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Nous encourageons l’innovation et facilitons les projets commerciaux dans la région économique la plus dynamique de Suisse >>>>

Numéro un du Swissness

Swissness est synonyme de bonnes conditions économiques, de fiabilité et de productivité. La région de Bâle en est l’exemple même a... >>>> Swissness est synonyme de bonnes conditions économiques, de fiabilité et de productivité. La région de Bâle en est l’exemple même avec sa force économique et son approche libérale.

Numéro un dans le domaine des sciences de la vie et des soins de santé

Particularité unique en son genre, la région bâloise regroupe, sur un seul et même site, toute la chaîne de création de valeur du d... >>>> Particularité unique en son genre, la région bâloise regroupe, sur un seul et même site, toute la chaîne de création de valeur du domaine des sciences de la vie. Plus de 700 entreprises ont ainsi déjà fait le choix d’y implanter leurs départements de recherche et développement, leurs unités de production et leurs instances de direction.

Numéro un pour les entreprises d’innovation

Diverses études s’accordent à donner à la Suisse le statut de pays le plus innovant du monde. L’accès facilité au savoir, la présen... >>>> Diverses études s’accordent à donner à la Suisse le statut de pays le plus innovant du monde. L’accès facilité au savoir, la présence de personnel qualifié en provenance des quatre coins du globe et un ancrage fort de l’industrie font de la région bâloise le premier pôle d’innovation de Suisse.

Numéro un pour les transports depuis et vers l’Europe

Transport par avion ou par conteneurs maritimes sillonnant les mers: les excellentes liaisons de transport et la position centrale ... >>>> Transport par avion ou par conteneurs maritimes sillonnant les mers: les excellentes liaisons de transport et la position centrale de la région bâloise, au cœur de l’Europe et à la frontière avec la France et l’Allemagne, en font une véritable plaque tournante logistique et commerciale.

Numéro un pour la culture et les loisirs

Patrimoine artistique de toute beauté, événements sportifs d’envergure internationale, vie citadine pleine de charme et espaces nat... >>>> Patrimoine artistique de toute beauté, événements sportifs d’envergure internationale, vie citadine pleine de charme et espaces naturels préservés à deux pas des zones urbaines : tous ces atouts font de la région bâloise l’un des lieux de travail et de vie les plus agréables du monde.

En sa qualité d’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse – Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura – BaselArea.swiss apporte son soutien aux créateurs d’entreprise et aux entrepreneurs de Suisse et de l’étranger qui souhaitent réaliser des projets d’innovation ou commerciaux dans la région.

Grâce à son réseau de plus de 15'000 décideurs, innovateurs, experts et leviers multiplicateurs, BaselArea.swiss donne à ces clients un accès ciblé aux connaissances et au savoir-faire spécialisé.

BaselArea.swiss assure ce service dans quatre domaines:

BaselArea.swiss organise ses prestations aux clients en quatre domaines:

Invest in Basel Region

Le service Invest in Basel Region est conçu sur mesure pour aider les clients à choisir où implanter leurs activités commerciales dans la région et pour les accompagner tout au long du processus d’installation.

Connecting Innovators

Le service Connecting Innovators consiste en une assistance aux entreprises et chercheurs dans les secteurs Technologie, R&D et Innovation au sein des domaines technologiques « Life Sciences », « Medtech », « ICT », « Micro, Nano & Materials » ainsi que «Production Technologies».

Supporting Entrepreneurs

Le service Supporting Entrepreneurs aide les entrepreneurs s’installant dans la région, ou lançant ici leurs activités, de façon globale dans la réalisation opérationnelle de leur projet. En outre, les start-up ainsi que les PME en expansion appartenant aux domaines technologiques évoqués plus haut bénéficient d’une mise en réseau ciblée avec des experts et investisseurs.

Accessing China

Le service Accessing China permet aux entreprises du Nord-Ouest de la Suisse souhaitant avoir un pied en Chine d’accéder plus facilement au marché grâce à un robuste réseau de partenaires, et ainsi de réaliser au mieux leur expansion.

BaselArea.swiss gère en outre une plateforme d’information complète reflétant les compétences de la région économique de Bâle et favorisant les liens entre les acteurs:

Innovation Reports

Rapports sur les innovations dans la région de Bâle et publication mensuelle d’un bulletin d’information présentant des interviews, des articles de fond ainsi que des informations concernant la création d’entreprise et l’établissement d’une activité commerciale.

Innovation Events

Avec chaque année plus de 50 événements axés sur le transfert de connaissances et l’entrepreneuriat, BaselArea.swiss met en relation les innovateurs et les créateurs d’entreprise dans le contexte de thèmes actuels.

Depuis des années, la Suisse fait partie des pôles économiques leaders dans le monde en matière de compétitivité et de capacité d’innovation, une place au sommet qu’elle doit à plusieurs facteurs. Outre le haut niveau de formation et l’infrastructure de pointe, l’efficacité des autorités est certainement l’une des principales raisons pour lesquelles la Suisse évoque de bonnes conditions économiques, une grande fiabilité et une forte productivité. Par ailleurs, les entreprises bénéficient depuis des décennies d’une grande sécurité en matière de droit, de planification et d’investissement, disposant ainsi des bases élémentaires nécessaires à une expansion pérenne sur de nouveaux marchés. Ce n’est pas un hasard si la Suisse possède la plus forte densité d’entreprises multinationales.

Or, la région de Bâle contribue largement à ce succès. C’est ici que de nombreuses entreprises leaders à l’international trouvent leurs racines, mais surtout, elles assurent une dynamique économique continue: le produit intérieur brut de la région s’élève ainsi nettement au-dessus de la moyenne nationale, l’agglomération élargie de Bâle présentant tout simplement le plus haut PIB par habitant. Parallèlement, la région joue un rôle déterminant dans la force d’innovation du pays compte tenu de ses clusters des sciences de la vie, leaders mondiaux et parmi les plus productifs, mais aussi du grand nombre d’industries de haute technologie qui y sont implantées. Ainsi, un cinquième des marchandises exportées par la Suisse sont fabriquées dans la région de Bâle, par bien moins de 10% de la population suisse.

Quatre facteurs primordiaux font de la Suisse en général, et de la région de Bâle en particulier, un pôle économique, industriel et scientifique de taille à l’échelle internationale:

Une politique fiscale raisonnable

La structure fédérale de la Suisse permet une concurrence fiscale entre les cantons et maintient ainsi la charge fiscale dans des limites raisonnables. Part fédérale exceptée, les cantons décident effectivement du taux d’imposition qu’ils souhaitent appliquer et offrent les meilleures conditions possibles. Dans la région de Bâle, cela profite particulièrement aux entreprises actives dans le domaine de l’innovation créatrice de valeur et investissant largement dans la recherche, le développement et la production.

