments dans les filières d’autres sociétés. Bâle est un endroit idéal pour le faire avec des entreprises en Europe et dans les pays avoisinants.

report Life Sciences

Axovant agrees manufacturing partnership

21.06.2019

report Life Sciences

Polyphor starts breast cancer trial

19.06.2019

report Life Sciences

«La protection de la propriété intellectuelle est essentielle pour les affaires et la rech...

08.05.2018

Le cabinet d’avocats Vossius & Partner spécialisé dans le droit des brevets est un important partenaire de BaseLaunch depuis le lancement en 2016 de l’accélérateur de l’industrie des soins de santé. La firme conseille aussi bien des start-ups que des grandes entreprises pour la mise en place d’une stratégie de propriété intellectuelle. Philipp Marchand, avocat en brevets au bureau de Bâle, milite pour que la protection de la propriété intellectuelle soit prise au sérieux.

BaselArea.swiss: Vossius & Partner possède des bureaux à Munich, Düsseldorf, Berlin et Bâle. Comment vous intégrez-vous dans l’écosystème suisse et bâlois?

Philipp Marchand: Notre entreprise a été fondée dans les années 1960 et s’est implantée à Bâle voilà onze ans. Nous avons développé à l’interne des connaissances approfondies de toutes les questions en lien avec la propriété intellectuelle et représentons actuellement des clients de toutes tailles, des start-ups aux grands groupes pharmaceutiques, en Suisse et à travers le monde. Bâle, l’une des régions les plus dynamiques au monde dans le domaine des sciences de la vie, présente un intérêt particulier pour notre entreprise, qui dispose en Europe de l’un des plus importants groupes consacré aux sciences de la vie.

Cela paraît quelque peu sophistiqué pour de jeunes entreprises.

Pas du tout. L’expertise acquise en représentant nos clients de toutes les tailles constitue un avantage considérable pour le secteur des start-ups. En outre, au lieu de considérer les questions en lien avec la propriété intellectuelle de manière isolée, nous nous efforçons de prendre en compte tous les développements futurs possibles de nos cas. Cela signifie que nous tenons compte d’aspects relevant d’autres juridictions étant donné qu’il est indispensable, même pour une start-up, d’être conscient dès le départ des implications potentielles au plan mondial. En outre, nous travaillons avec nos avocats non seulement pour protéger une invention, mais également pour conseiller sur des aspects connexes tels que la liberté d’agir.

Vous êtes également impliqué dans BaseLaunch. Pourquoi?

Nous avons conclu un partenariat avec BaseLaunch afin de nous rapprocher de la communauté des start-ups de Bâle et de toute la Suisse. Nous rencontrons chacune des entreprises sélectionnées et passons gratuitement en revue leur situation en matière de propriété intellectuelle afin d’identifier les possibilités d’optimiser la protection de ces droits. Nous sommes impatients d’offrir plus souvent notre expertise à des start-ups, car nous sommes convaincus qu’elle profitent véritablement de notre approche de service complète. Si elles le souhaitent, elles peuvent aussi s’engager ultérieurement dans une relation client et profiter de notre expertise dès le départ. Il est clair que nous sommes alors obligés de facturer nos prestations. Nous offrons toutefois un système à prix raisonnable aux start-ups et aux universités.

Pourquoi une telle dépense en vaut-elle la peine?

La protection de la propriété intellectuelle est essentielle dans tous les domaines technologiques, et cela à plusieurs égards: c’est un moyen fiable de garantir qu’une entreprise puisse dégager des bénéfices sur le long terme sur les divers marchés mondiaux. Pour une start-up active dans le secteur des sciences de la vie ou tout autre domaine technologique, le droit de brevet est sans doute le type de propriété intellectuelle le plus important. Spécifiquement, seul un brevet vous assure le monopole et permet d’éviter que des tiers ne fassent usage de votre invention. Cependant, d’autres aspects de la propriété intellectuelle sont également pertinents à un stade précoce. Par exemple, une marque déposée protégeant la raison sociale d’une entreprise ou les produits qu’elle met sur le marché peut s’avérer très précieuse. En l’absence de la protection d’une marque déposée, une start-up peut se voir contrainte de modifier sa raison sociale ou le nom de ses produits, ce qui peut engendrer des coûts considérables.

Que se passe-t-il lorsqu’un chercheur n’a pas l’intention de commercialiser son invention immédiatement?

On pourrait penser que c’est une bonne idée de garder une invention secrète. Mais dans l’intervalle, un autre grand esprit pourrait avoir la même idée et présenter une demande de protection par brevet. Aujourd’hui, toutes les juridictions, y compris les Etats-Unis appliquent le principe du «premier dépôt de demande». Cela signifie que vous pourriez manquer votre chance, voire être poursuivi pour atteinte à la propriété intellectuelle par un tiers pour avoir utilisé ce que vous pensiez être votre propre invention. Par conséquent, nous encourageons vivement les investisseurs et leurs collaborateurs à présenter le plus tôt possible une demande de protection de la propriété intellectuelle.

De quoi ai-je besoin pour protéger une invention?

Nous aimons discuter de tous les aspects avec nos clients en personne pour comprendre pleinement le produit potentiel, ainsi que ses débouchés et les clients visés. Ensuite, nous élaborons un projet de demande de brevet, en ce sens que nous définissons l’invention et le problème technique qu’elle résout. Nous déposons la demande auprès d’un bureau des brevets, habituellement l’Office européen des brevets (EPO), qui fait partie de l’Organisation européenne des brevets, dont la Suisse est également membre. Une année après le dépôt de la première demande, nous pouvons préparer une demande ultérieure englobant plus de 150 pays dans le monde. L’entier de la procédure jusqu’à l’acceptation de la demande peut durer plus de cinq ans.

La protection de la propriété intellectuelle dans le domaine des sciences de la vie est-elle plus importante que dans d’autres branches?

La principale différence se situe au niveau du cycle de vie plus long des produits pharmaceutiques et de la réglementation plus stricte que, par exemple, dans le domaine du matériel informatique qui évolue plus rapidement. En raison des cycles de produits longs et des coûts élevés du développement dans ce secteur, un brevet constitue le seul moyen de garantir que le titulaire des droits du brevet soit le premier à profiter de l’invention. En particulier en ce qui concerne le secteur pharmaceutique, il faut aussi mentionner la nécessité de constituer un portefeuille de brevets protégeant non seulement un médicament, par exemple, mais aussi le processus de fabrication de ce dernier, les différents dosages, formulations, schémas thérapeutiques, etc. En même temps, vous devriez envisager d’utiliser d’autres droits de la propriété intellectuelle tels que les marques déposées. Prenez par exemple Bayer qui a inventé l’aspirine. Le brevet de la substance active acide acétylsalicylique a expiré depuis longtemps, si bien que ce médicament peut être produit et vendu à grande échelle. La marque déposée garantit cependant que les gens continuent de demander spécifiquement de l’aspirine.

Y a-t-il des raisons économiques de déconseiller le dépôt d’une demande de brevet?

Oui, bien sûr. Dans certaines situations, il peut être judicieux d’attendre jusqu’à ce qu’un volume suffisant de données et de statistiques ait été collecté avant de présenter une demande de dépôt de brevet. Par exemple, il n’est pas toujours recommandé de déposer un brevet pour une plateforme de recherche dans le but de protéger une méthode de filtrage de substances actives. Cela parce que les demandes de brevet sont publiées 18 mois après leur dépôt, ce qui signifie que tout un chacun a accès à la méthode. Avec un tel scénario, il est judicieux d’attendre qu’une première molécule soit issue de votre plateforme avant de demander le dépôt d’un brevet. Ces aspects stratégiques devraient cependant toujours être discutés au cas par cas.

A quelles idées fausses concernant la protection intellectuelle êtes-vous parfois confrontés?

La plupart des chercheurs sont conscients de l’importance du dépôt d’un brevet, mais l’exécution pourrait être plus rigoureuse. Une autre idée fausse est la période dite de grâce. Le droit européen des brevets ne connaît pas de période de grâce, à l’instar de la plupart des autres juridictions à l’exception des Etats-unis, du Japon et du Canada. Si vous avez publiquement divulgué votre invention en publiant un article à son sujet ou en parlant, il se peut que les droits de brevet ne vous soient pas accordés.

Qu’est-ce que les chercheurs peuvent révéler à leurs pairs?

Une invention est nouvelle aussi longtemps qu’elle n’est pas connue du public. Aussi, toute discussion avec un collègue ou exposé dans le cadre d’une conférence avant le dépôt d’une demande de brevet peut potentiellement détruire la nouveauté. Vous imaginez peut-être que nul ne le saura. Mais lorsqu’il est question d’argent, les parties tierces ne laisseront rien au hasard. Nous sommes bien sûr conscients du conflit entre une demande de brevet et la nécessité de publier des articles académiques ou d’organiser des présentations. Si vous n’êtes pas sûr de l’attitude à adopter, il est toujours préférable de nous consulter avant une publication, un exposé ou toute autre divulgation publique, même à brève échéance.

Pour terminer, souhaitez-vous ajouter un mot au sujet des start-ups actuellement ou potentiellement soutenues par BaseLaunch?

Nous sommes des scientifiques de cœur et adorons discuter de thèmes scientifiques. Nos discussions avec des jeunes pousses ont contribué à mettre en évidence l’énorme potentiel du secteur suisse des start-ups et la motivation exceptionnelle de leurs fondateurs. Nous espérons à nouveau faire partie de BaseLaunch en 2018.


A propos de
Philipp Marchand dirige le bureau bâlois de Vossius & Partner. Après avoir obtenur son diplôme de biochimie à l’Université de Francfort et ses études de doctorat au CNRS de Paris, il a commencé sa carrière par un stage en qualité d’avocat en brevets chez Vossius & Partner à Munich. Après son admission au barreau, il a été transféré à Bâle au début de 2017. Il s’est récemment lancé dans un doctorat en droit à l’Université de Bâle. Vossius & Partner est un cabinet de conseil en brevets de premier plan offrant un concept de service complet basé sur les compétences juridiques d’avocats en brevets couvrant tous les secteurs technologiques, ainsi que de juristes qualifiés pour pratiquer non seulement en Europe et en Suisse, mais également aux Etats-Unis, au Japon, à Taïwan et en Corée. L’entreprise emploie 55 avocats en brevets et 20 juristes dans ses bureaux de Munich, Düsseldorf, Berlin et Bâle.

report Precision Medicine

Findings from Basel enable improved breast cancer treatment

18.06.2019

report Life Sciences

Basel researchers facilitate new libraries for drug discovery

13.06.2019

report Life Sciences

«J’aime réfléchir à des problèmes apparemment insolubles»

13.03.2018

Andreas Plückthun continue de chercher là où d’autres ont laissé tomber: 40 collaborateurs travaillent au sein de son laboratoire dans le domaine de l’ingénierie des protéines. Les résultats constituent la base de trois entreprises de biotechnologie: Morphosys à Munich ainsi que Molecular Partners et G7 Therapeutics (désormais Heptares Zürich) à Schlieren. En marge du congrès Antibody à Bâle, Andreas Plückthun nous a expliqué pourquoi il est resté fidèle à la recherche.

Monsieur Plückthun, en trois décennies, vous avez co-fondé trois sociétés de biotechnologie. Quels ont été les ingrédients de cette réussite?

Au début, il y avait toujours la curiosité de découvrir quelque chose de nouveau, jamais la volonté de créer une entreprise. Après que nous ayons fabriqué des anticorps artificiels et appris comment imiter le système immunitaire, nous avons fondé la société Morphosys. C’est alors que la question suivante s’est posée: est-ce que nous pouvons utiliser d’autres molécules de protéines et résoudre ainsi de nouveaux problèmes? C’est comme cela qu'ont été conçues les Designed Ankyrin Repeat Proteins (DARPins) et une deuxième entreprise, Molecular Partners à Schlieren. Le défi suivant consistait à stabiliser les récepteurs grâce à l’ingénierie des protéines afin de pouvoir développer plus efficacement des médicaments pour ces points sensibles. En raison de ces recherches, nous avons créé une troisième société, G7 Therapeutics.

Qui a respectivement motivé ces créations d’entreprises?

Pour la première entreprise, ce sont mes collègues chercheurs. J’étais alors le plus sceptique des trois. Les deux autres sociétés sont des spin-offs classiques de mes doctorants et post-doctorants.

Aujourd’hui, quelle est la situation de ces entreprises?

Morphosys compte actuellement 430 collaborateurs. L’entreprise a récemment fêté son 25ème anniversaire. De plus, nous avons reçu la première autorisation de la FDA pour un anticorps qui est donc désormais disponible sur le marché. Cette société est l’une des rares qui fait encore exactement ce que nous avions écrit à l’époque dans notre business plan et qui connaît toujours le succès. Molecular Partners emploie 130 collaborateurs, avec plusieurs études en phase deux et trois. Tout comme Morphosys, l’entreprise est cotée en bourse. G7 Therapeutics a été rachetée par l’entreprise anglaise Heptares appartenant elle-même à la société japonaise Sosei. En bref, toutes les entreprises vont bien. Pour moi, la fondation en soi ne représente pas une réussite particulière. Ce qui m’intéresse, c’est plutôt que l’entreprise se porte bien et commercialise des médicaments.

Quels sont les changements auxquels vous avez fait face pour les créations d’entreprise au cours des décennies?

L’environnement a totalement changé. En Europe, il y a 25 ans, créer une entreprise de biotechnologie n’allait pas de soi. Pour cela, les gens partaient en Californie. Aux Etats-Unis, lors d’un symposium, j’ai été accueilli en tant que chercheur et fondateur d’entreprise par la phrase: «He is like us». Là-bas, il était normal depuis bien plus longtemps d’être à la fois chercheur et entrepreneur. Chez nous, le scepticisme a désormais disparu et de telles créations d’entreprises sont perçues de manière positive. De plus, il existe désormais une scène «venture capital». Pour être honnête, je dois dire que par rapport aux bailleurs de fonds, il est utile d’avoir déjà fondé une entreprise prospère. Le premier accord est le plus compliqué.

Vous semblez avoir bien réussi en tant que créateur d’entreprise. Est-ce que vous n’avez jamais eu envie d’intégrer l’une de vos sociétés?

Pour moi, il n’a jamais été question de quitter la haute école. C’est un privilège incroyable d’être payé par l’Etat afin de faire des choses un peu folles. J’ai toujours voulu réfléchir au prochain défi au sein de la haute école. Dans ce cadre, ne pas être obligé de justifier des bénéfices trimestriels constitue la seule possibilité d’assurer le progrès. Dans une entreprise qui utilise l’argent des investisseurs pour la recherche, il n’est pas possible de réaliser des projets risqués et longs comme ceux qui m’intéressent. Mais je peux affirmer que grâce aux entreprises qui se basent sur mes recherches, j’ai remboursé mon dividende et créé de nombreux emplois.

Vous continuez donc à vous consacrer à la recherche fondamentale. Est-ce qu’il est possible de pousser celle-ci vers une commercialisation accrue?

Nous avons toujours voulu résoudre des problèmes qui nous semblaient suffisamment importants. A moment donné, dans la recherche, la question qui se pose est de savoir comment l’on utilise les résultats, ce qui en découle. Si nous n’avions pas commercialisé les résultats, les projets se seraient simplement arrêtés alors qu’ils devenaient intéressants. Nous serions restés bloqués à mi-parcours. C’est comparable avec un plan de construction pour un ordinateur que l’on ne construirait pas. En fondant des entreprises, nous voulions nous assurer que les projets continuent.

Dans le cadre de vos recherches, est-ce que vous avez collaboré avec l’industrie?

La collaboration directe entre l’industrie pharmaceutique et notre laboratoire n’a jamais vraiment bien fonctionnée. Les attentes et les horizons temporels sont très différents. Nous développons de nouveaux concepts et de nouvelles idées. Souvent, cela n’est pas compatible avec la recherche pharmaceutique de la grande industrie. Je pense que je ne froisserai personne en affirmant que l’industrie pharmaceutique est très conservatrice. Nous avons certes de nombreux contacts, mais très peu de collaborations. Cependant, les entreprises que nous avons créées travaillent très bien avec l’industrie pharmaceutique.

