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report Precision Medicine

«La Patient Centricity exige de communiquer d’égal à égal»

08.07.2019

A l’avenir, l’Hôpital universitaire de Bâle ne veut plus se contenter d’appliquer l’innovation, mais souhaite la faire progresser. Dans ce contexte, il vient de mettre sur pied un laboratoire d’innovation ainsi qu’un programme de promotion interne pour donner vie aux projets correspondants. Derrière cette initiative, on retrouve Marc Strasser et Jens Eckstein. DayOne est allée à la rencontre de ce dernier.

BaselArea.swiss: En général, deux raisons poussent à innover. D’une part, la nécessité et, d’autre part, la motivation intrinsèque. Quelle est la vôtre?

Jens Eckstein: Sans motivation, je n’aurais clairement pas accepté cette tâche. Mais la nécessité a elle aussi joué un rôle. Une grande partie de ce qui nous occupe consiste en des tâches que nous n’avions pas encore conclues avec succès. Lorsqu’il arrive à l’hôpital, un patient vit parfois une régression par rapport à la technologie de l’information qu’il utilise au quotidien. Or, certains systèmes avec lesquels les équipes de traitement travaillent remontent à plus de 20 ans. Un jour, j’ai maugréé que notre équipe informatique pouvait mieux faire. Un collègue m’a alors rétorqué: «Arrête de te plaindre et agis.» En outre, je fais bien évidemment partie des gens qui aiment la technologie et l’innovation. C’est la raison pour laquelle j’avais beaucoup de peine à accepter ces points faibles.

Il semble que l’on vous ait entendu?

Oui, la direction informatique et celle de l’hôpital m’ont apporté tout leur soutien et nous nous sommes réorganisés. Je travaille désormais à 50% comme clinicien et à 50% comme Chief Medical Information Officer. J’officie ainsi comme traducteur et passerelle entre l’équipe informatique et les services spécialisés.

Quelles ont été vos premières tâches?

Avant même que je n’endosse ma nouvelle fonction, nous avons monté un grand écran à chaque étage, présentant les membres de chaque équipe avec une photo.

Cela ne semble pas vraiment révolutionnaire?

Cela peut sembler banal, mais pour nombre de nos patients et leurs proches, cela fait une grande différence. Beaucoup de nos patients ont l’habitude de toujours être en ligne et d’avoir accès à toutes les informations souhaitées. Ils peuvent trouver la situation vraiment difficile si cela n’est pas le cas lors d’un séjour à l’hôpital. Bien entendu, tous les patients ont accès à Internet et à notre réseau wi-fi, mais une grande partie des informations qui les intéressent ne sont pas encore disponibles en version numérique. Les patients sont alors relégués à un rôle passif. Or, si nous voulons que les patients contribuent activement à leur processus de guérison, c’est par là que nous devons commencer. Nous devons donc leur fournir rapidement toutes les informations pertinentes, qu’elles soient d’ordre médical ou organisationnel. Ce n’est que comme cela qu’ils participeront vraiment à leur traitement.

Est-ce ce que veulent les médecins?

Il est bien plus agréable de travailler avec des patients informés! Aujourd’hui, tout le monde parle de Patient Centricity. Prendre cette thématique vraiment au sérieux entraîne des conséquences de taille pour notre profession. En tant que médecin, nous nous devons d’intégrer les patients à la prise de décision. Notre rôle consiste à les conseiller et à les coacher. Par exemple, repousser la mort à tout prix par le biais d’une thérapie peut parfois ne plus représenter l’unique but d’une intervention. La qualité de vie devient alors un critère d’autant plus pertinent; et pour cela, une communication humaine et d’égal à égal est capitale. Les écrans à chaque étage ont représenté un premier pas dans cette direction, pour que chacun sache qui s’occupe des patients.

Les patients veulent-ils avoir leur mot à dire?

Oui. Les nouvelles technologies poussent comme des champignons et accroissent la pression sur notre hôpital. Précisons que personne ne s’attend à ce qu’un hôpital universitaire devienne un hôtel de luxe. Garantir des soins médicaux de haut niveau doit rester au centre de nos préoccupations. Cependant, la numérisation offre de nouvelles possibilités. En tant qu’hôpital, nous devons y recourir de manière optimale, dans l’intérêt de nos collaborateurs comme dans celui de nos patients. Nous avons développé notre Innovation Lab pour cette raison.

Quelle en est l’idée?

L’Innovation Lab est une sorte de piste d’atterrissage pour les nouvelles technologies. Nous avons mis sur pied une infrastructure informatique indépendante de l’hôpital qui nous permet d’implémenter rapidement de nouvelles applications dans une zone protégée, ainsi que de les tester en consultant les patients et les preneurs de décisions. Il s’agit donc d’une sorte d’aire de jeu ou de bac à sable pour de premiers projets pilotes incluant de nouvelles technologies, mais sans que ces derniers ne doivent satisfaire à toutes les exigences d’un produit médical ni aux standards de sécurité prédéfinis.

Je peux m’imaginer que les demandes pourraient vite se multiplier?

En effet, nous avons déjà fort à faire. Je suis d’ailleurs en train d’agrandir l’équipe. Heureusement, mes collègues manifestent un grand intérêt. Nous avons débuté au service de cardiologie, continué en chirurgie et allons bientôt lancer des projets en psychiatrie ou encore en rhumatologie.

De quel type de projets s’agit-il?

Ils sont très variés. Par exemple, un partenaire externe, comme une start-up, souhaite faire valider son application du point de vue clinique. Si nous constatons une utilité pour les patients, nous donnons suite au projet. Le partenaire doit cependant donner son accord pour la publication des résultats, même s’ils sont négatifs. Dans un autre cas de figure, il se peut qu’un collaborateur de l’Hôpital universitaire ait une idée brillante et souhaite la développer. Dans cette optique, nous proposons depuis cette année plusieurs événements Future Friday par an, lors desquels nous demandons à nos 8000 collaborateurs de nous soumettre leurs idées d’innovation. Les auteurs des trois meilleures idées sont alors invités à présenter un pitch et l’une d’entre elles reçoit ensuite notre feu vert. Le projet gagnant bénéficie par la suite d’assez de ressources pour que l’idée se transforme en premier prototype en l’espace de six mois.

Jusqu’à maintenant, le cahier des charges d’un hôpital ne comprenait pas la promotion de l’innovation. Pourquoi ce changement de cap soudain?

La recherche a toujours représenté un des rôles fondamentaux de l’Hôpital universitaire. Des spin-offs innovantes en sont nées à plusieurs reprises. Aborder ce processus de manière encore plus proactive nous permet de catalyser ce potentiel et d’asseoir notre réputation. Notre hôpital acquiert ainsi une renommée mondiale dans certains domaines. En effet, nous voulons compter parmi les meilleurs, que ce soit dans le secteur médical ou pour ce qui a trait à l’innovation. Avec son environnement fortement axé sur les sciences de la vie et ses start-up dynamiques, l’écosystème bâlois nous offre des conditions idéales. L’Hôpital universitaire est déjà partenaire de nombreux projets intéressants, ce qui nous donne accès aux technologies les plus avancées. Pour un hôpital de taille moyenne à l’échelle internationale, cela ne va pas de soi. Pour ce qui est de l’agilité, nous profitons clairement de notre constellation, à savoir un environnement universitaire allié à une orientation stratégique vers l’innovation et la numérisation.

Comment les choses fonctionnent-elles lorsque des médecins deviennent entrepreneurs, ou docpreneurs? Qui touche quelle part de la nouvelle entreprise?

Nous devons encore déterminer quel modèle convient le mieux. Bien entendu, la tâche centrale d’un hôpital reste le traitement des patients. Il est cependant juste qu’il profite lui aussi équitablement du développement d’une innovation. On constate la présence de deux extrêmes: soit nous détenons 100% de la propriété intellectuelle et nous accordons une licence au partenaire qui distribue le produit. Ou le produit reste entre les mains du partenaire et nous participons à son développement dans l’optique de profiter ensuite de l’application qui nous convient vraiment. Souvent, le scénario le plus réaliste se situe entre les deux.

Les médecins veulent-ils donc devenir entrepreneurs?

J’aurais tendance à répondre par la négative. Et c’est une bonne chose. Notre objectif n’est pas que tous nos médecins fondent une start-up. Nous souhaitons plutôt qu’ils s’impliquent plus fortement dans le processus d’innovation par le biais de leurs idées et de leur savoir. Il est alors juste qu’ils en profitent comme il se doit, par exemple sous la forme de participations. La même chose devrait par ailleurs s’appliquer au reste du personnel.

report Invest in Basel region

Basel could be next tourism hotspot

22.08.2019

report Life Sciences

Vaxxilon receives grant for vaccine development

20.08.2019

report Industrial Transformation

«Je suis fasciné par le niveau d’innovation jurassien»

11.06.2019

Le Switzerland Innovation Park Basel Area compte lui-même deux antennes, à Allschwil et Bâle, et bientôt une troisième dans le Jura, sur la zone d’Innodel, territoire de la commune de Courroux entre Delémont et Courrendlin. Cette antenne jurassienne est en cours d’aménagement. Elle sera inaugurée officiellement le 25 octobre.

Ce sera une étape marquante d’un énorme travail déployé par plusieurs acteurs régionaux, en lien avec cet ambitieux projet fédéral. Le but est de dynamiser la recherche et développement en Suisse et dans la région, explique Frank Kumli, Head Innovation & Enrepreneurship de BaselArea.swiss dans un entretien accordé au "Le Quotidien Jurassien".

Le Quotidien Jurassien: Que représente l’antenne jurassienne pour le Switzerland Innovation Park Basel Area?

Frank Kumli: C’est un pas en avant dans l’innovation régionale. Le parc va être dédié comme les autres à accélérer l’innovation. On pourra enfin faire participer le Jura au parc d’innovation. C’est très important pour nous que le Jura puisse se joindre et que nous puissions profiter de l’expertise et du savoir-faire jurassiens, et en même temps de soutenir localement le développement économique et l’innovation. Pour nous Switzerland Innovation Park Basel Area, c’est une occasion unique de conduire et soutenir cette antenne jurassienne.

Quelles sont les attentes pour cette antenne jurassienne?

Nous attendons bien sûr un site vibrant, où il se passe beaucoup de choses, où les gens se retrouvent pour développer de nouvelles idées, échangent, montent des projets d’innovation. Ce doit être une interface entre les trois cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et du Jura dans le domaine de l’innovation.

Combien y aura-t-il de places de travail sur ce site?

Au total, nous aurons 1200 m2 de surface, ce qui pourrait représenter une soixantaine de places de travail, certaines étant dédoublées, donc environ 30 à 35 emplois.

Des intéressés se sont-ils déjà manifestés?

Nous travaillons étroitement avec la Chambre de commerce et d’industrie du Jura et son directeur Pierre-Alain Berret pour faire connaître le parc d’innovation auprès des patrons des PME locales. Plusieurs se sont intéressés à participer. Des start-ups locales et françaises ont aussi manifesté leur intérêt à venir s’installer sur le site.

Et du côté des institutions de formation?

Sur le plan académique, nous avons aussi suscité l’intérêt du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), qui sera présent sur le site. Nous avons aussi discuté avec la Haute Ecole Arc (HE-Arc) au plan local, pour voir comment nous pouvons les représenter sur le site. Nous sommes en train de signer quelques contrats. Le but est d’avoir un mix de startups, quelques projets académiques et surtout beaucoup de projets d’entreprises.

Dans quels domaines est-il prévu d’agir?

Nous aurons des projets sur deux axes, les soins de santé et l’agilité d’entreprise. On ne va pas réinventer comment on fait de l’horlogerie mais voir comment transformer les entreprises locales, les rendre plus agiles pour répondre aux défis d’un monde qui change. Pour les soins de santé, nous travaillons étroitement avec l’Hôpital du Jura, son directeur Thierry Charmillot et Nicolas Pétremand, chef du Service de la santé publique.

Que va-t-on faire plus précisément dans le domaine de la santé?

Une réflexion a débuté avec le professeur Hans-Florian Zeilhofer de l’Université et de l’Hôpital universitaire de Bâle. Nous avons prévu plusieurs projets avec lui. Le professeur Zeilhofer se spécialise dans la robotique et l’automation dans le domaine de la chirurgie. Il est convaincu qu’il y a beaucoup de savoir-faire jurassiens à mettre en pratique dans ce domaine. Il a déjà des collaborations dans le Jura, spécifiquement dans le domaine de l’impression 3D. Avec la domotique, l’idée est de rendre l’habitat sécurisé pour pouvoir libérer des patients plus rapidement de l’hôpital, retarder aussi l’entrée en EMS, maximiser donc la présence chez soi.

Combien de temps selon vous pour atteindre la vitesse de croisière?

Nous sommes relativement optimistes, vu l’aide que nous recevons, de la part de la Chambre de commerce, de l’Hôpital du Jura, du Service cantonal de la santé et des hautes écoles. Je pense que la vitesse de croisière devrait être atteinte dans l’espace d’un an, pas pour la totalité des emplois mais pour avoir un site animé avec des idées innovatrices. Nous avons localement beaucoup d’aide pour pouvoir trouver rapidement les bons projets.

Que va-t-on développer dans l’industrie 4.0?

Pour nous, l’industrie 4.0, c’est bien entendu ce qui est relatif aux technologies de production. Ici, on va prendre l’axe d’agilité avec une focalisation sur le côté humain, les équipes, les modèles d’affaires, et au troisième plan les technologies nécessaires à transformer et produire. C’est pouvoir mettre plus d’agilité dans les PME pour répondre plus facilement à des demandes qui fluctuent, en nombre et types de pièces commandées. Pour cela, il faut des équipes beaucoup plus réactives. On en a parlé avec des patrons de la CCIJ, dont Georges Humard, son nouveau président. Ils confirment que les thèmes qui les intéressent, c’est tout ce qui est relatif au design thinking, à l’agilité, aux procédés Lean (n.d.l.r. pour une production efficace et rentable). Il y aura beaucoup de séminaires, des cours, de la sensibilisation et de l’accompagnement.

Dans la thématique des soins de la santé, de quoi parle-t-on plus précisément?

Nous avons développé trois axes lors de multiples séances de travail, avec le professeur Zeilhofer, l’Hôpital et la Chambre de commerce. Le premier axe sera celui de la technologie médicale pure et dure, avec les implants et l’impression 3D, des spécialités très proches du savoir-faire jurassien. Ce sera la plus grande focalisation. La deuxième, c’est ce qu’on appelle health-tech, qui se situe dans la connectivité, la santé numérique. L’Hôpital et le Service de la santé publique pensent qu’il y a beaucoup à faire dans le canton. Le 3e axe, c’est le système de santé. Le ministre Jacques Gerber et Nicolas Pétremand sont convaincus que le système de santé jurassien relativement petit permettra d’expérimenter et innover beaucoup plus rapidement que dans d’autres cantons.

Sur votre liste figurent aussi montage de projets, financement, animation, méthodes de travail…

Nous travaillons à libérer des financements de niveau cantonal mais aussi à accompagner les entreprises pour obtenir des financements de niveau fédéral. Nous avons promis de leur mettre à disposition des personnes pour naviguer dans la bureaucratie des fonds d’innovations, pouvoir accéder plus rapidement à ces fonds.

Qu'y a-t-il de si particulier dans la culture d'entreprise jurassique?

Ici, la pratique, c’est la discrétion avant tout. L’entrepreneur jurassien règle tout lui-même. Du coup, il y a peu de visibilité sur les compétences des entreprises jurassiennes. Quand nous parlons avec les entreprises du groupe de biomedical engineering présentes à Allschwil, elles nous demandent souvent de les aider à trouver les bonnes compétences dans le Jura pour leurs projets. Les gens savent qu’il y a beaucoup de savoir-faire dans le Jura mais ne savent pas comment y accéder. Cela plaide pour que les entreprises fassent davantage savoir quelles sont leurs compétences. Avec la Chambre de commerce, nous allons faire le lien avec Bâle-Ville et Bâle-Campagne. Un groupe informel, qui regroupe notamment des patrons, l’Hôpital du Jura et des hautes écoles, va accompagner le parc d’innovation.

L’accès à une communauté et à un réseau d’innovateurs et d’experts, pour la Recherche & Développement, cela manque dans le canton du Jura?

Oui. Il y a beaucoup d’appétit pour travailler avec l’Université de Bâle, la Haute école de Muttenz, la HE Arc à Neuchâtel du côté technologique. Je pense qu’on va pouvoir créer un lien entre les entrepreneurs jurassiens et les hautes écoles et universités. C’est aussi une demande des clients des entrepreneurs jurassiens, qui souhaitent à ce que ces entrepreneurs collaborent avec les universités, nous ont-ils dit. Il y a beaucoup plus d’innovation qu’on ne le dit. Chaque fois que je visite une entreprise jurassienne, je suis fasciné par le niveau d’innovation. Je trouve formidable quand on discute avec les patrons jurassiens de voir qu’ils ont beaucoup de pragmatisme pour aller de l’avant.

Interview: Georges Maillard, Le Quotidien Jurassien

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Endress+Hauser develops research facilities

19.08.2019

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Basel-based researcher combating multi-resistant bacteria

16.08.2019

report Industrial Transformation

«Chez Bell, nous combinons artisanat et automatisation»

06.05.2019

Une boucherie bâloise s’est muée en groupe alimentaire international au fil de ses 150 années d’existence: Bell Food Group emploie plus de 12 000 collaborateurs dans 15 pays. Markus Ettlin, responsable Industrie 4.0/Automation chez Bell Food Group, présente les projets liés à l’industrie 4.0 en cours et les limites de l’automatisation et des innovations dans le secteur alimentaire.

BaselArea.swiss: Quand les saucisses seront-elles fabriquées par des robots?

Markus Ettlin: Une saucisse cache beaucoup d’artisanat, d’expérience et de savoir-faire. Il serait pour l’heure presque impossible de faire réaliser les étapes nécessaires par une machine, et ça n’est pas notre objectif. Il s’agit pour nous de concilier tradition et innovation. En matière de charcuterie, la tradition et le travail manuel sont très importants. Ce n’est pas demain que les saucisses seront fabriquées par un robot.

Parce que ça ne serait pas un produit demandé?

Je pense que nos clients recherchent un produit artisanal et pas une saucisse totalement industrielle. La saucisse est un produit naturel, aux qualités naturelles, qui doivent être respectées. Il faut beaucoup de savoir-faire pour cela. La production de saucisses ou de jambon requiert une grande expérience et fait appel à tous les sens. Nous travaillons toutefois à l’automatisation de certaines étapes du processus. Nous voulons combiner artisanat et automatisation.

Dans quels domaines l’automatisation est-elle possible?

Nous devons distinguer le secteur artisanal et la production de produits prêts-à-servir (convenience). Le travail manuel restera précieux dans la fabrication des saucisses et du jambon. Dans le secteur des produits convenience, qui doivent tous être identiques, l’automatisation est bien plus avancée. La production de galettes de steak haché et de nuggets de poulet est par exemple très automatisée, puisque ces produits sont mis en forme par des machines. Dans la logistique aussi, nous avons su déployer les technologies de l’automatisation pour les tâches répétitives et pénibles.

Où percevez-vous le plus fort potentiel?

Le niveau d’automatisation est particulièrement important dans la manutention et le conditionnement, mais il ne dispense pas là non plus de personnel humain. Le vrai potentiel réside selon nous dans les données et informations qui sont générées quotidiennement. Nous voulons apprendre de ces données et nous améliorer. Nous nous intéressons par exemple au processus de cuisson, pour lequel plusieurs données sont mesurées, dont la température: il y a les paramètres théoriques et les paramètres réels, et le résultat final. Si les collaborateurs vérifient la température, ils ne peuvent pas garder une vue d’ensemble de tous les paramètres, des différentes valeurs et des corrélations complexes. L’analyse de ces données nous permettra de garantir la qualité du processus de cuisson et du produit, et même de l’améliorer. Elle nous aide aussi à renforcer l’efficacité énergétique et à utiliser au mieux les installations.

Sur quelles transformations et quels domaines Bell met-elle l’accent?

D’une part, la traçabilité du produit et, de l’autre, la transparence des différentes étapes du processus de transformation et leurs conséquences sur le produit fini. L’élément central est donc les normes et la standardisation. Nous voulons déployer des technologies standardisées, transformer les processus automatisés et créer de la transparence.

Quels domaines peuvent être des sources d’inspiration particulièrement intéressantes pour les technologies standardisées?

En matière de transformation de la viande, la spécialité joue un rôle prédominant. Ce qui m’intéresse plutôt dans ma partie, ce sont les technologies que l’on peut utiliser différemment. Il est par exemple possible de transposer certaines pratiques et méthodes de l’industrie pharmaceutique à l’industrie alimentaire. L’industrie pharmaceutique sait ainsi gérer d’importantes quantités de données. C’est très stimulant pour mon domaine. L’industrie automobile est elle aussi très avancée dans les processus automatisés. Les constructeurs ont souvent des lots importants, pour lesquels le volant doit toutefois être positionné tantôt à gauche, tantôt à droite. Ce sont des thèmes qui nous préoccupent aussi, puisque nos produits peuvent prendre différentes formes: plus léger ou plus lourd, avec moins ou plus d’emballage. Nous nous inspirons volontiers des autres secteurs.

Qu’est-ce qui est implémenté?

Nous construisons un important entrepôt frigorifique dernier cri qui présentera un très très grand niveau d’automatisation. La logistique doit, si possible, être totalement automatisée, les collaborateurs doivent séjourner aussi peu que possible dans le secteur des surgelés et il existe des processus d’assistance très automatisés. L’ensemble des installations et des processus généreront des données et des informations que nous désirons analyser à des fins d’amélioration, d’entretien et d’efficacité. Dans tous les domaines, la collecte des données est pour nous une chance de progresser et de garantir la qualité.

Quels défis représentent les transformations prévues pour Bell?

Chez nous, l’industrie 4.0 est fortement liée à l’environnement de production. La numérisation est une étape importante pour nos collaborateurs. Nous voulons inclure tous nos collaborateurs et montrer que les nouvelles technologies sont là pour les assister dans leur travail. Je vois aussi un défi dans la grande complexité de toutes les étapes – tout est lié. Ça n’est pas toujours facile à comprendre. Nous sommes par conséquent appelés à développer des connaissances et à sensibiliser globalement les collaborateurs aux thèmes liés à l’industrie 4.0. Nous devons notamment découvrir par où commencer avec la mise en œuvre et dresser une feuille de route judicieuse.

Bell participe à notre Industry 4.0 Challenge. Qu’avez-vous déjà pu en tirer?

Je connais BaselArea.swiss au travers de différentes manifestations qui donnent toujours lieu à des contacts passionnants. Dans le cadre de l’Industry 4.0 Challenge, je peux voir simplement quelles idées sont répandues et comment les autres perçoivent le monde. Dans les grandes entreprises, il est souvent difficile de tracer de quelle manière les formidables solutions ont été décidées. Les start-up peuvent rapidement montrer une preuve de concept, je peux donc me faire une idée de ce qui existe et de ce que ça signifierait pour moi. C’est extrêmement passionnant pour moi. Notre secteur a aussi des contacts avec les sociétés du dernier Industry 4.0 Challenge. Nous sommes certes à la recherche d’outils standardisés. Mais les start-up comblent souvent les lacunes entre une norme exigeante et le monde réel.

Quelles innovations attendons-nous prochainement dans la branche alimentaire?

La viande produite sans tuer d’animaux: le hamburger de Mosa Meat sera développé à partir de cultures de cellules. Bell possède une participation dans la société néerlandaise qui travaille actuellement à la commercialisation de sa découverte.

report Innovation

Basel researchers revolutionizing the CRISPR-Cas method

15.08.2019

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Adobe develops new technology in Basel

12.08.2019

report BaselArea.swiss

«La région de Bâle est très innovatrice dans le domaine de la santé»

02.04.2019

Un nouveau Master proposé par la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) vise à préparer la prochaine génération de professionnels dans le secteur des sciences de la vie. Des étudiants en «informatique médicale» sont formés à utiliser les dernières technologies lors de projets des industries médicale et pharmaceutique. Professeur Enkelejda Miho, de l’Institut des technologies médicales et analytiques à la FHNW, est convaincue que la combinaison des sciences de la vie avec l’informatique et le monde des affaires fait émerger un nouveau profil de professionnels prisé.

BaselArea.swiss: Enkelejda, pensez-vous que le scientifique qui ajoute à sa formation traditionnelle une perspective technologique est la nouvelle normalité?

Enkelejda Miho: La découverte de médicaments est un vaste domaine. Il y a des secteurs qui restent plutôt traditionnels tandis que d'autres, comme les données de vie réelle et les essais cliniques numériques, mutent rapidement. Les scientifiques ne peuvent plus analyser leurs données à grande échelle avec les mêmes moyens que ceux utilisés autrefois. De plus, une multitude d’outils sont prêts à être utilisés aujourd’hui. Il s’agit maintenant de trouver comment combiner ces outils afin de lancer les médicaments plus rapidement sur le marché. Appliquer une technologie de pointe pour répondre à des questions scientifiques fait entièrement partie du travail du scientifique. On entend de la part d’entreprises pharmaceutiques que le scientifique averti sur le plan technologique est un profil recherché, mais celui-ci n’est malheureusement pas forcément disponible sur le marché. L’enseignement a du retard sur ce qui se passe dans le monde réel et doit le rattraper.

Qu’est-ce qui a changé dans la compréhension de la santé?

La santé s’est développée au même titre que n’importe quel autre domaine: nous avons observé de lents processus au fil des siècles. Puis tout à coup, la technologie a fait évoluer les choses. Dans le domaine de la santé, le savoir s’est toujours concentré sur les organes, ce qui a contribué à rendre les choses moins complexes. Vous aviez le cardiologue, le pneumologue, le neurologue, qui essayaient de comprendre un problème à la fois. Le savoir était disséqué. Ceci est en train de changer massivement.

Comment?

De nouvelles technologies conduisent plus rapidement aux diagnostics et aux traitements. Par exemple, nous pouvons détecter une tumeur grâce à un algorithme. La machine aide donc le médecin spécialiste à ce qu’il ou elle puisse voir et diagnostiquer plus de patients. La première étape consiste à appliquer ce que nous savons pour accélérer les diagnostics et les traitements, sur la base d’une expérience plus large et d’un traitement des connaissances plus rapide. La seconde étape, c’est l’intégration des connaissances provenant de différents systèmes. Il y a beaucoup de technologies différentes. Nous devons maintenant nous demander comment les utiliser de manière adéquate. L’intégration des connaissances est essentielle.

Quel rôle y joue l’intelligence artificielle?

Plutôt que de poser une seule question à la fois, l’IA permet non seulement d’intégrer les données de santé mais aussi d'autres informations telles que le nombre de fois où vous vous êtes rendu chez le médecin, les traitements prescrits, les symptômes, ainsi que les données sociales et environnementales. L’IA contribue à intégrer tout cela pour nous aider à faire de meilleurs choix et de meilleurs diagnostics, si bien que les personnes ne commencent pas un traitement qui ne leur est pas adapté ou ne pâtissent pas d’un traitement qui ne leur est pas spécifique.

Sommes-nous préparés à l’innovation dans le domaine de la santé?

Nous sommes vraiment sur la bonne voie. Le premier défi à relever est la standardisation. Il n'y a aucune idée consensuelle sur quelle méthode utiliser à quel moment, et sur comment les différencier car il y en a tellement. Les groupes de recherche, laboratoires et entreprises pharmaceutiques pourraient agir davantage dans l’espace pré-concurrentiel, afin que nous ne répétions pas sans cesse les mêmes erreurs. Nous pouvons apprendre beaucoup du développement logiciel où le partage est monnaie courante. Le second défi, ce sont les distorsions que nous introduisons dans les algorithmes. Les chercheurs doivent réfléchir attentivement à faire correspondre la bonne question à la bonne série de données – un ordinateur ne peut pas faire ça. Nous avons besoin de chercheurs qui sont conscients des écueils auxquels on s’expose en appliquant l’IA et l'apprentissage automatique au domaine de la santé.

Où en sommes-nous à Bâle?

La région de Bâle est très innovatrice comparée à d'autres régions. Nous disposons d’acteurs majeurs, d’un environnement de start-ups et de grandes institutions de recherche et institutions en sciences et arts appliqués telles que l’université de Bâle, l’EPF, la FHNW et l’Institut Friedrich Miescher. Tous les éléments sont là. Je pense toutefois que les parties prenantes devraient davantage échanger, plutôt que d’essayer chacune de faire avancer seule l’ensemble de la machinerie. BaselArea.swiss et DayOne apportent un soutien en réunissant différentes perspectives. Même s’il serait bien d’y dédier plus de ressources afin de déclencher l'interaction. Cela aiderait aussi à retenir les talents dont nous avons besoin pour faire avancer ce domaine.

Qu’apporte le nouveau Master en informatique médicale?

Avec ce nouveau Master, nous comblons une lacune. En nous entretenant avec des représentants du secteur, nous nous sommes rendu compte que tout le monde se mettait à utiliser les nouvelles technologies que sont par exemple l’apprentissage automatique et l’IA. Ceci requiert des connaissances spécialisées. D’une part, vous devez maîtriser la chimie moléculaire et la biologie afin de comprendre les données que vous analysez. D'autre part, il vous faut connaître la programmation ainsi que le cadre mathématique d’application de l’apprentissage automatique. Un vaste savoir est donc nécessaire si l’on veut appliquer des données et une méthode d’apprentissage automatique bien précises à un projet très spécifique.  Vous avez besoin d’être formé en tout pour maîtriser une question bien spécifique. Voilà le défi auquel les institutions suisses et européennes ne se sont pas encore attelées.

Quelle est votre approche?

La FHNW est connue pour être une institution de sciences et d'arts appliqués sensibilisée aux questions les plus actuelles. Nous formons les étudiants sur des sujets suffisamment divers en sciences de la vie, informatique et affaires commerciales pour les impliquer ensuite dans de réels projets lancés par des entreprises pharmaceutiques et des hôpitaux. Si vous connaissez le mécanisme, vous pouvez l’appliquer à une autre question – c'est ce à quoi nous aspirons. Nos étudiants auront affaire à des projets très divers, impliquant des bases de données, des patients-citoyens, une classification et une automatisation. Comment arrivez-vous à automatiser l'analyse de clichés dans le secteur pharmaceutique ou en hôpital? Comment pouvez-vous assister les organismes de réglementation, en étant au fait des dernières tendances et des écueils à éviter? Nous sommes les premiers à avoir cette touche pédagogique. Nous formons la prochaine génération de professionnels, tout en prenant en compte la transformation numérique dans le domaine d’application.

Nous ne parlons pas de l’éthique des données?

Nous ne pouvons pas échapper à l’éthique. C’est la question la plus importante à laquelle nous sommes confrontés dans le domaine de la santé numérique. Mais parfois, il est nécessaire de se tenir au point d’équilibre afin de comprendre les besoins en matière d’éthique et de confidentialité des données. Nous tentons de répondre à ces questions dans le cadre de projets spécifiques. La discussion est un outil formidable pour préparer le terrain et sensibiliser. Nous agissons avant tout.

Quels types d’étudiants attendez-vous?

Nous voulons donner aux étudiants formés à la FHNW la possibilité de participer à des projets de pointe. D’après notre expérience, les entreprises également sont très intéressées par le programme de Master, qui relie sciences de la vie et monde des affaires sur une base informatique. Conjointement avec le Prof. Dr. Knut Hinkelmann, responsable du Master de sciences en systèmes d'information des entreprises à la FHNW, nous créons un profil d’experts qui comprennent la nécessité de la science tout en étant capables de l’appliquer en prenant en compte la cybersécurité, la confidentialité des données et les applications métier. Pour y arriver, nous formons les personnes dans la plus pure tradition de la haute école spécialisée.

L’EPF, l’université, ainsi que l’Institut tropical et de santé publique suisse, sont à l’origine de différentes initiatives dans le domaine de l’enseignement de la santé numérique. Quelle importance accordez-vous à ces efforts?

Ils sont importants et pertinents pour notre communauté. Pour moi, ces programmes ne se chevauchent pas. Tandis que l’IFM, l’EPF et l’Université de Bâle sont plus orientés vers la recherche, ici à la FHNW, nous nous dirigeons vers un enseignement axé sur l'application pratique. Nous travaillons en collaboration avec l’Université de Bâle, en particulier les bureaux d’innovation. Finalement, c’est une démarche collective.

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DayOne gains importance

08.08.2019

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Basel-based pharma groups successfully combating cancer

05.08.2019

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33 entreprises récemment implantées créent des centaines d'emplois

28.03.2019

BaselArea.swiss a pu célébrer d’importants succès en 2018. Elle a convaincu 33 entreprises − soit sept de plus que l’année précédente − de venir s’installer dans la région économique de Bâle. 16 entreprises européennes, dont neuf allemandes, sont venues s’y installer. BaselArea.swiss a en outre apporté son soutien à six entreprises suisses dans leur recherche d’un site adapté dans la région de Bâle. Parmi les entreprises nouvellement implantées, 19 sont issues du secteur des Sciences de la vie et de la chimie.

Ces entreprises nouvellement implantées dans la région économique de Bâle ont déjà créé 139 emplois, et prévoient d’en créer 296 autres dans les prochaines années. Les entreprises manifestent un grand intérêt à s’implanter dans la région de Bâle; en témoignent les plus de 400 conseils personnalisés en Suisse et à l’étranger et les 69 visites d’investisseurs et de délégations d’entreprises à Bâle que BaselArea.swiss a organisées en 2018.

Outre la promotion économique, la deuxième mission clé de BaselArea.swiss, à savoir l’encouragement de l’innovation, s’est remarquablement bien développée. BaselArea.swiss a apporté son soutien à 72 start-up lors de leur création. Comparé à l’année précédente, neuf entreprises supplémentaires ont ainsi été créées. Il s’agissait avant tout d’entreprises des secteurs des Sciences de la vie et des Technologies de l’information et de la communication.

La demande de conseil et de mentoring a nettement augmenté. Les entreprises ont profité 556 fois de cette prestation qu’offre BaselArea.swiss, soit plus de trois fois plus que l’année précédente. Les manifestations organisées par BaselArea.swiss ont également remporté un franc succès. Près de 6000 participants se sont vus proposer une plateforme pour réseauter et faire émerger de nouvelles idées.

Vous trouverez le communiqué de presse ici. Le rapport annuel 2018 complet de BaselArea.swiss peut être téléchargé au format PDF.

report ICT

Clinerion supporting German university

30.07.2019

report Life Sciences

Synendos Therapeutics awarded EU funding

29.07.2019

report Precision Medicine

Les innovations passent à la vitesse supérieure avec le programme d’accélération DayOne

05.03.2019

Quatre startups innovantes du secteur des soins de santé participent au premier cycle du programme d’accélération DayOne. Faraz Oloumi d’Aurteen, Chang Yun de Noul et Christian Vogler et Leo Gschwind d’Advancience montrent jusqu’où une conviction peut mener.

BaselArea.swiss: Faraz, quelle est la raison qui vous a poussé à créer Aurteen, au départ?

Faraz: Durant mes études en ingénierie électrique et informatique, j’ai travaillé sur l’analyse des images rétiniennes et je suis tombé amoureux de ce domaine. J’ai obtenu mon master, puis mon doctorat, et j’ai refusé un poste sûr pour continuer dans ce domaine, et j’ai ainsi fondé Aurteen. Je suis absolument convaincu du caractère novateur et de la nécessité d’une évaluation de la rétine assistée par ordinateur, car les vaisseaux situés au fond de l’œil reflètent notre état de santé général, depuis les maladies de la rétine jusqu’aux troubles métaboliques ou cardiovasculaires.

Christian, y a-t-il eu un moment inaugural pour vous également?

Christian: J’ai étudié la psychologie et la génétique. Afin d’utiliser la génétique en tant qu’outil pour explorer l’esprit humain, mes co-fondateurs et moi-même avons commencé à étudier la psychométrie. En général, la gamme d’outils utilisés pour les tests psychométriques date de la période allant des années 1940 jusqu’aux années 1970. Nous avons adapté ces tests psychométriques au XXIe siècle, nous y avons ajouté un soupçon de ludification, les avons rendu divertissants et modulables. Nous sommes ainsi capables de traiter un grand nombre de participants à ces études. Nous voulons faire avancer la psychologie. Nous sommes convaincus que nos outils peuvent être utilisés dans de nombreux domaines. Il s’agit d’un outil de diagnostic utilisé pour tester les troubles de l’attention ou les altérations de la mémoire, ainsi que d’un outil de RH permettant d’améliorer la collaboration entre les équipes.

Chang, vous avez rejoint Noul il y a un an. Quelle en a été la raison?

Chang: L’un des co-fondateurs est ingénieur en biomédecine. Après avoir décroché son doctorat aux Etats-Unis, il a passé un an et demi au Malawi dans le cadre d’une mission de bénévolat social. Il a vu de nombreux enfants mourir du paludisme et a été surpris de constater que les professionnels de santé continuaient d’utiliser des tests qui étaient déjà considérés comme imprécis et inefficaces. Il a créé Noul en 2015 afin de mettre au point un appareil mobile recourant à l’analyse d’images et à l’intelligence artificielle pour diagnostiquer des maladies à partir de prélèvements sanguins. En tant qu’ami proche, je me suis intéressé à ce projet dès le départ et je l’ai rejoint il y a un an, certain que ma carrière aux Nations Unies serait un atout pour la réussite du projet. J’ai de l’expérience en gestion des affaires et en administration publique. En tant que Directeur du Développement des affaires mondiales chez Noul, je suis en train de créer l’antenne de Noul en Europe.

Quelle a été la principale difficulté pour créer la société?

Chang: En ce qui nous concerne, ce sont les connaissances scientifiques. Nous avons fait des tentatives et essuyé des échecs. Si les essais cliniques en laboratoire donnaient de bons résultats, les résultats sur le terrain ont souvent été inattendus. Parfois, il était difficile d’obtenir suffisamment d’échantillons de bonne qualité. Afin de surmonter ces obstacles, nous coopérons avec l’Institut tropical et de santé publique suisse de Bâle. Par ailleurs, l’approbation d’une nouvelle technologie telle que la nôtre nécessite de nouveaux critères. Cela prend un temps considérable et exige de notre part des données suffisamment convaincantes.

Christian: Lorsqu’on est scientifique, on ne devient pas entrepreneur du jour au lendemain. Il m’a fallu admettre qu’il n’y a pas que les résultats scientifiques qui comptent. En effet, je dois assurer la promotion de mes résultats et élaborer des propositions de valeur spécifiques. Mes domaines de prédilection sont la psychologie, la génétique et la bioinformatique – mais désormais, je dois également faire des analyses de rentabilité. Dans le monde de l’entreprise, il n’y a pas une seule journée sans un nouveau problème à régler. Il vous faut toujours un plan B, C et D. Cela représente une charge de travail considérable, mais c’est également beaucoup de plaisir.

Faraz: Ne pas être en mesure de s’assumer financièrement n’est pas une situation facile. Je ne me suis pas versé un seul centime au cours des dernières années. Le plus difficile pour moi a cependant été de convaincre les gens que mes idées et ma vision n’étaient pas insensées. J’ai dû faire face à beaucoup d’adversité. Mais je ne regrette rien. Puis, j’ai dû surmonter d’autres défis tels que le fait de devenir CEO et non pas simplement CTO, ce qui implique d’en finir avec le perfectionnisme. C’est un challenge que j’apprécie.

Qu’espérez-vous réaliser au cours des deux prochains mois dans le cadre du programme d’accélération DayOne?

Faraz: Le Canada est un terrain idéal pour la télémédecine et c’est là que se trouvent mes collaborateurs et mes clients potentiels, mais si l’on regarde uniquement les chiffres, notre analyse de rentabilité n’est pas très favorable dans ce pays. Par ailleurs, le marché le plus proche, à savoir les Etats-Unis, est très fragmenté et compliqué à pénétrer. Le programme d’accélération DayOne est pour nous une opportunité unique de nous pencher sur le marché européen pour le valider. En outre, nous entendons valider notre liste de propositions de valeur et trouver des investisseurs.

Chang: Nos partenaires suisses nous ont encouragés à postuler à ce programme et nous avons eu la chance d’être sélectionnés. Selon moi, Noul a déployé des efforts considérables au cours des trois dernières années pour concevoir des solutions de diagnostic inédites. Le moment est désormais venu de faire le bilan de ce que nous avons réalisé jusqu’ici et de le mettre à profit pour donner encore plus de substance à notre modèle d’affaires. Nous voulons rencontrer des gens qui soient capables de nous aider à atteindre cet objectif et à explorer les opportunités.

Leo: Nous souhaitons apprendre comment organiser et gérer notre entreprise. Et nous souhaitons avoir tous les atouts en main pour convaincre les investisseurs et rechercher des capitaux de départ.

Le programme d’accélération a commencé en janvier. Qu’en pensez-vous jusqu’à présent?

Faraz: J’ai été très agréablement surpris. L’écosystème en termes de soutien aux start-up est complètement différent de ce que j’ai connu jusqu’à présent. J’échange avec de hautes pointures du secteur pharmaceutique et clinique et dans l’ensemble, je ressens un engouement incroyable. L’équipe DayOne met tout en œuvre pour garantir le succès de mon projet. Je suis convaincu qu’ici, nous allons passer à la vitesse supérieure. Au vu de mon expérience sur place jusqu’à présent, j’étudie la possibilité de m’établir ici à Bâle. C’est vraiment une chance incroyable pour notre équipe.

Chang: Je suis impressionné. Les réunions que nous avons eues jusqu’à présent nous ont été extrêmement profitables et utiles. D’un point de vue stratégique, le fait d’être présents à Bâle est très intéressant, d’autant que cela nous rapproche de notre partenaire, Swiss TPH, et que nous nous retrouvons à faible distance de nos parties prenantes basées à Genève. Pour l’instant, l’accélérateur se révèle très efficace.

Leo: Le programme nous apporte énormément. Apprendre à structurer notre activité est extrêmement bénéfique. C’est fabuleux de pouvoir apprendre le métier auprès d’experts et de profiter de conseils de première main. Et le financement résout la plus grosse difficulté.

Quel a été votre plus grand choc culturel en arrivant à Bâle?

Chang: Dans ma culture, les gens ne sont pas aussi directs, alors qu’ici ils expriment leurs opinions plus franchement. J’apprécie cette diversité et j’aimerais qu’elle soit davantage présente dans notre équipe, en Corée du Sud. Par ailleurs, j’observe rarement des embouteillages par ici.

Faraz: C’est impressionnant de voir comment tout le monde ici semble comprendre l’anglais.

report Innovation

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26.07.2019

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Roche benefits from new medicines

25.07.2019

report Life Sciences

«Nous sommes une petite entreprise avec un large portefeuille»

05.02.2019

Martine et Jean-Paul Clozel ont créé Actelion en compagnie de deux autres fondateurs, puis en ont fait la plus grande société biotechnologique d’Europe. Actelion et son pipeline de produits en phase finale ont été rachetés par Johnson & Johnson en 2017. A partir des actifs de recherche et développement d’Actelion qui en étaient à l’étape de découverte ou à un stade initial, le couple a alors créé Idorsia, avec l’ambition de bâtir l’une des plus grandes sociétés biopharmaceutiques d’Europe.

Nous nous sommes retrouvés avec Martine Clozel afin d’évoquer sa passion pour la recherche, le point de vue médical sur la science et les besoins des entrepreneurs en devenir dans le secteur des biotechnologies.

BaselArea.swiss: Martine, Idorsia est-elle la nouvelle Actelion?

Martine Clozel: En partie, oui. Nous continuons à réaliser des choses complexes. En ce sens, rien n’a changé. Notre culture et nos objectifs sont les mêmes qu’au sein d’Actelion: nous désirons trouver de nouveaux médicaments innovants, capables d’avoir un impact important sur la vie des patients. Nous sommes vraiment ravis de poursuivre notre travail de découverte de médicaments. C’est fantastique de pouvoir le faire. L’enthousiasme s’exprime à travers toute l’entreprise, je le vois. Actelion était devenue une grosse société biopharmaceutique, présente dans de nombreux pays. Idorsia, quant à elle, est basée à Allschwil et se concentre sur l'efficacité des activités de recherche et développement. Cela dit, nous pensons déjà à la phase commerciale; nous avons récemment embauché un directeur commercial et ouvert un premier bureau à l'étranger, en l'occurrence au Japon.

Vos décisions concernant votre portefeuille sont-elles uniquement guidées par la science? Ou prenez-vous en considération certains facteurs commerciaux?

Nous savons tous que les besoins médicaux sont immenses pour ce qui touche à l’insomnie, au lupus ou à l’hypertension. Le choix d’une nouvelle indication clinique dépend de la nouvelle molécule, de son mécanisme d’action et de là où la molécule peut avoir l’impact le plus fort en tant que nouvelle thérapie. Nous essayons de faire preuve de beaucoup de pragmatisme et d’emprunter la direction que nous montre la science. En phase II et au‑delà, lorsque nous commençons à avoir une meilleure compréhension et à constater que notre hypothèse se confirme en matière de sécurité et d'efficacité, nous pouvons nous lancer dans le positionnement du médicament en vue de sa mise sur le marché et de son potentiel commercial.

Quelle est votre approche en matière de projets d’acquisition ou de cession de licences?

Nous n’acquérons aucune licence, car nous développons quantité de projets internes fascinants. A l’heure actuelle, dix de nos composés sont en phase de développement clinique. Par ailleurs, plusieurs projets de recherche progressent vers le développement. Toutefois, nous menons des activités en vue de signer des accords de cession de licences – pas parce que ces projets ne sont plus d’intérêt prioritaire, mais parce que notre organisation est bien plus petite qu’avant. Nous ne disposons plus que d’un tiers des capacités de développement clinique que nous possédions par le passé et nous ne pouvons donc pas tout gérer. Nous sommes une petite entreprise dotée d'un large portefeuille.

Etes-vous entièrement focalisés sur vos projets internes? Ou recherchez-vous aussi des collaborations externes?

Nous recherchons des solutions sur mesure. Si nous identifions quelque chose qui peut nous aider, nous collaborons volontiers avec des partenaires externes, que ce soit des universités, des sociétés biotechnologiques ou d’autres entités. En fait, nombre de nos projets débutent à la lecture d’un article ou en tombant sur de nouvelles données intéressantes, sur lesquelles nous avons envie de travailler.

Sur votre site web, vous abordez en premier lieu les symptômes des patients lorsque vous décrivez une maladie, et vous évoquez la science seulement dans un deuxième temps. Comment veillez-vous à toujours rester proches des patients, tant vous-même que vos collaborateurs?

Nous sommes très proches des gens qui sont proches des patients, comme les docteurs, les infirmières, etc. Nous écoutons attentivement et essayons réellement de comprendre les patients. Nous invitons également des patients à nous rencontrer. Je suis docteur en médecine. J’ai donc naturellement un point de vue médical sur tout ce que nous entreprenons dans le domaine de la recherche. C’est l’une des caractéristiques d’Idorsia.

En parlant de collaborateurs, est-il facile de recruter les bonnes personnes?

Ce n’est pas facile, mais c’est partout pareil. Personnellement, j’adore la pharmacologie. C’est fantastique de pouvoir aider les patients, d’en traiter des milliers. C’est vraiment génial et pourtant, tout le monde n’en a pas conscience. Il y a un vrai manque de communication autour de l’intérêt de la recherche pharmaceutique, qu’il s’agisse des améliorations de l’espérance de vie, des révolutions dans le domaine de l’oncologie ou de l’amélioration de la qualité de vie. Tout n’est que progrès. Nous devons parler davantage de l’importance du secteur pharmaceutique pour attirer les prochaines générations de talents.

Il semble que les sociétés biotechnologiques américaines sont plus prospères en restant indépendantes. Quelle en est la raison à votre avis?

Je ne suis pas sûre que cela soit vrai au vu des acquisitions récentes de Celgene, Tesaro, Kite et Loxo par BMS, GSK, Gilead et Eli Lilly, respectivement. Pour n’en citer que quelques‑unes. A l’heure actuelle, les sociétés biotechnologiques restent rarement indépendantes, même aux Etats-Unis, simplement parce que les grandes entreprises s’appuient largement sur leurs découvertes. Avec Actelion, nous avions une vision à long terme ambitieuse. Nous n’avons jamais eu pour objectif de nous faire racheter. Au contraire, nous voulions créer une structure – pas seulement une molécule ou une technique – mais une organisation, qui soit en mesure de découvrir de nombreux médicaments. Nous étions ambitieux et nous prenions des risques, ce qui est relativement rare. Peut-être les sociétés biotechnologiques américaines affichent-elles un peu plus cette ambition, mais l’Europe présente des particularités que le secteur devrait mettre à profit. Par exemple, l’industrie chimique en Suisse et en Allemagne est exceptionnelle. D’une manière générale, l’Europe ne manque pas de travaux scientifiques passionnants et de personnes de talent.

En quoi est-ce gratifiant pour vous de travailler dans une start‑up plutôt qu’une grande entreprise?

Une petite organisation offre plus de liberté et, surtout, plus de proximité entre les faits et la prise de risques. Notre portefeuille est suffisamment modeste pour que la direction connaisse tous les projets. Nous pouvons être très efficaces dans la prise de décisions, ce qui est beaucoup plus compliqué dans les grandes entreprises.

Quel serait votre conseil pour lancer une société biotechnologique?

Il faut penser en même temps à survivre et à être rentable. Adopter une vision large, à court et à long terme, sans se focaliser uniquement sur la prochaine étape, mais en voyant les choses en grand dès le début. Faire preuve de pragmatisme dans les décisions. Et plus particulièrement, ne pas faire les choses seul, s’entourer d’une équipe.

Au sujet du choix d’un partenaire, vous avez créé Actelion et Idorsia avec votre mari. Comment passez-vous du laboratoire à la table à manger?

Mon mari et moi, nous nous connaissons depuis très longtemps. Nous avons en commun la passion de la recherche et de l’aide aux patients. J’ai toujours apprécié de pouvoir discuter des difficultés, mais aussi de partager de nombreux bons moments avec Jean-Paul. Bien évidemment, nous travaillons beaucoup et sommes très impliqués – comme tout le monde chez Idorsia. Nous tentons de tracer une limite claire entre le bureau et la maison, surtout quand nos enfants et petits-enfants nous rendent visite. Nous voulons être disponibles pour eux. C’est difficile, mais nous ne pensons pas constamment au travail et n’en parlons pas tout le temps.

Serez-vous encore à la recherche du prochain médicament dans dix ans?

Je ne pense pas. Je n’ai pas envie de travailler toute ma vie. Un jour ou l’autre, j'aimerais avoir plus de temps à consacrer à ma famille et à mes amis.

Actelion n’est pas seulement connue pour ses médicaments, mais aussi pour son édifice emblématique. Idorsia est domiciliée dans un édifice conçu par Herzog & de Meuron. L’architecture est-elle importante à vos yeux?

Très importante. Ces édifices se dresseront là pendant de nombreuses années. Ils font partie de la culture et du style de Bâle. La Suisse, et Bâle en particulier, sont à l’avant-garde en matière d’architecture. Nous sommes heureux d’avoir pu y participer. L’architecture est le symbole de l’innovation à laquelle nous aspirons. Nous souhaitons que nos collaborateurs travaillent dans de bonnes conditions, avec beaucoup de lumière et de nombreuses possibilités d’interaction – après tout, nous passons un temps considérable au bureau.

Nous avons entendu une histoire drôle au sujet du nom Idorsia, qui serait l’acronyme de «I do research in Allschwil». Quelle est la vraie histoire de ce nom?

J’aime bien cette histoire. En réalité, nous avons eu l’occasion d'utiliser l’un des noms de produits que nous avions déjà protégés, ce qui nous a donné une bonne base de départ pour assurer le nom de l’entreprise.

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«Il faut savoir changer ce qui a toujours été»

08.01.2019

Désirée Mettraux est CEO de Creadi, un spin-off de Pax qui a développé la plateforme d’assurance en ligne Simpego, depuis 2016. La conviction de cette experte de l’assurance: les acteurs du secteur ont tout intérêt à collaborer entre eux. Son objectif: rendre l’assurance ludique.

BaselArea.swiss: Madame Mettraux, pourriez-vous nous donner votre définition personnelle de l’assurance?

Désirée Mettraux: Alors que pour beaucoup de gens, l’assurance est un sujet ennuyeux et compliqué, pour moi elle est synonyme de liberté. Je souhaiterais que l’assurance devienne ludique.

Simpego, spin-off de Pax, existe depuis 2016. Qu’avez-vous accompli depuis?

Nous avons revu et abandonné une grande partie de nos projections initiales. Le marché de l’assurtech est en forte évolution et fait l’objet d’investissements très importants partout en Europe. Nous pouvons aujourd’hui discerner les modèles qui ne fonctionnent pas sur le marché du B2C. Il est important de pouvoir faire son autocritique et se remettre en question régulièrement. C’est ainsi qu’est née Simpego, notre plateforme d’assurance en ligne, au terme d’une phase de tests extensive.

Creadi est financée par Pax, n’est-ce pas?

Tout à fait. L’agilité de notre entité permet à une grande entreprise comme Pax de disposer d’un environnement d’apprentissage idéal. Et aussi d’attirer les talents. Avec Simpego, nous avons lancé la première application native qui permet de souscrire à un contrat d’assurance sur son téléphone en Suisse. Ce n’est pas le type de projet qu’une compagnie d’assurance lambda peut mettre rapidement en place. De par notre statut, nous avons la possibilité de tester directement le produit d’un grand assureur sur notre plateforme. C’est une expérience gagnant-gagnant.

Où en sont les assureurs suisses dans le domaine de l’assurtech?

Nous accusons un sérieux retard par rapport au reste de l’Europe. Le taux de souscription à des assurances en ligne est d’environ 12% pour la Suisse, contre plus de 30% en Allemagne. Il n’y a pas de solution simple pour rattraper un tel retard.

Que voulez-vous dire?

Sur un marché qui n’est pas encore mûr pour cela, il ne suffit pas de numériser les produits. Notre société fonctionne encore selon un modèle très classique, avec des conseillers en assurance.

Creadi attaque ce modèle, ce qui ne peut pas plaire à tout le monde.

Quelques pionniers ont déjà tenté de bousculer le marché, ce qui leur a valu beaucoup d’inimitiés. Mais ce n’est pas mauvais pour le marché. La nouveauté a le bienfait d’obliger tous les acteurs à bouger. Et à terme, cela profitera aux consommateurs.

Visiblement, beaucoup de personnes continuent d’apprécier de recevoir un courtier qui vient leur présenter ses produits chez elles, autour d’un café. Comment parvenir à leur donner confiance dans une application?

Nos deux plus grands défis résident justement dans l’établissement de cette confiance et dans le positionnement de notre marque. Naturellement, il ne sera pas facile de rompre le lien personnel que certains clients ont forgé au fil des décennies avec leurs conseillers en assurances. C’est pourquoi nous mettons à la disposition de nos clients des services de chat en direct et aussi de consultation par téléphone.

Est-ce que cela pourrait être la solution?

Pour moi, le vrai sujet est ailleurs: d’abord dans la standardisation de la plupart des produits d’assurances actuels, hormis ceux qui relèvent de la prévoyance. Il n’y a aucune réinvention dans l’univers de la responsabilité civile privée. L’autre problème réside dans le fait qu’un représentant de la Mobilière vend exclusivement les produits de la Mobilière, que ceux-ci conviennent ou non aux besoins de son client. Nous souhaitons nous attaquer à ces nœuds, pour proposer un autre service: le client doit pouvoir choisir le prestataire auprès duquel il décide de souscrire en ligne ou demander conseil. Chez nous, il est possible de conclure un contrat d’assurance en moins d’une minute, sans aucune paperasse.

Comment les autres assureurs accueillent-ils ces nouvelles tendances?

Il y a ceux qui ne veulent pas en entendre parler, car ils ne souhaitent pas attaquer leur propre canal de distribution. Mais il y en a aussi d’autres, de plus en plus nombreux, qui sont de plus en plus sensibles aux questions que soulève la numérisation, et qui sont prêts à tester de nouvelles choses. Nous sommes ouverts à tous les partenariats. Je suis partisane d’une ouverture de l’ensemble des acteurs du secteur, qui pourraient oublier leur concurrence et travailler ensemble dans ce sens, au sein d’un grand écosystème.

L’idée semble belle...

... Mais la réalité a l’air bien différente. C’est la raison pour laquelle nous cherchons à réunir différents opérateurs sur notre place de marché. Il faut savoir changer ce qui a toujours été.

Quel rôle la numérisation joue-t-elle dans le secteur?

Ceux qui traitent électroniquement les processus manuels ne sont pas encore passés à la numérisation. Pour moi, la numérisation est une posture et une question d’orientation client. Beaucoup d’entreprises continuent de travailler de l’intérieur vers l’extérieur, et non de l’extérieur vers l’intérieur. Beaucoup de choses restent à faire de ce point de vue. Nous avons tous, assureurs compris, besoin d’une stratégie pour ce nouveau monde numérique. Qui aurait pensé il y a encore douze ans que nous n’achèterions quasiment plus nos chaussures et vêtements que dans les boutiques en ligne? Peut-être qu’il en sera de même à l’avenir avec les assurances.

Les produits d’assurance doivent-ils se moderniser?

Oui. La génération de nos clients les plus jeunes est de plus en plus dans l’hybridation: ils sont capables d’acheter à la fois du cottage cheese M-Budget et de l’huile d’olive Finefood. Ce phénomène est aussi visible dans le secteur de l’assurance: quel jeune a besoin aujourd’hui d’une assurance qui le couvre contre la perte de denrées congelées pour 5000 francs? On continue de retrouver cette prestation dans bien des contrats d’assurance habitation standard. Un jeune qui habite en co-location aura sans doute plutôt besoin d’assurer son vélo de 4000 francs, son ordinateur portable ou son mobile. Nombre d’assureurs ne répondent plus aux besoins liés aux nouveaux modes de vie, en particulier dans les zones urbaines.

Un autre problème: celui de l’image.

Les assureurs ont la réputation de commerciaux, des gens qui sont là pour vendre quelque chose. Chez Creadi, nous travaillons à casser cette image pour atteindre plus de transparence. Si nous ne disposons pas de l’offre qui répond aux besoins d’un client, nous l’en informons et nous le renvoyons vers des produits qui lui conviendront mieux. Nous ne proposons pas non plus de contrats de longue durée.

L’an passé, Creadi a remporté le DIAmond Award. Toutes nos félicitations!

Merci. Nous avons programmé Simpego Snap, un lecteur de permis de circulation. Il lit la photo de votre permis de circulation pour permettre à Simpego de créer l’offre convenant au type de votre véhicule, grâce à un algorithme intelligent qui identifie la meilleure couverture pour le véhicule, sur la base de sa catégorie et de son année de mise en circulation. Il est ainsi possible d’assurer son véhicule en une minute. C’est un service que nous avons choisi de proposer sur mobile parce que les gens conservent habituellement leur permis de circulation dans la boîte à gants. Je trouve ce genre de produits formidable. Ils rendent la vie plus facile.

Quelle importance ont les distinctions pour vous?

Celle-ci était importante, car elle nous a permis de valider notre modèle devant plus de 1000 professionnels du secteur. Nous avons ainsi pu confirmer que nous sommes sur la bonne voie dans notre écosystème. C’est très précieux et cela nous facilite aussi l’accès à de nouveaux partenaires. Avec cette évolution, nous montrons que nous sommes bien plus qu’un simple courtier en assurances.

Actuellement, Creadi emploie 15 personnes. Comment s’est déroulé le recrutement?

Même si la région n’est pas facile pour une start-up technologique, nous avons quand même choisi de rester à Bâle. Certains de nos collaborateurs ont même emménagé ici pour venir travailler avec nous. Bâle est définitivement une ville attractive, qui a beaucoup à offrir sur le plan culturel et sur celui des infrastructures. Elle a un cachet international. Malgré cela, elle garde une taille humaine et nos collaborateurs parviennent à se loger à des prix raisonnables.

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Novartis enjoys success

18.07.2019

report Life Sciences

Basel home to two of the most valuable companies

12.07.2019

report Precision Medicine

«Bâle accélère l’engouement pour la blockchain dans le secteur de la santé»

03.12.2018

Marco Cuomo et Daniel Fritz, de Novartis, se sont intéressés à la technologie de la blockchain il y a deux ans. Ils se fixent aujourd’hui un objectif ambitieux: Ils se sont associés à d’autres compagnies pharmaceutiques pour créer, dans le cadre de l’initiative pour les médicaments innovants (Innovative Medicines Initiative), le programme «Blockchain Enabled Healthcare», dont le lancement est prévu en 2019. Présenté lors du Blockchain Leadership Summit de Bâle, la plus importante conférence suisse dans ce domaine, le programme vise à définir le mode de mise en œuvre de la blockchain dans le secteur de la santé.

BaselArea.swiss: Vous travaillez tous les deux pour Novartis, une société réputée pour ses produits pharmaceutiques plus que dans le domaine technologique. Comment vous êtes-vous intéressés aux opportunités que représente la blockchain?

Marco Cuomo: Nous étions curieux et nous voulions déterminer quels problèmes cette technologie pouvait nous aider à résoudre. Une poignée d’intéressés se sont réunis de manière informelle et nous avons constitué un groupe qui est allé à l’essentiel. Nous avons commencé il y a deux ans.

Qu’avez-vous découvert?

Marco Cuomo: Dans un premier temps, nous avons identifié plusieurs utilisations, afin d’en savoir plus. La chaîne logistique est alors apparue dans notre radar, la blockchain pouvant s’appliquer au suivi et à la traçabilité. Nous avons fait intervenir Dan, notre architecte en technologie de la chaîne logistique, afin qu’il conçoive, à partir de robots LEGO, un modèle allant du fabricant aux pharmacies...

Daniel Fritz: …dans lequel nous avons intégré des capteurs connectés qui mesurent la température et l’hygrométrie, ainsi qu’un contrôle des produits contrefaits. Nous avons constaté la puissance de la blockchain et les opportunités qu’elle offre.

Marco Cuomo: Notre modèle en LEGO a fortement contribué à faire passer notre point de vue, tant en interne qu’à l’externe. Nous avons rapidement réalisé que d’autres entreprises pharmaceutiques devaient se poser les mêmes questions. Nous les avons donc conviées à nous rejoindre.

Pourquoi ne pas avoir développé un projet individuellement?

Marco Cuomo: Il est bien sûr possible d’avoir, par exemple, sa propre crypto-monnaie, mais après? Pour l’échanger, vous avez besoin d’autres utilisateurs. Et la blockchain n’est pas une simple technologie que vous découvrez, déployez et exploitez. Son principal attrait est de transférer une chose de valeur d’un intervenant à l’autre. Dans la chaîne logistique des produits pharmaceutiques, il s’agit du fabricant, du centre de distribution, du grossiste, des pharmacies, des médecins et des hôpitaux. C’est là que la blockchain prend tout son sens. 

Comment cela?

Marco Cuomo: Elle permet de ne pas avoir à modifier son système de gestion des approvisionnements. Vous créez au contraire une sorte d’espace commun. Vous n’avez pas besoin d’intermédiaire. Nous comparons souvent la blockchain à un sport d’équipe, car tous les intervenants respectent les mêmes règles.

Qu’apporte-t-elle dans le secteur des sciences de la vie?

Daniel Fritz: Lorsque nous présentons et expliquons la blockchain, nous ne nous contentons pas des grands principes. Nous envisageons la solution que nous pourrions concevoir pour tenir compte du cadre réglementaire. Certains pensent même pouvoir aller au-delà et révéler une valeur commerciale. Je pense que la plupart des gens peuvent facilement comprendre les nombreux avantages de la blockchain par rapport aux technologies existantes.

Marco Cuomo: Elle apporte de la performance grâce aux économies d’argent et de temps et au surcroît de sécurité qu’elle génère. Les registres électroniques apparaissent clairement dans la blockchain. En cas de rupture de la chaîne du froid, chacun voit immédiatement ce qui se passe. Aujourd’hui, il faut attendre l’arrivée du produit à destination pour constater les dégâts et lancer le processus de renvoi. Grâce à la blockchain, le produit défectueux n’a même pas à quitter le site du fabricant.