Un marché du travail libéral

Compte tenu de la forte présence d’entreprises actives à l’international dans le secteur des hautes technologies, les autorités de la région de Bâle ne ménagent pas leurs efforts pour répondre à la demande de personnel qualifié étranger. En plus de cela, les entreprises profitent de l’une des législations les plus libérales d’Europe en matière de travail mais aussi d’une importante protection sociale pour les employés, ce qui permet aux premières de réagir rapidement aux changements sur le marché.

Une infrastructure durable

En Suisse, un train en retard de cinq minutes est aussi intolérable que rare, ce qui fait sourire nombre de nos visiteurs étrangers. L’infrastructure suisse figure parmi les plus modernes et les plus robustes du monde – un atout qui profite également aux entreprises de la région bâloise: excellentes connexions routières, ferroviaires, aériennes et fluviales de et vers l’Europe et le monde entier via le Rhin.

Une formation proche de la pratique

Seul un tiers des jeunes suisses poursuit sa scolarisation jusqu’au gymnase pour ensuite étudier dans les meilleures universités de Suisse. Ce chiffre pourrait sembler catastrophique pour bien des économies nationales mais représente pourtant un réel atout pour la Suisse. En effet, ce que l’on appelle le système éducatif dual prévoit que la majorité des jeunes effectuent un apprentissage aboutissant à un certificat fédéral de capacité, ce qui leur permet de s’insérer très tôt dans la vie professionnelle. A vrai dire, la plupart se spécialisent «sur le terrain» grâce à un enseignement axé sur la pratique dans les hautes écoles spécialisées. Le marché suisse du travail dispose ainsi de jeunes collaborateurs ayant pour bagage quelques années d’expérience professionnelle et continuant de parfaire leur spécialisation de manière flexible; rien d’étonnant donc à ce qu’ils soient très recherchés par l’industrie. Par ailleurs, la région de Bâle offre un large choix d’écoles internationales, ce qui permet aux collaborateurs d’entreprises internationales de s’intégrer bien plus facilement ici avec leur famille.

La Suisse est le seul Etat appliquant la démocratie directe, un système politique et social très spécifique sur lequel elle repose depuis des siècles. Elle se distingue aussi par sa fiabilité, son autodétermination et son identité fédérale, conditions fondamentales pour un environnement sociopolitique stable. Ces atouts se retrouvent en particulier dans la région de Bâle, où les entreprises peuvent faire du Swissness un facteur de leur succès grâce à l’ouverture d’esprit et à l’approche aussi pragmatique que positive des autorités et des citoyens.

La région bâloise est un site mondialement reconnu dans le domaine des sciences de la vie et se classe en toute première position au niveau européen. Parmi les trois leaders du marché mondial, deux grands noms, Roche et Novartis, sont originaires de la région bâloise et y ont implanté leur siège social.

Mais au-delà de ces grands groupes, d’autres entreprises d’envergure internationale ont également domicilié des fonctions cruciales de leur activité dans la région bâloise. On pourra citer ici Elanco (Eli Lilly Company), Abott ou Bayer. Sans oublier toute une série d’acteurs nouvellement arrivés sur le marché, comme Actelion, Basilea et Evolva, ou encore des entreprises spécialisées telles que Bachem ou Polyphor. La région bâloise est également devenue un lieu d’accueil privilégié pour de nombreuses start-ups au développement très prometteur.

La région bâloise compte au total plus de 700 entreprises du domaine des sciences de la vie, lesquelles participent dans une large mesure au dynamisme économique de la zone. Le succès de ces entreprises s’appuie sur trois facteurs essentiels:

L’industrie des sciences de la vie constitue le moteur de croissance de la région bâloise et y est fortement ancrée

Employant au total 33 900 personnes dans le secteur des sciences de la vie, la région bâloise produit chaque heure des biens et des services d’une valeur de 405 millions de dollars. En termes de productivité, la région bâloise se positionne ainsi à l’échelle mondiale loin devant toutes les autres places dédiées aux sciences de la vie. En matière de création de valeur brute, la région bâloise est encore une fois championne du monde: avec 23 milliards de dollars par an, elle affiche le volume le plus élevé du monde. Bénéficiant en parallèle d’une enveloppe annuelle d’investissements de 6 milliards de dollars, elle est résolument leader en matière de recherche et développement. Les sciences de la vie confèrent à la région bâloise un taux de croissance économique supérieur à la moyenne et lui permettent de ce fait de jouir d’une excellente image dans l’opinion publique.

La région bâloise est riche de nombreux talents et experts dans tous les domaines de compétences – souvent situés à proximité directe les uns des autres

De la recherche au développement de start-ups en passant par la production, le marketing et la distribution, la région bâloise accueille toutes les activités de la chaîne de création de valeur du domaine des sciences de la vie. Elle bénéficie ainsi d’un vivier de spécialistes et d’experts qualifiés pour toutes les phases de développement et toutes les fonctions de l’entreprise. Sans oublier les instituts de recherche de renommée internationale, comme le Biozentrum de l’université de Bâle, le Department of Biosystems Science and Engineering de l’EPF de Zurich ou encore le Friedrich Mischer Institute. Ce large éventail de ressources, compétences et talents réunis au sein d’un espace géographique restreint – souvent même à quelques mètres à peine de distance – est absolument unique au monde et offre un terreau de croissance incomparable aux innovations de demain.

Depuis longtemps déjà, la région bâloise fait figure de pôle d’innovation dans le domaine des sciences de la vie – une tradition qui remonte à plus de 250 ans

La région bâloise est le plus ancien site dédié aux sciences de la vie. Son histoire remonte au milieu du XVIIIe siècle, période de plein essor pour l’industrie de la teinturerie de soie. Depuis cette date et jusqu’à notre époque, marquée par la révolution des biotechnologies, l’écosystème des sciences de la vie de la région bâloise n’a eu de cesse de se réinventer et a initié ou accompagné toutes les grandes avancées de son temps. Cette réussite se poursuivra demain car, à l’inverse d’autres lieux historiquement dédiés aux sciences de la vie, la région bâloise a su consolider son positionnement au fil des années et aborde l’avenir avec des investissements prévus de près de 6 milliards de francs dans des projets d’infrastructure publics et privés, qui lui permettront encore une fois de passer à une nouvelle étape de développement.

Une tradition de longue date, un ancrage industriel fort et une expertise de plusieurs décennies en matière de recherche et développement et de commercialisation font de la région bâloise le site disposant de l’offre la plus complète du monde dans le domaine des sciences de la vie. Les projets liés aux sciences de la vie n’aboutissent nulle part aussi rapidement et efficacement à la maturité de marché et à un succès durable que dans la région bâloise.