Quels sont les prochains thèmes auxquels vous allez vous consacrer?

Nous effectuons des recherches sur les virus artificiels qui ne peuvent pas se multiplier. Il faudrait que les virus produisent dans le corps les protéines nécessaires en tant que produits thérapeutiques. Il s’agit d’un sujet tellement éloigné de la mise en œuvre pratique qu’il est uniquement possible dans une haute école. Mais je suis convaincu que cela aurait des conséquences énormes si cela fonctionne. Je ne serais pas tranquille si nous ne tentions pas au moins le coup. Dans mon laboratoire, nous essayons donc une fois de plus de résoudre un problème que la plupart des spécialistes jugent impossible. C’est ce qui nous motive à nous lever le matin. Je veux démontrer que cela est possible malgré tout.

Inscription à l'événement: Andreas Plückthun between basic research and biotech entrepreneurship on 24 April 2018.


A propos d’Andreas Plückthun
Andreas Plückthun est biochimiste et chercheur dans le domaine de l’ingénierie des protéines et de l’évolution dirigée de protéines, en particulier d’anticorps, de molécules synthétiques de liaison et de protéines membranaires. Il est professeur à l’Institut de Biochimie de l’université de Zurich depuis 1993. Il a étudié la chimie à l’université d’Heidelberg et a passé sa thèse à l’université de San Diego en Californie. Il a réalisé son post-doctorat à l’Institut de chimie et de biologique chimique de l’université Harvard. Après son séjour de sept ans aux Etats-Unis, Andreas Plückthun est revenu en Allemagne pour devenir chef de groupe au centre génétique de l’université de Munich et à l’Institut Max-Planck de biochimie à Martinsried. Il est membre de la European Molecular Biology Organization (EMBO) et fait partie de Leopoldina, l’Académie nationale des sciences. Il a reçu de nombreux prix internationaux et a été récompensé en tant que pionnier de l’ingénierie des protéines. Andreas Plückthun est co-fondateur des deux sociétés spin-off Morphosys (actuellement: 400 collaborateurs) et Molecular Partners (actuellement 40 collaborateurs) cotées en bourse.

Interview: Annett Altvater et Stephan Emmerth, BaselArea.swiss

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is a world-leading accelerator

06.06.2019

report Life Sciences

Polyphor developing new antibiotics

03.06.2019

report

Meet the BaseLaunch Startups

11.03.2018

Six of the BaseLaunch startups recently started Phase II. They received either grants up to 250,000 Swiss francs or gained free of charge access to BaseLaunch laboratory and office space at the Switzerland Innovation Park Basel Area. Hear what the startups, the BaseLaunch team and selection committee members experienced in the first year. Find out more about what makes BaseLaunch unique.

The BaseLaunch accelerator is now open for applications for the second cycle. Entrepreneurs with a healthcare based project or a game-changing innovation in diagnostics, medtech or related field at the pre-seed or seed funding stage are invited to submit their applications to the program.

Following the application deadline on 14 May, promising projects will be admitted to the accelerator program for a period of 15 months. In phase I, the startups will benefit from the support of industry experts, office- and laboratory space free of charge and access to healthcare partners. After three months, they will be invited to present their idea to the selection committee. They will determine which promising startups will proceed to Phase II that runs for one year.

BaseLaunch is backed by five industry leaders — Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer, Roche and Roivant Sciences. Other public and private partners such as KPMG and Vossius & Partner also support the initiative.

report Life Sciences

T3 Pharmaceuticals wins W.A. de Vigier Award

28.05.2019

report Life Sciences

Basel becomes global center for nanopharmacy

27.05.2019

report Life Sciences

"You should always have something crazy cooking on the back burner"

03.10.2017

When Jennifer Doudna gave her keynote at Basel Life in September, the auditorium in the Congress Center was packed. Susan Gasser, Professor of Molecular Biology at the University of Basel introduced Doudna as groundbreaking and extremely innovative. The Professor of Chemistry and of Molecular and Cell Biology at the University of California, Berkeley was on top of Gassers wish list for the Basel Life. The leading figure of what is known as the CRISPR revolution among scientists sat down with BaselArea.swiss during her stay in Basel to talk about her lab, flexible career paths and what makes a great researcher.

In your keynote you stated that you always did a lot of basic research. What changed for you and your lab after you published the CRISPR findings?

We are still doing deep dives into CRISPR technology. A lot of our work is about discovering new systems and looking at RNA targeting and integration. These things do not necessarily have to do with gene editing, but are our primal motivation. But there were quite a few changes. We started doing a lot more applied work. That led to all sorts of interesting collaborations with people that I would probably never had the chance to interact with in the past. It has been a great opportunity to expand both deeper and broader.

How do you manage to direct your students and postdocs in your growing lab?

I hire really good people that can focus on both innovative initiatives mixed with projects where a clearer outcome can be forecasted. I give them some guidance and then I cut them loose. We also build teams in the lab which works really effectively. I do not always get it right, but when I do, amazing science happens.

You live in an area where entrepreneurship seems to be some kind of lifestyle. What is your view on the environment in Europe for both doing research and creating companies compared to the benchmark California?

There are some interesting – probably cultural – differences in the way people approach science. At Berkeley, a lot of our students are planning to go into academia. And a lot of students in California not only want to go into industry, but want to start their own company or join a startup. From talking to my Swiss colleagues, it sounds like many students in Switzerland are uncomfortable with that. They want to go to a large company and get a nice salary. Nothing wrong with that. Still, I think that it is good to encourage students to take a risk and to try something that is outside of their comfort zone.

How does that work out in Berkeley?

Two of my students started companies with me directly based on their work in the lab. One company creates new technologies that will be useful therapeutically or in agriculture. In the other case, we are figuring out how to deliver gene editing to the brain. Both students became CEOs and were able to do all the steps it takes to build their company, deal with the legal stuff and funding, conceptualize the business plan and the science. They had to hire people, build a team, and make deals. I always tell those students, I could never do their job.

How do you motivate students to take that step anyway?

I think one of the reasons that we have a lot of entrepreneurship in the bay area is because Silicon Valley is around the corner. That kind of mindset permeates everything. My kid sees young entrepreneurs who are not that much older than a teenager building the next robotics and AI companies. Granted, there is lots of failure for every single success. But teenagers see a successful person and feel motivated to give it a shot.

How can a culture like that be created?

You cannot replicate Silicon Valley culture. But I think you can create a culture that values risk taking and that validates people who do things that are not traditional. If you try something and it does not work out you should not be penalized. Instead, you should be able to go back and get the job at the big corporation. If we encourage our students to see all those options from academia to corporation and startup, they realize that they do not necessarily have to commit themselves to one path for their entire career.

Were you ever tempted to switch sides?

I toyed with it. Back in 2009, I left my job at Berkeley and joined Genentech as a Vice President of basic research. I only lasted a couple of months.

Why was that?

From the outside, it seemed like an exciting way to take my research in a much more applied direction. When I was inside I realized I was not playing to my own strengths. Instead, I realized what I am good at doing and what I really like. It all boiled down to creative, untethered science. I love working with young people and I like creating an environment where they can do interesting work. Not that I could not have done that with Genentech, but it was very different. The process was super painful, but also valuable. I returned to Berkeley and decided to go with the reason why I am in academia: crazy, creative projects that might not be clinically relevant but are interesting science. That was when I decided to expand the work on CRISPR. Had I not made the foray to Genentech and then back to Berkeley, I might not have done any of the CRISPR work.

One topic you are dealing with is the unsolved patent struggle about CRISPR Cas9. Does this effect your work?

I try to look at it very pragmatically. Because ultimately I am an educator. You could say this is my own education. I have learned a huge amount about the patent and legal process, some of it unpleasant. Someday I will write a book about that.

Another jury might be more distinctive on your achievements: You are a hot candidate for the Nobel Prize. How does that make you feel?

I try not to think about it too much. Yet, I feel very humbled. It makes me take a step back and ask myself: What is the purpose of prizes like that? I think they highlight science, the advances that are made and how these might influence people’s lives positively. I did not chose this job to win prizes, but because I really love science.

Is that enthusiasm for science what makes a great researcher – or is there a magic formula?

I think it is a combination of willingness to try new things coupled with a willingness to listen to people. I have seen these extremes both in myself and in my lab. I have real maverick students with creative ideas. But they can never follow a protocol because they are sure they will do better. This often does not lead to good science. The flip is true as well: If you always just follow protocols and never take a step out of the procedures you also do not create the most interesting science. We usually set up one line of experiments that are following a path and where we will surely get some data that are of interest for us. The second project is something that is of interest to the student. This mixture often leads to the best science.Let’s face it: You do not get rich in academic science. The joy in science is the freedom of making discoveries, of finding things out. I tell students: ‘If you stay in academic science, play with that.’ You should always have something a bit crazy cooking on the back burner. That is what makes it fun.

Interview: Alethia de León and Annett Altvater, BaselArea.swiss

report Life Sciences

Santhera receiving up to 105 million Swiss francs

23.05.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is top European accelerator

21.05.2019

report BaselArea.swiss

Treize projets de start-up ont été retenus pour la première phase de BaseLaunch

18.09.2017

BaseLaunch, le programme d’accélération dédié au secteur de la santé de BaselArea.swiss, a été lancé le 14 septembre. Le comité de sélection a choisi 13 projets pour la phase I parmi plus de 100 candidatures provenant de plus de 30 pays. Pendant trois mois, les élus pourront affûter leur Business Case avec des experts du secteur.

Plus de 100 projets provenant de plus de 30 pays ont été déposés pour le programme d’accélération BaseLaunch de BaselArea.swiss. Ils portaient sur des thèmes variés allant des produits thérapeutiques au diagnostic en passant par la santé numérique et la technologie médicale. Le comité de sélection a nommé treize projets prometteurs pour la première phase, contre les 10 prévus initialement. «Nous avons été impressionnés par la capacité d’innovation des candidatures», déclare Trudi Haemmerli, présidente du comité ainsi que CEO de PerioC Ltd et Managing Director de TruStep Consulting GmbH. «Nous sommes impatients de voir comment les projets sélectionnés vont tirer parti de la phase I pour affûter leur Business Case.»

Stephan Emmerth, Business Developement Manager pour BaseLaunch chez BaselArea.swiss, souligne que les projets sélectionnés ont des objectifs très variés: développer de nouvelles approches de traitement de maladies comme Alzheimer, des immunothérapies d’un nouveau genre, des méthodes d’administration des médicaments innovantes ou la nouvelle génération de thérapies géniques dans le traitement du cancer. D’autres projets ont pour but de développer de nouveaux procédés de diagnostic pour trouver des biomarqueurs des cancers ou révolutionner l’identification de maladies neurologiques à l’aide de méthodes de mesure numériques.

Le stade de développement des projets était lui aussi très vaste. On comptait aussi bien des projets visant la création d’une entreprise dans le cadre de BaseLaunch que des start-up qui avaient déjà franchi les premières étapes du financement et souhaitaient poursuivre leur développement avec BaseLaunch. Le parcours professionnel des créateurs d’entreprise était lui aussi très varié. Certains des candidats sélectionnés pour la phase I ont une longue expérience en recherche et développement dans leur secteur, d’autres sont des créateurs d’entreprise diplômés de l’université.

«Nous avons sélectionné les projets les plus prometteurs. Les projets doivent en outre profiter au maximum de BaseLaunch et de l’écosystème régional dans les sciences de la vie», souligne Alethia de León, Managing Director chez BaseLaunch. Une attention particulière a par ailleurs été accordée à une base scientifique et technique solide, à un haut degré d’innovation et au potentiel entrepreneurial de l’équipe de fondateurs. Mme De León a également souligné que le processus de sélection a été productif. Le comité de sélection se compose notamment de représentants de partenaires du secteur de la santé: Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer et Roche: «Les discussions pendant le processus de sélection ont été très constructives.»

A compter du 14 septembre, les treize start-up sélectionnées auront trois mois pour développer leur idée commerciale. Elles pourront compter sur le soutien de l’équipe de BaseLaunch ainsi que d’entrepreneurs et de conseillers expérimentés. Pour cette première phase, les projets sont dotés chacun jusqu’à 10’000 francs. Ensuite, le comité de sélection sélectionne parmi les projets de la phase I trois projets pour la phase II, qui dure douze mois. Les projets sont soutenus jusqu’à 250 000 francs. Les start-up ont en outre accès au laboratoire BaseLaunch du Switzerland Innovation Park Basel Area, les aidant à franchir des étapes importantes dans la recherche et à développer leur Business Case.

Aperçu des projets sélectionnés:

ABBA Therapeutics développe de nouveaux anticorps thérapeutiques pour l’immunothérapie anti-cancer.

Le projet β-catenin vise à développer de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement du cancer du côlon, du poumon, du foie, du sein, du cerveau et de l’ovaire permettant au corps de se libérer des protéines pathologiques.

CellSpring analyse les cellules humaines qui se sont développées dans un milieu tridimensionnel spécifique pour concevoir de nouveaux outils de diagnostic des cancers à un stade précoce.

Eyemove s’efforce de détecter des maladies neurologiques à un stade précoce grâce au suivi des mouvements oculaires.

Polyneuron Pharmaceuticals s’efforce de développer une nouvelle classe de médicaments prometteurs pour traiter les maladies auto-immunes.

Le projet SERI développe de nouveaux médicaments pour le traitement des troubles anxieux et du stress. Ils modulent l’activité du cannabinoïde dans le corps humain.

SunRegen développe de nouveaux médicaments contre les maladies neurodégénératives.

T3 Pharma développe la nouvelle génération de traitements du cancer à l’aide de bactéries.

T-CURX s’est fixé pour mission de développer la future génération d’immunothérapies à base de cellules CAR-T grâce à la plateforme «UltraModularCAR».

TEPTHERA s’est fixé comme objectif de proposer de nouveaux vaccins thérapeutiques contre le cancer.

TheraNASH développe des médicaments personnalisés pour le traitement de la stéatose hépatique non alcoolique (NASH), une maladie à l’origine du cancer du foie qui progresse dans le monde.

VERSAMEB développe de nouvelles approches dans le domaine de la médecine régénérative.

Une société biotechnologique, qui souhaite rester anonyme, développe des médicaments immuno-oncologiques novateurs.

report Life Sciences

Pfizer acquires Basel-based Therachon

09.05.2019

report Life Sciences

Swiss biotech industry growing

08.05.2019

report BaselArea.swiss

«Biotech et Digitization Day» avec le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann

15.05.2017

Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans les Life Sciences? Dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a visité la région de Bâle afin de discuter avec des représentants importants de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et défis actuels de la digitalisation.

L’importance des Life Sciences pour l’économie suisse est énorme. L’année passée, la part de cette industrie aux exportations suisses s’élevait à 45%. En plus, la plupart des nouvelles entreprises s’engagent dans le secteur de la santé. C’est pourquoi la Suisse est considérée comme pays leader pour les Life Sciences dont la région de Bâle est le moteur.

Dans ce contexte et dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, a visité aujourd’hui la région de Bâle sur invitation de BaselArea.swiss et digitalswitzerland. Il discutait, avec une délégation de haut rang de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et des défis actuels dans l’industrie Life Sciences. L’événement s’est déroulé chez Actelion Pharmaceuticals et dans le Switzerland Innovation Park Basel Area à Allschwil près de Bâle.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a souligné la grande importance de la région et du secteur des Life Sciences : «Les deux cantons de Bâle bénéficient d’une densité élevée d’entreprises innovantes et florissantes. Cela me remplit de fierté et d’optimisme. Les industries pharmaceutique et chimique sont considérées, à juste titre, comme promoteurs d’innovations.» Afin de continuer à réussir, la Suisse ne devrait cependant pas se reposer ; selon lui, l’économie et la politique, les sciences et la société devraient profiter du passage au digital.

L’événement a été organisé par BaselArea.swiss - l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse: Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura – et digitalswitzerland qui est une initiative commune de l’économie, du secteur public et des sciences. Elle veut faire de la Suisse, au niveau international, un site leader dans l’innovation digitale.