Daniel Fritz: Il en va de même avec d’autres chaînes logistiques. Les gens veulent acheter des aliments biologiques, mais comment être certain de leur qualité? La blockchain nous permet de garantir la provenance d’un produit et de limiter, voire d’éliminer les contrefaçons dans la chaîne logistique, ce qui est bénéfique pour les professionnels et pour les patients.

Marco Cuomo: En parlant des patients, leur permettre de contrôler leurs données est l’objectif absolu. Aujourd’hui, les données se trouvent dans différents silos, et sont détenues par les hôpitaux ou les médecins. La blockchain permettrait selon nous un décloisonnement autorisant les patients à décider qui a accès à leurs données.

Voyez-vous d’autres applications dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Notre CEO, M. Vas Narasimhan, aspire à créer une médecine exclusivement basée sur des données concrètes. La blockchain contribue à suivre et à tracer les données, afin d’en garantir l’origine. Les marchés de données permettent aussi de proposer vos données aux sociétés pharmaceutiques et aux chercheurs. Là encore, la blockchain peut aider. Il faut normalement du temps pour établir une relation de confiance aboutissant à l’échange de données précieuses et sensibles, ce dont la blockchain dispense.
Novartis espère pouvoir utiliser ces données pour créer la médecine du futur. Nous étudions aussi la gestion de la responsabilité civile. Comment pouvons-nous nous assurer que nos fournisseurs respectent le droit du travail et les règles de sécurité? Pourquoi devrions-nous effectuer le même audit dix fois par an au lieu d’une seule? Pourquoi ces évaluations ne relèvent-elles pas du fournisseur, si nous avons la certitude qu’il ne les manipule pas?

Lorsque vous avez commencé, il y a deux ans, vous formiez un petit groupe. Où en êtes-vous maintenant?

Marco Cuomo: Nous nous sommes rendu compte que nous devons définir certaines normes pour jeter les bases infrastructurelles de la blockchain dans le secteur de la santé. Nous avons donc soumis le projet «Blockchain enabled healthcare» à l’Innovative Medicine Initiative, dans laquelle Novartis est très engagée, avec plus de 100 projets. Nous avons convaincu huit autres sociétés de nous rejoindre, à savoir J&J, Bayer, Sanofi, AstraZeneca, UCB, Pfizer, Novo Nordisk et AbbVie.
Les fonds proviennent pour moitié du secteur, pour moitié de l’UE, pour un total de 18 millions d’euros pour trois ans. Les candidatures pour collaborer au consortium, qui devraient concerner des hôpitaux, laboratoires, patients, PME et universités, ont pris fin en octobre. Nous élaborerons ensemble un projet qui commencera en fin d’année prochaine.

Quels sont les atouts de la blockchain dans le domaine de la santé?

Marco Cuomo: Le principal objectif est de définir des normes pour créer un organe de gouvernance qui survivra au projet. A l’instar du World Wide Web Consortium (W3C), qui définit les normes techniques du Web, nous aspirons à faire de même pour la blockchain appliquée à la santé. Prenez l’Internet, il a fallu définir certaines normes sur lesquelles tout le monde pouvait s’appuyer. Nous espérons qu’il en ira de même pour nous.
Imaginez que Novartis déploie sa propre la blockchain et doive convaincre des milliers de fournisseurs de l’utiliser. Si une autre société fait de même, il devient impossible pour les parties concernées de suivre le produit de bout en bout. Pourquoi les médecins devraient-ils utiliser notre système plutôt qu’un autre? Le patient ne se voit pas systématiquement prescrire des médicaments Novartis. Une norme est nécessaire.

A-t-il été facile de convaincre les autres sociétés de vous rejoindre?

Daniel Fritz: Certaines ont été immédiatement d’accord, d’autres ont eu besoin de comprendre plus précisément notre objectif. Nous avons eu beaucoup d’échanges très porteurs, puisqu’ils nous ont permis d’instaurer de la confiance et une collaboration au sein du consortium, ce qui est l’essence même de la blockchain.

En quoi la présence à Bâle a-t-elle facilité le processus?

Marco Cuomo: C’est là que tout a commencé, sous la houlette de Novartis. L’ensemble des entreprises et universitaires que nous avons approchés lors de la démarche initiale du programme travaillent en étroite collaboration avec nous. Nous bénéficions aussi du fait que notre CEO soutient fortement les initiatives numériques et que notre Chief Data Officer en perçoit tout le potentiel.

Daniel Fritz: L’engouement pour la blockchain s’accélère à Bâle, au sein de Novartis et dans le monde entier. Cette technologie sera profitable aux patients et au secteur, mais il reste beaucoup à faire pour le consortium et avec les partenaires publics.

À propos

Marco Cuomo est Manager of Applied Technology Innovation et Senior Digital Solutions Architect chez Novartis. Titulaire d’un Bachelor of Science in Business Administration, il a rejoint Novartis en 2005, au poste de Business Informatics Engineer.

Daniel Fritz est Supply Chain Domain Architect pour Novartis. Il a auparavant été officier du génie dans l’armée américaine puis responsable des matériaux. Il a étudié à l’académie militaire de West Point et obtenu un Master of Business Administration de l’Université de Duke.

report Invest in Basel region

Jura promotes brownfield land

11.07.2019

report BaselArea.swiss

New partners join rock laboratory

09.07.2019

report BaselArea.swiss

Expats mögen Basel am liebsten

23.11.2018

Basel - Für internationale Arbeitnehmer ist Basel die attraktivste Stadt in der Schweiz. Das geht aus einer Studie der Expat-Organisation InterNations hervor. Sechs Schweizer Städte sind dafür untersucht worden.

InterNations hat für die Studie insgesamt 72 internationale Städte untersucht und über 18.000 Expats nach ihrer Meinung befragt. Dabei sind auch Basel, Zug, Lausanne, Genf, Zürich und Bern bewertet worden. Unter diesen Schweizer Städten ist Basel die Nummer 1 für die Expats, in der Gesamtwertung reicht dies für Platz 22. Zug folgt einen Platz dahinter, während Lausanne (44.), Genf (56.), Zürich (57.) und Bern (61.) in der unteren Hälfte rangieren. Die Gesamtwertung wird von Taipei angeführt, es folgen Singapur, Manama, Ho-Chi-Minh-Stadt, Bangkok und Kuala Lumpur. Auf dem siebten Rang rangiert mit Aachen die erste europäische Stadt. Auf den drei letzten Plätzen liegen Rom, Dschidda und Riad.

An Basel schätzen die Expats insbesondere das Wirtschaftsklima, wie einer Übersicht von swissinfo zu entnehmen ist. Hier rangiert Basel unter allen 72 Städten auf dem fünften Platz. Bei der Lebensqualität kommt Basel dabei auf den zehnten Rang, wobei insbesondere das Verkehrssystem gelobt wird. Bei den Finanzen und der Wohnraumsituation liegt Basel unter allen Städten auf Platz 28. Lediglich bei zwei Aspekten fällt die Meinung etwas weniger positiv aus. So gaben 32 Prozent der Befragten an, sich in Basel nicht heimisch zu fühlen. Weltweit liegt dieser Wert im Durchschnitt lediglich bei 23 Prozent. Und 54 Prozent beklagten, dass es schwer sei, Freundschaften zu schliessen. International sehen das 34 Prozent der Befragten so. jh

report Precision Medicine

DayOne Lab: An inspiring place for digital health innovators

04.07.2019

report Medtech

Basel surgeons celebrate world first clinical surgery

04.07.2019

report BaselArea.swiss

Roivant wird mit 7 Milliarden Dollar bewertet

14.11.2018

Basel - Das Basler Pharmaunternehmen Roivant Sciences hat bei einer Finanzierungsrunde 200 Millionen Dollar eingenommen. Damit wird der Konzern nun auf einen Wert von 7 Milliarden Dollar geschätzt.

An der aktuellen Finanzierungsrunde haben sich einerseits alle bestehenden institutionellen Investoren beteiligt, wie es in einer Medienmitteilung von Roivant Sciences heisst. Das Basler Pharmaunternehmen konnte zudem mehrere neue Investoren begrüssen. Dazu gehören auch NovaQuest Capital Management und RTW Investments. Die neuen Investoren hatten an dieser Finanzierungsrunde, bei der Roivant 200 Millionen Dollar eingenommen hat, eine führende Rolle inne. Die Finanzierungsrunde läuft noch weiter und wird erst Anfang Dezember geschlossen. Mit den bisherigen Einnahmen wird Roivant Sciences nun mit circa 7 Milliarden Dollar bewertet, wie es in der Mitteilung heisst.

Seit der bislang letzten Finanzierungsrunde von Roivant im vergangenen Jahr konnte die Zahl der Produktkandidaten von 14 auf 34 erhöht werden. Die Anzahl der Einzelfirmen im Konzern stieg von sechs auf 14. Die Zahl der Beschäftigten bei Roivant und allen Tochterfirmen nahm von weniger als 350 auf mehr als 750 zu. Und die Tochterfirma Enzyvant konnte einen Zulassungsantrag für eine regenerative Therapie bei der amerikanischen Zulassungsbehörde Food and Drug Administration (FDA) einreichen.

Für das kommende Jahr erwartet das Basler Unternehmen wichtige Daten aus sechs klinischen Phase-3-Studien. Zudem sollen 2019 von Roivant Health neue Firmen gegründet werden. Diese Tochtergesellschaft wurde im Juni gegründet, um Firmen zu entwickeln, welche innovative Therapien in aufstrebenden Ländern einführen und sich auf die Entwicklung und Vermarktung von neuen Medikamenten mit Hilfe von Technologien konzentrieren. Zudem werden wachsende Umsätze von der im Herbst 2017 gegründeten Datavant erwartet, einem Tochterunternehmen, welches künstliche Intelligenz für die Datenanalyse nutzt, um klinische Tests und damit die Medikamentenentwicklung zu beschleunigen.

Roivant Sciences und seine Tochterfirmen wurden bei der Ansiedlung in Basel von BaselArea.swiss unterstützt. jh

report Invest in Basel region

Lonza extends services with new factory

03.07.2019

report Invest in Basel region

Basel wird zum Innovationszentrum für Notenbanken

02.07.2019

report

Trois entrepreneurs, trois visions de l’industrie 4.0

05.11.2018

BaselArea.swiss a invité les start-up et les projets de l’industrie 4.0 à participer au premier Industry 4.0 Challenge. Un jury composé de personnalités du secteur a sélectionné trois finalistes: Philippe Kapfer avec NextDay.Vision, Roy Chikballapur avec MachIQ et Dominik Trost avec holo|one. Apprenez-en davantage sur leurs contributions et leur vision dans cette interview. Vous pourrez rencontrer les entrepreneurs au Salon Industries du Futur Mulhouse les 20 et 21 novembre 2018.

BaselArea.swiss: Quel problème votre entreprise souhaite-elle résoudre?

Dominik Trost, holo|one: En règle générale, nos solutions ont recours à la réalité augmentée pour apporter rapidement le savoir-faire là où le besoin s’en faire sentir. Concrètement, nous proposons des moyens intuitifs d’aide à la maintenance, par exemple des listes de contrôle holographiques ou des outils de reporting, ainsi qu’une assistance à distance aux entreprises optimisée grâce à la réalité augmentée afin de fournir des informations électroniques à des sites du monde entier parallèlement à des appels audiovisuels courants.
Nous utilisons également des hologrammes et des animations comme outils de storytelling et nous développons une application entièrement dédiée à la conception et à la présentation. Nous croyons surtout qu’il est important de faire simple: nos applications sont axées sur un ensemble fondamental de fonctionnalités puissantes et elles peuvent toutes être gérées via notre portail de gestion basé sur un navigateur. Les utilisateurs devraient pouvoir se servir de nos applications avec le moins d’efforts possible.

Roy Chikballapur, MachIQ: Nous aidons les constructeurs de machines et les fabricants à améliorer les performances des équipements et des actifs. Pour ce faire, MachIQ fournit aux constructeurs de machines un logiciel permettant de simplifier l’assistance à la clientèle et de surveiller leurs machines, et donc de réduire les interruptions non planifiées pour leurs clients. Pour les fabricants, MachIQ a créé un logiciel qui facilite l’assistance prédictive et qui combine des fonctions utiles tant pour les directeurs et les contrôleurs d’usine que pour l’équipe de maintenance. En résumé: nous donnons vie aux machines.

Philippe Kapfer, NextDay.Vision: Nous simplifions les communications entre les fabricants de machines et leurs clients et nous les rendons plus sûres. Les connexions entre deux contacts ne sont généralement pas sécurisées, elles sont donc vulnérables étant donné qu’une des parties, ou même les deux, doivent ouvrir la connexion. Cela les rend vulnérables. Qui plus est, vous devez généralement interrompre le flux de travail pour valider un partenaire.
Notre API est conçue pour aider les entreprises à créer un logiciel intégré. Par exemple, une entreprise peut mettre sa machine à jour à distance et intégrer le processus de validation directement du côté client. Le client n’a plus qu’à se connecter sur son smartphone. Il le fait en signant de la main. Le fabricant peut ensuite mettre la machine à jour à distance. Cela permet d’avoir un processus en conformité avec la réglementation, avec une traçabilité garantie.

Quand et pourquoi avez-vous fondé votre entreprise?

Philippe Kapfer: NextDay.Vision a été créée mi-2017. Avant cela, j’ai écrit, dans le cadre de ma thèse de master, un livre sur la sécurité des systèmes informatiques qui montrait comment Windows peut être piraté. Les systèmes informatiques des entreprises peuvent être facilement attaqués de l’intérieur. Par peur de subir ces attaques, de nombreuses entreprises n’utilisent pas le cloud, par exemple, et essaient de fonctionner en système fermé. En discutant avec les fabricants de machines et leurs clients, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas suffisamment de solutions pour régler ce problème. Lors de la numérisation, la question de savoir comment sécuriser les connexions se pose naturellement. Mon entreprise apporte des réponses à cette question.

Roy Chikballapur: Lorsque j’étais chez Schneider Electric à Paris, j’ai participé à la numérisation des offres industrielles pour différentes entreprises. Cependant, en discutant avec les constructeurs de machines et les fabricants, je me suis rendu compte qu’ils étaient aux prises avec des problèmes beaucoup plus basiques. L’un de ces problèmes fondamentaux est l’assistance à la clientèle: cela prend tout simplement trop de temps de rechercher le numéro de client, les numéros de série et de réparer le matériel. Pendant ce temps, la machine ne produit rien et ne génère que des pertes pour l’entreprise en question. L’idée de monter mon entreprise m’est venue en 2014, et j’ai lancé MachIQ en 2016.

Dominik Trost: Tout a commencé avec la présentation des lunettes Microsoft HoloLens: Nous avons assisté à la présentation et nous avons compris que la réalité augmentée prendrait de l’importance grâce à des casques. Nous avons très vite développé le premier appareil, et avons organisé de nombreux ateliers avec des entreprises dans différents secteurs d’activité. Nous avons immédiatement perçu les avantages de la réalité augmentée et les entreprises ont également compris comment elles pourraient utiliser cette technologie.
Après avoir évalué les débouchés commerciaux en Suisse, nous avons fondé notre société à la fin de cette même année, en mettant d’abord l’accent sur des cas individuels. Nous nous sommes vite rendu compte qu’une approche standardisée répondait mieux aux besoins des entreprises, mais il restait encore beaucoup à faire. Cette année, nous avons travaillé presque exclusivement sur «sphere», notre nouvelle plate-forme de réalité augmentée qui sortira à la fin du mois de novembre.

Comment avez-vous entendu parler du Industry 4.0 Challenge et pourquoi avez-vous décidé de participer?

Dominik Trost: Markus Ettin, responsable de l’automatisation et de l’industrie 4.0 du Bell Food Group a suggéré que nous pourrions être un bon candidat pour le Industry 4.0 Challenge et il nous a incités à approfondir le sujet. Bien que nous ayons une perspective internationale, il nous a semblé important de faire mieux connaître notre technologie également au niveau régional. Nous avons donc tenté notre chance...

Philippe Kapfer: Ce challenge a été pour moi une sorte de test décisif. Je voulais savoir comme notre solution allait être accueillie. Dans le Challenge industrie 4.0, j’ai eu l’occasion de voir les experts du secteur confirmer l’intérêt de mon projet. Parallèlement, le jury a reconnu que nous apportions quelque chose de nouveau dans le secteur.

Roy Chikballapur: Nous étions en contact avec l’équipe de BaselArea.swiss qui nous a aidés à quitter le canton de Vaud pour nous installer dans celui de Bâle-Ville. Sébastien Meunier, le responsable de l’initiative, a publié des informations à propos du Industry 4.0 Challenge sur LinkedIn et c’est ainsi que nous avons été informés. Je pense que les discussions de la communauté LinkedIn de BaselArea.swiss sont très emblématiques de ce qui se passe dans le secteur de l’industrie 4.0, et c’est ce qui nous a motivés pour nous inscrire.

Que signifie pour vous l’expression «industrie 4.0» et pourquoi pensez-vous que le sujet est important?

Dominik Trost: Pour nous, l’industrie 4.0 est l’évolution logique de l’industrie avec les outils et les technologies actuellement disponibles ou en cours de développement. Comme l’appellation 4.0 le suggère, nous pensons qu’il s’agit de la révolution industrielle de notre génération et qu’elle apporte des gains immenses en matière de productivité, de sécurité et d’interconnectivité. Il nous semble donc évident que l’industrie 4.0 restera un sujet brûlant au cours de la prochaine décennie, et qu’aujourd’hui est le moment idéal pour se lancer.

Philippe Kapfer: Je crois que le terme «industrie 4.0» est souvent utilisé pour vendre un nouveau produit ou service. Souvent la technologie était déjà en place avant, et elle est tout simplement utilisée de façon différente sous l’appellation industrie 4.0. Pour moi, ce terme signifie d’abord et avant tout que l’industrie est en pleine évolution.

Roy Chikballapur: Je pense qu’il y a plus derrière cette expression. Je conviens qu’on attache beaucoup d’importance aujourd’hui aux technologies qui permettent la numérisation des processus, la génération de données utiles et la création d’algorithmes que beaucoup espèrent voir remplacer les êtres humains dans plusieurs fonctions au sein des ateliers. Chez Machiq toutefois, nous nous concentrons sur les transformations des modèles commerciaux que ces technologies vont générer lorsqu’elles seront déployées à grande échelle et nous voyons que peu d’entreprises se préparent à ces transformations.
Voici un exemple: la plupart des constructeurs de machines considèrent la vente de pièces détachées et la fourniture de services de maintenance et de réparation comme leur «activité de services». Cependant, leurs clients achètent en fait l’expérience «zéro interruption non planifiée». Avec une meilleure capacité pour connecter les machines et analyser les données de performance en temps réel, il est désormais possible d’éviter les interruptions.

Toutefois, ce faisant, les constructeurs de machines verront leurs revenus de pièces détachées diminuer. Sont-ils prêts à cela? Pas tant qu’ils s’accrocheront aux modèles commerciaux actuels. Mais qu’en serait-il s’ils proposaient un contrat de type «Netflix» pour l’entretien et les pièces détachées dans lequel le client achète du temps de fonctionnement? Qu’en serait-il si un producteur de yaourts pouvait payer son fournisseur d’équipement en fonction du nombre de pots de yaourts produits chaque mois?
Cela obligerait à passer d’un modèle basé sur des investissements importants à un modèle basé sur des dépenses de fonctionnement, même dans le secteur des machines industrielles. Le modèle de l’industrie 4.0 obligera les fournisseurs à collaborer avec leurs clients et les concurrents à collaborer entre eux. Notre tâche consiste à accompagner toutes les parties dans ce processus de transformation de manière progressive, de façon à ne pas perturber inutilement les modèles commerciaux actuels.

Où le développement est-il visible, selon vous, dans la région?

Roy Chikballapur: Nous nous sommes installés à Bâle principalement en raison de sa position géographique au cœur de l’industrie de la construction de machines en Europe. Dans un rayon de 300 km, nous avons la plus grande concentration de grandes entreprises de construction de machines dans tous les secteurs importants. L’un des atouts majeurs du canton est l’intérêt qu’il porte à l’industrie 4.0. S’il existe de nombreux pôles de start-up en Europe, ils ont tendance à s’intéresser davantage à des sujets plus «séduisants» tels que la Fintech, la chaîne de blocs et l’IA.
Personnellement, j’espère que la région adoptera plutôt un domaine d’intervention plus concret et plus «réel» et qu’elle exploitera ses atouts en tant que pôle des sciences du vivant mais également en tant que centre industriel et logistique.
Nous aimerions voir une plus grande collaboration avec les start-up de l’industrie 4.0 afin qu’elles intègrent chacun de nos produits pour développer des offres plus complètes pour notre clientèle. Nous aimerions également développer notre collaboration avec les entreprises plus importantes de la région. Je suis convaincu qu’un tel intérêt porté au thème Industrie 4.0 va permettre d’accélérer l’innovation et renforcer la position de Bâle en tant que pôle de l’industrie 4.0.

Dominik Trost: En tant qu’éditeur de logiciel proposant un produit standardisé, nos perspectives ne sont pas tellement régionales, mais plutôt nationales ou définies par des barrières linguistiques. Si l’on regarde l’avancée de la réalité augmentée en Suisse et en Allemagne, il y a effectivement davantage de zones de développement ici que partout ailleurs, principalement sous la forme de start-up individuelles et de programmes universitaires.
Toutefois, la réalité augmentée est encore perçue comme une technologie expérimentale, bien qu’il existe des applications qui se sont avérées viables et bénéfiques. Il n’y a pas autant de dynamisme et de compétition qu’aux Etats-Unis ou en Asie de l’Est, ce qui est une chance pour nous, mais également un compte à rebours.

Quels sont les projets de votre entreprise?

Philippe Kapfer: Nous avons actuellement des clients principalement dans le Jura et en Suisse francophone. Outre nos produits, nous proposons également des formations et des audits sur les systèmes de sécurité de l’information. A l’avenir, je veux consacrer encore davantage de capacités au développement. Nous ciblons le marché national ainsi que les marchés internationaux avec notre logiciel de sécurité et notre API. Le marché de la cybersécurité connaît une croissance annuelle de dix pour cent, mais il n’y a pas assez de monde pour répondre à cette évolution.
NextDay.Vision fournit un logiciel qui répond à un besoin et permet aux entreprises de respecter plus facilement des normes de sécurité élevées. Nous voulons faire entrer la cybersécurité dans les mentalités du secteur. Cela inclut la mise en place de connexions entre les clients et les fabricants sans pour autant compromettre la sécurité des données. Nous sommes convaincus que nous allons continuer à nous développer grâce à notre produit et notre vision.

Dominik Trost: A ce stade, tout ou presque est possible. Nous développons activement notre réseau de distributeurs et nous regardons également au-delà des frontières. Nous faisons déjà la promotion de nos solutions en Allemagne et nous étudions nos options dans d’autres pays. La concurrence étrangère va très certainement pénétrer le marché européen, il est donc important pour nous d’agir rapidement et de manière décisive. Nous avons mis sur pied une équipe compétente, et nous sommes extrêmement confiants dans la qualité de nos produits, nous avons donc hâte de voir ce que l’avenir nous réserve.

Roy Chikballapur: MachIQ se positionne comme un acteur neutre et indépendant des marques qui propose des produits logiciels pour la gestion des performances des actifs permettant de connecter les constructeurs de machines à leurs utilisateurs industriels finaux. Le logiciel Machiq crée la dynamique permettant la création d’une «coopérative de données» pour l’industrie 4.0. La mise en commun des données bénéficie à tous les utilisateurs du système, mais elle est gérée de façon sécurisée pour ne pas compromettre les relations que les entreprises ont établies avec leurs fournisseurs et leurs clients, ni la dynamique concurrentielle entre les sociétés du secteur.
Nous avons pour ambition de devenir le «système d’exploitation des entreprises» du monde de l’industrie 4.0. Si de nombreuses entreprises ne pensent pas à cela, dès que nous leur présentons notre vision, elles nous comprennent immédiatement et elles voient ce que nous essayons de faire. Nous constatons une croissance de notre clientèle. Par conséquent, nous nous attachons à embaucher les talents adéquats et à développer rapidement notre équipe.

Texte: Annett Altvater

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«J’ai toujours été une des rares femmes dans le milieu industriel»

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SOLO Swiss, à Porrentruy, dans le canton du Jura, construit des fours industriels pour le traitement thermique des métaux depuis 1924. L’entreprise familiale, qui a pignon sur le monde, se développe dans l’industrie 4.0 et se bat pour trouver la main-d’œuvre qualifiée indispensable à ses activités, contre les effets du franc fort et avec des contraintes administratives parfois lourdes. Rencontre avec Anne-Sophie Spérisen, présidente et CEO.

BaselArea.swiss: J’imagine que l’industrie 4.0 est un axe de développement pour vous?

Anne-Sophie Spérisen: Absolument. Par industrie 4.0, on entend la récolte de toutes les données disponibles sur une machine pour les convertir en informations ou «impulses» pour d’autres vecteurs – remontées dans l’ERP (Enterprise Resource Planning), par exemple. Il s’agit aussi de charger et décharger des informations sur la maintenance préventive ou corrective d’une machine. Des alertes se produisent en effet si une turbine arrive progressivement en bout de course. Cela peut être aussi des données de gestion remontées au cockpit de pilotage.

Le potentiel est-il important en termes d’industrie 4.0 dans votre entreprise?  

Oui. Sur nos types de machines, toutes les informations sur chacune d’elles peuvent potentiellement être remontées en amont. L’industrie 4.0 pourrait également être très utile pour la maintenance. Ainsi, on pourrait très bien imaginer fournir des lunettes connectées à notre client pour que nos techniciens, depuis la Suisse, puissent guider celui-ci devant sa machine à Shanghai pour qu’il dépanne lui-même en suivant nos instructions. Notre objectif est vraiment de faire en sorte que l’industrie 4.0 soit un vrai plus pour le client, pour la production, la maintenance, la surveillance, la productivité des machines et le cockpit de gestion.

On a parfois tendance à mettre tout et n’importe quoi dans l’industrie 4.0. Mais de quoi s’agit-il exactement?

C’est l’extraction et le traitement des données d’une manière inédite. Dans l’industrie 4.0, on essaye de relier les nouvelles technologies, les nouveaux processus avec, précisément, cette industrie 4.0. En fin de compte, il s’agit presque de la création de nouveaux produits ou services. C’est la raison pour laquelle nous disposons, depuis deux ans, d’un ingénieur entièrement dédié à ce projet, même s’il n’est pas tout seul à s’en occuper. Il doit maîtriser parfaitement l’informatique, mais aussi le traitement des données et toutes les nouvelles technologies (capteurs, sensors) et possibilités qui y sont liées, car cela évolue en permanence. 

Quid de la maintenance?

Il s’agit pour nous d’un thème primordial. Nous proposons dans ce domaine des portails Internet privés à nos clients. Ils peuvent se connecter sur leurs machines à distance et suivre leur production online. Nous pouvons placer des capteurs partout sur la machine. Ils génèrent des informations pertinentes, qui peuvent ensuite être retransmises sous une forme cohérente, intelligente et intelligible au client, selon ses besoins. Nous devons en fait rendre toutes les informations disponibles pour le client sous la forme qu’il souhaite. Par exemple, l’intégralité de l’historique de la maintenance de son four.

Toujours à propos d’industrie 4.0, trouvez-vous les compétences nécessaires dans le Jura?

Non, ce n’est pas évident. Il y a peu d’écoles formatrices. Et ce sont surtout des spécialistes IT que nous recherchons, spécifiquement pour l’industrie 4.0, mais qui doivent aussi comprendre la technique. Il nous faut à la fois des experts IT et des ingénieurs mécaniques et électriques. Nous sommes ici dans une région de microtechnique, ce qui ne correspond pas à notre domaine d’activité.

L’avenir de SOLO passe par…

…la parfaite maîtrise du process du four, c’est-à-dire tout ce qui se passe à l’intérieur de celui-ci et sur le pilotage de la machine. Le client exige des pièces parfaites après traitement, sans nécessité de reprise, avec la garantie qu’elles respectent les normes qualité de plus en plus exigeantes dans le domaine automobile (CQi9), ou dans l’aéronautique (AMS 2750). La complexité des pièces à traiter, les nouveaux alliages, les nouvelles techniques de production des pièces métalliques (impression 3D), voici notre avenir. Il s’agit là du contrôle parfait du process thermochimique de nos machines. En fait, c’est la métallurgie pilotée et contrôlée par ordinateur.

Pourrez-vous continuer à produire en Suisse?

C’est un défi, car nous vendons seulement 20% de nos machines en Suisse et nous exportons le reste dans le monde entier, car nos machines sont destinées à des industries de niche. A cela s’ajoute le problème du franc fort et les difficultés de trouver des ingénieurs qualifiés dans le Jura, surtout lorsque le marché du travail est en bonne santé. C’est un véritable enjeu pour nous. Une autre difficulté réside dans la complexité des normes et règlements, qui deviennent toujours plus lourds administrativement. En même temps, il s’agit d’une chance pour nous, car cela nous protège de la concurrence des pays low cost, qui ne peuvent pas maîtriser les nouvelles normes de plus en plus exigeantes. Enfin, rester compétitifs, au niveau des prix, est un défi. Avec les nouvelles technologies, nous disposons heureusement de pistes pour améliorer encore notre compétitivité.

Etes-vous optimiste?

Je le suis de nature, même si c’est une lutte au quotidien. Il y a tellement de paramètres qui peuvent bouger à toute vitesse. Par bonheur, les marchés sont stables pour l’instant, nous bénéficions d’une bonne croissance dans la plupart d’entre eux en Europe, en Russie et en Asie et disposons de produits de qualité adaptés à nos marchés de niche. Nous pouvons enfin compter sur une super équipe et avons des développements techniques en vue. 

Que peut-on dire du marché chinois?

Au début, soit dans les années 70 et 80, nous vendions nos fours à des centrales d’achat chinoises. Et nous avons aussi travaillé avec des représentations là-bas. Dans les années 2000, nous nous sommes lancés dans un partenariat avec une entreprise locale. Et, actuellement, nous fonctionnons avec une unité de production à Canton avec une centaine d’employés. Une entreprise gérée par une famille, dont les membres sont devenus des amis. C’était nécessaire et même indispensable de produire sur place pour le marché chinois, en particulier pour pouvoir répondre aux appels d’offres des entreprises gouvernementales.

Comment décririez-vous l’effet femme à la tête d’une entreprise?

Personnellement, ça ne me pose aucun problème. Je suis très à l’aise avec ça. Certains interlocuteurs sont déstabilisés, car une femme est peut-être plus directe qu’un homme. On ose poser des questions, on est plus tenace. J’ai toujours grandi en étant la seule fille ou une des rares femmes: il y en a très peu dans le milieu industriel, ce que je regrette. Il n’y a aucune différence dans la manière de diriger entre un homme et une femme. Ça dépend juste du caractère et de la sensibilité.

www.solo.swiss

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«Notre activité est la plus belle du monde»

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Le parcours de Giacomo di Nepi est impressionnant: ancien cadre supérieur de grandes entreprises, il s’est orienté vers les biotechnologies et assume actuellement la fonction de CEO de Polyphor, dont il a orchestré l’introduction en bourse en mai 2018. Nous nous sommes entretenus avec Giacomo sur le service aux patients, le timing d’une introduction en bourse et le personnel dont les sociétés actives dans les biotechnologies ont besoin.

BaselArea.swiss: Que suivez-vous actuellement – vos e-mails ou l’évolution boursière?

Giacomo di Nepi: Les e-mails et les réunions sont encore ma priorité. Je garde bien entendu un œil sur la Bourse, mais la volatilité est telle que je n’essaie plus d’interpréter le marché à court terme. Je suis néanmoins l’évolution de l’action et m’engage clairement à faire en sorte qu’elle s’apprécie et apporte une plus-value aux actionnaires qui nous ont fait confiance et investi dans nos idées, notre technologie et notre équipe.

Vous avez travaillé dans de grandes entreprises telles que McKinsey et Novartis. Qu’est-ce qui vous a incité à rejoindre une start-up comme Polyphor?

C’est vrai, j’ai travaillé dans des multinationales, mais aussi dans d’autres sociétés. Mon dernier poste était chez InterMune, une société californienne active dans les biotechnologies. J’ai lancé ses activités européennes à partir de rien, depuis mon domicile. Lorsqu’il faisait beau, nous tenions nos réunions dans le jardin plutôt que dans la salle à manger. Cette société est devenue une entreprise de 200 personnes concentrées sur un médicament destiné aux patients atteints de fibrose pulmonaire idiopathique. Dans une start-up, on peut appréhender toutes les dimensions d’une société d’un point de vue beaucoup plus large. C’est ce qui m’a séduit chez Polyphor, mais d’autres raisons m’y ont aussi attiré.

A savoir...?

… la science absolument fantastique qui est sans aucun doute l’un de ses piliers. Polyphor est une entreprise qui a découvert la première nouvelle classe d’antibiotiques contre les bactéries à Gram négatif des 50 dernières années. C’est une innovation fondamentale. La résistance aux antibiotiques devient un problème critique. Certains patients contractent une infection, puis sont traités avec 20 médicaments différents mais meurent quand même. C’est inacceptable. A l’heure actuelle, la pneumonie à Pseudomonas aeruginosa a un taux de mortalité de 30% à 40%. De même, si une femme atteinte d’un cancer du sein métastatique est traitée en chimiothérapie de troisième ligne, elle ne dispose que de rares options thérapeutiques et son pronostic est très sombre. Nous voulons sauver des vies et donner plus de temps aux patients. Pour moi, c’est à cause de cela que notre activité est la plus belle du monde. Cela me brise le cœur de voir ces patients.

Donc vous rencontrez des patients?

Oui, bien sûr. J’ai récemment invité une patiente chez Polyphor: une femme exceptionnelle souffrant d’une colonisation de Pseudomonas qui participé aux essais cliniques précédents. Son formidable courage et sa volonté de se battre pour vivre sont très émouvants et une source d’inspiration pour chacun d’entre nous. Elle nous a parlé de son expérience, car je pense que chacun devrait pouvoir ressentir ce que nous essayons de réaliser, surtout ceux qui ne sont pas directement impliqués dans le développement, par exemple le personnel comptable qui ne voit normalement que les factures liées aux essais cliniques.

D’une société de recherche, Polyphor s’est transformée en une entreprise biopharmaceutique axée sur l’activité de R&D (recherche et développement) au cours des dernières années. Comment l’organisation a-t-elle digéré cette mutation?

En passant d’une étape à l’autre, on place la barre de plus en plus haut parce que le développement implique des projets pluriannuels complexes qui requièrent d’énormes investissements. Il faut vraiment changer d’état d’esprit. En ce qui me concerne, j’aime le changement. L’administration ne m’intéresse pas vraiment. D’ailleurs, ce changement-là était essentiel. Cela dit, nous avons encore une importante activité de recherche spécialisée dans les antibiotiques et l’immuno-oncologie, dont l’ambition est de trouver et créer d’excellents composés.

Bâle semble être devenue une zone-clé pour les antibiotiques dernièrement.

Les antibiotiques ont été négligés par de nombreuses grandes entreprises. A l’instar du principe de Pascal : tout vide peut être comblé. Aujourd’hui, de petites firmes avec un fort esprit d’entreprise deviennent des leaders mondiaux – et Bâle joue un rôle clé à cet égard. C’est sûr, nous bénéficions d’une très bonne base scientifique à Bâle. A mon avis, Bâle est l’endroit idéal pour faire de la R&D. Et je ne serais pas surpris de voir les grandes entreprises revenir...

Polyphor est cotée à la SIX Swiss Exchange depuis mai 2018, générant un produit brut d’introduction de 165 millions de francs suisses. Est-ce qu’une introduction en bourse était l’option optimale pour Polyphor?

Avec un peu de chance, une société active dans les biotechnologies a un produit qui n’est plus qu’à un pas de la commercialisation. Nous en avons deux: notre antibiotique Murepavadin a commencé la phase III pendant notre négociation d’un programme avec la FDA (Food and Drugs Administration américaine) autorisant le lancement de notre médicament immuno-oncologique Balixafortide sur le marché avec une seule étude pivot. Nous sommes donc dans une situation unique. Mais ces études exigeaient des capitaux importants. Depuis notre introduction en bourse, nous disposons des ressources pour développer nos produits et, s’ils répondent aux attentes, les mettre à disposition des patients qui en ont besoin. L’IPO (initial public offering) était un passage obligé à ce stade de notre évolution.

Quelles conditions ont dû être remplies en vue de l’IPO?

Une introduction en bourse est une opération intéressante. C’est un peu comme si l’on passait une visite médicale complète. Les investisseurs ne connaissent pas la société, mais nous voulons qu’ils soutiennent nos idées, notre vision et notre équipe. Cela signifie qu’ils doivent nous faire confiance. Pour acquérir cette confiance, nous devons être complètement transparents et expliquer en détail l’activité de la société ainsi que les risques et opportunités auxquels elle fait face. Au final, les résultats ont été exceptionnels parce que nous étions la plus grande IPO biotechnologique de Suisse des dix dernières années. De plus, nous étions parmi les trois leaders européens au cours des trois dernières années,

Quel rôle a joué le timing?

Le timing est important, mais pas critique. Le premier trimestre 2018 était excellent pour les IPO mais le deuxième trimestre n’était pas fantastique. Une douzaine de sociétés a été introduite en bourse pendant cette période. Il se peut qu’une IPO valide doive être reportée si le timing n’est pas idéal. Mais on ne procède jamais à une IPO non valide à cause d’un timing parfait.

Quelles ont été les réactions à l’IPO de Polyphor?

A l’interne, nous sommes ravis de pouvoir nous employer à mettre nos médicaments à disposition des patients. Mais nous restons conscients de notre responsabilité et réaffirmons notre engagement. En externe, notre introduction en bourse démontre bien les capacités de la Suisse et surtout de Bâle dans le domaine pharmaceutique. L’IPO était une phase de haute visibilité, de reconnaissance publique. D’une certaine manière, une introduction en bourse révèle l’intensité en investissement de cette activité. J’espère que notre capacité à lancer de nouvelles sociétés, à les faire prospérer et à mettre de nouvelles thérapies à disposition des patients est un bon signe pour l’ensemble du secteur.

Pourquoi avez-vous choisi la bourse suisse?

Comme nous avions déjà une importante base d’actionnaires en Suisse, il nous a semblé tout naturel de demander notre cotation à la bourse suisse. Notre société est connue ici. La Suisse est un marché fantastique, je suis ravi de notre choix. A vrai dire, je me demande pourquoi si peu d’entreprises s’y engagent. Les fonds y abondent et il y a des investisseurs versés dans le secteur pharmaceutique et disposés à y prendre des risques.

Quels sont les projets de Polyphor à moyen terme?

Notre vision est claire: Nous voulons devenir un leader dans le domaine des antibiotiques et contribuer à contrer et réduire la menace que posent les pathogènes multipharmacorésistants. Parallèlement, nous voulons faire progresser une nouvelle classe de médicaments immuno-oncologiques. Nous développons des thérapies de troisième ligne contre le cancer du sein métastatique. Les femmes qui en souffrent disposent de très rares options thérapeutiques. Mais nous estimons que le potentiel de ce médicament peut dépasser le cadre de cette population de patients, par exemple pour les premières lignes du cancer du sein ou d’autres combinaisons et indications. Cela nous ferait entrer sur un marché beaucoup plus concurrentiel.

Comment pourrez-vous franchir le pas?

Nous devons veiller à ce que notre organisation et notre culture soient appropriées pour effectuer nos études de manière efficace. Nous voulons faire en sorte que tous les rouages organisationnels fonctionnent et que nous ayons toutes les compétences requises.

Comment allez-vous y parvenir?

Les talents sont, à mon avis, un élément-clé de la réussite d’une société, voire l’unique facteur de réussite. Je consacre donc beaucoup d’efforts et d’engagement à la recherche de talents. Je conduis deux ou trois entretiens avec certains candidats, cela ne me dérange pas. Ils ont aussi des entretiens avec leurs futurs collègues. Quand je travaillais chez Novartis, j’ai eu d’excellentes expériences avec les jeunes talents. Pourquoi? Parce qu’ils ont à la fois l’intellect et les capacités. Il importe peu qu’ils aient une expérience limitée puisque le reste de l’organisation en abonde. A l’inverse, en biotechnologie, il est impératif de recruter des personnes dotées de l’expérience pertinente car les autres collaborateurs n’en disposent pas encore.

Quel changement culturel intervient quand on passe d’un grand groupe pharmaceutique à une société active dans les biotechnologies?

L’expérience n’est qu’un morceau du puzzle. J’ai rencontré beaucoup de candidats chevronnés – mais incapables de faire une photocopie ou de travailler à moins d’avoir trois subalternes. Il ne conviennent pas non plus.Je recherche donc des personnes ayant un profil quasiment «schizophrénique»: en biotechnologie, on a besoin de collaborateurs qui conjuguent expérience, capacité et vision mais sont aussi disposés à retrousser leurs manches, prennent des décisions pratiques et travaillent indépendamment.

report Invest in Basel region

Northwestern Switzerland is one of the most innovative regions in Europe

25.06.2019

report Medtech

Grand succès pour l’édition 2019 du salon genevois EPHJ

25.06.2019

report Invest in Basel region

Basler Pharmafirmen gehen bei Investitionen voran

15.07.2018

Basel - Die 24 Pharmakonzerne, die Mitglieder beim Verband Interpharma sind, haben im vergangenen Jahr 7 Milliarden Franken für Forschung und Entwicklung in der Schweiz ausgegeben. Dabei gehen Roche und Novartis voran.

Die 24 Interpharma-Konzerne haben 2017 weltweit insgesamt 96 Milliarden Franken für Forschung und Entwicklung ausgegeben. In die Schweiz flossen davon 7 Milliarden Franken. Damit übersteigen ihre Schweizer Forschungsinvestition den Umsatz, den sie in der Schweiz erzielen, um mehr als das Doppelte. Dies belegt laut dem Verband die grosse Bedeutung des Forschungsstandorts Schweiz und den Innovationsgedanken innerhalb der Firmen.

Insbesondere Firmen in der Schweiz wie Roche und Novartis haben viel für Forschung und Entwicklung am Standort Schweiz ausgegeben. Aber auch Firmen ohne Schweizer Hauptsitz wie Johnson & Johnson tätigten den Angaben zufolge grosse Investitionen. Zusätzlich zu den Investitionen in die Forschung haben die Unternehmen rund eine halbe Milliarde Franken für Anlagen wie technische Geräte, Maschinen, Gebäude- und Betriebsausstattung ausgegeben.

Interpharma betont in einer Medienmitteilung zur Studie auch die wichtige Rolle der Pharmabranche für die Schweizer Exportwirtschaft. Ausserdem hebt der Verband hervor, dass zwischen 2012 und 2016 aus der Schweiz über 86 Patente pro Million Erwerbstätige in der pharmazeutischen Forschung angemeldet wurden. Das sind doppelt so viele wie in Dänemark und fast fünfmal so viele wie in Deutschland.

In der Studie sind auch die Umsätze der untersuchten Firmen aufgeführt worden. Hinter Pfizer (47,4 Milliarden Dollar) folgt bereits Novartis (46,6 Milliarden Dollar). Roche (39,9 Milliarden Dollar) belegt hinter Johnson & Johnson und Sanofi den fünften Rang. ssp

report Life Sciences

BioVersys receives grant

25.06.2019

report Life Sciences

Swiss TPH breaks ground on new headquarters

24.06.2019

report Invest in Basel region

Basel hat das grösste wirtschaftliche Potenzial

13.07.2018

Basel - Die Stadt Basel hat im europäischen Vergleich das grösste wirtschaftliche Potenzial. Das geht aus einer neuen Studie von BAK Economics hervor. Das verdankt sie ihrer ausserordentlichen Wettbewerbsfähigkeit. Auch Genf und Zürich sind unter den ersten fünf.

BAK Economics hat in einer Studie das wirtschaftliche Potenzial der 65 wichtigsten Städte und 181 Regionen Europas untersucht. Ihr Ergebnis: Die Schweizer Städte und Regionen stehen ganz oben im Economic Potential Index. Unter den Städten schwingt Basel mit 116 Punkten ganz oben aus. Dazu hat vor allem die Spitzenstellung bei der Wettbewerbsfähigkeit mit 124 Punkten beigetragen. Bei der Attraktivität nimmt die Stadt am Rheinknie mit 109 Punkten den dritten Platz ein, bei der tatsächlichen wirtschaftlichen Leistung mit 114 Punkten immer noch Platz drei. Auf Platz zwei unter den Städten mit dem höchsten wirtschaftlichen Potenzial folgt Genf mit 115 Punkten, auf Platz drei London mit 113 und auf Platz vier Zürich mit 112 Punkten. Die Stadt an der Limmat ist zugleich auch die attraktivste aller 65 untersuchten Städte.

Im Vergleich der Regionen wird Basel als Teil der Nordwestschweiz gerechnet. Diese schneidet mit 111 Punkten auf Platz vier ab. In der Wettbewerbsfähigkeit kommt sie mit 117 Punkten noch auf Platz zwei, hinter der Hauptstadtregion Stockholm mit 122 Punkten.

Zürich kommt als beste Region mit 112 Punkten auf Platz drei hinter der Region Stockholm auf Platz eins und der Grossregion London auf Platz zwei. Überhaupt haben die Schweizer Regionen im europäischen Vergleich das höchste wirtschaftliche Potenzial: Die Genferseeregion kommt auf Platz sechs, die Zentralschweiz auf Platz sieben und das Tessin auf Platz acht. Damit besetzen die Schweizer Regionen die Hälfte der ersten zehn Plätze. stk

report Life Sciences

Axovant agrees manufacturing partnership

21.06.2019

report Life Sciences

Polyphor starts breast cancer trial

19.06.2019

report Life Sciences

«Les processus tuent l’innovation»

03.07.2018

Le serial entrepreneur Neil Goldsmith est attiré par de nouveaux projets. Dans un entretien avec lui, nous avons voulu en savoir plus sur le repérage des talents d’entrepreneur et sa participation actuelle à BaseLaunch.

BaselArea.swiss: Vous avez fondé et dirigé plusieurs sociétés au cours des 30 dernières années. Comment avez-vous su que l’entrepreneuriat était votre voie?

Neil Goldsmith: Totalement par hasard. Je visais un PhD, mais un problème politique a soudainement mis un terme à cette ambition et je me suis demandé ce que j’allais faire. Ma première société appliquait la théorie des jeux au secteur de la publicité, mais j’ai vite compris que cela ne répondait pas à mes attentes. C’est alors que je suis tombé sur une offre d’emploi parue dans le Sunday Times: une société de conseil recherchait une personne pour aider et conseiller les nouvelles entreprises qui se lançaient dans le domaine des sciences de la vie. L'une de ces entreprises était située en Suède et m’a recruté plus tard comme médiateur dans le développement des affaires, puis on m’a proposé le poste de PDG dans une société danoise de diagnostic, vendue peu de temps après à Roche. J’avais 31 ans à l’époque. Les investisseurs de cette compagnie m’ont alors demandé de devenir PDG de deux autres start-ups de leur portefeuille et c’est ainsi que, de fil en aiguille, je me suis investi de plus en plus activement dans la création en tant que telle de nouvelles entreprises. Certes, l’initiative venait de moi, mais ensuite mon parcours professionnel est devenu une évidence.

Vous avez souvent fait partie de petites entreprises qui ont ensuite grandi. Comment cette transformation a-t-elle influencé la possibilité d’innover?

Pour moi, l’innovation consiste à voir quelque chose que les autres n’ont pas encore vu. Un phénomène beaucoup plus susceptible de se produire dans les petites entreprises. Les grandes entreprises doivent tôt ou tard mettre en place des processus, et les processus tuent l’innovation. Il y a toujours des exceptions et la possibilité de retarder l’effet des processus. Google, par exemple, a confié de nombreuses décisions aux collaborateurs, en première ligne pour stimuler l’innovation. Mais, pour ma part, je pense que les processus vous ralentissent.

Quelle est la principale différence en termes de gestion entre société privée et société publique et dans quel domaine êtes-vous le plus à l’aise?

Lorsque vous passez du privé au public, vous changez d'investisseurs et de conseil d’administration. Dans le privé, investisseurs et conseil d’administration sont étroitement liés, les membres de votre conseil d’administration ont leurs propres intérêts en jeu. Dans le public, ces rôles sont plutôt éloignés et les membres du conseil d’administration sont davantage des «gardiens». Même s’ils sont très compétents, ils seront inévitablement moins enclins à prendre des risques, ce qui est certainement une bonne chose quand il s’agit d’une banque, mais je ne suis pas sûr que ce soit approprié pour les projets de haute technologie. La nature même de l’entreprise publique altère aussi son mode de communication. Dans une entreprise privée, les débats peuvent être plus ouverts. Vous l’aurez deviné: je suis plus à l’aise dans le privé.

Selon vous, qu’est-ce qui est capital pour le lancement d’une entreprise innovante?

Trouver les bonnes personnes constitue le seul vrai défi. Il ne s'agit pas tant des compétences spécifiques qui sont difficiles à trouver, mais de la capacité à fonctionner dans un environnement très fluide et ambigu. Sans disposer de toutes les ressources ou informations dont vous avez besoin, il faut être capable de prendre les bonnes décisions. Les cadres supérieurs de grandes entreprises peuvent en particulier éprouver des difficultés à s’adapter à une start-up. Tout le monde est capable d’apprendre rapidement, mais si au bout de quelques mois après leur intégration, certains demandent plus de structures et considèrent leur conditions de travail fluides comme chaotiques, il est probable qu’ils ne s’adapteront pas, même si bien sûr, certaines fonctions exigent un cadre structuré. Je dirai que ça fonctionne une fois sur deux.

Vous avez décidé de transférer en Suisse la dernière société que vous avez dirigée, à savoir Evolva. Vous avez quitté Evolva l’année dernière, mais pas la Suisse…

Evolva était à l’origine une société danoise, mais le manque de moyens financiers et de ressources humaines était un frein à nos projets de l’époque. Nous avons envisagé les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse comme sites possibles et finalement, c’est la Suisse qui l’a emporté. Bâle, qui est un pôle des sciences de la vie, était un choix évident. Face à l’impossibilité de trouver des laboratoires, l’organisation précédente de BaselArea.swiss nous a aidés avec BLKB pour l’achat et la transformation d’un vieil entrepôt en laboratoire. Le choix de ce site était une bonne décision et j’apprécie toujours de vivre à Delémont.

Vous n’avez pas une réputation d'oisiveté. Quels sont vos projets actuels?

Je travaille actuellement à la création d'un nouveau groupe d'entreprises, tant dans les secteurs traditionnels de la santé que dans le secteur de la consommation. Ces deux domaines ont un potentiel énorme, mais ont besoin de nouveaux modèles d'affaires. Je suis également membre du conseil d'administration de la société de biotechnologie Unibio, qui a réussi à exploiter économiquement le processus de fermentation du méthane en protéines. Je soutiens également les start-ups par le biais d'organisations à but non lucratif telles que BaselArea.swiss et son programme d’accélération dans la santé BaseLaunch.

Quel potentiel voyez-vous sur la scène des start-ups à Bâle et comment contribuez-vous à sa mise en forme avec BaseLaunch?

Au vu des talents dans le domaine des sciences et de l’expertise sans égal en matière de gestion des grandes entreprises, Bâle devrait jouir d’un réel dynamisme dans le secteur des start-ups. Le potentiel financier de la Suisse est un autre atout. Je pense qu’un peu plus de dynamisme est souhaitable. Traditionnellement, les plus grands talents sont récupérés par les grandes entreprises, sans entraîner pour autant un lien fort entre ressources financières et idées. BaseLaunch s’attache depuis deux ans à réduire cette lacune en exploitant les compétences des grandes entreprises pharmaceutiques au profit de la la formation de projets à leurs prémices. Notre objectif futur est d’aller plus loin avec cette approche.

Où trouvez-vous des projets pertinents qui valent la peine d’être défendus?

Lorsqu’une entreprise grandit, elle s’approche inévitablement de ses objectifs. Je ne crois pas avoir jamais observé le contraire. Cela signifie qu’un grand nombre de points intéressants perdent de leur priorité. J’essaie de comprendre ce que les sociétés ne veulent plus, l’idée étant de pouvoir se lancer avec des ressources un minimum travaillées et fondées commercialement. L'innovation ne provient pas uniquement des universités. Parfois, je pense que le secteur public l'oublie lorsqu'il dresse ses offres de soutien.

Quels sont les objectifs et les valeurs que vos projets ont en commun? Y a-t-il un fil rouge?

J’aime créer des produits qui ont du sens et font une réelle différence pour une partie au moins du monde, qui ne sont pas des «me too». Ainsi, avec la société Personal Chemistry que j’ai co-fondée en 1996, nous avons été les pionniers de l’application des micro-ondes à la synthèse chimique organique, et aujourd'hui, la quasi majorité des laboratoires de découverte utilise un ou plusieurs de ces instruments au quotidien. Je suis vraiment heureux lorsque je vois l’un de ces instruments, même s’ils proviennent de l’un de nos concurrents.

Est-il facile pour vous de trouver des fonds pour vos projets?

Ce n’est jamais facile et l’un des problèmes est que les investisseurs aiment chasser en meutes et ont donc tendance à éviter les idées qui se démarquent trop. Même si elles leur plaisent, ils savent qu'ils ne seront pas les seuls à convaincre. L’Europe est trop conservatrice concernant le financement de nouvelles idées. C’est frustrant car je pense que les idées qui sont au-delà du point de mire général peuvent aussi représenter des opportunités, comme les Américains l’ont prouvé maintes et maintes fois.

Selon vous, à quel moment faut-il quitter une entreprise?

Lorsque l’optimisation est atteinte, je pense qu’il est temps pour moi de passer à autre choses. C’est un processus normal que connaissent de nombreuses entreprises: lorsqu’une entreprise a trouvé son juste équilibre, elle s’approche de plus en plus de son optimisation, mais ce n’est plus pour moi. J’aime créer. Et il est clair que je n’emprunte jamais le même chemin deux fois.

report Invest in Basel region

Immigrants praise quality of life

19.06.2019

report Precision Medicine

Findings from Basel enable improved breast cancer treatment

18.06.2019

report Life Sciences

“Basel has all the ingredients required to host a successful company”

11.06.2018

The physician and pharmacologist Nicole Onetto is a member of the Board of Directors at the Basilea Pharmaceutica AG. In the Interview that was featured in Basilea’s annual report she talks about current challenges in oncology.

Great strides are being made in the long-term treatment of oncology patients. As an oncology expert, what do you find to be the most important advancements in the industry?

Nicole Onetto: We see spectacular results in terms of long-term survival in quite a few diseases where, less than ten years ago, there were no new treatments available. And for many forms of cancer, where previously we had only access to traditional therapies such as surgery, radiation therapy and chemotherapy, we have been able to take advantage of the new molecular understanding of cancer to personalize the treatment for each patient. This has facilitated the development and the utilization of targeted therapies associated with superior efficacy and reduced toxicity compared to traditional treatments. Finally, in the last few years, we have been able to harness the potential of the immune system to develop new therapeutic approaches which stimulate our own immune defenses to control cancer growth.

What do you see as the next major treatment improvements that may be achieved in the short and mid-term?

Definitely the further development of immune therapies for cancer patients seems more and more important. These new modalities will need to find the right place in the management of patients and will have to be used in combination with more traditional therapies. The cost-effectiveness of these innovative technologies will also need to be evaluated. Another very important topic will be minimizing toxicity of treatments and avoiding over-treatment.

How can companies succeed in clinical development?

With a more personalized approach to cancer treatment, new opportunities do exist to develop drugs associated with high efficacy in well-defined patient populations. However, drug development will always require patience, perseverance and scientific rigor. Many challenges still remain in treating cancer patients, despite the important progress that has been made. Among others issues, drug resistance is a significant hurdle and continues to be in the focus of Basilea. For patients with resistant diseases, not so long ago, the only possible approach was to change to a new drug, often a new chemotherapy. Now we have gained more insight into the mechanisms of resistance. In addition, many researchers all over the world are investigating the best ways to circumvent treatment resistance. Other important factors are collaborations between academia and the private sector such as companies like Basilea, to develop new innovative drugs to benefit patients.

How can this be supported?

The use of biomarkers to help choose the most appropriate treatment regimen and to select the patients with the highest probability of response to treatment has and will continue to have a major impact on the development of new cancer agents. Biomarker data are key to the design of development plans of new drugs and to go/no go decisions. These data are now often incorporated in the approval process and subsequent commercialization of new drugs. This approach, based on scientific evidence to select new drugs, is one of the major advances that are currently transforming the research and development process as well as clinical study methodology.

Do you see advantages for Basilea being located in Basel?

Basel has all the ingredients required to host a successful company: a vibrant research community, an international reputation of excellence in the pharma industry, a pool of talented people and a strong and stable economy. Basel is a leading life-science hub with the presence of an excellent university, the headquarters of established large pharmaceutical companies and many start-ups and innovative ventures. There are many similarities between Basel and the few well established biotechnology hubs in Europe and North America. This favorable environment has already helped Basilea build a very strong company and should continue to support its further success. So I am delighted to have been elected by Basilea’s shareholders as a member of the board and look forward to playing an active role in the Basel biotech community.

report Invest in Basel region

Roivant Sciences: On a mission to combine the best of pharma and technology

11.06.2019

report Industrial Transformation

Switzerland Innovation Park Basel Area offre des ateliers et séminaires pour innover

11.06.2019

report Invest in Basel region

«Nous n’hésiterons pas à prendre des risques»

05.06.2018

Vous avez construit une entreprise à partir de zéro. Quels sont les ingrédients essentiels?

Dans le domaine de la biotechnologie, vous avez besoin de trois ingrédients principaux pour monter une entreprise performante: de bons médicaments, de bonnes personnes et un capital suffisant. Bien sûr, il est difficile de savoir quels médicaments pourront être commercialisés ou pas avant de mener une recherche clinique, alors j’ai lancé Roivant dans l’ambition d’avoir un large portefeuille – une entreprise dont le succès serait mesuré par le nombre et la qualité des médicaments que nous livrons sur le marché, mais en même temps une entreprise qui ne serait pas définie par le succès ou l’échec d’un médicament donné. Je crois que le succès à long terme de l’entreprise dépendra de la qualité de nos collaborateurs et de notre culture d’entreprise qui met l’accent sur la création de valeur et l’innovation dans tous les domaines de nos activités. C’est un secteur coûteux et risqué où vous devez investir des sommes considérables avant de connaître le résultat final et je suis très reconnaissant pour le soutien apporté par nos investisseurs. Mais en fin de compte, l’argent que nous avons recueilli n’est pas une réussite en soi, c’est juste un ingrédient. 

Roivant a grandi rapidement. Comment maintenez-vous l’esprit d’entreprise au sein de la société?

Le maintien d’une culture entrepreneuriale est au cœur de notre modèle. Notre société se base sur le principe que les petites entreprises tendent à être plus efficaces, c’est pourquoi nous n’avons pas organisé Roivant comme un centre de commande et de contrôle unique et centralisé. Nous développons au contraire nos activités en créant des filiales en propriété exclusive ou majoritaire, que nous appelons «Vants». Nous employons actuellement plus de 600 collaborateurs dans notre famille d’entreprises, et on peut dire que la préservation de cet état d’esprit entrepreneurial initial est l’une de mes principales priorités pour l’avenir.

Dans quelle mesure les Vants sont-elles libres de trouver leur propre version de l’esprit d’entreprise?

Pensez à Roivant comme un parent qui contribue à l’ADN de chacune de nos Vants. Nous sélectionnons également avec soin les leaders qui apportent leur propre ADN. Chaque Vant ressemble fortement à Roivant mais possède également son propre génotype unique. Il y a des principes culturels communs, mais il y a aussi des traits distinctifs importants et nous voyons cette hétérogénéité comme un avantage concurrentiel.

Comment gérez-vous l’échec?

Nous avons eu la chance de connaître, relativement tôt dans notre histoire, à la fois le succès et l’échec. Nous ne ferions pas notre travail si nous avions seulement remporté des succès, dans la mesure où cela signifierait que nous ne prenons pas suffisamment de risques pour aider les patients. Nous gérons l’échec de trois façons. Premièrement, nous l’acceptons comme une conséquence nécessaire de notre stratégie globale. Deuxièmement, nous constituons un portefeuille diversifié plutôt que de baser le succès de notre entreprise sur un seul médicament. Enfin, nous nous attribuons ouvertement nos échecs et les utilisons comme une opportunité d’apprendre. Lorsque notre médicament contre la maladie d’Alzheimer, l’intepirdine, a échoué dans la phase III, nous n’avons pas tenté d’occulter ou d’édulcorer l’information. Nous n’avons pas non plus réagi de manière excessive et à l’avenir, nous n’hésiterons pas à prendre des risques dans des domaines similaires qui ont d’importants besoins non satisfaits. Au lieu de cela, nous assumerons le risque d’échec en prenant des décisions calculées dans tous les domaines thérapeutiques.

Vous avez choisi d’installer votre siège mondial à Bâle. Quels sont les aspects qui vous ont le plus convaincu concernant le site?

Tout commence avec le talent. Nous croyons en la diversité des talents et nous recrutons à la fois dans et au-delà du secteur pharmaceutique. Bâle est emblématique en ce sens, car cette ville est un réservoir de talents très divers provenant de multiples pays et cultures, parlant des langues différentes et avec des expériences et des antécédents éducatifs variés. Ce mélange crée un environnement chaleureux, accueillant et innovant qui reflète la culture que nous cherchons à développer chez Roivant. En même temps, Bâle est un endroit où a germé le succès de nombreux produits pharmaceutiques et nous voulions y semer une graine tôt dans la vie de notre entreprise. En plus des grandes entreprises multinationales qui ont fait la renommée de Bâle, il y a aussi une forte présence de jeunes entreprises dynamiques qui s’inspirent de cette tradition et nous espérons en faire partie.

Comment s’est passée l’installation de Roivant à Bâle jusqu’à présent? Vos attentes ont-elles été satisfaites?

Oui, mis à part un détail: Bâle ne semble pas croire en la climatisation! Blague à part, nos attentes ont été dépassées à bien des égards. J’ai trouvé la population très accueillante et nous nous sommes immédiatement sentis chez nous ici. Nous avons été en mesure de recruter des talents de façon très efficace, et nous avons engagé un dialogue positif avec plusieurs entreprises de la région. Nous continuons à rechercher de nouvelles opportunités dans la région, et nous sommes ravis de la façon dont cet écosystème nous a accueillis et nous a permis de prospérer. Les partenariats que nous avons forgés dans la région sont cruciaux pour nous, notamment BaselArea.swiss et son programme d’accélération BaseLaunch.

Nous sommes heureux de pouvoir compter sur votre participation. Comment contribuez-vous à l’accélérateur?

Notre modèle d’affaires est d’accélérer le lancement de nouvelles entreprises dans notre groupe, il est donc logique que nous fassions partie de BaseLaunch. Nous pouvons utiliser notre expertise pour aider d’autres entreprises à accélérer leurs propres lancements et à développer leurs activités. Nous soutenons BaseLaunch dans le processus de sélection de nouveaux projets et nous offrons conseils et mentorat. Pour nous, c’est un excellent moyen d’exprimer notre soutien à la scène locale des startups et de développer nos relations avec d’autres entreprises à Bâle. Nous sommes heureux d’en faire partie.

Quelles sont les perspectives pour le siège à Bâle?

En bref, nous allons continuer de croître. Pour toutes les Vants, Bâle sera un centre d’affaires à partir duquel elles pourront développer et maintenir des partenariats en Europe. Nous avons débuté comme entreprise axée sur les médicaments abandonnés. Mais nous sommes également désireux d’accélérer le développement de médicaments dans les filières d’autres sociétés. Bâle est un endroit idéal pour le faire avec des entreprises en Europe et dans les pays avoisinants.

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is a world-leading accelerator

06.06.2019

report Innovation

Basel is a hotspot for innovation

05.06.2019

report Life Sciences

«La protection de la propriété intellectuelle est essentielle pour les affaires et la rech...

08.05.2018

Le cabinet d’avocats Vossius & Partner spécialisé dans le droit des brevets est un important partenaire de BaseLaunch depuis le lancement en 2016 de l’accélérateur de l’industrie des soins de santé. La firme conseille aussi bien des start-ups que des grandes entreprises pour la mise en place d’une stratégie de propriété intellectuelle. Philipp Marchand, avocat en brevets au bureau de Bâle, milite pour que la protection de la propriété intellectuelle soit prise au sérieux.