Véritable moteur économique de cette zone, la haute technologie garantit à la région bâloise un taux de croissance supérieur à la moyenne. Et cette prospérité est appelée à perdurer. En effet, l’ancrage fort de l’industrie dans la zone, les échanges commerciaux internationaux qui s’y nouent, l’arrivée constante de nouveaux talents et spécialistes du monde entier ainsi qu’une offre de formation universitaire et professionnelle suisse de grande qualité, reconnue à l’échelon international, font de la région bâloise un territoire propice à la culture de l’innovation. Les entreprises – en particulier celles issues du secteur des technologies médicales, des technologies de l’information et de la communication, de la chimie et de l’industrie de précision – profitent des avantages spécifiques suivants qu’offre la région :

Véritable moteur économique de cette zone, la haute technologie garantit à la région bâloise un taux de croissance supérieur à la moyenne. Et cette prospérité est appelée à perdurer. En effet, l’ancrage fort de l’industrie dans la zone, les échanges commerciaux internationaux qui s’y nouent, l’arrivée constante de nouveaux talents et spécialistes du monde entier ainsi qu’une offre de formation universitaire et professionnelle suisse de grande qualité, reconnue à l’échelon international, font de la région bâloise un territoire propice à la culture de l’innovation. Les entreprises – en particulier celles issues du secteur de la technologie médicale, des technologies de l’information et de la communication, de la chimie et de l’industrie de précision – profitent des avantages spécifiques suivants qu’offre la région:

La région bâloise bénéficie d’une industrie haute technologie solide et bien ancrée

92% de la création de valeur industrielle dans le canton de Bâle-Ville provient des entreprises du secteur high-tech. Même dans les cantons plus ruraux de Bâle-Campagne et du Jura, le taux de création de valeur industrielle excède 70% - une valeur largement supérieure à la moyenne nationale qui avoisine les 60%. Avec de tels chiffres, la Suisse compte ainsi au nombre des pays les plus innovants du monde.

La région bâloise est leader en matière de recherche et développement

en Suisse, le secteur privé assure 69% des investissements consentis dans le domaine de la recherche et du développement. Cette participation est très élevée si on la compare aux chiffres du monde entier. La région de Bâle y contribue à hauteur de 40%, alors que seuls 10% des Suisses vivent dans cette zone. Sur les dix entreprises suisses qui déposent le plus grand nombre de brevets, cinq ont installé leur siège dans la région bâloise : Roche, Novartis, Clariant, Syngenta et Endress+Hauser. En outre, aucune autre région de Suisse n’emploie autant de personnes dans le secteur de la recherche industrielle et du développement.

La région bâloise opère au sein d’un réseau mondial et s’appuie sur un vivier de talents issus des quatre coins de la planète

plus de 700 000 personnes vivent dans la région bâloise et près d’une sur cinq est d’origine étrangère. Parmi ces habitants étrangers, on compte 36 000 salariés expatriés. Située à proximité directe de la France et de l’Allemagne, la région accueille en outre 70 000 frontaliers qui font la navette chaque jour pour venir y travailler. Il existe peu de places économiques concentrant sur un si petit espace un si grand nombre d’activités d’envergure internationale et possédant un si fort pouvoir d’attraction pour les experts du monde entier.

Excellence scientifique et enseignement supérieur de très grande qualité

au-delà de son intense activité de recherche et développement, la région bâloise tient également une place de choix dans le paysage suisse des hautes écoles. L’université de Bâle, avec ses 2000 enseignantes et 12 000 étudiantes, est l’une des plus anciennes d’Europe et se classe parmi les 100 meilleures au monde. Par ailleurs, l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (qui dispose d’une antenne dédiée aux sciences de la vie à Bâle) et celle de Lausanne – deux universités de pointe reconnues au niveau mondial – se trouvent à moins de deux heures de train. Au total, la région bâloise comptabilise, avec la zone frontalière des pays voisins, pas moins de 167 instituts de recherche sur un rayon de quelques centaines de kilomètres seulement. En outre, le système de formation duale suisse et la Haute Ecole spécialisée de la Suisse du Nord-Ouest fournissent à la région des professionnels et experts hautement qualifiés.

Dans les études mondiales réalisées sur le sujet, la Suisse se positionne régulièrement en tête des premiers sites d’innovation. Bénéficiant d’un secteur industriel solidement ancré et de relations commerciales internationales florissantes, et s’appuyant par ailleurs sur un enseignement supérieur et professionnel de qualité suisse, la région bâloise attire des talents et spécialistes du monde entier et peut aujourd’hui s’enorgueillir d’être devenue le premier pôle d’innovation du pays. La densité de l’offre proposée sur ce territoire est unique en son genre : il est rare en effet de trouver ainsi réunis à proximité directe autant de compétences spécialisées, d’excellence scientifique, de savoir-faire industriel et de personnel hautement qualifié.


Au temps des Romains déjà, le port rhénan de Bâle constituait le point le plus méridional de la liaison fluviale vers la Mer du Nord. Avec la construction en 1226 du premier pont sur le Rhin – qui resta aussi longtemps le seul – entre le lac de Constance et la Mer du Nord, Bâle se transforma rapidement en une cité commerciale de grande importance. Sa situation privilégiée au centre de l’Europe, non loin des frontières allemande et française, font aujourd’hui encore de la région bâloise le plus important centre logistique de Suisse. Ce qui profite naturellement à l’industrie.
Mais cet espace géographique au cœur de l’Europe offre également des atouts uniques pour y établir le siège social d’entreprises internationales :

La région bâloise, plaque tournante des transports européens

situé à 15 minutes seulement du centre-ville en autobus ou en taxi, l’aéroport EuroAirport dessert plus de 90 destinations en Europe, en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Depuis les trois ports rhénans, il est possible d’envoyer des conteneurs maritimes qui rejoignent Rotterdam en trois jours avant de poursuivre leur périple sur les mers du globe. La région dispose en outre de liaisons ferroviaires – avec des départs toutes les heures – vers toutes les grandes villes comme Zurich (et l’aéroport international de Kloten), Berne, Lausanne et Genève ainsi que les grands centres économiques du Rhin Supérieur (Fribourg, Karlsruhe ou Strasbourg). Des trains grande vitesse confortables desservent également les métropoles européennes Francfort, Paris et Milan, qui ne sont plus alors qu’à quelques petites heures de trajet.