Actuellement, le conseiller fédéral Schneider-Ammann rend visite à des régions leader de la Suisse afin de se familiariser avec les effets de la digitalisation sur les différents secteurs économiques et de parler de recettes prometteuses d’avenir.

Promotion de start-ups dans le domaine des biotechnologies

Les Life Sciences sont considérées comme industrie émergente qui présente un fort potentiel de croissance. Néanmoins, la compétition devient de plus en plus agressive: D’autres régions dans le monde investissent énormément dans la promotion des sites et attirent de grandes entreprises. Une des questions principales lors de l’événement d’aujourd’hui était donc : Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans la compétition internationale?

La Suisse possède, en relation avec la grande importance économique des Life Sciences et en comparaison avec d’autres sites leaders dans le monde, relativement peu d’entreprises start-up dans le ce domaine. BaseLaunch, le nouvel accélérateur pour des start-ups dans le secteur de la santé, lancée par BaselArea.swiss en collaboration avec l’accélérateur Kickstart de digitalswitzerland, représente un premier pas an avant. Toutefois, il manque du capital de démarrage pour la phase initiale du développement d’une entreprise et notamment un accès à du capital important dont une start-up bien établie aurait besoin pour son expansion.

Domenico Scala, président de BaselArea.swiss et membre du Steering Committee de digitalswitzerland dit: «Nous devons investir dans notre force. C’est pourquoi nous avons besoin d’initiatives comme du Zukunftsfonds Schweiz qui devra faciliter aux investisseurs institutionnels de soutenir de jeunes entreprises innovantes.»

L’importance d’un paysage novateur de start-ups pour les Life Sciences en Suisse était ensuite également au centre de la discussion de la table ronde, présidée par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann ensemble avec Severin Schwan, CEO du Groupe Roche, Jean-Paul Clozel, CEO d’Actelion Pharmaceuticals et Andrea Schenker-Wicki, recteur de l’Université de Bâle.

Digitalisation comme moteur de l’innovation

Le deuxième sujet du ‘Biotech et Digitization Day’ était la digitalisation dans les Life Sciences. Celle-ci est – selon Thomas Weber, conseiller d’état du canton de Bâle-Campagne – un moteur important pour l’innovation dans tout le secteur, voire déterminante pour le renforcement du site suisse de la recherche.

Dans son discours, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est concentré sur trois aspects: Premièrement, sur la création d’une nouvelle et courageuse culture de pionnier qui encourage l’esprit d’entreprise et qui récompense ceux qui osent essayer quelque chose. Deuxièmement, sur le fait qu’un fonds pour start-ups, initié et financé par le secteur privé, leur donnerait plus d’élan. Et troisièmement, sur le rôle de l’état qui rend possible cette activité tout en créant des espaces de liberté au lieu de dresser des interdictions et des obstacles.

La discussion ouverte entre les représentants de la recherche, de l’économie et les entrepreneurs a démontré clairement l’avis commun que la digitalisation changera les Life Sciences. Tous étaient d’accords sur le fait que la Suisse possède les meilleures conditions pour assumer un rôle de moteur dans ce processus de changement: des entreprises pharmaceutiques puissantes et globales, des universités, reconnues dans tout le monde, ainsi qu’un système écologique innovant avec des start-ups dans les domaines de la santé et des Life Sciences qui s’orientent vers la digitalisation.

C’est tout cela que digitalswitzerland veut également promouvoir. Selon Nicolas Bürer, CEO de digitalswitzerland, le secteur de la santé et les Life Sciences sont les industries clés pour faire de la Suisse un pays leader dans la digitalisation innovante. DayOne, la plateforme innovante pour la médecine de précision apporte une autre contribution importante à ce but. Lancée par BaselArea.swiss en étroite collaboration avec le canton de Bâle-Ville, elle réunit régulièrement une communauté croissante de plus de 500 experts et innovateurs pour échanger des idées et promouvoir des projets.

report Life Sciences

Switzerland excels with biotech start-ups

06.05.2019

report Life Sciences

Alentis raises 12.5 million Swiss francs

30.04.2019

report BaselArea.swiss

“I see a very innovation-friendly climate in Basel”

12.04.2017

It all began with research resources that were a quarter of a century old. Simon Ittig and his colleagues at the Biozentrum of the University of Basel turned these into a research project – and eventually a start-up. T3 Pharmaceuticals develops new therapies to treat solid tumours.

How did T3 Pharma come about?

Simon Ittig: I completed my doctorate at the Biozentum in Professor Guy Cornelis’ group, which dealt primarily with a secretion system of bacteria. Bacteria require these needles to inject proteins into cells and establish their pathogenesis. My doctoral supervisor discovered this mechanism 25 years ago and had researched it ever since. When I completed my doctorate in 2012 and Professor Cornelis retired, I was able to take over many resources such as bacterial strains and study protocols. As a postdoc in another group at the Biozentrum, I dealt with the question of how proteins can be transported rapidly into cells. This brought me back to my collection of bacterial strains, as they are by nature exactly the same. In a short time, I succeeded in showing that such a protein transport does in fact work – and rapidly, efficiently and synchronously. This potential enthralled my research colleagues and me.

What precisely can this technology be used for?

If you have bacteria that transport specific, for example human, proteins into cells, then you can stimulate these cells as you like. It has long been known that bacteria migrate to solid tumours. Accordingly, we focused on the field of solid tumour oncology and could achieve impressive results in a surprisingly short amount of time. We now have bacteria that grow specifically in a tumour over an extended period of time. We can also now program these in such a way that they produce certain active ingredients and pass them into the cells – precisely to where these substances can take effect. Our technology is very stable.

Was it obvious to you that you could go ahead and start a company with this idea?

Yes, this idea came relatively early. We received the first financial support from CTI, the Cancer League and smaller foundations when we were still just academic researchers. It was already clear then that we wanted to become self-employed with our protein transport technology. Founding our own company was even one of the conditions for further research funding from CTI. The Biozentrum supported us in many ways when we were spinning off. As before, the patents belong to the university, but we have an exclusive global license.

How did you finance T3 Pharma?

In the beginning and also subsequently we received substantial amounts of research funding. However, the funds are generally restricted to salaries and materials. Foundations mainly want to finance the actual research work. At some point you reach a limit, which is why we began to actively look for investors for our company.

With great success. What played a decisive role?

First of all, you have to have the right business idea. Second, you need a good amount of mutual trust. The whole set up should be able to accompany the company for several years. If every couple of years you need a few months to secure the next financing round, then this ties up too many resources, creates a lot of uncertainty and distracts from your research activities. For this reason, we looked – and found – investors who had the financial opportunities and necessary understanding, who believe in us and are ready to go the distance with us.

So were you in a privileged position where you could also turn investments down?

Maybe. I’m convinced that you shouldn’t accept every offer if you don’t have to. We carefully examine the conditions connected to the financing and also want to get a sense of the investors’ intentions. It’s also recommended that you keep your options open. If you become content with something too early, it can become very expensive later on.

You have received over 2 million francs from foundations. Is this unusually large for a start-up?

The effort for such financing is of course also very high, especially at the beginning when you can’t yet show proof of your achievements or have yet to receive any research grants. It’s crucial to bring experienced people on board at an early stage. This gives the foundations the necessary certainty when it comes to the project’s feasibility. It’s also important to appreciate smaller amounts. I’m also very grateful that I could learn a lot about the art of writing applications from an experienced and successful scientist, Professor Nigg. With Prof Nigg from the Biozentrum and Prof Christofori from the Department of Biomedicine, we had formed a professional and interdisciplinary consortium from early on. Without these two experienced professors our company wouldn’t exist in its current form.

How high then was the success rate?

I would estimate that half of our requests have been met with a positive result until now.

You’ve come far with this foundation funding, but you’re taking the next steps with the support of private investors. Is this better than turning to venture capital companies?

We of course looked at both alternatives. Private and institutional investors are not mutually exclusive. But we prefer private people because they are generally alone or in small committees and can decide quickly if they want to invest or not. A second point: it’s also important to me personally that we develop an idea together of the next few years and work towards these goals. The interactions, the shared vision and the sense of similar values bring a great amount of pleasure and confidence. It just has to be ‘right’, professional and personal.

How do you go about finding private investors?

Actually, this only goes via a good network and our experienced consultants. In contrast to venture capital firms, private investors tend to remain discretely in the background. It’s therefore important to think early on about the positioning of your own company, the team and its technology. A well-planned communication also helps. Once the ideas are known, it’s easier to get in touch with the right people. If you win someone over in a discussion, there’s a good chance that a private investor will get involved.

What are your next steps?

The financing of T3 Pharm is secured for the time being. We can therefore concentrate on our research and then validate our technology and prepare for preclinical development. As CEO, I’m working outside of the laboratory for the time being while my four colleagues are focussing fully on the research.

What is your long-term vision?

We want to bring our technology for use in patients. This is the major driver in our day-to-day work. How and when we will achieve this goal, I still can’t say today. And also whether or not T3 Pharma will still be an independent company. Who knows what the future holds. We’re therefore open and focused first and foremost on our research.

How do you see the local ecosystem for young entrepreneurs?

We have a good connection to the university and appreciate the open doors. If you trust people and approach them, you receive a lot of support. I see a very innovation-friendly climate in Basel. Of course the large life science cluster creates an incredibly positive environment for start-ups like us. And how BaselArea.swiss promotes innovation also helps in an uncomplicated way when it comes to meeting the right people.

And yet when it comes to start-ups, Basel lags behind other places. What needs to be done?

Nothing works without self-initiative and perseverance. If you have both, you’ll find the best conditions here in Basel and Switzerland. If I had one wish, it would be to more strongly institutionalise the informal exchange at the university. Earlier input from experienced professionals on a start-up idea could help young researchers gather the self-confidence for the next steps and be more successful in presenting their own ideas to a committee. Rejections can be quite discouraging sometimes.

Are there so many ideas that get buried before they’re even given a chance?

Yes, there are, and I find it a real pity. It’s not a matter of course for many people to stand up in front of others and say “I want this, I can do this, and I’ll do it”. Only a few young researchers trust themselves to overcome such a big hurdle and also pursue a project in the face of obstacles. Many talented young scientists remain on the academic track and continue to publish up until the train leaves for a start-up. It would help if they could discuss their ideas informally, without having to shout it from the rooftops. I’m convinced that there would be even more innovative start-ups. Once this hurdle is overcome, you get an unbelievable amount of support even from professors in other fields encouraging you to continue. This is what happened to me.

And was does your doctoral supervisor say about T3?

He’s extremely happy for us. Guy Cornelis also provides us with scientific advice and helps us where he can. The relationship has also since changed and has become very friendly.

About:

Dr Simon Ittig studied biochemistry and biotechnology at the universities of Bern, Vienna and Strasbourg and graduated from the Biozentrum of the University of Basel in microbiology. The start-up T3 Pharmaceuticals grew out of the research project Type 3 Technologies – Bacteria as a versatile tool for protein delivery.

report BaselArea.swiss

Fully equipped lab spaces at the Switzerland Innovation Park Basel Area

29.04.2019

report Life Sciences

Basler Forscher beschleunigt Wirkstoffsuche

29.04.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch can take full advantage of the potential of Basel's life sciences ecosystem

15.03.2017

The new accelerator for healthcare ventures, BaseLaunch, wants to link the best start-ups to the Basel region – and in doing so, provide impulses for major players. The project will consistently focus on quality and the concentrated know-how in the region, says Managing Director Alethia de Léon.

Financial support through BaseLaunch can be as high as CHF 10’000 per project. Startups accepted for the second phase will receive grants up to CHF 250’000. Other regions have tens of millions at their disposal. Are you even competitive?

Highly generous programmes in the EU and around the world have shown that it is not enough to distribute a lot of money with open hands. Rather, we have to make sure that the investments go to the most promising projects, namely those with a suitable team likely to effect a successful development from an idea to the market. In short: quality – and not quantity – has topmost priority for BaseLaunch.

What makes BaseLaunch unique?

BaseLaunch focuses on the entrepreneurs. Startups accepted for the programme will receive non-repayable funding, instead of equity financing that has to be repaid. Additionally, Basel is a life sciences ecosystem with one of the highest densities of biopharmaceutical enterprises globally and has an incredible pool of talents and specialists. Our healthcare partners, Pfizer, Johnson & Johnson Innovation, and Novartis Venture Fund offer direct access to valuable industry knowledge and experience relevant to develop and boost transformative healthcare solutions. Together, this allows us to give market-relevant advice suited to the needs of every single start-up company.

What types of projects is BaseLaunch especially suitable for?

BaseLaunch is open to all projects in the healthcare field. Geographically, our focus is on Switzerland and Europe. Our laboratories in Switzerland Innovation Park Basel Area specialise on therapeutics, but innovative concepts in the diagnostic and medtech fields are also welcome to participate in the accelerator.

Operationally, the accelerator is managed by BaselArea.swiss but operates under a different name. Why such a setup?

BaseLaunch seeks to find the most innovative and promising healthcare start-ups, support them and embed them into the local healthcare ecosystem. This makes BaseLaunch an important part of the core activity of BaselArea.swiss. Due to the different financing and decision-making structures and in line with a focussed market presence and a particular target groups, it made sense to launch the project under a different name.

Is it then the role of the state to invest in start-ups?

No public funds are invested in the projects. The cantons are financing the operational running of BaseLaunch. But what goes directly into the start-ups comes from the private sector. With BaseLaunch, BaselArea.swiss is thus providing the right framework conditions as a neutral partner of industry fostering the emergence of new companies with suitable programmes. And don’t forget that other places are very much on the offensive with public resources. It’s important not to fall behind. We have to remain in the fiercely competitive bid to be an attractive location – without, however, distorting our liberal economic order.

Why do we need more start-ups?

Start-ups are needed first and foremost to create added value from knowledge. If we invest billions into academic research, this also needs corresponding structures to make innovations out of inventions. It’s been shown that start-ups are taking on a more and more decisive role in this respect. In addition, start-ups have the potential to grow rapidly when successful and create a great number of high-quality jobs. Actelion, which began as a start-up, is the best example of this. While BaseLaunch succeeds in working with the best start-up projects, this also generates impulses for established companies and the ecosystem as a whole. BaseLaunch thus contributes toward raising the region’s attractiveness as Europe’s leading life sciences hub.

Is the Basel region even interesting for start-ups? Isn’t the cost of living likely to frighten away entrepreneurs?

Silicon Valley, London or Boston is not more affordable. The unique advantage of Basel’s life sciences ecosystem – its concentration of talent, pharmaceutical decision-makers and capital, which are unrivalled in Europe – ultimately tip the balance in our favour in the eyes of company founders. We have seen that the Basel region scores well in these critical areas – which are “must haves” especially for young companies – that, all things considered, the overall package is more than enough. This can be seen in the steady increase in companies being founded from outside the region in recent years.

For more information about the project, please visit www.baselaunch.ch

 

About Alethia de Léon

Born in Mexico, Alethia de Léon studied at Massachusetts Institute of Technology and Harvard Business School. After working in healthcare investment and product development, she was Global Head of Search and Evaluation, Business Development and Licensing for the Neuroscience Business at Novartis until 2015. In addition to managing BaseLaunch, Alethia de Léon is CEO and founder of the start-up Senes Science GmbH.

 

report ICT

Genedata erhält Auszeichnung

26.04.2019

report Medtech

Virtuelle Realität zeigt den Körper von innen

24.04.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch : l’accélérateur pour start-up prometteuses actives dans le domaine de la santé...

22.02.2017

BaseLaunch, le nouvel accélérateur suisse dédié au secteur de la santé, entend permettre à des start-up triées sur le volet d’accéder à l’écosystème des sciences de la vie de la région bâloise. Le programme BaseLaunch a été lancé par BaselArea.swiss, qui en assume la gestion opérationnelle. Il bénéficie du soutien du Novartis Venture Fund, de Johnson & Johnson Innovation, de Pfizer ainsi que de partenaires tels que l’incubateur de digitalswitzerland Kickstart Accelerator.

BaselArea.swiss, l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura, a annoncé aujourd’hui le lancement du programme BaseLaunch, le nouvel accélérateur suisse visant à promouvoir la création de start-up actives dans le domaine de la santé. Mettant à profit la position unique dont bénéficie la région bâloise en tant que pôle mondial des sciences de la vie, sa popularité croissante parmi les investisseurs ainsi qu’un programme s’adressant aux entrepreneurs de la santé, BaseLaunch entend attirer la nouvelle génération d’entreprises innovantes.