BaselArea.swiss: Vossius & Partner possède des bureaux à Munich, Düsseldorf, Berlin et Bâle. Comment vous intégrez-vous dans l’écosystème suisse et bâlois?

Philipp Marchand: Notre entreprise a été fondée dans les années 1960 et s’est implantée à Bâle voilà onze ans. Nous avons développé à l’interne des connaissances approfondies de toutes les questions en lien avec la propriété intellectuelle et représentons actuellement des clients de toutes tailles, des start-ups aux grands groupes pharmaceutiques, en Suisse et à travers le monde. Bâle, l’une des régions les plus dynamiques au monde dans le domaine des sciences de la vie, présente un intérêt particulier pour notre entreprise, qui dispose en Europe de l’un des plus importants groupes consacré aux sciences de la vie.

Cela paraît quelque peu sophistiqué pour de jeunes entreprises.

Pas du tout. L’expertise acquise en représentant nos clients de toutes les tailles constitue un avantage considérable pour le secteur des start-ups. En outre, au lieu de considérer les questions en lien avec la propriété intellectuelle de manière isolée, nous nous efforçons de prendre en compte tous les développements futurs possibles de nos cas. Cela signifie que nous tenons compte d’aspects relevant d’autres juridictions étant donné qu’il est indispensable, même pour une start-up, d’être conscient dès le départ des implications potentielles au plan mondial. En outre, nous travaillons avec nos avocats non seulement pour protéger une invention, mais également pour conseiller sur des aspects connexes tels que la liberté d’agir.

Vous êtes également impliqué dans BaseLaunch. Pourquoi?

Nous avons conclu un partenariat avec BaseLaunch afin de nous rapprocher de la communauté des start-ups de Bâle et de toute la Suisse. Nous rencontrons chacune des entreprises sélectionnées et passons gratuitement en revue leur situation en matière de propriété intellectuelle afin d’identifier les possibilités d’optimiser la protection de ces droits. Nous sommes impatients d’offrir plus souvent notre expertise à des start-ups, car nous sommes convaincus qu’elle profitent véritablement de notre approche de service complète. Si elles le souhaitent, elles peuvent aussi s’engager ultérieurement dans une relation client et profiter de notre expertise dès le départ. Il est clair que nous sommes alors obligés de facturer nos prestations. Nous offrons toutefois un système à prix raisonnable aux start-ups et aux universités.

Pourquoi une telle dépense en vaut-elle la peine?

La protection de la propriété intellectuelle est essentielle dans tous les domaines technologiques, et cela à plusieurs égards: c’est un moyen fiable de garantir qu’une entreprise puisse dégager des bénéfices sur le long terme sur les divers marchés mondiaux. Pour une start-up active dans le secteur des sciences de la vie ou tout autre domaine technologique, le droit de brevet est sans doute le type de propriété intellectuelle le plus important. Spécifiquement, seul un brevet vous assure le monopole et permet d’éviter que des tiers ne fassent usage de votre invention. Cependant, d’autres aspects de la propriété intellectuelle sont également pertinents à un stade précoce. Par exemple, une marque déposée protégeant la raison sociale d’une entreprise ou les produits qu’elle met sur le marché peut s’avérer très précieuse. En l’absence de la protection d’une marque déposée, une start-up peut se voir contrainte de modifier sa raison sociale ou le nom de ses produits, ce qui peut engendrer des coûts considérables.

Que se passe-t-il lorsqu’un chercheur n’a pas l’intention de commercialiser son invention immédiatement?

On pourrait penser que c’est une bonne idée de garder une invention secrète. Mais dans l’intervalle, un autre grand esprit pourrait avoir la même idée et présenter une demande de protection par brevet. Aujourd’hui, toutes les juridictions, y compris les Etats-Unis appliquent le principe du «premier dépôt de demande». Cela signifie que vous pourriez manquer votre chance, voire être poursuivi pour atteinte à la propriété intellectuelle par un tiers pour avoir utilisé ce que vous pensiez être votre propre invention. Par conséquent, nous encourageons vivement les investisseurs et leurs collaborateurs à présenter le plus tôt possible une demande de protection de la propriété intellectuelle.

De quoi ai-je besoin pour protéger une invention?

Nous aimons discuter de tous les aspects avec nos clients en personne pour comprendre pleinement le produit potentiel, ainsi que ses débouchés et les clients visés. Ensuite, nous élaborons un projet de demande de brevet, en ce sens que nous définissons l’invention et le problème technique qu’elle résout. Nous déposons la demande auprès d’un bureau des brevets, habituellement l’Office européen des brevets (EPO), qui fait partie de l’Organisation européenne des brevets, dont la Suisse est également membre. Une année après le dépôt de la première demande, nous pouvons préparer une demande ultérieure englobant plus de 150 pays dans le monde. L’entier de la procédure jusqu’à l’acceptation de la demande peut durer plus de cinq ans.

La protection de la propriété intellectuelle dans le domaine des sciences de la vie est-elle plus importante que dans d’autres branches?

La principale différence se situe au niveau du cycle de vie plus long des produits pharmaceutiques et de la réglementation plus stricte que, par exemple, dans le domaine du matériel informatique qui évolue plus rapidement. En raison des cycles de produits longs et des coûts élevés du développement dans ce secteur, un brevet constitue le seul moyen de garantir que le titulaire des droits du brevet soit le premier à profiter de l’invention. En particulier en ce qui concerne le secteur pharmaceutique, il faut aussi mentionner la nécessité de constituer un portefeuille de brevets protégeant non seulement un médicament, par exemple, mais aussi le processus de fabrication de ce dernier, les différents dosages, formulations, schémas thérapeutiques, etc. En même temps, vous devriez envisager d’utiliser d’autres droits de la propriété intellectuelle tels que les marques déposées. Prenez par exemple Bayer qui a inventé l’aspirine. Le brevet de la substance active acide acétylsalicylique a expiré depuis longtemps, si bien que ce médicament peut être produit et vendu à grande échelle. La marque déposée garantit cependant que les gens continuent de demander spécifiquement de l’aspirine.

Y a-t-il des raisons économiques de déconseiller le dépôt d’une demande de brevet?

Oui, bien sûr. Dans certaines situations, il peut être judicieux d’attendre jusqu’à ce qu’un volume suffisant de données et de statistiques ait été collecté avant de présenter une demande de dépôt de brevet. Par exemple, il n’est pas toujours recommandé de déposer un brevet pour une plateforme de recherche dans le but de protéger une méthode de filtrage de substances actives. Cela parce que les demandes de brevet sont publiées 18 mois après leur dépôt, ce qui signifie que tout un chacun a accès à la méthode. Avec un tel scénario, il est judicieux d’attendre qu’une première molécule soit issue de votre plateforme avant de demander le dépôt d’un brevet. Ces aspects stratégiques devraient cependant toujours être discutés au cas par cas.

A quelles idées fausses concernant la protection intellectuelle êtes-vous parfois confrontés?

La plupart des chercheurs sont conscients de l’importance du dépôt d’un brevet, mais l’exécution pourrait être plus rigoureuse. Une autre idée fausse est la période dite de grâce. Le droit européen des brevets ne connaît pas de période de grâce, à l’instar de la plupart des autres juridictions à l’exception des Etats-unis, du Japon et du Canada. Si vous avez publiquement divulgué votre invention en publiant un article à son sujet ou en parlant, il se peut que les droits de brevet ne vous soient pas accordés.

Qu’est-ce que les chercheurs peuvent révéler à leurs pairs?

Une invention est nouvelle aussi longtemps qu’elle n’est pas connue du public. Aussi, toute discussion avec un collègue ou exposé dans le cadre d’une conférence avant le dépôt d’une demande de brevet peut potentiellement détruire la nouveauté. Vous imaginez peut-être que nul ne le saura. Mais lorsqu’il est question d’argent, les parties tierces ne laisseront rien au hasard. Nous sommes bien sûr conscients du conflit entre une demande de brevet et la nécessité de publier des articles académiques ou d’organiser des présentations. Si vous n’êtes pas sûr de l’attitude à adopter, il est toujours préférable de nous consulter avant une publication, un exposé ou toute autre divulgation publique, même à brève échéance.

Pour terminer, souhaitez-vous ajouter un mot au sujet des start-ups actuellement ou potentiellement soutenues par BaseLaunch?

Nous sommes des scientifiques de cœur et adorons discuter de thèmes scientifiques. Nos discussions avec des jeunes pousses ont contribué à mettre en évidence l’énorme potentiel du secteur suisse des start-ups et la motivation exceptionnelle de leurs fondateurs. Nous espérons à nouveau faire partie de BaseLaunch en 2018.


A propos de
Philipp Marchand dirige le bureau bâlois de Vossius & Partner. Après avoir obtenur son diplôme de biochimie à l’Université de Francfort et ses études de doctorat au CNRS de Paris, il a commencé sa carrière par un stage en qualité d’avocat en brevets chez Vossius & Partner à Munich. Après son admission au barreau, il a été transféré à Bâle au début de 2017. Il s’est récemment lancé dans un doctorat en droit à l’Université de Bâle. Vossius & Partner est un cabinet de conseil en brevets de premier plan offrant un concept de service complet basé sur les compétences juridiques d’avocats en brevets couvrant tous les secteurs technologiques, ainsi que de juristes qualifiés pour pratiquer non seulement en Europe et en Suisse, mais également aux Etats-Unis, au Japon, à Taïwan et en Corée. L’entreprise emploie 55 avocats en brevets et 20 juristes dans ses bureaux de Munich, Düsseldorf, Berlin et Bâle.

report Entrepreneurship

Basel platform for seniors continuing its success

04.06.2019

report Life Sciences

Polyphor developing new antibiotics

03.06.2019

report BaselArea.swiss

Lancement de l’appli Connecting Innovators

11.04.2018

L’appli BaselArea.swiss met en relation les innovateurs, tout en soutenant une idée novatrice.

L’un des principaux atouts de BaselArea.swiss réside dans son large réseau, ce que confirme régulièrement le public de nos séminaires, ateliers et conférences. Pour simplifier le réseautage pendant et après les événements, BaselArea.swiss lance maintenant l’appli «Connecting Innovators», en collaboration avec SAS Papott.

Son utilisation est simple: après avoir téléchargé l’appli sur Google Play ou dans l’App Store, il suffit de se connecter avec son compte LinkedIn et de compléter son profil. Une liste des participants à l’événement s’affichera, avec noms et photos, filtrés en fonction de leur proximité, ce qui facilitera les rapprochements. Chacun pourra voir quels utilisateurs assistent aux mêmes événements; de plus, il sera plus aisé pour les spécialistes d’entrer en contact avec des personnes ayant des intérêts similaires ou pour les entrepreneurs de se mettre en rapport avec des investisseurs potentiels.

Le réseautage simplifié

A l’origine, le développeur et fondateur de SAS Papott, Maxime Vitrey, avait l’ambition d’améliorer notre capacité à communiquer les uns les autres de manière générale. Il a alors conçu une application ouverte qui permet à tous les utilisateurs ayant créé un profil de voir qui se trouve à proximité. «Je voulais faire en sorte qu’il soit facile pour tout le monde d’entrer en contact avec d’autres personnes.» Il s’est ensuite rendu compte du potentiel que recèle sa technologie pour le réseautage lors de conférences. «Je sais par expérience qu’il est difficile d’entrer en contact avec d’autres participants que l’on ne connaît pas encore», déclare Maxime Vitrey. Les défis sont multiples: les groupes de personnes qui restent ensemble parce qu’ils se connaissent déjà; les étiquettes nominatives qui sont difficiles à lire; l’acte un peu impoli d’interrompre des gens qui sont en pleine conversation. Et, last but not least, trouver les personnes à qui il serait judicieux de parler parce que l’on partage le même centre d’intérêt.

Le monde de l’entrepreneuriat

Après avoir participé à un séminaire pour startups organisé par BaselArea.swiss, Maxime Vitrey a contacté Sébastien Meunier, Head of Innovation & Entrepreneurship, afin de lui suggérer la création d’une application conforme aux besoins de l’organisation. «Nous avons rapidement décidé de tenter le coup», déclare Maxime Vitrey. Chef de projet chevronné, il a acquis de nouvelles techniques et une expérience supplémentaire lors de la mise en œuvre du projet en assumant la responsabilité de toute la chaîne de création de valeur. Actuellement, il contacte de nouveaux clients pour réaliser des clones de l’application. Il estime qu’il y a un potentiel pour faciliter l’interaction au sein des grandes entreprises, pendant des réunions ou parmi les collaborateurs. La technologie pourrait en outre être utilisée dans les hôpitaux pour permettre aux patients d’avoir des contacts avec d’autres patients. Bien que Maxime Vitrey travaille toujours pour son employeur de longue date, Jet Aviation, il est également ravi d’avoir réussi son entrée dans le monde de l’entrepreneuriat. «Il est extrêmement motivant d’être enfin l’entrepreneur que j’ai toujours voulu être.»

Pour BaselArea.swiss, l’appli permet d’offrir un service encore plus efficace aux participants aux quelque 70 événements qu’il propose chaque année: «L’appli contribue à renforcer l’une de nos disciplines clés en créant une culture ouverte et favorable aux entreprises - un réseau solide avec des membres qu’il est facile de contacter, déclare Sébastien Meunier. Nous sommes impatients de voir un grand nombre de participants l’utiliser.»

Rejoignez-nous pour faire en sorte que le réseautage reste simple, efficace et utile. Téléchargez l’application «Connecting Innovators» sur Google Play ou dans l’App Store et faites-nous connaître votre point de vue.

 

 

report Life Sciences

T3 Pharmaceuticals wins W.A. de Vigier Award

28.05.2019

report Life Sciences

Basel becomes global center for nanopharmacy

27.05.2019

report ICT

«Avoir un bon réseau, c’est pouvoir»

03.04.2018

Les cours d’informatique laissaient Melanie Kovacs sur sa faim – elle a donc développé, avec Master21, son offre à elle. Le succès est au rendez-vous, notamment grâce au réseau qu’elle entretient de façon intensive, et qui a continué à grandir à Bâle: avec le réseau «We Shape Tech», qui englobe le domaine de la technologie et de l’innovation, Melanie Kovacs et ses consœurs ont pour objectif de rendre plus visibles les femmes qui travaillent dans les entreprises du secteur de la technologie et de l’innovation et de promouvoir ainsi la diversité.

Madame Kovacs, vous avez fondé Master 21 à l’âge de 28 ans. Quels ont été les ingrédients de cette réussite?

En tant que co-initiatrice du réseau de créatrices d’entreprises Aspire, j’avais rencontré de nombreuses femmes passionnantes. L’une d’entre elles était Valérie Vuillerat, directrice générale de Ginetta. Elle m’a offert un emploi que j’ai accepté. Dans l’agence, je faisais le lien entre les clients et les développeurs. Je travaillais en étroite collaboration avec les techniciens, mais je ne parlais pas leur langue. J’ai ensuite repris des études à l’université. Mais c’était un enseignement frontal terriblement théorique et ennuyeux qui ne me plaisait pas. J’étais sûre que tout le monde peut apprendre à programmer, mais je pensais qu’on pouvait faire autrement.

Qu’est-ce que votre entreprise sait mieux faire?

Nous faisons exactement ce qui me faisait défaut à l’époque: nous donnons à des personnes sans formation technique, dans une atmosphère agréable et à l’aide de nombreux exercices pratiques, suffisamment de compétence et de confiance en soi pour la programmation. La plupart des gens ont le même ressenti que moi – ils ne veulent pas nécessairement se lancer dans une nouvelle carrière, mais travailler sur une base solide avec des développeuses et développeurs. Chez Master21, ils apprennent les termes et concepts de base et comprennent les interactions entre le design, le frontend, le backend et les bases de données. Les participantes et participants découvrent  HTML, CSS, Javascript, Ruby et s’essaient par eux-mêmes au fonctionnement de la programmation orientée objet.

Comment s’est déroulé le processus de fondation?

En parallèle à mon travail chez Ginetta, j’ai démarré un projet pilote pour Master21. Pour moi, cette transition en douceur a été idéale. Mon co-fondateur est responsable des aspects techniques et du contenu, je suis responsable du commercial. Je suis vraiment heureuse qu’il m’ait donné un coup de pouce à l’époque pour que je me lance enfin. Je ne suis pas certaine que j’aurais pu créer une entreprise toute seule. Il y a quelques mois, nous avons pu embaucher une nouvelle collaboratrice. Pour moi, il est très motivant que toutes les initiatives ne tiennent pas seulement à ma personne, mais que je puisse échanger des idées avec une équipe.

Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans le fait d’être entrepreneuse?

Je peux donner de la flexibilité à ma routine quotidienne, j’apprends beaucoup et je travaille tous les jours avec des gens intelligents et passionnants. De plus, je remarque que mon offre a une influence directe sur les participants au cours: il y a même deux cas où des personnes se sont rencontrées pendant le cours et ont ensuite démarré leur propre projet ensemble. Il est assez difficile de trouver des développeuses et développeurs qui aiment enseigner et qui le font bien.

Que va-t-il advenir de Master21?

Je participe actuellement à l’Accelerator Program de l’Entrepreneurs’ Organization. En plus, je travaille avec un coach. A l’heure actuelle, une levée de fonds n’est pas à l’ordre du jour étant donné que j’aimerais continuer à grandir indépendamment des investisseurs. Je veux que l’entreprise se développe, mais à mon rythme et dans une perspective à long terme.

La société est basée à Zurich et vous vivez à Bâle. Où est-que vous déployez vos activités?

Je suis à Zurich quand je veux travailler au sein de l’Impact Hub et rencontrer des gens. C’est également là qu’ont lieu les cours, jusqu’à présent. A Bâle, je travaille à domicile, où j’élabore la stratégie d’entreprise et rédige des textes. Si ça devient trop calme pour moi, je vais à l’Unternehmen Mitte et j’y travaille, ou je retrouve quelqu’un pour le déjeuner dans la halle du marché. Je pense qu’il y a une grande ouverture d’esprit perceptible à Bâle, grâce aux nombreux expatriés.

Quelle est l’importance de votre réseau personnel pour le succès de Master21?

Mon réseau est absolument central. Au début, j’ai écrit à chacun de mes contacts par e-mail, je leur ai rendu compte de mon nouveau projet et je les ai invités à me faire part de leurs commentaires. J’entretiens mon réseau via LinkedIn et par e-mail, je vais régulièrement prendre un café avec les gens. Je me rends également à des événements comme TEDxZurich – et je suis active au sein de We Shape Tech.

Vous adorez le réseautage.

Oui, c’est quelque chose que fais avec aisance. Le réseautage a une connotation négative pour de nombreuses personnes. Je ne cherche pas à collectionner les cartes de visite. Je veux faire la connaissance de personnes. Et je préfère avoir une conversation avec un seul individu plutôt que de distribuer ma carte de visite à la va-vite. J’aime beaucoup le réseautage parce que je peux apprendre quelque chose de tout le monde. Il y a quelques années, j’étais présente partout, également pour promouvoir mon entreprise. Maintenant, je trouve ennuyeux que tout le monde se contente de faire sa petite présentation et je choisis mieux les événements auxquels je participe. Je trouve le réseautage particulièrement enrichissant si l’on peut échanger avec d’autres en petits groupes sur un sujet commun.

Vous avez amené à Bâle l’initiative pour la diversité, le réseau We Shape Tech, qui était déjà actif à Zurich et à Berne. Pourquoi ce réseau faisait-il défaut à Bâle?

Bâle continue d’avoir un grand potentiel dans le domaine de la technologie et de l’innovation. Nous l’avons notamment remarqué au fait que nous avons été accueillis à bras ouverts. Elaine Skapetis, membre de notre conseil d’administration, est développeuse chez Adobe. L’entreprise nous a fourni un soutien généreux, sans hésitation, lors de nos deux premiers événements à Bâle. Lors de l’événement de lancement, la salle était plein à craquer, nous avons reçu une quantité incroyable d’encouragements. Nous donnons aux personnes qui travaillent dans le domaine de la technologie et de l’innovation ou qui s’y intéressent la possibilité d’échanger des idées et d’apprendre les unes des autres. Pour ce faire, nous nous servons d’un format spécial dans lequel une personne raconte son histoire personnelle, amorce une discussion et où il reste du temps pour le réseautage. Notre objectif est de connecter les gens, de transmettre des savoir-faire et d’assurer l’accès à d’autres organisations et partenaires. Savoir et disposer d’un bon réseau, c’est pouvoir.

Quelles sont les avantages qu’apportent les réseaux qui s’adressent principalement aux femmes?

A Bâle, les hommes sont également les bienvenus au sein de «We Shape Tech». Pour promouvoir la diversité, il faut des hommes et des femmes. Malheureusement, seuls quelques hommes ont saisi cette opportunité jusqu’à présent. Les quelques hommes qui assistent aux réunions vivent l’événement comme le font souvent les femmes, à savoir en tant que membres d’une minorité. Lorsque les femmes sont entre elles, il en émerge une atmosphère plus détendue. J’en fais aussi l’expérience lors des cours réservés aux femmes de Master21: lorsque les femmes sont entre elles, elles osent davantage. En plus, elles posent des questions qu’elles garderaient pour elles s’il y avait des hommes dans la salle et s’expriment avec plus d’assurance et de confiance que lorsque des hommes sont présents.

A propos de Melanie Kovacs
Melanie Kovacs a fondé Master21, où les personnes intéressées sont initiées aux bases de la programmation dans le cadre de cours pratiques. Auparavant, elle avait créé le réseau de femmes Aspire et organisé des week-ends pour startups. Entrepreneuse, elle a fait des études en gestion d’entreprises à la Haute école de gestion de Zurich et à l’Université de Madrid et a obtenu un CAS en Requirements Engineering à la Haute école technique de Rapperswil.  Avec Aileen Zumstein et Elaine Skapetis, Melanie Kovacs a amené le réseau «We Shape Tech» à Bâle. L’initiative «Movement in Diversity» offre une plate-forme et une communauté aux personnes qui veulent faire une différence dans le domaine de la technologie et de l’innovation. En parallèle, l’organisation se concentre sur la transmission de savoir-faire et la promotion des échanges.

report Life Sciences

Santhera receiving up to 105 million Swiss francs

23.05.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch is top European accelerator

21.05.2019

report BaselArea.swiss

La région économique Bâle-Jura connaît une évolution stable

28.03.2018

La région économique Bâle-Jura offre aux entreprises un environnement de haute qualité. C’est ce qui ressort du rapport annuel 2017 de BaselArea.swiss, qui paraît aujourd’hui.

Dans son rapport annuel 2017 qui paraît aujourd’hui, BaselArea.swiss exprime sa satisfaction par rapport au développement de la région Bâle-Jura. En effet, le nombre d’implantations réalisées avec le soutien des services de promotion de l’innovation et de promotion économique des cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et du Jura s’est hissé, après le record de 2016, au niveau de l’année précédente. Si l’on tient compte du nombre d’emplois prévus dans les trois à cinq années à venir, le résultat renoue avec 2016. «C’est un résultat satisfaisant au vu des conditions cadre difficiles», se félicite le CEO Christof Klöpper. Le rejet du projet de réforme de l’imposition des entreprises III a en effet suscité une certaine inquiétude du côté des clients.

Concernant l’origine géographique et la sphère d’activités des entreprises nouvellement implantées, on constate la prédominance des Etats-Unis et des sciences de la vie (y compris la chimie). Parmi les implantations les plus importantes : Bio-Rad (Etats-Unis), qui a choisi Bâle pour son siège européen; Idemitsu (Japon) qui a créé à Bâle un centre de recherche pour les diodes électroluminescentes organiques; SpiroChem, qui a opéré le transfert de son siège de Zurich à Bâle. Par ailleurs, ce vivier a attiré de nouveaux projets d’implantation: ainsi, 90 entreprises ont visité la région en 2017 afin de procéder à une évaluation du site.

Davantage d’entreprises

Les créations d’entreprises ont connu une évolution positive dans la région Bâle-Jura. Ainsi, BaselArea.swiss a prodigué davantage de prestations de soutien aux entrepreneurs et apporté sa contribution à plus de 60 créations et projets de startups. Les événements, séminaires et ateliers organisés par BaselArea.swiss ont attiré plus de 5500 participants sur des thèmes liés à l’innovation, ce qui représente une avancée notable par rapport à l’année précédente.

BaselArea.swiss a lancé en 2017 toute une série d’activités sur des thèmes liés à l’innovation revêtant une importance pour la région. Des activités ont ainsi été développées dans le secteur de l’industrie 4.0. Celles-ci doivent être encore renforcées en 2018 par des partenariats avec les pays voisins dans le cadre d’un projet Interreg. Les innovations dans le secteur de l’industrie chimique constituent une autre priorité. Une initiative très remarquée baptisée DayOne a vu le jour en 2017 sur les thèmes de la médecine de précision et de la santé numérique (Digital Health).

BaseLaunch, le programme d’accélération dédié au secteur de la santé, lancé en 2017, s’est révélé particulièrement fécond. Il s’est attiré le soutien de cinq leaders de l’industrie, soit Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer, Roche et Roivant Sciences, et a également suscité des réactions positives sur le marché: plus de 100 candidatures de projets de startups provenant de plus de 30 pays ont été reçues par BaselArea.swiss. Six startups ont été fondées dans la région Bâle-Jura; elles seront soutenues en phase de développement pendant un an par une enveloppe de 250 000 CHF maximum, ainsi que par un appui logistique en Suisse grâce au laboratoire Switzerland Innovation Park Basel Area.

report ICT

Wie sicher ist Ihr IT-System?

21.05.2019

report Invest in Basel region

Green light for tax proposal

20.05.2019

report Life Sciences

«J’aime réfléchir à des problèmes apparemment insolubles»

13.03.2018

Andreas Plückthun continue de chercher là où d’autres ont laissé tomber: 40 collaborateurs travaillent au sein de son laboratoire dans le domaine de l’ingénierie des protéines. Les résultats constituent la base de trois entreprises de biotechnologie: Morphosys à Munich ainsi que Molecular Partners et G7 Therapeutics (désormais Heptares Zürich) à Schlieren. En marge du congrès Antibody à Bâle, Andreas Plückthun nous a expliqué pourquoi il est resté fidèle à la recherche.

Monsieur Plückthun, en trois décennies, vous avez co-fondé trois sociétés de biotechnologie. Quels ont été les ingrédients de cette réussite?

Au début, il y avait toujours la curiosité de découvrir quelque chose de nouveau, jamais la volonté de créer une entreprise. Après que nous ayons fabriqué des anticorps artificiels et appris comment imiter le système immunitaire, nous avons fondé la société Morphosys. C’est alors que la question suivante s’est posée: est-ce que nous pouvons utiliser d’autres molécules de protéines et résoudre ainsi de nouveaux problèmes? C’est comme cela qu'ont été conçues les Designed Ankyrin Repeat Proteins (DARPins) et une deuxième entreprise, Molecular Partners à Schlieren. Le défi suivant consistait à stabiliser les récepteurs grâce à l’ingénierie des protéines afin de pouvoir développer plus efficacement des médicaments pour ces points sensibles. En raison de ces recherches, nous avons créé une troisième société, G7 Therapeutics.

Qui a respectivement motivé ces créations d’entreprises?

Pour la première entreprise, ce sont mes collègues chercheurs. J’étais alors le plus sceptique des trois. Les deux autres sociétés sont des spin-offs classiques de mes doctorants et post-doctorants.

Aujourd’hui, quelle est la situation de ces entreprises?

Morphosys compte actuellement 430 collaborateurs. L’entreprise a récemment fêté son 25ème anniversaire. De plus, nous avons reçu la première autorisation de la FDA pour un anticorps qui est donc désormais disponible sur le marché. Cette société est l’une des rares qui fait encore exactement ce que nous avions écrit à l’époque dans notre business plan et qui connaît toujours le succès. Molecular Partners emploie 130 collaborateurs, avec plusieurs études en phase deux et trois. Tout comme Morphosys, l’entreprise est cotée en bourse. G7 Therapeutics a été rachetée par l’entreprise anglaise Heptares appartenant elle-même à la société japonaise Sosei. En bref, toutes les entreprises vont bien. Pour moi, la fondation en soi ne représente pas une réussite particulière. Ce qui m’intéresse, c’est plutôt que l’entreprise se porte bien et commercialise des médicaments.

Quels sont les changements auxquels vous avez fait face pour les créations d’entreprise au cours des décennies?

L’environnement a totalement changé. En Europe, il y a 25 ans, créer une entreprise de biotechnologie n’allait pas de soi. Pour cela, les gens partaient en Californie. Aux Etats-Unis, lors d’un symposium, j’ai été accueilli en tant que chercheur et fondateur d’entreprise par la phrase: «He is like us». Là-bas, il était normal depuis bien plus longtemps d’être à la fois chercheur et entrepreneur. Chez nous, le scepticisme a désormais disparu et de telles créations d’entreprises sont perçues de manière positive. De plus, il existe désormais une scène «venture capital». Pour être honnête, je dois dire que par rapport aux bailleurs de fonds, il est utile d’avoir déjà fondé une entreprise prospère. Le premier accord est le plus compliqué.

Vous semblez avoir bien réussi en tant que créateur d’entreprise. Est-ce que vous n’avez jamais eu envie d’intégrer l’une de vos sociétés?

Pour moi, il n’a jamais été question de quitter la haute école. C’est un privilège incroyable d’être payé par l’Etat afin de faire des choses un peu folles. J’ai toujours voulu réfléchir au prochain défi au sein de la haute école. Dans ce cadre, ne pas être obligé de justifier des bénéfices trimestriels constitue la seule possibilité d’assurer le progrès. Dans une entreprise qui utilise l’argent des investisseurs pour la recherche, il n’est pas possible de réaliser des projets risqués et longs comme ceux qui m’intéressent. Mais je peux affirmer que grâce aux entreprises qui se basent sur mes recherches, j’ai remboursé mon dividende et créé de nombreux emplois.

Vous continuez donc à vous consacrer à la recherche fondamentale. Est-ce qu’il est possible de pousser celle-ci vers une commercialisation accrue?

Nous avons toujours voulu résoudre des problèmes qui nous semblaient suffisamment importants. A moment donné, dans la recherche, la question qui se pose est de savoir comment l’on utilise les résultats, ce qui en découle. Si nous n’avions pas commercialisé les résultats, les projets se seraient simplement arrêtés alors qu’ils devenaient intéressants. Nous serions restés bloqués à mi-parcours. C’est comparable avec un plan de construction pour un ordinateur que l’on ne construirait pas. En fondant des entreprises, nous voulions nous assurer que les projets continuent.

Dans le cadre de vos recherches, est-ce que vous avez collaboré avec l’industrie?

La collaboration directe entre l’industrie pharmaceutique et notre laboratoire n’a jamais vraiment bien fonctionnée. Les attentes et les horizons temporels sont très différents. Nous développons de nouveaux concepts et de nouvelles idées. Souvent, cela n’est pas compatible avec la recherche pharmaceutique de la grande industrie. Je pense que je ne froisserai personne en affirmant que l’industrie pharmaceutique est très conservatrice. Nous avons certes de nombreux contacts, mais très peu de collaborations. Cependant, les entreprises que nous avons créées travaillent très bien avec l’industrie pharmaceutique.

Quels sont les prochains thèmes auxquels vous allez vous consacrer?

Nous effectuons des recherches sur les virus artificiels qui ne peuvent pas se multiplier. Il faudrait que les virus produisent dans le corps les protéines nécessaires en tant que produits thérapeutiques. Il s’agit d’un sujet tellement éloigné de la mise en œuvre pratique qu’il est uniquement possible dans une haute école. Mais je suis convaincu que cela aurait des conséquences énormes si cela fonctionne. Je ne serais pas tranquille si nous ne tentions pas au moins le coup. Dans mon laboratoire, nous essayons donc une fois de plus de résoudre un problème que la plupart des spécialistes jugent impossible. C’est ce qui nous motive à nous lever le matin. Je veux démontrer que cela est possible malgré tout.

Inscription à l'événement: Andreas Plückthun between basic research and biotech entrepreneurship on 24 April 2018.


A propos d’Andreas Plückthun
Andreas Plückthun est biochimiste et chercheur dans le domaine de l’ingénierie des protéines et de l’évolution dirigée de protéines, en particulier d’anticorps, de molécules synthétiques de liaison et de protéines membranaires. Il est professeur à l’Institut de Biochimie de l’université de Zurich depuis 1993. Il a étudié la chimie à l’université d’Heidelberg et a passé sa thèse à l’université de San Diego en Californie. Il a réalisé son post-doctorat à l’Institut de chimie et de biologique chimique de l’université Harvard. Après son séjour de sept ans aux Etats-Unis, Andreas Plückthun est revenu en Allemagne pour devenir chef de groupe au centre génétique de l’université de Munich et à l’Institut Max-Planck de biochimie à Martinsried. Il est membre de la European Molecular Biology Organization (EMBO) et fait partie de Leopoldina, l’Académie nationale des sciences. Il a reçu de nombreux prix internationaux et a été récompensé en tant que pionnier de l’ingénierie des protéines. Andreas Plückthun est co-fondateur des deux sociétés spin-off Morphosys (actuellement: 400 collaborateurs) et Molecular Partners (actuellement 40 collaborateurs) cotées en bourse.

Interview: Annett Altvater et Stephan Emmerth, BaselArea.swiss

report Invest in Basel region

Salina Raurica is making good headway

16.05.2019

report Innovation

Impact Hub Switzerland etabliert grösste Community für Entrepreneure in der Schweiz

16.05.2019

report

Meet the BaseLaunch Startups

11.03.2018

Six of the BaseLaunch startups recently started Phase II. They received either grants up to 250,000 Swiss francs or gained free of charge access to BaseLaunch laboratory and office space at the Switzerland Innovation Park Basel Area. Hear what the startups, the BaseLaunch team and selection committee members experienced in the first year. Find out more about what makes BaseLaunch unique.

The BaseLaunch accelerator is now open for applications for the second cycle. Entrepreneurs with a healthcare based project or a game-changing innovation in diagnostics, medtech or related field at the pre-seed or seed funding stage are invited to submit their applications to the program.

Following the application deadline on 14 May, promising projects will be admitted to the accelerator program for a period of 15 months. In phase I, the startups will benefit from the support of industry experts, office- and laboratory space free of charge and access to healthcare partners. After three months, they will be invited to present their idea to the selection committee. They will determine which promising startups will proceed to Phase II that runs for one year.

BaseLaunch is backed by five industry leaders — Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer, Roche and Roivant Sciences. Other public and private partners such as KPMG and Vossius & Partner also support the initiative.

report Innovation

University of Basel amongst the most innovative in Europe

14.05.2019

report Precision Medicine

Tackling the healthcare innovation chasm

13.05.2019

report

«En tant qu’entrepreneur, on doit assumer soi-même les décisions que l’on prend»

06.02.2018

Il y a cinq ans, Alisée de Tonnac a quitté son emploi chez L’Oréal pour parcourir le monde afin de mettre sur pied la première édition du concours de start-ups Seedstars World. Cinq ans plus tard, Seedstars est présent dans plus de 85 villes à travers le monde, dirige ses propres centres de collaboration et de formation et prévoit l’ouverture de 15 Seedspaces destinés à la collaboration et la cohabitation d’entreprises d’ici la fin 2018. BaselArea.swiss s’est entretenu avec Alisée de Tonnac à l’issue de sa présentation au Swiss Innovation Forum qui s’est tenu à Bâle en novembre dernier.

Quelle est la principale raison qui vous a poussé à quitter votre poste prestigieux au sein d’un groupe international pour vous lancer dans une carrière d’entrepreneur?

Je me souviens être tombée sur cette phrase d’Eleanor Roosevelt: «Faites chaque jour une chose qui vous fait peur.» Et je me suis dit alors: pfff, je fais exactement le contraire. Je me satisfaisais de ma propre situation (je me demande d’ailleurs si ce n’est pas justement la définition même de «malheureux»), ma vie professionnelle et ma vie privée à l’époque ne suscitaient pas en moi de grande motivation, ou du moins je ne savais de quelle manière réellement me motiver. Je ne pressentais pas encore que l’entrepreneuriat et la construction de quelque chose par moi-même allaient être déterminants pour moi. Et pourtant c’est bien ce que je suis devenue désormais aujourd’hui.

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat signifie pour vous?

Tout d’abord, il y a, selon moi, différents types d’entrepreneurs. Certains construisent tout d’eux-mêmes à partir de rien et ne se reposent pas tant que leur idée n’est pas devenue réalité. D’autres, comme moi, suivent, soutiennent et développent l’idée. Donc, potentiellement, l’entrepreneuriat peut convenir à chacun, en fonction de ses traits de personnalité et, bien entendu, sous réserve que l’on ne craigne pas l’incertitude, le fait de prendre des risques et de se gérer vous-même. L’une des choses que j’aime le plus dans ce mode de vie, c’est que c’est moi qui décide de la façon dont la journée va se dérouler. C’est spectaculaire. Pour être honnête, l’une des clés de ma réussite personnelle et professionnelle est le fait que je travaille avec une équipe formidable. Mes cofondateurs font toute la différence. Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’occasion de créer de vous-même une entreprise. Le choix de l’équipe avec laquelle on travaille est crucial – ne pas oublier que l’on va passer toutes ses journées avec eux.

Qu’est-ce qui selon vous compte le plus avec une équipe de cofondateurs?

Mes cofondateurs et moi-même sommes très complémentaires. Je suis axée sur l’opérationnel, la stratégie, ce n’est pas mon truc. Un stratégiste doit envisager les choses cinq ans à l’avance, visualiser les obstacles tout en gardant le cap. Mais surtout, nous nous sommes assurés d’être tous au diapason en ce qui concerne nos valeurs. Nous nous sommes demandés par exemple si nous serions capables de maintenir la cohésion de l’équipe durant les bons moments comme les mauvais. Ce partage de valeurs communes s’est révélé être l’une de nos plus grandes forces et l’une des raisons pour lesquelles nous en sommes encore là cinq ans plus tard. Nous voulons construire de belles choses avec de bonnes personnes. Nous sommes convaincus de pouvoir faire tourner une entreprise rentable tout en faisant le bien, mais surtout notre socle de valeurs communes nous unit, et ce, quelles que soient les circonstances – en tous cas jusqu’à présent cela a été le cas.

Avant de participer à la création de Seedstars, vous travailliez pour L’Oréal. Comment mettez-vous à profit votre expérience au sein de ce grand groupe?

J’y ai tellement appris de choses sur le plan des affaires, de la culture, du travail en équipe et de la pression sociale. Je sais également ce que je ne souhaite pas faire, ce qui est tout aussi important. Cela m’a aussi appris énormément sur la façon dont je souhaite construire la culture au sein de notre nouvelle structure. La culture est tellement importante pour gérer et développer l’entreprise. Je pense qu’au sein des grandes entreprises, on apprend à savoir ce qui les différencie et l’on comprend de quelle manière une culture soigneusement définie et communiquée peut contribuer au succès de l’entreprise.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris le jour où vous êtes devenue entrepreneur?

La maîtrise de mes journées et de mes actions. En effet, on doit réellement assumer soi-même les décisions que l’on prend. On ne peut pas prendre les choses à la légère et se réfugier derrière la marque ou des e-mails en copie, en cas de problème. Je dois avouer que j’étais un peu terrifiée au départ d’être la seule personne capable de faire démarrer la machine – tout en trouvant néanmoins que cela était très gratifiant.

Vous collaborez avec des entrepreneurs provenant de plus de 60 pays. Dans quels domaines sont-ils actifs?

Dans le secteur de la santé, on compte beaucoup de plateformes numériques, comme par exemple une qui permet de savoir si un médicament est contrefait ou non – ce qui est un problème notamment au Nigeria et dans d’autres pays émergents. Il y a des plateformes de télémédecine qui relient des zones rurales à des spécialistes et des applications éducatives destinées aux femmes enceintes, la mortalité infantile demeurant très importante dans ces régions.

Seedstars a lancé ses propres programmes de formation. Qu’est-ce qui vous a poussé à le faire?

Le talent est présent partout. Cependant, les personnes talentueuses n’ont pas toutes accès aux mêmes opportunités et infrastructures de formation et de création de réseaux. Nos formations s’adressent aux talents qui n’ont pas encore émergé.

Qu’avez-vous appris de votre expérience à Lagos?

Nous sommes présents sur des marchés qui représentent une grande partie du monde. Le fait d’avoir affaire à des habitudes de consommation différentes, à des transformations radicales et des centres urbains à croissance rapide aide à comprendre ce que sera le monde de demain. Nous vivons désormais au sein d’une économie mondialisée; le monde ne s’arrête plus aux frontières des nations. Ceux qui nient cette réalité se mettent d’eux-mêmes des œillères, tant au niveau professionnel que personnel. Prenez Lagos, par exemple: la ville compte 20 millions de personnes, les rues grouillent de monde, tout le monde est jeune et l’on perçoit automatiquement cette sensation du «tout est possible», à des antipodes de Genève où nous avons des mètres d’espace entre les personnes. Au bout de deux semaines, je commence à me plaindre quand le bus est cinq minutes en retard. Certes, nous avons une situation très confortable et nous avons beaucoup de chance – mais cela peut également être considéré comme un problème pour l’innovation. Bénéficier d’une situation confortable peut constituer un but, mais à de nombreux égards, un tel but est en contradiction avec les démarches novatrices.

Votre société est inscrite à Genève. En quoi est-il important d’avoir son siège en Suisse?

Tout d’abord, nous sommes très fiers de la marque «Swiss made» qui a fortement contribué au succès de notre développement à travers le monde. Les valeurs portées par ce drapeau – telles que la qualité, le professionnalisme et la neutralité –, nous souhaitons les incarner sur le terrain. Tous les partenaires ayant grandi en Suisse, nous y maintenons également des liens étroits avec nos réseaux privés et publics. La Suisse est un carrefour extraordinaire, comportant des organismes publics de premier ordre tels que les Nations Unies à Genève ou le Forum économique mondiale à Davos, qui jouent un rôle clé sur les marchés sur lesquels Seedstars est présente. De nombreuses multinationales qui y ont leur siège sont également très portées sur ces pays émergents, notamment en ce qui concerne l’acquisition de talents. De plus, elles offrent des solutions potentielles. Il est essentiel d’être présent à la fois en Suisse et dans les pays où nous organisons nos compétitions. Il est intéressant de noter que nous assistons petit à petit à un renversement du parcours de l’innovation: Safaricom, le premier fournisseur de services mobiles au Kenya, a lancé une solution de paiement appelée M-Pesa. Ils testent désormais leur solution en Roumanie et en Albanie. Je suis certaine que la façon habituelle de faire affaires consistant à lancer un nouveau produit dans le nord avant de l’étendre au sud va bientôt devenir obsolète.

 

A propos d’Alisée de Tonnac
Alisée de Tonnac est diplômée d’HEC Lausanne et a obtenu son Master en management international auprès de l’Université Bocconi. De nationalité française, elle a vécu à Singapour, dans la Silicon Valley, en Suisse, en Italie et à Lagos au Nigeria. Elle a été chef de produit pour des marques de luxe au sein du Groupe L’Oréal et a travaillé pour Voyage Privé, une start-up européenne de premier plan. Après avoir parcouru le monde pendant un an pour la mise en place de la première édition du concours de start-ups Seedstars World en 2013, Alisée en dirige désormais la société. Elle s’est constitué de solides connaissances dans le domaine des technologies, des réseaux sociaux et des comportements de consommation dans les marchés émergents. Alisée de Tonnac est membre du Conseil d’administration de la Haute école de gestion de Fribourg et du Conseil de l’innovation suisse. Elle a été désignée Social Entrepreneur Forbes 30 under 30 en 2017 et Innovation Fellow de Wired UK en 2015.
 

A propos de Seedstars
Seedstars est un groupe basé en Suisse qui s’est donné pour mission d’influencer la vie des populations dans les marchés émergents, grâce à la technologie et à l’entrepreneuriat. Seedstars relie les parties prenantes, construit des entreprises à partir de zéro avec des partenaires publics et privés et investit dans des start-ups à forte croissance au sein de ces écosystèmes. Par le biais d’un large éventail d’activités allant de la découverte de start-ups jusqu’à la création de sociétés et des programmes d’accélération, l’équipe s’est constitué un réseau extrêmement puissant d’entrepreneurs, d’investisseurs, d‘incubateurs, de sociétés et de représentants publics provenant de plus de 65 pays à croissance rapide à travers le monde. Seedstars a débuté ses opérations en 2013, en lançant son modèle de concours de start-ups dans plus de 20 pays émergents. Aujourd’hui, en 2018, le concours est présent dans plus de 85 villes, et Seedstars Group s’apprête à lancer 15 hubs stratégiques (Seedspaces, des activités de co-working, des programmes d’accélération et des centres académiques) à travers le monde. Le modèle commercial repose sur la mise en place d’accords de partenariat renouvelables avec des acteurs tant locaux que mondiaux qui cherchent à prendre part à des investissements à impact dans les domaines des technologies et de l’innovation. Une partie des revenus générés provient également d’un modèle hybride de construction de sociétés au moyen duquel Seedstars crée de nouvelles entreprises sur de nouveaux marchés, en s’appuyant sur des modèles d’affaires testés et adaptés aux circonstances locales. Jusqu’à présent, Seedstars a investi dans 15 start-ups. 10 à 15 autres investissements sont prévus au cours du troisième trimestre de 2018.

report Life Sciences

Pfizer acquires Basel-based Therachon

09.05.2019

report Life Sciences

Swiss biotech industry growing

08.05.2019

report

«Nous transmettons la fièvre Impact Hub à la ville de Bâle»

09.01.2018

Les Impact Hubs sont l’histoire d’une réussite: créés en 2005 à Londres, il existe désormais plus de 100 Impact Hubs comptant plus de 15 000 membres dans le monde entier. Après Berne, Zurich, Genève et Lausanne, Bâle doit bientôt également disposer de son Impact Hub. C’est l’objectif de l’association Hubbasel, fondée par l’entrepreneur André Moeri, l’experte en durabilité Connie Low et l’avocate Hanna Byland. Dans son interview, Hannah Byland explique pourquoi un Impact Hub est plus qu’un simple espace de coworking et pourquoi, en plus des entrepreneurs, les investisseurs et les entreprises en profitent aussi.

Madame Byland, vous œuvrez depuis début 2017 bénévolement pour l’association Hubbasel. Comment a-t-elle été créée?

Hanna Byland: J’ai été invitée à l’inauguration de l’Impact Hub de Berne et ce concept m’a enthousiasmé. Je me suis donc renseignée pour savoir s’il y avait également un projet d’Impact Hub à Bâle et c’est ainsi que j’ai rencontré Connie Low et André Moeri. Nous partageons les mêmes valeurs, de la collaboration respectueuse à une vision positive du futur en passant par l’envie de nous engager activement pour cela. Qui plus est, chacun d’entre nous possède différentes compétences. Connie est bien ancrée dans le secteur de la durabilité et se distingue par son énergie positive constante. André s’occupe des composantes entrepreneuriales et identifie le potentiel des idées et des personnes. Je suis proche de la pratique et je garde un œil sur la composante juridique et la faisabilité. Au final, nous formons une combinaison idéale. Nous avons créé l’association Hubbasel début 2017, à trois. Désormais, nous sommes déjà huit. Tous ont travaillé d’arrache-pied à la réalisation de ce projet et ont contribué à ce que nous soyons déjà nominés pour le statut «Impact Hub Candidate» au sein du réseau mondial.

Quand l’Impact Hub de Bâle sera-t-il inauguré?

Nous souhaiterions l’inaugurer durant la deuxième partie de 2018. Nous sommes actuellement les hôtes d’Andreas Erbe qui nous accueille dans ses launchlabs. Ce lieu est parfait, très inspirant. Mais nous sommes à la recherche de nos propres locaux, avec une surface comprise entre 1000 et 2000 mètres carrés. Les lieux doivent être aménagés de façon à ce que l’entreprise puisse croître et rétrécir de façon flexible.

Dans quelle mesure l’Impact Hub se différencie-t-il d’un espace de coworking?

Un Impact Hub est toujours constitué de trois composantes: Inspire - Connect - Enable. Chez nous, l’objectif est de permettre à des entrepreneurs, des investisseurs et des personnes créatives de se rencontrer, de trouver de l’inspiration et de bénéficier d’une assistance pour leurs projets. Nous souhaitons créer non seulement un lieu de travail, mais également un lieu de mise en réseau. Chaque Impact Hub est associé à son site, mais offre également la possibilité de rencontrer des personnes partageant les mêmes idées dans d’autres Impact Hubs partout dans le monde et de générer ainsi une idée locale avec un impact mondial. Chez nous, tous ceux qui souhaitent améliorer un peu le monde grâce à leur travail, leur entreprise ou leur innovation peuvent se réunir. Il s’agit d’un objectif ambitieux, mais il faut bien un début à tout.

Des Impact Hubs existent déjà à Zurich, Berne, Genève et Lausanne. Pourquoi en faut-il également un à Bâle?

Genève assure les échanges avec les organisations internationales, Berne plutôt avec le gouvernement. Zurich est plus proche du secteur économique. Je pense que Bâle constitue un terreau idéal pour un Impact Hub. Il y a ici des entreprises opérant au niveau international. Dans le même temps, le sens des responsabilités de la population est très fort. Cette combinaison unique n’existe qu’à Bâle.

Comment ce sens des responsabilités s’exprime-t-il à Bâle?

Dans le cadre de différentes petites initiatives, dans le domaine d’activité des fondations, mais également au sein de lieux comme la Markthalle ou le Gundeldingerfeld. A Bâle, le développement durable de la ville et de l’espace occupe une place très importante. La production alimentaire, l’alimentation et le gaspillage alimentaire, mais également la justice sociale au sens de l’égalité des chances en matière d’éducation et de l’égalité des genres constituent des thèmes importants pour la communauté bâloise. Il existe de nombreux acteurs et projets qui suivent une direction similaire. Toutefois, pour l’instant, de nombreuses initiatives sont des projets individuels. Nous pensons que nous pouvons contribuer à mieux unir ces forces à l’échelle locale et même internationale, grâce au réseau Impact Hub.

A qui s’adresse l’Impact Hub de Bâle?

Nous souhaitons intégrer des entreprises intéressées par la durabilité, leur offrir un toit et leur montrer qu’elles ne sont pas seules. Pour les entreprises, l’Impact Hub constitue également une source de nouveaux talents. Il n’existe pas encore de plateforme comparable pour les investisseurs. Il ne faut pas oublier que pour les investisseurs, trouver des entreprises adaptées à leurs investissements constitue un travail. Nous souhaitons les aider. Les universités et les hautes écoles sont également intéressées par un lieu de collaboration. Elles disposent du savoir et des personnes formées. Grâce à nous, elles peuvent bénéficier d’un accès à la pratique.

Quels ont été les retours jusqu’à présent?

Les retours ont été très positifs. Nos canaux de communication comme la newsletter, Meetup ou Facebook sont très utilisés. Une fois par mois, nous organisons des évènements pour savoir à quoi ressemble notre communauté. Entre 40 et 60 personnes participent à chacune de nos manifestations. Les échanges sont vivants et les retours sont très motivants. A l’avenir, nous souhaitons proposer encore plus de manifestations, telles que des ateliers et des séries d’événements, mais aussi des hackathons, des accelerators, des incubators et des fellowships. C’est dans ces derniers domaines en particulier que la collaboration avec les acteurs locaux nous semble primordiale. De plus, nous avons réussi à convaincre la fondation Christoph Merian, la fondation Gebert Rüf et la fondation Botnar de nous apporter leur soutien pour le lancement. Cela nous a naturellement fait très plaisir.

En quoi consiste les manifestations?

Nous accueillons régulièrement des entrepreneurs que nous mettons en contact avec des investisseurs et des coachs. Généralement, la manifestation est centrée sur un thème ou une problématique. Nous constatons que beaucoup de personnes proposent volontiers leurs compétences et leur aide. Jusqu’à présent, il manque un lieu pour accueillir ces échanges et transformer ces idées en projets et en concepts commerciaux. La prochaine manifestation publique, lors de laquelle nous collaborerons avec les étudiants de la Haute École spécialisée de la Suisse du Nord-Ouest (FHNW), aura lieu le 13 février 2017.

A propos d’Hanna Byland
Hanna Byland est collaboratrice juridique au sein du cabinet d’avocats et de notaires Neidhardt/Vollenweider/Jost/Stoll/Gysin/Tschopp à Bâle. Elle a étudié le droit aux universités de Lucerne et de Neuchâtel. Hanna Byland a été membre des Jeunes Libéraux dans le canton d’Argovie et elle s’engage bénévolement dans l’association Hubbasel depuis début 2017.

report Invest in Basel region

EuroAirport – connecting Switzerland to the world

06.05.2019

report Life Sciences

Switzerland excels with biotech start-ups

06.05.2019

report Precision Medicine

“Precision medicine is the best opportunity to reconfigure healthcare”

04.12.2017

After 20 years with the pharmaceutical company Eli Lilly, Bernard Munos set out to better understand pharmaceutical innovation – specifically what makes it possible and how to get more of it. Munos is now a Senior Fellow at Faster Cures, a Center of the Milken Institute, and the founder of the consultancy InnoThink, which advises biomedical research organizations on how to become better innovators. He also contributes to Forbes magazine, an American business publication. Munos travelled to Basel in October, on behalf of HKBB and DayOne to participate in the “Powertalk”.

Mr. Munos, precision medicine has been around for a couple of years. These days everybody seems to talk about it. Why is that?

Bernard Munos: The healthcare system is increasingly torn apart by powerful forces. On one hand, science is delivering amazing things such as protein therapeutics (peptides, monoclonal antibodies); cellular therapies (CAR-T); gene editing (CRISPR); and a growing array of technologies based on a molecular understanding of diseases. The only problem is that this is very expensive. In addition, the population is aging, and older people tend to get diseases that are costlier to treat. The result is nearly infinite demand for costly care, which is clashing with the limited resources available to fund it. But, as it turns out, precision medicine is the most promising opportunity to change the economics of pharmaceutical R&D, reconfigure healthcare, and deliver affordable care to all.

In other words: the current system is not built to distribute the benefits of the new technologies?

For decades, R&D was much simpler: We took a disease that we typically did not fully understand, threw a bunch of compounds at it and saw if something would work. If it did, you had a drug. This was crude, but not a bad strategy since it gave us drugs long before we understood the diseases they treated. Sometimes, however, it does not work. For example, we have thrown over 350 compounds at Alzheimer’s, but none has worked, and we still do not know what causes the disease. There’s got to be a better way, and that is precision medicine.

What will change with precision medicine?

Once we understand how diseases work, our capabilities are so powerful that we can often design a disease modifying molecule literally within months. Precision medicine, along with the technologies that enable it, will give us the insights we need to develop those drugs. But it translates into a smarter – and ultimately cheaper –  way to do science and develop drugs –which is why it will prevail.

What do we need to establish to get precision medicine taking up more speed?

According to the Food and Drug Administration, the number one impediment to innovation is the lack of natural histories for most diseases. This means that we do not have baseline data that describes the course of the disease, and therefore we cannot measure the improvement that a therapy would bring. It really limits our ability to innovate. Many diseases progress quietly for many years before they are diagnosed. Take Alzheimer’s or pancreatic cancer: by the time they show symptoms, it is too late for an intervention. Precision medicine will change that by collecting data while the diseases progress but the patients are asymptomatic. This will advance disease discovery and give us the knowledge we need to develop better therapies. Much of this will be enabled by new and inexpensive data-capture technologies such as biosensors, apps and other plug-in devices that are advancing very rapidly.

But first of all this means new investments – who is going to pay for all this?

At the moment, public companies spend US$110 billion per year on clinical research, much of which goes to collect data. This is an enormous amount of money, and companies gather indeed vast quantities of data, but they are limited in scope and often of mediocre quality. In 2014, the company Medidata Solutions ran an experiment to test the capabilities of biosensors. They assembled a couple hundred patients and equipped them with a few low-cost biosensors such as activity trackers and heart monitors. Over a couple of months, they collected up to 18 million data points per patient and per day. That data was later reviewed by regulators and declared to be “FDA-compliant”. One key point, however, is that its collection cost was trivial. Other evidence suggests that, by redesigning trials to leverage digital technologies, we can cut down the cost of data collection by as much as 80 percent. This is big enough to change the economics of clinical research, but it does more. It also enables better research. Today, drug trials focus on homogenous patient populations, because one needs to minimize the sources of variance. But the result is trials that do not represent very well the populations that we want to treat. Biosensors, on the other hand, can collect lots of data on larger populations, and statistical significance is usually not an issue. It is also high-frequency longitudinal data which gives us a much better picture of what happens to patients.

How will this change medicine?

Today, when someone comes down with Alzheimer’s, we don’t know when it started, or why, and therefore have no way to intervene on the course of the disease before it is too late. If we had data on pre-symptomatic patients, scientists could look back and pinpoint when the disease might have started and how it progressed. With such information, we could design better drugs and intervene earlier when the prognosis is better and treatment costs cheaper. It could potentially move medicine from treatment to prevention, but implementing it won’t be easy. Our whole healthcare system is designed to treat not prevent. Changing it will require a lot of retraining, but it’s the way to go.

Crucial will be the question who owns the data and who will have access to the data?

A key requirement of precision medicine is that data needs to be connected. It will be scattered over hundreds of databases, but they need to be interfaced so that they can easily be searched. Some of the data will be public, but much of them will be collected and controlled by the patients themselves. A majority of patients has signaled a willingness to share their data for legitimate research purposes, but whoever controls data will also control innovation. Patients hold values that are dear to them – such as transparency, openness, and affordability – and they will likely expect the recipients of their data to comply with these values. This will be a big change for the culture of R&D and will have significant consequences for the design of clinical research.

This will change the Value Chain – who will win, who will loose?

Precision medicine will bring some desirable changes: Historically pharmaceutical companies have generated their own data and competed on the basis on such proprietary data. Increasingly, however, data will become a commodity. For instance, the data from the “All-of-Us” million patient cohort that the U.S. National Institutes of Health is assembling will be in public access. There are numerous other large patient cohorts around the world that are being created and whose data will also be public. This will change the basis of competition. Scientists will increasingly work from shared, public data, and their performance will depend upon their ability to extract superior knowledge from the same data used by their peers

What does this mean for the Basel Life Science Cluster?

Big corporations struggle to generate enough internal innovation. The bigger they get, the greater the bureaucracy and the more regimented they become. This creates a climate that is less hospitable to innovation precisely at a time when large companies need more of it. To sustain revenue, they must access a source of external innovation that can supplement their own.  Relying on licensing, mergers or acquisitions does not work well, as companies seldom find what they want to buy at a price they are willing to pay. Innovation hubs such as BaselLaunch or DayOne are a better solution. They allow the local community to create shared infrastructure – such as incubators and support services – that can become a global magnet for entrepreneurs. They also give the local large companies an opportunity to mentor the startups and offer scientific support. For them, it is a way to seed the local ecosystem with innovation that they can harvest later on.  Basel is especially suited for this because innovation tends to blossom where cultures overlap. This has been a factor in the city’s past success, and it is an asset that can be leveraged again.

Do we have enough data scientists?

You certainly have them in Switzerland. Data sciences have long been a strength of Swiss education. It goes hand-in-hand with engineering, physics and other sciences in which Switzerland excels. It is also an important advantage since there is an acute shortage of data scientists around the world. Processing the big data flows discussed earlier requires much larger numbers of data scientists that we are currently training. In America, this has been identified as a critical workforce issue. Switzerland is in a stronger position.

Would an open data platform work like a catalyst?

Scientists flock to data. In all scientific projects, a huge amount of resources – as much as 80% – is spent on data collection and cleanup, which are seldom the most interesting parts. If Basel can offer rich data that is already curated, scientists will be able to accomplish much more while focusing on the part of their work where they really add value. Having data in open free access will also help attract researchers from other disciplines who currently do not engage in biomedical research – such as mathematicians and artificial intelligence experts. Such cross-pollination is a powerful catalyst of innovation.

About Bernard Munos
Munos is a Senior Fellow at FasterCures, a center of the Milken Institute, and the founder of InnoThink, a consultancy for biomedical research organizations. He regularly contributes to Forbes and is a board member and independent non-executive director of innovative healthcare companies.

Interview: Thomas Brenzikofer, Annett Altvater

report Invest in Basel region

Basel economy performing strongly

03.05.2019

report Industrial Transformation

Découvrez DMI Technologies de Delémont

03.05.2019

report Innovation

«Nous voulons augmenter la visibilité des startups de de l’Université de Bâle»

06.11.2017

Voilà huit mois que Christian Schneider est en charge de l’initiative Innovation lancée par l’Université de Bâle. Sa mission est de promouvoir l’entrepreneuriat et les projets avec l’industrie.

Monsieur Schneider, vous occupez un nouveau poste à l’Université de Bâle. Désormais, l’innovation à l'université a un visage, quelle est votre mission?

Nous avons établi deux priorités: la première est de rendre visible le thème «Entrepreneuriat» au sein de l’université. Il faut encourager les chercheurs aux idées prometteuses et les motiver en vue d’une exploitation commerciale. Et mieux soutenir ceux qui sont déjà engagés dans cette voie. La seconde priorité concerne la collaboration avec le monde économique. L’objectif est de concrétiser plus de projets avec les entreprises industrielles.

Vous comptez vous y prendre comment?

Au cours des nombreuses discussions que j’ai pu avoir ces derniers mois avec les start-up de l’université, j’ai découvert par exemple que la notion de réseau était quasi inexistante et que de nombreux créateurs ne se connaissaient même pas. Or, la plupart des jeunes entreprises sont confrontées aux mêmes problèmes. Nous les avons donc réunies au sein du Club des Entrepreneurs, leur permettant ainsi d’échanger. Nous souhaitons que ces créateurs et créatrices se considèrent comme une équipe, un groupe à part entière, reconnu et valorisé par l’université et la société. Par notre intermédiaire, ils peuvent rencontrer certains acteurs auxquels ils n’auraient pas accès à titre individuel.

Que proposez-vous aux jeunes créateurs et créatrices? Qu’attendaient-ils? Que leur manquaient-ils?

Il manquait aux start-up de l’université clairement de la visibilité: on ne les connaissait pas, et elles étaient souvent livrées à elles-mêmes. Nous considérons donc qu’il est de notre ressort de leur donner cette visibilité, tant au sein de l’université qu’à l’extérieur. Nous les aidons également à développer leur réseau vers les partenaires industriels, financiers ou autres prestataires de services. Il est aussi prévu de soutenir les start-up dès le début avec du coaching et du mentoring avec des experts.

Vous proposez des cours depuis quelques mois grâce auxquels les étudiants et les collaborateurs de l’Université de Bâle ont accès à des compétences essentielles comme établir un business plan, les droits de propriété intellectuelle et bien d’autres. Comment cette nouvelle offre est-elle accueillie?

La demande est gigantesque, nous avons été totalement submergés et le succès est impressionnant. Nous envisageons d’ailleurs d’étendre cette offre afin que les étudiants puissent aborder bien plus en amont ces thèmes importants. Plus tôt les jeunes entrepreneurs seront familiarisés avec toutes ces questions, moins ils commettront d’erreurs plus tard. Par exemple, il est important de sensibiliser dès le début les chercheurs sur la question de la propriété intellectuelle, les droits PI donc, sinon, on court le risque de transmettre prématurément des connaissances et qu’il ne soit plus possible ensuite de les protéger. Ces cours fournissent un premier appui à un stade précoce. Cet accompagnement se poursuit ensuite pendant le coaching.

Vous avez pris vos fonctions depuis huit mois maintenant à la tête de l’Innovation à l’université de Bâle. Quelles sont les réactions?

Partout où j’ai pu me rendre ces derniers mois, j’ai constaté que notre initiative Innovation et les offres proposées depuis ont toujours suscité des échos très positifs, voire enthousiastes. Il était visiblement temps que l’université s’engage activement dans cette voie et comble ainsi l’écart.

Le 10 novembre prochain se tiendra le premier Innovation Day de l’université de Bâle à Allschwil. Que s’y passera-t-il?