La région bâloise, premier centre logistique de Suisse

842 000 tonnes de nourriture et 12% des exportations suisses transitent chaque année par les trois ports rhénans. Un tiers du commerce extérieur suisse est traité dans la région bâloise. L’EuroAirport est le premier aéroport suisse pour le fret aérien et cela ne doit rien au hasard. La région bâloise emploie 23 000 personnes dans le secteur de la logistique. 990 entreprises de ce secteur – parmi elles de grands noms comme DHL, Panalpina, Goldrand ou Kerry Logistics – possèdent des succursales dans la région bâloise et proposent des solutions pratiques pour répondre aux exigences d’approvisionnement complexes des entreprises actives dans le domaine des sciences de la vie ou de la chimie.

Du fait de sa position centrale, la région bâloise offre les conditions idéales pour y installer le siège social d’entreprises commerciales d’envergure internationale

Tabac (Davidoff), commerce de détail (Dufry), gastronomie (Transgourmet) ou transactions financières internationales (BIZ) : à Bâle, l’activité économique s’articule autour de toutes sortes de biens et de services. Coop (numéro 2 du commerce de détail en Suisse) et Manor (première chaîne suisse de grands magasins) y ont établi leur siège social. La région bâloise jouit également d’une belle renommée en tant que site privilégié pour les salons internationaux. Une grande part des échanges commerciaux dans le secteur de la bijouterie et de l’horlogerie se déroule ainsi lors du salon Basel World qui se tient chaque année dans la ville. Art Basel constitue quant à elle la plus importante manifestation d’art contemporain du monde. De plus en plus de marques étrangères découvrent les atouts de Bâle en tant que plateforme commerciale internationale et installent dans la région leur représentation européenne, suivant ainsi l’exemple de la marque de montres et accessoires Fossil, du fabricant de vélos Cannondale ou de l’enseigne de mode Tally Weijl.

Bénéficiant d’une excellente infrastructure de transport ainsi que de ressources et compétences bien établies dans le domaine de la logistique et du commerce international, la région bâloise attire de plus en plus de sociétés d’envergure mondiale, qui viennent y installer leur siège européen ou international. Mais les entreprises déjà implantées dans la région et les start-ups profitent elles aussi de la position géographique centrale de la région. La proximité des pays voisins et les échanges constants avec le monde entier génèrent en outre un esprit d’ouverture au sein de la population et insufflent en permanence un vent de dynamisme qui se répercute favorablement sur le développement économique de toute la région.

Prendre le petit-déjeuner en Allemagne, dîner en France et souper en Suisse : située dans la zone frontalière entre ces trois pays et largement marquée par les influences internationales résultant de la mondialisation de l’industrie, la région bâloise offre une qualité de vie absolument unique. Autre avantage : les prix y sont aussi beaucoup plus bas que dans les autres grandes agglomérations suisses. Dans la région bâloise, la vie urbaine dévoile tous ces charmes à travers une architecture couronnée de nombreux prix, des bâtiments historiques à admirer en plein centre-ville et une offre culturelle particulièrement riche – du très hip au très classique. Le tout desservi par un réseau de transports publics judicieusement pensé pour des déplacements rapides et sans complications vers les zones résidentielles rurales et les espaces de loisirs à proximité.
Bon à savoir pour les nouveaux arrivants: la région bâloise présente la plus importante communauté des expatriés et une offre complète d’écoles internationales pour les enfants de salariés étrangers mutés en Suisse. C’est dans cette région aussi que l’on trouve le plus grand nombre d’habitants venus d’ailleurs, qui s’établissent là durant plus de cinq ans et s’y sentent comme chez eux. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène :

Un style de vie urbain et une offre culturelle riche et variée capable de satisfaire tous les goûts

Les origines de Bâle remontent au temps des Romains et des Celtes. La région a connu son premier âge d’or entre la fin du Moyen-Age et le début des temps modernes. Mais la vie à Bâle ne s’est pas arrêtée là. Bien au contraire : une scène artistique bouillonnante, associée à une offre gastronomique très diversifiée et un large éventail de manifestations culturelles en tous genres, rythment agréablement la vie urbaine. Défilé de carnaval dans la vieille ville pittoresque, concert symphonique dans la salle du casino de style néobaroque ou cinéma de plein air sur la place de la cathédrale : à Bâle, la vie bat son plein à chaque instant de l’année.

La région bâloise fait le bonheur des amateurs d’art

le musée d’art de Bâle, fondé en 1671, abrite la plus ancienne collection d’art publique détenue par une communauté. Le journal londonien « Times » a classé cet établissement parmi les cinq meilleurs musées d’art du monde. Tout aussi réputée au niveau international, la Fondation Beyeler, dont le bâtiment fut construit par le célèbre architecte italien Renzo Piano, attire de nombreux visiteurs. Au rayon des superlatifs, citons encore Art Basel, la plus importante manifestation d’art contemporain, rendez-vous incontournable qui voit défiler chaque année les professionnels de la scène artistique et la jet-set du monde entier. Sans oublier les productions du Stadttheater (opéra, théâtre et danse), qui se voient régulièrement distinguées par des prix artistiques de renommée internationale.

La région bâloise fait la part belle au sport – et pas seulement dans les stades ou à la télévision

Les meilleurs footballeurs européens ont déjà foulé la pelouse attitrée du FC Bâle au stade Saint-Jacques et l’élite du tennis dispute les matches des Swiss Indoors - avec parmi elle la superstar de la région, Roger Federer. Mais la population de la région bâloise fait également preuve d’un grand enthousiasme sportif en dehors de ces haut-lieux de compétition. Nulle part ailleurs on n’utilise davantage le vélo qu’à Bâle, que ce soit pour aller travailler ou pour se promener sur les innombrables pistes cyclables qui parcourent la campagne environnante. Les amateurs de jogging peuvent pratiquer cette activité sans risque et en toute sérénité sur les berges du Rhin. Pour le ski de fond, le Jura offre de longs kilomètres de pistes, tandis que les amateurs de ski de descente peuvent rejoindre une station des Alpes suisses en moins de deux heures de voiture.

A la frontière entre la Suisse, la France et l’Allemagne, la région de Bâle offre des possibilités d’activités variées

Dégustation de vin en Alsace, soirée gastronomique dans le Sud du Pays de Bade ou pique-nique décontracté sur les hauteurs du Jura: dans la région bâloise, pratiquement toutes les envies peuvent être exaucées à moins d’une heure de route. La liste de toutes les activités à découvrir est encore longue : durant les douces soirées d’été par exemple, lorsque les berges du Rhin prennent des allures de Riviera, le fleuve invite irrésistiblement à la baignade.

Une incroyable variété d’activités de proximité, une infrastructure de transports publics sans équivalent au niveau mondial, un climat de sécurité et une grande stabilité politique placent régulièrement la Suisse loin devant les autres pays en matière de qualité de vie. Tous ces atouts se retrouvent bien sûr aussi dans la région bâloise, additionnés d’une intense activité culturelle et d’un grand confort de vie dans une atmosphère cosmopolite. Rien d’étonnant dès lors à ce que la jeune génération désigne Bâle comme l’un des lieux les plus tendance de Suisse.