«Il est nécessaire que les start-up évoluent dans un environnement sain et cohérent en vue de renforcer et de continuer à faire progresser l’exceptionnelle compétitivité de la place économique suisse qui se hisse au rang d’élite dans le domaine des sciences de la vie», a affirmé Domenico Scala, président de BaselArea.swiss. «La Suisse a beaucoup à faire à cet égard et BaseLaunch relève d’une initiative stratégique visant à pallier cette lacune.»

«L’expertise de BaselArea.swiss dans la mise en relation d’innovateurs et le soutien aux entrepreneurs permettra au programme BaseLaunch de se concentrer pleinement sur les besoins non satisfaits des start-up actives dans le secteur de la santé tout en contribuant dans le même temps à l’excellent climat d’innovation en Suisse, en particulier dans le domaine des sciences de la vie», a ajouté Christof Klöpper, CEO de BaselArea.swiss. En tant que section désignée de l’incubateur de digitalswitzerland Kickstart Accelerator pour la santé et en tant que partenaire d’organismes publics et privés institués, BaseLaunch est étroitement aligné sur des initiatives nationales et régionales clés.

BaseLaunch a d’ores et déjà recueilli le soutien d’entreprises biopharmaceutiques internationales et de champions de l’innovation, à savoir le Novartis Venture Fund, Johnson & Johnson Innovation et Pfizer. Ces partenaires du secteur de la santé s’engagent aux côtés de BaseLaunch dans le but d’identifier et de promouvoir des innovations transformationnelles répondant à des besoins médicaux non comblés.

«Le programme BaseLaunch vise à encourager les meilleurs innovateurs dans le domaine de la santé en leur offrant un accès rapide aux financements ouverts aux créateurs d’entreprise, à l’information, à l’industrie et à des infrastructures ultramodernes. Nous souhaitons leur permettre d’être pleinement intégrés dans la chaîne de valeur des sciences de la vie et les guider individuellement dans cette voie», a expliqué Alethia de Léon, Managing Director de BaseLaunch.

Le programme comprend deux phases s’étendant sur 15 mois au total. Pendant la première phase de trois mois, les entrepreneurs collaborent étroitement tant avec l’équipe de BaseLaunch qu’avec un réseau d’entrepreneurs en résidence, de conseillers et de consultants afin de peaufiner leurs dossiers commerciaux. BaseLaunch peut accorder un soutien financier de CHF 10 000.– par projet. Jusqu’à trois start-up sélectionnées pour la seconde phase auront la possibilité d’obtenir un financement d’une année pouvant atteindre CHF 250 000.– en vue de générer des données et de franchir les grandes étapes de leur projet commercial dans les laboratoires du Switzerland Innovation Park Basel Area.

BaseLaunch a fixé la clôture des candidatures au 30 juin 2017 pour le cycle inaugural du programme d’accélération. D’autres cycles du programme débuteront fin 2018 et 2019. Un comité de sélection composé d’experts du secteur désignera les entreprises invitées à chaque cycle du programme.

 

Commentaires des partenaires de BaseLaunch du secteur de la santé

Richard Mason, Head of the London Johnson & Johnson Innovation Centre:
«Offrant des financements et un accès aux laboratoires à des startup sélectionnées, sans aucune condition, ce programme illustre notre volonté de créer dans la région de Bâle un environnement le plus propice possible aux entreprises qui se mettent au service des sciences de la transformation et des bonnes idées en Suisse.»

Dr Anja König, Managing Director, Novartis Venture Fund:
«Nous nous réjouissons de contribuer à la dynamisation de la région bâloise, le centre de gravité des entreprises européennes de la santé, en proposant aux start-up le soutien dont elles ont besoin pour faire avancer leurs idées.»

Uwe Schoenbeck, Chief Scientific Officer, External Research and Development Innovation & Senior Vice President, Worldwide Research and Development, Pfizer:
«Grâce au soutien apporté par Pfizer au programme BaseLaunch, nous espérons réduire le temps qu’il faut à une initiative scientifique prometteuse pour déboucher sur un médicament potentiel.»

 

report Innovation

Basler Lyfegen schliesst Finanzierungsrunde ab

18.04.2019

report Life Sciences

Basler Forscher entwickeln neuartigen Zellcomputer

16.04.2019

report BaselArea.swiss

Basel initiative supports life sciences start-ups

01.02.2017

BaseLaunch, an accelerator initiative launched and run by the location promotion organisation BaselArea.swiss, is a new partner of the start-up accelerator Kickstart. Life sciences start-ups will be promoted through a second Kickstart programme.

BaseLaunch, which will be launched on 22 February, is an accelerator initiative that aims to create the next generation of groundbreaking healthcare companies in the Basel region, according to a BaselArea.swiss announcement. The collaboration with Kickstart, one of the Europe’s largest multi-corporate start-up accelerators and an initiative of digitalswitzerland, will contribute towards accomplishing this objective. Kickstart is now starting a second programme.

“With the second edition taking place in Zurich and the extension of the programme to Basel, Kickstart will be one step closer to becoming the largest European start-up accelerator,” said Nicolas Bürer, managing director of digitalswitzerland, in a Kickstart statement. Kickstart describes Basel as a life sciences “hot spot” and says that the partnership will make it possible to “tap into the unexplored innovation potential”.

Kickstart Accelerator will select a shortlist of up to 30 start-ups that will be given the opportunity to develop their ideas in an 11-week programme at Impact Hub Zurich. In addition to life sciences, start-ups from the food sector, fintech, smart cities, and robotics and intelligent systems are also eligible.

The start-ups will receive support from experienced mentors and partner companies, and will have the chance to win up to CHF 25,000 as well as receiving a monthly stipend.

“Cooperation between the start-ups and corporate partners will allow the entrepreneurs to benefit from the corporates’ know-how and large customer networks, as well as enable them to develop new technologies and disruptive products together,” commented Carola Wahl, head of transformation and market management at AXA Winterthur, one of the corporate partners.

Interested start-ups can apply at Kickstart Accelerator.

 

report Life Sciences

Zulassungsbereich von Polyphor-Antibiotikum wird erweitert

12.04.2019

report Invest in Basel region

Mirum Pharmaceuticals makes an entrance to Basel

09.04.2019

report Life Sciences

“The Basel region should not simply be part of the transformation, but should be helping t...

07.12.2016

Dr Falko Schlottig is Director of the School of Life Sciences at the University of Applied Sciences and Arts, Northwest Switzerland (FHNW), in Muttenz. He advises start-up companies in the life sciences and has founded start-ups himself.

In our interview, he explains how the School of Life Sciences would like to develop, why close interdisciplinary collaboration is so important and what future he foresees for the health system.

You come from industry and have also been engaged in start-ups yourself. Is it not atypical now to work in the academic field?
Falko Schlottig*:
If it were atypical, we would be doing something wrong as a university of applied sciences. Many of the staff at the FHNW come from industry. That’s important, because otherwise we could not provide an education that qualifies students for their profession and because through this network we can drive applied research and development forwards. With our knowledge and know-how we can make a significant contribution to product developments and innovation processes.

Is this how the FHNW differs from the basic research done at universities?
It’s not about making political distinctions, but about a technical differentiation. As a university of applied sciences, we are focused on technology, development and products. The focus of universities and the ETH lies in the field of basic research. Together this results in a unique value chain that goes beyond the life sciences cluster of Northwest Switzerland. This requires good collaboration. At the level of our lecturers and researchers, this collaboration works outstandingly well, for example through the sharing of lectures and numerous joint projects. On the other hand, there is still a lot of potential in the collaboration to strengthen the life sciences cluster further, for instance in technology-oriented education or in the field of personalized health.

Does “potential” mean recognition? Or is it a question of funding?
Neither nor! The distinction between applied research and basic research must not become blurred – also from the students’ perspective. A human resources manager has to know whether the applicant has had a practice-oriented education or first has to go through a trainee programme. It’s a question of working purposefully together in technology-driven fields even better than we do today in the interest of our region.

Are there enough students? It’s often said there are too few scientists?
Our student numbers are slightly increasing at the moment, but we would like to see some more growth. But the primary focus is on the quality of education and not on the quantity. What is important for our students is that they continue to have excellent chances on the jobs market. Like all institutions, however, we are feeling the current lack of interest in the natural sciences. For this reason, we at the FHNW are committed in all areas of education to subjects in the fields of science, technology, engineering and mathematics - or STEM subjects.

You have now been head of the School of Life Sciences at the FHNW for just over a year. What plans do you have?
We want to remain an indispensable part of the life sciences cluster of Northwest Switzerland. We also want to continue providing a quality of education which ensures that 98 percent of our students can find a job after graduation. In concrete terms, this means that we keep developing our teaching in terms of content, didactics and structure and follow the developments of the industrial environment and of individualization with due sense of proportion. In this respect, we’ve managed to attract people with experience in the strategic management of companies in the industrial field and people from institutions in the healthcare and environment sectors to assist us on our advisory board.
In research, we will organize ourselves around technologies based on our disciplinary strengths and expertise in the future and will be even more interdisciplinary in our work. We will be helped by the fact that we are moving to a new building in the autumn of 2018 and will have one location instead of two. In terms of content, we will establish the subject of “digital transformation” as an interdisciplinary field in teaching and research with much greater emphasis than is the case today. Finally, we should not simply be part of this transformation, but should be helping to shape it.

Apropos “digital transformation”, IT will also become increasingly important for natural sciences. Will the FHNW train more computer scientists?
Here at the School of Life Sciences we are successfully focused on medical informatics; the FHNW is training computer scientists in Brugg and business IT specialists in Basel. But we also have to ask ourselves what a chemist who has attended the School of Life Sciences at the FHNW should also offer in the way of advanced IT know-how in future – for example in data sciences. The same applies to our bioanalytics specialists, pharmaceutical technology specialists and process and environmental engineers. Nevertheless, natural science must remain the basis, enriched with a clear understanding of data and related processes. Conversely, an IT specialist who studies with us at the School of Life Sciences also has to come to grips with natural science issues. This knowledge is essential if you want to find a life sciences job in the region.

Throughout Switzerland – but also especially in the Basel region – there is a lot of know-how in bioinformatics. But from the outside, the region is not perceived as an IT centre. Should something not be done to counteract this perception?
We do indeed have some catching up to do in the life sciences cluster of Northwest Switzerland. The important questions are what priorities to focus on and how to link them up. Is it data mining – which is important for the University of Basel and the University Hospital? Or is it the linking of patient data with the widest variety of databases in order to raise cost-effectiveness in hospitals, for example? Or does the future lie in data sciences and data visualization to simplify and support planning and decision-making, which is one of the things we are already doing at the School of Life Sciences? The key issue is to know what data will serve as the basis of future decision-making in healthcare. Here it is also a question of who the data belongs to and both how and by whom the data may be used. This is one of the prerequisites for new business models. Since we are engaged in applied research, these issues are just as important for us as they are for industry. This hugely exciting discussion will remain with us for some years to come.

The School of Life Sciences at the FHNW covers widely differing areas such as chemistry, environmental technology, nanoscience and data visualization – how does it all fit together?
It is only at first glance that these areas seem so different – their basis is always natural science, often in conjunction with engineering science. The combining of our disciplines will be even better when they are all brought together in 2018, at the very latest. You can see it already, for example, in environmental technology: at first glance, you wonder what it has to do with bioanalytics, nanoscience or computer science. But the School of Life Sciences is strong in the field of water analysis and bioanalytics, and one of the biggest problems at the moment is antibiotic resistance. To find solutions here, you need a knowledge of chemistry, biology, analytics, computer science and also process engineering know-how. As from 2018/19 we will have a unique process and technology centre in the new building, where we will be able to visualize all the process chains driving the life sciences industry today and in the future – from chemistry, through pharmaceutical technology and environmental technology to biotechnology, including analytics and automation.

You’ve been - and still are - involved in start-ups. Will spin-offs from the School of Life sciences be encouraged in future?
We are basically not doing badly today when you compare the number of students and staff with the number of start-ups. But we do like to encourage young spin-off companies; at our school, start-ups tend to spring from the ideas of our teaching staff. Our Bachelor students have hardly any time to devote themselves to starting up a company. On the other hand, entrepreneurial thinking and engagement form part of the education provided at the School of Life Sciences. After all, our students should also develop an understanding of the way a company works. A second aspect is entrepreneurial thinking in relation to founding a company. The founding of a start-up calls for flexibility and openness on our part: How do we deal with a patent application? Who does it belong to? How are royalties arranged? Our staff have the freedom to develop their own projects. Our task is to define the necessary framework conditions. We already offer the possibility today of a start-up remaining on our premises and continuing to use these facilities. We have reserved extra space for this in the new building. We also make use of all the opportunities that the life sciences cluster of Northwest Switzerland offers today. This includes, for example, the life sciences start-up agency EVA, the incubator, Swiss Biotech, Swissbiolabs, the Switzerland Innovation Park Basel Area, BaselArea.swiss and also venture capitalists, to name just a few. We are well-networked, and here too we are doing what we can to help foster the development of our region

Why do you think it is apparently so difficult in Switzerland to establish a successful start-up?
There are two factors in Northwest Switzerland that play a part: a very successful medium-sized and large life sciences industry means the hurdles to becoming independent are much higher. When you found a start-up, you give up a secure, well-paid job and expose yourself to the possible financial risks associated with the start-up. The second big hurdle is funding, especially overcoming the so-called Valley of Death. Compared with the second step, it is easy to obtain seed capital. Persevering all the way to market with a capital requirement of between one and five million francs is very difficult.

That should change with the future fund.
It would of course be fantastic if there were a future fund of this kind to provide finance of between one and two million francs. This would finance start-up projects for two or three years. In this respect, it is incredibly exciting, challenging and moving to see the whole value chain from research to product in use, to be familiar with networks and to be involved. Today this is almost only possible with a start-up or a small company. But in the end, every potential founder has to decide whether he or she would prefer to be a wheel or a cog in a wheel.

Will the healthcare sector look dramatically different in five or ten years?
Forecasts are always difficult and often wrong. The big players will probably wait and see how the market develops. The healthcare sector may well look different in five to ten years, but not disruptively different. We will see new business models, and insurers will try exploring new avenues. This may lead to shifts. At the moment we are experiencing the shift from patient to consumer. On the product side, the sector is extremely regulated, so it is not easy to launch a new and innovative product onto the market. In my view, many regulations inhibit innovation and do not always lead to greater safety for the patients, which is actually what they should do.

How could this transformation be kick-started?
I believe that we at the University of Applied Sciences in Northwest Switzerland have a major contribution to make here. For example, we take an interdisciplinary and inter-university approach collaborating on socio-economic issues based on our disciplinary expertise within strategic initiatives. In this way we are trying to our part to help find solutions or answers. Switzerland and our region in particular have huge potential in this pool of collaboration. This now needs to be exploited.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, BaselArea.swiss

*Prof. Dr. Falko Schlottig is Director of the School of Life Sciences at the University of Applied Sciences and Arts Northwestern Switzerland (FHNW) in Muttenz. He has many years of experience in research and product development and has held a variety of management positions in leading international medical device companies. Falko Schlottig has also co-founded a start-up company in the biotechnology and medical devices sector.

He studied Chemistry and Analytical Chemistry. He holds an Executive MBA from the University of St Gallen.

 

report Life Sciences

Novartis schaut optimistisch in die Zukunft

09.04.2019

report Innovation

Universität Basel stellt sich internationalem Wettbewerb

08.04.2019

report ICT

Dr App – Digital transformation in the life sciences

30.11.2016

The future belongs to data-driven forms of therapy. The Basel region is taking up this challenge and investing in so-called precision medicine.
An article by Fabian Streiff* and Thomas Brenzikofer, which first appeared on Friday, 14 October 2016, in the NZZ supplement on the Swiss Innovation Forum.