Nous montrerons à l’occasion de l'Innovation Day, ce qui est important à nos yeux: faire se rencontrer les gens, débattre autour de l’innovation, développer de nouvelles idées, le tout dans un environnement stimulant et convivial. Nous avons plus de 200 inscriptions, une longue liste d’attente et nous nous réjouissons que ce nouvel événement rencontre un tel succès.

Quels sont vos objectifs pour ces deux prochaines années ?

Les start-up doivent se sentir à l’université de Bâle comme chez elles. Les nombreux combattants solitaires doivent se mettre en réseau. Il faut qu’un espace actif, dynamique naisse et qu’il soit également attractif pour les start-up de toute la région. A plus long terme, nous pourrions tout à fait devenir un hub qui attire les créateurs et jeunes entrepreneurs avec un rayonnement international. Nous voulons faire en sorte que Bâle devienne la ville où le plus de start-up possible aient envie de mettre leurs idées visionnaires en oeuvre. Cela ne sera possible que si nous collaborons étroitement avec nos partenaires. Qu’il s’agisse des hautes écoles, d’institutions comme BaselArea.swiss et surtout les industriels. Les discussions avec le monde économique nous montrent que les portes nous sont grandes ouvertes.

Interview: Matthias Geering, Head of Communications & Marketing de l'Université de Bâle

report Invest in Basel region

Welcome to the Basel region: Cerdia

30.04.2019

report Life Sciences

Alentis raises 12.5 million Swiss francs

30.04.2019

report Life Sciences

"You should always have something crazy cooking on the back burner"

03.10.2017

When Jennifer Doudna gave her keynote at Basel Life in September, the auditorium in the Congress Center was packed. Susan Gasser, Professor of Molecular Biology at the University of Basel introduced Doudna as groundbreaking and extremely innovative. The Professor of Chemistry and of Molecular and Cell Biology at the University of California, Berkeley was on top of Gassers wish list for the Basel Life. The leading figure of what is known as the CRISPR revolution among scientists sat down with BaselArea.swiss during her stay in Basel to talk about her lab, flexible career paths and what makes a great researcher.

In your keynote you stated that you always did a lot of basic research. What changed for you and your lab after you published the CRISPR findings?

We are still doing deep dives into CRISPR technology. A lot of our work is about discovering new systems and looking at RNA targeting and integration. These things do not necessarily have to do with gene editing, but are our primal motivation. But there were quite a few changes. We started doing a lot more applied work. That led to all sorts of interesting collaborations with people that I would probably never had the chance to interact with in the past. It has been a great opportunity to expand both deeper and broader.

How do you manage to direct your students and postdocs in your growing lab?

I hire really good people that can focus on both innovative initiatives mixed with projects where a clearer outcome can be forecasted. I give them some guidance and then I cut them loose. We also build teams in the lab which works really effectively. I do not always get it right, but when I do, amazing science happens.

You live in an area where entrepreneurship seems to be some kind of lifestyle. What is your view on the environment in Europe for both doing research and creating companies compared to the benchmark California?

There are some interesting – probably cultural – differences in the way people approach science. At Berkeley, a lot of our students are planning to go into academia. And a lot of students in California not only want to go into industry, but want to start their own company or join a startup. From talking to my Swiss colleagues, it sounds like many students in Switzerland are uncomfortable with that. They want to go to a large company and get a nice salary. Nothing wrong with that. Still, I think that it is good to encourage students to take a risk and to try something that is outside of their comfort zone.

How does that work out in Berkeley?

Two of my students started companies with me directly based on their work in the lab. One company creates new technologies that will be useful therapeutically or in agriculture. In the other case, we are figuring out how to deliver gene editing to the brain. Both students became CEOs and were able to do all the steps it takes to build their company, deal with the legal stuff and funding, conceptualize the business plan and the science. They had to hire people, build a team, and make deals. I always tell those students, I could never do their job.

How do you motivate students to take that step anyway?

I think one of the reasons that we have a lot of entrepreneurship in the bay area is because Silicon Valley is around the corner. That kind of mindset permeates everything. My kid sees young entrepreneurs who are not that much older than a teenager building the next robotics and AI companies. Granted, there is lots of failure for every single success. But teenagers see a successful person and feel motivated to give it a shot.

How can a culture like that be created?

You cannot replicate Silicon Valley culture. But I think you can create a culture that values risk taking and that validates people who do things that are not traditional. If you try something and it does not work out you should not be penalized. Instead, you should be able to go back and get the job at the big corporation. If we encourage our students to see all those options from academia to corporation and startup, they realize that they do not necessarily have to commit themselves to one path for their entire career.

Were you ever tempted to switch sides?

I toyed with it. Back in 2009, I left my job at Berkeley and joined Genentech as a Vice President of basic research. I only lasted a couple of months.

Why was that?

From the outside, it seemed like an exciting way to take my research in a much more applied direction. When I was inside I realized I was not playing to my own strengths. Instead, I realized what I am good at doing and what I really like. It all boiled down to creative, untethered science. I love working with young people and I like creating an environment where they can do interesting work. Not that I could not have done that with Genentech, but it was very different. The process was super painful, but also valuable. I returned to Berkeley and decided to go with the reason why I am in academia: crazy, creative projects that might not be clinically relevant but are interesting science. That was when I decided to expand the work on CRISPR. Had I not made the foray to Genentech and then back to Berkeley, I might not have done any of the CRISPR work.

One topic you are dealing with is the unsolved patent struggle about CRISPR Cas9. Does this effect your work?

I try to look at it very pragmatically. Because ultimately I am an educator. You could say this is my own education. I have learned a huge amount about the patent and legal process, some of it unpleasant. Someday I will write a book about that.

Another jury might be more distinctive on your achievements: You are a hot candidate for the Nobel Prize. How does that make you feel?

I try not to think about it too much. Yet, I feel very humbled. It makes me take a step back and ask myself: What is the purpose of prizes like that? I think they highlight science, the advances that are made and how these might influence people’s lives positively. I did not chose this job to win prizes, but because I really love science.

Is that enthusiasm for science what makes a great researcher – or is there a magic formula?

I think it is a combination of willingness to try new things coupled with a willingness to listen to people. I have seen these extremes both in myself and in my lab. I have real maverick students with creative ideas. But they can never follow a protocol because they are sure they will do better. This often does not lead to good science. The flip is true as well: If you always just follow protocols and never take a step out of the procedures you also do not create the most interesting science. We usually set up one line of experiments that are following a path and where we will surely get some data that are of interest for us. The second project is something that is of interest to the student. This mixture often leads to the best science.Let’s face it: You do not get rich in academic science. The joy in science is the freedom of making discoveries, of finding things out. I tell students: ‘If you stay in academic science, play with that.’ You should always have something a bit crazy cooking on the back burner. That is what makes it fun.

Interview: Alethia de León and Annett Altvater, BaselArea.swiss

report BaselArea.swiss

Fully equipped lab spaces at the Switzerland Innovation Park Basel Area

29.04.2019

report Life Sciences

Basler Forscher beschleunigt Wirkstoffsuche

29.04.2019

report BaselArea.swiss

Treize projets de start-up ont été retenus pour la première phase de BaseLaunch

18.09.2017

BaseLaunch, le programme d’accélération dédié au secteur de la santé de BaselArea.swiss, a été lancé le 14 septembre. Le comité de sélection a choisi 13 projets pour la phase I parmi plus de 100 candidatures provenant de plus de 30 pays. Pendant trois mois, les élus pourront affûter leur Business Case avec des experts du secteur.

Plus de 100 projets provenant de plus de 30 pays ont été déposés pour le programme d’accélération BaseLaunch de BaselArea.swiss. Ils portaient sur des thèmes variés allant des produits thérapeutiques au diagnostic en passant par la santé numérique et la technologie médicale. Le comité de sélection a nommé treize projets prometteurs pour la première phase, contre les 10 prévus initialement. «Nous avons été impressionnés par la capacité d’innovation des candidatures», déclare Trudi Haemmerli, présidente du comité ainsi que CEO de PerioC Ltd et Managing Director de TruStep Consulting GmbH. «Nous sommes impatients de voir comment les projets sélectionnés vont tirer parti de la phase I pour affûter leur Business Case.»

Stephan Emmerth, Business Developement Manager pour BaseLaunch chez BaselArea.swiss, souligne que les projets sélectionnés ont des objectifs très variés: développer de nouvelles approches de traitement de maladies comme Alzheimer, des immunothérapies d’un nouveau genre, des méthodes d’administration des médicaments innovantes ou la nouvelle génération de thérapies géniques dans le traitement du cancer. D’autres projets ont pour but de développer de nouveaux procédés de diagnostic pour trouver des biomarqueurs des cancers ou révolutionner l’identification de maladies neurologiques à l’aide de méthodes de mesure numériques.

Le stade de développement des projets était lui aussi très vaste. On comptait aussi bien des projets visant la création d’une entreprise dans le cadre de BaseLaunch que des start-up qui avaient déjà franchi les premières étapes du financement et souhaitaient poursuivre leur développement avec BaseLaunch. Le parcours professionnel des créateurs d’entreprise était lui aussi très varié. Certains des candidats sélectionnés pour la phase I ont une longue expérience en recherche et développement dans leur secteur, d’autres sont des créateurs d’entreprise diplômés de l’université.

«Nous avons sélectionné les projets les plus prometteurs. Les projets doivent en outre profiter au maximum de BaseLaunch et de l’écosystème régional dans les sciences de la vie», souligne Alethia de León, Managing Director chez BaseLaunch. Une attention particulière a par ailleurs été accordée à une base scientifique et technique solide, à un haut degré d’innovation et au potentiel entrepreneurial de l’équipe de fondateurs. Mme De León a également souligné que le processus de sélection a été productif. Le comité de sélection se compose notamment de représentants de partenaires du secteur de la santé: Johnson & Johnson Innovation, Novartis Venture Fund, Pfizer et Roche: «Les discussions pendant le processus de sélection ont été très constructives.»

A compter du 14 septembre, les treize start-up sélectionnées auront trois mois pour développer leur idée commerciale. Elles pourront compter sur le soutien de l’équipe de BaseLaunch ainsi que d’entrepreneurs et de conseillers expérimentés. Pour cette première phase, les projets sont dotés chacun jusqu’à 10’000 francs. Ensuite, le comité de sélection sélectionne parmi les projets de la phase I trois projets pour la phase II, qui dure douze mois. Les projets sont soutenus jusqu’à 250 000 francs. Les start-up ont en outre accès au laboratoire BaseLaunch du Switzerland Innovation Park Basel Area, les aidant à franchir des étapes importantes dans la recherche et à développer leur Business Case.

Aperçu des projets sélectionnés:

ABBA Therapeutics développe de nouveaux anticorps thérapeutiques pour l’immunothérapie anti-cancer.

Le projet β-catenin vise à développer de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement du cancer du côlon, du poumon, du foie, du sein, du cerveau et de l’ovaire permettant au corps de se libérer des protéines pathologiques.

CellSpring analyse les cellules humaines qui se sont développées dans un milieu tridimensionnel spécifique pour concevoir de nouveaux outils de diagnostic des cancers à un stade précoce.

Eyemove s’efforce de détecter des maladies neurologiques à un stade précoce grâce au suivi des mouvements oculaires.

Polyneuron Pharmaceuticals s’efforce de développer une nouvelle classe de médicaments prometteurs pour traiter les maladies auto-immunes.

Le projet SERI développe de nouveaux médicaments pour le traitement des troubles anxieux et du stress. Ils modulent l’activité du cannabinoïde dans le corps humain.

SunRegen développe de nouveaux médicaments contre les maladies neurodégénératives.

T3 Pharma développe la nouvelle génération de traitements du cancer à l’aide de bactéries.

T-CURX s’est fixé pour mission de développer la future génération d’immunothérapies à base de cellules CAR-T grâce à la plateforme «UltraModularCAR».

TEPTHERA s’est fixé comme objectif de proposer de nouveaux vaccins thérapeutiques contre le cancer.

TheraNASH développe des médicaments personnalisés pour le traitement de la stéatose hépatique non alcoolique (NASH), une maladie à l’origine du cancer du foie qui progresse dans le monde.

VERSAMEB développe de nouvelles approches dans le domaine de la médecine régénérative.

Une société biotechnologique, qui souhaite rester anonyme, développe des médicaments immuno-oncologiques novateurs.

report Innovation

Basler Lyfegen schliesst Finanzierungsrunde ab

18.04.2019

report Life Sciences

Basler Forscher entwickeln neuartigen Zellcomputer

16.04.2019

report Precision Medicine

"In Switzerland, we often sell promising technologies too early"

05.09.2017

Ulf Claesson is a "serial entrepreneur". During the past 25 years, he has set up companies that have gone on to become firmly established in the market. In 2012, he joined Clinerion as CEO and shareholder. Since then, the company has positioned itself in the medical data field and recently entered into a partnership with British company Cisiv. Clinerion's software helps recruit patients for clinical trials run by major pharmaceutical companies – in real time. But the competition never sleeps. A growing number of competitors is now appearing, especially in the USA where there is no shortage of risk capital. In this interview for the Innovation Report, Claesson explains how the Basel-based healthtech company plans to maintain its leadership position.

Interview: Thomas Brenzikofer

Mr Claesson, what was behind your decision to get on board with Clinerion?

Ulf Claesson: Clinerion was originally an IT platform with a complicated name. Its founders hit upon the idea of building a large data hub for the pharmaceutical and healthcare industries. That was quite an ambitious idea. I reckon that the WHO or the Bill and Melinda Gates Foundation could possibly manage it. But a small company in Basel? As an IT person, I quickly saw how good the core technology was.  What wasn't clear, however, was the problem that the technology was going to solve. So we started working on that and felt our way slowly but surely towards the patient recruitment use case. Today, we are the only company in the world able to identify in real time from millions of patient data records those patients who are suitable for a specific clinical trial.

So you have aligned the company with a particular niche?

Yes, absolutely. When you are building a company, you must concentrate on solving a genuine problem. Our technology gives the customer clear benefits. Finding patients usually takes months, sometimes years. We cut this to weeks, or less. We ensure that a pharma company, hospital or contract research organisation already before the start of a clinical trial knows exactly where candidate patients are located and exactly how many there are. Depending on the goal, the study protocol can then be optimised as required. Because we avoid guesswork and identify genuine patients who meet the study criteria in this very moment, the study design is robust and risk is minimised. Not only that, but a study sponsor knows exactly where and how many of his "sites" he must place. Real-time information is particularly valuable for this. As soon as I activate a study protocol, the doctors involved are notified and can call their patients in.

Is it easy to convince hospitals to collaborate with Clinerion?

We were rather naive about this at first. From an IT perspective, it makes sense to do everything in the cloud. That is exactly what we tried to do, but most people were negative about it. We also found that attitudes to data protection, as well as the regulations themselves, vary considerably from one country to the next. These factors make a cloud solution virtually impossible to implement. Today, we are installing a hardware appliance within a hospital's IT infrastructure. The data therefore remains exactly where it is collected and it is as secure as all other patient data. We can also only access consolidated and aggregated meta information, which earns us the trust of decision-makers and the people using the system.

What exactly motivates hospitals to disclose their data?

We all basically share the same objective of providing relevant patients with drugs as soon as possible. We play a role in achieving this. The university hospitals are carrying out research to some extent for their own interests. We help them to carry out their internal studies more quickly. The pharmaceutical companies remunerate the hospitals for each patient who participates in a study. The doctors feel that participating in interesting studies is important. In our experience, the number of studies that hospitals are offered increases significantly as soon as they start working with us.

How many patients do you currently have access to?

We have access to 35 million patients via the hospitals. And we certainly need that many. The numbers can start dwindling rapidly depending on the symptoms you are searching for.

You operate mainly in emerging markets such as Brazil and Turkey.  Why is that?

With the exception of the UK, Europe is more cautious about taking part in clinical trials. By 2020, Turkey expects to have increased the EUR 50 million turn-over in clinical trials in 2014 to EUR 1.5 billion. In Brazil, they are even changing the law to make it easier for pharmaceutical companies to carry out more studies in the future. In clinical trials, it is important for all participating patients to receive the same standard of care. Participants in trials might therefore receive better care than usual. This applies to some countries in Eastern Europe, for example. For some patients, this can be an incentive.

Does your data acquisition prioritise emerging markets?

No, not exclusively. We are also well positioned in a number of European countries. But we can certainly do better. We would also like to expand our presence in India and Taiwan, for example. Great Britain is a key focus for us and our partnership with Cisiv will help here. We recently entered into a partnership with this UK company. Cisiv’s platform complements our screening programme perfectly.

It sounds like a data contest. How close is your main competition?

There are three competitors. But we are the only ones able to provide real-time results. Our competition in the USA, however, has access to much more capital. At the last investment round, one of our competitors raised 32 million dollars.

Do you find it difficult to compete with that?

It is certainly difficult for an ICT start-up in Switzerland to obtain those kinds of amounts. We are not completely dependent on external investment, however. We have a very loyal shareholder base and have sufficient funding, even though we are still a long way from being profitable.

Could a sale be on the cards?

Our vision is to provide patients with medicines. If we see that we can achieve this goal more quickly, we would be willing to consider it. But selling is not currently under consideration. I have already founded a number of companies. Some were sold too early, even though we could still have helped them progress through one or more growth phases. I am convinced that Clinerion will succeed in that regard.

Do you consider the lack of growth financing to be a problem for the Swiss start-up scene?

Most certainly. Good technologies tend to be sold off too early because their owners cannot find the money they need for the next major milestone, typically for the global expansion phase.  

What do you suggest?

Imitating Silicon Valley will get us nowhere. Also because costs there are unacceptably high at the moment. We really need to focus on our strengths. Just to give you one example: twice as many startups are established at ETH Zurich each year than at UC Berkeley. When universities foster a supportive environment, a start-up community develops all on its own. The students I meet at ETH are ambitious and full of energy. I also note, however, that many Swiss students prefer the security of working in a large corporation. We need a greater willingness to accept risk. We need to work on it.

How do you see innovation hub Basel?

We have good access to the sector here, and we can also recruit staff from neighbouring Germany. The labour market is therefore less competitive than in Zurich for example. We feel right at home here in Basel.

Interview: Thomas Brenzikofer and Annett Altvater

About Ulf Claesson
Ulf Claesson studied production technology at Chalmers University in Gothenburg and also gained a management degree at the University of St. Gallen. He worked for IBM and Hewlett-Packard, established spin-offs for various companies, and founded his own start-ups. In his lecture on "Technology Entrepreneurship" he passes on his experience as a "serial entrepreneur" to students at ETH. He is a member of the board of directors of various companies, the Foundation Board Director of the AO Foundation, and has been the CEO of Clinerion since 2012.

report Life Sciences

Zulassungsbereich von Polyphor-Antibiotikum wird erweitert

12.04.2019

report BaselArea.swiss

How Accenture hacked a hospital

11.04.2019

report BaselArea.swiss

"I want to turn innovative research into new drugs"

04.07.2017

Each year some 250,000 patients develop a type of cancer because of faulty communication between cells. This malfunction occurs in what is known as the NOTCH signal path. There are currently no effective treatments – but this is set to change. Cellestia Biotech AG is developing an innovative drug against this type of cancer by using a novel active ingredient that selectively attacks the malfunctioning cell communication. The drug could be used to treat leukaemia, lymphomas and solid tumours such as breast cancer.

In 2014 Professor Freddy Radtke and Dr Rajwinder Lehal, who had dealt with this subject in his dissertation, founded the company Cellestia Biotech AG. In 2015, an experienced team of pharmacology and oncology development specialists led by Michael Bauer came on board, investing in Cellestia as co-founders. Bauer and his team had previously spent several years examining various projects in an effort to help shape the development of such a start-up company. We spoke with him about the risks and implications of founding a company.

Interview: Stephan Emmerth

Mr Bauer, how long did you have to look before you found a project you wanted to invest?

Michael Bauer: Over the course of many years and alongside my regular jobs, I and my colleagues examined, evaluated and rejected a number of projects – sometimes more intensively, sometimes less. Some of the projects were great, some being unbelievably innovative. However, something always led us not to pursue a project in the end.

The search did not just cost you a lot of time, but also a lot of money as you have to conduct due diligence every time.

We of course had to put effort into the search. You could say that we identified, examined and evaluated projects acting similar to a small venture fund. Thanks to the make-up of our team, we were able to undertake many of the tasks ourselves, at times bringing in experts. There were many instances when specialists from our network assisted us. There was a considerable amount of good will. To some extent we footed the bill ourselves.

Why did this not work out before Cellestia?

A number of conditions have to be met. The basis is of course excellent, innovative research results protected by patents. Also important are ownership rights to the inventions and reasonable licencing terms. Finally, there has to be agreement on the expectations of the people involved in the project. We have experienced pretty much everything. Many times it emerged over the course of the investigation that, for example, the research data was not quite so convincing as had initially been presented. Or the expectations with respect to the licencing conditions were too far apart. In one project, they wanted to sell us patents that had expired. It often happens that the scientists have unrealistic ideas about the value of their project. One retired professor who had tried in vain for many years to finance his company expected us to try for five per cent of the shares. This is of course not the basis for a partnership.

Juggling research and entrepreneurship is a big challenge, isn’t it?

It is necessary to develop an understanding of the relations and contributions of the various partners involved in such a project, each of who have very different personal risks. On the one hand, there is some 20 years of basic research behind Cellestia, 11 of which were at the EPFL. Rajwinder Lehal has been working concretely on this project for the past nine years, initially as part of his dissertation, then as a post-doc and since 2014 as Chief Scientific Officer. We respect this history from the management team and are happy to have access to the resulting knowledge. At the same time, the inventor’s side has to have regard for the entire expenditure: some five million of public funds were invested over the years at the EPFL. However, it could take hundreds of millions until a product comes onto the market. Moreover, the path from the first successful experiment in lab animals until a drug is approved for human use is long. Altogether, the cost of research could be marginal in comparison to the development and marketing, amounting to only a few per cent. And the development costs are paid for by the investors, who need the investment to pay off. All of these factors have to be considered and respected in a partnership. This worked with our team.

You have many years of industrial experience. What attracted you to the entrepreneurship?

The challenge of turning ground breaking inventions into products attracted me. I consider myself a product developer and had wanted to start a company even as a student. Looking back, I have to say that I am lucky to have gained nearly 20 years of professional experience in product development as it is important to be able to understand and appreciate just how complex the challenges are in product development in life sciences and pharma. This wealth of experience also helps you understand where your own knowledge ends and when experts have to be brought on board to be able to successfully advance a project or a company.

What was the incubation from first contact until you joined as co-founder at Cellestia like?

The current Chief Scientific Officer, Rajwinder Lehal, and I had been in regular contact with each other for a number of years. At that time, however, the project was not advanced enough to establish a company. Initially, Professor Radtke, Rajwinder Lehal and Maximilien Murone founded Cellestia in 2014. We met a few times in summer 2015 with the Lausanne research and founder team at i-net, the predecessor of BaselArea.swiss. Things moved quickly from there. In just a few meetings, we were able to evaluate the project and develop a good personal understanding, which for me and my partners was very important if we were to invest in Cellestia. We could agree on matters quickly, more or less by handshake. Then came the necessary contracts and in November we were already listed in the commercial register. Our lawyer and co-founder Ralf Rosenow saw to the formalities. We decided to move the headquarters from Lausanne to Basel but to leave the research activities in Lausanne, resulting in a sort of transcantonal partnership.

Why move the headquarters to Basel?

For us, the most important argument in favour of Basel was access to talent and resources for product development, resulting from the proximity to leading pharmaceutical companies such as Novartis, Roche, Actelion and many others. Such access to experienced development specialists is more difficult in Lausanne. In addition, our co-founder Roger Meier and other colleagues already have an active investor network in Basel with an affinity to the sector and Basel itself. We did not have such access in Zurich or Geneva at the beginning. I personally also like the quality of work and life in Basel. The city is of a manageable size yet international, with diverse cultural offerings. Furthermore, the Basel airport has excellent connections – you are in the middle of Europe and in just one to two hours you’re practically anywhere Europe, be it London, Berlin or Barcelona. Lausanne, on the other hand, has in its favour the outstanding academic environment with the EPFL and the Swiss Institute for Experimental Cancer Research. Here, too, there is an excellent environment for start-ups, but in our opinion more toward engineering and technical disciplines or medicine technology. Many companies are founded each year at the EPFL and the innovation potential is enormous, but Cellestia is the first company founded at the EPFL that seeks to bring a drug to clinical development. We are happy to be able to combine the positive elements of both regions via what is now an established approach with two locations.

Which pre-conditions were decisive enough that you ended up collaborating and founding the company?

Actually, everything was right from the very beginning. First of all, the personal atmosphere between the people involved has to be right. This was also the basis in coming to a fair agreement for all co-founders with respect to understanding the evaluation and allocating the respective shares in the company at the time it was founded. On the other hand, it was of course crucial that the substantive examination of the project – as concerns both the scientific basis and the quality of the data – and the examination of the patent as well as license conditions of the EPFL were positive. Also important to us was that the risk profile is manageable, i.e. there is a good balance between innovation and reference to the research already carried out.

How will Cellestia develop further operationally?

Cellestia already has a long history, starting with the research activities at the EPFL. When the management team was expanded in 2015, other co-founders joined at the same time that I did: Dirk Weber as Chief Medical Officer, as well as the already mentioned co-founders Ralf Rosenow and Roger Meier. Cellestia now has six employees. Then there are the numerous service and consulting mandates, which complement our internal resources as needed. If you take into consideration external services, I reckon there are now well over 100 people involved in Cellestia. We expect that we will continue to grow in the direction of clinical development as our first project progresses and further expand the team. Moreover, we would like to develop additional products in our pipeline as soon as possible. This will definitely require additional financial resources. The Board of Directors will also develop further, expanding and adapting with each financing round in order to properly represent new investors. Research work is increasingly being carried out by external services providers, and at the same time continuing in the laboratory of Professor Freddy Radtke at the EPFL. We are currently setting up new framework agreements with the EPFL concerning the further use of their infrastructure. The flexibility there is very helpful for us.

What are the next milestones?

A key milestone is the treatment of the first cancer patients. We hope to be able to treat the first patients in October.

How are the clinical studies organised?

The course of a clinical trial for new drugs is strictly regulated. In the Phase I study, the compatibility of the active ingredient is first examined. This is when we treat patients who are suffering from a form of cancer in which NOTCH most likely plays a role. In the following Phase II study, the efficacy of our drug is researched in different types of cancer. This is when we select patients in whom activation of the NOTCH signal path is detected with a Cellestia diagnostic method. The therapeutic benefit for these patients is therefore very likely.

Have there been any surprises so far?

No, not really, because we have considered everything. Or yes, but pleasant surprises: due to the considerable amount of preparatory work, we were already quite certain with respect to the effect mechanism. It has now finally been possible to detect the precise binding mechanism of the drug, which confirmed all former studies. This is also the basis for significantly expanding the programme. We can now build a new platform on whose basis we can generate new drugs for new indications. In addition, it was not that easy to manufacture the drug in large quantities and in a high quality. Innovative steps were needed, which ultimately leads to a patent.

What do you have in mind for the next five years?

We are very optimistic about Cellestia’s prospects for success and are planning the next couple of years in detail. We of course also have a plan for the overall development over the next five years, but as experience shows, such plans always change with the results obtained. This is also the fascination and challenge in medication development – it does not allow you to plan everything in detail, and you have to respond flexibly to new results. This also applies to possible setbacks, of course. It is important to have sufficient reserves to deal with these and resolve them. Thanks to the successful financing rounds that we could close in January 2017, we are in a position to begin with Phase I while at the same time pursue further financing.

Who has invested in Cellestia so far?

The first investors after the deposit of the initial capital were predominantly many of our advisors, i.e. experts who are familiar with the sector as well as private people involved in life sciences and the pharma sector as investors. Around one-third of the shareholders are experts from the pharma and life sciences setting. Over the course of the Series A, B and C financing rounds, larger investments from family offices also came. The first institutional investor, the PPF Group, invested after its own, extensive due diligence that was conducted by experts from Sotio. So far, we’ve been able to mobilise a total of CHF 8 million to drive product development at Cellestia. In preparation of the next financing round, we are in talks with private investors, venture funds and pharmaceutical companies. We are confident that we will be able to win good partners for Cellestia’s next phase. The right combination of partnerships and financing is important. We need strong partners on board to give patients access to our medications quickly.


About
Michael Bauer (born 1966) has been CEO at Cellestia since November 2015. He studied chemistry at the University of Hamburg and completed his doctoral in biotechology from 1994 to 1997 at the Hamburg-Harburg University of Technology. After working in metabolic research at Zeneca in England, he moved to Syngenta in Basel in 2001 where he worked as Global Regulatory Affairs Manager in project and portfolio management. From 2007 to 2009 he was a project leader at Arpida, a biotech firm in the field of antibiotics development. From 2009 to 2012 he was a Global Program Manager at Novartis where he led global development projects in the field of oncology and brought a range of products to clinical development. From 2012 to 2015 he was the Head of Clinical Development at Polyphor.

report Innovation

Smart City Lab Basel opens

11.04.2019

report Invest in Basel region

Mirum Pharmaceuticals makes an entrance to Basel

09.04.2019

report Invest in Basel region

Roivant is creating a buzz in Basel

13.06.2017

Roivant Sciences, a fast-growing life sciences company from the US, recently opened its global headquarters in Basel. In celebration of their newly established location, Roivant, together with BaselArea.swiss, invited stakeholders from the life sciences sector to “Halle 7, Gundeldingerfeld” in Basel on June 8th 2017 for a panel discussion on the future of healthcare.

More than 150 guests were interested in hearing this success story first-hand from Roivant Sciences’ founder and CEO, Vivek Ramaswamy. Ramaswamy, a member of the renowned “Forbes 30 Under 30” list and also named a “prodigy” by Forbes magazine for the biggest biotech IPO in US history, gave a trenchant keynote speech before being joined by a panel of experts from Basel’s pharma and biotech industry.

Ramaswamy explained his mission: “We concentrate on promising science and passionate people to systematically reduce the time, cost and risk of bringing new medicines to market”, he said. Roivant Sciences buys and develops drugs that are shelved by other large pharmaceutical companies, and that are stuck in the middle of the drug development traffic within the organization. Ramaswamy’s mission is to create an “alternative highway” by bringing together top talent in drug development and other industries and focus on those assets within lean and dynamic structures. Ramaswamy is certain that data will make the difference in bringing drugs speedily to market.

Roivant Sciences is the umbrella company of five (and the number growing!) late-stage biopharma companies in different therapeutic areas: Axovant tackles dementia, Dermavant deals with dermatology, Myovant focuses on women’s health, Urovant concentrates on urology and Enzyvant develops therapies for patients with rare diseases. All Roivant-family companies can tap into standard capabilities built at Roivant, while each company can develop capabilities of their own to address their specific market requirements.

Settling in Basel without red tape

In his speech, Ramaswamy also made a case for Basel as a headquarters location: “Different nationalities are coming together in this place, three different languages are spoken on the street.” Although relatively small, Basel-Stadt and Basel-Landschaft would be “punching way above their weight”. He also mentioned the thriving biotech scene and the deep humanistic tradition in Basel. In addition, Ramaswamy thanked the Basel authorities for lowering barriers in setting up a business: “There was no red tape. They made setting up here a pleasure.”

During the subsequent panel discussion, Vas Narashimhan, Global Head of Drug Development and Chief Medical Officer at Novartis, Jonathan Knowles, Chairman of the board of directors at Immunocore Limited, David Hung, CEO of Axovant and Vivek Ramaswamy discussed the future of healthcare. Moderated by Alethia de Léon from BaseLaunch, the conversation included topics such as data collection, and critical questions about the current challenges and opportunities of the pharma industry were raised. Big data and biomarkers were some of the highlighted topics as potentially helping to address some of the R&D productivity issues the industry is currently facing. 

report Life Sciences

Novartis schaut optimistisch in die Zukunft

09.04.2019

report Innovation

Universität Basel stellt sich internationalem Wettbewerb

08.04.2019

report BaselArea.swiss

BaselArea.swiss démarre en grande pompe

08.06.2017

En 2016, pour son premier rapport annuel, la jeune BaselArea.swiss peut s’enorgueillir d’un bilan très positif. L’organisation commune de promotion de l’innovation et du pôle économique des cantons de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne et du Jura, dans le nord-ouest de la Suisse, a fait un travail remarquable dans tous les domaines. Elle a par exemple accompagné 36 implantations d’entreprises, un nombre en augmentation de 50% par rapport à 2015. S’agissant de la promotion de l’innovation, plus de 4000 personnes sont venues assister aux 80 manifestations et étendre le réseau régional d’experts et d’innovateurs, qui passe ainsi de 8000 à 13 000 acteurs. Les prestations proposées par BaselArea.swiss pour soutenir les projets de startups ont également été vivement sollicitées, 43 d’entre eux ayant donné lieu à des créations.

Avec une progression de 50% par rapport à l’exercice précédent, la région bâloise a enregistré la plus forte croissance des implantations d’entreprises en Suisse. L’équipe de BaselArea.swiss chargée de la promotion du pôle économique a conseillé et assisté 31 entreprises étrangères et cinq entreprises nationales pour leur implantation dans la région bâloise. Parmi ces entreprises, 14 sont originaires des États-Unis, autant sont issues d’Europe et trois d’Asie. Les activités de 19 d’entre elles concernent les sciences de la vie.

«Réunir la promotion économique de la place bâloise, de l’innovation et des startups sous un même toit a manifestement été une bonne décision. En concentrant notre action sur les atouts de la région économique, nous avons su profiler la place bâloise comme un centre d’innovation de premier plan dans les domaines des sciences de la vie et des technologies appliquées», se félicite Christof Klöpper, CEO de BaselArea.swiss. 

Un réseau d’innovateurs et d’experts en extension

En 2016, BaselArea.swiss a considérablement élargi son réseau d’experts et d’innovateurs, puisque ceux-ci étaient plus de 13 000 fin 2016 contre 8500 fin 2015. Forte de ses connaissances et des partenariats qu’elle a noués, BaselArea.swiss est ainsi en mesure d’apporter son soutien aux implantations d’entreprises comme aux projets d’innovation et d’expansion. Les quelque 80 événements organisés par BaselArea.swiss ont joué un grand rôle dans l’extension de son réseau. Leur fréquentation totale a en effet dépassé les 4000 personnes. BaselArea.swiss a également réalisé plus de 180 consultations individuelles destinées à des startups et entreprises afin d’initier des coopérations dans le domaine de la recherche et du développement et de mettre les créateurs en relation avec des clients et investisseurs potentiels. BaselArea.swiss a contribué à la mise sur pied de 43 entreprises.

Née de la fusion d’i-net innovation networks, de l’organisation de promotion du site économique BaselArea et de China Business Platform, BaselArea.swiss a lancé ses activités sous sa nouvelle marque début 2016 avec un portefeuille de prestations harmonisé et un nouveau site Internet. Nous avons également consolidé le profil entrepreneurial de l’organisation: les représentants de l’économie privée constituent désormais la majorité du comité de l’association BaselArea.swiss; présidé par Domenico Scala, celui-ci définit l’orientation stratégique.

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Innolith schafft Durchbruch bei Fahrzeugbatterien

04.04.2019

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BaselArea.swiss in der SRF Tagesschau

03.04.2019

report BaselArea.swiss

A molecular assembly line to cure the body

08.06.2017

Imagine that certain forms of blindness could be cured. Or imagine that the body itself could produce a cure for some of its own diseases. These may be just some of the results of the National Centre of Competence in Research Molecular Systems Engineering (NCCR MSE). Its long-term goals are to create molecular systems and factories for the production of high added-value chemicals and develop cellular systems for new applications in medical diagnostics, therapy and treatment. Director Thomas Ward is aiming high: He wants to make Basel the leading hub for the next European flagship project. At stake: one billion euro.

Interview: Ralf Dümpelmann

Thomas Ward, you are the director of the NCCR MSE. How did you end up in this position?

Thomas Ward: During my work at the University of Neuchâtel we became curious about artificial metalloenzymes. For instance, we could take ruthenium ion that nature does not have much of at its disposal, and incorporate it in a protein to yield an artificial metalloenzyme. Pursuing this curiosity driven pathway, my group became more and more interested in biological questions. Ultimately I wanted to collaborate with molecular biologists – and this is one of the main reasons why I moved to Basel. When I arrived here nine years ago, the ETH Department of Biosystems Science and Engineering (D-BSSE) had just moved to Basel. That led professor Wolfgang Meier, then head of the Department of Chemistry at our university, to initiate talks with the D-BSSE which were very productive. In the end, he and co-director professor Daniel Müller set out for a National Centre of Competence and Research that ultimately got funded by the Swiss National Science Foundation (SNSF).

What was the goal when starting the NCCR?

Wolfgang Meier and Daniel Müller saw the opportunity to start a collaboration between biologists who relied quite heavily on chemistry and chemists who can provide the required chemical building blocks to address challenging biological questions. This is scientifically a very unique match. In my view this is also reflected in the most important aspect in the title of our NCCR – molecular systems engineering – namely the systems aspect.

Do you build artificial biological systems with the help of chemistry?

At the end of the road, we want to reproduce the properties and the complexity of a living system. There are two ways to get there. The chemical way is to take a compartment, put objects inside one by one and see what evolves. That is the bottom-up approach. On the other hand, a biologist takes a complex system and knocks out components, one at a time. In doing so, biologists focus on computing a system. And they are doing this very well. They can control things, even without fully understanding the molecular details of such systems. These two approaches meet at some point, and that is where our NCCR comes into play.

What could a potential end result look like? A small golem?

If you take the definition of what is life, there are a few features that we are definitely not trying to mimic. We are rather focusing on an artificial organelle, something that you could introduce into a living system and which would work in a living system, but which does not have all the features of a living system itself. I like to call such components molecular prostheses. It is like an artificial Lego block that fits into living systems. There we are already quite advanced.

Can you explain how the work of the NCCR is structured?

The network is planned to work over twelve years, split in three phases. There are roughly 30 groups associated with this NRCC, with some 20 in Basel. When there is somebody outside of Basel who has a competence that we need, they can be integrated to the network. That might be people in the Paul Scherrer Institute or at the University of Bern, for instance.
We are now approaching the end of the first phase of four years. The first step for us as chemists is to synthesise and assemble molecules into modules, an assembly of several molecules. For example, Sven Panke at the D-BSSE and myself synthesise artificial enzymes. Daniel Müller of the D-BSSE on the other hand manipulates pore proteins which allow to control the trafficking of substrates and products in and out of a cell. The goal is assemble an artificial organelle containing two or three enzymes and to introduce this prosthesis inside a cell. With that we can complement the natural metabolism of a cell with an artificial metabolism to produce new chemicals. At the end of the first phase, we ideally want to have solved the module’s problem. In the second and third phase, we can then focus on creating molecular factories and cellular systems.
Ultimately, a chemical factory could produce something that could be useful and a cellular system could be used to cure a disease. For both of these goals, you need a molecular assembly line, much in the spirit of what Henry Ford developed in the early twentieth Century, but at a molecular scale.

Do you already get a stable system out of these assembly lines?

Yes. The question is, however, how stable and for how long. We have systems that function in a cell for two weeks. Whether this is enough to cure a disease remains to be demonstrated.

What benefits may come out of it?

Our aim is to change the way biology and chemistry work in the long term. It is a risky strategy, but with a potentially high payoff.

What would be the high payoff?

You put a molecular or cellular system in the body and it treats or cures a disease.

When will that be feasible?

There are two systems, which are already very well advanced. Both were initiated and funded by the NCCR. Botond Roska of the Friedrich Miescher Institute for Biomedical Research has developed a system that can be injected into the eye to regain vision. This system will enter clinical trials in Winter 2017. It is based on genetic engineering, where you have to inject DNA so that your eye starts to produce pigments again. The other one is aimed at curing diabetes. Your fat cells are re-programmed into cells that are capable of producing insulin. They are then injected into your body and allow you to autonomously produce insulin when the body needs it.

Will these ideas be used in start-ups?

Yes. There are already two start-ups that were created in the past three years. The diabetes treatment is also seriously being looked at for a start-up. The SNSF wants to see things like that. It wants us to bring our research to an advanced stage.

You are organising the International Conference on Molecular Systems Engineering in Basel at the end of August. What is its main goal?

It is a challenge to organise such a conference because people who attend conferences like to talk to specialists in their fields. In our case, we want to apply our approach to a number of different fields. There will be outstanding speakers, but we have to convince people that it is worth looking at the subject from a broader perspective. The good news is that there are similar projects in Europe, in the Netherlands and in Germany. We will have a pre-conference, where graduate students from these other projects can exchange experience and ideas with students from the NCCR.

Is the conference a step to the European level?

Four years ago, the EU funded so called flagship projects. One of them was the Graphene project in Manchester, the other one the Human Brain project at the EPFL in Lausanne. These flagships have a budget of a billion euro. It seems that Europe will have a second round of such flagship projects in a few years. Our aim is to apply for the funding together with our partners in Germany and the Netherlands which would ensure the development of molecular systems engineering at a European level in the future.

In unique events the conference combines art and research. What is the idea behind this special mix?

It is about communication and ethics. We asked ourselves how we can talk about our research as it is quite complex for lay people to understand. One answer is to interact closely with artists and see if they can show their interpretation of what we do, and hopefully this would speak more to the public. We worked with artists hoping that they might rise interest in our research. Furthermore we can engage the public in a dialogue about ethical questions.

When will this dialogue start?

At our conference the argovia philharmonic will present a composition based on illustrations and videos we have provided them with. On the same day, we will also have a public ethics debate. We have brought in an editor of “Science” who will animate the debate and there will be three people debating. We hope one of them will be a bioethics officer of the Pontifical Academy for Life, the two others will be scientists.

What was for you the scientifically most exciting aspect of this NCCR?

When we started, we had a very broad approach and we had quite a number of curiosity-driven research projects. Without it, we would not have come as far as we did in these three years. For the second phase – we have just submitted the pre-proposal – we are much more focused.

What do you hope to achieve at the end of the NCCR?

If we only get one product in use this would already be a very nice achievement. Imagine, for example, that we could say: This NCCR has cured some forms of blindness.

About:
Professor Thomas Ward, born in 1964 in Fribourg, is the director of the NCCR Molecular Systems Engineering. He heads the Ward Group at the Department of Chemistry of the University of Basel. The group’s research focuses on the exploitation of proteins as a host for organometallic moieties with applications in catalysis as well as in nano-biotechnology.
Ward studied organic chemistry at the University of Fribourg. He wrote his PhD thesis at ETH Zurich. He did a first postdoc with Roald Hoffmann at Cornell University in theory and then a second postdoc in Lausanne. He was then awarded an A. Werner Fellowship and moved to Bern where he obtained his habilitation. He moved to Neuchâtel in 2000 and to Basel in 2008. He was awarded a prestigious ERC advanced grant in 2016 and the 2017 Royal Society of Chemistry award in Bioinorganic chemistry.

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Basler Start-up setzt sich gegen hundert Firmen durch

03.04.2019

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02.04.2019

report BaselArea.swiss

«Biotech et Digitization Day» avec le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann

15.05.2017

Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans les Life Sciences? Dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a visité la région de Bâle afin de discuter avec des représentants importants de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et défis actuels de la digitalisation.

L’importance des Life Sciences pour l’économie suisse est énorme. L’année passée, la part de cette industrie aux exportations suisses s’élevait à 45%. En plus, la plupart des nouvelles entreprises s’engagent dans le secteur de la santé. C’est pourquoi la Suisse est considérée comme pays leader pour les Life Sciences dont la région de Bâle est le moteur.

Dans ce contexte et dans le cadre du ‚Biotech et Digitization Day’, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, a visité aujourd’hui la région de Bâle sur invitation de BaselArea.swiss et digitalswitzerland. Il discutait, avec une délégation de haut rang de la politique, de l’économie et de la recherche ainsi qu’avec des start-ups des tendances et des défis actuels dans l’industrie Life Sciences. L’événement s’est déroulé chez Actelion Pharmaceuticals et dans le Switzerland Innovation Park Basel Area à Allschwil près de Bâle.

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a souligné la grande importance de la région et du secteur des Life Sciences : «Les deux cantons de Bâle bénéficient d’une densité élevée d’entreprises innovantes et florissantes. Cela me remplit de fierté et d’optimisme. Les industries pharmaceutique et chimique sont considérées, à juste titre, comme promoteurs d’innovations.» Afin de continuer à réussir, la Suisse ne devrait cependant pas se reposer ; selon lui, l’économie et la politique, les sciences et la société devraient profiter du passage au digital.

L’événement a été organisé par BaselArea.swiss - l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse: Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura – et digitalswitzerland qui est une initiative commune de l’économie, du secteur public et des sciences. Elle veut faire de la Suisse, au niveau international, un site leader dans l’innovation digitale.

Actuellement, le conseiller fédéral Schneider-Ammann rend visite à des régions leader de la Suisse afin de se familiariser avec les effets de la digitalisation sur les différents secteurs économiques et de parler de recettes prometteuses d’avenir.

Promotion de start-ups dans le domaine des biotechnologies

Les Life Sciences sont considérées comme industrie émergente qui présente un fort potentiel de croissance. Néanmoins, la compétition devient de plus en plus agressive: D’autres régions dans le monde investissent énormément dans la promotion des sites et attirent de grandes entreprises. Une des questions principales lors de l’événement d’aujourd’hui était donc : Comment la Suisse et la région de Bâle, peuvent-elles assumer son rôle de leadership dans la compétition internationale?

La Suisse possède, en relation avec la grande importance économique des Life Sciences et en comparaison avec d’autres sites leaders dans le monde, relativement peu d’entreprises start-up dans le ce domaine. BaseLaunch, le nouvel accélérateur pour des start-ups dans le secteur de la santé, lancée par BaselArea.swiss en collaboration avec l’accélérateur Kickstart de digitalswitzerland, représente un premier pas an avant. Toutefois, il manque du capital de démarrage pour la phase initiale du développement d’une entreprise et notamment un accès à du capital important dont une start-up bien établie aurait besoin pour son expansion.

Domenico Scala, président de BaselArea.swiss et membre du Steering Committee de digitalswitzerland dit: «Nous devons investir dans notre force. C’est pourquoi nous avons besoin d’initiatives comme du Zukunftsfonds Schweiz qui devra faciliter aux investisseurs institutionnels de soutenir de jeunes entreprises innovantes.»

L’importance d’un paysage novateur de start-ups pour les Life Sciences en Suisse était ensuite également au centre de la discussion de la table ronde, présidée par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann ensemble avec Severin Schwan, CEO du Groupe Roche, Jean-Paul Clozel, CEO d’Actelion Pharmaceuticals et Andrea Schenker-Wicki, recteur de l’Université de Bâle.

Digitalisation comme moteur de l’innovation

Le deuxième sujet du ‘Biotech et Digitization Day’ était la digitalisation dans les Life Sciences. Celle-ci est – selon Thomas Weber, conseiller d’état du canton de Bâle-Campagne – un moteur important pour l’innovation dans tout le secteur, voire déterminante pour le renforcement du site suisse de la recherche.

Dans son discours, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est concentré sur trois aspects: Premièrement, sur la création d’une nouvelle et courageuse culture de pionnier qui encourage l’esprit d’entreprise et qui récompense ceux qui osent essayer quelque chose. Deuxièmement, sur le fait qu’un fonds pour start-ups, initié et financé par le secteur privé, leur donnerait plus d’élan. Et troisièmement, sur le rôle de l’état qui rend possible cette activité tout en créant des espaces de liberté au lieu de dresser des interdictions et des obstacles.

La discussion ouverte entre les représentants de la recherche, de l’économie et les entrepreneurs a démontré clairement l’avis commun que la digitalisation changera les Life Sciences. Tous étaient d’accords sur le fait que la Suisse possède les meilleures conditions pour assumer un rôle de moteur dans ce processus de changement: des entreprises pharmaceutiques puissantes et globales, des universités, reconnues dans tout le monde, ainsi qu’un système écologique innovant avec des start-ups dans les domaines de la santé et des Life Sciences qui s’orientent vers la digitalisation.

C’est tout cela que digitalswitzerland veut également promouvoir. Selon Nicolas Bürer, CEO de digitalswitzerland, le secteur de la santé et les Life Sciences sont les industries clés pour faire de la Suisse un pays leader dans la digitalisation innovante. DayOne, la plateforme innovante pour la médecine de précision apporte une autre contribution importante à ce but. Lancée par BaselArea.swiss en étroite collaboration avec le canton de Bâle-Ville, elle réunit régulièrement une communauté croissante de plus de 500 experts et innovateurs pour échanger des idées et promouvoir des projets.

report BaselArea.swiss

Switzerland Innovation Park Delémont, c’est parti

01.04.2019

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Europäischer Forschungsrat fördert Basler Wissenschaftler

01.04.2019

report BaselArea.swiss

Le système de santé doit assumer sa responsabilité

09.05.2017

Kristian Schneider veut améliorer la qualité des services de soins et faire face à la hausse des coûts de la santé en créant un réseau qui regroupera les médecins, les hôpitaux, les mutuelles et les pouvoirs publics. L’objectif est de fournir les services dont les patients ont besoin précisément pour leur santé. Pour le canton du Jura, qui, tout comme les autres cantons, souffre d’un marché des prestations de soins atomisé, c’est l’occasion unique de devenir le fer de lance d’un système de santé intégré, souligne le Directeur de l’Hôpital du Jura.

Interview: Fabian Käser, Steffen Klatt

Comment êtes-vous arrivé dans le canton du Jura ?

Kristian Schneider : J’ai été approché et n’ai eu que 16 heures pour me décider et envoyer ma candidature en français. L’opportunité d’accéder à un poste de direction générale est plutôt rare pour un soignant. Il existe en Suisse seulement trois hôpitaux dirigés par des personnes issues d’une formation initiale en soins.

Comment vos futurs collègues ont-ils réagi en apprenant qu’un soignant allait diriger l’hôpital ?

Les réactions ont été quasiment toutes positives. Les soignants ont une autre compréhension du système et s’adressent différemment aux personnes qui sont sur le terrain, car eux-mêmes l’ont été.

En tant qu’allemand, comment le vivez-vous ?

J’ai vécu une grande partie de mon existence dans la grande région de Bâle, non loin du Jura. Quand j’ai été contacté par le canton du Jura en 2012, je me suis installé du côté de Belfort, à 20 minutes de la frontière jurassienne. Cela créé des affinités. Mais je connaissais peu le canton et j’ai pu rapidement constater que les gens ici sont très accueillants et ouverts. Il est facile de s’y intégrer.

De quelle façon avez-vous abordé votre mission ?

A mon arrivée au 1er janvier 2013, le budget était déjà bouclé avec une perte prévisionnelle de 4,5 millions de francs. Nous avons donc établi un plan d’action visant à apurer cette perte. Et, avons lancé 40 projets pour améliorer l’efficacité des ressources et des flux. A la fin, nous avons quasiment atteint le but.

Comment les personnes ont-elles réagi ?

Certes, le plan d’action a été fixé par la direction mais nous avons eu à cœur que sa mise en œuvre se fasse conjointement avec nos collaborateurs. Par exemple, nous avions trop de blocs opératoires. Nos spécialistes ont proposés de concentrer tous les blocs à Delémont. Les personnes sur le terrain savent où nous ne sommes pas efficaces. Il suffit juste de leur donner la possibilité de changer les choses. Mais, cela implique aussi un changement des mentalités.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

En 2013, nous sommes sortis du rouge. Depuis, nous maintenons l’équilibre budgétaire, alors que le canton peut s’engager de moins en moins dans l’hôpital. Nous nous sommes beaucoup réorganisés et sur certains aspects sommes plus avancés que d’autres hôpitaux de la Suisse romande. Sur la question du codage des cas, nous sommes à présent suffisamment à la pointe pour proposer nos services aux autres hôpitaux, comme celui de Neuchâtel. Quant à la comptabilité, contrôlée par nos réviseurs, elle est au meilleur niveau de la Suisse romande. Nous avons été le premier hôpital à obtenir le label de qualité REKOLE (système de révision de la comptabilité analytique et de la saisie des prestations conformément aux prescriptions légales de la loi sur l’assurance-maladie).

Nous avons également amélioré notre position au niveau du canton. Notre situation en Suisse est tout à fait exceptionnelle : en tant qu’hôpital nous sommes en « quasi monopole » pour les soins intensifs, le traitement ambulatoire, tout comme la réadaptation neurologique et la gériatrie.

Qu’en est-il de la suite ?

A horizon 2030, Credit Suisse a pronostiqué un doublement des primes d’assurance-maladie. Dans le canton du Jura, cela plongerait 60% de la population en-dessous du seuil de pauvreté. On peut s’interroger alors sur la façon d’organiser le système de santé de manière à pouvoir encore le financer.

Où se situent les coûts les plus élevés ?

Il s’agit tout d’abord des soins ambulatoires et du vieillissement de la population.

Bien évidemment, les coûts sont les plus élevés concernent la dernière ou l’avant-dernière année de vie. Mais, ils augmentent déjà les années ayant précédé. Pour éviter cela, il faut une santé préventive plus efficace car bon nombre des coûts actuels ne contribuent pas à améliorer la santé.

Comment envisagez-vous de pouvoir maîtriser les coûts ?

Si je considère que mon rôle est d’améliorer l’état de santé des personnes alors cela implique également qu’elles ne consomment que les services de santé dont elles ont besoin. Je dois donc empêcher les médecins de prescrire des soins qui ne sont pas réellement utiles aux personnes.

Le seul moyen d’y parvenir est que tous les acteurs soient responsables de la qualité et des coûts. Le médecin doit être payé pour que ses patients recouvrent la santé.

Comment cela peut-il s’articuler ?

Nous devons mettre en place un réseau en étroite collaboration avec les médecins et changer le système de financement. Admettons que chaque personne dispose par exemple d’un budget annuel de santé de 5000 francs. Nous aurions alors pour tout le canton du Jura et ses 72000 habitants 360 millions de francs disponibles. Pas plus. Si tout l’argent n’est pas dépensé, alors il reste dans le réseau et chacun a intérêt à ne prescrire que ce qui revêt une réelle valeur ajoutée. Il y aurait également de ce fait intérêt à investir dans la prévention.

Comment voulez-vous organiser cela?

Il faut, tout d’abord, créer un réseau et le réglementer par un contrat-cadre. La règle essentielle étant : chacun ne fait que ce qui est strictement nécessaire. Puis, on crée dans ce réseau un cercle de qualité qui s’assure en s’appuyant sur des cas concrets que la coopération fonctionne. Ensuite, les différents acteurs doivent travailler géographiquement de façon aussi proche que possible. Si je construis un hôpital, il faudrait alors qu’un centre médical se trouve juste à côté. Et enfin, le réseau doit investir dans la prévention. Ce qui est possible puisqu’il reste de l’argent.

Comment financez-vous le réseau ?

Ce sont les assurances car elles n’ont aucun intérêt à ce que nous utilisions au maximum le budget. Les assurances vendent alors ce modèle à leurs assurés. Et, les assurés qui optent pour notre réseau bénéficient de meilleurs tarifs que s’ils choisissaient librement leur hôpital et médecin.

N’est-ce pas déjà le cas de Swica avec ses centres médicaux ?

Swica applique ce système seulement aux soins de base, sans hôpital. Le canton du Jura a une chance unique : il est facilement gérable et n’a qu’un seul hôpital.

De quoi avez-vous besoin pour créer un tel réseau ?

J’ai besoin d’un partenaire qui a déjà une certaine expérience en la matière. Ce dernier existe déjà, c’est le Réseau DELTA qui est un réseau de la région de Genève, spécialisé dans les soins de base. Il se montre très intéressé à étendre le partenariat avec un hôpital. Nous allons aussi discuter avec d’autres partenaires possibles comme Medbase et l’hôpital universitaire de Bâle. Et, il faudra également intégrer le canton puisque le mode de financement changera. Mais, je ne vois aucun frein à cela.

Pour le canton, ce n’est qu’un changement de nom et non de montant ?

Exactement. Les 55% qu’il prend en charge pour les soins d’hospitalisation ne deviendraient qu’une partie du budget total. Il pourrait ainsi montrer aux citoyens que les frais de santé ne sont pas condamnés à augmenter sans cesse. Du moins aux citoyens qui auront fait le choix de notre modèle de réseau.

Quand commencez-vous ?

Les discussions sont déjà en cours. Pour la première fois depuis qu’il existe, le canton rédige une stratégie de propriétaire. Il doit définir s’il a des attentes vis-à-vis de nous en tant qu’hôpital pour les dépenses globales de santé. Et si oui, si nous nous libres de changer les structures. La Confédération qui est finalement responsable du financement est ouverte à de tels modèles. Le canton du Jura pourrait ouvrir la voie vers un système complètement différent. Il pourrait même devenir la région où des personnes âgées aisées viennent passer la dernière partie de leur vie. Et le secteur de la santé constituerait un facteur économique pour le Jura.

Comptez-vous rester dans le Jura jusqu’à votre retraite ?

Il est important pour moi de prendre plaisir à mon travail, et tel est le cas. Mais, je ne suis pas certain que cela soit une bonne chose pour l’hôpital. On verra avec le temps. A une époque où tout va si vite, le changement s’impose à ce type de fonction. Il faut apporter un nouveau souffle.

Plus sur la personne :

Kristian Schneider (45 ans) est né à Francfort-sur-le-Main. Il a suivi une formation d’infirmier à Bâle puis y a exercé près de 20 ans à l’Hôpital universitaire. Il a, ensuite, dirigé le Service des Urgences pendant cinq ans. De 2007 à 2009, il a suivi une formation à l’Université de Berne en Management de la santé. Il est depuis 2013, Directeur général de l’hôpital du Jura. L’hôpital cantonal du Jura, qui regroupe depuis la fusion en 2002 les hôpitaux de Delémont, Porrentruy et Saignelégier, emploie 1655 personnes.

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Basel-Landschaft welcomes new companies

21.04.2017

The canton of Basel-Landschaft welcomed a host of new companies over the past few weeks. BaselArea.swiss played in a big role in attracting the companies to establish themselves in Basel.

The companies now represented in Basel-Landschaft are from a variety of different sectors – some work in the sales of medical technology products, others in the manufacture of diagnostic tests. Also newly established in the canton are a music company, a creative agency and a provider of presentation items. BaselArea.swiss consulted these companies and supported them with their establishment.

Medi-CENT Innovation AG, which has offices in Liestal, distributes medical technology products. The company focuses on repairing probes and provides its customers with rental probes in the meantime. Other key areas for Medi-Cent Innovation AG include pain therapy and bone density measurement. Another company now represented in the canton is Predemtec AG. From its location in Binningen, it develops diagnostic tests that can determine the risk factors for dementia.

Musik Hug has opened a new musical world in Allschwil, where it offers a wide range of musical instruments. Its new location also comprises a piano and wind instrument workshop. Newly established in the Dreispitz area is the creative agency MJM.CC AG, which specialises in the production of awards ceremonies, such as the Swiss Film Award and Best of Swiss Web.

Meanwhile, Achilles Präsentationsobjekte GmbH is heading the business of KMC Karl Meyer AG. Thanks to this transition, existing customers can continue to access the consultancy and service portfolio they were accustomed to from KMC Karl Meyer AG. However, they can also access one of the biggest selections of folder and presentation systems in Europe.

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Creadi spannt mit Allianz Suisse zusammen

26.03.2019

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“I see a very innovation-friendly climate in Basel”

12.04.2017

It all began with research resources that were a quarter of a century old. Simon Ittig and his colleagues at the Biozentrum of the University of Basel turned these into a research project – and eventually a start-up. T3 Pharmaceuticals develops new therapies to treat solid tumours.

How did T3 Pharma come about?

Simon Ittig: I completed my doctorate at the Biozentum in Professor Guy Cornelis’ group, which dealt primarily with a secretion system of bacteria. Bacteria require these needles to inject proteins into cells and establish their pathogenesis. My doctoral supervisor discovered this mechanism 25 years ago and had researched it ever since. When I completed my doctorate in 2012 and Professor Cornelis retired, I was able to take over many resources such as bacterial strains and study protocols. As a postdoc in another group at the Biozentrum, I dealt with the question of how proteins can be transported rapidly into cells. This brought me back to my collection of bacterial strains, as they are by nature exactly the same. In a short time, I succeeded in showing that such a protein transport does in fact work – and rapidly, efficiently and synchronously. This potential enthralled my research colleagues and me.

What precisely can this technology be used for?

If you have bacteria that transport specific, for example human, proteins into cells, then you can stimulate these cells as you like. It has long been known that bacteria migrate to solid tumours. Accordingly, we focused on the field of solid tumour oncology and could achieve impressive results in a surprisingly short amount of time. We now have bacteria that grow specifically in a tumour over an extended period of time. We can also now program these in such a way that they produce certain active ingredients and pass them into the cells – precisely to where these substances can take effect. Our technology is very stable.

Was it obvious to you that you could go ahead and start a company with this idea?

Yes, this idea came relatively early. We received the first financial support from CTI, the Cancer League and smaller foundations when we were still just academic researchers. It was already clear then that we wanted to become self-employed with our protein transport technology. Founding our own company was even one of the conditions for further research funding from CTI. The Biozentrum supported us in many ways when we were spinning off. As before, the patents belong to the university, but we have an exclusive global license.

How did you finance T3 Pharma?

In the beginning and also subsequently we received substantial amounts of research funding. However, the funds are generally restricted to salaries and materials. Foundations mainly want to finance the actual research work. At some point you reach a limit, which is why we began to actively look for investors for our company.

With great success. What played a decisive role?

First of all, you have to have the right business idea. Second, you need a good amount of mutual trust. The whole set up should be able to accompany the company for several years. If every couple of years you need a few months to secure the next financing round, then this ties up too many resources, creates a lot of uncertainty and distracts from your research activities. For this reason, we looked – and found – investors who had the financial opportunities and necessary understanding, who believe in us and are ready to go the distance with us.

So were you in a privileged position where you could also turn investments down?

Maybe. I’m convinced that you shouldn’t accept every offer if you don’t have to. We carefully examine the conditions connected to the financing and also want to get a sense of the investors’ intentions. It’s also recommended that you keep your options open. If you become content with something too early, it can become very expensive later on.

You have received over 2 million francs from foundations. Is this unusually large for a start-up?

The effort for such financing is of course also very high, especially at the beginning when you can’t yet show proof of your achievements or have yet to receive any research grants. It’s crucial to bring experienced people on board at an early stage. This gives the foundations the necessary certainty when it comes to the project’s feasibility. It’s also important to appreciate smaller amounts. I’m also very grateful that I could learn a lot about the art of writing applications from an experienced and successful scientist, Professor Nigg. With Prof Nigg from the Biozentrum and Prof Christofori from the Department of Biomedicine, we had formed a professional and interdisciplinary consortium from early on. Without these two experienced professors our company wouldn’t exist in its current form.

How high then was the success rate?

I would estimate that half of our requests have been met with a positive result until now.

You’ve come far with this foundation funding, but you’re taking the next steps with the support of private investors. Is this better than turning to venture capital companies?

We of course looked at both alternatives. Private and institutional investors are not mutually exclusive. But we prefer private people because they are generally alone or in small committees and can decide quickly if they want to invest or not. A second point: it’s also important to me personally that we develop an idea together of the next few years and work towards these goals. The interactions, the shared vision and the sense of similar values bring a great amount of pleasure and confidence. It just has to be ‘right’, professional and personal.

How do you go about finding private investors?

Actually, this only goes via a good network and our experienced consultants. In contrast to venture capital firms, private investors tend to remain discretely in the background. It’s therefore important to think early on about the positioning of your own company, the team and its technology. A well-planned communication also helps. Once the ideas are known, it’s easier to get in touch with the right people. If you win someone over in a discussion, there’s a good chance that a private investor will get involved.

What are your next steps?

The financing of T3 Pharm is secured for the time being. We can therefore concentrate on our research and then validate our technology and prepare for preclinical development. As CEO, I’m working outside of the laboratory for the time being while my four colleagues are focussing fully on the research.

What is your long-term vision?

We want to bring our technology for use in patients. This is the major driver in our day-to-day work. How and when we will achieve this goal, I still can’t say today. And also whether or not T3 Pharma will still be an independent company. Who knows what the future holds. We’re therefore open and focused first and foremost on our research.

How do you see the local ecosystem for young entrepreneurs?