Our services

Invest in Basel Region

Votre entreprise est en pleine expansion? Vous souhaitez vous implanter en Europe et en Suisse pour profiter de nouveaux marchés ? La région de Bâle est faite pour vous. Ce petit espace recèle toutes les clés du succès pérenne.

Les nombreuses multinationales à la pointe en matière de sciences de la vie en font un environnement commercial à dimension internationale. La région présente ainsi un vivier de talents ouvert sur le monde et composé de collaborateurs compétents et excellant dans leurs divers domaines de spécialité. En plein cœur de l’Europe, à la frontière entre la France et l’Allemagne, la région de Bâle offre des conditions économiques attractives et une remarquable qualité de vie typique de la Suisse.

Votre entreprise pourrait-elle bénéficier de ces avantages ? Nous nous ferons un plaisir de vous guider. Nos spécialistes conseillent et accompagnent les entreprises de façon compétente et complète tout au long du processus d’implantation :

Evaluation

Impôts ? Marché du travail ? Situation concurrentielle ? Autorisations ? Contexte industriel ? Nous pouvons vous procurer toutes les informations pertinentes pour votre projet concernant la région de Bâle et la Suisse.

Site selection

Encore des questions ? Voyez par vous-même. Nous arrangeons des contacts personnels avec les autorités, experts et décideurs, et nous vous assistons de façon professionnelle dans votre recherche immobilière.

Visite de site

Vous souhaitez découvrir la région de Bâle ? Nous rendons votre visite aussi productive et efficace que possible et mettons en place un programme adapté à vos besoins.

Lancement de l’activité commerciale

Vous ne voulez pas perdre une minute? Nous vous aidons à prendre contact avec les institutions et partenaires importants, accélérant ainsi votre implantation dans le vaste paysage économique et d’innovation de la région de Bâle.

Ce service complet est gratuit pour toutes les entreprises contribuant de manière durable à la dynamique de notre pôle économique. Depuis des siècles, l’innovation et l’ouverture vers la nouveauté sont une tradition dans la région bâloise. Nous nous réjouissons à l’idée de découvrir votre projet commercial et de pouvoir participer à son lancement réussi.

Gabriela Güntherodt

Votre interlocuteur

Gabriela Güntherodt

Head of International Markets & Business Affairs, Member of the Management Board

Prenez contact avec nous
Frank Kumli

Votre interlocuteur

Frank Kumli

Head of Innovation & Entrepreneurship, Member of the Management Board


Tel. +41 61 295 50 19

frank.notexisting@nodomain.comkumli@baselarea.notexisting@nodomain.comswiss

Connecting Innovators

« Connecting Innovators » relie les idées, les entreprises et les entrepreneurs. Cette connexion se fait de manière informelle lors de manifestations professionnelles organisées par BaselArea.swiss, laquelle apporte également son soutien à des projets individuels par la mise à disposition de spécialistes, de partenaires de coopération mais aussi de financement. Les experts de BaselArea.swiss peuvent à leur tour compter sur un vaste réseau de plus de 8000 innovateurs.

Le programme « Connecting Innovators » est axé sur cinq domaines thématiques principaux : « Therapeutic Innovation and BaseLaunch », « Healthcare Innovation - DayOne » und « Industial Transformation ». Chacun de ces domaines technologiques est géré par un expert qui établit le programme en étroite collaboration avec l’industrie, sert d’interlocuteur pour les projets envisagés et entretient les partenariats avec les instituts de recherche pertinents ainsi que d’autres institutions de la région de Bâle.

De cette façon, « Connecting Innovators » constitue le tremplin idéal pour s’implanter dans la région bâloise et profiter de son environnement diversifié consacré à l’innovation. Plus de 80 manifestations ont lieu chaque année, permettant aux entrepreneurs, innovateurs et experts de se rencontrer et d’échanger régulièrement leurs idées et leurs connaissances, et ce de différentes manières :

  • InnovationEvents : axés sur le transfert de connaissances, ils sont l’occasion pour les entreprises, et en particulier les start-up, de se présenter et d’exposer leur projet, favorisant un échange régulier d’expériences et de savoir – multisectoriel et interdisciplinaire – entre les innovateurs dans la région bâloise.
  • Innovation Workshops & Seminars : approfondissent un thème en permettant le dialogue au sein d’un groupe multisectoriel et interdisciplinaire composé de spécialistes, avec l’objectif d’évaluer le spectre d’utilisation de nouvelles technologies et de relier projets concrets et coopérations.
  • Technology & Innovation Circles : conçus comme des initiatives sur plusieurs années afin de développer un thème d’innovation au sein d’une communauté multisectorielle et interdisciplinaire, ils mettent ainsi en valeur de nouveaux potentiels de marché.

BaselArea.swiss met à la disposition des jeunes entreprises des manifestations et services spécifiques dans le cadre de son programme Supporting Entrepreneurs.

Frank Kumli

Votre interlocuteur

Frank Kumli

Head of Innovation & Entrepreneurship, Member of the Management Board


Tel. +41 61 295 50 19

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Sébastien Meunier

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Sébastien Meunier

Director Industrial Transformation and Entrepreneurship

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Supporting Entrepreneurs

Vous souhaitez créer une entreprise ? Nous en sommes ravis car la vie de notre région économique dépend de l’entrepreneuriat. En tant qu’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion de la région de Bâle comme pôle économique, BaselArea.swiss soutient en priorité les entreprises axées sur la technologie et l’innovation.

Notre programme de séminaires et d’ateliers est au centre de notre offre:

  • Cours pour entrepreneurs : Notre programme de séminaires et d’ateliers est au centre de notre offre, le cours pour créateurs d’entreprises constituant notre programme de base à destination de tous ceux qui envisagent de fonder une entreprise. Vous trouverez ici un aperçu des prochains cours:

Cette offre d’encouragement au développement s’adresse exclusivement aux start-up et entrepreneurs ayant un projet concret dans le domaine de l’innovation et de la technologie:

  • Séminaires et ateliers pour entrepreneurs : ils permettent d’aborder plus en détail les diverses questions relatives à l’entreprise, telles que le business plan, le financement, le développement de produit, la tarification, la propriété intellectuelle ainsi que le marketing et la communication. Cette série de formations s’adresse exclusivement aux start-up et PME de haute technologie ayant une démarche concrète quant à l’innovation.