So now the life sciences as well: Google, Apple and other technology giants have discovered the healthcare market and are bringing not only their IT expertise to the sector, but also many billions of dollars in venture capital. Completely new, data-driven, personalized forms of therapy – in short: precision medicine – promise to turn the healthcare sector on its head. And where there is change, there is a lot to be gained. At least from the investor’s point of view.

From the Big Pharma perspective, things look rather different. There is quite a lot at stake for this industry. According to Frank Kumli from Ernst & Young, the entry hurdles have been relatively high until now: “We operate in a highly regulated market, where it takes longer for innovations to be accepted and become established.” But Kumli, too, is convinced that the direction of travel has been set and digitalization is forging ahead. But he sees more opportunities than risks: Switzerland - and Basel in particular - is outstandingly well-positioned to play a leading role here. With the University of Basel, the Department of Biosystems Science and Engineering ETH, the University of Applied Sciences Northwest Switzerland, the FMI and the University Hospital Basel, the region offers enormous strength in research. It also covers the entire value chain, from basic research, applied research and development, production, marketing and distribution to regulatory affairs and corresponding IT expertise. The most important drivers of digital transformation towards precision medicine include digital tools that allow real-time monitoring of patients – so-called feedback loops. The combination of such data with information from clinical trials and genetic analysis is the key to new biomedical insights and hence to innovations.

Standardized nationwide data organization
In rather the same way that the invention of the microscope in the 16th century paved the way to modern medicine, so data and algorithms today provide the basis for offering the potential for much more precise and cheaper medical solutions and treatments for patients in the future. At present, however, the crux of the problem is that the data are scattered over various locations in different formats and mostly in closed systems. This is where the project led by Professor Torsten Schwede at the Swiss Institute of Bioinformatics (SIB) comes into play.

As part of the national initiative entitled Swiss Personalized Health Network, a standardized nationwide data organization is to be set up between university hospitals and universities under centralized management at the Stücki Science Park Basel. Canton Basel-Stadt has already approved start-up funding for the project. The standardization of data structures, semantics and formats for data sharing is likely to substantially enhance the quality and attractiveness of clinical research in Switzerland – both at universities and in industry. There is no lack of interest in conducting research and developing new business ideas on the basis of such clinical data. This was apparent on the occasion of Day One, a workshop event supported by BaselArea.swiss for the promotion of innovation and economic development and organized by the Precision Medicine Group Basel Area during Basel Life Sciences Week.

More than 100 experts attended the event to address future business models. Altogether 14 project and business ideas were considered in greater depth. These ranged from the automation of imaging-based diagnosis through the development of sensors in wearables to smartphone apps for better involvement of patients in the treatment process.

Big Pharma is also engaged
“The diversity of project ideas was astonishing and shows that Switzerland can be a fertile breeding ground for the next innovation step in biomedicine,” Michael Rebhan from Novartis and founding member of the Precision Medicine Group Basel Area says with complete conviction. The precision medicine initiative now aims to build on this: “Despite the innovative strength that we see in the various disciplines, precision medicine overall is making only slow progress. The advances that have been made are still insufficient on the whole, which is why we need to work more closely together and integrate our efforts. A platform is therefore required where experts from different disciplines can get together,” says Peter Groenen from Actelion, likewise a member of Precision Medicine Group Basel.

There is also great interest among industry representatives in an Open Innovation Hub with a Precision Medicine Lab as an integral component. The idea is that it will enable the projects of stakeholders to be driven forward in an open and collaborative environment. In addition, the hub should attract talents and project ideas from outside the Basel region. The novel innovation ecosystem around precision medicine is still in its infancy. In a pilot phase, the functions and dimensions of the precision medicine hub will be specified more precisely based on initial concrete cases, so that the right partners can then be identified for establishing the entire hub.

Leading the digital transformation
The most promising projects will finally be admitted to an accelerator programme, where they will be further expedited and can mature into a company within the existing innovation infrastructures, such as the Basel Incubator, Technologiepark Basel or Switzerland Innovation Park Basel Area.

Conclusion: the Basel region creates the conditions for playing a leading role in helping to shape digital transformation in the life sciences sector and hence further expanding this important industrial sector for Switzerland and preserving the attractiveness of the region for new companies seeking a location to set up business.

* Dr Fabian Streiff is Head of Economic Development with Canton Basel-Stadt

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Basel biotech Polyneuron raises CHF 22.5 million

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Shanghai Biotalk: Digital Transformation in Healthcare

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“This is the century of biology and biology for medicine”

05.10.2016

Andreas Manz is considered one of the pioneers in the field of microfluidics and at present is a researcher at the Korea Institute of Science and Technology in Saarbrücken (KIST Europe) and professor at Saarland University.

In our interview, the successful scientist explains the motivation that drives him to research and what it means to receive a lifetime achievement award from the European Patent Office.

You are known as a pioneer of microfluidics. How did you come to start researching in a completely new field?
Andreas Manz*:
Even as a child I was really fascinated by small things. They were mostly stones, insects or bugs that I took home with me. This interest in small things stayed with me, and eventually I went on to study chemistry at the ETH Zurich. In my PhD thesis I examined the natural law of molecular diffusion. If you entrap two molecules in a very small volume – rather like two birds in a cage – they cannot get away and become faster. I was instantly fascinated by this acceleration. My professor Willy Simon, an expert in chemical sensors and chromatography, talked in his lectures about processes can also get very fast when they are reduced in size. And that instantly fascinated me.

But so far you have been talking about pure chemistry – when did you get the idea of using chips?
I started working for a company in Japan in 1987. That’s where I first came into contact with chip technology. I was part of the research department myself, but I kept seeing colleagues disappearing into cleanrooms and coming back with tiny chips. That inspired me and got me wondering whether you could not also pack chemistry onto these chips instead of electronics. After all, even the inner workings of the tiniest insect involves the transportation of fluid, so it should also work on a small chip. At Hitachi I was eventually able to get my first microfluidic chip produced for test purposes.

From Japan your journey then took you to Ciba-Geigy in Basel. What prompted that move?
Michael Widmer was then Head of Analytical Chemistry Research at Ciba-Geigy in Basel. This brilliant fascinated me from the word go: he had the vision that you should also integrate crazy things in research and not only look for short-term financial success. Industry should allow itself to invest in quality and also develop or promote new methods in the research activities of a company if it could be of benefit to the company. So Professor Widmer brought me to Basel, where it was my mission to pack “the whole of chemistry”, as he put it, on a single chip. While Michael Widmer did not yet know what to expect, he had a feeling that it could be worthwhile.

How did you go about it?
At that time, chips were very new and not entirely appropriate for the world of pharmaceuticals. Ciba-Geigy, too, was not enthusiastic about the new application initially. There was no great interest in making changes to existing technologies and processes that worked. But in my research I was able to try out what might be possible. I found, for example, that electrophoresis – a method for separating molecules – could work. It would be relatively easy to miniaturize this method and test it to see whether it also speeds up the process. And the results were very good: We were able to show that a tenfold miniaturization of electrophoresis makes the process 100 times faster without compromising the quality of the information. This realization was really useful for clinical diagnosis and the search for effective molecules in drug discovery. At the same time, we were also testing different types of chips that we sourced from a wide variety of producers.

When did the time come to go public with the new technology?
At the ILMAC in Basel in 1996, Michael Widmer organized a conference in the field of microfluidics – which proved to be a bombshell. We had planned for this effect to a large extent, because in the run-up to the meeting we had already invited selective researchers and shown them our work. This hyped things up a little, and at the conference we were eventually able to mobilize researchers from Canada, the USA, the Netherlands, Japan and other countries to present the new technology of microfluidics.

Although the attention was there, Ciba-Geigy nevertheless later brought research in this field to an end. Why was that?
Basically we lacked lobby groups within the company and a concrete link to a product. Our research was somewhat too technical and far ahead of its time, and within Ciba-Geigy they were simply not yet able to assess the potential of the technology. Added to which, we had not given any concrete consideration to applications; we were more interested in the technology and experiments than in its commercial use. When a large picture of me then appeared in a magazine with a report on microfluidics, and the journal pointed out on its own initiative that Ciba-Geigy was not adequately implementing the technology, the research was stopped. I was quite fortunate under the circumstances: Since the company had terminated the project, I found that – despite a non-compete clause – I was able to follow the call to Imperial College in London within a short time, where I could continue research in microfluidics with students. In addition, I joined a company in Silicon Valley as consultant.

Is it not typical that a large company fails to transform a pearl in its portfolio into a new era?
You should not see it so negatively, because microfluidics was a pearl not for the pharmaceutical industry, but rather for environmental analysis, research or clinical diagnosis. The pharmaceutical industry dances to a different tune. It prefers to buy in the finished microscope at a higher price than get it constructed itself for relatively little money. Michael Widmer and his team in research and analytical chemistry at Ciba-Geigy developed many things in a wide variety of fields – with which were far ahead of their time.

Microfluidics is an established field today. What are the driving forces now?
To my mind there are two driving forces: firstly the application and the users and secondly academic curiosity as regards the technology and also training. The first of these is the stronger driving force: there are cases in which the application of a microfluidic solution is not absolutely necessary to do justice to the application. Take “point of care”, for example. The objective is to analyse a patient directly at the place where he or she is treated – for example, in intensive care. The patient is evaluated, blood and respiratory values are analysed, and it is possible to assess immediately whether the measures taken are having an effect in the patient. Another possibility is to integrate the widest variety of analytical options in smartphones – similar to the Tricoder in Star Trek. I’m pretty sure that something like that is feasible. But at the moment the hottest topic in the commercial sector is clinical diagnostics. This came as a surprise to me, because you cannot reuse a chip that has come into contact with a patient’s blood. You need a lot of consumable material, which is also reflected in the price. But perhaps new funding models can be found in which, for example, the device is provided, but the consumable material – i.e. the chips – are paid for separately, rather like a razor and razor blades.

Where do you see opportunities for Switzerland in this field?
The education of qualified people is important. Here the ETH and EPFL play a particularly important role for Switzerland, because they attract students from all over the world. They hopefully leave Switzerland with good memories and could possibly campaign later for the commercialization of technologies. That could be a huge opportunity. Of course there are also generous people within Switzerland, but there is a tendency here to economize and think twice before deciding whether and, if so, where to invest one’s money. It’s a question of mentality and not necessarily typically Swiss. It’s also not a bad thing, because in precision mechanics, for example, reliability and precision are essential – and this technology fits with our mentality. “Quick and dirty” works better in Silicon Valley and Korea – but the products then often fail to ensure up to the quality standards here. As a high-price island, Switzerland offers little, opportunity for cheap production, which is why the focus is on education and existing technologies. This too is very important and has a good future.

Will microfluidics one day become as big as microelectronics is today?
I don’t think so, because it is limited to chemical and cytobiological applications and is also not as flexible as microelectronics. At most, I see the new technology being used on existing equipment or processes.

But most of the systems on the market today are very much closed, so it is difficult to integrate new technologies here.
Yes, but that’s only partly true, because existing devices also have to be upgraded. Take a mass spectrometer, for example. You can buy one of these, and there are certainly many companies that sell this equipment. But if ten companies offer something equivalent, you have to stand out from the mass. So if a “Lab on a Chip” is added on, then this mass spectrometer enjoys a clear advantage. While the company makes money from the sale of the equipment, it is the microfluidic chip that gives the incentive to buy – and there is certainly a lot of money to be made from this. You see, we are living in the century of biology and medicine and are only just beginning to takes cells from the body to regenerate them and then perhaps re-implanting them as a complete organ. When you see what has been achieved in physics and electrical engineering in the last century, and translate that into biology and medicine, then we have an awful lot ahead of us. Technology is needed to underpin these radical changes. SMEs in particular are very good at selling their products to research; that’s a niche. In most cases, small companies use old technology and modify it – such as a chip in a syringe that then analyses directly what the constituents of a fluid are when it is drawn up into the syringe. This opens up many opportunities.

You have also co-founded companies, but describe yourself mainly as a researcher. How do the two go together?
Actually I was never an entrepreneur, but always just a scientific advisor. I preferred to experience the academic world instead of becoming fully engaged in a company. Deep down, I’m an adventurer who comes to a company with wild ideas. Money is also never a priority for me; I always wanted to improve the quality of life or give something to humanity. It is curiosity that drives me. When I see a bug that flies, that drives me to find out how it works. There are ingenious sensors in the tiniest of creatures, and as long as we cannot replicate these as engineers, we still have work to do. This inspires me much more than quarterly sales revenue and profits.

But money is also an important driver for research.
Yes, it’s all about money, right down to university research. Research groups are commissioned by companies because of the profit they hope to gain. Even publicly funded research always has to show evidence of a commercial application. Curiosity or the goal of achieving something of ethical value is hardly a topic in the engineering sciences. Of course it’s important that our students can also enter industry; after all, most of the tax revenue comes from industry. But if I personally had the freedom to choose, then I would prefer to pursue work as a form of play – which can by all means result in something to be taken seriously. Take electrophoresis on a chip: That was also quite an absurd idea to begin with, and it led to something really exciting! A lot of my work therefore has a playful, non-serious aspect to it – for me that is exactly right. You see, I can produce a chip which deep inside it is as hot as the surface of the sun, but which you can nevertheless hold in your hand. It’s crazy, but it works, because only the electrons have a temperature of 20,000 Kelvin. The glass outside does not heat up very much as a result, and the chip does not melt. And suddenly you have plasma emission spectroscopy on a chip as the result of a crazy idea. I feel research calls for a certain sense of wit, and I often like to say that, with microfluidics research, we take big problems and make them so small that you can “no longer see them”.

You have covered so many areas of microfluidics yourself – are other researchers still able to surprise you with their work?
Admittedly, I am rather spoiled today by all the microfluidic examples that I have already seen. Sometimes I feel bored when I go to a microfluidics conference and see what “new” things have emerged – I somehow get the feeling I’ve seen it all before. The pioneering days, when there was also a degree of uncertainty at play, are probably definitely over. Today you can liken microfluidics to a workshop where you get the tools you need at any given time. This means of course that the know-how has also become more widespread: Initially I possessed perhaps a third of all knowledge about microfluidics worldwide; today it is much less. So I now enjoy casting my research net further afield.

You received a lifetime achievement award from the European Patent Office last year. What does this award mean to you?
You cannot plan for an award – at most you can perhaps hope for one. When you then get it, it brings a great sense of joy. The award process itself was also exciting: as with the Oscars, there were three nominees: a Dutchman who developed the coding standard for CD, DVD and Blu-ray discs, which is still used to this day, and a researcher from Latvia who is one of the most successful scientists and inventors in medical biochemistry with more than 900 patents and patent applications. Faced with this competition, I reckoned I did not have much chance of the award and was absolutely astonished when I was chosen. The jury explained that its decision was down to the snowball effect: citations almost always refer to my patents at the time with Ciba-Geigy.

Interview: Fabian Käser and Nadine Nikulski, BaselArea.swiss

*Andreas Manz is a researcher at the Korea Institute of Science and Technology in Saarbrücken (KIST Europe) and professor at the Saarland University. He is regarded today as one of the pioneers in microchip technology for chemical applications.

After positions in the research labs of Hitachi in Japan and at Ciba-Geigy in Basel, he took up a professorship at Imperial College in London, where he headed the Zeneca-SmithKline Beecham Centre for Analytical Chemistry. In the meantime he was also a scientific advisor for three companies in the field of chip laboratory technology, one of which he founded himself. In 2003, Manz moved to Germany and headed the Leibniz Institute of Analytical Sciences (ISAS) in Dortmund until 2008.

Around 40 patents can essentially be attributed to him, and he has published more than 250 scientific publications, which have been cited more than 20,000 times to date.

report Invest in Basel region

SpiroChem geht Partnerschaft mit britischer Domainex ein

20.03.2019

report Life Sciences

Axovant bietet Stammaktien an

14.03.2019

report

Keime und Antibiotikaresistenzen – ein Eventthema, das uns alle betrifft

05.10.2016

Bereits zum siebten Mal findet am 25. Oktober 2016 der eintägige Event aus der Reihe der Wassertechnologie statt, den BaselArea.swiss gemeinsam mit der Hochschule für Life Sciences der Fachhochschule Nordwestschweiz (HLS FHNW) organisiert. Am diesjährigen Event dreht sich im „Gare du Nord“ in Basel alles um „Keime, Antibiotikaresistenz und Desinfektion in Wassersystemen“.