We have a good connection to the university and appreciate the open doors. If you trust people and approach them, you receive a lot of support. I see a very innovation-friendly climate in Basel. Of course the large life science cluster creates an incredibly positive environment for start-ups like us. And how BaselArea.swiss promotes innovation also helps in an uncomplicated way when it comes to meeting the right people.

And yet when it comes to start-ups, Basel lags behind other places. What needs to be done?

Nothing works without self-initiative and perseverance. If you have both, you’ll find the best conditions here in Basel and Switzerland. If I had one wish, it would be to more strongly institutionalise the informal exchange at the university. Earlier input from experienced professionals on a start-up idea could help young researchers gather the self-confidence for the next steps and be more successful in presenting their own ideas to a committee. Rejections can be quite discouraging sometimes.

Are there so many ideas that get buried before they’re even given a chance?

Yes, there are, and I find it a real pity. It’s not a matter of course for many people to stand up in front of others and say “I want this, I can do this, and I’ll do it”. Only a few young researchers trust themselves to overcome such a big hurdle and also pursue a project in the face of obstacles. Many talented young scientists remain on the academic track and continue to publish up until the train leaves for a start-up. It would help if they could discuss their ideas informally, without having to shout it from the rooftops. I’m convinced that there would be even more innovative start-ups. Once this hurdle is overcome, you get an unbelievable amount of support even from professors in other fields encouraging you to continue. This is what happened to me.

And was does your doctoral supervisor say about T3?

He’s extremely happy for us. Guy Cornelis also provides us with scientific advice and helps us where he can. The relationship has also since changed and has become very friendly.

About:

Dr Simon Ittig studied biochemistry and biotechnology at the universities of Bern, Vienna and Strasbourg and graduated from the Biozentrum of the University of Basel in microbiology. The start-up T3 Pharmaceuticals grew out of the research project Type 3 Technologies – Bacteria as a versatile tool for protein delivery.

report Invest in Basel region

„Forbes“ kürt BLKB zur besten Bank der Schweiz

25.03.2019

report Invest in Basel region

SpiroChem geht Partnerschaft mit britischer Domainex ein

20.03.2019

report Invest in Basel region

Companies continue to find Switzerland appealing

05.04.2017

Bern – More foreign companies relocated to Switzerland last year than in any previous year. Economic development agencies attracted innovative companies with high value creation.

According to the Conference of Cantonal Economic Affairs Directors (VDK), 265 new foreign companies relocated to Switzerland last year, creating 1,005 new jobs. In 2015, there were 264 relocations and 1,082 additional jobs.

The VDK spoke of “solid results” in the face of a difficult economic environment. Despite the strong franc and uncertainties concerning the general tax and political situation, “Switzerland could obviously hold its ground in the international arena”.

As a summary shows, life sciences was the relocations leader with 60 companies, followed by 52 companies from the ICT sector. 23 relocations each came from the trade and raw materials sector, and the engineering, electrical and metal industries. 18 of the new companies to Switzerland are active in the financial sector, and 12 work in the cleantech and greentech sectors.

This year and in the years to come, Switzerland Global Enterprise – the Economic Development Agency of the federal government and municipalities, and which is led by the national marketing steering committee (SG LM) – will focus increasingly on promoting companies in key industries. In important markets such as Germany, France, Italy, Russia, the US, Japan, India, China, the UK and Brazil, Switzerland can rely on cooperation with the Swiss Business Hubs (SBH) and the Swiss embassies.

report Life Sciences

Axovant bietet Stammaktien an

14.03.2019

report Life Sciences

Roche führt Schweiz bei Patenten an die Spitze

12.03.2019

report Invest in Basel region

Swiss are among the happiest people in the world

20.03.2017

Switzerland is one of the four happiest countries in the world, according to the latest World Happiness Report. The study looks at GDP per capita, trust in government and business, and other social factors relating to well-being.

Switzerland is the fourth happiest country in the world, according to this year’s World Happiness Report. Along with Norway (first place), Denmark (second place) and Iceland (third place), the Swiss are among the happiest in the world. As the report’s authors point out, the differences among the top four countries are very low and they tend to swap places each year. Switzerland came in first place in 2015.

The top 20 countries in this year’s ranking include Finland (5), Canada (7), Israel (11), Costa Rica (12), the US (14) and Germany (16). At the bottom of the list is the Central African Republic.

International researchers analysed a total of 155 countries for this year’s report, taking into account both national data and the results of surveys conducted on the self-perception of residents. Factors such as GDP per capita, healthy years of life expectancy, perceived absence of corruption in government and business, perceived freedom to make life decisions, and generosity as measured by donations are compared.

 

report BaselArea.swiss

«Le Tout Connecté 2019» a pris le pouls de la santé et de l’innovation

05.03.2019

report Life Sciences

New at Switzerland Innovation Park Basel Area: SunRegen

05.03.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch can take full advantage of the potential of Basel's life sciences ecosystem

15.03.2017

The new accelerator for healthcare ventures, BaseLaunch, wants to link the best start-ups to the Basel region – and in doing so, provide impulses for major players. The project will consistently focus on quality and the concentrated know-how in the region, says Managing Director Alethia de Léon.

Financial support through BaseLaunch can be as high as CHF 10’000 per project. Startups accepted for the second phase will receive grants up to CHF 250’000. Other regions have tens of millions at their disposal. Are you even competitive?

Highly generous programmes in the EU and around the world have shown that it is not enough to distribute a lot of money with open hands. Rather, we have to make sure that the investments go to the most promising projects, namely those with a suitable team likely to effect a successful development from an idea to the market. In short: quality – and not quantity – has topmost priority for BaseLaunch.

What makes BaseLaunch unique?

BaseLaunch focuses on the entrepreneurs. Startups accepted for the programme will receive non-repayable funding, instead of equity financing that has to be repaid. Additionally, Basel is a life sciences ecosystem with one of the highest densities of biopharmaceutical enterprises globally and has an incredible pool of talents and specialists. Our healthcare partners, Pfizer, Johnson & Johnson Innovation, and Novartis Venture Fund offer direct access to valuable industry knowledge and experience relevant to develop and boost transformative healthcare solutions. Together, this allows us to give market-relevant advice suited to the needs of every single start-up company.

What types of projects is BaseLaunch especially suitable for?

BaseLaunch is open to all projects in the healthcare field. Geographically, our focus is on Switzerland and Europe. Our laboratories in Switzerland Innovation Park Basel Area specialise on therapeutics, but innovative concepts in the diagnostic and medtech fields are also welcome to participate in the accelerator.

Operationally, the accelerator is managed by BaselArea.swiss but operates under a different name. Why such a setup?

BaseLaunch seeks to find the most innovative and promising healthcare start-ups, support them and embed them into the local healthcare ecosystem. This makes BaseLaunch an important part of the core activity of BaselArea.swiss. Due to the different financing and decision-making structures and in line with a focussed market presence and a particular target groups, it made sense to launch the project under a different name.

Is it then the role of the state to invest in start-ups?

No public funds are invested in the projects. The cantons are financing the operational running of BaseLaunch. But what goes directly into the start-ups comes from the private sector. With BaseLaunch, BaselArea.swiss is thus providing the right framework conditions as a neutral partner of industry fostering the emergence of new companies with suitable programmes. And don’t forget that other places are very much on the offensive with public resources. It’s important not to fall behind. We have to remain in the fiercely competitive bid to be an attractive location – without, however, distorting our liberal economic order.

Why do we need more start-ups?

Start-ups are needed first and foremost to create added value from knowledge. If we invest billions into academic research, this also needs corresponding structures to make innovations out of inventions. It’s been shown that start-ups are taking on a more and more decisive role in this respect. In addition, start-ups have the potential to grow rapidly when successful and create a great number of high-quality jobs. Actelion, which began as a start-up, is the best example of this. While BaseLaunch succeeds in working with the best start-up projects, this also generates impulses for established companies and the ecosystem as a whole. BaseLaunch thus contributes toward raising the region’s attractiveness as Europe’s leading life sciences hub.

Is the Basel region even interesting for start-ups? Isn’t the cost of living likely to frighten away entrepreneurs?

Silicon Valley, London or Boston is not more affordable. The unique advantage of Basel’s life sciences ecosystem – its concentration of talent, pharmaceutical decision-makers and capital, which are unrivalled in Europe – ultimately tip the balance in our favour in the eyes of company founders. We have seen that the Basel region scores well in these critical areas – which are “must haves” especially for young companies – that, all things considered, the overall package is more than enough. This can be seen in the steady increase in companies being founded from outside the region in recent years.

For more information about the project, please visit www.baselaunch.ch

 

About Alethia de Léon

Born in Mexico, Alethia de Léon studied at Massachusetts Institute of Technology and Harvard Business School. After working in healthcare investment and product development, she was Global Head of Search and Evaluation, Business Development and Licensing for the Neuroscience Business at Novartis until 2015. In addition to managing BaseLaunch, Alethia de Léon is CEO and founder of the start-up Senes Science GmbH.

 

report Precision Medicine

Informatik und Medizin wachsen zusammen

04.03.2019

report Precision Medicine

Aging: The Tsunami for Healthcare

27.02.2019

report BaselArea.swiss

BaseLaunch : l’accélérateur pour start-up prometteuses actives dans le domaine de la santé...

22.02.2017

BaseLaunch, le nouvel accélérateur suisse dédié au secteur de la santé, entend permettre à des start-up triées sur le volet d’accéder à l’écosystème des sciences de la vie de la région bâloise. Le programme BaseLaunch a été lancé par BaselArea.swiss, qui en assume la gestion opérationnelle. Il bénéficie du soutien du Novartis Venture Fund, de Johnson & Johnson Innovation, de Pfizer ainsi que de partenaires tels que l’incubateur de digitalswitzerland Kickstart Accelerator.

BaselArea.swiss, l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura, a annoncé aujourd’hui le lancement du programme BaseLaunch, le nouvel accélérateur suisse visant à promouvoir la création de start-up actives dans le domaine de la santé. Mettant à profit la position unique dont bénéficie la région bâloise en tant que pôle mondial des sciences de la vie, sa popularité croissante parmi les investisseurs ainsi qu’un programme s’adressant aux entrepreneurs de la santé, BaseLaunch entend attirer la nouvelle génération d’entreprises innovantes.

«Il est nécessaire que les start-up évoluent dans un environnement sain et cohérent en vue de renforcer et de continuer à faire progresser l’exceptionnelle compétitivité de la place économique suisse qui se hisse au rang d’élite dans le domaine des sciences de la vie», a affirmé Domenico Scala, président de BaselArea.swiss. «La Suisse a beaucoup à faire à cet égard et BaseLaunch relève d’une initiative stratégique visant à pallier cette lacune.»

«L’expertise de BaselArea.swiss dans la mise en relation d’innovateurs et le soutien aux entrepreneurs permettra au programme BaseLaunch de se concentrer pleinement sur les besoins non satisfaits des start-up actives dans le secteur de la santé tout en contribuant dans le même temps à l’excellent climat d’innovation en Suisse, en particulier dans le domaine des sciences de la vie», a ajouté Christof Klöpper, CEO de BaselArea.swiss. En tant que section désignée de l’incubateur de digitalswitzerland Kickstart Accelerator pour la santé et en tant que partenaire d’organismes publics et privés institués, BaseLaunch est étroitement aligné sur des initiatives nationales et régionales clés.

BaseLaunch a d’ores et déjà recueilli le soutien d’entreprises biopharmaceutiques internationales et de champions de l’innovation, à savoir le Novartis Venture Fund, Johnson & Johnson Innovation et Pfizer. Ces partenaires du secteur de la santé s’engagent aux côtés de BaseLaunch dans le but d’identifier et de promouvoir des innovations transformationnelles répondant à des besoins médicaux non comblés.

«Le programme BaseLaunch vise à encourager les meilleurs innovateurs dans le domaine de la santé en leur offrant un accès rapide aux financements ouverts aux créateurs d’entreprise, à l’information, à l’industrie et à des infrastructures ultramodernes. Nous souhaitons leur permettre d’être pleinement intégrés dans la chaîne de valeur des sciences de la vie et les guider individuellement dans cette voie», a expliqué Alethia de Léon, Managing Director de BaseLaunch.

Le programme comprend deux phases s’étendant sur 15 mois au total. Pendant la première phase de trois mois, les entrepreneurs collaborent étroitement tant avec l’équipe de BaseLaunch qu’avec un réseau d’entrepreneurs en résidence, de conseillers et de consultants afin de peaufiner leurs dossiers commerciaux. BaseLaunch peut accorder un soutien financier de CHF 10 000.– par projet. Jusqu’à trois start-up sélectionnées pour la seconde phase auront la possibilité d’obtenir un financement d’une année pouvant atteindre CHF 250 000.– en vue de générer des données et de franchir les grandes étapes de leur projet commercial dans les laboratoires du Switzerland Innovation Park Basel Area.

BaseLaunch a fixé la clôture des candidatures au 30 juin 2017 pour le cycle inaugural du programme d’accélération. D’autres cycles du programme débuteront fin 2018 et 2019. Un comité de sélection composé d’experts du secteur désignera les entreprises invitées à chaque cycle du programme.

 

Commentaires des partenaires de BaseLaunch du secteur de la santé

Richard Mason, Head of the London Johnson & Johnson Innovation Centre:
«Offrant des financements et un accès aux laboratoires à des startup sélectionnées, sans aucune condition, ce programme illustre notre volonté de créer dans la région de Bâle un environnement le plus propice possible aux entreprises qui se mettent au service des sciences de la transformation et des bonnes idées en Suisse.»

Dr Anja König, Managing Director, Novartis Venture Fund:
«Nous nous réjouissons de contribuer à la dynamisation de la région bâloise, le centre de gravité des entreprises européennes de la santé, en proposant aux start-up le soutien dont elles ont besoin pour faire avancer leurs idées.»

Uwe Schoenbeck, Chief Scientific Officer, External Research and Development Innovation & Senior Vice President, Worldwide Research and Development, Pfizer:
«Grâce au soutien apporté par Pfizer au programme BaseLaunch, nous espérons réduire le temps qu’il faut à une initiative scientifique prometteuse pour déboucher sur un médicament potentiel.»

 

report

Anaveon nimmt 35 Millionen Franken ein

26.02.2019

report Life Sciences

Roche übernimmt Spark Therapeutics

25.02.2019

report BaselArea.swiss

“Basel is well positioned”

09.02.2017

‘Uberfication’ will change marketing and sales in the pharmaceutical sector, says Patrik Frei. This is already seen at healthcare companies, where digitalisation is making inroads. Business angels and family offices are paying an increasingly larger role in awarding venture capital, according to the CEO of Venture Valuation. Venture capitalists are coming aboard only later.

What does Venture Valuation do?

Patrik Frei: We conduct independent assessments of companies in the life sciences sector. Our clients are looking either for capital or investments. We then try to determine a fair value and indicate a range. The price is then, of course, a matter of negotiation.

How do you rate Johnson & Johnson’s acquisition of Actelion – well negotiated or a fair value?

Actelion was already a success story before hand, one of the few biotech companies to have organised its own sale. The commercial part will now be split off while the research and innovation will remain in Switzerland. Generally speaking, this is a highly successful exit and sends an important signal to Basel as a centre of life sciences – irrespective of the fact that additional capital is again flowing into the industry.  

Is it possible to observe a consolidation process, one that could also have undesired effects?

No. While there is a concentration of large pharmaceutical companies at the top, this also creates opportunities for new companies. Start-ups have the advantage that they are faster and more agile. Some of them are acquiring others and becoming medium-sized companies. An example of this is Shire. Others are being acquired by the bigger companies, which in turn feeds new capital into the sector. I think that this innovation ecosystem is fundamentally healthy.

The US seem to profit more than Europe or Switzerland. Is there far more venture capital there?

There is four times as much venture capital in the US than in Europe, it’s true. But the number of companies is similar. In Europe, smaller amounts are usually invested and start-ups have to survive more financing rounds, while in the US extremely high amounts are committed in one go. Incidentally, investors in Asia are far more cautious than in Europe. It should also be noted that the investor landscape is changing in Europe. There are less and less traditional venture capitalists, while corporate venture funds, family offices and business angels are gaining in importance. These are often people who have made their own wealth in the sector. But this doesn’t mean that it has become easier for companies looking for capital; private investors are not only more cautious than venture capitalists, they also tend not to operate openly.

In addition, many institutional Europe investors prefer to give their money to large American venture capitalists, which are more visible and have been more successful in the past. Overall it can be seen that venture capitalists are coming on board later, creating a gap in expansion financing, especially in Europe. 

You had the opportunity to moderate an event in January about the future of the pharmaceutical industry at the JPMorgan Healthcare Conference. What came out of it?

One of the main themes was the ‘uberfication’ of the healthcare sector. Today, marketing and sales are firmly in the hands of the big pharmaceutical companies, but this could be challenged in the future by IT companies. We still don’t know how this will look like exactly, but it’s clear that new distribution channels will become possible through digitalisation.

But regulations could also slow this down.

Patients are increasingly informing themselves over the internet, and there are more and more digital diagnostic tools. Over a longer period of time, there could be some development there. But there’s no doubt that this also certainly depends on regulations.

How important is the choice of location for life sciences companies today?

We also discussed this in San Francisco. The trend is towards multiple sites - a presence in the US, development in China or even now in India, headquarters in Switzerland. Smaller biotech companies are also addressing such issues.

Where does Switzerland stand?

Switzerland and Basel are very well positioned. With the two large pharmaceutical companies, the location has widespread visibility. Many people in the sector are familiar with Basel and Switzerland from their own experience and invariably have very positive memories. But the fact is that you cannot simply rely on the past. You also have to actively shape your future.  

And what will this entail?

The keyword is digitalisation and personalised medicine or precision medicine. The trend is that markets will ultimately split off and become smaller. So you will need more products. This is also the reason for consolidation.

Will costs go up when markets become smaller through personalisation?

On the one hand, costs for medicines are rising. On the other hand, fewer medicines have to be tested until something works if they are personalised and actually work. This reduces costs. The likelihood of success of clinical trials also increases when resources are more strongly oriented towards specific groups. We can hope that costs will even fall thanks to personalisation.

Does digitalisation also open up the field for newcomers, particularly from the IT sector?

Definitely. We are noticing this trend very strongly and are increasingly conducting assessments of health tech companies. Health tech is interesting for investors because products are brought faster onto the market and the investments are smaller. This is a challenge for pharmaceutical companies since such health tech companies will be used as the first digital sales channels.

Are we prepared for this in Switzerland?

Switzerland has strong IT companies and even stronger pharmaceutical companies. The potential exists. But you have to better connect both sides, whether in research through an appropriate institution, through events or even a new association. But I am very confident that we will set the right course here.


Biography

Patrik Frei founded Venture Valuation in 1999. The Zurich-based company specialises in conducting independent assessments of start-up companies. Patrik Frei studied business administration at the University of St.Gallen and graduated from the Federal Institute of Technology in Lausanne.

report Invest in Basel region

Schär ist stolz auf Schweizer Blockchain-Szene

21.02.2019

report Life Sciences

Axovant-Ausgliederung erwirbt Rechte an Epilepsiepräparat

19.02.2019

report BaselArea.swiss

Blogging, tweeting, sharing and liking: BaselArea.swiss goes social media

09.02.2017

BaselArea.swiss has a new social media presence. At its heart is the Innovation Report, which serves as a blog regularly providing information on important issues from our services segments and technology fields, as well as delivering important information for the innovation landscape of Northwest Switzerland. The Innovation Report offers the opportunity to filter, share and comment on innovations.

BaselArea.swiss on LinkedIn
On LinkedIn we not only have a presence with a general company page, but also have four so-called showcase pages on our services segments Invest in Basel Region, Connecting Innovators, Supporting Entrepreneurs and Accessing China. These are managed by our experts and offer a broad view of activities and events both in Northwest Switzerland and further afield. We love to attract followers – also on the general company page, which provides information primarily on events or regional news.

Even more interaction and up-to-date information from the various fields of innovation are promised by our LinkedIn groups Life Sciences by BaselArea.swiss, Medtech by BaselArea.swiss, Micro, Nano & Materials by BaselArea.swiss and Production Technologies by BaselArea.swiss, which are administered by the respective Technology Field managers. They keep visitors who are interested in these fields informed about the latest developments in the technologies concerned both in Northwest Switzerland and further afield.

Special groups on LinkedIn
BaselArea.swiss also has another three LinkedIn groups: 3D Printing Schweiz, Entrepreneurs in Northwestern Switzerland and Precision Medicine Group Basel Area. In the Precision Medicine Group, industry experts from Novartis, Actelion and Roche, together with BaselArea.swiss, form an open and highly specialized community of experts, researchers and entrepreneurs. The aim is to tap into the growing digitalization with a view to developing new chances and opportunities for the life sciences and healthcare industry.

The aim of the 3D Printing Group is to document the rapid development of this technology worldwide and invite those interested to share their thoughts and comments. The Entrepreneurs Group is designed for people who have already benefited from our services and also investors, experienced entrepreneurs and SMEs that would like to know what young entrepreneurs in the region need and what drives them.

BaselArea.swiss also on Twitter and Xing
@BaselAreaSwiss tweets on Twitter. Whether you keen to receive notice of events, the latest news, information on interesting innovations from partners or even just an amusing story, BaselArea.swiss keeps you up to date here with its own contributions, retweets and favourites.

BaselArea.swiss is also represented on Xing with a company page. Here we provide regular information on exciting events and innovations in a wide range of fields from the north-western region of Switzerland.

Look us up on the social media channels and get in touch!
We look forward to a lively exchange of ideas and hope to gain lots of new followers.

Link list

Innovation reports: Link
Twitter: Link
Xing: Link
LinkedIn BaselArea.swiss
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LinkedIn showcase pages: Invest in Basel Region
Connecting Innovators
Supporting Entrepreneurs
Accessing China
LinkedIn technology groups: Life Sciences by BaselArea.swiss
Medtech by BaselArea.swiss
Micro, Nano & Materials by BaselArea.swiss
Production Technologies by BaselArea.swiss
Other LinkedIn groups: 3D Printing Schweiz
Entrepreneurs in Northwestern Switzerland
Precision Medicine Group Basel Area

 

Article written by Nadine Nikulski, BaselArea.swiss  

report Invest in Basel region

Basel-Stadt senkt Steuern

11.02.2019

report Invest in Basel region

Switzerland – a magnet in the global war for the best talents in Life Sciences

07.02.2019

report BaselArea.swiss

Basel initiative supports life sciences start-ups

01.02.2017

BaseLaunch, an accelerator initiative launched and run by the location promotion organisation BaselArea.swiss, is a new partner of the start-up accelerator Kickstart. Life sciences start-ups will be promoted through a second Kickstart programme.

BaseLaunch, which will be launched on 22 February, is an accelerator initiative that aims to create the next generation of groundbreaking healthcare companies in the Basel region, according to a BaselArea.swiss announcement. The collaboration with Kickstart, one of the Europe’s largest multi-corporate start-up accelerators and an initiative of digitalswitzerland, will contribute towards accomplishing this objective. Kickstart is now starting a second programme.

“With the second edition taking place in Zurich and the extension of the programme to Basel, Kickstart will be one step closer to becoming the largest European start-up accelerator,” said Nicolas Bürer, managing director of digitalswitzerland, in a Kickstart statement. Kickstart describes Basel as a life sciences “hot spot” and says that the partnership will make it possible to “tap into the unexplored innovation potential”.

Kickstart Accelerator will select a shortlist of up to 30 start-ups that will be given the opportunity to develop their ideas in an 11-week programme at Impact Hub Zurich. In addition to life sciences, start-ups from the food sector, fintech, smart cities, and robotics and intelligent systems are also eligible.

The start-ups will receive support from experienced mentors and partner companies, and will have the chance to win up to CHF 25,000 as well as receiving a monthly stipend.

“Cooperation between the start-ups and corporate partners will allow the entrepreneurs to benefit from the corporates’ know-how and large customer networks, as well as enable them to develop new technologies and disruptive products together,” commented Carola Wahl, head of transformation and market management at AXA Winterthur, one of the corporate partners.

Interested start-ups can apply at Kickstart Accelerator.

 

report Life Sciences

Idorsia vermeldet herausragende Fortschritte

07.02.2019

report Precision Medicine

Redesigning Healthcare - Das war die Future Health 2019

05.02.2019

report BaselArea.swiss

In Basel an Innovation Hub for Precision Medicine is Born

24.01.2017

A stakeholder group of healthcare experts from the life sciences industry and research initiated by BaselArea.swiss launches DayOne in close collaboration with Canton Basel-Stadt.

On Monday, 16 January 2017, decision makers from industry, university and the healthcare sector gathered in the Volkshaus, Basel, at the invitation of Christoph Brutschin to attend the launch of DayOne - the Innovation Hub for Precision Medicine. The initiative was dreamed up by BaselArea.swiss, the promoters of innovation and inward investment in the region, together with a core team of industry experts, and in his opening speech the Director of Economic Affairs for Canton Basel-Stadt made it clear what the initiative is all about: namely, the next development stage in the life sciences, where the Basel region should remain a prominent player. That increasing digitalization in the healthcare industry will not only provide for disruption, but also offers huge potential, as long as the right course is set, was also the main theme of the evening.

An introduction to the topic was provided by Peter Grönen, who - together with other industry experts – is one of the initiators of DayOne. The Head of Translational Science at Actelion explained why the linear innovation paradigm - in which tests for clinical relevance are only conducted late on in the process - inevitably ends in the notorious Valley of Death when it comes to the issue of precision medicine. The patient, says Grönen, has to take centre stage in research and development today - and remain included in all interactions. Groenen concluded his presentation with the observation that all the components are actually present in the Basel region to build a novel innovation ecosystem in which the various skills and disciplines operate not downstream of one another but work in constant collaboration.

And it is precisely this that is also the main driver of the DayOne initiative. The projects were then presented that are currently being pursued in the Basel region and are likely to enjoy an added boost as a result of the Innovation Hub in Precision Medicine. Torsten Schwede from the University of Basel reported on the Data Coordination Centre of the Swiss Personalized Health Network (SPHN), which is aimed at making all patent data of Switzerland’s university hospitals interoperable and accessible for research purposes. Christof Kloepper, Managing Director of BaselArea.swiss, presented BaseLaunch, the accelerator for healthcare ventures that will be officially launched at the end of February. And Laurenz Baltzer from Karger presented an ambitious scientific publication project on the subject of digital biomarkers.

Following these presentations, it was left to Frank Kumli, a co-initiator of DayOne from Ernst & Young, to show what the hub involves and how it fits into the innovation landscape of the region and offers added support.

report Life Sciences

Polyphor erhält Förderung für Antibiotika

05.02.2019

report

BaseLaunch funds four healthcare ventures

05.02.2019

report Invest in Basel region

Roivant Sciences a choisi Bâle pour siège social

19.12.2016

Bâle – Doréanavant, la société biopharmaceutique Roivant Sciences dirigera son activité mondiale à partir de son nouveau siège social de Bâle. Les sociétés affiliées viendront également s’installer à Bâle. BaselArea.swiss accompagnera Roivant et ses partenaires.

BaselArea.swiss a accompagné Roivant et ses partenaires dans l’évaluation et l’implantation du site. L’organisation de promotion économique du nord-ouest de la Suisse se félicite de l’arrivée des nouvelles entreprises dans la région. Elle se réjouit que de telles sociétés aussi passionnantes et au développement rapide aient fait le choix de Bâle pour y établir leurs sièges. « La mission de Roivant est de réduire, au profit des patients, les délais et coûts de mise au point des nouveaux médicaments », a déclaré Vivek Ramaswamy, fondateur du groupe des sociétés Roivant, cité à l’occasion de l’annonce du nouveau siège social. « Nous sommes convaincus que de nous situer au centre des compétences et innovations pharmaceutiques européennes nous permettra d’atteindre cet objectif. » Roivant Sciences est axée sur les phases avancées de mise au point de médicaments. Roivant collabore notamment avec Eisai, GlaxoSmithKline et Takeda Pharmaceuticals. Le développement pharmaceutique de Roivant concerne les domaines de la neurologie, l’oncologie, endocrinologie, la dermatologie et l’hépatologie.

Dans son sillage, Roivant amène des sociétés affiliées qui prévoient également d’établir leur siège à Bâle. Il s’agit notamment d’Axovant Sciences Ltd, est-il annoncé dans le communiqué. Cette société biopharmaceutique est spécialisée dans la phase clinique de médicaments axés sur le traitement de la démence. A Bâle, l’entreprise a l’intention « de développer une organisation totalement intégrée pour gérer les stratégies commerciales et médicales mondiales, qui prendront en charge la fabrication, la chaîne logistique, la propriété intellectuelle et d’autres fonctions d’entreprise », a ajouté Mark Altmeyer, président et directeur commercial en chef d’Axovant Sciences, cité dans le communiqué. « Notre présence à Bâle nous donnera accès à une réserve de talents hautement qualifiés, essentiels à notre futur succès.» hs

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Grosspeter Tower – Basel’s sustainable model skyscraper

04.02.2019

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04.02.2019

report Life Sciences

“The Basel region should not simply be part of the transformation, but should be helping t...

07.12.2016

Dr Falko Schlottig is Director of the School of Life Sciences at the University of Applied Sciences and Arts, Northwest Switzerland (FHNW), in Muttenz. He advises start-up companies in the life sciences and has founded start-ups himself.

In our interview, he explains how the School of Life Sciences would like to develop, why close interdisciplinary collaboration is so important and what future he foresees for the health system.

You come from industry and have also been engaged in start-ups yourself. Is it not atypical now to work in the academic field?
Falko Schlottig*:
If it were atypical, we would be doing something wrong as a university of applied sciences. Many of the staff at the FHNW come from industry. That’s important, because otherwise we could not provide an education that qualifies students for their profession and because through this network we can drive applied research and development forwards. With our knowledge and know-how we can make a significant contribution to product developments and innovation processes.

Is this how the FHNW differs from the basic research done at universities?
It’s not about making political distinctions, but about a technical differentiation. As a university of applied sciences, we are focused on technology, development and products. The focus of universities and the ETH lies in the field of basic research. Together this results in a unique value chain that goes beyond the life sciences cluster of Northwest Switzerland. This requires good collaboration. At the level of our lecturers and researchers, this collaboration works outstandingly well, for example through the sharing of lectures and numerous joint projects. On the other hand, there is still a lot of potential in the collaboration to strengthen the life sciences cluster further, for instance in technology-oriented education or in the field of personalized health.

Does “potential” mean recognition? Or is it a question of funding?
Neither nor! The distinction between applied research and basic research must not become blurred – also from the students’ perspective. A human resources manager has to know whether the applicant has had a practice-oriented education or first has to go through a trainee programme. It’s a question of working purposefully together in technology-driven fields even better than we do today in the interest of our region.

Are there enough students? It’s often said there are too few scientists?
Our student numbers are slightly increasing at the moment, but we would like to see some more growth. But the primary focus is on the quality of education and not on the quantity. What is important for our students is that they continue to have excellent chances on the jobs market. Like all institutions, however, we are feeling the current lack of interest in the natural sciences. For this reason, we at the FHNW are committed in all areas of education to subjects in the fields of science, technology, engineering and mathematics - or STEM subjects.

You have now been head of the School of Life Sciences at the FHNW for just over a year. What plans do you have?
We want to remain an indispensable part of the life sciences cluster of Northwest Switzerland. We also want to continue providing a quality of education which ensures that 98 percent of our students can find a job after graduation. In concrete terms, this means that we keep developing our teaching in terms of content, didactics and structure and follow the developments of the industrial environment and of individualization with due sense of proportion. In this respect, we’ve managed to attract people with experience in the strategic management of companies in the industrial field and people from institutions in the healthcare and environment sectors to assist us on our advisory board.
In research, we will organize ourselves around technologies based on our disciplinary strengths and expertise in the future and will be even more interdisciplinary in our work. We will be helped by the fact that we are moving to a new building in the autumn of 2018 and will have one location instead of two. In terms of content, we will establish the subject of “digital transformation” as an interdisciplinary field in teaching and research with much greater emphasis than is the case today. Finally, we should not simply be part of this transformation, but should be helping to shape it.

Apropos “digital transformation”, IT will also become increasingly important for natural sciences. Will the FHNW train more computer scientists?
Here at the School of Life Sciences we are successfully focused on medical informatics; the FHNW is training computer scientists in Brugg and business IT specialists in Basel. But we also have to ask ourselves what a chemist who has attended the School of Life Sciences at the FHNW should also offer in the way of advanced IT know-how in future – for example in data sciences. The same applies to our bioanalytics specialists, pharmaceutical technology specialists and process and environmental engineers. Nevertheless, natural science must remain the basis, enriched with a clear understanding of data and related processes. Conversely, an IT specialist who studies with us at the School of Life Sciences also has to come to grips with natural science issues. This knowledge is essential if you want to find a life sciences job in the region.

Throughout Switzerland – but also especially in the Basel region – there is a lot of know-how in bioinformatics. But from the outside, the region is not perceived as an IT centre. Should something not be done to counteract this perception?
We do indeed have some catching up to do in the life sciences cluster of Northwest Switzerland. The important questions are what priorities to focus on and how to link them up. Is it data mining – which is important for the University of Basel and the University Hospital? Or is it the linking of patient data with the widest variety of databases in order to raise cost-effectiveness in hospitals, for example? Or does the future lie in data sciences and data visualization to simplify and support planning and decision-making, which is one of the things we are already doing at the School of Life Sciences? The key issue is to know what data will serve as the basis of future decision-making in healthcare. Here it is also a question of who the data belongs to and both how and by whom the data may be used. This is one of the prerequisites for new business models. Since we are engaged in applied research, these issues are just as important for us as they are for industry. This hugely exciting discussion will remain with us for some years to come.

The School of Life Sciences at the FHNW covers widely differing areas such as chemistry, environmental technology, nanoscience and data visualization – how does it all fit together?
It is only at first glance that these areas seem so different – their basis is always natural science, often in conjunction with engineering science. The combining of our disciplines will be even better when they are all brought together in 2018, at the very latest. You can see it already, for example, in environmental technology: at first glance, you wonder what it has to do with bioanalytics, nanoscience or computer science. But the School of Life Sciences is strong in the field of water analysis and bioanalytics, and one of the biggest problems at the moment is antibiotic resistance. To find solutions here, you need a knowledge of chemistry, biology, analytics, computer science and also process engineering know-how. As from 2018/19 we will have a unique process and technology centre in the new building, where we will be able to visualize all the process chains driving the life sciences industry today and in the future – from chemistry, through pharmaceutical technology and environmental technology to biotechnology, including analytics and automation.

You’ve been - and still are - involved in start-ups. Will spin-offs from the School of Life sciences be encouraged in future?
We are basically not doing badly today when you compare the number of students and staff with the number of start-ups. But we do like to encourage young spin-off companies; at our school, start-ups tend to spring from the ideas of our teaching staff. Our Bachelor students have hardly any time to devote themselves to starting up a company. On the other hand, entrepreneurial thinking and engagement form part of the education provided at the School of Life Sciences. After all, our students should also develop an understanding of the way a company works. A second aspect is entrepreneurial thinking in relation to founding a company. The founding of a start-up calls for flexibility and openness on our part: How do we deal with a patent application? Who does it belong to? How are royalties arranged? Our staff have the freedom to develop their own projects. Our task is to define the necessary framework conditions. We already offer the possibility today of a start-up remaining on our premises and continuing to use these facilities. We have reserved extra space for this in the new building. We also make use of all the opportunities that the life sciences cluster of Northwest Switzerland offers today. This includes, for example, the life sciences start-up agency EVA, the incubator, Swiss Biotech, Swissbiolabs, the Switzerland Innovation Park Basel Area, BaselArea.swiss and also venture capitalists, to name just a few. We are well-networked, and here too we are doing what we can to help foster the development of our region

Why do you think it is apparently so difficult in Switzerland to establish a successful start-up?
There are two factors in Northwest Switzerland that play a part: a very successful medium-sized and large life sciences industry means the hurdles to becoming independent are much higher. When you found a start-up, you give up a secure, well-paid job and expose yourself to the possible financial risks associated with the start-up. The second big hurdle is funding, especially overcoming the so-called Valley of Death. Compared with the second step, it is easy to obtain seed capital. Persevering all the way to market with a capital requirement of between one and five million francs is very difficult.

That should change with the future fund.
It would of course be fantastic if there were a future fund of this kind to provide finance of between one and two million francs. This would finance start-up projects for two or three years. In this respect, it is incredibly exciting, challenging and moving to see the whole value chain from research to product in use, to be familiar with networks and to be involved. Today this is almost only possible with a start-up or a small company. But in the end, every potential founder has to decide whether he or she would prefer to be a wheel or a cog in a wheel.

Will the healthcare sector look dramatically different in five or ten years?
Forecasts are always difficult and often wrong. The big players will probably wait and see how the market develops. The healthcare sector may well look different in five to ten years, but not disruptively different. We will see new business models, and insurers will try exploring new avenues. This may lead to shifts. At the moment we are experiencing the shift from patient to consumer. On the product side, the sector is extremely regulated, so it is not easy to launch a new and innovative product onto the market. In my view, many regulations inhibit innovation and do not always lead to greater safety for the patients, which is actually what they should do.

How could this transformation be kick-started?
I believe that we at the University of Applied Sciences in Northwest Switzerland have a major contribution to make here. For example, we take an interdisciplinary and inter-university approach collaborating on socio-economic issues based on our disciplinary expertise within strategic initiatives. In this way we are trying to our part to help find solutions or answers. Switzerland and our region in particular have huge potential in this pool of collaboration. This now needs to be exploited.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, BaselArea.swiss

*Prof. Dr. Falko Schlottig is Director of the School of Life Sciences at the University of Applied Sciences and Arts Northwestern Switzerland (FHNW) in Muttenz. He has many years of experience in research and product development and has held a variety of management positions in leading international medical device companies. Falko Schlottig has also co-founded a start-up company in the biotechnology and medical devices sector.

He studied Chemistry and Analytical Chemistry. He holds an Executive MBA from the University of St Gallen.

 

report Invest in Basel region

Basel-Stadt ist am besten erreichbar

01.02.2019

report Life Sciences

Basilea und Roche kämpfen gemeinsam gegen Krebs

29.01.2019

report ICT

Dr App – Digital transformation in the life sciences

30.11.2016

The future belongs to data-driven forms of therapy. The Basel region is taking up this challenge and investing in so-called precision medicine.
An article by Fabian Streiff* and Thomas Brenzikofer, which first appeared on Friday, 14 October 2016, in the NZZ supplement on the Swiss Innovation Forum.

So now the life sciences as well: Google, Apple and other technology giants have discovered the healthcare market and are bringing not only their IT expertise to the sector, but also many billions of dollars in venture capital. Completely new, data-driven, personalized forms of therapy – in short: precision medicine – promise to turn the healthcare sector on its head. And where there is change, there is a lot to be gained. At least from the investor’s point of view.

From the Big Pharma perspective, things look rather different. There is quite a lot at stake for this industry. According to Frank Kumli from Ernst & Young, the entry hurdles have been relatively high until now: “We operate in a highly regulated market, where it takes longer for innovations to be accepted and become established.” But Kumli, too, is convinced that the direction of travel has been set and digitalization is forging ahead. But he sees more opportunities than risks: Switzerland - and Basel in particular - is outstandingly well-positioned to play a leading role here. With the University of Basel, the Department of Biosystems Science and Engineering ETH, the University of Applied Sciences Northwest Switzerland, the FMI and the University Hospital Basel, the region offers enormous strength in research. It also covers the entire value chain, from basic research, applied research and development, production, marketing and distribution to regulatory affairs and corresponding IT expertise. The most important drivers of digital transformation towards precision medicine include digital tools that allow real-time monitoring of patients – so-called feedback loops. The combination of such data with information from clinical trials and genetic analysis is the key to new biomedical insights and hence to innovations.

Standardized nationwide data organization
In rather the same way that the invention of the microscope in the 16th century paved the way to modern medicine, so data and algorithms today provide the basis for offering the potential for much more precise and cheaper medical solutions and treatments for patients in the future. At present, however, the crux of the problem is that the data are scattered over various locations in different formats and mostly in closed systems. This is where the project led by Professor Torsten Schwede at the Swiss Institute of Bioinformatics (SIB) comes into play.

As part of the national initiative entitled Swiss Personalized Health Network, a standardized nationwide data organization is to be set up between university hospitals and universities under centralized management at the Stücki Science Park Basel. Canton Basel-Stadt has already approved start-up funding for the project. The standardization of data structures, semantics and formats for data sharing is likely to substantially enhance the quality and attractiveness of clinical research in Switzerland – both at universities and in industry. There is no lack of interest in conducting research and developing new business ideas on the basis of such clinical data. This was apparent on the occasion of Day One, a workshop event supported by BaselArea.swiss for the promotion of innovation and economic development and organized by the Precision Medicine Group Basel Area during Basel Life Sciences Week.

More than 100 experts attended the event to address future business models. Altogether 14 project and business ideas were considered in greater depth. These ranged from the automation of imaging-based diagnosis through the development of sensors in wearables to smartphone apps for better involvement of patients in the treatment process.

Big Pharma is also engaged
“The diversity of project ideas was astonishing and shows that Switzerland can be a fertile breeding ground for the next innovation step in biomedicine,” Michael Rebhan from Novartis and founding member of the Precision Medicine Group Basel Area says with complete conviction. The precision medicine initiative now aims to build on this: “Despite the innovative strength that we see in the various disciplines, precision medicine overall is making only slow progress. The advances that have been made are still insufficient on the whole, which is why we need to work more closely together and integrate our efforts. A platform is therefore required where experts from different disciplines can get together,” says Peter Groenen from Actelion, likewise a member of Precision Medicine Group Basel.

There is also great interest among industry representatives in an Open Innovation Hub with a Precision Medicine Lab as an integral component. The idea is that it will enable the projects of stakeholders to be driven forward in an open and collaborative environment. In addition, the hub should attract talents and project ideas from outside the Basel region. The novel innovation ecosystem around precision medicine is still in its infancy. In a pilot phase, the functions and dimensions of the precision medicine hub will be specified more precisely based on initial concrete cases, so that the right partners can then be identified for establishing the entire hub.

Leading the digital transformation
The most promising projects will finally be admitted to an accelerator programme, where they will be further expedited and can mature into a company within the existing innovation infrastructures, such as the Basel Incubator, Technologiepark Basel or Switzerland Innovation Park Basel Area.

Conclusion: the Basel region creates the conditions for playing a leading role in helping to shape digital transformation in the life sciences sector and hence further expanding this important industrial sector for Switzerland and preserving the attractiveness of the region for new companies seeking a location to set up business.

* Dr Fabian Streiff is Head of Economic Development with Canton Basel-Stadt

report BaselArea.swiss

Novartis testet Kleinfabrik für Medikamente

21.01.2019

report BaselArea.swiss

Novartis geht bei Schweizer Rekord voran

17.01.2019

report

“I find it motivating to succeed together with others”

02.11.2016

Patrick Vergult is managing director of Actemium Switzerland Ltd, a provider of networked industrial and building automation with headquarters in Basel and five other sites in Switzerland.

In our interview, the native of Belgium explains what brought him to Switzerland, what objectives Actemium is pursuing and why he believes that, while Industry 4.0 will result in a revolution, we will only see an evolution in terms of the technology.

Your story sounds fascinating: you are Belgian, came to Switzerland in 1991 to work for Cern and are now the CEO of Actemium Switzerland – how did that come about?
Patrick Vergult*: In 1991 I arrived at Cern in Geneva as a freelance software engineer commissioned by ABB. At Cern I programmed cryogenic systems that could be cooled to minus 269 degrees Celsius. These systems are used to cool the magnets in the long ring of the particle accelerator until they reach the superconducting state. These magnets, which are as big as 10-storey building, detect the particles that arise when accelerated positrons and electrons collide. Actually my plan was to return to Belgium after six months, but then I stayed in Switzerland and have steadily extended my network. At that time, I was also co-founder of a company in Belgium called Iproco. The business was going very well here in Switzerland and so in 1998 we decided to establish a branch of Iproco in Switzerland. In 2001 this gave rise to Else Automation. Actemium came into being in 2013 as a result of the merger of Etavis Engineering, Controlmatic and our company, Else Automation.

What exactly does Actemium Switzerland do?
Actemium is basically a product-neutral automation company. We do not develop any products of our own, but integrate various automation and IT systems for our customers. In short, with our six business units we offer electrical, automation and IT technology for networked industrial and building automation, as well as overarching production management. Our objective is to remain with the customer from consultation, planning and implementation of a project right through to maintenance of the systems. After all, we have a strong connection with the products that we use and are very familiar with our customers’ processes.

What excites you about working for Actemium?
I find it motivating to create something together with other people and to be successful together. Actemium enables people like me, who have a very entrepreneurial spirit, to remain entrepreneurs, even though we belong to the large VINCI Group. Actemium is a network with a decentralized management structure. That means that, in this large entity, there are various small organizations – so-called business units – that operate as autonomous and agile players on the market. All our BUs are highly segmented, so that there is no competition between them.

Why was it decided to opt for Basel as headquarters?
The companies from which Actemium Switzerland emerged in 2013 already had a presence in the region. So in 2013 everything ultimately came together in Basel-Stadt. Originally we were competitors, if anything, which meant that our business units had to be well segmented. For us the pharmaceutical and chemical industries were and are hugely important. The pharmaceutical industry in particular invests a lot, Switzerland is an attractive hub and, above all, the Basel region has a very stable market.

Is it not difficult to prevail against the competition in the pharma hub of Basel?
Our competitors of course have a similar strategy. We try to stand out through other factors: The Actemium University offers training for customers and staff, and we also cultivate an internal network of talents for staff under 30 years of age known as Young at Actemium. Our young employees give presentations on the company from their own perspective at graduate fairs or universities – without the presence of a member of management. Trust is very important to us. This year we also introduced a Talent Award, for which theses can be submitted once a year by technicians and engineers. This annual prize will be awarded by us and external jurors from our customer base – for example from Roche, Novartis or Endress+Hauser. The aim of this award is to foster greater contact with universities and develop our own talents more. As part of this effort, we also train 20 apprentices every year and offer dual education studies for five or six students.

Is the strength of the franc a problem for Actemium?
We are fortunately heavily engaged in the pharmaceutical sector, where the strong franc only plays a minor role. Many pharmaceutical companies also export in dollars, a currency that has appreciated in value – which has offset the weakness of the euro to some extent. In fact, despite everything, we have steadily grown more than 10 percent in the last few years.

Aside from Switzerland, Actemium also has sites in Alsace and in Southern Germany – does this lead a trinational exchange?
It’s very important to us that our regional network is cultivated. The advantages of this to our customers and employees, however, depends heavily on their own personality. Some make intensive use of the opportunities, while others are perhaps a little more introverted and do not set as much store by networking. Beyond the three-countries corner, Actemium has business units in a further 35 countries. We are thus ideally positioned to service our customers; there are international working groups that share ideas and information on various issues. Recently, for example, a meeting took place in Paris on the topic of Industry 4.0. In the Basel region, we have established a three-countries corner network that meets three times a year to pool their strengths. We have already seen the first successes: a project in French-speaking Switzerland, for example, could only be tackled in the first place thanks to the pooling of knowledge by mechatronic experts from France and automation experts from Switzerland. This offers our customers huge added value of course, because they get everything from a single source. Actemium in Switzerland goes a step further: we have developed our own CV database, in which each of our 215 employees has posted his or her CV and expertise. The information is updated once a year at the performance appraisal interview with employees. In this way we can easily search for experts internally – regardless of whether we are looking for language skills or other expertise. And in fact we usually also find the skills we are looking for. Not the global Actemium network is expressing a strong interest in this solution. Digitalization continues its advance, and everyone is talking Industry 4.0.

How will this impact the work of Actemium?
We notice how the subject of Industry 4.0 tends to confuse our customers, because most of them don’t know exactly what it means. Industry 4.0 is not a ready-made solution that you can take out of a drawer – it differs from one customer to another. For this reason we will usually first get customers to explain what Industry 4.0 means for them – and then explain what we understand by it. In this way, we arrive at a shared understanding and a good starting point for successful projects. It’s not only about networking objects and gathering data in the Cloud – that’s just the beginning! When the data is in the Cloud, it requires smart conversion for the customer in order, for example, to improve the value chain. Industry 4.0 per se is not a revolution: technologies are used that have already been around for years. But it will lead to a revolution.

So it will take some time yet?
I believe so, because a lot of customers don’t yet seem ready to completely embrace the subject. Take a meat producer that organized a workshop on Industry 4.0, for example. The talk there was almost exclusively about SAP. The fact that the weather, for example, can influence people’s meat consumption and the production of meat could be rescheduled early on as a result did not register. In the future, visionaries who can show customers business opportunities in the area of Industry 4.0 will be in demand – I see great potential here. The strengths of the systems and technologies used have also not yet been exploited to the full by any means. There is still a lot of upward scope in the next 20 years.

What other trends do you see besides Industry 4.0?
We set great store by robotics, manufacturing execution systems and energy efficiency. As regards the latter in particular it is still early days. Our customers have so far had little incentive to invest in energy efficiency – this will probably not come about until there are legal requirements in place. I firmly believe that you always have to step outside your comfort zone, reinvent yourself and adapt in order to survive in the future. And I try to apply this philosophy at Actemium – so that the staff and thus also the company do not remain seated in their comfort zone for too long.

What do you expect from BaselArea.swiss and what would you like to see from the promotion of a region and innovation?
I think it’s great that there are neutral platforms like BaselArea.swiss. For when companies organize such events themselves, then it always happens for reasons of a concrete benefit that the company expects to derive from it. So neutral platforms are an advantage because they can also link up different networks.

What does Actemium want to achieve?
The basic values of the Actemium network place the focus on people. We invest an annual three to five percent of the payroll sum in further training for our employees. We cultivate the network and generate our own talent through the training of apprentices and the dual education system. But of course we also want to grow further – in order to establish a nationwide presence in the longer term. To make sure we remain sustainable, each business unit should occupy an innovative and future-oriented business area aside from its core expertise. But regardless of whether we are talking about employees, customers or shareholders, everyone should be happy. And we try to achieve this through healthy, stable and profitable growth.

And if you could wish for something for your company?
Then I would wish that we become the best automation company and the best employer in the field of automation nationwide. And we are well on track. If we achieve that, we can achieve anything – and we enjoy working hard on this every day.

Interview: Sébastien Meunier and Nadine Nikulski, BaselArea.swiss

*Patrick Vergult is the CEO of Actemium Switzerland Ltd., a company that offers solutions and engineering services in the field of industrial and building automation. Actemium sees its mission as helping its industrial customers to modernize their factories and buildings and increase their profitability.

In 2001, Patrick Vergult was co-founder and major shareholder of ELSE Automation Ltd. The company joined the VINCI Group in May 2011 and became part of the Actemium network of VINCI in 2013. In addition, he founded curaVer Business Support, a company that provides consulting and support services mainly to foreign companies settling up business in Switzerland. He was also successfully involved in the restructuring of travel company Venture Europe, where he underwrote the financial risk.

Discover Actemium Switzerland

report Precision Medicine

Basler Forscher finden Wirkstoff gegen Metastasen

14.01.2019

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Innovationstochter der Basler Kantonalbank geht an den Start

10.01.2019

report

Production Technologies – der neue Bereich von BaselArea.swiss

02.11.2016

Derzeit reicht es nicht aus, einfach zu produzieren. Unternehmen müssen zu geringeren Kosten produzieren, sparsam mit Ressourcen umgehen, die Wünsche der Kunden berücksichtigen – alles in kürzester Zeit und möglichst ohne Lagerbestand. Neue Produktionstechnologien versprechen Lösungen. Additive Fertigung, Robotik oder Internet of Things: Die Produktion von Gütern wird sich in den nächsten Jahren stark verändern.

Neu bearbeitet BaselArea.swiss den Fachbereich „Production Technologies“. Die Region Basel ist gekennzeichnet durch die Präsenz von High-Tech-Unternehmen, die komplexe, qualitativ hochwertige Produkte zu hohen Lohnkosten herstellen. Die Lage Basels an der Grenze zum Elsass und zu Baden bietet ihnen eine echte Chance für den Austausch und die Zusammenarbeit zur Verbesserung der Wettbewerbsfähigkeit sowie zur Entwicklung neuer Geschäftsmodelle.

Im Zentrum des Technologiefelds Production Technologies steht der sorgfältige Umgang mit Ressourcen und der Einsatz von sauberen Technologien. Der Fokus liegt dabei auf den folgenden 6 Bereichen:

  • 3D-Druck, additive Fertigung: BaselArea.swiss organisiert Informations- und Networking-Veranstaltungen sowie Workshops zu diesem Thema und den neuen Geschäftsmodellen. Darüber hinaus existiert eine LinkedIn-Gruppe mit rund 100 Forschern und Themenbegeisterten. 
     
  • Industrie 4.0: In Zusammenarbeit mit Schulen und Forschungszentren bietet BaselArea.swiss Informationsveranstaltungen und technologieorientierte Networking-Veranstaltungen auf regionaler und internationaler Ebene. Darüber hinaus bringt der Technology Circle „Industrie 4.0“ Unternehmen zusammen, um sich zu informieren und das Know-how in der Region weiter zu entwickeln.
     
  • Organische und gedruckte Elektronik: Die druckfähige Elektronik hat das Auftauchen neuer Produkte ermöglicht, beispielsweise OPV, OLED oder Anwendungen in den Bereichen Gesundheit oder Sensoren. BaselArea.swiss initiiert die Zusammenarbeit zwischen Unternehmen und Forschungszentren bei technischen Projekten sowie im Vertrieb und entwickelt zusammen mit der Industrie ein Netzwerk von Kompetenzen im Rahmen des Technology Circles „Printed Electronics“.
     
  • Effizienz bei der Nutzung von Ressourcen und Energie in der Produktion: Im Rahmen eines Technolgy Circles hat BaselArea.swiss ein Netzwerk von Unternehmern aufgebaut, das diesen regelmässigen Austausch pflegt.
     
  • Wassertechnologien: Die effiziente Nutzung von Ressourcen steht im Mittelpunkt. Die Forschung konzentriert sich auf Problemstellungen wie Mikroverunreinigungen, die Rückgewinnung von Phosphor oder auch die im Wasser vorhandenen antibiotikaresistenten Gene. Einmal pro Jahr veranstaltet BaselArea.swiss eine Veranstaltung in Zusammenarbeit mit der Hochschule für Life Sciences der Fachhochschule Nordwestschweiz (FHNW).
     
  • Biotechnologien für die Umwelt: Die Nutzung von lebenden Organismen in industriellen Prozessen ist nicht neu, gewinnt aber an Bedeutung, zum Beispiel bei der Behandlung von Ölunfällen. Dank Biokunststoffen aus erneuerbaren Rohstoffen (wie Lignin) bieten ökologischere Lösungen echte Alternativen zu den herkömmlichen chemischen Prozessen. BaselArea.swiss organisiert regelmässig Veranstaltungen zu diesem Thema und schafft Verbindungen zwischen Forschern, Industrie und Verwaltung.

Die gemeinsame LinkedIn-Gruppe „Production Technologies by BaselArea.swiss“ zählt heute bereits 46 Mitglieder, die sich gegenseitig über die neuesten Entwicklungen in den oben genannten Gebieten austauschen. Die Gruppe ist offen für neue Teilnehmer – melden Sie sich an!

Wenn Sie Interesse am Austausch mit Unternehmern und Forschern zum Thema „Production Technologies“ haben oder weitere Informationen über unsere Services wünschen, dann kontaktieren Sie einfach Sébastien Meunier (siehe Kontaktdaten links).

report Life Sciences

Unitelabs will Labore automatisieren

08.01.2019

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Infographic: The Basel Biotech & Pharma Ecosystem

07.01.2019

report Medtech

“This is the century of biology and biology for medicine”

05.10.2016

Andreas Manz is considered one of the pioneers in the field of microfluidics and at present is a researcher at the Korea Institute of Science and Technology in Saarbrücken (KIST Europe) and professor at Saarland University.

In our interview, the successful scientist explains the motivation that drives him to research and what it means to receive a lifetime achievement award from the European Patent Office.

You are known as a pioneer of microfluidics. How did you come to start researching in a completely new field?
Andreas Manz*:
Even as a child I was really fascinated by small things. They were mostly stones, insects or bugs that I took home with me. This interest in small things stayed with me, and eventually I went on to study chemistry at the ETH Zurich. In my PhD thesis I examined the natural law of molecular diffusion. If you entrap two molecules in a very small volume – rather like two birds in a cage – they cannot get away and become faster. I was instantly fascinated by this acceleration. My professor Willy Simon, an expert in chemical sensors and chromatography, talked in his lectures about processes can also get very fast when they are reduced in size. And that instantly fascinated me.

But so far you have been talking about pure chemistry – when did you get the idea of using chips?
I started working for a company in Japan in 1987. That’s where I first came into contact with chip technology. I was part of the research department myself, but I kept seeing colleagues disappearing into cleanrooms and coming back with tiny chips. That inspired me and got me wondering whether you could not also pack chemistry onto these chips instead of electronics. After all, even the inner workings of the tiniest insect involves the transportation of fluid, so it should also work on a small chip. At Hitachi I was eventually able to get my first microfluidic chip produced for test purposes.

From Japan your journey then took you to Ciba-Geigy in Basel. What prompted that move?
Michael Widmer was then Head of Analytical Chemistry Research at Ciba-Geigy in Basel. This brilliant fascinated me from the word go: he had the vision that you should also integrate crazy things in research and not only look for short-term financial success. Industry should allow itself to invest in quality and also develop or promote new methods in the research activities of a company if it could be of benefit to the company. So Professor Widmer brought me to Basel, where it was my mission to pack “the whole of chemistry”, as he put it, on a single chip. While Michael Widmer did not yet know what to expect, he had a feeling that it could be worthwhile.

How did you go about it?
At that time, chips were very new and not entirely appropriate for the world of pharmaceuticals. Ciba-Geigy, too, was not enthusiastic about the new application initially. There was no great interest in making changes to existing technologies and processes that worked. But in my research I was able to try out what might be possible. I found, for example, that electrophoresis – a method for separating molecules – could work. It would be relatively easy to miniaturize this method and test it to see whether it also speeds up the process. And the results were very good: We were able to show that a tenfold miniaturization of electrophoresis makes the process 100 times faster without compromising the quality of the information. This realization was really useful for clinical diagnosis and the search for effective molecules in drug discovery. At the same time, we were also testing different types of chips that we sourced from a wide variety of producers.

When did the time come to go public with the new technology?
At the ILMAC in Basel in 1996, Michael Widmer organized a conference in the field of microfluidics – which proved to be a bombshell. We had planned for this effect to a large extent, because in the run-up to the meeting we had already invited selective researchers and shown them our work. This hyped things up a little, and at the conference we were eventually able to mobilize researchers from Canada, the USA, the Netherlands, Japan and other countries to present the new technology of microfluidics.

Although the attention was there, Ciba-Geigy nevertheless later brought research in this field to an end. Why was that?
Basically we lacked lobby groups within the company and a concrete link to a product. Our research was somewhat too technical and far ahead of its time, and within Ciba-Geigy they were simply not yet able to assess the potential of the technology. Added to which, we had not given any concrete consideration to applications; we were more interested in the technology and experiments than in its commercial use. When a large picture of me then appeared in a magazine with a report on microfluidics, and the journal pointed out on its own initiative that Ciba-Geigy was not adequately implementing the technology, the research was stopped. I was quite fortunate under the circumstances: Since the company had terminated the project, I found that – despite a non-compete clause – I was able to follow the call to Imperial College in London within a short time, where I could continue research in microfluidics with students. In addition, I joined a company in Silicon Valley as consultant.

Is it not typical that a large company fails to transform a pearl in its portfolio into a new era?
You should not see it so negatively, because microfluidics was a pearl not for the pharmaceutical industry, but rather for environmental analysis, research or clinical diagnosis. The pharmaceutical industry dances to a different tune. It prefers to buy in the finished microscope at a higher price than get it constructed itself for relatively little money. Michael Widmer and his team in research and analytical chemistry at Ciba-Geigy developed many things in a wide variety of fields – with which were far ahead of their time.

Microfluidics is an established field today. What are the driving forces now?
To my mind there are two driving forces: firstly the application and the users and secondly academic curiosity as regards the technology and also training. The first of these is the stronger driving force: there are cases in which the application of a microfluidic solution is not absolutely necessary to do justice to the application. Take “point of care”, for example. The objective is to analyse a patient directly at the place where he or she is treated – for example, in intensive care. The patient is evaluated, blood and respiratory values are analysed, and it is possible to assess immediately whether the measures taken are having an effect in the patient. Another possibility is to integrate the widest variety of analytical options in smartphones – similar to the Tricoder in Star Trek. I’m pretty sure that something like that is feasible. But at the moment the hottest topic in the commercial sector is clinical diagnostics. This came as a surprise to me, because you cannot reuse a chip that has come into contact with a patient’s blood. You need a lot of consumable material, which is also reflected in the price. But perhaps new funding models can be found in which, for example, the device is provided, but the consumable material – i.e. the chips – are paid for separately, rather like a razor and razor blades.

Where do you see opportunities for Switzerland in this field?
The education of qualified people is important. Here the ETH and EPFL play a particularly important role for Switzerland, because they attract students from all over the world. They hopefully leave Switzerland with good memories and could possibly campaign later for the commercialization of technologies. That could be a huge opportunity. Of course there are also generous people within Switzerland, but there is a tendency here to economize and think twice before deciding whether and, if so, where to invest one’s money. It’s a question of mentality and not necessarily typically Swiss. It’s also not a bad thing, because in precision mechanics, for example, reliability and precision are essential – and this technology fits with our mentality. “Quick and dirty” works better in Silicon Valley and Korea – but the products then often fail to ensure up to the quality standards here. As a high-price island, Switzerland offers little, opportunity for cheap production, which is why the focus is on education and existing technologies. This too is very important and has a good future.

Will microfluidics one day become as big as microelectronics is today?
I don’t think so, because it is limited to chemical and cytobiological applications and is also not as flexible as microelectronics. At most, I see the new technology being used on existing equipment or processes.

But most of the systems on the market today are very much closed, so it is difficult to integrate new technologies here.
Yes, but that’s only partly true, because existing devices also have to be upgraded. Take a mass spectrometer, for example. You can buy one of these, and there are certainly many companies that sell this equipment. But if ten companies offer something equivalent, you have to stand out from the mass. So if a “Lab on a Chip” is added on, then this mass spectrometer enjoys a clear advantage. While the company makes money from the sale of the equipment, it is the microfluidic chip that gives the incentive to buy – and there is certainly a lot of money to be made from this. You see, we are living in the century of biology and medicine and are only just beginning to takes cells from the body to regenerate them and then perhaps re-implanting them as a complete organ. When you see what has been achieved in physics and electrical engineering in the last century, and translate that into biology and medicine, then we have an awful lot ahead of us. Technology is needed to underpin these radical changes. SMEs in particular are very good at selling their products to research; that’s a niche. In most cases, small companies use old technology and modify it – such as a chip in a syringe that then analyses directly what the constituents of a fluid are when it is drawn up into the syringe. This opens up many opportunities.

You have also co-founded companies, but describe yourself mainly as a researcher. How do the two go together?
Actually I was never an entrepreneur, but always just a scientific advisor. I preferred to experience the academic world instead of becoming fully engaged in a company. Deep down, I’m an adventurer who comes to a company with wild ideas. Money is also never a priority for me; I always wanted to improve the quality of life or give something to humanity. It is curiosity that drives me. When I see a bug that flies, that drives me to find out how it works. There are ingenious sensors in the tiniest of creatures, and as long as we cannot replicate these as engineers, we still have work to do. This inspires me much more than quarterly sales revenue and profits.

But money is also an important driver for research.
Yes, it’s all about money, right down to university research. Research groups are commissioned by companies because of the profit they hope to gain. Even publicly funded research always has to show evidence of a commercial application. Curiosity or the goal of achieving something of ethical value is hardly a topic in the engineering sciences. Of course it’s important that our students can also enter industry; after all, most of the tax revenue comes from industry. But if I personally had the freedom to choose, then I would prefer to pursue work as a form of play – which can by all means result in something to be taken seriously. Take electrophoresis on a chip: That was also quite an absurd idea to begin with, and it led to something really exciting! A lot of my work therefore has a playful, non-serious aspect to it – for me that is exactly right. You see, I can produce a chip which deep inside it is as hot as the surface of the sun, but which you can nevertheless hold in your hand. It’s crazy, but it works, because only the electrons have a temperature of 20,000 Kelvin. The glass outside does not heat up very much as a result, and the chip does not melt. And suddenly you have plasma emission spectroscopy on a chip as the result of a crazy idea. I feel research calls for a certain sense of wit, and I often like to say that, with microfluidics research, we take big problems and make them so small that you can “no longer see them”.