Outre les cours et séminaires, BaselArea.swiss propose aussi des conseils personnalisés en fonction du projet concret . Dans ce cadre, l’organisation se concentre essentiellement sur les entreprises et projets présentant un fort potentiel de croissance dans le domaine de la technologie et de l’innovation:

  • « Connect & Advisory » : lors d’un premier entretien, notre expert évalue le besoin d’assistance et établit un lien avec des spécialistes, instituts de recherche ou potentiels partenaires de coopération.
  • « New Venture Assessment » : dans le cadre d’un processus suivi et à l’occasion de rencontres individuelles avec des experts, les start-up et PME innovantes ont la possibilité de soumettre leur projet commercial à l’analyse d’experts de l’industrie, d’entrepreneurs et d’investisseurs. Information complèmentaires

A travers ces services, BaselArea.swiss couvre surtout la phase initiale de la création d’entreprise, l’objectif étant de fournir des informations utiles et recommandations solides guidant l’entrepreneur, de l’idée à la création effective jusqu’au premier projet de réalisation et à la phase initiale de financement. L’entrepreneur créant son entreprise bénéficie ainsi d’une plus grande sécurité et peut également accélérer considérablement la réalisation de son projet.

Sébastien Meunier

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Sébastien Meunier

Director Industrial Transformation and Entrepreneurship

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BaselArea.swiss

BaselArea.swiss est l’organisation d’encouragement de l’innovation et de promotion économique commune aux trois cantons du Nord-Ouest de la Suisse: Bâle-Ville, Bâle-Campagne et le Jura.

BaselArea.swiss emploie actuellement 20 collaborateurs et dispose d’un budget de base de 5 millions de francs par an, provenant des trois cantons ainsi que du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).

Mission

La mission centrale de BaselArea.swiss consiste à promouvoir vers l’extérieur les atouts de la région économique du Nord-Ouest de la Suisse mais aussi à aider les créateurs d’entreprise et les sociétés d’ici et d’ailleurs à réaliser leurs projets commerciaux et d’innovation dans la région.

La gestion et le développement continu d’un réseau performant de décideurs, d’innovateurs, d’experts et de leviers multiplicateurs est au centre des prestations de BaselArea.swiss. S’appuyant sur ce réseau, l’organisation permet à ses clients d’accéder de façon ciblée aux connaissances et au savoir-faire spécialisé.

Services

BaselArea.swiss organise ses prestations aux clients en trois domaines:

  • Le service Invest in Basel Region est conçu sur mesure pour aider les clients à choisir où implanter leurs activités commerciales dans la région et pour les accompagner tout au long du processus d’installation.
  • Le service Connecting Innovators consiste en une assistance aux entreprises et chercheurs dans les secteurs Technologie, R&D et Innovation au sein des domaines technologiques « Life Sciences », « Medtech », « ICT », « Micro, Nano & Materials » ainsi que « Production Technologies ».
  • Le service Supporting Entrepreneurs aide les entrepreneurs s’installant dans la région, ou lançant ici leur activité, de façon globale dans la réalisation opérationnelle de leur projet. En outre, les start-up ainsi que les PME en expansion appartenant aux domaines technologiques évoqués plus haut bénéficient d’une mise en réseau ciblée avec des experts et investisseurs.

Canaux

BaselArea.swiss étaye sa gamme de services avec une plateforme complète d’information et contribue ainsi au positionnement durable de la région de Bâle comme pôle leader sur le plan de l’innovation et de l’économie. Concrètement, BaselArea.swiss dispose de deux canaux:

  • «Innovation Reports»: rapports sur les innovations dans la région de Bâle et publication mensuelle d’un bulletin d’information présentant des interviews, des articles de fond ainsi que des informations concernant la création d’entreprise et l’établissement d’une activité commerciale.
  • «Innovation Events»: avec chaque année plus de 50 événements axés sur le transfert de connaissances et l’entrepreneuriat, BaselArea.swiss met en relation les innovateurs et les créateurs d’entreprise dans le contexte de thèmes actuels.
Sébastien Meunier

Votre interlocuteur

Sébastien Meunier

Director Industrial Transformation and Entrepreneurship


Tel. +41 61 295 50 15

sebastien.notexisting@nodomain.commeunier@baselarea.notexisting@nodomain.comswiss

Our Channels: EVENTS | REPORTS

report Precision Medicine

«La Patient Centricity exige de communiquer d’égal à égal»

08.07.2019

A l’avenir, l’Hôpital universitaire de Bâle ne veut plus se contenter d’appliquer l’innovation, mais souhaite la faire progresser. Dans ce contexte, il vient de mettre sur pied un laboratoire d’innovation ainsi qu’un programme de promotion interne pour donner vie aux projets correspondants. Derrière cette initiative, on retrouve Marc Strasser et Jens Eckstein. DayOne est allée à la rencontre de ce dernier.

BaselArea.swiss: En général, deux raisons poussent à innover. D’une part, la nécessité et, d’autre part, la motivation intrinsèque. Quelle est la vôtre?

Jens Eckstein: Sans motivation, je n’aurais clairement pas accepté cette tâche. Mais la nécessité a elle aussi joué un rôle. Une grande partie de ce qui nous occupe consiste en des tâches que nous n’avions pas encore conclues avec succès. Lorsqu’il arrive à l’hôpital, un patient vit parfois une régression par rapport à la technologie de l’information qu’il utilise au quotidien. Or, certains systèmes avec lesquels les équipes de traitement travaillent remontent à plus de 20 ans. Un jour, j’ai maugréé que notre équipe informatique pouvait mieux faire. Un collègue m’a alors rétorqué: «Arrête de te plaindre et agis.» En outre, je fais bien évidemment partie des gens qui aiment la technologie et l’innovation. C’est la raison pour laquelle j’avais beaucoup de peine à accepter ces points faibles.

Il semble que l’on vous ait entendu?

Oui, la direction informatique et celle de l’hôpital m’ont apporté tout leur soutien et nous nous sommes réorganisés. Je travaille désormais à 50% comme clinicien et à 50% comme Chief Medical Information Officer. J’officie ainsi comme traducteur et passerelle entre l’équipe informatique et les services spécialisés.

Quelles ont été vos premières tâches?

Avant même que je n’endosse ma nouvelle fonction, nous avons monté un grand écran à chaque étage, présentant les membres de chaque équipe avec une photo.

Cela ne semble pas vraiment révolutionnaire?