Die Teilnehmer erleben Vorträge und Diskussionen, Institutionen können sich in der Fachausstellung mit Postern zeigen und so zu vertieften Diskussionen anregen. Ein Schlüssel für den langjährigen Erfolg der Veranstaltungsreihe ist die Kooperation der beiden Partner. Thomas Wintgens vom Institut für Ecopreneurship der HLS FHNW betont: „Uns ist die Zusammenarbeit mit BaselArea.swiss sehr wichtig, weil die Organisation ein regional stark vernetzter Akteur im Bereich von Innovationsthemen ist.“

Man habe eine gute Symbiose zwischen spezifischen, fachlichen Kompetenzen und dem Wissen über Themen und Akteure gefunden. „Auch in diesem Jahr ist es uns wieder gelungen, ein komplett neues Thema aufzunehmen“, sagt er. Die Forschungsaktivitäten der Gruppe um Philippe Corvini von der Hochschule für Life Sciences FHNW gaben den ersten Impuls zur diesjährigen Themenwahl.

Philippe Corvini, warum ist das Thema „Keime, Antibiotikaresistenz und Desinfektion in Wassersystemen“ spannend für eine grosse Veranstaltung?
Philippe Corvini: Das Thema ist in den letzten Jahren stärker in den Bereich der Umweltforschung vorgedrungen, immer mehr Arbeitsgruppen beschäftigen sich mit dem Verhalten und Vorkommen von Antibiotikaresistenzen in der Umwelt. Zudem haben auch auf nationaler Ebene die Aktivitäten zugenommen, es gibt ein nationales Forschungsprogramm und eine nationale Strategie zum Umgang mit Antibiotikaresistenzen. In den nächsten Jahren wollen wir intensiver untersuchen, wie sich diese Resistenzen zum Beispiel in biologischen Kläranlagen verhalten und welche Faktoren die Weitergabe von genetischen Informationen, die zu Antibiotikaresistenzen führen, beeinflussen.

Welche neuen Erkenntnisse erwarten die Besucher?
Philippe Corvini:
Wir werden am Event die neuesten Ergebnisse unserer Forschung vorstellen. Bisher wurde eine Resistenz relativ simpel erklärt: In der Umwelt existiert ein Antibiotikum, wodurch sich Resistenz-Gene bilden. Diese werden übertragen, die Resistenz verbreitet sich. Wir haben nun entdeckt, dass resistente Bakterien ein Genom besitzen, das sich weiterentwickelt, so dass sie sich am Ende sogar von Antibiotika ernähren können. Diese resistenten Bakterien bauen also die Antibiotika-Konzentration ab, so dass Bakterien, die sonst empfindlich auf den Wirkstoff reagiert haben, nun im Medium überleben und sogar ihrerseits eine Resistenz entwickeln können. Wir hoffen, künftig die Ausbreitung der Resistenzen bremsen zu können.

Wie könnte man dies schaffen?
Thomas Wintgens:
Wir werden demnächst im Pilotmasstab verschiedene Betriebsweisen von biologischen Kläranlagen untersuchen, um herauszufinden, wie diese Verbreitungswege durch Betriebseinstellungen in den Anlagen beeinflusst werden können. Ausserdem forschen wir an Filtern, welche die antibiotikaresistenten Keime zurückhalten und so die Keimzahl stark reduzieren können.

Warum ist die diesjährige Veranstaltung auch für Laien interessant?
Philippe Corvini:
Ich glaube, fast jeder hat eine Meinung zum Thema Antibiotikaresistenz und viele Leute haben eine Ahnung, wie dringend das Thema ist. Schliesslich betrifft das Thema Gesundheit uns alle.

Ein Fachevent – auch für Laien
Laut Thomas Wintgens dürfen die Teilnehmer viele kompetente Redner erwarten: „Wir freuen uns zudem sehr, dass Helmut Brügmann von der Eawag die nationale Strategie und deren Bedeutung für den Umweltbereich vorstellen wird.“

Generell berührt das Thema Wasser uns alle, weil es unser wichtigstes Lebensmittel ist. Wir konsumieren es als Trinkwasser, über Nahrungsmittel oder nutzen es für unsere persönliche Pflege. Gerade deswegen die Wassertechnologie laut Wintgens ein spannendes Thema für eine öffentliche Veranstaltung: „Wasserqualität ist jedem von uns wichtig und es besteht in der Öffentlichkeit ein grosses Interesse an diesem Thema.“ Gleichzeitig würden die Wassertechnologien aber auch Firmen die Möglichkeit bieten, innovative Produkte zu entwickeln und Stellen zu schaffen.

Seit 2009 Plattform für das regionale Netzwerk
Die HLS FHNW veranstaltet seit 2009 gemeinsam mit i-net/BaselArea.swiss die Veranstaltungsreihe im Bereich Wassertechnologie, welche jährlich rund 120 Teilnehmer anzieht. Die Idee, eine Eventreihe zu starten, entstand aus der Überzeugung heraus, dass Wasser in der Region ein wichtiges Thema ist und hier die Wertschöpfungskette vorhanden ist», so Thomas Wintgens. Jedes Jahr setzten die Verantwortlichen neue Themenschwerpunkte, zum Beispiel Mikroverunreinigungen im Wasserkreislauf, Membranverfahren oder Phosphor-Rückgewinnung. Wintgens erklärt: „Jedes Jahr machen Akteure aus der Forschung, der Technologie oder dem Bereich der Anwendungen mit und präsentieren sich vor Ort“.

Der Plattform-Gedanke war den Initianten von Anfang an wichtig, der Event sollte das regionale Netzwerk stärken und Innovationsvorhaben ermöglichen. Diese Strategie hat sich laut Thomas Wintgens bewährt: „Der Anlass ist ein wichtiger Baustein in unserer Öffentlichkeitsarbeit und wurde zu einem festen Treffpunkt der Interessenten und Kooperationspartnern aus der Region“. Viele Teilnehmer würden den Event schon seit Jahren verfolgen und seien jeweils neugierig auf das Thema im nächsten Jahr.

BaselArea.swiss und die Hochschule für Life Sciences FHNW  (HLS) führen am 25. Oktober im „Gare du Nord“ in Basel ein Symposium unter dem Titel „Keime, Antibiotikaresistenz und Desinfektion in Wassersystemen“ mit Referenten aus den Bereichen Forschung, Verwaltung, Wasserversorgung und Technologieanbieter durch. Eine Anmeldung bis 19.10.2016 ist erforderlich.

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Roche führt Schweiz bei Patenten an die Spitze

12.03.2019

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New at Switzerland Innovation Park Basel Area: SunRegen

05.03.2019

report Invest in Basel region

BaselArea.swiss welcomes Biopharmaceutical Company Ultragenyx

06.07.2016

BaselArea.swiss Economic Promotion is pleased to announce that Ultragenyx, a biopharmaceutical company focused on the development of novel products for rare and ultra-rare diseases based in the San Francisco Bay Area, California, is opening their European headquarters in the city of Basel, Switzerland. Stefano Portolano, M.D., has been appointed Senior Vice President and head of Ultragenyx Europe. In this role, Dr. Portolano will be responsible for building and leading the Ultragenyx commercialization efforts across Europe and developing the company's European organization.

«Ultragenyx selected Basel as our European headquarters because of the area’s thriving life sciences community, accessibility to the rest of Europe, business-friendly environment and strong international talent pool,» said Dr. Portolano. «On behalf of Ultragenyx, I would like to thank the team at BaselArea.swiss for their partnership throughout this process, as they have been invaluable as we look to establish our European presence and help bring promising therapies to patients throughout the region. We are focusing on key hires to establish necessary capabilities so that we are ready to launch if we receive approval, and we are confident we will be able to find and attract key talents in Basel».

Dr. Portolano brings over 20 years of experience in the biopharmaceutical industry, in medical, commercial and general management roles in both Europe and the United States. He has worked both on pre-launch and launches of products for rare diseases, both at Genzyme and Celgene. Before joining Ultragenyx, he spent ten years at Celgene Corporation in increasing leadership roles, most recently as Vice President of Strategy & Commercial Operations, EMEA. Prior to Celgene, he worked at Genzyme for eight years. Dr. Portolano received his M.D. degree from Federico II University in Napoli, Italy. He completed his postdoctoral fellowship and served as Adjunct Assistant Professor of Medicine at the University of California at San Francisco.

About Ultragenyx
Ultragenyx is a clinical-stage biopharmaceutical company committed to bringing to market novel products for the treatment of rare and ultra-rare diseases, with a focus on serious, debilitating genetic diseases. Founded in 2010, the company has rapidly built a diverse portfolio of product candidates with the potential to address diseases for which the unmet medical need is high, the biology for treatment is clear, and for which there are no approved therapies.

The company is led by a management team experienced in the development and commercialization of rare disease therapeutics. Ultragenyx’s strategy is predicated upon time and cost-efficient drug development, with the goal of delivering safe and effective therapies to patients with the utmost urgency.

The company's website for more information on Ultragenyx

About BaselArea.swiss
BaselArea.swiss is responsible for the international promotion of the economic region of Basel, Switzerland. In a joint effort, the economic promotion agencies of the Swiss cantons of Basel-Stadt, Basel-Landschaft, and the Jura support expansion and relocation projects of foreign companies, and offer consulting services to entrepreneurs and startups. The identification and procurement of suitable real estate and properties for international and national companies is an important service of BaselArea. BaselArea’s consulting services for interested parties are provided free of charge.

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Roche übernimmt Spark Therapeutics

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Axovant-Ausgliederung erwirbt Rechte an Epilepsiepräparat

19.02.2019

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«It would be very good to try to widen everyone’s vision of what you can do with biology –...

11.06.2015

Neil Goldsmith and two colleagues started working on Evolva in 2001, moving its headquarters from Denmark to Reinach in Switzerland in 2004. The «Brewers of 21st Century» discover and provide ingredients produced with the help of biologically engineered yeast. CEO Neil Goldsmith explains in the i-net interview how this works and why, initially, they received their seed money for another business model.

You call yourselves the «Brewers of 21st Century». What does that mean?
Neil Goldsmith*: We make ingredients for food or cosmetics by genetically engineering baker’s yeast and brewing it. If we want to make Stevia for example, we take the genes the plant uses to make that molecule and put those genes into the yeast so the yeast can make the molecule. We then ferment the yeast by brewing, just like with beer. The yeast takes up the sugar, turns it into Stevia and pumps it out; we filter off the yeast and have Stevia in the «broth» which we can purify out.

Why should biosynthetically brewed Stevia be better than the grown one?
The Stevia plant makes a lot of sweet molecules. However most of these molecules start to taste bitter when you use a lot of them – that is why the current Stevia-based soft drinks only have about a one-third reduction in the level of sugar or high-fructose corn syrup. Now, the plant also makes some molecules that do not give a bitter taste, but it makes very small amounts of them. Therefore it’s not economic and sustainable to grow the plant to produce these molecules. But creating Stevia by brewing it is a very promising alternative.

So with yeast, you can make almost anything?
In principle, we can make anything that occurs in nature. The key is combinatorial genetics. For the yeast to turn sugar into Stevia it needs 32 genes that have to work together: Finding what those genes are and optimizing them so they all work well together is what we are founded around. It’s in principle more complex than making an antibody or an enzyme, because that’s just one gene or one protein. We were intrigued by the idea of taking the combinatorial thinking of chemistry and applying it to genetics. You can use our approach to make old molecules in better ways – which is what we do now – or you can use it to make new molecules, which was the original idea. You would get new structures that have never been seen before and they might cure diseases.

Evolva has pivoted from pharmaceuticals to the nutrition sector – how did this come about?
We pivoted because we weren’t finding interest from the pharma companies for our technology. Instead, food and cosmetic companies were approaching us. We initially agreed to work for some of these companies just to bring some money in. After a while, we started to understand that the business itself looked interesting. Then we had to persuade our investors, who invested in us because we were going to develop a new diabetes drug, that switching to food and other ingredients made sense.

A completely different market?
Yes and with lower margins. But also less risky, with lower development costs and much less competition compared to pharma. Today we’re actually a network business; our analogy is a railway company. Two molecules that might be very, very different – take vanillin and benzocaine, an anaesthetic – are actually on the same railway track from the yeast point of view. So we want to build and own this track and own that network. If we invest in making vanillin well, that also gets us towards benzocaine. It was interesting to realise that there are many different products by simply pursuing the same track. Maybe they’re not all so big in market terms, but they are built on the same research and can be produced with the same infrastructure: Everything is brewing. So you can produce one product this week and another one next week. Also it is possible to respond very quickly to market demand.

Pharma start-ups are mostly being exited through a trade sale. Will Evolva be a different story?
The food and personal care industries have seen very little transformative innovation. Companies typically spend only very little on R&D and that gives the opportunity to build something transformative. In pharmaceuticals you can’t do that because the big pharma companies will spot you and adapt pretty quickly. In a way it’s a problem for the biotech industry that it has stayed so reliant on pharmaceuticals and not innovated its business models for 30 years. In the ingredients business everyone collaborates with everyone, and by partnering and building a network you can get the resources you need. Using the railway analogy: If you want to build a track from Basel to Geneva and you want to fund this track, you fund it by selling off Yverdon-les-Bains to someone who wants this station, meaning this product. In pharma, this way of thinking is not possible. So I really believe we can grow our business organically and remain an independent company.

What is your business strategy with Evolva?
We want to make products where there is a clear benefit, not just that we can make it cheaper but also that we can make it better, like Stevia. We don’t want to compete with the big companies. Instead we are looking to develop products which have a new market or can open up a new market. In a nutshell, we focus on «high priced, small volume» in the health, wellness and nutrition industry. One of our latest products is Nootkatone, a grapefruit fragrance that turned out to be very good at killing and repelling the ticks that transmit Lyme disease. There is an unmet need for that and we have a product that is very safe, it smells nice and it’s very good at both repelling and killing the ticks.

Will you do the production yourself or enter into a partnership for the production?
At the moment, all we have is labs. In some cases we have a partner who does it, and in other cases we pay someone on a contract basis. But in the long term we want our own brewery, because it’s a business with constant improvement and ultimately, you need to have the bug and the brewery integrated. If you want to be flexible in manufacturing, it needs to be your facility. But this is a long-term plan that costs many tens of millions of dollars. We don’t want to do that too quickly and then find that we can’t sell enough products quickly enough to justify that.

Would you do that in Switzerland or somewhere else in the world?
I wouldn’t completely rule out Switzerland; it’s obviously a high-cost location for manufacture, but it’s possible to run these facilities pretty lean and there is a value in this market to being Swiss. If you’re selling a food ingredient and it’s a Swiss food ingredient you get a certain quality association. We don’t know the answer yet, but I think there will be something in the States and something in Europe.

Let’s talk more about the buzz around high-tech food, which is sustainable and healthier. There seems to be a lot of attention surrounding this issue that suggest you may be in the right place at the right time.
It’s clear that a lot of megatrends in society converge in the space we occupy at present. It started about four to five years ago, and it has taken a few years to build a momentum. But we don’t know how it will play out in reality. What’s going to be interesting is that food is fundamentally a very conservative culture, and innovation– by definition – is not. So how do you marry these cultures? If you look at the big food companies and if you take brewing beer, it’s a very conservative industry. But the rise of craft brewing is really challenging that. There are people experimenting with different flavours of beer made from different ingredients. The same could happen with synthetic biology: Innovation happens in small companies.

Is there a technological driver behind this trend?
I don’t see the development as technology driven; it’s rather about adapting technology to these needs because technology sort of arises for other purposes. Look at the smart farming movement: It’s just applying sensors; now you can image every single corn plant in the field and data mine. I think it’s more that various technologies have matured to the point where they can start to be used here, because they need to be robust and relatively affordable, and then you start to assemble them together. Now you can set up a biotech lab in your garage and start to do stuff – this is new for biotech. And it does raise important questions as to how we control it. There is no way you can track every single garage around the world.