You have covered so many areas of microfluidics yourself – are other researchers still able to surprise you with their work?
Admittedly, I am rather spoiled today by all the microfluidic examples that I have already seen. Sometimes I feel bored when I go to a microfluidics conference and see what “new” things have emerged – I somehow get the feeling I’ve seen it all before. The pioneering days, when there was also a degree of uncertainty at play, are probably definitely over. Today you can liken microfluidics to a workshop where you get the tools you need at any given time. This means of course that the know-how has also become more widespread: Initially I possessed perhaps a third of all knowledge about microfluidics worldwide; today it is much less. So I now enjoy casting my research net further afield.

You received a lifetime achievement award from the European Patent Office last year. What does this award mean to you?
You cannot plan for an award – at most you can perhaps hope for one. When you then get it, it brings a great sense of joy. The award process itself was also exciting: as with the Oscars, there were three nominees: a Dutchman who developed the coding standard for CD, DVD and Blu-ray discs, which is still used to this day, and a researcher from Latvia who is one of the most successful scientists and inventors in medical biochemistry with more than 900 patents and patent applications. Faced with this competition, I reckoned I did not have much chance of the award and was absolutely astonished when I was chosen. The jury explained that its decision was down to the snowball effect: citations almost always refer to my patents at the time with Ciba-Geigy.

Interview: Fabian Käser and Nadine Nikulski, BaselArea.swiss

*Andreas Manz is a researcher at the Korea Institute of Science and Technology in Saarbrücken (KIST Europe) and professor at the Saarland University. He is regarded today as one of the pioneers in microchip technology for chemical applications.

After positions in the research labs of Hitachi in Japan and at Ciba-Geigy in Basel, he took up a professorship at Imperial College in London, where he headed the Zeneca-SmithKline Beecham Centre for Analytical Chemistry. In the meantime he was also a scientific advisor for three companies in the field of chip laboratory technology, one of which he founded himself. In 2003, Manz moved to Germany and headed the Leibniz Institute of Analytical Sciences (ISAS) in Dortmund until 2008.

Around 40 patents can essentially be attributed to him, and he has published more than 250 scientific publications, which have been cited more than 20,000 times to date.

report Innovation

Universitäres Bauchzentrum nimmt Betrieb auf

07.01.2019

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Le Groupe RECOMATIC soigne l’état de surface du luxe suisse

07.01.2019

report

Keime und Antibiotikaresistenzen – ein Eventthema, das uns alle betrifft

05.10.2016

Bereits zum siebten Mal findet am 25. Oktober 2016 der eintägige Event aus der Reihe der Wassertechnologie statt, den BaselArea.swiss gemeinsam mit der Hochschule für Life Sciences der Fachhochschule Nordwestschweiz (HLS FHNW) organisiert. Am diesjährigen Event dreht sich im „Gare du Nord“ in Basel alles um „Keime, Antibiotikaresistenz und Desinfektion in Wassersystemen“.

Die Teilnehmer erleben Vorträge und Diskussionen, Institutionen können sich in der Fachausstellung mit Postern zeigen und so zu vertieften Diskussionen anregen. Ein Schlüssel für den langjährigen Erfolg der Veranstaltungsreihe ist die Kooperation der beiden Partner. Thomas Wintgens vom Institut für Ecopreneurship der HLS FHNW betont: „Uns ist die Zusammenarbeit mit BaselArea.swiss sehr wichtig, weil die Organisation ein regional stark vernetzter Akteur im Bereich von Innovationsthemen ist.“

Man habe eine gute Symbiose zwischen spezifischen, fachlichen Kompetenzen und dem Wissen über Themen und Akteure gefunden. „Auch in diesem Jahr ist es uns wieder gelungen, ein komplett neues Thema aufzunehmen“, sagt er. Die Forschungsaktivitäten der Gruppe um Philippe Corvini von der Hochschule für Life Sciences FHNW gaben den ersten Impuls zur diesjährigen Themenwahl.

Philippe Corvini, warum ist das Thema „Keime, Antibiotikaresistenz und Desinfektion in Wassersystemen“ spannend für eine grosse Veranstaltung?
Philippe Corvini: Das Thema ist in den letzten Jahren stärker in den Bereich der Umweltforschung vorgedrungen, immer mehr Arbeitsgruppen beschäftigen sich mit dem Verhalten und Vorkommen von Antibiotikaresistenzen in der Umwelt. Zudem haben auch auf nationaler Ebene die Aktivitäten zugenommen, es gibt ein nationales Forschungsprogramm und eine nationale Strategie zum Umgang mit Antibiotikaresistenzen. In den nächsten Jahren wollen wir intensiver untersuchen, wie sich diese Resistenzen zum Beispiel in biologischen Kläranlagen verhalten und welche Faktoren die Weitergabe von genetischen Informationen, die zu Antibiotikaresistenzen führen, beeinflussen.

Welche neuen Erkenntnisse erwarten die Besucher?
Philippe Corvini:
Wir werden am Event die neuesten Ergebnisse unserer Forschung vorstellen. Bisher wurde eine Resistenz relativ simpel erklärt: In der Umwelt existiert ein Antibiotikum, wodurch sich Resistenz-Gene bilden. Diese werden übertragen, die Resistenz verbreitet sich. Wir haben nun entdeckt, dass resistente Bakterien ein Genom besitzen, das sich weiterentwickelt, so dass sie sich am Ende sogar von Antibiotika ernähren können. Diese resistenten Bakterien bauen also die Antibiotika-Konzentration ab, so dass Bakterien, die sonst empfindlich auf den Wirkstoff reagiert haben, nun im Medium überleben und sogar ihrerseits eine Resistenz entwickeln können. Wir hoffen, künftig die Ausbreitung der Resistenzen bremsen zu können.

Wie könnte man dies schaffen?
Thomas Wintgens:
Wir werden demnächst im Pilotmasstab verschiedene Betriebsweisen von biologischen Kläranlagen untersuchen, um herauszufinden, wie diese Verbreitungswege durch Betriebseinstellungen in den Anlagen beeinflusst werden können. Ausserdem forschen wir an Filtern, welche die antibiotikaresistenten Keime zurückhalten und so die Keimzahl stark reduzieren können.

Warum ist die diesjährige Veranstaltung auch für Laien interessant?
Philippe Corvini:
Ich glaube, fast jeder hat eine Meinung zum Thema Antibiotikaresistenz und viele Leute haben eine Ahnung, wie dringend das Thema ist. Schliesslich betrifft das Thema Gesundheit uns alle.

Ein Fachevent – auch für Laien
Laut Thomas Wintgens dürfen die Teilnehmer viele kompetente Redner erwarten: „Wir freuen uns zudem sehr, dass Helmut Brügmann von der Eawag die nationale Strategie und deren Bedeutung für den Umweltbereich vorstellen wird.“

Generell berührt das Thema Wasser uns alle, weil es unser wichtigstes Lebensmittel ist. Wir konsumieren es als Trinkwasser, über Nahrungsmittel oder nutzen es für unsere persönliche Pflege. Gerade deswegen die Wassertechnologie laut Wintgens ein spannendes Thema für eine öffentliche Veranstaltung: „Wasserqualität ist jedem von uns wichtig und es besteht in der Öffentlichkeit ein grosses Interesse an diesem Thema.“ Gleichzeitig würden die Wassertechnologien aber auch Firmen die Möglichkeit bieten, innovative Produkte zu entwickeln und Stellen zu schaffen.

Seit 2009 Plattform für das regionale Netzwerk
Die HLS FHNW veranstaltet seit 2009 gemeinsam mit i-net/BaselArea.swiss die Veranstaltungsreihe im Bereich Wassertechnologie, welche jährlich rund 120 Teilnehmer anzieht. Die Idee, eine Eventreihe zu starten, entstand aus der Überzeugung heraus, dass Wasser in der Region ein wichtiges Thema ist und hier die Wertschöpfungskette vorhanden ist», so Thomas Wintgens. Jedes Jahr setzten die Verantwortlichen neue Themenschwerpunkte, zum Beispiel Mikroverunreinigungen im Wasserkreislauf, Membranverfahren oder Phosphor-Rückgewinnung. Wintgens erklärt: „Jedes Jahr machen Akteure aus der Forschung, der Technologie oder dem Bereich der Anwendungen mit und präsentieren sich vor Ort“.

Der Plattform-Gedanke war den Initianten von Anfang an wichtig, der Event sollte das regionale Netzwerk stärken und Innovationsvorhaben ermöglichen. Diese Strategie hat sich laut Thomas Wintgens bewährt: „Der Anlass ist ein wichtiger Baustein in unserer Öffentlichkeitsarbeit und wurde zu einem festen Treffpunkt der Interessenten und Kooperationspartnern aus der Region“. Viele Teilnehmer würden den Event schon seit Jahren verfolgen und seien jeweils neugierig auf das Thema im nächsten Jahr.

BaselArea.swiss und die Hochschule für Life Sciences FHNW  (HLS) führen am 25. Oktober im „Gare du Nord“ in Basel ein Symposium unter dem Titel „Keime, Antibiotikaresistenz und Desinfektion in Wassersystemen“ mit Referenten aus den Bereichen Forschung, Verwaltung, Wasserversorgung und Technologieanbieter durch. Eine Anmeldung bis 19.10.2016 ist erforderlich.

report BaselArea.swiss

Basler Forscher sind neuen Speichermedien auf der Spur

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report Precision Medicine

The long tail in healthcare

14.12.2018

report Micro, Nano & Materials

The Chemical Industry is ALIVE in the Basel region!

07.09.2016

“The chemical industry is dead…” this was the provoking first sentence of the invitation to the Business Event «Chemical Industry: Opportunities in the Basel area», Sept. 1st 2016, at Infrapark Baselland (Link). And it really provoked the speakers to demonstrate the opposite! Over 90 people gathered at the Infrapark Baselland to listen to the stories of change and new successes.

Thomas Weber, cantonal counciler of Baselland, welcomed the audience. “The benefits of Chemical Parks” were quite obvious after the talk of Dr. Ulrich Ott, Head of Clariant Europe – make your own core process, but buy everything else, from analytics to logistics and technical services. Currently, the third wave in park development just happens: the business incubation of new companies.

Distribution of chemicals and prototype testing
Three speakers from three different companies at the Infrapark illustrated very nicely the different benefits for different needs. Dr. Albrecht Metzger of Bayer Crop Science Schweiz AG illustrated the very successful expansion of the production facilities of Bayer Crop Science. Within 8 years, the number of employees triplet and more than 100m CHF investments were taken to expand and improve the production. The engineering and services of the Infrapark were essential for this success.

Smart distribution of chemicals and conditioning is the core business of Brenntag, as Dr. Thomas Heinrich, of the Brenntag Schweizerhall AG explained. With a global turnover of over a billion Swiss Francs, there is no question that a company can make money by just distribution! Their service adds real value to the supply chain. At the Infrapark, there are not only many users of chemicals, there is also a very smart distribution system established by the right mix of tanks and piping. This saves the chemical companies a lot of own handling, decreases truck movements and increases safety. Really a smart business – right at the Infrapark.

The facilities provide also the ideal location for young companies. AVA Biochem has patented processes to turn sugars into valuable chemicals which might make plastic bottles 100% renewable. Already 20 tons per year of 5-HydroxyMethylFurfural (5-HMF) can be produced in Muttenz, as Dr. Thomas M. Kläusli of AVA Biochem BSL AG explained. This test production is the prototype for much larger capacities – and it is ideally suited at the Infrapark with all the infrastructure and the fast responses of the different service units.

Chemical industry economically important for the region
The chemical industry is very well alive! Renaud Spitz, Head of Infrapark Baselland AG and Country Head Clariant Switzerland, explained how Clariant developed the vision of an Infrapark in 2011 at what benefits it already has today for 15 different companies. Vaguely, he outlined an even larger vision of a great common Infrapark in this area with benefits for many stakeholders, even though the realization might take many years. Finally, Thomas Kübler of Economic Promotion Baselland, illustrated how important the chemical industry is economically for this area. He reminded us also that many products for the pharma industry are being produced chemically, even though pharma and chemistry are often taken as two very different industries.

In conclusion, a very impressive demonstration of the strength of the chemical industries here. Definitely, the chemical industry is very much alive in this region!

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BaselArea.swiss welcomes Biopharmaceutical Company Ultragenyx

06.07.2016

BaselArea.swiss Economic Promotion is pleased to announce that Ultragenyx, a biopharmaceutical company focused on the development of novel products for rare and ultra-rare diseases based in the San Francisco Bay Area, California, is opening their European headquarters in the city of Basel, Switzerland. Stefano Portolano, M.D., has been appointed Senior Vice President and head of Ultragenyx Europe. In this role, Dr. Portolano will be responsible for building and leading the Ultragenyx commercialization efforts across Europe and developing the company's European organization.

«Ultragenyx selected Basel as our European headquarters because of the area’s thriving life sciences community, accessibility to the rest of Europe, business-friendly environment and strong international talent pool,» said Dr. Portolano. «On behalf of Ultragenyx, I would like to thank the team at BaselArea.swiss for their partnership throughout this process, as they have been invaluable as we look to establish our European presence and help bring promising therapies to patients throughout the region. We are focusing on key hires to establish necessary capabilities so that we are ready to launch if we receive approval, and we are confident we will be able to find and attract key talents in Basel».

Dr. Portolano brings over 20 years of experience in the biopharmaceutical industry, in medical, commercial and general management roles in both Europe and the United States. He has worked both on pre-launch and launches of products for rare diseases, both at Genzyme and Celgene. Before joining Ultragenyx, he spent ten years at Celgene Corporation in increasing leadership roles, most recently as Vice President of Strategy & Commercial Operations, EMEA. Prior to Celgene, he worked at Genzyme for eight years. Dr. Portolano received his M.D. degree from Federico II University in Napoli, Italy. He completed his postdoctoral fellowship and served as Adjunct Assistant Professor of Medicine at the University of California at San Francisco.

About Ultragenyx
Ultragenyx is a clinical-stage biopharmaceutical company committed to bringing to market novel products for the treatment of rare and ultra-rare diseases, with a focus on serious, debilitating genetic diseases. Founded in 2010, the company has rapidly built a diverse portfolio of product candidates with the potential to address diseases for which the unmet medical need is high, the biology for treatment is clear, and for which there are no approved therapies.

The company is led by a management team experienced in the development and commercialization of rare disease therapeutics. Ultragenyx’s strategy is predicated upon time and cost-efficient drug development, with the goal of delivering safe and effective therapies to patients with the utmost urgency.

The company's website for more information on Ultragenyx

About BaselArea.swiss
BaselArea.swiss is responsible for the international promotion of the economic region of Basel, Switzerland. In a joint effort, the economic promotion agencies of the Swiss cantons of Basel-Stadt, Basel-Landschaft, and the Jura support expansion and relocation projects of foreign companies, and offer consulting services to entrepreneurs and startups. The identification and procurement of suitable real estate and properties for international and national companies is an important service of BaselArea. BaselArea’s consulting services for interested parties are provided free of charge.

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Robert Sum and Marko Loparic are both entrepreneurs with a scientific background. In the i-net interview, they tell the stories of Nanosurf and Nuomedis, explain why the Basel region is a great place for their startups and what could be done to foster an entrepreneurial spirit in the scientific environment.

Robert Sum, you co-founded Nanosurf in 1997, just shortly after completing your thesis. What motivated you to create your own startup?
Robert Sum*: I was motivated by the possibility of using my knowledge from university in a practical way. Towards the end of my thesis in 1995, I had the good fortune that Hans-Joachim Güntherodt was the rector, and together with the department of economic sciences he created a seminar for PhD students. The seminar was called «Start-up into your own company». My friend Dominik Braendlin and I registered for this innovative format. We had already worked together on research projects and we felt the need for a concrete application. Another good friend, Lukas Howald, approached us with the idea of Professor Güntherodt to design a simple and easy-to-use Scanning Tunnelling Microscope for schools. We liked the project and started to work on it. Luckily, the Commission for Technology and Innovation (CTI) launched its startup initiative shortly after this. Thanks to the coaching, we were able to write our first real business plan and CTI decided it was worthy of support. Nanosurf is the only company from the first CTI support round which survived. I stayed with the company until 2014, but in 2009, I stepped back from operational management.

The next project followed immediately: Nuomedis.
Robert Sum: After Nanosurf, I started to work intensively with universities on scientific projects. This is how I met Marko Loparic. We worked together on two projects for a specific application in tissue diagnostics, which again was supported by CTI. In the end, we decided to found a «spin-out/start-off» company from Nanosurf plus the University of Basel, which became Nuomedis.

Marko Loparic, did you have any entrepreneurial background?
Marko Loparic*: I’m a medical doctor by profession. During my PhD at the Biozentrum, University of Basel, I worked with atomic force microscopy, AFM, and immediately realised that this nanotechnological device had very high potential for resolving crucial clinical questions. We saw not only great scientific potential - for example for understanding not only the mechanisms of tissue engineering, cancer development and metastasis, as well as drug activity, but also the diagnostic applications, such as early detection of osteoarthritis or cancer diagnosis. AFM helped us to explain biological functions because at the very first phase of a disease, the alterations in tissue are occurring at the nanometre scale. However, it was time consuming and very complicated using the microscope. So we developed little innovative algorithms which automated, simplified and enabled AFM applications in life sciences and clinics. At the end of my PhD studies, I spoke with my supervisors about how to commercialise all the simplifications when the collaboration with Nanosurf was initiated and the creation of the easy-to-use, AFM «Automated and Reliable Tissue Diagnostic», «Artidis», began.

What steps are planned next for Nuomedis?
Marko Loparic: We plan to take «Artidis» to the next level. From its use in physics, biology, chemistry and science, our next step is rather a big jump: to be the first company to introduce AFM technology into clinics.

This almost sounds like you had no choice but to found a company.
Robert Sum: We found an ideal situation: I had the experience to build up a company, combined with experience in technology development and knowledge of the startup environment; and Marko brought vast scientific and clinical experience at a high level. We started by thinking about the possible need and how to do business with it. Out of these ideas, we created a deck of PowerPoint slides – a lean business plan so to speak. It was clear to us that there was huge business potential which we wanted to realize.

Marko Loparic: From the start in 2005, working on the project was great, as the whole team was fully motivated. Everything developed very smoothly and nicely. Supporters even became investors, and we still enjoy a strong scientific collaboration with the Biozentrum. It’s great that the main patents are now granted worldwide – this is very important and will help us to attract further investors. Currently we are focusing on the transformation of the «Artidis» device into a clinical in-vitro medical device.

In fact, you have to create a demand among doctors and oncologists, don’t you?
Marko Loparic: At the moment, our main focus is on introducing to clinicians the breakthrough technology of nanomechanical profiling and the benefits which it brings to clinicians, hospital and patients. Our prototype is currently being evaluated and used in ongoing clinical studies at the Pathology Department of the University Hospital Basel. In the near future, we aim to confirm its effectiveness for breast cancer prognostics in order to reduce the problem of chemotherapy overtreatment. Nowadays, markers are not specific enough to distinguish with a high degree of probability which patients will benefit from chemotherapy and which will not. If we could reduce chemotherapy treatment just a fraction, we could make a big difference. Our main hurdles to entering the market are now regulatory obstacles, which we plan to overcome in the next two to three years.

How does your experience in founding Nuomedis compare with founding Nanosurf 18 years ago?
Robert Sum: Many things have changed regarding the environment. When we founded Nanosurf, the university was not focused on commercialising an idea. Business was perceived as something strange, and science was sacrosanct. This has changed dramatically. The word startup is almost a must nowadays for PhDs. Additionally, through TV shows and articles in the media, people are more aware that startups are a culture which needs to be fostered. However, starting a business is a lot of work, which has to be done with care. It is easier for me today, as I have some experience and won’t make the same mistakes again.

You support a lean startup approach – are business plans not needed anymore?
Robert Sum: I think there is a big misapprehension regarding the idea of the lean startup. A business plan is still needed - it’s essential that you know what your plans are. You need a concept, but it doesn’t have to be a book. You still need to know the basics at the very least, for example what the product is, who the customers are, where you see risks, how you produce or how you finance – to mention only a few. What lean startup means to me is that you should focus on the market and keep the customer in the centre.

Is it at all possible to use the lean startup method in the complex healthcare environment of Nuomedis?
Robert Sum: The problem in healthcare is that you don’t simply have a customer and sell a product. We are facing a complex health insurance environment based on a solidarity principle, and we have many stakeholders influencing the system, such as the hospital, the clinicians, other healthcare institutions, society or the company itself. It is indeed much more difficult to use the lean startup approach here.

Marko Loparic: Our major focus is on clinicians, and we use the experience we have in science and clinics to create awareness. Nevertheless, we are actively cooperating with other key stakeholders, such as hospitals, patient organisations, health insurers, clinical societies or government bodies, to facilitate accelerated development and keep the time to market as short as possible. Finally, at our demo site in the Pathology Department of the University Hospital Basel, we learn how the clinicians and hospital system operate, which is important to help us shape the device to match their needs. Hence, proximity to measurement site is key for the successful development and acceptance of technology, and our plan is to relocate in order to be as close as possible to the hospital.

Robert Sum: This is the typical process of understanding the market – and I think this is where Nuomedis has benefited from the lean startup approach.

How important was it for you to be in the Basel region? How does it foster your business?
Marko Loparic: Basel is a centre of nanotechnology and especially AFM, since Professor Christoph Gerber, who built the first AFM, is still active here together with many distinguished professors who are making great use of the technology to boost their scientific output. For us, Basel has all the ingredients for success: We have a city where technology is well supported and hospitals which are open-minded and ready for new technologies. Not to mention the Biozentrum and the Swiss Nanoscience Institute, which offer great expertise and facilities for innovative projects.

Robert Sum: Another aspect is the economic environment of Basel with many pharma and medical technology companies. There is an entrepreneurial environment here with investments available. Not to mention the role of government: Basel-Stadt and Baselland collaborate very closely and, if we need some support for administrative issues, they are extremely open-minded and helpful.

What makes Basel a startup-friendly environment?
Marko Loparic: Positive factors in the region are its good infrastructure, both a national and international network, and its spirit of entrepreneurship. If you work in Basel, there are many options for learning how to commercialise your idea. This is true for the whole of Switzerland by the way. There are dedicated organisations and funds for each step you have to take in developing a business, ranging from CTI to investors and incubators. The i-net Business Plan Seminar was very important for me. In only one day, I learned a lot about how to construct a business. In my opinion, there is still a big gap between basic research and translational science.

Robert Sum: Either you are a good scientist or an experienced business person – it’s difficult to be both. This is an art that is nicely managed in Silicon Valley, and successful entrepreneurs become investors. And I guess something could be done here. Organisations like i-net are very important for networking ideas, and you can also find support at EVA or business parks. Not to mention Unitectra, which provides workshops for students on how to exploit intellectual property created at university. Indeed there are many supportive organisations, which can make you feel a little lost. CTI Start-up helped us to get an overview of the whole support landscape.

Marko Loparic: In my opinion, it’s all about education: If a scientist doesn’t know how to recognise commercial potential, he won’t make it. There are seminars to help, but you need an incentive to go to such seminars. What about scientists being approached from the business side? When you apply for a grant, you always need to stress the long-term outcome of your project and sometimes its commercial purpose. It would be great to have an organisation with the skills to read those grant applications and search for business potential. A person or organisation that could offer this could help create a great start-up environment.

Interview: Ralf Dümpelmann and Nadine Nikulski, i-net

*Robert Sum is one of the co-founders of Nanosurf AG and has served in different management positions as CEO, Head of Sales & Marketing and Business Development. During his time working in business development he managed the research collaboration with the Biozentrum for the project «Artidis», which is now the prime project of Nuomedis AG. After 17 years of management experience at Nanosurf Dr. Sum left to found Nuomedis AG with members of the Biozentrum team. Now Dr. Sum serves as CEO and member of the board.

*Marko Loparic, MD, is the key inventor of «Artidis» technology from the Biozentrum University of Basel. He managed the collaboration with Nanosurf for the «Artidis» project, which is now the prime project of Nuomedis AG. Now Dr. Loparic serves as the Chief Medical Officer and member of the board at Nuomedis AG. He is responsible for medical related concerns of the project and its implementation in the clinical setting.

report Life Sciences

SunRegen Healthcare gewinnt Start-up-Wettbewerb

08.11.2018

report ICT

Blockchain auf dem Weg in die Praxis

06.11.2018

report Medtech

«We will be certificating the world’s first autonomous robotic surgical device»

04.11.2015

The laser physicist and entrepreneur Alfredo E. Bruno is co-founder and CEO of the medtech start-up Advanced Osteotomy Tools (AOT) in Basel. Their surgical robot «Carlo» (acronym for Computer Assisted, Robot-guided Laser Osteotome) is an award-winning project (Pionierpreis 2014 and CTI MedTech 2015). The company will exhibit «Carlo» at the Swiss Innovation Forum 2015 on 19th November.

In the i-net interview, Alfredo E. Bruno explained his roadmap for AOT and what drives him to be an entrepreneur.

You are a laser physicist – what brought you to medtech?
Alfredo E. Bruno*: My younger daughter needed difficult orthognathic surgery to correct conditions of the jaw and face. This brought me into contact with Professor Hans-Florian Zeilhofer and Dr. Philipp Jürgens from the Department of Oral and Maxillofacial Surgery at the University Hospital Basel. I was worried about my child, but the surgeons devoted a lot of time to explain the procedure to us. Their pre-operative approach to surgery fascinated me more and more. I asked the surgeons why they were not cutting bones with a miniaturized laser instead of mechanical tools to best reproduce the software-planned intervention. In another project, I had developed a laser of this kind to cut and drill through nails. At this point, we all realized that we could create something very useful together.

How did you gain your knowledge in surgery?
I had absolutely no idea about surgery until I met the surgeons – despite the fact that my father was a rural medical doctor. Indeed, when I see a drop of blood, I panic. But I wanted to know more about this new type of planned and navigated surgery the surgeons were talking about. I managed to find a good 160 publications and about 20 patents in the field, read them during vacations and became a «theoretical» surgeon. Reading these documents, I noticed that Professor Zeilhofer appeared as co-author in many of these publications and realized that he knew a lot about pre-operative planning and navigation. I started to design «Carlo» from scratch using all available state-of-the-art technology, and trying not to be biased by the robotic surgery products already on the market. What worried me most was the software, which is crucial to integrating the whole system. Hans-Florian Zeilhofer introduced me to Professor Philippe Cattin, an expert in navigation who liked the idea from the outset. He was the «missing link» to the realization of «Carlo».

Was it always clear that «Carlo» would be the goal of AOT?
As an entrepreneur, I made it very clear from the beginning that I wanted to have a product rather than a nice academic idea. Instead of writing a business plan, we first applied for patent protection of the innovations. The business plan came afterwards with a business model in which we at AOT would only focus on core technologies and would outsource the technologies mastered by other companies under contractual partnerships in order to reduce development time.

Were you ever afraid that AOT might fail?
While writing the business plan, I clearly saw that there was a need for our product. We had the right founder’s team, but I was worried about the funding, because there was a global economic crisis and investors had become cautious. Therefore, I decided to talk to a few experts I knew in the start-up media in Switzerland before launching the initiative. They reviewed the AOT case and encouraged me to pursue the project, because it was truly innovative and, for this kind of project, they argued that there are always funds available in Switzerland. And indeed, with our first pitch in BioBAC, we gained a lead investor. Shortly afterwards, we won the three stages of Venture Kick and I was then asked to participate in the Swiss Venture Day of CTI Invest to make a pitch. Despite some doubts I had about the completely new surgical device, many potential private and institutional investors were literally queuing right after my presentation to talk to me about the «Carlo» device and AOT as an investment opportunity.

Why do you think your pitch attracted potential investors?
I think the every one of the technical founder’s team had a remarkable technical record which inspired trust, and I also have a good entrepreneurial record, all of which make up the ingredients investors are looking for to fund new projects. The pitch is key to convincing investors. We cannot afford to devote much time to making «professional» slides, but the audience realizes that we have an unbeatable project and know what we are doing; and they can see during the Q&A sessions that we are very authentic.

In the beginning, you faced some criticism with regard to the feasibility of a complex medical device such as «Carlo». Do you still face negative reactions?
No, not anymore! When I started speaking of «cold» laser ablation, many physicists questioned this paradoxical term. Today, after we assessed the remaining surfaces of the bones and captured the ablation process with thermal cameras showing that this cutting method is even cooler than mechanical cuts, nobody has any doubts about our assertion anymore. Another critical issue raised by some experts was depth control. Some argued that we would never be able to have depth control working in real time. Again, this is no longer an issue.

You recently presented this depth measurement system for the first time. How does it work?
With the help of external academic partners we developed a laser interferometric method suitable for our device that provides not only the depth of the cut but also its width right after every laser shot so its entire profile can be reconstructed in real time. This «probing» laser beam is co-axially mixed with other visible pointing laser beams to ensure that the surgeon can observe the cut on the monitor. There are many computer-controlled processes such as the depth control running in parallel during some of the tasks. They are processed by a microprocessor which sends values that are already calculated to the «Carlo brain» to decide what to do next. With this software technology, we are pushing the envelope in three disciplines: laser physics, data processing and synchronization.

Could this know-how be used for other applications in or beyond surgery?
As pioneers in this field, we encounter many new problems to solve. But on the other hand, once we have found the solution, we file for patent protection and, in this way, we’re strengthening our patent protection. Some of these innovations could be used for other applications, but we have to remain focused on one thing: getting device certification. Once we «put our foot on the moon», we could follow up on other options with the technology we have discovered.

It sounds as if you are not facing any difficult situations anymore with AOT?
Problems are constantly arising, but we have a very professional and courageous team that brainstorms the problems at hand in complete transparency and always comes up with one or more solutions. Although scientists are trained to present nice results in conferences while leaving the bad results aside, we are upfront with the bad news. If a problem appears, it’s immediately brought to the attention of the team so we can find a solution together.

What in your opinion are the key factors for an innovative company?
Everyone knows what the main ingredients for innovation are: You have to have a product that addresses a need, a unique proprietary technology, the right people and the financial means. However these ingredients do not guarantee success, and many start-ups that have these ingredients fail. The causes of failure are often underestimated, but should be addressed in the risk analysis of the business plan. A classical killer of technological innovation is when investors strategically decide to sell the start-up to an established competitor. But the buyer wants to get rid of a potential competitor! A possible antidote is to have a good legal adviser. A lawyer can help you to set clear goals for the steps after the acquisition and implement penalties in the contract. Also, it is good to keep the founders of the company in-house, because these people are part of the success and often the «engine» of a start-up.

What makes Switzerland a good place for you to launch a medtech start-up?
I have worked with people and projects in a few countries. What I find unique in Switzerland is the scientific family: Everybody knows each other and has close relationships. For instance, when the issue of a suitable depth control appeared, we spoke to other scientists who had solved similar problems for eye surgery. They came up with friendly and open advice without speculating on what the benefit would be for them. This is by no means the rule in other countries, where often knowledge is seen as power. But the free flow of information in this country is crucial in ambitious high-tech projects.

Where do you see room for improvement of entrepreneurship in Switzerland?
Switzerland already ranks as leader when it comes to innovation, but I see there are three things that could be changed to foster even more innovation – namely, the no-risk mentality, the fear of failure and the loss of reputation. The Swiss education system teaches students to avoid risks instead of focusing on the possible reward associated with a risk. Indeed, the word risk has a negative connotation in Switzerland, but entrepreneurship without risk is as hypothetical as perpetual motion.
How can we overcome our fear of failure? One recipe for passing an exam is «to do the homework in time to get a good sleep the night before». In a high-tech start-up, this recipe means firstly drafting a comprehensive and realistic business plan and strong IP protection. Failure is part of the game, and the question needs to be how fast you can get back up after getting knocked down, not whether you are going get knocked down.
Regarding the loss of reputation, people look at you with suspicion when you’re trying to build your own company based on an unusual idea. And your employer may think you’re not happy with the job. But large established companies don’t have the framework for promoting new ideas. They should support their employees to pursue their own ideas and get trained on founding a new company.

What drives you as an entrepreneur?
I have always tried to do things I like and am capable of realizing. I have always been a curious person. As a child, I built rockets and blew the fuses in our house with my experiments – for example – to split water into O2 and H2 with 240 volts! My grandfather, who was a full-blooded entrepreneur, also taught me the basics of entrepreneurship. I guess the ideal situation for high-tech entrepreneurship is a «born scientist» with a flair for entrepreneurship, as management skills can be acquired.

Do you have any entrepreneurial role models?
Columbus has always fascinated me since childhood. Only later did I realize that he was an incredible entrepreneur who first had to convince the queen to get funds and had to overcome many odds. He definitely had the intelligence, the passion and the courage required to literally embark on such a project. And although pirates are not exactly good role models, they were excellent start-up entrepreneurs. Pirates planned their attacks rigorously in advance, had to get funding or develop advanced boats with higher masts to sail faster. Their structure was similar to a start-up nowadays, and they even had the equivalent to stock option plans, where the loot was distributed among all the hierarchies in proportion to their performance.

Interview: Fabian Käser and Nadine Nikulski, i-net

*Alfredo E. Bruno holds an M.Sc in Quantum Chemistry and a PhD in Laser Physics from the University of Saskatchewan (Canada). Alfredo came to Munich in 1985 as an Alexander-von-Humboldt fellow followed by a teaching position at the University of Zürich. In 1988 he joined Ciba-Geigy and later Novartis where he accumulated more than 25 years of experience in biomedical, preclinical and clinical research in joint projects with Spectra Physics and Chiron Diagnostics.

At Novartis, Alfredo Bruno invented Transungual Laser Therapy for nail diseases, which was the basis for the spin-off of TLT Medical Ltd in 2004, where he was the sole founder and CTO. After three years of successful operation under his leadership, TLT Medical was sold to Arpida Ltd in 2007, where he became the Head of Antifungals. In 2009, he co-founded FreiBiotics in Freiburg (Germany), where he was CEO until mid-2011. In 2011, he co-founded Advanced Osteotomy Tools (AOT), where he is the CEO. He has published over 35 peer-reviewed publications and holds more than 15 patents and has been on the editorial board of three international scientific journals.

report

La passion, l’ingéniosité et le plaisir d’aller au travail font partie des valeurs d’entre...

05.11.2018

report Life Sciences

Novartis schaut optimistisch in die Zukunft

05.11.2018

report ICT

«As an entrepreneur you have to be a little paranoid»

07.10.2015

Adrian Bult, the Basel private investor and member of various boards of directors, is an acknowledged expert with an in-depth knowledge of Switzerland’s ICT sector. Since March 2013, he has been engaged on a voluntary basis as head of the i-net Technology Field ICT. In this interview he explains that makes entrepreneur types and why he is convinced that Switzerland could quite easily produce the next Google.

What’s it like being a Business Angel in Switzerland?
Adrian Bult*: Basically I have an exciting life. I am constantly confronted with new ideas and incentives. I have to do with young entrepreneurs, and that is very enriching for me.

Do you also mean that in a literal sense?
Certainly, because I am primarily interested in the content and people. So I also don’t see myself as an investor but as an interested developer of companies.

You invest above all in ICT – are there enough interesting cases?
Yes, in my view there are an awful lot of good ideas in Switzerland and a distinct sense of enterprise. But most is privately funded. In this respect Switzerland is unique. There is probably no other country anywhere in the world where so much in the way of financial resources flows into innovation from private investors or companies. This is also different from Silicon Valley, where enterprise is driven by a highly professional venture capital industry.

So you also have to lower your sights accordingly in Switzerland?
Yes, and Switzerland also has a small domestic market. This therefore begs the question of ambition right at the outset of any start-up. In the B-to-C segment, if you don’t step up to the plate with a global vision, then you usually have little chance from the start. Switzerland is therefore above all a country with lots of interesting niche providers – especially in the B-to-B segment.

What is lacking in most of the cases you encounter?
Switzerland has a distinct pharmaceutical, engineering and chemical culture. But a good sales and marketing culture is also important for the success of a start-up. In this respect, other countries - especially the USA, for example - have a head start. They give much more emphasis to marketing. Young technology-driven entrepreneurs in particular believe the best product will succeed. But that is often just not the case. In most cases it is the product that is marketed best that comes out on top.

But in Silicon Valley aren’t companies still being founded by techies and nerds, not by marketing people?
That’s true, but marketing has the same importance as engineering operations. If you tell someone at a party that you’re a salesman, then the reaction is usually very muted. This has to do with the fact that, in Switzerland, understatement is seen as a great virtue. Self-marketing is nothing like as important as it is in other cultures. That’s something we Swiss have to learn.

Does a start-up founder without salesman qualities have no chance?
Absolutely. How else does he want to attract investors for his project? This is where it starts. And then you also need a certain ambition. There are founders who focus on the global market from the outset. In Switzerland, this is immediately greeted with smiles. But basically this is the right attitude in order to reel in the first customer. This is also a typical approach of many technology-driven start-up founders in Switzerland: pick up the phone and work through a list of leads. Most people feel this is beneath them.

Are there other patterns you often come across in young Swiss entrepreneurs?
Something I always see especially in start-ups is an underestimation of the time that is needed to achieve the desired results. If you underestimate the time and the funding is linked to this time axis, then you have to react in good time when you see that you are going to need longer. Otherwise you run out of steam.

So you should always plan for twice as much time and money as you think?
No, that would be wrong. I’m in favour of setting a tight deadline and keeping funds short. But you have to react in good time if you see that things are getting tight. You need the pressure – otherwise you don’t move.

Can Switzerland and Europe ever produce an ICT giant?
Why not? You always only hear of Google, Airbnb or Uber. But there are also companies that are working very successfully one or two steps below this radar. There are some areas where technologically very advanced solutions are being developed in Switzerland. Such as “Over the Top” internet TV.

Does Switzerland not simply make too little of its opportunities? It is not Zurich but London that is the FinTech centre of the world today.
In Switzerland there have certainly been developments in this direction; for example, companies invested early on in e-private banking, and apps from big Swiss banks lead the field today. But a cluster has not formed around this as it has in London. Why is that? To succeed in the FinTech sector, banks have to cannibalize their own business. Under these conditions it is simply difficult to drive innovation forward within your own organization. This is why I argue in favour of cooperative ventures. Twint from Postfinance is a good example of how this can succeed.

With the coalescence of ICT and Life Sciences, the next opportunity presents itself for Switzerland and the Northwest region in particular. What needs to be done to make sure this opportunity is not missed?
Innovation arises through collaboration. Small companies often lack the know-how and the resources for major roll-outs. Established companies on the other hand lack the agility to achieve the best-possible result with few resources. I would therefore suggest approaching such issues more in project networks. It is typically just a few people in the management of large companies who decide whether an idea is good or bad. A completely different approach is taken in Silicon Valley, where there is a sponsor for any given idea. This sponsor gets together with financial investors and technical experts and interacts with them. If the idea goes down well and there is potential for improvement, then it is on the right track. If the comments are constantly negative, then it is probably the wrong way. The upshot is that, in Silicon Valley, it is the competent people with a competent opinion who are the decisive actors, not an individual in management. It is noticeable that this model is slowly coming to be accepted in Switzerland as well.

And yet Switzerland is world champion in innovation?
I would take the assertion that “Switzerland is world champion in innovation” with a very large dose of salt. Such statements just make you feel comfortable. If an innovation is in the process of redefining a market, then it can never be too soon to notice it. As an entrepreneur you have to be positively paranoid in this respect and should be constantly considering whether you are good enough and what could be improved.

It is often said that enterprise is not highly regarded in Switzerland and the willingness to take risks is given too little regard.
I feel this has changed a lot. In fact I see a lot of young people who set about projects with a very strong appetite for risk. Failure today is also no longer so serious. It is also very valuable for personal development if you have established your own company. I see young entrepreneurs today who are much further on than I was at the same age because they have established their own company.

You said at the start that in Switzerland it is mainly private individuals who invest. What could be done to ensure that even more is invested?
It could be encouraged by giving people the possibility to experience this themselves. For example, instead of investing heavily in training and continuing education, large companies could give management staff the opportunity to invest training money also in a start-up. If an MBA costs 20,000 francs, for example, the company could get the manager to pay up 20,000 francs themselves on top in order to support a small company with this capital. I’m convinced the learning effect in terms of reading balance sheets and profit-and-loss accounts or driving projects is at least as great as it is when compiling a case study at a prestigious university. If you can convey this credibly in a job interview, then this experience is just as valuable as a title.

What do you think of tax incentives for companies that create added value?
Basically I always find it positive when incentives are created for people who are prepared to take a risk. If someone takes a big risk, he should also be rewarded for this. Tax incentives are one possible way of doing this.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, i-net

*Adrian Bult has worked on an honorary basis for i-net as Head of ICT since March 2013. Bult is an acknowledged expert with an in-depth knowledge of Switzerland’s ICT sector. From 1998 to 2007 he was a member of the group management of Swisscom and from 2007 to April 2012 he was COO of Swiss-based bank software vendor Avaloq. Today Adrian Bult is a consultant and investor. He is Chairman of the Board of Directors at Swissgrid and Enkom Group and a member of the Board of Directors at Adnovum, Swissquote, Regent Beleuchtungskörper and Alfred Müller AG.

Adrian Bult (born in 1959) studied business administration and marketing at the University of St. Gallen.

report ICT

Mit den Powercoders werden Geflüchtete in Basel zu Programmierern

30.10.2018

report Micro, Nano & Materials

CSEM will Quantensensoren entwickeln

30.10.2018

report Micro, Nano & Materials

«My experience with nanomaterials is welcomed in Bern»

10.09.2015

The company Polycompound from Sissach specializes in the incorporation of nanoparticles in plastics. Each year it processes amongst other things more than 1000 kilograms of carbon nanotubes (CNTs), which are long cylindrical structures with a diameter of less than 10 nanometers. Safety in the processing of these tiny particles is extremely important, especially since the effects of CNTs in the human body have not yet been conclusively studied.

Peter Imhof, Sales Manager at Polycompound, has been working with nanomaterials himself for around 10 years. He is not only a regular guest in the i-net Technology Circle NanoSafety, but also serves as adviser to the Federal Offices for the Environment (FOEN) and Public Health (FOPH). In this interview, he explains what measures are needed when working with nanoparticles and what regulations still need to be defined more precisely.

How did Polycompound come to work with nanomaterials?
Peter Imhof: To some extent that has something to do with me. In 2004 I was working as Product-Manager with a well-known company trading in polymers, raw materials and fine chemicals in Basel, where I came into contact with nano products for the first time in the field of phyllosilicates. In 2008 I had the privilege of presenting the first version of the safety matrix for nanomaterials in Bern, where I was one of the first people from industry to offer practical experience. In 2009 I moved to Polycompound and remained true to nanotechnology. Besides phyllosilicates and CNTs, nanosilver was also a topic of interest. Other additives in the nano field, such as flame retardants, came along later.

What are carbon nanotubes actually used for?
CNTs can reinforce a material or increase its electrical conductivity. Soot is usually added to cables to make then conductive. But the soot also reduces their flexibility and makes the cables more brittle. When CNTs are added, the same conductivity can be achieved with a much lower concentration and without essentially altering the mechanical properties, making the cables more durable. CNTs are used in a variety of applications, especially when the product has to meet more stringent requirements without the positive properties of the basic material being lost. The problem is that additives with nanotubes are still very expensive. This is a psychological barrier – as are the safety issues that remain to be clarified and the uncertainty surrounding nanomaterials.

report Invest in Basel region

Basler Wirtschaft bleibt im Hoch

29.10.2018

report Invest in Basel region

Baselland kriegt ein neues Gesicht

25.10.2018

report Medtech

«Only when it is shared in the team does an idea take shape»

03.09.2015

Hans-Florian Zeilhofer is a surgeon, innovator, scientist and entrepreneur. He has performed pioneering work in many fields of reconstructive facial surgery. Always driven by the goal of improving the situation for his patients, Zeilhofer is constantly initiating new projects that meet with international acclaim – as also with his latest project, Miracle, which his team will present at the Lift Basel Conference 2015.

In this interview he explains why work in an interdisciplinary team is so important for him and why he is convinced that new impulses are being generated worldwide from Northwest Switzerland.

You are a surgeon with an extraordinary background – how would you describe yourself?
Hans-Florian Zeilhofer*: Above all I’m an inquisitive person who likes to explore new paths. Even in areas where there is no path as yet, and even if I don’t know whether and how I will arrive. It‘s an enriching experience to keep meeting new people on the way and finding the solutions together that will hopefully fulfil their purpose. It’s really inspiring when you approach and arrive at a goal in this way.

You perform surgery, establish companies and are scientifically engaged in diverse areas. How do you manage with your work-life balance?
I dislike the term work-life balance. I don’t put my professional life and private life on the scales to make sure they are in balance. You should always do your work with joy and passion and find fulfilment in your work. Then you will also no longer speak of work-life balance. If work is done or has to be done without any consideration of the overall context behind it, then there will be no sense of purpose or meaning. It is therefore important to establish working conditions that help to invest the work with meaning – and that applies in all kinds of work.

You have already done a lot in your life: medicine and dentistry, philosophy, science and management – how do you reconcile all that?
I don’t see my different activities as contradictory, but rather as mutually complementary. Today I can do a lot of things that I could not do five or ten years ago and am constantly trying to appreciate what new perspectives there are and what I would like to keep working on. You never stop learning, and I learn a lot from younger colleagues. That’s very enriching for me in the late stage of my professional career.

Do we live in an age where more Leonardo Da Vincis are needed? Should doctors acquire a broader knowledge?
It’s not absolutely necessary to emulate the universal genius, but a certain knowledge base is extremely important. The oral and maxillofacial surgeon has to study both medicine and dentistry. But that is no longer enough by many means. A budding specialist should acquire a wide variety of knowledge, for example in engineering and the use of computers or media, but knowledge of economics and ethics is also become increasingly important. I also believe that the training has to change. I’m in the fortunate position that I am able to influence developments and guide the youngsters. That’s a really nice experience.

You are a pioneer in many areas of medical technology. How do those famous Eureka moments come about?
My innovations always start out from an everyday problem for which I am seeking a solution. If I find a conventional solution for our patients is no longer adequate or satisfactory, then I start looking for an alternative. Solutions often emerge quite suddenly or spring from a moment of meditative calm.
The idea then comes, for example, when I’m sitting in the train with my eyes closed or in the morning under the shower. It’s working there somewhere in the subconscious and then suddenly an approach to solving the problem presents itself. As a rule it will not yet have clearly defined contours, but will be sufficient to allow me to make some brief notes. Then it is important to have friends and partners with whom I can exchange ideas. For only through this exchange can the idea come into being and take concrete shape. If a partner then asks the right questions, this quickly takes it forwards and you can see what aspects of the idea are still incomplete, where there might be a hitch that has to be considered to ensure the solution will work.

You’re known as a doer – many of your ideas are implemented and you have been involved in many spin-offs. What does the risk of failure mean for you?
The risk of failure is a very serious matter, and it’s always there wherever you go – for surgeons in particular this is a huge challenge every day. When a patient entrusts himself to me, he wants the operation to go well. For me this means I have to plan a lot to make sure the procedure is as safe as possible. And I also have to be aware that Plan A might have to be abandoned in the course of an operation and that an unpredictable moment may spontaneously necessitate a new Plan B.
In the course of my professional experience I have learned to cope with this. We have often tried to learn from other professional groups such as musicians, who also have to improvise. It can only enrich us all to think outside the box and to learn from other disciplines; in my case, that is art and the humanities above all.

And what does entrepreneurial risk mean for you?
This also requires courage. It took me a long time to venture taking this step for the first time. I have often found that outstanding and especially innovative medical ideas have hardly been taken up by industry. There are a wide variety of reasons for this: sometimes it is down to production processes that don’t fit, or there are logistical problems, and the regulatory approval processes are also often too protracted. I came to realize that we doctors and scientists need to find the courage to start companies ourselves if we do not want good ideas to land in the drawer. However, we then take an entrepreneurial risk that brings far-reaching strategies for action with it. For example, I first have to protect my idea before I go public with it. After the patent and the start-up, you then have to develop the product to market readiness and resolve the problems associated with this. Not least, and here lies a more complex part of the venture, you have to find investors who are prepared to provide financial support for a new development. But such investors of course also want to keep the risk as low as possible if they are to come in with several hundred thousand to a million francs. But ultimately, it is precisely the riskier ideas that are the really exciting projects.

Where does your enthusiasm for entrepreneurial risk come from?
You know, as a young doctor in Germany I developed my first idea for a product innovation. And when I presented this to experts, I was told no one needed it. Soon after that I attended a congress on medical imaging in Silicon Valley. There everyone congratulated me and encouraged me to pursue the idea. Eventually I found my partners in related subjects, such as mathematics and engineering. Leading research and cutting-edge technology can no longer be developed today in a monoculture. You need small and flexible, interdisciplinary teams of physicists, computer scientists, biologists, engineers and physicians for creative and quick solutions. There is enormous energy and dynamics here. It’s a culture that we have developed in Basel and taken almost to perfection. This is precisely the secret and the key to our success in the region. Such a culture needs sufficient space and time to develop and does not work as a solo effort – you always need a team.
I see my role increasingly in encouraging others, offering security and trust and also simply being present. Trust always rests on people, and you have involve yourself as a whole person. The partners feel this. I like being described as a door opener, but actually I only support the teams – they open the doors themselves.

And was this also the case with your last two coups: the MIRACLE project and the MedTech Fund MTIP?
Put simply, the MIRACLE project is about minimally invasive, computer-assisted, robot-guided bone cutting. The project is almost like a miracle. We are already world leaders in the use of laser technology to process hard tissue. In the next generation we want to work with flexible instruments directly in the body in order to make the procedures less stressful. I’m quite sure the MIRACLE project will have major significance for our society around 2050. Then there will be almost two million people aged over 65 in Switzerland. Greater life expectancy will bring an increase in age-related diseases due to wear and tear. The treatment of these diseases will require very complex technology and should not compromise the quality of life of patients. We therefore have to develop technologies with specific solutions for elderly people that allow the minimum possible invasiveness and rapid healing. With MIRACLE we will broaden the spectrum for surgical procedures and also make therapeutic measures accessible for elderly patients in relatively poor general health. At the same time, it will be possible to shorten the length of hospital stays and the subsequent rehabilitation phase.
It is our task today to research the basic principles that can deliver satisfactory results for the population in 30 or 40 years.
The special feature of MTIP is that the University of Basel and Basel University Hospital are partners in the fund. Both are sharing the entrepreneurial venture with us. I see this as a commitment that gives us courage and trust in science to continue down this path with industry.

Last year you made a highly regarded impression at the Lift Basel Conference that aroused a desire for more. What can visitors expect on the subject of Surgeon Superpowers this year?
We will present the Miracle project at the Lift Basel Conference 2015 and show the robot in Action. I very much hope that physicians will also be at the event and that we can dispel any reservations they may have about this technology. I believe it’s very important that we develop technologies out of our field, design them ourselves, keep them under our control and don’t place them unconditionally in the hands of industry. We will also present the latest 3D printing at the Lift conference. We already worked with this technology many years ago, when it found use in the automobile industry. I was one of the first to use 3D printing for medicine. Today we can produce individual implants from titanium powder that are better accepted by the body and are adapted to the needs of the patient. A third important issue is Big Data in medicine. We need cross-sectional images through the body for diagnostic purposes. These images contain an awful lot of information and we use only a small percentage of this – if any of it at all. Using today’s computing power we could process this data and use it, for example, for prophylaxis. We therefore intend to pay greater attention to Big Data here in Basel.

What other visions do you have for the region?
My vision is for the structures we are building up now to endure. I call the environment here a Medtech Innovation Hive. Beekeeping has been a hobby of mine for more than 30 years and I‘m fascinated by the way 40,000 individuals live together in a superorganism with a highly complex organization. For me the beehive is a source of inspiration and problem solving. And precisely for this reason I call our environment a hive, because like a bee population we need to be sensitive and flexible in the way we react to our environment. The research structures are like an organism which is in a state of constant change, can divide and grow, but is also vulnerable. In view of the high degree of interdisciplinarity, we need to develop new structures of cooperation. These will have an impact on industry, on the way a company is organized. And I’m sure these structures will also have an impact on universities. There are structures - such as the division into faculties - that are difficult to overcome. In Basel we have had help in resolving this problem with the establishment of departments. But in my opinion that is only an interim solution. At university level we need to find new ways to give structure and support to this form of research and facilitate a sustainable development for the future. And I’m delighted to have the privilege of playing a part in helping to shape this.

You came to Basel from Munich in 2002. Certainly a stroke of good fortune for Northwest Switzerland. And for you too?
I find very open people in Basel with whom I can discuss my ideas. And I appreciate the fact that Basel has a full university. For I believe there is an advantage in this that cannot be overestimated. In the Basel region we have not only a strong university, but also universities of applied science that are doing very good applied research. At the same time, we have very short paths of communication with the Federal Institutes of Technology in Zurich (ETH) and Lausanne (EPFL) and with EMPA and the CSEM. The triregional metropolitan region lends the Basel region a cultural diversity that we need to put our ideas into practice. I know many places in the world where people are engaged in innovation. And I’m convinced that something like a Silicon Valley for Europe can grow here – with impulses for the world and of similar consequence. And you talk of good fortune: yes, I do see it as a real stroke of good fortune that I can initiate and follow such a process together with i-net, the Swiss Innovation Park Northwest Switzerland, the university and university hospitals – I won’t get another chance like this.

Interview: Fabian Käser and Nadine Nikulski, i-net

*Professor Hans-Florian Zeilhofer heads the clinics for oral and maxillofacial surgery at the University Hospital Basel and the Cantonal Hospital Aarau, as well as the High-Tech Research Centre at the Department of Biomedical Engineering in the Faculty of Medicine, University of Basel. After studying human medicine, dentistry and philosophy, he trained as a specialist in oral and maxillofacial surgery and gained his postdoctoral qualification at the university hospital Klinikum rechts der Isar of the Technical University Munich. In June 2002, he joined the University of Basel. In 2004 he established and headed the High-Tech Research Centre at the University Hospital Basel. In 2005 he became the founding president of the annual International Bernd Spiessl Symposium for Innovative and Visionary Technologies in Cranio-Maxillofacial Surgery. Since 2013 he has been establishing the Med-Tech Innovation Hive in collaboration with i-net and the Swiss Innovation Park (SIP) Basel. Since 2007 he has been president of the Swiss Society of Maxillo-Facial Surgery. He has received numerous honours and awards for his innovative research work. He holds a number of international patents and has created several startup companies in recent years out of high-tech innovations from university research. Most recently he founded the new innovation platform Med-Tech Innovation Partners (MTIP) as a private public partnership together with the entrepreneur Felix Grisard and the manager Christoph Kausch with the involvement of the University of Basel and the University Hospital Basel.

Project «MIRACLE»

Webpage of MTIP

Department of Biomedical Engineering

Video of Hans-Florian Zeilhofer at Lift Basel Conference 2014

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Basler Insurtech gewinnt Auszeichnung

24.10.2018

report Innovation

WORKTECH18: The New World of Work

23.10.2018

report ICT

«If you’re after eight-figure investments, it’s always going to be very tight in Europe»

05.08.2015

With its award-winning Erlenapp, the company known as qipp made both a national and an international name for itself. But with its Allthings platform, success came to the Internet of Things startup in a different market from the one initially in mind. In this interview Stefan Zanetti, founder and CEO of qipp, explains what hurdles the Basel startup had to overcome and ventures a glimpse into the future for qipp.

In the past few months, qipp has reaped a host of startup awards. Does that also do something for the business or are the awards just good for the ego?
Stefan Zanetti*: Of course we wouldn’t have taken part in the competitions if we had not been convinced that they would get us somewhere. There are two considerations here. Firstly, our business idea is pretty abstract. To be successful, we have to package this in a good story. Competitions force us to get to the heart of our own story. Secondly, awards bring not only publicity, but above all also trust. It’s like a third opinion which certifies that we have a promising business idea. The awards have opened doors to investors in particular.

The idea of qipp matured over time. What has changed?
I would put it differently. The basic idea has always been the same: With our Allthings platform, we aim to equip the physical world with digital services. What has changed a lot is the market focus. At first we thought qipp could be interesting above all for producers of high-end goods. Our technology, for example, enables products such as watches, bicycles or kitchen devices to be equipped with digital services so that the producers can deliver their products directly with value-added services. This idea is still what guides us and was also well accepted by producers. Only this is unfortunately a slow-moving market and the sales cycles are much too long for a startup like us, who has to show concrete results very quickly.

So you had the right product, but were on the market too soon?
Yes, the producers we initially had in mind were simply not mature enough for our story. But fortunately another industry got wind of our product: the real estate sector. It was above all the initiative of a partner, namely the general contractor Losinger Marazzi, who wanted to explore new avenues for the Erlenmatt estate. And so we developed the Erlenapp on Allthings. Everyone who moves into an apartment in Erlenmatt is given access to this app, which covers all the services relating to the apartment and the estate: from the apartment documentation, a local social network where users can exchange their views or interfaces for reporting damage to the visualization of energy data. So far, 92 percent of the apartments have downloaded the app and use it on average every other day. These are fantastic values.

So is that now the breakthrough?
Since launching the Erlenapp, we have indeed been bombarded with queries. These come partly from the real estate sector and also from other sectors.

How are you coping with this rush?
At the moment we are working at two levels. Besides the further rollout of real estate apps, we are also working flat out on the publication of our API, which will then also open up the Allthings platform for third-party providers outside the real estate sector.

Can this balancing act work in the long run? Will you not have to decide at some stage: «World Leading Real Estate App» or horizontal platform for Internet of Things applications?
That’s a valid question. The real estate market is actually huge. And it’s not only about the market for apartments; a very attractive option of course is also the office segment, not least in view of new forms of work, such as shared desk and co-working, which are a growing feature of offices. There is huge potential in the real estate sector for micro-applications that can then be offered by third parties via our platform. This shows how crucial the local graph is - whether you want to get rid of the surplus food in your fridge before you go away on vacation or the local pub invites you to a BBQ evening.

So qipp positions itself as a sales and service outlet?
I could well imagine apps comparable with the Erlenapp in future being offered as basic infrastructure by cities, municipalities or districts. But at the same time you have to watch out that you don’t find yourself drifting out too wide, because a lot of things are possible, but not everything really makes sense. So it will be important to get the scalable core to crystallize out even more clearly in the coming months together with our partners.

You have been to Silicon Valley on various occasions. Will qipp have to move to the ICT mecca at some stage? Or to put it differently: can you also live out your ambitions in Basel?
If the success lasts, then the day will come when we have to touch ground in Silicon Valley. But we cannot and don’t want to take this step right now. We are also aware that there are hotspots like London and Berlin, where things are taking off at present and a European startup eco system has emerged. But you can also profit from this if you travel there now and then and actively network. You don’t necessarily have to locate your headquarters there. Conversely, a location like Basel also has advantages. For example, when you see how companies in London and Berlin poach developer talents off each other, then this is not something you necessarily want to get involved in. I can count on people here who above all are convinced of the qipp idea and find it exciting to develop this further. There are also top developers who don‘t desperately want to live in the most hip places in the world.

Is that not rather too defensively minded?
If you’re after big investments running to eight-figure sums, it’s always going to be very tight in Europe and you will also seek your fortune Silicon Valley. But no one there is waiting for a company from Europe and conversely no US venture capitalist invests to any substantial degree outside the US. Establishing a startup in Europe is fundamentally different from establishing a startup in the US. Take Nextdoor. This startup is doing something very similar to us in the US, but the approach is quite different. First it is all about conquering territory. The business model and sales don’t play any role. For as soon as you have the masses on the platform, these things then develop of their own accord. You can’t operate like that in Europe. You have to earn money from the outset. But this only works if you know your market, and the market you know best is where your home is.

So you can finance qipp yourself?
I have already built up two companies that were completely organically financed. To date qipp is also self-financed and could also continue to develop further organically. But the question is whether we would then risk missing out on great potential. For this reason we will hold our first external round of financing in the autumn.

How much capital is needed?
We will conduct an initial round among business angels, friends and employees and only then open up. And we need additional staff in order to meet the current strong growth in demand. But this will then enable us soon to generate new income, which we plan to use for the development of our platform in order to get third-party providers involved.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, i-net

*Stefan Zanetti is founder and CEO of qipp, the third company that he has founded after synesix (2005) and careware (2006). Within qipp, Zanetti is focusing on business development and key account management. All the companies he has founded are profitable and manage entirely without external financing. They achieve sales of 2 to 6 million francs a year and employ between 8 and 20 people.

Website of qipp

Video about qipp's Erlenapp

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How Baloise makes best use of Blockchain

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22.10.2018

report Medtech

«We benefit from many years of research in Basel»

08.07.2015

While Switzerland is innovation world champion in many rankings, promising innovations in the field of medical technology often lack the funding needed in Switzerland to get them to the market. The start-up investor MedTech Innovation Partners AG (MTIP) closes this gap.

CEO Christoph Kausch explains in the i-net interview what MTIP does differently from other investors and outlines the start-up projects that are especially interesting for his company.

MedTech Innovation Partners has recently established its presence in the market. How did this come about and why did you not take this step earlier?
Christoph Kausch*: About two-and-a-half years ago, the idea was conceived of bringing the work and research of Prof. Hans-Florian Zeilhofer together in a business model under the MTIP brand. This means that MTIP benefits from many years of research in Basel. Since then, the organization has developed and the concept refined. In short, we are strongly rooted in Basel thanks to our history and promote innovation here. Our work can help to prevent start-ups taking their good ideas abroad because they are unable to find the necessary funding and resources here.

And who are the people behind MTIP?
Apart from me, the core team includes Professor Zeilhofer, Head of the High-Tech Research Centre at the University Hospital Basel, who has been engaged in the field of medical technology throughout his career, and also the entrepreneur and investor Dr. Felix Grisard, who has been investing in medical technology for more than ten years. We have a strong team of board members and an equally top-class advisory board. Our skills range from medical technology and research expertise, through investor and entrepreneurial know-how to knowledge of how to manage innovation projects.

The MTIP board of directors is made up of highly renowned individuals. How were you able you motivate these people?
Until now there has not been a business concept anywhere in Switzerland with such strong links to research institutions. We are closing this gap in the market in order to promote innovations in Switzerland. The opportunity to play a part in this is very attractive.

MTIP promises to put the emphasis on sustainable development. What do you plan to differently from other funds?
Our integrated business model takes the long-term view; we are not in it to make a fast buck. We also make a contribution to society by reinforcing the power of innovation strength in Basel. What no other venture capital fund in this area possesses is our unique Swiss network and our excellent access to research institutions. At international level we are developing an “innovation ring”. For example, when we carry out a clinical trial for a start-up, we can do this much faster but to the same quality standard in collaboration with top-flight international partners. This shortens the time to market enormously.

What does MTIP expect in return from the companies you support?
A trusting collaboration and thus the people involved are very important to us. Intellectual property rights, such as patents or brands, must be clearly regulated before the technology can be developed further. We ourselves are a minority investor and strive for at least a 10 percent stake in a start-up. Our objective is to support the entrepreneur behind the company and to help him avoid the pitfalls that occur during the establishment of a company.

You write on the website that MTIP wants to get involved as early as possible and provide long-term support. For how long do you plan to support start-ups?
It’s somewhat easier here in Switzerland than elsewhere to get seed capital ranging from 100,000 to a million francs for the first round of financing. But what is incredibly difficult is the follow-up funding. This leads to many start-ups having to move away. So we also support the follow-up funding after the seed funding. To facilitate this, we join forces with other investors.

Medical technology is a very broad term. It encompasses everything from gauze bandages through implants and robot-assisted surgery to treatment and nursing. Where does MTIP focus its attention in this enormous range of options?
We have five focus areas: imaging, robotics/navigation, IT/big data management, medtech meets pharma and smart materials. This is where our core competencies lie, but this does not mean that we would exclude other areas. Interdisciplinarity is also very important. A model organization is the High-Tech Research Centre of Professor Zeilhofer, where different disciplines, such as IT, biology, engineering, the humanities, art and medicine, work together on finding the best solution for a medical problem. For it is not possible today to develop anything innovative in isolation.