Cela peut sembler banal, mais pour nombre de nos patients et leurs proches, cela fait une grande différence. Beaucoup de nos patients ont l’habitude de toujours être en ligne et d’avoir accès à toutes les informations souhaitées. Ils peuvent trouver la situation vraiment difficile si cela n’est pas le cas lors d’un séjour à l’hôpital. Bien entendu, tous les patients ont accès à Internet et à notre réseau wi-fi, mais une grande partie des informations qui les intéressent ne sont pas encore disponibles en version numérique. Les patients sont alors relégués à un rôle passif. Or, si nous voulons que les patients contribuent activement à leur processus de guérison, c’est par là que nous devons commencer. Nous devons donc leur fournir rapidement toutes les informations pertinentes, qu’elles soient d’ordre médical ou organisationnel. Ce n’est que comme cela qu’ils participeront vraiment à leur traitement.

Est-ce ce que veulent les médecins?

Il est bien plus agréable de travailler avec des patients informés! Aujourd’hui, tout le monde parle de Patient Centricity. Prendre cette thématique vraiment au sérieux entraîne des conséquences de taille pour notre profession. En tant que médecin, nous nous devons d’intégrer les patients à la prise de décision. Notre rôle consiste à les conseiller et à les coacher. Par exemple, repousser la mort à tout prix par le biais d’une thérapie peut parfois ne plus représenter l’unique but d’une intervention. La qualité de vie devient alors un critère d’autant plus pertinent; et pour cela, une communication humaine et d’égal à égal est capitale. Les écrans à chaque étage ont représenté un premier pas dans cette direction, pour que chacun sache qui s’occupe des patients.

Les patients veulent-ils avoir leur mot à dire?

Oui. Les nouvelles technologies poussent comme des champignons et accroissent la pression sur notre hôpital. Précisons que personne ne s’attend à ce qu’un hôpital universitaire devienne un hôtel de luxe. Garantir des soins médicaux de haut niveau doit rester au centre de nos préoccupations. Cependant, la numérisation offre de nouvelles possibilités. En tant qu’hôpital, nous devons y recourir de manière optimale, dans l’intérêt de nos collaborateurs comme dans celui de nos patients. Nous avons développé notre Innovation Lab pour cette raison.

Quelle en est l’idée?

L’Innovation Lab est une sorte de piste d’atterrissage pour les nouvelles technologies. Nous avons mis sur pied une infrastructure informatique indépendante de l’hôpital qui nous permet d’implémenter rapidement de nouvelles applications dans une zone protégée, ainsi que de les tester en consultant les patients et les preneurs de décisions. Il s’agit donc d’une sorte d’aire de jeu ou de bac à sable pour de premiers projets pilotes incluant de nouvelles technologies, mais sans que ces derniers ne doivent satisfaire à toutes les exigences d’un produit médical ni aux standards de sécurité prédéfinis.

Je peux m’imaginer que les demandes pourraient vite se multiplier?

En effet, nous avons déjà fort à faire. Je suis d’ailleurs en train d’agrandir l’équipe. Heureusement, mes collègues manifestent un grand intérêt. Nous avons débuté au service de cardiologie, continué en chirurgie et allons bientôt lancer des projets en psychiatrie ou encore en rhumatologie.

De quel type de projets s’agit-il?

Ils sont très variés. Par exemple, un partenaire externe, comme une start-up, souhaite faire valider son application du point de vue clinique. Si nous constatons une utilité pour les patients, nous donnons suite au projet. Le partenaire doit cependant donner son accord pour la publication des résultats, même s’ils sont négatifs. Dans un autre cas de figure, il se peut qu’un collaborateur de l’Hôpital universitaire ait une idée brillante et souhaite la développer. Dans cette optique, nous proposons depuis cette année plusieurs événements Future Friday par an, lors desquels nous demandons à nos 8000 collaborateurs de nous soumettre leurs idées d’innovation. Les auteurs des trois meilleures idées sont alors invités à présenter un pitch et l’une d’entre elles reçoit ensuite notre feu vert. Le projet gagnant bénéficie par la suite d’assez de ressources pour que l’idée se transforme en premier prototype en l’espace de six mois.

Jusqu’à maintenant, le cahier des charges d’un hôpital ne comprenait pas la promotion de l’innovation. Pourquoi ce changement de cap soudain?

La recherche a toujours représenté un des rôles fondamentaux de l’Hôpital universitaire. Des spin-offs innovantes en sont nées à plusieurs reprises. Aborder ce processus de manière encore plus proactive nous permet de catalyser ce potentiel et d’asseoir notre réputation. Notre hôpital acquiert ainsi une renommée mondiale dans certains domaines. En effet, nous voulons compter parmi les meilleurs, que ce soit dans le secteur médical ou pour ce qui a trait à l’innovation. Avec son environnement fortement axé sur les sciences de la vie et ses start-up dynamiques, l’écosystème bâlois nous offre des conditions idéales. L’Hôpital universitaire est déjà partenaire de nombreux projets intéressants, ce qui nous donne accès aux technologies les plus avancées. Pour un hôpital de taille moyenne à l’échelle internationale, cela ne va pas de soi. Pour ce qui est de l’agilité, nous profitons clairement de notre constellation, à savoir un environnement universitaire allié à une orientation stratégique vers l’innovation et la numérisation.

Comment les choses fonctionnent-elles lorsque des médecins deviennent entrepreneurs, ou docpreneurs? Qui touche quelle part de la nouvelle entreprise?

Nous devons encore déterminer quel modèle convient le mieux. Bien entendu, la tâche centrale d’un hôpital reste le traitement des patients. Il est cependant juste qu’il profite lui aussi équitablement du développement d’une innovation. On constate la présence de deux extrêmes: soit nous détenons 100% de la propriété intellectuelle et nous accordons une licence au partenaire qui distribue le produit. Ou le produit reste entre les mains du partenaire et nous participons à son développement dans l’optique de profiter ensuite de l’application qui nous convient vraiment. Souvent, le scénario le plus réaliste se situe entre les deux.

Les médecins veulent-ils donc devenir entrepreneurs?

J’aurais tendance à répondre par la négative. Et c’est une bonne chose. Notre objectif n’est pas que tous nos médecins fondent une start-up. Nous souhaitons plutôt qu’ils s’impliquent plus fortement dans le processus d’innovation par le biais de leurs idées et de leur savoir. Il est alors juste qu’ils en profitent comme il se doit, par exemple sous la forme de participations. La même chose devrait par ailleurs s’appliquer au reste du personnel.

report Life Sciences

Vaxxilon receives grant for vaccine development

20.08.2019

event

How to launch a drug in Europe

Date: 20.08.2019

Lieu: Switzerland Innovation Park Basel Area, Room Vision, Gewerbestrasse 24, 4123 Allschwil

report Industrial Transformation

«Je suis fasciné par le niveau d’innovation jurassien»

11.06.2019

Le Switzerland Innovation Park Basel Area compte lui-même deux antennes, à Allschwil et Bâle, et bientôt une troisième dans le Jura, sur la zone d’Innodel, territoire de la commune de Courroux entre Delémont et Courrendlin. Cette antenne jurassienne est en cours d’aménagement. Elle sera inaugurée officiellement le 25 octobre.