What is the potential in this region; should there be more attention for this field?
I think it would be very good to try to widen everyone’s vision of what you can do with biology, because it’s not just cancer drugs. I think the limiting factor is investors, and that’s really why there are so few people in this space currently. Traditional biotech investors are investing in medical stuff – we only got our money because we started off doing that. We would never have got the money if we started off doing what we now do. I think you need new kinds of investors.

They are mostly likely to be found in Silicon Valley.
Yes, we need people that really think hard and deep about where trends will be and start playing there. Europe is not so good at doing that; it only follows. We need a different mindset. If you look at Silicon Valley, most of the people who are in the nutrition area come from the IT sector, whereas the biomedical guys find it very hard to get out of their way of thinking. The UK investment in food and agricultural research has declined, and you don’t have equivalents in Europe to the movement in the US of teaching farmer’s kids technology.

Next year will be a big year for you with Stevia hitting the market, will that be a booster? What do you expect?
We have a product we are very confident of in terms of taste and competiveness. Potentially, it’s very big. It’s clearly got the possibility of being a billion-dollar product in terms of revenue. But will it get there? We don’t know. It will take some years to get into the market. These products typically have 5 to 10 years to achieve peak sales, because we’re in a slow-moving industry. Unlike a pharmaceutical product that gets picked up immediately by the healthcare industry, market incumbents in the nutrition sector don’t change their flagship products and brands overnight. They normally extend their product lines gradually.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, i-net

*Neil Goldsmith is co-founder and CEO of Evolva SA in Reinach. He has a 25-year track record in building successful biotech companies, among them TopoTarget A/S and Personal Chemistry AB. Earlier in his career, he was Chief Executive Officer of Auda Pharmaceuticals, GX Biosystems and PNA Diagnostics.
He received a first-class BA Honours degree in Zoology from Balliol College, University of Oxford, and is a graduate of the New Enterprise Programme at the Scottish Enterprise Foundation, University of Stirling.

About Evolva
Evolva was founded by three people, Neil Goldsmith and two others as a spin-off of the US company Phytera, that was doing plant cell culture, had a lot of plant genes and was trying to find a way to put them in a host that was more robust than plant cells. Phytera IPO failed and the company needed to cut costs. It was clear that the project of putting the genes into yeast was going to be one of the things to be cut. Neil Goldsmith wanted to take this out and found a company around it. So in 2001 they set up Evolva – initially in Denmark – and raised some seed money just before 9/11. In 2003, they thought they had enough to raise a proper round as the market had improved. At this point the three partners already wanted to change our headquarters to another location than Denmark, as the country «wasn’t world class» in the field of small molecule pharmaceutics. In addition, they wanted to be where there was more money available. They looked at the States, Canada, UK but ended up choosing Switzerland.


Video explaining the fermentation process

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Unitelabs will Labore automatisieren

08.01.2019

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Infographic: The Basel Biotech & Pharma Ecosystem

07.01.2019

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Therapeutic gene editing is taking off – and Basel is right in the middle

28.01.2015

Very rarely can a scientist claim to have had a fundamental and game-changing impact in his field and beyond. But Jennifer Doudna from University of California, Berkeley, and Emmanuelle Charpentier, who was working at the University of Umeå in Sweden at the time, can claim just that. In mid-2012, when they published their discovery of an RNA-programmable tool (termed CRISPR for Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats) which allowed DNA to be cleaved in a very targeted and extremely efficient manner, they created a stir, because this tool could potentially also be used for RNA-programmable genome editing. And only months later, this is exactly what George Church from Harvard and Feng Zhang from the Broad Institute of MIT and Harvard showed in two independent publications: CRISPR could be used to edit the genome of potentially any organism, from yeast to man, whether to introduce new mutations, to correct disease-causing mutations or to insert or remove whole sections of DNA in the genome, and all of this in no time at all. After this the biomedical community was jumping with excitement, and scientists were describing CRISPR as the “holy grail” of genetic engineering and a «jaw-dropping» breakthrough in the fight against genetic disease.

A new era in gene editing
It was not that genomes had not been editable until then. But for higher eukaryotes, such as mice, monkeys, dogs or also human cells, it was a slow, painstaking and expensive process that could potentially take months if not years. But with CRISPR it was possible for the first time to edit the genome very precisely and at unprecedented speed and very little cost. The research community quickly embraced CRISPR as a research tool to engineer custom transgenic lab animals in a matter of weeks—saving about a year's worth of work. This not only enables new model organisms to be established in a very short time for many hitherto hard to treat diseases, such as Alzheimer’s, multiple sclerosis, autism, certain forms of cancer, but also allows cell lines to be edited for drug screening or new approaches to be explored for treating HIV. It might also be possible to for example correct the chromosomal abnormality associated with Down syndrome early in a pregnancy, to reintroduce susceptibility to herbicides in resistant weeds, to bring back extinct animal species and very much more.

On the road to commercialization
From the outset, of course, it was clear that CRISPR would also attract a lot of interest from the biotech world, which is also where Basel enters into the story. So far, three therapeutic biotech companies have been formed around CRISPR, two of them having links to Basel. The first of these was Editas Medicine from Boston, which was launched in late 2013 with $43 million in venture capital from Flagship Ventures, Thirdrock Ventures, Polaris Partners and the Partners Innovation Fund. A few months later, the Basel office of Versant Ventures announced a Series A investment of $25 million to start up CRISPR Therapeutics with headquarters in Basel. And in late 2014, Atlas Ventures and Novartis announced the formation of Intellia Therapeutics (although it had already existed in stealth mode for almost two years) with a Series A investment round of $15 million.

And just recently Novartis also concluded the first biotech-pharma licensing deal in this area with Intelllia, for exclusive rights for ex vivo engineering of chimeric antigen receptor (CAR) T cells (another hot topic in biotech/pharma research these days) and the right to develop a number of targets for ex vivo editing of hematopoietic stem cells. Ex vivo applications, in which cells are extracted from patients and manipulated outside the patient’s body and then re-infused, will very likely be among the first treatments to be developed for Editas Medicine and CRISPR Therapeutics, as this can be addressed with the technology as it stands today. The companies expect clinical trials to begin in as little as three years.

Challenges ahead
One of the big challenges, however, will be to make CRISPR a technology to treat genetic diseases of any kind with a one-time fix that can «edit» out genetic abnormalities and cure disease at the genetic level, potentially in a single treatment, in vivo. But for this to happen, ways have to be figured out for safely and effectively delivering a gene-editing drug into the body, which is still a very big hill to climb.

And there is another issue: The patent situation is in a state of some confusion. The first patent issued went to the Broad Institute of Harvard and MIT and was licensed by Editas Medicine. However, after that patent was granted, Jenifer Doudna, originally one of the co-founders of Editas Medicine, broke off her relationship with the company, and licensed her intellectual property - in the form of her own pending patent - to Intellia Therapeutics. And to confuse the issue further, Emmanuelle Charpentier, who claims that «the fundamental discovery comes from my laboratory», licensed her own rights in the same patent application to CRISPR Therapeutics.

So there appears to be a lot of work for patent lawyers to sort out in the next few months. But despite all the legal wrangling, CRISPR will without doubt continue to transform biomedical research in a way very seldom seen before and be transformative in the way we treat genetic diseases.

More information
General
Youtube Video «Genome Editing with CRISPR-Cas9»
New York Times article «A Powerful New Way to Edit DNA»
The Independent article «The more we looked into the mystery of Crispr, the more interesting it seemed»

Companies
Editas Medecine
CRISPR Theraeputics
i-net article «$25 million in series A financing for Basel-based CRISPR Therapeutics»
Intellia Therapeutics
collaboration with Novartis:
FierceBiotech article «Novartis adopts a CRISPR-Cas9 partner and jumps into the hot new R&D field»
FierceBiotech article «Novartis joins Atlas in launching a CRISPR Cas biotech with a $15M bankroll»
Xconomy article «CART + CRISPR = 1st-Of-Its-Kind Biotech Deal From Novartis, Intellia»

Patents
MIT Technology Review article «Who Owns the Biggest Biotech Discovery of the Century?»
Independent article «Scientific split - the human genome breakthrough dividing former colleagues»
Fiercebiotech article «A biotech war is brewing over control of the revolutionary CRISPR-Cas9 tech»

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Resistell schliesst erfolgreiche Finanzierungsrunde ab

11.12.2018

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BaselArea.swiss fights antimicrobial resistance as a part of the CARB-X Global Accelerator...

04.12.2018

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Torsten Schwede: «Seit 2007 läuft das Datenwachstum in der Wissenschaft der Rechenleistung...

05.11.2014

Genomics, Peronalised Medicine, Molecular Modelling: Informatik und Life Sciences kommen sich immer näher. Dabei gehört die Schweiz, anders als in der Enterprise- und Consumer-IT, zu den führenden Wissensstandorten der Computational Life Sciences.
Dennoch rechnet Torsten Schwede nicht mit einer überbordenden Bioinformatik-Startup-Welle. Warum, erklärt der Professor für Struktur- Bioinformatik am Biozentrum der Universität Basel und Mitglied des Vorstands des SIB Schweizerischen Institut für Bioinformatik im Interview mit i-net.

Zunächst ganz konkret, was alles subsumiert sich unter dem Begriff Bioinformatik?
Torsten Schwede*: Ich verwende den Begriff Bioinformatik nur noch selten. Wir sprechen meistens von «Computational Life Sciences» oder «Computational Biology». Bioinformatik hat zwar einmal mit der Organisation von Sequenzdaten und Sequenzanalyse begonnen, aber eine enge Definition macht eigentlichen keinen Sinn mehr - dafür ist der Bereich zu interdisziplinär geworden. Heute haben fast alle Bereiche der Life Sciences einen «computational» Ableger, und die Themen reichen von Molecular Modelling, über Big Data und Systembiologie, Clinical Bioinformatics bis hin zu Anwendungen im Bereich der personalisierten Medizin. Am SIB Schweizer Institut für Bioinformatik ist eigentlich jede Arbeitsgruppe willkommen, die computergestützte Methoden zur Anwendung in den Life Sciences entwickelt.

Was unterscheidet einen Bioinformatiker von einem Informatiker?
Etwas überspitzt formuliert, bei uns treibt die wissenschaftliche Fragestellung im Gebiet der Lebenswissenschaft die Methodik. Wenn ich eine Frage mit dem einfachsten Algorithmus beantworten kann, dann bin ich glücklich und kümmere mich nicht mehr weiter um die Informatik, sondern um die Fragestellung. In den Computerwissenschaften sind Innovationen in Algorithmen und Technik Ziel der Forschung, und oft finden sich im Nachhinein Anwendungen in verschiedensten Arbeitsbereichen.

Ein Bioinformatiker ist also eher ein Biologe?
Ja, das kann man so sehen, und an der Universität Basel ist die Bioinformatik auch ein Teil des Biozentrums. Früher hatten die meisten Bioinformatiker einen naturwissenschaftlichen Hintergrund wie Physik, Biologie oder Chemie. Vor ein paar Jahren haben wir an der Universität Basel einen Bacherlorstudiengang in Computational Sciences eingeführt. Diese Ausbildung wurde durch eine Zusammenarbeit von Mathematik, Informatik, Physik, Chemie und Biologie entwickelt und bietet ein breites Grundlagenstudium, wobei im zweiten Jahr eine Spezialisierung auf eine der Hauptrichtungen erfolgt. Ziel ist, dass Bachelor-Absolventen dann immer noch die Wahl haben zwischen einem Master in Informatik oder in der gewählten naturwissenschaftlichen Vertiefung Biologie, Chemie, Numerik oder Physik. Wichtig aber ist, dass der Bioinformatiker etwas von beiden Welten kennt.

Das klingt sehr anspruchsvoll – sind das nicht sozusagen zwei Studiengänge in einem?
Der Brückenschlag ist in der Tat äusserst anspruchsvoll und die Absolventen dieses Studiengangs sind absolute Spitze.

Das heisst wohl auch, Sie werden nicht gerade von den Studenten überrannt?
Es gibt ganz klar einen «War for Talents». Gute Studenten können sich heute aussuchen, wo auf der Welt sie studieren wollen. Auf PhD-Ebene rekrutieren wir denn auch international. Die Schweiz und Basel haben dabei weltweit eine sehr gute Ausstrahlung, und in der Bioinformatik gehört die Schweiz zu den drei top Destinationen weltweit. Global gesehen hat die Schweiz die höchste Dichte von Bioinformatikern.

Dennoch haben wir das Problem, dass es in den sogenannten Mintfächern an Nachwuchs fehlt?
Man müsste in der Schule ansetzen: Die wenigsten Maturanden haben eine klare Vorstellung, was ein Wissenschaftler im Alltag so macht und was genau hinter der Informatik steckt. Das Bild vom Biologen, der auf der Wiese sitzt und den Kaninchen beim hoppeln zusieht, trifft einfach nicht zu und muss sich ändern. Zudem sollte man auch vermitteln, dass Naturwissenschaftler gesuchte Leute sind. Soweit ich weiss, haben wir bisher noch keine arbeitslosen Bioinformatiker produziert.

Viele Bioinformatiker arbeiten in der Westschweiz – warum?
Das SIB Schweizerische Institut für Bioinformatik wurde ursprünglich in Genf gegründet, und Swiss-Prot, die weltweit grösste Wissens-Datenbank im Life Sciences-Bereich, hat ihren Sitz in Genf und Lausanne. Diese Datenbank wird vom Bund und von den US National Institutes of Health (NIH) unterstützt und ist für Wissenschaftler der ganzen Welt die Referenzdatenbank für Proteine. Swiss-Prot ist auch der Grund, dass 1998 das SIB gegründet wurde als der Schweizerische Nationalfonds beschloss, die Pflege von Datenbanken nicht mehr zu unterstützen. Daraufhin erhielten wir tausende von Zuschriften aus der ganzen Welt, die sich dafür einsetzten, dass Swiss-Prot bestehen bleibt - auch grosse Pharmafirmen boten Geld an. Durch die Gründung des SIB wurde dafür gesorgt, dass die Datenbank öffentlich blieb. Heute sind mehr als 50 wissenschaftliche Arbeitsgruppen aus der gesamten Schweiz Mitglied im SIB, und über 600 Wissenschaftler arbeiten an Schweizer Universitäten und ETHs im Bereich der Bioinformatik.

Die Datenberge in den Life Sciences steigen exponentiell an, was ist der Auslöser?
Die Anforderungen an die IT Infrastruktur sind praktisch in sämtlichen Gebieten der Life Sciences massiv angestiegen. So haben zum Beispiel unsere Kollegen am Biozentrum jüngst ein neues Mikroskop gekauft – dieses kann pro Tag zwei Terabyte Daten erzeugen. Wir sehen ähnliche Entwicklungen im Bereich der Genomics und anderer Hochdurchsatzverfahren. Moore’s Law besagt, dass sich die Rechenleistung der Prozessoren alle 18 Monate verdoppelt. Seit ungefähr 2007 reicht dies nicht mehr aus, um mit der Datenproduktion in der Wissenschaft Schritt halten - das Datenwachstum in der Lebenswissenschaft läuft der Rechenleistung davon. Deshalb brauchen wir neben einem Ausbau der IT Infrastrukturen auch schlauere Konzepte und Algorithmen. Und genau da kommen die Bioinformatiker ins Spiel, von der Planung der Experimente über die Analyse der Daten bis zur Modellierung der Systeme basierend auf den Ergebnissen.

Das heisst auch, hier gibt es ein grosses Feld für Innovationen. Warum gibt es dann nicht mehr Bioinformatik-Startups?
Unsere Studenten beschäftigen sich hauptsächlich mit wissenschaftlichen Problemen und möchten auf dieser Ebene ihren Beitrag leisten. Und wenn unsere Studenten Startup-Ideen haben, dann liegen diese häufiger im wissenschaftlichen Bereich und weniger in der Informatik, also etwa in der Molekularbiologie oder in medizinischen Anwendungen.