You have experience yourself as a young entrepreneur. What are the biggest challenges for start-ups and how can MTIP help to overcome them?
In the case of start-ups in medical technology I see two big challenges. First of all, it is important to address the question of certification or regulatory approval early on. Secondly, young entrepreneurs have to take care from the outset that they already define a patent strategy when they are setting up the company. We can offer assistance here with established experts in the field.

MTIP has recently set up home in Allschwil at the Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland. Is it your aim to collaborate with the technology and innovation ecosystem and to pool resources?
The whole Department of Biomedical Engineering and the High-Tech Research Centre of the University of Basel have just moved into the temporary premises in Allschwil. To ensure that the collaboration is efficiently organized in a spirit of partnership, we have also moved in there for the time being and are managing innovations and start-ups in this setting. Where we will be based in future has not yet been decided, but we are open to cooperation with the Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland.

The search for venture capital in Switzerland is challenging and time-consuming, MTIP promises to make this easier. Are you overrun today by requests for funding?
The number of queries has doubled since we went public. Now we have to evaluate the best projects.

And what does a project have to offer in order to get support from MTIP?
An important point is innovation: we want to know what sets it apart from the state of the art so far. Another important question is whether it is a technology that can be protected by a patent or a trade secret and what market potential the project offers. We place great value in particular on a good management team: if competencies are lacking, we are happy to help in the search for suitable employees. Traditional venture capital companies invest their money and wait for the exit of the company.

Where do you see MTIP in five years?
The aim is to have a presence in Switzerland with a very good portfolio of start-ups. An organization like i-net can play an important role for MTIP and it would be great if the shared network idea could lead to new projects.

Interview: Fabian Käser and Nadine Nikulski, i-net

*Christoph Kausch has a sound knowledge of strategic management and experience in bringing innovations to market. Before founding MTIP, he led the global strategy department of Syngenta for several years. Prior to this, he was Managing Director at Hafiba AG, a boutique investment company, where he is still a member of the board of directors. He started his career at McKinsey & Company where he had specialized in private equity and life sciences.

Christoph Kausch studied mechanical engineering at the TU Munich and at the Massachusetts Institute of Technology Management (MIT) in Boston. He completed his PhD in innovation & technology management at the University of St. Gallen and at Harvard Business School.

About MedTech Innovation Partners AG
MedTech Innovation Partners (MTIP) headquartered in Basel, is an early-stage investor focusing on health technologies. MTIP offers more than traditional venture capital, delivering access to business building expertise, a systematic approach to intellectual property management, recruitment and a unique interdisciplinary culture for the entrepreneurs and start-ups that MTIP works with.
A local network which consists of well-known Swiss universities and research centres specializing in medtech, gives MTIP an early access to research outcomes. Furthermore, an international innovation ring offers scientists and entrepreneurs ideal conditions for bringing innovations to market.
Website of MTIP

 

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22.10.2018

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«It would be very good to try to widen everyone’s vision of what you can do with biology –...

11.06.2015

Neil Goldsmith and two colleagues started working on Evolva in 2001, moving its headquarters from Denmark to Reinach in Switzerland in 2004. The «Brewers of 21st Century» discover and provide ingredients produced with the help of biologically engineered yeast. CEO Neil Goldsmith explains in the i-net interview how this works and why, initially, they received their seed money for another business model.

You call yourselves the «Brewers of 21st Century». What does that mean?
Neil Goldsmith*: We make ingredients for food or cosmetics by genetically engineering baker’s yeast and brewing it. If we want to make Stevia for example, we take the genes the plant uses to make that molecule and put those genes into the yeast so the yeast can make the molecule. We then ferment the yeast by brewing, just like with beer. The yeast takes up the sugar, turns it into Stevia and pumps it out; we filter off the yeast and have Stevia in the «broth» which we can purify out.

Why should biosynthetically brewed Stevia be better than the grown one?
The Stevia plant makes a lot of sweet molecules. However most of these molecules start to taste bitter when you use a lot of them – that is why the current Stevia-based soft drinks only have about a one-third reduction in the level of sugar or high-fructose corn syrup. Now, the plant also makes some molecules that do not give a bitter taste, but it makes very small amounts of them. Therefore it’s not economic and sustainable to grow the plant to produce these molecules. But creating Stevia by brewing it is a very promising alternative.

So with yeast, you can make almost anything?
In principle, we can make anything that occurs in nature. The key is combinatorial genetics. For the yeast to turn sugar into Stevia it needs 32 genes that have to work together: Finding what those genes are and optimizing them so they all work well together is what we are founded around. It’s in principle more complex than making an antibody or an enzyme, because that’s just one gene or one protein. We were intrigued by the idea of taking the combinatorial thinking of chemistry and applying it to genetics. You can use our approach to make old molecules in better ways – which is what we do now – or you can use it to make new molecules, which was the original idea. You would get new structures that have never been seen before and they might cure diseases.

Evolva has pivoted from pharmaceuticals to the nutrition sector – how did this come about?
We pivoted because we weren’t finding interest from the pharma companies for our technology. Instead, food and cosmetic companies were approaching us. We initially agreed to work for some of these companies just to bring some money in. After a while, we started to understand that the business itself looked interesting. Then we had to persuade our investors, who invested in us because we were going to develop a new diabetes drug, that switching to food and other ingredients made sense.

A completely different market?
Yes and with lower margins. But also less risky, with lower development costs and much less competition compared to pharma. Today we’re actually a network business; our analogy is a railway company. Two molecules that might be very, very different – take vanillin and benzocaine, an anaesthetic – are actually on the same railway track from the yeast point of view. So we want to build and own this track and own that network. If we invest in making vanillin well, that also gets us towards benzocaine. It was interesting to realise that there are many different products by simply pursuing the same track. Maybe they’re not all so big in market terms, but they are built on the same research and can be produced with the same infrastructure: Everything is brewing. So you can produce one product this week and another one next week. Also it is possible to respond very quickly to market demand.

Pharma start-ups are mostly being exited through a trade sale. Will Evolva be a different story?
The food and personal care industries have seen very little transformative innovation. Companies typically spend only very little on R&D and that gives the opportunity to build something transformative. In pharmaceuticals you can’t do that because the big pharma companies will spot you and adapt pretty quickly. In a way it’s a problem for the biotech industry that it has stayed so reliant on pharmaceuticals and not innovated its business models for 30 years. In the ingredients business everyone collaborates with everyone, and by partnering and building a network you can get the resources you need. Using the railway analogy: If you want to build a track from Basel to Geneva and you want to fund this track, you fund it by selling off Yverdon-les-Bains to someone who wants this station, meaning this product. In pharma, this way of thinking is not possible. So I really believe we can grow our business organically and remain an independent company.

What is your business strategy with Evolva?
We want to make products where there is a clear benefit, not just that we can make it cheaper but also that we can make it better, like Stevia. We don’t want to compete with the big companies. Instead we are looking to develop products which have a new market or can open up a new market. In a nutshell, we focus on «high priced, small volume» in the health, wellness and nutrition industry. One of our latest products is Nootkatone, a grapefruit fragrance that turned out to be very good at killing and repelling the ticks that transmit Lyme disease. There is an unmet need for that and we have a product that is very safe, it smells nice and it’s very good at both repelling and killing the ticks.

Will you do the production yourself or enter into a partnership for the production?
At the moment, all we have is labs. In some cases we have a partner who does it, and in other cases we pay someone on a contract basis. But in the long term we want our own brewery, because it’s a business with constant improvement and ultimately, you need to have the bug and the brewery integrated. If you want to be flexible in manufacturing, it needs to be your facility. But this is a long-term plan that costs many tens of millions of dollars. We don’t want to do that too quickly and then find that we can’t sell enough products quickly enough to justify that.

Would you do that in Switzerland or somewhere else in the world?
I wouldn’t completely rule out Switzerland; it’s obviously a high-cost location for manufacture, but it’s possible to run these facilities pretty lean and there is a value in this market to being Swiss. If you’re selling a food ingredient and it’s a Swiss food ingredient you get a certain quality association. We don’t know the answer yet, but I think there will be something in the States and something in Europe.

Let’s talk more about the buzz around high-tech food, which is sustainable and healthier. There seems to be a lot of attention surrounding this issue that suggest you may be in the right place at the right time.
It’s clear that a lot of megatrends in society converge in the space we occupy at present. It started about four to five years ago, and it has taken a few years to build a momentum. But we don’t know how it will play out in reality. What’s going to be interesting is that food is fundamentally a very conservative culture, and innovation– by definition – is not. So how do you marry these cultures? If you look at the big food companies and if you take brewing beer, it’s a very conservative industry. But the rise of craft brewing is really challenging that. There are people experimenting with different flavours of beer made from different ingredients. The same could happen with synthetic biology: Innovation happens in small companies.

Is there a technological driver behind this trend?
I don’t see the development as technology driven; it’s rather about adapting technology to these needs because technology sort of arises for other purposes. Look at the smart farming movement: It’s just applying sensors; now you can image every single corn plant in the field and data mine. I think it’s more that various technologies have matured to the point where they can start to be used here, because they need to be robust and relatively affordable, and then you start to assemble them together. Now you can set up a biotech lab in your garage and start to do stuff – this is new for biotech. And it does raise important questions as to how we control it. There is no way you can track every single garage around the world.

What is the potential in this region; should there be more attention for this field?
I think it would be very good to try to widen everyone’s vision of what you can do with biology, because it’s not just cancer drugs. I think the limiting factor is investors, and that’s really why there are so few people in this space currently. Traditional biotech investors are investing in medical stuff – we only got our money because we started off doing that. We would never have got the money if we started off doing what we now do. I think you need new kinds of investors.

They are mostly likely to be found in Silicon Valley.
Yes, we need people that really think hard and deep about where trends will be and start playing there. Europe is not so good at doing that; it only follows. We need a different mindset. If you look at Silicon Valley, most of the people who are in the nutrition area come from the IT sector, whereas the biomedical guys find it very hard to get out of their way of thinking. The UK investment in food and agricultural research has declined, and you don’t have equivalents in Europe to the movement in the US of teaching farmer’s kids technology.

Next year will be a big year for you with Stevia hitting the market, will that be a booster? What do you expect?
We have a product we are very confident of in terms of taste and competiveness. Potentially, it’s very big. It’s clearly got the possibility of being a billion-dollar product in terms of revenue. But will it get there? We don’t know. It will take some years to get into the market. These products typically have 5 to 10 years to achieve peak sales, because we’re in a slow-moving industry. Unlike a pharmaceutical product that gets picked up immediately by the healthcare industry, market incumbents in the nutrition sector don’t change their flagship products and brands overnight. They normally extend their product lines gradually.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, i-net

*Neil Goldsmith is co-founder and CEO of Evolva SA in Reinach. He has a 25-year track record in building successful biotech companies, among them TopoTarget A/S and Personal Chemistry AB. Earlier in his career, he was Chief Executive Officer of Auda Pharmaceuticals, GX Biosystems and PNA Diagnostics.
He received a first-class BA Honours degree in Zoology from Balliol College, University of Oxford, and is a graduate of the New Enterprise Programme at the Scottish Enterprise Foundation, University of Stirling.

About Evolva
Evolva was founded by three people, Neil Goldsmith and two others as a spin-off of the US company Phytera, that was doing plant cell culture, had a lot of plant genes and was trying to find a way to put them in a host that was more robust than plant cells. Phytera IPO failed and the company needed to cut costs. It was clear that the project of putting the genes into yeast was going to be one of the things to be cut. Neil Goldsmith wanted to take this out and found a company around it. So in 2001 they set up Evolva – initially in Denmark – and raised some seed money just before 9/11. In 2003, they thought they had enough to raise a proper round as the market had improved. At this point the three partners already wanted to change our headquarters to another location than Denmark, as the country «wasn’t world class» in the field of small molecule pharmaceutics. In addition, they wanted to be where there was more money available. They looked at the States, Canada, UK but ended up choosing Switzerland.


Video explaining the fermentation process

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Pascal Bourquard : «Il faut redonner des espaces de liberté, ils sont indispensables à la ...

07.05.2015

En marge d’un récent événement «Out-of-the Box», Pascal Bourquard a accepté de se livrer plus en avant dans une longue interview accordée à i-net innovation networks dans son entreprise Biwi à Glovelier, avant de nous faire visiter sa demeure dans un village voisin. Une maison de maîtres, qui donne des clés pour mieux appréhender le personnage, fils, frère et père d’entrepreneur. On y perçoit vite un flagrant sens du détail et un goût prononcé pour les créations qui traversent le temps.

C’est surtout de son expérience d’entrepreneur et de sa vision de l’innovation dont parle le capitaine d’entreprises. A 58 ans, Pascal Bourquard s’apprête à larguer les amarres pour un voyage initiatique sur l’eau qui marquera le début d’une nouvelle vie, que d’aucuns appellent retraite. Pas lui. Ce voyage a des allures de retour aux sources, soit l’ouverture au monde à laquelle il a été confronté dès son plus jeune âge. Un périple marin qui répond également à un besoin existentiel de liberté, indispensable à la créativité. Extraits.

Faut-il sortir du cadre pour développer un esprit d’entrepreneur?
Pascal Bourquard: Pas nécessairement, même si j’ai toujours été le petit canard noir de la famille, cela dès ma plus jeune enfance. Aujourd’hui encore, chaque fois que je me trouve enfermé dans un schéma de pensée standardisée, je monte aux barricades. J’ai un esprit libertaire. En même temps, j’ai gardé l’âme d’un enfant, curieux, passionné. Je n’ai de cesse de m’extasier devant ce que je découvre. Ma maman m’appelait «Mister gadget».

Quelles autres qualités sont-elles de pair un esprit d’entrepreneur?
Je crois qu’il faut de la générosité et ne pas avoir l’intérêt du gain. Il ne faut pas trop calculer. Avoir une vision est déterminant. Il faut savoir fédérer et partager.

Vous l’avez toujours su ou vous l’avez appris au cours de votre carrière?
A mes débuts, j’étais plutôt rebelle et anticonformiste. Il m’a fallu du temps pour apprendre qu’on ne sait jamais, comme le chante bien Jean Gabin.

Apprend-on à devenir entrepreneur?
Ça ne s’apprend pas, malheureusement. On naît avec, ou pas. Par contre, avec l’âge, on capitalise un certain nombre de connaissances, d’expériences et de rencontres.

Que vous inspire la situation de l’économie helvétique?
Un certain défaitisme, malheureusement. Les racines et la richesse des parcours de vie qui peuvent mener à des trajectoires d’entrepreneur - comme c’est mon cas - sont balayées par la pensée unique. Les politiques sont détachés des réalités économiques.

On allait vous demander ce qui vous agace le plus dans la vie, on a trouvé…
On pense trop à contraindre plutôt que d’insuffler davantage de liberté de penser et de création. Les régimes communistes ont été contraints à l’ouverture. Les démocraties continuent à se refermer sur elles, à s’enfermer dans des dogmes limitatifs.

Pensez-vous que ces contraintes inhibent la créativité?
J’en suis convaincu. Mon jeune fils de douze ans, par exemple, est complètement formaté par ses jeux vidéo et ses écrans. Lorsque je l’emmène au cirque, il est passif. Parce qu’il a vu sur ses écrans des images beaucoup plus impressionnantes. Face à l’extraordinaire permanent, on peine à vivre pleinement l’ordinaire.

Comment dès lors réinjecter une forme de liberté créatrice?
Nous avons la chance d’avoir des libertés. Il faut en faire usage et commencer par voter juste. Il faut recréer un nouveau projet à la source avec des conditions cadres qui permettent à un jeune qui n’a pas forcément suivi une filière universitaire, mais qui a un apprentissage en poche, de pouvoir se mettre à son compte. Cela sans matraquage fiscal. Après l’apprentissage, un suivi des jeunes pour les aider à devenir chef d’entreprise me parait être une idée intéressante. Je peine à avoir confiance dans les politiques, par contre, j’ai confiance dans la jeunesse, pour autant qu’on lui redonne des espaces de liberté.

Quel est le bon équilibre entre le travail et la vie personnelle?
C’est une bonne question et ça me paraît difficile d’y répondre de manière générale. Avec le temps, je peux tout de même dire que j’ai compris que de me retrouver seul avec moi-même m’apporte beaucoup.

Quels sont les autres éléments indispensables au lancement d’une société?
Les grandes banques internationales feraient bien de laisser de côté la spéculation pour revenir à leurs racines, soit prendre le risque de soutenir les jeunes entrepreneurs. La spéculation est destructrice et les banques ne savent plus prendre les risques nécessaires. La plupart des entrepreneurs veulent tout de suite créer le buzz pour vendre. En ce qui me concerne, j’associe le succès d’une entreprise à sa pérennité. Pour durer, il faut savoir se remettre en cause.

C’est le conseil que vous donnerez aux jeunes entrepreneurs?
Si un jeune entrepreneur vient me voir avec un projet, je lui conseille de penser pour durer, c’est un message essentiel.

Insufflez-vous un esprit d’innovation particulier dans vos sociétés?
On a beau avoir une très bonne eau, mais quand elle n’est pas décapsulée, elle ne fait pas de bulles. C’est la même chose avec les équipes de collaborateurs.

Et comment procédez-vous?
Par l’écoute, le dialogue, la formation.

A quoi ressemblera l’innovation de demain selon vous?
Elle sera immanquablement liée aux énergies et aux ressources naturelles que l’on continuer à épuiser. Je crois au génie humain malgré le pessimisme de certains de mes propos.

Est-ce que la troisième génération des Bourquard, en passe de vous succéder, se lancera-t-elle dans cette voie?
J’ai confiance en mes enfants, je les ai bien formatés… dans la liberté (rires).

Interview: i-net

 

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«La biomasse inutilisée recèle un véritable potentiel économique, et la prise de conscienc...

09.04.2015

«Biotechnological use of untapped biomass for the future bioeconomy of Switzerland»: tel est l’intitulé de l’événement i-net Cleantech Technology qui se tiendra le 21 avril 2015 à l'Ecole des sciences de la vie de la HES-NO de Muttenz.

Philippe Corvini, professeur de biotechnologie environnementale et directeur de l’Institut d’Ecopreneurship de la Faculté des sciences de la vie, explique dans cet entretien i-net l’intérêt de la rencontre organisée à Muttenz le 21 avril et les perspectives que la biotechnologie peut offrir à la région du Nord-Ouest de la Suisse.

Vous dirigez l’Institut d’Ecopreneurship de l'Ecole des sciences de la vie de la Haute Ecole Spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse. Qu’entend-on exactement par «écopreneurship»?
Philippe Corvini*: Le terme «écopreneurship» suggère que la technologie environnementale peut aussi contribuer à une meilleure exploitation des ressources et à une réduction de la consommation énergétique – et joue dès lors également un rôle sur le plan économique. Cela signifie, qu’au-delà du travail de recherche, nous souhaitons aussi promouvoir l’action entrepreneuriale lors de l’utilisation de technologies environnementales. Nous œuvrons ainsi dans trois domaines. En matière de biotechnologie et technologie de l’environnement, nous travaillons sur la dégradation biologique et sur la rétention physico-chimique des polluants ainsi que sur la revalorisation des déchets. En matière d’écotoxicologie, nous étudions les effets des produits chimiques ou des nouveaux matériaux et organismes. En matière de gestion durable des ressources enfin, nous menons des observations globales visant à mettre en place des modèles de production utilisant plus efficacement les ressources et respectant davantage l’environnement.

Comment la biotechnologie peut-elle résoudre nos problèmes environnementaux?
La biotechnologie tire parti des organismes vivants capables de retenir les polluants, de les emmagasiner ou de les consommer et de les transformer en d’autres substances moins toxiques. Les bactéries peuvent jouer ce rôle, mais aussi les champignons, les algues et de nombreux autres végétaux. L’assainissement des eaux usées en est un bon exemple: les eaux usées sont traitées par des boues actives constituées de bactéries qui se nourrissent des matières organiques contenues dans ces eaux résiduaires et achèvent ainsi la dégradation de certaines substances. Au bout d’un certain temps, les bactéries prolifèrent au point de contribuer à la formation d’excédents de boue, qui sont ensuite digérés dans des réacteurs anaerobies (dépourvus d'oxygène) par d’autres micro-organismes. Ces différentes réactions génèrent ainsi du biogaz. Les biofiltres sont un autre exemple de résolution de problèmes environnementaux par la biotechnologie.. Ces derniers mettent en œuvre des bactéries qui se nourrissent par exemple des solvants contenus dans l’air contaminé et contribuent ainsi à l’élimination des polluants.

On s’efforce donc de piloter grâce à la biotechnologie des processus biochimiques de telle sorte que les polluants n’aient plus d’impact négatif sur notre environnement?
La «minimisation des impacts» et «l’assainissement» font en effet partie des sujets phares de la biotechnologie. Il s’agit ici de limiter, voire de réparer les dommages causés par les activités humaines. Les recherches menées à la l'Ecole des sciences de la vie de la HES­NO vont cependant encore plus loin. Nous étudions ainsi les moyens de provoquer la dégradation de nouvelles substances rejetées dans l’environnement, par exemple celles contenues dans les médicaments. Dans le cadre de ces travaux, les interfaces avec la biotechnologie pharmaceutique sont nombreuses car les découvertes concernant la dégradation de certaines substances par les bactéries intéressent également au plus haut point l’industrie pharmaceutique. Prenons l’exemple de l’antibiotique sulfaméthoxazole. Nous avons trouvé une nouvelle bactérie qui, suite à une mutation génétique, résiste au sulfaméthoxazole et peut même s’en nourrir.

Où voyez-vous le plus grand potentiel d’utilisation de la biotechnologie environnementale?
Outre les domaines d’utilisation déjà évoqués, le recours aux micro-organismes vivants ouvre bien d’autres possibilités encore. Ces derniers sont notamment très précieux pour la valorisation des ressources non exploitées. Ainsi par exemple, ils peuvent servir à nettoyer, «hygiéniser», brûler ou convertir en biogaz les déchets organiques et les eaux grises rejetées par les collectivités ou l’industrie agroalimentaire. En Suisse, c’est incontestablement le bois qui constitue la principale source de biomasse. Dès lors, il conviendra de mieux valoriser cette ressource. Brûler le vieux bois ou les résidus de bois revient à faire l’impasse sur les possibilités de valorisation du matériau. Or le bois est composé de molécules et liaisons chimiques très intéressantes qu’il est possible d’extraire: outre la cellulose, qui sert à la production de bioéthanol, la lignine constitue elle aussi une matière de grande valeur. Il s’agit ici de structures cycliques présentant beaucoup d’intérêt pour les fabricants de produits chimiques. A l’heure actuelle, les composés cycliques de ce type sont exclusivement extraits de sources fossiles. Le bois serait donc une alternative beaucoup plus durable.
La convergence de la biotechnologie environnementale et des nouvelles technologies comme les nanotechnologies semble également très prometteuse. Ainsi, le recours aux nanomatériaux permet d’augmenter l’efficacité des processus biologiques mis en œuvre pour assainir un milieu pollué par du pétrole par exemple. Il existe bien sûr des micro-organismes naturels vivant dans la mer capables d’éliminer les hydrocarbures mais cela prend beaucoup de temps car leur croissance est limitée par les ressources restreintes en nutriments tels que l’azote et le phosphore. L’introduction ciblée de ces nutriments permet donc d’accélérer le taux de dégradation. Pour ce faire, l’on utilise généralement des engrais conventionnels qui se dissolvent toutefois très rapidement dans l’eau de mer et sont donc peu efficace. En collaboration avec notre collègue Dr. Patrick Shahgaldian de l'Ecole des sciences de la vie, nous avons donc développé des particules de silicate très poreuses, à surface hydrophobe, remplies d’azote et de phosphore. De par leurs propriétés, ces particules adhèrent littéralement à la nappe de pétrole et font ainsi office de réserves d’azote et de phosphore pour les bactéries qui peuvent alors continuer à se développer et à augmenter ainsi de manière significative le taux de dégradation du pétrole.

Les applications de ce type sont-elles déjà prêtes à être distribuées sur le marché?
Certaines technologies sont d’ores et déjà utilisées pour la décontamination des eaux dans le secteur minier par exemple ainsi que pour la récupération des métaux ou la fermentation des déchets organiques. De plus, l’industrie chimique traditionnelle se lance dans la voie de la valorisation des biodéchets, un domaine qui ouvre également des perspectives intéressantes pour les start-ups. De manière générale, on voit ainsi se dessiner dans le secteur de la bioéconomie des activités très diversifiées à fort potentiel de croissance.

Quel rôle joue ici la région du Nord-Ouest de la Suisse?
A l’échelle non seulement de la Suisse mais aussi du monde, il n’existe pas pour le moment de pôle de bioéconomie véritablement établi. Dans ce domaine, l’Europe semble toutefois jouer actuellement un rôle de leader, suivie de près par l’Asie. Pour mon Institut et moi-même, la région du Nord-Ouest de la Suisse est très intéressante car nous pourrons éveiller ici un nouvel enthousiasme pour les activités de ce secteur. La biomasse inutilisée recèle un véritable potentiel économique, et la prise de conscience en la matière ne cesse de monter en puissance ces dernières années.

Le 21 avril 2015, à l'Ecole des sciences de la vie de Muttenz, se tiendra la manifestation baptisée i-net Cleantech Technology Event «Biotechnological use of untapped biomass for the future bioeconomy of Switzerland». Que pourront y découvrir les participants?
Cette manifestation, organisée conjointement par l'Ecole des sciences de la vie et i­net, en collaboration avec Swiss Biotech, aura lieu dans nos locaux et offrira aux visiteurs un large aperçu des différents thèmes relevant de la biotechnologie et de la bioéconomie. Les exposés en anglais et en allemand présenteront les potentiels de développement de la bioéconomie en Europe. Les visiteurs pourront s’informer à partir d’exemples concrets et découvrir des fournisseurs, des applications et des projets de recherche liés à cette branche. Nous espérons ainsi pouvoir éveiller l’intérêt et la curiosité des participants. Rappelons qu’il s’agit du premier événement consacré à ce thème jamais organisé dans la région.

Interview: Sébastien Meunier et Nadine Nikulski, i-net 

*Philippe Corvini est professeur de biotechnologie environnementale et directeur de l’Institut d’Ecopreneurship de l'Ecole des sciences de la vie de la HES-NO. Il est impliqué dans différents projets de recherche scientifique nationaux et internationaux. Vice-président de l’European Federation of Biotechnology, il représente et dirige la section «Environmental Biotechnology». Il est par ailleurs conseiller scientifique, cofondateur de la société Inofea AG, et membre d’un comité consultatif pour la recherche de l’Office fédéral de l’environnement. Il est aussi codirecteur de la plateforme «Bioresource Technology» du réseau CTI R&D Swiss Biotech et titulaire de deux professorats au Yancheng Institute of Environmental Technology and Engineering de l’université de Nankin.
Philippe Corvini a étudié la biotechnologie à l’ENSAIA de Nancy. A l’issue de son doctorat, dans le cadre d’un projet interdisciplinaire, il s’intéresse à la dégradation des polluants par les bactéries. Il a obtenu son habilitation à l’université technique d’Aix­la­Chapelle (RWTH) puis une équivalence à l’université de Bâle.

 

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Straumann stellt neue Produkte vor

11.10.2018

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Therachon vollzieht transformierende Übernahme

09.10.2018

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«Open Data ist auch ein Innovationsimpuls»

05.03.2015

Mit der «Open Government Data Strategie Schweiz» ist der erste Schritt getan. Mehr Offenheit vom Staat wünscht sich Opendata.ch-Mitgründer Hannes Gassert nun auch bei der Beschaffung und findet: «Die grössten Cracks sollten an den grössten Herausforderungen arbeiten – und solche hat der Staat.»

Inwiefern hat das öffentlich zugänglich machen von Daten wirklich etwas mit Innovation zu tun? Geht es nicht primär um Transparenz?
Hannes Gassert: Daten sind der Treibstoff der Wissensgesellschaft. Und die öffentliche Hand hat viele wertvolle, aber nicht personenbezogene Daten. Es ist wichtig, dass diese für alle zugänglich gemacht werden. Doch nicht nur «draussen» bei den Start-ups, KMU und NGO kann dies innovative neue Ansätze möglich machen. Auch verwaltungsintern wirkt Open Data. Wir stellen immer wieder fest, dass Open-Data-Projekte zum Nachdenken zwingen: Welche Daten haben wir überhaupt, woher kommen sie und warum sind sie wertvoll?

Besteht für die öffentliche Hand bezüglich Offenheit der Daten eine Verpflichtung?
Nein. Wichtig ist zuerst einmal, staatlichen Stellen überhaupt die Möglichkeit zu geben, mit der Open Data Community zusammenzuarbeiten, bevor es um Zwänge oder Verpflichtungen geht. Aber natürlich: Die Daten der öffentlichen Hand sollen offene Daten sein und der Öffentlichkeit in geeigneter Form auch zugänglich gemacht werden. Es sei denn, übergeordnete Interessen wie etwa der Persönlichkeitsschutz haben Vorrang. Wohlgemerkt, wir sprechen hier immer von Daten im engeren Sinn, von maschinenlesbaren, nicht personenbezogenen Sammlungen – dazu gehören Karten, Fahrpläne oder Wetterdaten, nicht aber Bundesratsprotokolle und andere Dokumente aus dem Entscheidungsprozess. Die Transparenzfrage stellt sich dort ganz anders. Das Anliegen von Opendata.ch ist es, auf Basis der Daten von Bund, Kantonen und Gemeinden ein faires Innovationsökosystem zu schaffen, indem alle gleich lange Spiesse haben.
Jüngst hat beispielsweise Google bei der SBB nach den Plänen der Bahnhöfe nachgefragt. Damit will Google die Indoor-Navigation ausbauen. Die SBB hat die Daten nicht herausgerückt. Für ein Start-up wäre dies dann auch schon das Ende der Fahnenstange. Google dagegen kann die Bahnhöfe auch selbst erfassen.

Wie macht sich die Schweiz im internationalen Vergleich bezüglich Open Data?
Die Schweiz befindet sich in Europa im hinteren Mittelfeld. Das hat auch mit unserer föderalen Struktur zu tun. Wenn in den USA oder in Grossbritannien ein neuer Präsident oder Premierminister an die Macht kommt, kann er einfach mal proklamieren: «Wir machen jetzt Open Data!» In der Schweiz geht vieles langsamer, dafür sind die Errungenschaften umso stabiler. Derzeit werden gerade eine Reihe von Gesetzgebungen in Bezug auf die Open-Data-Möglichkeiten unter die Lupe genommen. Grundsätzlich geht es aber nicht nur um Gesetze – wichtiger ist der Kulturwandel.

Und der findet allmählich statt?
Ein Anfang ist gemacht. Es gibt nun die «Open Government Data Strategie Schweiz» und ein zuständiges Team innerhalb der Bundesverwaltung. Die Rede ist hier notabene nicht von «Open Data Bund», sondern von «Open Data Schweiz». Will heissen, dass der Bund die Datenplattform betreibt, die dann auch von den Kantonen und Gemeinden für die Offenlegung von Daten genutzt werden kann.

Und warum sollten die Behörden dies tun?
Transparenz schafft Vertrauen. Wer so gut, so genau und korrekt arbeitet wie die Schweizer Behörden, hat viel mehr Chancen als Risiken. Oft wird aber leider davon ausgegangen, dass mehr Transparenz bloss zu mehr Behörden-Bashing führt.

Rankings zu Ärzten oder Spitalleistungen sind aber schon auch problematisch?
Nein, das ist durchaus im Sinne des Bürgers. In Grossbritannien haben solche Rankings zu einer drastischen Reduktion von Spitalinfektionen geführt. Auch für die Schweiz sind entsprechende offene Daten kein Ding der Unmöglichkeit. Wichtig ist, dass wir immer anonymisierte Daten meinen, wenn wir von Open Data sprechen. Von daher sind Ärzteratings oder Lehrerranglisten nicht das Ziel.

Open Data ist ja stark gekoppelt an Open Innovation. Wäre der Staat nicht dafür prädestiniert, über neue Formen der Zusammenarbeit auch neue Ideen zu kreieren?
Sicher, Partizipation und Innovation gehen Hand in Hand. Hackdays, wie wir sie von Opendata.ch organisieren, sind ein Paradebeispiel für Open Innovation und sehr erfolgreich. Indem verschiedene Leute aus allen möglichen Disziplinen zusammenkommen – darunter Designer, Programmierer, Berater, Journalisten oder hoch spezialisierte Fachleute und Forscher –, um während einer kurzen Zeit intensiv an einer Idee zu arbeiten, entstehen viele neue Einsichten, Ideen, Projekte und manchmal gar Produkte. Das ist für alle Beteiligten sehr produktiv.

Dafür braucht es die Offenheit der Behörden, und zwar über das Datenformat hinaus. Wird das auch als Risiko empfunden?
Nun, die IT-Beschaffung des Bundes ist nach diversen Fehlschlägen ja in aller Munde: Das Risiko aber lag dort kaum je in zu viel Innovation oder zu viel Offenheit. Im Gegenteil. Es geht darum, die besten Ideen und die besten Köpfe ins Boot zu holen. Ein gutes Beispiel ist «Obamacare». So hat man die zentrale Plattform, healthcare.gov, zunächst genau so umgesetzt, wie man dies auch hierzulande machen würde. Grosse Spezifikation, viele Berater, klassische IT-Grossdienstleister. Dies führte – wie so oft – zu einem Debakel. Doch jetzt läuft die Sache. Und warum? Weil Obama seine Hacker mit den Kapuzenpullis, die ihn schon im Wahlkampf unterstützt haben, ins Weisse Haus geholt und ihnen volle Unterstützung gegeben hat.

Hat der Staat Angst vor den Geeks?
Aber ja, und nicht nur der Staat. Geeks, wie Sie sie nennen, haben nun mal spezielle Fähigkeiten, und diese wollen sie nicht nur für die Entwicklung von trivialen Games und noch mehr Social-Media-Plattformen einsetzen, sondern auch im Dienste des Gemeinwesens. Der Begriff der Community ist ja nicht umsonst sehr wichtig in diesen Szenen. Bei der öffentlichen Hand gibt es grosse Herausforderungen zu lösen, und dazu sind die Fähigkeiten von Geeks gefragt. In den USA jedenfalls ist zu beobachten, dass die Start-up-Szene sich immer mehr in sogenannte Govware-Projekte involviert. Die Verwaltungs-EDV gilt bei jungen Talenten ja sonst eher als langweilig. Viele halten sich an das durch Leute wie Steve Jobs oder Tim O’Reilly genährte Mantra: Arbeitet an Dingen, die wirklich wichtig sind – «work on stuff that matters!» Und da muss unser Gemeinwesen natürlich weit oben auf der Liste stehen. Wir sollten es hinkriegen, dass die grössten Cracks auch an den grössten Herausforderungen arbeiten.

Sind der öffentlichen Hand nicht die Hände gebunden? So muss man sich ja an die WTO halten.
Um etwas mehr Innovation hineinzubringen, müssen wir nicht die Regeln des Welthandels umkrempeln. Vorschläge dafür gibt es bereits zur Genüge. Ein wichtiger Punkt ist auch hier Transparenz. Dank offengelegten Beschaffungsdaten können disfunktionale Muster erkannt und durchbrochen werden.

Hannes Gassert ist Unternehmer sowie Aktivist und Kurator an der Schnittstelle von Technologie, Medien und Kultur. Er ist im Editorial Board der Lift Conference, Vorstandsmitglied von Opendata.ch und /ch/open, im Verwaltungsrat von Liip sowie Partner bei der Crowdfunding-Plattform wemakeit.com und Mitgründer von skim.com.
Hannes Gassert studierte Informatik und Medienwissenschaften an der Universität Fribourg. Noch während des Studiums gründete er 2003 den Webdienstleister Liip mit, dessen Wachstum er als Geschäftsleitungsmitglied bis 2010 mitprägte.

Interview: swiss made software, geführt von Thomas Brenzikofer
Erschienen in der Publikation «swiss made software – Public Innovation»

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«Medtech & Pharma Platform» 5th anniversary conference again in Basel

05.10.2018

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Visionarity will für gesundes Leben motivieren

05.10.2018

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Domenico Scala: «The Basel region is clearly undersold»

28.01.2015

In Domenico Scala, former CEO of Nobel Biocare, CFO at Syngenta and Group Treasurer of Roche, i-net appointed an experienced top manager from the life sciences industry as its president at the beginning of 2015. In an interview with «i-net Innovation report» Scala explains why Northwest Switzerland as an innovation hub for the life sciences should do more on its own account – and not only in terms of communication.

When it comes to innovation, US companies and startups leave the rest of the world standing. Why is this?
Domenico Scala: Is that really true? I’m not a fan of sweeping statements. I also don’t believe that we in Switzerland or in Europe are less innovative than the USA. But the fact is that the USA is very much more successful in the commercialization of innovation and, above all, also in self-presentation. The list of technical achievements developed in Europe but successfully launched on the market in the USA is long. Just think of the World Wide Web. And in medical technology it is largely American companies that are dominant today. This looked completely different ten years ago. Plant gene technology is also no longer a topic in Europe today, although we once led the world here.

The last example you mention has to do mainly with stricter regulations. An innovation killer?
Regulatory factors of course play a role. Plant gene technology was rejected in Europe. Today more than 80 percent of global soya and maize production is genetically modified. These products are also consumed by Europeans. When you look at it like this, people have quite clearly been cutting off their nose to spite their face. But the main difference between the USA and Europe is to be found elsewhere: historically, Europe’s economy has been built on debt ever since the Second World War. On the other hand, the USA has always set great store by entrepreneurship and venture capital.

Can you be more explicit?
The cantonal banks in Switzerland were founded in the 19th century to finance the development of infrastructure. What do the cantonal banks do today? They provide mortgages and that’s it. The venture capital function virtually no longer exists. In the pension funds, 60 percent of the money is invested in bonds and 40 percent in the stocks of listed companies. But in the USA, a much higher proportion of assets is invested in the establishment of new companies through venture funds.

The consequence of this system is that it supports the structure-preserving forces in Europe, from which mainly established companies benefit. And these companies less innovative. Is that also how you see it?
I’m constantly hearing that big companies are not innovative. But is that true? The perception in Basel should actually be quite different. We still have two mega-companies here today that have been among the most successful pharmaceutical companies in the world for decades thanks to their innovativeness. Most innovations in chemistry were driven by European companies, including also major companies from Northwest Switzerland. I don’t believe the size of a company alone is decisive – Apple and Google are also big companies. It is rather a question of mentality. Large companies are also more likely to take risks.

Does this mean we’ve lost our culture of innovation in Europe?
Yes, and this is drummed in at an early age. In the USA, it already begins with education: Americans largely have to pay for their education themselves. So for them even the university degree represents an investment that they somehow have to finance and that should eventually also pay off. And it does not stop there. The universities, too, are constantly seeking funds to finance their projects. Every president of a private US university gets up in the morning and tells himself: «Today I have to find ten million dollars.» There are no blank checks. This creates pressure, of course, and ultimately leads to innovators having to be very much more consistent in the commercial focus of their projects. This is lacking here. The Federal Institute of Technology and the Biozentrum of Basel University can match up to the best in the world academically. But when it comes to the number of spin-offs, then they are mediocre at most. Both systems have their pros and cons. The fact is simply that, in this way, more startups emerge from universities in the USA than here with us.

Universities are not the only resource of new companies. Basilea and Actelion are examples of very successful spin-offs of large companies. Should we not focus there instead?
That’s certainly an interesting idea. Innovations in established structures do indeed have a difficult time of it. There’s a lot of truth in the view that if you have a really innovative idea in a big corporation, you should push ahead with it unnoticed for as long as possible. In many large companies, more innovations are shot down than are driven forwards. For me, Kodak is the most striking example: They had all the patents for digital photography and still they let themselves get wrong-footed.

How can this be prevented? What can state-run innovation promotion organization like i-net do?
The question is whether a big corporation even allows the spin-off of an idea that it does not want to pursue further or not. Ultimately they never know whether the project might not perhaps be of benefit and at the same time they don’t want to create a potential competitor. So there are far fewer spin-offs from big companies than you might actually expect and would probably also be possible. When it comes down to it, such spin-offs also have to be decided and implemented top down. This is exactly how it happened with Actelion and Basilea. Bottom-up is much less feasible.

Unless there is sufficient venture capital and a suitable infrastructure, as well as other support services for entrepreneurs, such as coaching. This is precisely one of the objectives behind promoting start-ups. Do you see a conflict of interests with big industry?
An economist would say the state should keep its nose out of it and leave such developments to the market. But there is also a reservation: The market is focused on the short term; innovations on the other hand need the long-term view. New things don’t emerge from one day to the next. From the idea through proof of concept and funding to market launch quite often takes more than a decade. To this extent it is certainly not wrong if state institutions get involved here with the injection of appropriate resources in the right place.

And where will you apply the levers in future as president of i-net?
Basically, i-net is well positioned. I find it right, for example, that the emphasis is on the thematic promotion of innovation. And the choice of technology fields is right as well. The focus of i-net is on the networking of people and topics; this is an important service that cannot be provided in this form by the private sector. Many innovations today occur at the interface between the various technology fields. By offering a neutral platform here for the exchange of ideas and stimulating cooperation, i-net can make an important contribution to the future development of our economic region.
To some extent, Basel is something of a «one-trick Pony» and largely dependent on the life sciences.

How important do you think it is for a business center to strive for a certain diversification in this respect?
You can see the focus as a course or as a blessing. On the one hand the two big corporations absorb a lot of resources and talents. On the other they also create a lot of value and prestige from which our economic region can profit. I think we should look to this strength and use it as a springboard to new fields. For example, Roche employs more than a thousand ICT specialists in this region alone. That is already an outstanding basis for further development at the interface between life sciences and ICT. I believe there are dozens of such interesting fields that it would be worth advancing.

And how do you see Northwest Switzerland positioned in the global competition for inward investment?
The region is clearly undersold. Basel is not widely perceived as an innovation hotspot for the life sciences. The fact that we are should be much better communicated. In this, too, the Americans are unfortunately a step ahead. But it doesn’t have to stay that way.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, i-net

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Basel scientists develop DNA storage device

04.10.2018

report Life Sciences

Chinese Pharma Goes Global

27.09.2018

report Medtech

Industry 4.0 – what’s the impact on other sectors?

28.01.2015

On January 22, 2015, NZZ published a very interesting set of articles about the silent revolution in industry and production: industry 4.0 is the digital interlinking of production and value chains (see links below).

The revolutionary phases in industrial production were the introduction of the steam engine and water power, which allowed mechanized fabrication (industry 1.0), the invention of the conveyor-belt, which allowed mass production (industry 2.0), and computers and robots, which enabled automated production (industry 3.0). And today, the next industrial revolution is enabling the physical and virtual systems to be merged through the internet of everything (industry 4.0). The results of digital production are the vertical interlinking of intelligent production systems (smart factories) and the horizontal integration of global value chains, including suppliers and customers.

The sensing of everything becomes reality – not only in production, but also in mobility (self-driving car), in health (quantified self), in logistics (real-time tracking) or in finance (high-frequency trading). But this is only the tip of the iceberg. Sensing and listening (in terms of data exchange) will inform every aspect of what we do. But how do we get the essentials from the vast, unstructured data and how can we benefit from this becoming more effective, more sustainable, more innovative, improving safety, reducing risks and finally improving our habits?

Apart of sensors and data storage, we also require smart brains and emulation power, such as lateral thinking, lean management (bad processes remain bad, even if they become smart through the latest technology) and expert systems (smart and self-learning algorithms based on large data sets, which make decisions without human interaction). The future is bright; some potential advantages include the prediction of failure and conflicts (and thus hopefully their prevention), the personalization of products, services and therapies, automatic maintenance, self-organized logistics, the share economy, energy efficiency in all aspects of our life and so on.

The threats and challenges are also enormous: Data privacy, protection against industrial espionage, data security measures, data banking and so on. Sound solutions are required. We have a lot of opportunities in Switzerland from the internet of everything and expert systems, not only in industry, but in all manner of applications for our daily life. Swiss data banking and Swiss secure cloud are two such potential opportunities. Learn about more the opportunities from the i-net Technology Trend Forum and the i-net technology and business related events.

Related NZZ articles:
«Das Internet kommt in die Fabrik»
«Evolution statt Revolution»
«Auf dem Weg in die Arbeitswelt 2.0»

i-net related information:
Article about the i-net Tech Trend Forum
List of i-net Events

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Basler Kantonalbank gründet Innovationslabor

25.09.2018

report BaselArea.swiss

Campus Muttenz gut ins erste Semester gestartet

20.09.2018

report Life Sciences

Therapeutic gene editing is taking off – and Basel is right in the middle

28.01.2015

Very rarely can a scientist claim to have had a fundamental and game-changing impact in his field and beyond. But Jennifer Doudna from University of California, Berkeley, and Emmanuelle Charpentier, who was working at the University of Umeå in Sweden at the time, can claim just that. In mid-2012, when they published their discovery of an RNA-programmable tool (termed CRISPR for Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats) which allowed DNA to be cleaved in a very targeted and extremely efficient manner, they created a stir, because this tool could potentially also be used for RNA-programmable genome editing. And only months later, this is exactly what George Church from Harvard and Feng Zhang from the Broad Institute of MIT and Harvard showed in two independent publications: CRISPR could be used to edit the genome of potentially any organism, from yeast to man, whether to introduce new mutations, to correct disease-causing mutations or to insert or remove whole sections of DNA in the genome, and all of this in no time at all. After this the biomedical community was jumping with excitement, and scientists were describing CRISPR as the “holy grail” of genetic engineering and a «jaw-dropping» breakthrough in the fight against genetic disease.

A new era in gene editing
It was not that genomes had not been editable until then. But for higher eukaryotes, such as mice, monkeys, dogs or also human cells, it was a slow, painstaking and expensive process that could potentially take months if not years. But with CRISPR it was possible for the first time to edit the genome very precisely and at unprecedented speed and very little cost. The research community quickly embraced CRISPR as a research tool to engineer custom transgenic lab animals in a matter of weeks—saving about a year's worth of work. This not only enables new model organisms to be established in a very short time for many hitherto hard to treat diseases, such as Alzheimer’s, multiple sclerosis, autism, certain forms of cancer, but also allows cell lines to be edited for drug screening or new approaches to be explored for treating HIV. It might also be possible to for example correct the chromosomal abnormality associated with Down syndrome early in a pregnancy, to reintroduce susceptibility to herbicides in resistant weeds, to bring back extinct animal species and very much more.

On the road to commercialization
From the outset, of course, it was clear that CRISPR would also attract a lot of interest from the biotech world, which is also where Basel enters into the story. So far, three therapeutic biotech companies have been formed around CRISPR, two of them having links to Basel. The first of these was Editas Medicine from Boston, which was launched in late 2013 with $43 million in venture capital from Flagship Ventures, Thirdrock Ventures, Polaris Partners and the Partners Innovation Fund. A few months later, the Basel office of Versant Ventures announced a Series A investment of $25 million to start up CRISPR Therapeutics with headquarters in Basel. And in late 2014, Atlas Ventures and Novartis announced the formation of Intellia Therapeutics (although it had already existed in stealth mode for almost two years) with a Series A investment round of $15 million.

And just recently Novartis also concluded the first biotech-pharma licensing deal in this area with Intelllia, for exclusive rights for ex vivo engineering of chimeric antigen receptor (CAR) T cells (another hot topic in biotech/pharma research these days) and the right to develop a number of targets for ex vivo editing of hematopoietic stem cells. Ex vivo applications, in which cells are extracted from patients and manipulated outside the patient’s body and then re-infused, will very likely be among the first treatments to be developed for Editas Medicine and CRISPR Therapeutics, as this can be addressed with the technology as it stands today. The companies expect clinical trials to begin in as little as three years.

Challenges ahead
One of the big challenges, however, will be to make CRISPR a technology to treat genetic diseases of any kind with a one-time fix that can «edit» out genetic abnormalities and cure disease at the genetic level, potentially in a single treatment, in vivo. But for this to happen, ways have to be figured out for safely and effectively delivering a gene-editing drug into the body, which is still a very big hill to climb.

And there is another issue: The patent situation is in a state of some confusion. The first patent issued went to the Broad Institute of Harvard and MIT and was licensed by Editas Medicine. However, after that patent was granted, Jenifer Doudna, originally one of the co-founders of Editas Medicine, broke off her relationship with the company, and licensed her intellectual property - in the form of her own pending patent - to Intellia Therapeutics. And to confuse the issue further, Emmanuelle Charpentier, who claims that «the fundamental discovery comes from my laboratory», licensed her own rights in the same patent application to CRISPR Therapeutics.

So there appears to be a lot of work for patent lawyers to sort out in the next few months. But despite all the legal wrangling, CRISPR will without doubt continue to transform biomedical research in a way very seldom seen before and be transformative in the way we treat genetic diseases.

More information
General
Youtube Video «Genome Editing with CRISPR-Cas9»
New York Times article «A Powerful New Way to Edit DNA»
The Independent article «The more we looked into the mystery of Crispr, the more interesting it seemed»

Companies
Editas Medecine
CRISPR Theraeputics
i-net article «$25 million in series A financing for Basel-based CRISPR Therapeutics»
Intellia Therapeutics
collaboration with Novartis:
FierceBiotech article «Novartis adopts a CRISPR-Cas9 partner and jumps into the hot new R&D field»
FierceBiotech article «Novartis joins Atlas in launching a CRISPR Cas biotech with a $15M bankroll»
Xconomy article «CART + CRISPR = 1st-Of-Its-Kind Biotech Deal From Novartis, Intellia»

Patents
MIT Technology Review article «Who Owns the Biggest Biotech Discovery of the Century?»
Independent article «Scientific split - the human genome breakthrough dividing former colleagues»
Fiercebiotech article «A biotech war is brewing over control of the revolutionary CRISPR-Cas9 tech»

report ICT

See you @ Blockchain Leadership Summit in Basel

20.09.2018

report Invest in Basel region

BaselArea.swiss welcomes BeiGene to Basel

20.09.2018

report ICT

Torsten Schwede: «Seit 2007 läuft das Datenwachstum in der Wissenschaft der Rechenleistung...

05.11.2014

Genomics, Peronalised Medicine, Molecular Modelling: Informatik und Life Sciences kommen sich immer näher. Dabei gehört die Schweiz, anders als in der Enterprise- und Consumer-IT, zu den führenden Wissensstandorten der Computational Life Sciences.
Dennoch rechnet Torsten Schwede nicht mit einer überbordenden Bioinformatik-Startup-Welle. Warum, erklärt der Professor für Struktur- Bioinformatik am Biozentrum der Universität Basel und Mitglied des Vorstands des SIB Schweizerischen Institut für Bioinformatik im Interview mit i-net.

Zunächst ganz konkret, was alles subsumiert sich unter dem Begriff Bioinformatik?
Torsten Schwede*: Ich verwende den Begriff Bioinformatik nur noch selten. Wir sprechen meistens von «Computational Life Sciences» oder «Computational Biology». Bioinformatik hat zwar einmal mit der Organisation von Sequenzdaten und Sequenzanalyse begonnen, aber eine enge Definition macht eigentlichen keinen Sinn mehr - dafür ist der Bereich zu interdisziplinär geworden. Heute haben fast alle Bereiche der Life Sciences einen «computational» Ableger, und die Themen reichen von Molecular Modelling, über Big Data und Systembiologie, Clinical Bioinformatics bis hin zu Anwendungen im Bereich der personalisierten Medizin. Am SIB Schweizer Institut für Bioinformatik ist eigentlich jede Arbeitsgruppe willkommen, die computergestützte Methoden zur Anwendung in den Life Sciences entwickelt.

Was unterscheidet einen Bioinformatiker von einem Informatiker?
Etwas überspitzt formuliert, bei uns treibt die wissenschaftliche Fragestellung im Gebiet der Lebenswissenschaft die Methodik. Wenn ich eine Frage mit dem einfachsten Algorithmus beantworten kann, dann bin ich glücklich und kümmere mich nicht mehr weiter um die Informatik, sondern um die Fragestellung. In den Computerwissenschaften sind Innovationen in Algorithmen und Technik Ziel der Forschung, und oft finden sich im Nachhinein Anwendungen in verschiedensten Arbeitsbereichen.

Ein Bioinformatiker ist also eher ein Biologe?
Ja, das kann man so sehen, und an der Universität Basel ist die Bioinformatik auch ein Teil des Biozentrums. Früher hatten die meisten Bioinformatiker einen naturwissenschaftlichen Hintergrund wie Physik, Biologie oder Chemie. Vor ein paar Jahren haben wir an der Universität Basel einen Bacherlorstudiengang in Computational Sciences eingeführt. Diese Ausbildung wurde durch eine Zusammenarbeit von Mathematik, Informatik, Physik, Chemie und Biologie entwickelt und bietet ein breites Grundlagenstudium, wobei im zweiten Jahr eine Spezialisierung auf eine der Hauptrichtungen erfolgt. Ziel ist, dass Bachelor-Absolventen dann immer noch die Wahl haben zwischen einem Master in Informatik oder in der gewählten naturwissenschaftlichen Vertiefung Biologie, Chemie, Numerik oder Physik. Wichtig aber ist, dass der Bioinformatiker etwas von beiden Welten kennt.

Das klingt sehr anspruchsvoll – sind das nicht sozusagen zwei Studiengänge in einem?
Der Brückenschlag ist in der Tat äusserst anspruchsvoll und die Absolventen dieses Studiengangs sind absolute Spitze.

Das heisst wohl auch, Sie werden nicht gerade von den Studenten überrannt?
Es gibt ganz klar einen «War for Talents». Gute Studenten können sich heute aussuchen, wo auf der Welt sie studieren wollen. Auf PhD-Ebene rekrutieren wir denn auch international. Die Schweiz und Basel haben dabei weltweit eine sehr gute Ausstrahlung, und in der Bioinformatik gehört die Schweiz zu den drei top Destinationen weltweit. Global gesehen hat die Schweiz die höchste Dichte von Bioinformatikern.

Dennoch haben wir das Problem, dass es in den sogenannten Mintfächern an Nachwuchs fehlt?
Man müsste in der Schule ansetzen: Die wenigsten Maturanden haben eine klare Vorstellung, was ein Wissenschaftler im Alltag so macht und was genau hinter der Informatik steckt. Das Bild vom Biologen, der auf der Wiese sitzt und den Kaninchen beim hoppeln zusieht, trifft einfach nicht zu und muss sich ändern. Zudem sollte man auch vermitteln, dass Naturwissenschaftler gesuchte Leute sind. Soweit ich weiss, haben wir bisher noch keine arbeitslosen Bioinformatiker produziert.

Viele Bioinformatiker arbeiten in der Westschweiz – warum?
Das SIB Schweizerische Institut für Bioinformatik wurde ursprünglich in Genf gegründet, und Swiss-Prot, die weltweit grösste Wissens-Datenbank im Life Sciences-Bereich, hat ihren Sitz in Genf und Lausanne. Diese Datenbank wird vom Bund und von den US National Institutes of Health (NIH) unterstützt und ist für Wissenschaftler der ganzen Welt die Referenzdatenbank für Proteine. Swiss-Prot ist auch der Grund, dass 1998 das SIB gegründet wurde als der Schweizerische Nationalfonds beschloss, die Pflege von Datenbanken nicht mehr zu unterstützen. Daraufhin erhielten wir tausende von Zuschriften aus der ganzen Welt, die sich dafür einsetzten, dass Swiss-Prot bestehen bleibt - auch grosse Pharmafirmen boten Geld an. Durch die Gründung des SIB wurde dafür gesorgt, dass die Datenbank öffentlich blieb. Heute sind mehr als 50 wissenschaftliche Arbeitsgruppen aus der gesamten Schweiz Mitglied im SIB, und über 600 Wissenschaftler arbeiten an Schweizer Universitäten und ETHs im Bereich der Bioinformatik.

Die Datenberge in den Life Sciences steigen exponentiell an, was ist der Auslöser?
Die Anforderungen an die IT Infrastruktur sind praktisch in sämtlichen Gebieten der Life Sciences massiv angestiegen. So haben zum Beispiel unsere Kollegen am Biozentrum jüngst ein neues Mikroskop gekauft – dieses kann pro Tag zwei Terabyte Daten erzeugen. Wir sehen ähnliche Entwicklungen im Bereich der Genomics und anderer Hochdurchsatzverfahren. Moore’s Law besagt, dass sich die Rechenleistung der Prozessoren alle 18 Monate verdoppelt. Seit ungefähr 2007 reicht dies nicht mehr aus, um mit der Datenproduktion in der Wissenschaft Schritt halten - das Datenwachstum in der Lebenswissenschaft läuft der Rechenleistung davon. Deshalb brauchen wir neben einem Ausbau der IT Infrastrukturen auch schlauere Konzepte und Algorithmen. Und genau da kommen die Bioinformatiker ins Spiel, von der Planung der Experimente über die Analyse der Daten bis zur Modellierung der Systeme basierend auf den Ergebnissen.

Das heisst auch, hier gibt es ein grosses Feld für Innovationen. Warum gibt es dann nicht mehr Bioinformatik-Startups?
Unsere Studenten beschäftigen sich hauptsächlich mit wissenschaftlichen Problemen und möchten auf dieser Ebene ihren Beitrag leisten. Und wenn unsere Studenten Startup-Ideen haben, dann liegen diese häufiger im wissenschaftlichen Bereich und weniger in der Informatik, also etwa in der Molekularbiologie oder in medizinischen Anwendungen.

Wird es irgendwann einen Hersteller einer Bioinformatik-Standardsoftware geben?
Ich sehe momentan keine Anzeichen für eine kommerzielle «Standardsoftware» für Bioinformatik - in vielen Fällen sind wir noch weit von «Standard Workflows» in der Interpretation der Daten entfernt. Die experimentellen Technologien entwickeln sich sehr schnell, und die Entwicklung neuer Methoden und Algorithmen ist ein spannendes Forschungsgebiet. Ich glaube, wir werden auch in Zukunft ein Biotop verschiedener Lösungen und Tools einsetzten. Die wichtigsten Programme in der Bioinformatik sind heute Open Source. In meinem eigenen Arbeitsgebiet sind die akademisch entwickelten Software Tools innovativer und leistungsfähiger als kommerzielle Lösungen. Wichtig sind dabei Standards, die einen reibungslosen Datenaustausch ermöglichen.

Bioinformatik lässt sich also gar nicht kommerzialisieren?
Doch, aber in den meisten Fällen kommt der «added value» in unserem Bereich eher aus Knowhow und Services als dem Verkauf von Software. Es gibt eine ganze Reihe erfolgreicher kommerzieller Anwendungen, wie zum Beispiel der erste nicht-invasive pränatale Test für verschiedene Trisomien in der Schweiz, für den die Bioinformatik von unseren Kollegen am SIB Lausanne entwickelt wurde. Und mit Genedata haben ja eines der erfolgreichsten Bioinformatik Unternehmen direkt vor Ort hier in Basel.

Könnte das Potenzial nicht grösser sein?
Ich denke es gibt ein sehr grosses Potential in diesem Bereich und der Markt entwickelt sich schnell. Aber gerade bei den daten-getriebenen Projekten - etwa im Umfeld von personalised health - spielt die Regulierung keine unwesentliche Rolle. In Ländern wie der Schweiz mit etablierten rechtlichen Strukturen ist der Einstieg für neue innovative Lösungen oft nicht ganz so einfach. In sogenannten «Emerging Markets» dagegen sind die Eintrittshürden sehr viel geringer, und wir sehen in diesen Ländern eine regelrechte Goldgräberstimmung. Es bleibt abzuwarten, welche dieser Ideen sich am Ende als echte Innovationen im Gesundheitsmarkt durchsetzen werden.

Interview: Thomas Brenzikofer und Nadine Nikulski, i-net

*Torsten Schwede ist Professor für «Structural Bioinformatics» am Biozentrum der Universität Basel und Mitglied des Vorstands am SIB Swiss Institute of Bioinformatics. Als Leiter von «sciCORE» ist er für die Organisation der wissenschaftlichen IT Infrastruktur an der Universität Basel verantwortlich.

 

report Innovation

Universität Basel gründet Forschungszentrum für Pädiatrie

19.09.2018

report

BaseLaunch’s second round – 10 projects enter Phase I

18.09.2018

report ICT

«Geld allein bringt uns nicht weiter – man muss vor allem die richtigen Leute finden»

24.09.2014

Nach Obtree (heute Open Text) und Day Software (heute Adobe) führt Magnolia die Web Content Management-Tradition am ICT-Standort Basel fort. Mit 70 Mitarbeitenden und Kunden in aller Welt holen die Gründer Boris Kraft und Pascal Mangold inzwischen zu den nächsten Expansionschritten aus. In welche Richtung diese führen, verrät Chief Visionary Officer, Boris Kraft, im Interview mit i-net.

Versteht sich Magnolia eigentlich noch als Startup?
Boris Kraft*: Das ist eine interessante Frage und ich habe sie mir in letzter Zeit auch oft gestellt. Für mich persönlich hat ein Startup viel damit zu tun, rauszukriegen, was man selbst machen will und was der Kunde möchte, um dann den Bereich zu finden, in welchem das Unternehmen funktionieren kann. Hierfür braucht man ein paar Jahre und eine gewisse kritische Grösse. In der Schweiz liegt diese Grenze etwa bei zehn bis fünfzehn Mitarbeitenden. In den USA ist das natürlich anders. Dort kriegt man Millionen-Investments, die man erst mal verbrennen darf. Deshalb gelten in den USA Jungfirmen mit 100 Mitarbeitenden durchaus noch als Startups.

Magnolia ist also kein Startup mehr?
So gesehen nicht. Wir sind 70 Mitarbeitende in Basel, den USA, China, Spanien, Tschechien und Vietnam. Wir verbrennen auch kein Investorengeld, sondern finanzieren uns aus dem Cashflow. Trotzdem möchte wir möglichst viel von der Startup-Kultur beibehalten. Wir ziehen nächstes Jahr in den Dreispitz, wo rund um die Fachhochschule für Kunst und Gestaltung Basels Kreativ-Cluster am Entstehen ist. Hiervon und zusammen mit einer komplett neu nach unseren Bedürfnissen ausgebauten Location versprechen wir uns einige Impulse. Nichtsdestotrotz hat sich Magnolia natürlich auch verändert. Inzwischen haben wir eine zweite Führungsebene eingeführt. Pascal Mangold und ich sind als Gründer immer weniger im Tagesgeschäft involviert und können uns auf die strategische Entwicklung des Unternehmens fokussieren.

Und wo soll die Reise mit Magnolia hingehen?
Bildlich gesprochen haben wir in den letzten zehn Jahren die Geleise gelegt, die Loks und die Wagen gebaut, ein paar Bahnhöfe hingestellt und den Fahrplan bestimmt. Nun können wir mit der Eisenbahn richtig losfahren. Dabei entdeckt man viel Neues. Wir können den Betrieb optimieren, das Angebot erweitern oder auch völlig neue Wege gehen.

Was bedeutet dies in Umsatzfranken?
Wir haben uns keine quantitativen Ziele gesetzt. Bislang haben wir Umsatz und Mitarbeitende alle zwei bis zweieinhalb Jahre verdoppelt, und wir werden sicher weiter wachsen, wenn auch nicht mehr ganz in diesem Tempo. Unser Markt wächst um rund 10 Prozent pro Jahr. Heute haben wir 200 Kunden. Diese Basis würden wir gerne verzehnfachen. Ziel ist es, einen grösseren Footprint in den Markt zu bekommen. Hierfür müssen wir die Komplexität unseres Produktes reduzieren. Um kundenspezifische Anwendungen zu machen, muss man unsere Software sehr gut kennen. In Zukunft sollte auch ein Webentwickler mit geringen Java-Kenntnissen mit Magnolia komplexe Websites bauen können.

Könnte Magnolia mit Venture Capital nicht noch schneller wachsen?
Das könnten wir sicher, vor allem in den USA oder in für uns neuen Märkten wie Brasilien; oder auch im Mittleren Osten. Nur: Geld allein bringt nicht all zu viel. Man muss vor allem die richtigen Leute finden. Und das funktioniert bei uns derzeit auch ohne Investor sehr gut.