Wird es irgendwann einen Hersteller einer Bioinformatik-Standardsoftware geben?
Ich sehe momentan keine Anzeichen für eine kommerzielle «Standardsoftware» für Bioinformatik - in vielen Fällen sind wir noch weit von «Standard Workflows» in der Interpretation der Daten entfernt. Die experimentellen Technologien entwickeln sich sehr schnell, und die Entwicklung neuer Methoden und Algorithmen ist ein spannendes Forschungsgebiet. Ich glaube, wir werden auch in Zukunft ein Biotop verschiedener Lösungen und Tools einsetzten. Die wichtigsten Programme in der Bioinformatik sind heute Open Source. In meinem eigenen Arbeitsgebiet sind die akademisch entwickelten Software Tools innovativer und leistungsfähiger als kommerzielle Lösungen. Wichtig sind dabei Standards, die einen reibungslosen Datenaustausch ermöglichen.

Bioinformatik lässt sich also gar nicht kommerzialisieren?
Doch, aber in den meisten Fällen kommt der «added value» in unserem Bereich eher aus Knowhow und Services als dem Verkauf von Software. Es gibt eine ganze Reihe erfolgreicher kommerzieller Anwendungen, wie zum Beispiel der erste nicht-invasive pränatale Test für verschiedene Trisomien in der Schweiz, für den die Bioinformatik von unseren Kollegen am SIB Lausanne entwickelt wurde. Und mit Genedata haben ja eines der erfolgreichsten Bioinformatik Unternehmen direkt vor Ort hier in Basel.

Könnte das Potenzial nicht grösser sein?
Ich denke es gibt ein sehr grosses Potential in diesem Bereich und der Markt entwickelt sich schnell. Aber gerade bei den daten-getriebenen Projekten - etwa im Umfeld von personalised health - spielt die Regulierung keine unwesentliche Rolle. In Ländern wie der Schweiz mit etablierten rechtlichen Strukturen ist der Einstieg für neue innovative Lösungen oft nicht ganz so einfach. In sogenannten «Emerging Markets» dagegen sind die Eintrittshürden sehr viel geringer, und wir sehen in diesen Ländern eine regelrechte Goldgräberstimmung. Es bleibt abzuwarten, welche dieser Ideen sich am Ende als echte Innovationen im Gesundheitsmarkt durchsetzen werden.

Interview: Thomas Brenzikofer und Nadine Nikulski, i-net

*Torsten Schwede ist Professor für «Structural Bioinformatics» am Biozentrum der Universität Basel und Mitglied des Vorstands am SIB Swiss Institute of Bioinformatics. Als Leiter von «sciCORE» ist er für die Organisation der wissenschaftlichen IT Infrastruktur an der Universität Basel verantwortlich.

 

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«With the innovation park, the life sciences hub of Northwest Switzerland will secure its ...

09.07.2014

Professor Joachim Seelig has been Professor of Biophysics at the University of Basel since the inception of the Biozentrum and is still actively engaged in research. He is also on the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland) and is Head of the i-net Technology Field of Life Sciences. In an interview with i-net he speaks about the future of the life sciences and explains why the SIP NWCH is important for Basel as a research center.

The pharmaceutical hub of Basel - and Northwest Switzerland - is undisputed today. Will this still be the case in 30 years?
Joachim Seelig*: It’s natural to wonder what will be in 30 years’ time. When I came to Basel 40 years ago, there were only chemical companies here. In the big four of Ciba, Geigy, Sandoz and Roche, the research heads were qualified chemists. Today these positions are occupied by molecular biologists or medical specialists. The chemical industry has been transformed in the last few decades into a pharmaceutical industry. Clariant is still a chemical company, and the agrochemical company Syngenta has its headquarters here, although they are far less deeply anchored in the region than Roche and Novartis. So when we look back, we see that Basel has changed a lot as a research center, and this change will also continue in the next 30 years.

What part did the Biozentrum of the University of Basel play in this development?
The Biozentrum brought together various sciences, such as chemistry, physics, biochemistry, structural biology, microbiology and pharmacology. The founding fathers of the Biozentrum had an inkling of the revolutionary changes to come from biophysics and molecular biology, it was hoped that the collaboration of these various disciplines could lead to something completely new. I believe it was a very shrewd move to bring these different fields together, and it has indeed also had some important results.

And where does the Biozentrum stand today?
Today, the focus is very much on fields such as neurobiology and microbiology, while biophysics and pharmacology take more of a back seat. This may well make sense and bring majors successes. But my personal interest goes in other directions.

So where should the focus be instead?
For the input on the Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland, interviews were held with around 30 people from the life sciences with the aim of establishing what subjects will play an important role in the future. Three subject areas were identified in the process. Firstly, there is Biosensing, which links biology and electronics - so-called electroceuticals, for example, are pills that do not deliver their active substance until they arrive at a predetermined site in the body. The second subject area is Biomaterials – an example here could be a seed in which every grain is packed in an energy package, which even provides nutrition and develops when it is sown in dry conditions. The third subject area is Large Number Crunching - the ever more personalized medicine is leading to huge volume of data; so methods need to be developed that support the doctor in efficiently analyzing and evaluating the data.

How well positioned is Northwest Switzerland in terms of these three megatrends?
It has to be realistically acknowledged that we are not very strong in almost all three areas. It is precisely this that the Swiss Innovation Park Northwest Switzerland, which will start up at the beginning of 2015 in Allschwil, is designed to change.

Are there already concrete projects?
Yes, the research project Miracle of Hans-Florian Zeilhofer and Philippe Cattin from the Department of Biomedical Engineering in the Medical Faculty of the University of Basel will be the first sub-tenant. The Werner Siemens Foundation, based in Zug, will support this project for five years to the tune of 15.2 million francs in total. The aim of the project is to miniaturize laser technology for endoscopic surgery. Many areas, such as robotics, imaging and diagnostics, sensor technology and micromechanics, play a role in this project. Roughly speaking, it is a medical technology project in which electronics, robotics, imaging and medicine come together.

How big will the innovation park be in the future?
It is assumed that 1000 people and later perhaps 2000 people will be employed there. This critical mass is essential. A role model here could be the technology park in Eindhoven. Ten years ago, Philips opened its research center there with about 2000 employees for collaboration with external groups and companies. Today around 8000 people work there, and sales of around a billion francs are generated. Many new companies have settled there. The engagement of companies such as Roche, Novartis, Actelion and Syngenta will be crucial for the SIP NWCH. But of course outside companies and start-ups have to be attracted.

The University of Basel is not regarded as very innovative; does something not have to happen there?
I cannot let this statement stand unchallenged. Only recently a study was conducted on how efficiently a university works – and the University of Basel came out of this very well. The University of Basel is a full university. The natural sciences represent only a small part, i.e. at most around 2000 of the 12,000 students in total. So the figures of Basel University cannot be compared directly with the ETH or EPFL, which can concentrate entirely on technologies. At the Biozentrum we are engaged mainly in basic research, while applied research is left to others. Nevertheless we have generated a number of spin-offs. For example, Santhera and 4-Antibodies had their first laboratories in the Biozentrum.

What could be done to get more spin-offs in the region?
Attractive conditions must be created in the innovation park, and scouting ought to be institutionalized at the university, so that more projects are developed. I think we are ideally situated here in Northwest Switzerland. The innovation potential in Basel at least is huge, and there are already many start-ups that are doing outstanding work.

Are there issues that Northwest Switzerland could miss out on?
One point that is rather underestimated in Basel is the influence of computer science and the internet on biology and the life sciences. When it comes to information technology we certainly have some catching-up to do. Personally I believe in a stronger link between biology and electronics. I already endeavored some years ago to establish a department for bioelectronics at the university, but I was unable to push it through. But in the innovation park it is essential that we establish this link. It is important to attract the right talents. It is not only Google that should be attractive for really good IT specialists in the future, but also companies such as Roche and Novartis.

You have been involved in i-net as Head of the Technology Field Life Sciences for some years – what role should, can, ought i-net increasingly play in this field?
Basically people are grateful for and in many cases also excited by what i-net is doing for them. As a neutral link between the various actors, i-net can and will also play a major role in the Swiss Innovation Park in future. The life sciences companies are experiencing frequent personnel changes due in many cases to the global operations of these companies. It is becoming ever more difficult to find contact partners who have the authority to make decisions and at the same time have a profound knowledge of our region. The decision makers in the private sector are too tied up in the requirements of their jobs to find time for honorary activities in important bodies in our region. Life in the private sector has become faster and more global, and the local and regional networks suffer as a result. It is therefore important that a professional organization in the shape of i-net takes on this role and institutionalizes it.

Interview: Stephan Emmerth and Nadine Nikulski, i-net

*Professor Joachim Seelig was one of the first researchers of the Biozentrum at the University of Basel and was Head of this Department between 1997 and 1999 and also from 2000 to 2009. He is a member of the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park Northwest Switzerland) and serves in an honorary capacity as Head of the i-net Technology Field Life Sciences.

report Life Sciences

Polyphor gewinnt Swiss Technology Award

26.11.2018

report Life Sciences

Santhera spannt mit Idorsia zusammen

26.11.2018

report Life Sciences

Helmut Kessmann: «Biotech can be a real roller coaster ride»

06.03.2014

Helmut Kessmann has been involved in the life science startup scene on the Rhine from the beginning. Today, the native from North Germany is Head of Business Development at Polyphor. Previously, he was co-founder of Discovery Technologies and a member of the executive management of Santhera, both IPO companies.

In the interview with i-net he talks about the development of the Life-Sciences-Standorts Basel and the success factors for biotech startups.

Mr. Kessmann, how do you rank Basel as a location for biotech companies?
North Western Switzerland is one of the best locations for biotech startups globally and in Europe amongst the top three. However, we must not rest on our laurels; otherwise we risk ending up back where we were in the early 90s.

Wasn’t Basel already a pharmaceutical and chemical city at that time?
Yes, but no one wanted or could establish a biotech startup company here. The normal career path of people was that they joined one of the large corporations like Ciba, Sandoz, Roche, after studying and remained there until they retired. Then, in 1996, the merger of Ciba and Sandoz to form Novartis happened and suddenly there was a very active and successful biotech scene. This transpired within a few years - an experience that still fascinates me today.

Did you immediately jump on the bandwagon?
I was employed by Ciba-Geigy, but I have already played with the idea for a few years to start my own business. At that stage no one was willing to finance projects in Basel. This changed immediately after the merger of Ciba and Sandoz in 1996 when the Novartis Venture Fund was founded. Suddenly we were in the game. Discovery Technologies was among the first startups in which they invested. Our advantage was that we had a complete business plan in our pocket.

The Novartis merger was therefore the trigger for the startup scene in Basel?
Yes, but that alone was of course not enough. A fund needs to be managed by the right people. Jürg Meier and Ruedi Gygax were exactly the right people. In addition, there were many more important initiatives in the regions. If you summarize you’ll see that, in just two years, more than 20 companies were in the starting blocks, ready to move. Since then, a lot has happened and now there are extremely successful companies such as Actelion, Basilea, Evolva and Polyphor. More have since been acquired such as Speedel or Glycart. Today, there are not only many ways to gain access to funding, but also support networks such as that of i-net innovation networks. Without the positive environment for Biotech startups the establishment of a new company is very difficult. Also, one should not forget that globally there is active competition for new companies.

But Discovery Technologies, co-founded by you, then relocated to the USA?
Not quite, we opted for the IPO to go to the US, but the operational activities remained and continued unchanged in Allschwil. For this purpose we merged in 2000 with a US chemical company and created Discovery Partners Ltd. headquartered in San Diego. I think our company was one of the last with a successful IPO before the crash in the fall of 2000. Then the market lost 75 percent of its value in just a few months. Fortunately, Discovery Partners was profitable before the IPO and did not have to rely on further funding. Later, Discovery Partners became Infinity Pharmaceuticals through another merger, which is still successful today, especially in drugs for oncology.

Your next venture, Graffinity, did not proceed exactly as planned?
I had learned that investing in the life sciences sector is done in waves and the preferred areas for investors can quickly change. With Discovery Technologies, we were able to ride on the height of the investment wave in the late `90s. However, Graffinity in Heidelberg, found itself at the end of this cycle, even though the technology was very innovative and actually fitted the needs of the "genomic era" perfectly. Thereby, we could record 30 million euros in April 2001, which was at least the second biggest round of funding in Germany that year. But only months later, and as a result of the biotech market crash, the interest of the investors in "platform companies" decreased to zero and people wanted to see clinical products.

How did you continue with Graffinity?
We had to be creative. After some searching we found an ideal partner namely MyoContract located in Basel. MyoContract was the first spin-off of the Biozuntrum in Basel and was established due to the great vision and initiative of the founder and CEO, Thomas Meier. The company had a product candidate but no money, and we had money but no product candidates. The result was Santhera. Graffinity was leached out of the new company through a management buyout and now supplies the old technology to the service business. Thereby Graffinity could survive without further venture capital.

But after the great start Santhera is still waiting for the breakthrough?
Biotech is rarely straightforward, but I am convinced that Santhera will also be commercially successful. Their focus on rare diseases, for which there is virtually no treatment, was correct in any case. In 2006 the company made a successful IPO and we received outstanding support from investors, researchers and patient organizations. Unfortunately, the most important product demonstrated later in the clinical Phase III that it did not have the effectiveness we hoped it would have. At one stage over 80 percent of the goodwill was gone. But that is how it is in biotech - a real roller coaster ride.

Was there a Plan B?
Yes, the company is currently trying to obtain the European market approval for the treatment of sudden blindness, a rare hereditary disease. The decision will probably be made in 2015. For me, personally, there was not much to do at Santhera in 2011 and I accepted an offer from my present employer, Polyphor. I have been the Head of Business Development since 2011.

How do you see the local biotech startup scene today?
We have already achieved a lot, but I would like to see many more young companies. Basically, Biotech is one of the most profitable investments, but there are big ups and downs. Many investors show interest - but there is also uncertainty. This is manifested in the new financing models. Private capital plays an increasingly important role. In Polyphor, investments were made almost exclusively by individuals. These are usually wealthy individuals from the surrounding area with a great affinity for pharma.

What is the most difficult phase for a startup?
Once the effect of a drug in humans is demonstrated, the financing is often easier, although you then really need large amounts of money. At this time good deals with interested pharmaceutical companies are also usually possible. It is very difficult earlier, as well as between the early pre-clinical development and proof of concept phases. Here more money needs to flow and this is where the private investor plays a key role - not only in Switzerland. In Germany, for example, a large part of all biotech investments were made by three individuals: SAP founder Dietmar Hopp, and the brothers Thomas and Andreas Strüngmann who sold Hexal to Novartis. Nevertheless, another early-phase innovative fund with an investment strategy similar to the Novartis Venture Fund of the `90s would be very helpful.

What alternative funding models are currently becoming important?
Non-dilutive financing, which means you acquire financing without relinquishing shares in the company, is making its mark. These include, for example, the US Department of Defense and the National Institutes of Health, which are no longer bound to their investments in the United States. Local companies such as Evolva, Santhera and Basilea have already benefited. Patient organizations also play an increasingly important role as they have lots of money. The French Association for muscle diseases, the Association Française Contre Les Myopathies, has an annual budget of nearly 100 million Euros as a result of their famous Telethon. Also joining are organizations such as the Cystic Fibrosis Foundation in the US or the Bill & Melinda Gates Foundation, which has already invested billions, especially in the research of drugs for tropical diseases. The extent of these investments did not exist 10 years ago.

So, is the philanthropic sector strengthening?
Yes, the trend towards alternative financing models, including the Venture Philanthropy (VP) model, is clear. However, little is known about the latter in the biotech scene. Although it is profit-oriented work, in this financing model the profits are reinvested in non-profit organizations for research. In other words, the donors of these funds aim to keep their assets, but not to increase it such as has been customary, but to support a charitable cause. The European VP Association recently had a meeting in Geneva with 700 participants and I was impressed by the professionalism and presence of many bankers and venture capitalists who wanted to learn about this concept or are already active with VP models.

Would Venture Philanthropy also be an approach for North Western Switzerland?
Why not, after all there are already many biotechs that have received funding from such alternative models. It will however not be sufficient for the next wave of startups here in Basel. It also requires an intelligent infrastructure, better early-stage financing, and support organizations and networks such as i-net. It would be a shame if we now just await the next crisis; if it happens we must be one step ahead. Today we can operate from a position of strength and we must exploit it.

Interview by Christian Walter and Thomas Brenzikofer

A short CV of Helmut Kessmann can be found here

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