Das heisst bei Magnolia herrscht kein IT-Fachkräftemangel?
Wir haben einen guten Namen als Arbeitgeber. Unsere Mitarbeitenden sind sehr international. Das ist wichtig, weil wir global agieren. Die Leute kommen gerne nach Basel um zu arbeiten. Und es hilft, dass es hier aufgrund der Pharmaindustrie viele Expats gibt. Unser Marketingchef z.B. ist mitsamt Familie aus Austin, Texas nach Basel übersiedelt und fühlt sich wohl hier, weil er schnell Anschluss gefunden hat an die englischsprachige Community.

Ansonsten hinkt der ICT-Standort Basel sicher Zürich und der Westschweiz hinterher?
Ich sehe grosse Chancen für den ICT-Standort Basel. Doch um diese zu nutzen, braucht es auch den politischen Willen. Man müsste trinational denken und insbesondere in die Hochschulausbildung im Bereich ICT investieren. Der Nachwuchs ist heute entscheidend. Wenn jemand nach Zürich gehen muss für die Ausbildung, dann kommt er danach nicht wieder nach Basel. Er bleibt in Zürich. Daher ist die Chance eher gering, in Basel als Startup Fahrt aufzunehmen. Dass wir als Magnolia hier in Basel so weit gekommen sind, ist letztlich wohl eher Zufall.

Damit ist Basel nicht allein. Warum tut sich Europa eigentlich so schwer, ein eigenes ICT-Ökosystem aufzuziehen?
Es fehlt der Exit-Markt. Jeder US-Investor, der signifikant in ein Europäisches ICT-Startup investiert, wird dieses früher oder später dazu drängen, ins Silicon Valley umzuziehen. Denn dort sind seine Käufer.

Ist nicht auch Magnolia irgendwann ein Verkaufskandidat?
Man lebt nur einmal. Deshalb kann ich auch nicht behaupten, wir würden nie verkaufen. Vielleicht kommt einmal ein Angebot, das so gut ist, dass wir es nicht ausschlagen können. Von daher bleibt ein Verkauf immer eine Option. Aber es ist sicher nicht unser erklärtes Ziel.

Derzeit richten Sie Ihr Blick stark nach Asien, warum?
Stimmt, Magnolia gibt es inzwischen auch in Chinesisch und wir sind mit einem Büro in Peking präsent. Unser Fokus liegt zunächst auf westlichen Unternehmen, die in China tätig sind. Das Web wird in China noch anders genutzt als hier. Vertrauen in Marken und Produkte wird über Social Media und nicht über Webseiten gebildet. Aber das wird sich ändern und wir möchten von Anfang an dabei sein, auch weil Magnolia im Bereich E-Commerce sehr stark ist, und dies auch in China ein massiver Wachstumsmarkt ist.

Und was tun Sie in Vietnam?
Wir sind dabei in Saigon ein Dienstleistungszentrum aufzubauen. Wir haben gemerkt, dass es bei vielen unserer Kunden an Fachkräften fehlt, um die Projekte voranzutreiben. Deshalb bilden wir in Vietnam Spezialisten aus; diese werden unseren Kunden sowie Magnolia-Partnern zur Verfügung gestellt, um Engpässe

Offshoring ist also auch bei Magnolia ein Thema?
Als Entwicklungsstandort und -zentrale ist und bleibt Basel unbestritten. Aber als Softwareunternehmen muss man global agieren und die Ressourcen dort rekrutieren, wo sie vorhanden sind. Es geht dabei weniger darum, günstige Arbeitskräfte zu vermitteln, sondern den Projektstau zu lösen, der sich bei unseren Kunden aufgrund fehlender Fachkräfte immer wieder bildet. Davon versprechen wir uns einen grossen Wachstumsimpuls in unserem primären Geschäft, dem Verkauf von Software-Lizenzen.

Interview: Thomas Brenzikofer und Nadine Nikulski, i-net

*Boris Kraft ist Chief Visionary Officer (CVO) und Mitbegründer von Magnolia. Seit 2003 befasst er sich mit der Entwicklung von Content Management Systems Magnolia CMS und betrachtet diese von einem strategischen und marketingtechnischen Standpunkt aus. Zu den Stationen seiner IT-Karriere zählen die objektorientierte Softwareentwicklung für NeXTSTEP, eine mehrjährige aktive Beteiligung an einem führenden Unternehmen für Internetsicherheit sowie die Programmierung der ersten Intranet-Lösung für die Roche Vitamins AG. Kraft ist verheiratet und Vater von drei Kindern. Er verbringt seine Freizeit im Sommer am liebsten beim Segeln auf dem Vierwaldstättersee und im Winter auf den Ski in den Alpen.

report Life Sciences

Clariant drängt in höherwertige Spezialchemie

18.09.2018

report BaselArea.swiss

500 words on the DayOne Conference 2018

18.09.2018

report

«Europe is very much about stakeholders, Silicon Valley about shareholders»

21.08.2014

Michael Dillhyon is a US entrepreneur and investor living in Zug. Originally, he moved to Switzerland and only wanted to accompany the exit of a US spin-off company. But a growing family and new plans made him stay – he even discovered he has roots in this small country.

In our interview, Michael Dillhyon talks about his past and latest projects and explains what Swiss entrepreneurs do differently from US entrepreneurs.

What brought you to Switzerland and how did you end up staying in Zug?
Michael Dillhyon*: In 2003, I founded a company in the United States called «Netelligent». And we had an opportunity at Netelligent to spin-off a software company called «ActiveObjects» in Europe. The original plan was to be in Switzerland only for a short time until the exit took place and also to enjoy Europe. But in 2004, about two weeks before we were to leave Switzerland, I came home from the office and my wife said: «I’m pregnant.» We already thought that moving to Switzerland was a big change but on top of that, we were even going to have a child in this country.

Originally, you planned to return to the US afterwards. What was your reason to stay?
We liked our life in Switzerland a lot and saw that it was a good place for our children to grow up, but there is also another side to the story. As you may have noticed, I have quite a unique last name. My father discovered that his grandfather’s original name was «Jaeger-Blützinger» – and he was from Glarus. So you see, we moved to Zug firstly for economic reasons, then we stayed for the family and in the end it turned out that I have my roots in this country!

And the European expansion worked out for Netelligent?
Yes, it just evolved! In the end, ActiveObjects was acquired.

What made you become an investor in Swiss companies?
When I sold my stake in Netelligent and we sold ActiveObjects around 2010, I held some board roles and small jobs. Until then, I was not really involved with Switzerland business wise. I thought this was an interesting country and therefore decided to use my entrepreneurial skills. I travelled around Switzerland and realised that the Swiss do not think of themselves as entrepreneurs. But I can see that the idea of entrepreneurship is very strong in Switzerland; however, most of the people are more «lifestyle entrepreneurs». There is a big difference between this and «growth entrepreneurship». Risk capital doesn’t usually get invested in lifestyle entrepreneurship.

What projects are you following now?
When I travelled around Switzerland to make investments, I found that there weren’t enough companies that were ready that I could invest in. So I wanted to change the whole environment to create more investable alternatives. The idea was to change people’s mind-set. The difference between Europe and America is: The European community is all about stakeholders; but in America, in particular, Silicon Valley, it is about shareholders. The workforce here in Europe is not as flexible as it is in the United States.

There are many who think that Switzerland should be imitating Silicon Valley – what is your opinion?
The conservative market economy and the liberal market economy are very different and Switzerland should not try to be Silicon Valley. What’s missing in Silicon Valley is building sustainable long-term businesses. Everybody expects things to happen in three to five year increments. But a Raiffeisen or a Nestlé in Switzerland has a different approach. That’s why healthcare represents an unbelievable opportunity for Switzerland. These companies need long-term planning. The top 100 health software companies with 50 million or more revenue, aren’t fast-burners. Most of them take some time to reach 50 million in revenue and by that time, they are strong and solid.

So what should Swiss entrepreneurs do better?
I talked to many people here and invested in several small companies in Europe and the US between 2008 and 2012. If I approached a company in Switzerland and wanted to know plausible value-enhancing steps about how they were going to return my invested money, I usually got nice product descriptions but no business idea. It seems that for the engineering type of entrepreneurs in Switzerland, talking about figures and future steps are very difficult. They can tell you everything about their product, but they don’t know how to sell, how much money they need as an investment or when they will be able to return my investment.

But they have a business plan, don’t they?
The problem is that you get a cost-curve that goes up and an investment curve that goes down. But nobody can tell you at which steps you are getting to the break-even. I need to hear whom they will be calling to sell their product to.

So what you are saying is that we need more sales people in Switzerland?
Yes! Switzerland has a great history of micro engineering and bioinformatics; it’s the life sciences Mecca! It has the highest number of Nobel Prize winners per capita. But if you ignore Novartis and Roche, there are not many innovative companies left. The Swiss Government is very brave. It puts a lot of money on the table for early stage life sciences research. The problem is, the companies receiving the money need to sell their ideas to investors, to clients and to the media, etc.

But how can innovation be fuelled then?
Clusters of innovation are driving the innovation and building ecosystems. Rather than taking Swiss entrepreneurs to boot camps in Silicon Valley, we need more people who want to be part of this environment like lawyers, designers or marketing people. Because that’s the great thing about Silicon Valley, you can be in any room and create a team overnight because you have all the experts there.

So there aren’t enough talented people in the startup environment?
In the US, everybody is eager to work for equity and wants to be part of the next Facebook. But in Switzerland, nobody wants to be paid in shares and the most talented people take high-level jobs in large pharma companies and in the financial industry.

The big Swiss companies that make up for the innovation index were not built with venture money but with bootstrap money i.e. private people financing them. Is that still a good approach?
I totally believe in this. It shouldn’t be your goal to sell the company; you should rather see if you can sell your stuff. In Switzerland, we have far too many accelerators and incubators where companies easily get seed money! That is not enough; we need to build an ecosystem!

Doesn’t an ecosystem build itself? There is no agency of Silicon Valley.
No it doesn’t build itself; you need to seed the ecosystem. I believe that Silicon Valley got started because of the success of one company called «Fairchild Semiconductors» that triggered the development of the area. Here in Switzerland, we have the pharma business, but none of the big players has a real pipeline. Facebook for example has a serious, game-changing plan underneath the hood but I don’t see this in pharma. Switzerland is a great country to start something in - it is small and has a great setup to build a company. I think we would have a Fairchild in Switzerland if the key players were not so closed and so large. A very innovative company in the healthcare space is needed.

So your big bet on the future is «Healthbank». What is this?
«Healthbank» started in June 2012 and we have a long-term plan. The idea behind it is a platform to hopefully create the next Fairchild. In healthcare, it is still very difficult to trade data back and forth. There are many platforms to have data on, but you can’t trade it. Without a central platform, there is no open healthcare data and therefore, there is no collaboration. A company like Google can’t trade your data, because another big player like Microsoft will never plug into that. A middle ground is needed and our system, Healthbank, is completely unbiased. It’s self-sustainable and we have deep trust and complete interoperability. We started it as a Genossenschaft because this legal form has a long-standing tradition in Switzerland. The idea is that if you give us your personal health data, you become a member of the Genossenschaft.

What is Healthbank doing with my data?
Healthbank is not storing the data, but instead the transactions happening with your data – like credit cards. As a Genossenschaft, we have the trust of people. We are interoperable because the data can be shared through our platform and it acts as an intermediary. It is scalable because health data means a lot of money, as there is a very long supply chain and there are a lot of cross-sectional data. If a pharma company needs data for a study, we can tell you that and you can make the decision. You tell us if you would like to provide your data and then pharma receives it. Plus you receive a bit of money for your participation – it’s very simple.

How has this idea been developed so far?
Healthbank is still going through funding, as it was a bit difficult to find risk capital for a Genossenschaft. Personally, I’m leaving Healthbank as CEO for my next venture, which is to kick off a disruptive biosensor company in Europe. But I believe so strongly in the idea of healthbank, that upon my decision to step down as CEO, I made sure the reigns would be passed to a strong Swiss leader in eHealth. Mr. Reto Schegg is the new CEO of healthbank.

Interview: Thomas Brenzikofer and Nadine Nikulski, i-net

*Michael Dillhyon was until mid-2014 the Founder/CEO of Geneva-based Healthbank, a citizen-owned, global open health data cooperative. In 2013, he was the first Entrepreneur-in-Residence (EIR) for SystemsX, Switzerland’s largest (800M CHF) early stage life sciences fund, and served as a mentor for the ETH Entrepreneurship Lab. Prior to 2013, Mr. Dillhyon served as Chairman of Genebio, a bioinformatics software firm, and sat on the Strategic Advisory Committee for HealthTIES, an EU-backed consortium of four of Europe’s top regions in biosciences, medical technology and health entrepreneurship.

Previous to his move to Switzerland in 2004, Michael Dillhyon co-founded two US-based firms: Netelligent Corporation and ActiveObjects, where he held the roles of President, Chairman and CEO respectively. Mr. Dillhyon holds degrees in Biochemistry and Anthropology, as well as a MBA from the Olin School of Business.

 

report Invest in Basel region

Basel erhöht Sichtbarkeit von Life-Sciences-Firmen

17.09.2018

report Invest in Basel region

J. Safra Sarasin sieht Wirtschaft auf dem Höhepunkt

13.09.2018

report Life Sciences

«With the innovation park, the life sciences hub of Northwest Switzerland will secure its ...

09.07.2014

Professor Joachim Seelig has been Professor of Biophysics at the University of Basel since the inception of the Biozentrum and is still actively engaged in research. He is also on the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland) and is Head of the i-net Technology Field of Life Sciences. In an interview with i-net he speaks about the future of the life sciences and explains why the SIP NWCH is important for Basel as a research center.

The pharmaceutical hub of Basel - and Northwest Switzerland - is undisputed today. Will this still be the case in 30 years?
Joachim Seelig*: It’s natural to wonder what will be in 30 years’ time. When I came to Basel 40 years ago, there were only chemical companies here. In the big four of Ciba, Geigy, Sandoz and Roche, the research heads were qualified chemists. Today these positions are occupied by molecular biologists or medical specialists. The chemical industry has been transformed in the last few decades into a pharmaceutical industry. Clariant is still a chemical company, and the agrochemical company Syngenta has its headquarters here, although they are far less deeply anchored in the region than Roche and Novartis. So when we look back, we see that Basel has changed a lot as a research center, and this change will also continue in the next 30 years.

What part did the Biozentrum of the University of Basel play in this development?
The Biozentrum brought together various sciences, such as chemistry, physics, biochemistry, structural biology, microbiology and pharmacology. The founding fathers of the Biozentrum had an inkling of the revolutionary changes to come from biophysics and molecular biology, it was hoped that the collaboration of these various disciplines could lead to something completely new. I believe it was a very shrewd move to bring these different fields together, and it has indeed also had some important results.

And where does the Biozentrum stand today?
Today, the focus is very much on fields such as neurobiology and microbiology, while biophysics and pharmacology take more of a back seat. This may well make sense and bring majors successes. But my personal interest goes in other directions.

So where should the focus be instead?
For the input on the Swiss Innovation Park of Northwest Switzerland, interviews were held with around 30 people from the life sciences with the aim of establishing what subjects will play an important role in the future. Three subject areas were identified in the process. Firstly, there is Biosensing, which links biology and electronics - so-called electroceuticals, for example, are pills that do not deliver their active substance until they arrive at a predetermined site in the body. The second subject area is Biomaterials – an example here could be a seed in which every grain is packed in an energy package, which even provides nutrition and develops when it is sown in dry conditions. The third subject area is Large Number Crunching - the ever more personalized medicine is leading to huge volume of data; so methods need to be developed that support the doctor in efficiently analyzing and evaluating the data.

How well positioned is Northwest Switzerland in terms of these three megatrends?
It has to be realistically acknowledged that we are not very strong in almost all three areas. It is precisely this that the Swiss Innovation Park Northwest Switzerland, which will start up at the beginning of 2015 in Allschwil, is designed to change.

Are there already concrete projects?
Yes, the research project Miracle of Hans-Florian Zeilhofer and Philippe Cattin from the Department of Biomedical Engineering in the Medical Faculty of the University of Basel will be the first sub-tenant. The Werner Siemens Foundation, based in Zug, will support this project for five years to the tune of 15.2 million francs in total. The aim of the project is to miniaturize laser technology for endoscopic surgery. Many areas, such as robotics, imaging and diagnostics, sensor technology and micromechanics, play a role in this project. Roughly speaking, it is a medical technology project in which electronics, robotics, imaging and medicine come together.

How big will the innovation park be in the future?
It is assumed that 1000 people and later perhaps 2000 people will be employed there. This critical mass is essential. A role model here could be the technology park in Eindhoven. Ten years ago, Philips opened its research center there with about 2000 employees for collaboration with external groups and companies. Today around 8000 people work there, and sales of around a billion francs are generated. Many new companies have settled there. The engagement of companies such as Roche, Novartis, Actelion and Syngenta will be crucial for the SIP NWCH. But of course outside companies and start-ups have to be attracted.

The University of Basel is not regarded as very innovative; does something not have to happen there?
I cannot let this statement stand unchallenged. Only recently a study was conducted on how efficiently a university works – and the University of Basel came out of this very well. The University of Basel is a full university. The natural sciences represent only a small part, i.e. at most around 2000 of the 12,000 students in total. So the figures of Basel University cannot be compared directly with the ETH or EPFL, which can concentrate entirely on technologies. At the Biozentrum we are engaged mainly in basic research, while applied research is left to others. Nevertheless we have generated a number of spin-offs. For example, Santhera and 4-Antibodies had their first laboratories in the Biozentrum.

What could be done to get more spin-offs in the region?
Attractive conditions must be created in the innovation park, and scouting ought to be institutionalized at the university, so that more projects are developed. I think we are ideally situated here in Northwest Switzerland. The innovation potential in Basel at least is huge, and there are already many start-ups that are doing outstanding work.

Are there issues that Northwest Switzerland could miss out on?
One point that is rather underestimated in Basel is the influence of computer science and the internet on biology and the life sciences. When it comes to information technology we certainly have some catching-up to do. Personally I believe in a stronger link between biology and electronics. I already endeavored some years ago to establish a department for bioelectronics at the university, but I was unable to push it through. But in the innovation park it is essential that we establish this link. It is important to attract the right talents. It is not only Google that should be attractive for really good IT specialists in the future, but also companies such as Roche and Novartis.

You have been involved in i-net as Head of the Technology Field Life Sciences for some years – what role should, can, ought i-net increasingly play in this field?
Basically people are grateful for and in many cases also excited by what i-net is doing for them. As a neutral link between the various actors, i-net can and will also play a major role in the Swiss Innovation Park in future. The life sciences companies are experiencing frequent personnel changes due in many cases to the global operations of these companies. It is becoming ever more difficult to find contact partners who have the authority to make decisions and at the same time have a profound knowledge of our region. The decision makers in the private sector are too tied up in the requirements of their jobs to find time for honorary activities in important bodies in our region. Life in the private sector has become faster and more global, and the local and regional networks suffer as a result. It is therefore important that a professional organization in the shape of i-net takes on this role and institutionalizes it.

Interview: Stephan Emmerth and Nadine Nikulski, i-net

*Professor Joachim Seelig was one of the first researchers of the Biozentrum at the University of Basel and was Head of this Department between 1997 and 1999 and also from 2000 to 2009. He is a member of the board of the SIP NWCH association (Swiss Innovation Park Northwest Switzerland) and serves in an honorary capacity as Head of the i-net Technology Field Life Sciences.

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«Nanomedizin ist ein zentrales Standbein der Medizin der Zukunft»

05.06.2014

Notfälle, Pikettdienst, lange Arbeitszeiten: Trotz einem herausfordernden klinischen Umfeld ist es für Professor Patrick Hunziker (im Bild links) sehr wichtig, seine ärztliche Aufgabe am Patienten mit dem akademischen Auftrag einer Uniklinik, der Weiterentwicklung der Medizin, zu kombinieren. Deshalb widmet er sich in ruhigeren Momenten mit seiner Forschungsgruppe der Erforschung neuer Diagnostik- und Therapiemethoden der Nanomedizin. Der Kardiologe arbeitet als stellvertretender Chefarzt der Klinik für Intensivmedizin des Universitätsspitals Basel und gilt als ein Pionier der Nanomedizin. Neben seinem anspruchsvollen Pensum als Arzt und Forscher ist Hunziker ausserdem Mitbegründer der CLINAM-Stiftung und des Start-ups «Speroidals GmbH».

Beat Löffler (Bild rechts) arbeitet seit Jahren eng mit ihm zusammen. Er leitet die CLINAM-Stiftung und betreibt intensiv Öffentlichkeitsarbeit für die Nanomedizin. Gemeinsam haben die beiden den jährlich in Basel stattfindenden CLINAM-Summit zu einem international beachteten Kongress für Nanomedizin gemacht. Im Interview erklärt Patrick Hunziker, warum der Begriff Nanomedizin wohl bald verschwindet und Beat Löffler zeigt auf, warum zehn Minuten Redezeit an einem Kongress ausreichen.

Herr Professor Hunziker, wie sind Sie zur Nanomedizin gekommen, gab es da ein besonderes Schlüsselerlebnis?
Patrick Hunziker*:
Ich arbeitete in den späten 90er-Jahren in der Kardiologie und da wurde mir einmal die Frage gestellt, ob ich wisse, was Nanotechnologie sei. Ich hatte ehrlich gesagt wenig Ahnung von diesem jungen Feld und nahm deshalb die Einladung zu einer Tagung von Nanowissenschaftlern in Bern an. Ich habe dort viel über die wissenschaftlichen Grundlagen gehört, aber mich interessierte vor allem, wie die Nanomedizin einen Beitrag zur Entwicklung der Medizin und letztlich zum Wohlergehen der Patienten leisten kann. Nanomedizin war zu diesem Zeitpunkt noch ein völlig unerforschtes Feld. Wenn man 1998 nach Nanomedizin gesucht hat, fand man vielleicht 200 Referenzen in der Fachliteratur, die praktisch ausschliesslich als «Science Fiction» einzustufen waren.

Und das hat Sie nicht stutzig gemacht?
Hunziker: Ich fragte mich, was davon Realität werden könnte. Nach einigen Jahren der Forschung auf diesem Gebiet traf ich Beat Löffler, der in Basel eine Konferenz über Nanomedizin machen wollte. So gründeten wir 2007 die CLINAM-Stiftung. Beats primäres Interesse war, die Nanomedizin interdisziplinär vorwärts zu bringen, ihm schwebte ein internationales Expertennetzwerk vor. Wir initiierten die Gründung der Europäischen Gesellschaft für Nanomedizin, bauten das European Journal of Nanomedicine auf und fingen unsere Kongressreihe an. Dank der CLINAM-Stiftung konnten wir von Industrie bis Akademie alle Aspekte der Nanomedizin Stück für Stück abdecken und den Dialog fördern.

Wie hat sich das Thema Nanomedizin in Tagungen entwickelt?
Beat Löffler*: Als wir im Jahr 2007 in Griechenland an einer Tagung der European Technology Platform on Nanomedicine teilnahmen, kamen etwa 100 Teilnehmer, aber der einzige anwesende Mediziner war Patrick Hunziker – er war ein Pionier. Alle anderen waren Biologen, Pharmakologen, Ingenieure und Chemiker. Wir fragten uns, wo die Mediziner geblieben waren und entwarfen daraufhin eine eigene Konferenz, die 2008 erstmals in Basel stattfand. Bis heute beginnt sie mit Klinikern, welche über ungelöste Probleme in der Medizin sprechen. Danach kommen Experten der Nanotechnologie zum Zug, die berichten, wie man diese Krankheiten mit nanotechnologischen Lösungsansätzen angehen kann. Mit den Jahren kamen Fragen der Gesetzgebung, Diskussionsrunden über die Risiken und Chancen sowie erste Ergebnisse für Medikamente und Geräte in präklinischen und klinischen Studien hinzu. Von Beginn an waren auch die Themen Ethik, Toxizität und Armutserkrankungen wichtig – das hatte in diesem Gebiet Pioniercharakter.

Was ist denn Nanomedizin genau?
Hunziker: Nanowissenschaften beschäftigen sich mit einer Lücke. Von der Makroebene führte die Miniaturisierung zu Objekten der Mikrotechnologie; auf der anderen Seite beschäftigen sich Chemiker mit molekularen Strukturen. Dazwischen, also zwischen der Mikroebene und der Welt der Atome und Moleküle, liegt der Nanometer-Bereich. Allerdings war das Verständnis hierfür mangels guter Untersuchungsmethoden bis gegen Ende des letzten Jahrhunderts sehr beschränkt. Dies gilt auch für die Medizin: Körperzellen bestehen aus Nanostrukturen, die das Leben überhaupt ermöglichen. Dank der Nanomedizin hat man heute ein grösseres Verständnis für die Lebensprozesse und wir haben gute Fortschritte bei der Diagnose und der Therapie von Krankheiten erzielt. Es wird immer offensichtlicher, dass die Nanomedizin eines der ganz zentralen Standbeine der Medizin der Zukunft ist.

Wie reagieren Sie auf die Ängste, die es in der Bevölkerung zum Beispiel vor Nano-Robotern im Gehirn gibt?
Hunziker: Die Frage von Nutzen und Risiken war von Anfang an ein Thema. Es ist wichtig, dass man auch in der Nanomedizin wie für alle Technologien die Möglichkeiten und Gefahren genau untersucht und abwägt. Ich verwende Nanotechnologien nur dort, wo ich nach Prüfung aller Risiken einen echten Mehrwert für den Patienten sehe. Da bin ich sehr kritisch. Aber wenn ich das nicht wäre, würde ich ja mein Berufsziel verfehlen. Es ist sehr wichtig, dass die Forschung von allen Verantwortlichen, also den Forschern, den Gutachtern und den Regulierungsbehörden so geprüft wird, dass Risiken für die Patienten praktisch ausgeschlossen werden können.

Was ist die Rolle der CLINAM-Stiftung und welche Aufgaben hat diese?
Hunziker: Das Ziel der Stiftung ist es, die Anwendung der Nanowissenschaften in der Medizin zu fördern, ihre Chancen und Risiken zu erkennen und sie zum Vorteil für den Patienten einzusetzen.
Löffler: Die Stiftung möchte ein Netzwerk von Fachleuten der Nanowissenschaften aufbauen. Dies ist uns weitgehend gelungen, die Stiftung hat heute internationale Kontaktpunkte und es herrscht ein reger Austausch. Fast ein Drittel der 500 Teilnehmer des Kongresses sind Mediziner und Kliniker. Aber auch der Anteil von Teilnehmern aus der Industrie wächst stetig. Der jährlich in Basel stattfindende CLINAM-Summit für Nanomedizin und «Targeted Medicine» ist eine weltweite Plattform für Experten. Nun steht der 7. Kongress bevor und wir freuen uns, dass die internationalen Regulierungsbehörden den CLINAM-Summit als neutrale wissenschaftliche Plattform ausgewählt haben um das «International Regulators Meeting on Nanotechnology» durchzuführen. Neben diesem Meeting an welchem ausschließlich Regulierungsverantwortliche zugelassen sind, werden die Regulierungsverantwortlichen aus allen fünf Kontinenten unter der Leitung der Generaldirektion der EU auch eine öffentliche Debatte über die weltweite Harmonisierung der Gesetzgebung sowie die einheitliche Definition von Nanomedizin führen.

Neben Ihrer Aufgabe als Chefarzt leiten Sie eine Forschungsgruppe aus der sogar das Start-up «Speroidals GmbH» hervorging. Wie funktioniert das?
Hunziker: Ich erhoffe mir, dass durch die Nanowissenschaften Einsichten gewonnen und zum Wohle der Patienten umgesetzt werden können. Aber der Sprung von der akademischen in die industrielle und dann in die klinische Phase ist schwierig, die regulatorischen Hürden sind sehr hoch. Die Nanomedizin dringt deshalb nur sehr langsam bis zu den Patienten vor. Das heisst, dass es in dieser Phase sehr wichtig ist, dass sich Forscher frühzeitig Gedanken machen, wie aus ihrer Idee ein umsetzbares Produkt wird, und sich die Kliniker überlegen, wie sie die neuen Möglichkeiten in die Behandlungsstrategien integrieren. Ich möchte eigentlich nicht sehen, dass eine Schweizer Innovation wegen fehlender Entwicklungsmöglichkeiten in die USA verkauft werden muss. Diese Arbeitsplätze würde ich lieber in der Schweiz behalten.

Existiert eine Zusammenarbeit mit «Big Pharma»?
Löffler: Pharmafirmen sind natürlich mit Begriffen wie «Nanotechnologie» vorsichtig und beobachten das Technologieumfeld genau, um nicht aufgrund eines Technologie-Labels eine falsche Botschaft zu vermitteln. In den USA und in England ist der Terminus Nanomedizin als «Anwendung der Nanotechnologie in der Medizin» heute bereits gut akzeptiert. Der Begriff «Nanomedizin» braucht noch etwas Zeit, bis alle Stakeholder ihn unbeschwert nutzen. Dass der Begriff immer klarer definiert wird und die Regulierungs-Behörden eine internationale Definition anstreben, hilft stark.
Hunziker: Die Entwicklung neuer Medikamente wird immer teurer. Deshalb müssen auch Pharmafirmen verstehen, welche neuen Geschäftsmodelle realistisch sind. Bereits heute ist die personalisierte Medizin ein starkes Schlagwort. Die Nanomedizin ermöglicht es, verschiedene Aspekte wie zum Beispiel Medikamententransport im Körper, Rezeptorbindung und die zelluläre Wirkung in einem Objekt zu kombinieren. Es ist also möglich, durch unterschiedliche Kombination dieser Aspekte ein riesiges Spektrum an massgeschneiderten Therapien anzubieten, welche für bestimmte Patienten optimiert werden. Gleichzeitig bedeutet dies aber für die Industrie und für die regulatorischen Behörden auch in vieler Hinsicht ein Umdenken.

Vielen ist noch nicht bewusst, dass die CLINAM, ein weltweit beachteter Summit über Nanomedizin mit mehr als 500 Teilnehmern, in Basel stattfindet. Wie bekannt ist CLINAM und was macht das Besondere aus?
Hunziker: Tatsächlich ist unsere Konferenz in der Region noch immer relativ unbekannt, was im Gegensatz steht zur Bedeutung, die der Anlass weltweit gewonnen hat. Mit der Konferenz wollen wir etwas tun, was gut für die Menschen und für den Standort Basel ist. Heute können wir immerhin sagen, dass unsere Konferenz in der Region Basel bei der siebten Durchführung vielen Fachleuten bekannt ist und die internationalen Opinion Leaders in diesem Gebiet zusammenbringt. Wir möchten sie auch ganz gern in der Region behalten. Vor allem, weil uns am Anfang viele alt eingesessene Basler geholfen haben, unser Projekt in die Realität umzusetzen.
Löffler: Wir haben dieses Jahr internationale Referenten aus 29 Ländern am CLINAM-Summit. Das CLINAM-Konzept ist als «Debate Conference» strukturiert – eine Methode, die ich 2005 entwickelt habe. Jeder Redner hat zehn oder fünfzehn Minuten Zeit, um sein Thema vorzustellen. Das ist wenig, die Speaker müssen den Vortrag sehr gut erarbeiten, um anzukommen. Die Diskussion der Themen in die Tiefe findet im Anschluss an mehrere Kurzvorträge statt und wird später in den Lounges im Foyer vertieft. Das macht CLINAM zu einem sehr lebendigen Anlass.

Wie wichtig ist Öffentlichkeitsarbeit für Sie und CLINAM?
Löffler: Es wäre sehr gut, wenn wir nicht nur Fachkräfte, sondern auch die Öffentlichkeit für unser Thema interessieren könnten. Wir hatten dazu bisher einfach zu wenig Zeit und Kapazität. Patrick Hunziker hat schon öfter Vorträge auch für Laien durchgeführt, um zu erklären, was die Nanowissenschaften sind und was die Nanomedizin genau beinhaltet. Er war auch an Schulen und konnte dieses komplexe Thema den Schülern einfach und verständlich näherbringen. Natürlich würde es uns freuen, wenn unser international ausgerichteter Kongress auch regional bekannter würde. Wir könnten uns zum Beispiel vorstellen, einen Anschlusstag für die breite Öffentlichkeit zu organisieren.
Wie könnte man die Stiftung und den Kongress besser unterstützen?
Hunziker: Wir hoffen natürlich, von der Universität noch mehr Rückenwind zu spüren. Es wäre auch schön, wenn die Finanzierung eines Tages einfacher werden könnte, indem sich der Standort Basel längerfristig für das Projekt CLINAM engagiert und anerkennt, dass es als Unikat förderungswürdig ist. Basel ist ein guter Standort und ich bin sicher, dass die Region von unserem Kongress und der Stiftung profitiert.

Wo sehen Sie die Nanomedizin in 10 Jahren?
Hunziker: Die Nanomedizin wird zu einer Grundlagentechnologie der Medizin der Zukunft. Dies wird so normal sein, dass der Begriff «Nanomedizin» vielleicht sogar verschwindet. Bei den heutigen Smartphones spricht auch keiner mehr von Mikrotechnologie, obwohl dies faktisch der Fall ist – und genau das wünsche ich mir für die Nanowissenschaften. In der medizinischen Diagnostik wird meines Erachtens die Technologie bald angewendet und die personalisierte Medizin wird in 15 bis 20 Jahren Standard sein.

Interview: Ralf Dümpelmann und Nadine Aregger, i-net

*Patrick Hunziker hat in Zürich Medizin studiert und liess sich zum Facharzt für innere Medizin, Kardiologie und Intensivmedizin ausbilden. Ende der 1990er Jahre begann Patrick Hunziker sich als erster Arzt in der Schweiz für die Einführung der Nanotechnologie in die Medizin zu interessieren. Neben seiner Tätigkeit als stellvertretender Chefarzt der Klinik für Intensivmedizin am Universitätsspital Basel ist Hunziker Gründungspräsident der Europäischen Gesellschaft für Nanomedizin (CLINAM).

*Beat Löffler hat in Basel und Berlin Kommunikationswissenschaften, Recht, Philosophie und Politikwissenschaften studiert und war Generalsekretär bei BioValley Upper Rhine. Heute ist Beat Löffler CEO bei der Europäischen Gesellschaft für Nanomedizin (CLINAM) und Inhaber der Loeffler & Associates GmbH.

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Michael Bornhäusser: «Schweizer Start-ups werkeln zu lange in der Comfort-Zone vor sich he...

03.04.2014

Als Gründungspräsident war Michael Bornhäusser der Spiritus Rector von i-net. Nach seinem Rücktritt im Februar 2014 wird sich der Serial Entrepreneur als ehrenamtliche Leiter auf den i-net Bereich Finance & Partner Netzwerk konzentrieren.

Im Interview erklärt Michael Bornhäusser, warum die Schweiz in vielen Bereichen vom internationalen Venture Capital gemieden wird und was in der Startup-Förderung zu tun ist, damit sich dies ändert. Michael Bornhäusser ist Mitinhaber der Basler Sallfort Privatbank und leitet dort den Bereich Private Equity, Products & Service.

Herr Bornhäusser, als zurücktretender Gründungs-Präsident von i-net überlassen Sie ihr Kind nun seinem Lauf. Wie sind Sie mit der Entwicklung zufrieden?
Michael Bornhäusser: Im grossen und ganzen können wir sehr zufrieden sein mit dem erreichten. Operativ sind wir gut aufgestellt, das Team funktioniert. Wir haben innerhalb von knapp zwei Jahren unser Netzwerk auf über 5500 Personen verdoppelt und mit rund 50 Veranstaltungen im vergangen Jahr 2500 Teilnehmende erreicht. i-net wird heute in der gesamten Region Nordwestschweiz wahrgenommen. Wo wir uns sicher noch verstärken müssen, ist in der Startup-und Investorenszene.

Wo sehen sie künftig die Schwerpunkte von i-net?
Es muss uns nun gelingen, noch mehr Multiplikatoren an Board zu holen, indem wir den Kreis von Ehrenamtlichen, die in unserem Netzwerk tatkräftig mitwirken wollen, vergrössern. Auch bei der Gründung neuer Unternehmen muss i-net eine noch wichtigere Rolle spielen als bislang.

Als Vielreisender haben Sie den Vergleich: Wo sehen Sie die Stärken in der Region Nordwestschweiz?
Biotech und Life Sciences sind ganz klar unser USP. Allerdings gewinnt die Interdisziplinarität zu unseren anderen Technologiefeldern, ICT, Cleantech, Medtech oder Nanotechnologien an Bedeutung.

Und wo sehen Sie die Schwächen der Region?
Die grosse Schwäche in der Nordwestschweiz sind die Universitäten und Forschungseinrichtungen. Es werden einfach zu wenige Spin-offs generiert, weil man im Bereich Company Building kaum Kompetenzen hat. i-net müsste hier unbedingt in die Bresche springen und aktiver auf diese Institutionen zugehen. Umgekehrt müssen sich die Universitäten und Fachhochschulen gegenüber diesem Thema öffnen. Im Zweifelsfall geht dies halt nicht ohne politischen Druck.

Was meinen Sie damit genau?
In Extremis müsste man halt den Geldhahn abstellen. Neben der Bildung und Forschung gehört es doch ganz klar mit zum Leistungsauftrag einer Universität, im Innovationsbereich Wertschöpfung zu schaffen. Nun sind Universitätsprofessoren in der Regel keine Unternehmer und das ist bis zu einem bestimmten Grad ja auch richtig so. Aber es braucht eben auch die Einsicht seitens dieser Institutionen, dass dem so ist, und dass es Partnerorganisationen braucht, die diesen Teil ihres Leistungsauftrages - nämlich das Unternehmertum zu fördern - besser machen.

An den Universitäten in den USA ist das aber anders, dort spielt Entrepreneurship eine gewichtige Rolle und man ist auch erfolgreich darin?
Das liegt daran, dass diese Universitäten sehr stark auf Fremdfinanzierung und damit von Spenden ehemaliger Studenten angewiesen sind. Deshalb hat eine amerikanische Hochschule auch ein grosses Selbstinteresse daran, dass aus Absolventen erfolgreiche Unternehmer werden. Denn diese werden später aus Dankbarkeit für die Ausbildung und aus gesellschaftlicher Verpflichtung, einen Teil ihres Erfolges an die Uni zurückgeben. Bei uns hingegen bekommt es schnell einmal ein «Geschmäckle», wenn etwa eine Bank einer Hochschule Geld zur Verfügung stellen.

Sie finden also das US-Modell besser. Immerhin gilt die Schweiz in allen Rankings punkto Ausbildungsstand ihrer Arbeitskräfte als Spitzenreiter?
Schon, aber laut diversester Ranking befinden sich die besten Universitäten der Welt in den USA sowie in England. Das angelsächsische Prinzip funktioniert also. Und es ist auch so, dass die angelsächsischen Länder die erfolgreichsten Neugründungen hervorbringen. Es ist schwierig hierzulande einen qualitativ hochwertigen Deal Flow für Investoren aufzubauen. Ganz anderes in den USA und England. Dort gibt es professionelle Setups, vielversprechende Cases mit grossem Gewinnpotenzial.

Aber Start-ups werden doch nicht ausschliesslich an Universitäten generiert?
Deshalb ist es in meinen Augen auch ein grosser Fehler, dass man hierzulande in der Startup-Förderung so eindeutig auf Universitäten fokussiert. Wir haben bereits festgestellt, dass - den Biotech-Bereich mal ausgenommen - die Erfolgsaussichten von Schweizer Start-ups, die direkt an Universitäten inkubiert wurden, relativ gering sind. Die Universitäten spielen in Relation zu dem, was sie an Förderungsmitteln von der Regierung bekommen, nur eine ganz kleine Rolle. Die erfolgreichsten Startups gemessen am Unternehmenswert beim Exit sind universitätsunabhängig als Spin-offs von Grossunternehmen entstehen. Typische Beispiel aus der Region Basel sind etwa Actelion oder Polyphor.

Fehlt es nicht einfach an Entrepreneurial Spirit?
Eindeutig. Die Ambitionen sind meist zu tief und die Unternehmen werden zu früh verkauft. Man gibt sich zufrieden, wenn man mit einem Startup ein paar Millionen Franken Umsatz erzielt und beim Verkauf einen tiefen zweistelligen Millionenbetrag löst. Deshalb ist die Schweizer Startup-Szene für global agierende Venture Capitalists nicht interessant. Diese steigen erst ein, wenn ein Exil dreistelliger Millionenhöhe in Aussicht steht. Schweizer Startups sollten ihre Ziele höher stecken. Doch dazu braucht es die entsprechenden Vorgaben der Investoren. Leider muss ich immer wieder beobachten, dass viele Startups hierzulande zu lange in der Comfort-Zone vor sich her werkeln können, weil die Business Angels zu viel Geld geben und zu wenig Druck machen.

Ist es nicht gar kontraproduktiv, wenn in der Schweiz einfach nur Unternehmen produziert werden, um sie später ins Ausland zu verkaufen. Dadurch wird doch keine nachhaltige Wertschöpfung generiert?
Das kann man auch anders sehen. Wenn wir in der Schweiz 10 Exits für 100 Millionen schaffen, dann sind das 1 Milliarde Wertschöpfung, die generiert werden und von dem ein grosser Teil in unserem Land bleibt. Als CH-Hightech KMU muss man sich sowie so von Anfang an global aufstellen. Hier hat die Schweiz aufgrund der existierenden Strukturen einen riesigen Vorteil.

Es gibt aber viele Unternehmer, die gar nicht mit VC-Geld aufgepumpt werden wollen um dann verkauft zu werden, sondern auf organisches Wachstum setzen. Ist das nicht auch legitim?
Natürlich. Als Gründer muss man sich einfach überlegen, was man will. i-net versteht sich ja keineswegs nur als Start-up-Plattform, wir bieten unsere Services ja auch dem klassischen KMU. Hierbei gilt es, Unternehmern ihre Wachstums- und Innovationspotentiale aufzuzeigen und sie mit unserem Netzwerk darin zu unterstützen, diese zu realisieren.

Dennoch, braucht es auch da Fremdfinanzierung. Gibt es denn keine Alternative zu Private Equity?
Die aktuelle Regulierungsvorgabe, Basel III, macht es tatsächlich sehr schwierig für eine Bank, Wachstumsvorhaben zu finanzieren, da sie in der Pflicht stehen, sehr viel mehr Eigenkapital hinterlegen zu müssen. Im Prinzip erhält ein Unternehmen nur noch dann Kredit, wenn es das Geld sowieso schon hat. Die Politik hat da im Prinzip einen Investitionsstopp veranlasst, mit dem Effekt, dass Expansionsvorhaben nur noch über Private Equity finanziert werden können. Gerade dies stellt die Schweiz vor grosse Herausforderungen. Deshalb müssen wir auch dringend attraktiver werden für das global agierenden Venture Capital. Und nochmals: dies gelingt nur, wenn unsere Unternehmen und ihre Business Angels aggressiver werden.
Ich habe kürzlich gelesen, dass 80 bis 90 Prozent aller Angel Investments hierzulande verloren gehen. Bei professionellen Investoren ist es gerade umgekehrt.

Hat das nicht auch damit zu tun, dass VCs später einsteigen, wenn das Risiko geringer ist?
Das sehe ich anders. Es wird meist falsch investiert und die Unternehmer werden nicht richtig unterstützt. Wir müssen dringen professionelle Strukturen schaffen, wie Accelerators und Innovationsparks. Besonders in den Life Sciences könnte man sehr viel mehr tun. In deinem Bereich gibt es zwei Städte die einem einfallen: Boston und Basel. Und ich bin sicher, dass Novartis, Roche oder Actelion sich beteiligen würden an einem entsprechenden Programm. Denn ein solches bringt auch für sie noch mehr Know-How in die Region, von dem sie wiederum profitieren können.

Und die anderen Technologiefelder?
Auch in den Nanotechnologien sehe grosses unmittelbares Potenzial. Bei den anderen Bereichen wird der Aufbau sehr viel länger dauern. Aber nichtsdestotrotz sollte man das machen. Zudem gibt es zwischen den Bereichen interessante Berührungspunkte, die man ausschöpfen sollte. Und hierzu können wir mit i-net die ideale Plattform bieten.

Interview: Thomas Brenzikofer

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Helmut Kessmann: «Biotech can be a real roller coaster ride»

06.03.2014

Helmut Kessmann has been involved in the life science startup scene on the Rhine from the beginning. Today, the native from North Germany is Head of Business Development at Polyphor. Previously, he was co-founder of Discovery Technologies and a member of the executive management of Santhera, both IPO companies.

In the interview with i-net he talks about the development of the Life-Sciences-Standorts Basel and the success factors for biotech startups.

Mr. Kessmann, how do you rank Basel as a location for biotech companies?
North Western Switzerland is one of the best locations for biotech startups globally and in Europe amongst the top three. However, we must not rest on our laurels; otherwise we risk ending up back where we were in the early 90s.

Wasn’t Basel already a pharmaceutical and chemical city at that time?
Yes, but no one wanted or could establish a biotech startup company here. The normal career path of people was that they joined one of the large corporations like Ciba, Sandoz, Roche, after studying and remained there until they retired. Then, in 1996, the merger of Ciba and Sandoz to form Novartis happened and suddenly there was a very active and successful biotech scene. This transpired within a few years - an experience that still fascinates me today.

Did you immediately jump on the bandwagon?
I was employed by Ciba-Geigy, but I have already played with the idea for a few years to start my own business. At that stage no one was willing to finance projects in Basel. This changed immediately after the merger of Ciba and Sandoz in 1996 when the Novartis Venture Fund was founded. Suddenly we were in the game. Discovery Technologies was among the first startups in which they invested. Our advantage was that we had a complete business plan in our pocket.

The Novartis merger was therefore the trigger for the startup scene in Basel?
Yes, but that alone was of course not enough. A fund needs to be managed by the right people. Jürg Meier and Ruedi Gygax were exactly the right people. In addition, there were many more important initiatives in the regions. If you summarize you’ll see that, in just two years, more than 20 companies were in the starting blocks, ready to move. Since then, a lot has happened and now there are extremely successful companies such as Actelion, Basilea, Evolva and Polyphor. More have since been acquired such as Speedel or Glycart. Today, there are not only many ways to gain access to funding, but also support networks such as that of i-net innovation networks. Without the positive environment for Biotech startups the establishment of a new company is very difficult. Also, one should not forget that globally there is active competition for new companies.

But Discovery Technologies, co-founded by you, then relocated to the USA?
Not quite, we opted for the IPO to go to the US, but the operational activities remained and continued unchanged in Allschwil. For this purpose we merged in 2000 with a US chemical company and created Discovery Partners Ltd. headquartered in San Diego. I think our company was one of the last with a successful IPO before the crash in the fall of 2000. Then the market lost 75 percent of its value in just a few months. Fortunately, Discovery Partners was profitable before the IPO and did not have to rely on further funding. Later, Discovery Partners became Infinity Pharmaceuticals through another merger, which is still successful today, especially in drugs for oncology.

Your next venture, Graffinity, did not proceed exactly as planned?
I had learned that investing in the life sciences sector is done in waves and the preferred areas for investors can quickly change. With Discovery Technologies, we were able to ride on the height of the investment wave in the late `90s. However, Graffinity in Heidelberg, found itself at the end of this cycle, even though the technology was very innovative and actually fitted the needs of the "genomic era" perfectly. Thereby, we could record 30 million euros in April 2001, which was at least the second biggest round of funding in Germany that year. But only months later, and as a result of the biotech market crash, the interest of the investors in "platform companies" decreased to zero and people wanted to see clinical products.

How did you continue with Graffinity?
We had to be creative. After some searching we found an ideal partner namely MyoContract located in Basel. MyoContract was the first spin-off of the Biozuntrum in Basel and was established due to the great vision and initiative of the founder and CEO, Thomas Meier. The company had a product candidate but no money, and we had money but no product candidates. The result was Santhera. Graffinity was leached out of the new company through a management buyout and now supplies the old technology to the service business. Thereby Graffinity could survive without further venture capital.

But after the great start Santhera is still waiting for the breakthrough?
Biotech is rarely straightforward, but I am convinced that Santhera will also be commercially successful. Their focus on rare diseases, for which there is virtually no treatment, was correct in any case. In 2006 the company made a successful IPO and we received outstanding support from investors, researchers and patient organizations. Unfortunately, the most important product demonstrated later in the clinical Phase III that it did not have the effectiveness we hoped it would have. At one stage over 80 percent of the goodwill was gone. But that is how it is in biotech - a real roller coaster ride.

Was there a Plan B?
Yes, the company is currently trying to obtain the European market approval for the treatment of sudden blindness, a rare hereditary disease. The decision will probably be made in 2015. For me, personally, there was not much to do at Santhera in 2011 and I accepted an offer from my present employer, Polyphor. I have been the Head of Business Development since 2011.

How do you see the local biotech startup scene today?
We have already achieved a lot, but I would like to see many more young companies. Basically, Biotech is one of the most profitable investments, but there are big ups and downs. Many investors show interest - but there is also uncertainty. This is manifested in the new financing models. Private capital plays an increasingly important role. In Polyphor, investments were made almost exclusively by individuals. These are usually wealthy individuals from the surrounding area with a great affinity for pharma.

What is the most difficult phase for a startup?
Once the effect of a drug in humans is demonstrated, the financing is often easier, although you then really need large amounts of money. At this time good deals with interested pharmaceutical companies are also usually possible. It is very difficult earlier, as well as between the early pre-clinical development and proof of concept phases. Here more money needs to flow and this is where the private investor plays a key role - not only in Switzerland. In Germany, for example, a large part of all biotech investments were made by three individuals: SAP founder Dietmar Hopp, and the brothers Thomas and Andreas Strüngmann who sold Hexal to Novartis. Nevertheless, another early-phase innovative fund with an investment strategy similar to the Novartis Venture Fund of the `90s would be very helpful.

What alternative funding models are currently becoming important?
Non-dilutive financing, which means you acquire financing without relinquishing shares in the company, is making its mark. These include, for example, the US Department of Defense and the National Institutes of Health, which are no longer bound to their investments in the United States. Local companies such as Evolva, Santhera and Basilea have already benefited. Patient organizations also play an increasingly important role as they have lots of money. The French Association for muscle diseases, the Association Française Contre Les Myopathies, has an annual budget of nearly 100 million Euros as a result of their famous Telethon. Also joining are organizations such as the Cystic Fibrosis Foundation in the US or the Bill & Melinda Gates Foundation, which has already invested billions, especially in the research of drugs for tropical diseases. The extent of these investments did not exist 10 years ago.

So, is the philanthropic sector strengthening?
Yes, the trend towards alternative financing models, including the Venture Philanthropy (VP) model, is clear. However, little is known about the latter in the biotech scene. Although it is profit-oriented work, in this financing model the profits are reinvested in non-profit organizations for research. In other words, the donors of these funds aim to keep their assets, but not to increase it such as has been customary, but to support a charitable cause. The European VP Association recently had a meeting in Geneva with 700 participants and I was impressed by the professionalism and presence of many bankers and venture capitalists who wanted to learn about this concept or are already active with VP models.

Would Venture Philanthropy also be an approach for North Western Switzerland?
Why not, after all there are already many biotechs that have received funding from such alternative models. It will however not be sufficient for the next wave of startups here in Basel. It also requires an intelligent infrastructure, better early-stage financing, and support organizations and networks such as i-net. It would be a shame if we now just await the next crisis; if it happens we must be one step ahead. Today we can operate from a position of strength and we must exploit it.

Interview by Christian Walter and Thomas Brenzikofer

A short CV of Helmut Kessmann can be found here

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L'impression 3D en précision

03.09.2018

report BaselArea.swiss

«Nicht der Standort sondern die regionale Stärke steht im Zentrum»

Die Schweiz sucht nach möglichen Standorten für den Swiss Innovation Park. Und die Region Nordwestschweiz ist gleich mit zwei Projekten («Schweizer Innovationspark Region Nordwestschweiz» und «PARK innovAARE») im Wettbewerb. Ob sich die beiden Parks konkurrieren und was das Label Swiss Innovation Park für sie bedeutet, erklären André Moeri sowie Giorgio Travaglini im folgenden Interview:

Wozu braucht es Innovationsparks, und warum gleich in der Nordwestschweiz?
André Moeri*: Ob es Innovationsparks wirklich braucht, ist eine Frage der Definition. Innovationsparks sind vor allem dann sinnvoll, wenn sie so konzipiert werden, dass sie in der Wertkette der Unternehmensgründung den Techno- und Businessparks vorgelagert sind. Der Fokus liegt auf forschungsnahen Projekten und Produkten, die im Innovationspark schnell zur Marktreife gebracht werden. Insofern ist der Innovationspark eine Art Katalysator, wo Projekte reinkommen und beschleunigt als Unternehmen wieder rauskommen, um dann in der entsprechenden Infrastruktur in der Umgebung angesiedelt zu werden, eben etwa in den Business- oder Technologieparks.

Der Innovationspark als Inkubator, ist auch der PARK innovAARE so konzipiert?
Giorgio Travaglini*:
Mit dem PARK innovAARE entsteht ein Ort, wo die Spitzenforschung des Paul Scherrer Instituts und die Innovationstätigkeit der anzusiedelnden Unternehmen effizient kombiniert werden. Das PSI möchte seine Aktivitäten im Bereich des Technologietransfers weiter ausbauen und seine Forschungs- und Technologiekompetenzen verstärkt Unternehmen zugänglich machen. Durch den PARK innovAARE kann die Zusammenarbeit des PSI mit der Wirtschaft weiter vertieft werden. Die Realisierung kompletter Wertschöpfungsketten unter einem Dach – von der anwendungsorientierten Grundlagenforschung bis hin zur Technologieverwertung durch die Unternehmen – ermöglicht einen überaus effizienten Kompetenz- und Technologietransfer. Der PARK innovAARE ist somit eine unternehmerische Erweiterung für das PSI und vice versa und ermöglicht die Realisierung gross-skaliger Projekte mit und durch die Industrie.

Könnte man also sagen, während der PARK innovAARE sehr eng ans PSI gebunden ist, lehnt sich der Innovationspark Nordwestschweiz eher an die Pharmaindustrie an?
Moeri:
Hierzulande werden laut Bundesamt für Statistik nur rund ein Viertel der Forschungs- und Entwicklungsgelder von Hochschulen getragen, der Rest wird von der Privatwirtschaft geleistet. Damit ist die Schweiz im internationalen Vergleich ein Spezialfall. Von den R&D-Investitionen der Privatwirtschaft konzentrieren sich wiederum 40 Prozent in der Nordwestschweiz. Dieses weltweit einmalige Ökosystem rund um die Life Sciences-Industrie möchten wir zusätzlich stützen und den Innovationspark als wichtiger Teil der Wertschöpfungskette positionieren.
Travaglini: Der PARK innovAARE ist vorrangig ein Projekt der Wirtschaft und wird unter anderem durch global tätige Unternehmungen wie ABB oder Alstom sowie durch KMU getragen. Mit der räumlichen Nähe zum PSI - zur Verfügung stehen insgesamt 5,5 Hektar - mit seinen hoch spezialisierten Forschungs- und Technologiekompetenzen bildet der PARK innovAARE für Unternehmen sämtlicher Branchen ein optimales Umfeld, um Innovationen voranzutreiben und diese schneller zur Marktreife zu bringen.

Warum sollte sich eine Novartis, Roche oder Syngenta am Innovationspark anschliessen, diese haben doch eigene Labors und wollen doch nicht mithelfen, künftige Mitbewerber zu inkubieren?
Moeri:
Es geht natürlich nicht um die bessere Forschungs- und Entwicklungs-Infrastruktur. Es wäre vermessen, hier mit den besten der Welt konkurrieren zu wollen. Unser Vorteil ist, dass wir eine neutrale Plattform bieten, auf der unterschiedliche Exponenten aus ganz unterschiedlichen Bereichen kooperieren können. Im Zentrum stehen nicht nur die klassische Medikamentenentwicklung, sondern auch Innovationen in Life Sciences an deren Schnittstellen Vermischungen mit Medtech, Nano und ICT möglich sind.

Und hierfür haben sie auch das Commitments aus der Industrie?
Moeri:
Ja, auf der Stufe Absichtserklärung haben wir die Zusagen aller wichtigen Player. Wir hatten ja insgeheim gehofft, dass die grossen Firmen wohlwollend auf unser Projekt reagieren würden. Das Echo war dann aber überwältigend: «Endlich jemand, der nicht nur Geld will, sondern auch etwas anbietet», so der Tenor.

Wo steht diesbezüglich der PARK innovAARE?
Travaglini:
Das PSI hat innerhalb der Schweiz eine einmalige Position. Die Grossforschungsanlagen, die wir entwickeln, bauen und betreiben, gibt es in dieser Kombination nur am PSI. Diese ermöglichen Untersuchungen und Entwicklungen, die nirgendwo anders in der Schweiz möglich sind – daher sind wir, vor allem im Bereich der anwendungsorientierten Grundlagenforschung, für innovative Unternehmen per se interessant. Bereits haben etwa 20 international und national tätige Gross- und Kleinunternehmen ihre langfristige, finanzielle Unterstützung sowie die aktive Mitwirkung an der strategischen Entwicklung des PARK innovAARE zugesichert. Diese Trägerschaft soll in den nächsten Monaten noch erweitert werden. Stark vertreten sind Grossunternehmen aus der Energiebranche, die mit unserem Knowhow gemeinsame Projekte lancieren möchten.

Ist PARK innovAARE mehr auf etablierte Unternehmen aus und weniger auf Start-ups?
Travaglini:
Im PARK innovAARE sind sowohl etablierte Unternehmen als auch Neugründungen, wie beispielsweise Spin-Offs des PSI, willkommen. Hinsichtlich Entrepreneurship werden wir hier eng mit der Hochschule für Wirtschaft der FHNW zusammenarbeiten, welche den Neugründungen mit ihren Kompetenzen beratend zur Seite stehen wird. Somit wollen wir mit dem PARK innovAARE das Thema Entrepreneurship noch weiter ausbauen.

Dagegen fokussiert der Innovationspark in Basel auf Entrepreneurship?
Moeri:
Ja und nein. Wir möchten vor allem Projekte, die aus der Industrie kommen, zu Spinn-offs machen. Eine wichtige Komponente ist, Projekte in unserer Region zu behalten, die sonst abwandern, weil sie nicht - oder nicht mehr - in die Unternehmensstrategie der Grossunternehmen passen würden. Wenn etwa eine Produktentwicklung gestoppt wird, weil sich die Strategien der Grosskonzerne geändert haben, können wir mit der Vernetzungsfunktion des SIP NWCH das Projekt in einem neuen Set-up weiter treiben. Wir haben in der Region einige Firmen, die bewiesen haben, dass dies funktioniert. Paradebeispiele sind Actelion oder Rolic, die beide aus der Roche heraus entstanden sind. Der SIP NWCH soll diese Beispiele multiplizieren können.

Inwiefern ist auch eine Zusammenarbeit vorgesehen?
Moeri:
Im internationalen Vergleich ist die Grünfläche zwischen Basel und Zürich ein grösserer Park. Die Distanzen in der Schweiz sind nach globalem Massstab vernachlässigbar. Der Innovationspark Basel und der PARK innovAARE haben schriftlich festgehalten, dass wir zusammenarbeiten werden. Denn der PARK innovAARE hat klare Spezialgebiete und sollten wir Anfragen erhalten, die in den PARK innovAARE gehören, werden wir diese dahin weiterleiten. Auch umgekehrt wird es so sein, dass Projekte aus dem Life Sciences-Bereich zu uns kommen sollen.
Travaglini: Beide Standorte haben eine klare thematisch-inhaltliche Ausrichtung und sind hinsichtlich der Innovationsschwerpunkte wertvolle Ergänzungen füreinander, daher sind regelmässige Austausch-Gespräche vorgesehen. Wichtig ist jedoch auch, wie der Nationale Innovationspark im internationalen Wettbewerb von aussen als Ganzes wahrgenommen wird und bestehen kann. Es geht darum, eine möglichst komplette Palette von Forschungs- und Dienstleistungen, R&D Infrastruktur, Labors, Knowhow, IP und Fachkräften anzubieten. Daher ist es verwirrend für unsere Zielgruppe, von Basel, Aargau oder Zürich zu reden, denn im internationalen Kontext ist es das Gebiet zwischen «Zürich West» und «Basel Ost». Global agierende Unternehmen holen sich die Leistungen ohnehin dort ab, wo sie ihnen am besten angeboten werden. Insofern bin ich ein Anhänger davon, dass sich die einzelnen Standorte gezielt und komplementär auf ihre Stärken fokussieren.

Geht es auch darum, neue Unternehmen aus dem Ausland anzusiedeln oder soll die Schweiz eher von innen heraus wachsen?
Moeri:
Man sollte nicht nur versuchen, Firmen aus dem Ausland in die Schweiz zu bringen, sondern auch berücksichtigen, dass es innerhalb des bestehenden Ökosystems viele Firmen gibt, die ausgebaut werden können und dass in der Region viel Potential vorhanden ist. Firmen aus dem Ausland im Life-Sciences Cluster anzusiedeln unterstützen wir in Zusammenarbeit mit den bestehenden Organisationen natürlich.

Zwei Innovationsparks sind gesetzt: Einer in Lausanne und einer in Zürich. Nun ist der Run auf weitere Parks lanciert. Wo stehen da Aargau und Basel?
Moeri:
Wir haben ein fundiertes Dossier für die Bewerbung der Kantone BL, BS und JU eingegeben und sind zuversichtlich, dass wir ein Teil des Schweizer Innovationsparkes werden. Travaglini: Expertenmeinungen zufolge hat der PARK innovAARE mit seiner inhaltlichen und konzeptionellen Ausrichtung gute Chancen auf einen Netzwerkstandort. Wir freuen uns, dass die Medien diese Einschätzung teilen, zum Beispiel die NZZ in ihrer Ausgabe vom 28. März diesen Jahres.
Moeri: Nicht der Standort sollte für ausländische Interessenten im Mittelpunkt stehen, sondern das jeweilige Fachgebiet, das sich aus der regionalen Stärke ergibt. Unter dem Label Swiss Innovation Park bekommen die bereits existierenden Schwerpunkte in Forschung und Entwicklung ein Gesicht gegen aussen. Das finde ich hervorragend.

Es geht also darum, einen Brand zu schaffen, der eine ähnliche Wirkung entfaltet wie das Silicon Valley?
Travaglini:
Ja, mit dem Swiss Innovation Park kann sich die Schweiz ganz klar im europäischen und globalen Wettbewerb positionieren. Damit ergreift unser Land eine einmalige Chance. Aber man muss auch den Mut haben zur Fokussierung auf die eigenen Stärken. So gesehen ist das Silicon Valley als Label sicher ein Vorbild.

Wie geht es nun konkret weiter? Was sind die nächsten Meilensteine?
Travaglini:
Am 26. Juni wird die Volkswirtschafts-Direktoren-Konferenz über die Vergabe der Netzwerkstandorte entscheiden. In den nächsten Monaten liegt unser Fokus auf der Erarbeitung von Business Cases und Technologieplattformen für die Akquisition von international tätigen Unternehmen.
Moeri: Wir gehen in zwei Phasen vor. In der ersten Phase werden wir einen Initialstandort beziehen. Wir übernehmen dafür bestehende Labors der Actelion. Im nächsten Jahr wollen wir diese rund 3000 Quadratmeter beziehen und dann sehr schnell starten, ohne, dass wir etwas neu bauen müssen. Die Wahrscheinlichkeit ist sehr gross, dass wir dies auch umsetzen, sollten wir das Label nicht erhalten. Dafür haben wir in der Region jetzt schon zu viel bewegt, als dass der Zug jetzt noch aufzuhalten wäre.

Interview: Thomas Brenzikofer, Nadine Aregger

*André Moeri ist Projektleiter des «Schweizer Innovationspark Region Nordwestschweiz» (SIP NWCH). Er baute unter anderem die Firma Medgate mit auf, die mit 250 Mitarbeitenden im Bereich der Telemedizin und der medizinischen Grundversorgung tätig ist.

*Giorgio Travaglini arbeitet seit 2012 als Leiter Technologietransfer am Paul Scherrer Institut (PSI) in Villigen und ist mitverantwortlich für den PARK innovAARE im Kanton Aargau. Davor war er unter anderem als nationaler Ansprechpartner für europäische Forschungsprogramme am Head Office von Euresearch in Bern tätig.

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