Ce sera une étape marquante d’un énorme travail déployé par plusieurs acteurs régionaux, en lien avec cet ambitieux projet fédéral. Le but est de dynamiser la recherche et développement en Suisse et dans la région, explique Frank Kumli, Head Innovation & Enrepreneurship de BaselArea.swiss dans un entretien accordé au "Le Quotidien Jurassien".

Le Quotidien Jurassien: Que représente l’antenne jurassienne pour le Switzerland Innovation Park Basel Area?

Frank Kumli: C’est un pas en avant dans l’innovation régionale. Le parc va être dédié comme les autres à accélérer l’innovation. On pourra enfin faire participer le Jura au parc d’innovation. C’est très important pour nous que le Jura puisse se joindre et que nous puissions profiter de l’expertise et du savoir-faire jurassiens, et en même temps de soutenir localement le développement économique et l’innovation. Pour nous Switzerland Innovation Park Basel Area, c’est une occasion unique de conduire et soutenir cette antenne jurassienne.

Quelles sont les attentes pour cette antenne jurassienne?

Nous attendons bien sûr un site vibrant, où il se passe beaucoup de choses, où les gens se retrouvent pour développer de nouvelles idées, échangent, montent des projets d’innovation. Ce doit être une interface entre les trois cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et du Jura dans le domaine de l’innovation.

Combien y aura-t-il de places de travail sur ce site?

Au total, nous aurons 1200 m2 de surface, ce qui pourrait représenter une soixantaine de places de travail, certaines étant dédoublées, donc environ 30 à 35 emplois.

Des intéressés se sont-ils déjà manifestés?

Nous travaillons étroitement avec la Chambre de commerce et d’industrie du Jura et son directeur Pierre-Alain Berret pour faire connaître le parc d’innovation auprès des patrons des PME locales. Plusieurs se sont intéressés à participer. Des start-ups locales et françaises ont aussi manifesté leur intérêt à venir s’installer sur le site.

Et du côté des institutions de formation?

Sur le plan académique, nous avons aussi suscité l’intérêt du Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), qui sera présent sur le site. Nous avons aussi discuté avec la Haute Ecole Arc (HE-Arc) au plan local, pour voir comment nous pouvons les représenter sur le site. Nous sommes en train de signer quelques contrats. Le but est d’avoir un mix de startups, quelques projets académiques et surtout beaucoup de projets d’entreprises.

Dans quels domaines est-il prévu d’agir?

Nous aurons des projets sur deux axes, les soins de santé et l’agilité d’entreprise. On ne va pas réinventer comment on fait de l’horlogerie mais voir comment transformer les entreprises locales, les rendre plus agiles pour répondre aux défis d’un monde qui change. Pour les soins de santé, nous travaillons étroitement avec l’Hôpital du Jura, son directeur Thierry Charmillot et Nicolas Pétremand, chef du Service de la santé publique.

Que va-t-on faire plus précisément dans le domaine de la santé?

Une réflexion a débuté avec le professeur Hans-Florian Zeilhofer de l’Université et de l’Hôpital universitaire de Bâle. Nous avons prévu plusieurs projets avec lui. Le professeur Zeilhofer se spécialise dans la robotique et l’automation dans le domaine de la chirurgie. Il est convaincu qu’il y a beaucoup de savoir-faire jurassiens à mettre en pratique dans ce domaine. Il a déjà des collaborations dans le Jura, spécifiquement dans le domaine de l’impression 3D. Avec la domotique, l’idée est de rendre l’habitat sécurisé pour pouvoir libérer des patients plus rapidement de l’hôpital, retarder aussi l’entrée en EMS, maximiser donc la présence chez soi.

Combien de temps selon vous pour atteindre la vitesse de croisière?

Nous sommes relativement optimistes, vu l’aide que nous recevons, de la part de la Chambre de commerce, de l’Hôpital du Jura, du Service cantonal de la santé et des hautes écoles. Je pense que la vitesse de croisière devrait être atteinte dans l’espace d’un an, pas pour la totalité des emplois mais pour avoir un site animé avec des idées innovatrices. Nous avons localement beaucoup d’aide pour pouvoir trouver rapidement les bons projets.

Que va-t-on développer dans l’industrie 4.0?

Pour nous, l’industrie 4.0, c’est bien entendu ce qui est relatif aux technologies de production. Ici, on va prendre l’axe d’agilité avec une focalisation sur le côté humain, les équipes, les modèles d’affaires, et au troisième plan les technologies nécessaires à transformer et produire. C’est pouvoir mettre plus d’agilité dans les PME pour répondre plus facilement à des demandes qui fluctuent, en nombre et types de pièces commandées. Pour cela, il faut des équipes beaucoup plus réactives. On en a parlé avec des patrons de la CCIJ, dont Georges Humard, son nouveau président. Ils confirment que les thèmes qui les intéressent, c’est tout ce qui est relatif au design thinking, à l’agilité, aux procédés Lean (n.d.l.r. pour une production efficace et rentable). Il y aura beaucoup de séminaires, des cours, de la sensibilisation et de l’accompagnement.

Dans la thématique des soins de la santé, de quoi parle-t-on plus précisément?

Nous avons développé trois axes lors de multiples séances de travail, avec le professeur Zeilhofer, l’Hôpital et la Chambre de commerce. Le premier axe sera celui de la technologie médicale pure et dure, avec les implants et l’impression 3D, des spécialités très proches du savoir-faire jurassien. Ce sera la plus grande focalisation. La deuxième, c’est ce qu’on appelle health-tech, qui se situe dans la connectivité, la santé numérique. L’Hôpital et le Service de la santé publique pensent qu’il y a beaucoup à faire dans le canton. Le 3e axe, c’est le système de santé. Le ministre Jacques Gerber et Nicolas Pétremand sont convaincus que le système de santé jurassien relativement petit permettra d’expérimenter et innover beaucoup plus rapidement que dans d’autres cantons.

Sur votre liste figurent aussi montage de projets, financement, animation, méthodes de travail…

Nous travaillons à libérer des financements de niveau cantonal mais aussi à accompagner les entreprises pour obtenir des financements de niveau fédéral. Nous avons promis de leur mettre à disposition des personnes pour naviguer dans la bureaucratie des fonds d’innovations, pouvoir accéder plus rapidement à ces fonds.

Qu'y a-t-il de si particulier dans la culture d'entreprise jurassique?

Ici, la pratique, c’est la discrétion avant tout. L’entrepreneur jurassien règle tout lui-même. Du coup, il y a peu de visibilité sur les compétences des entreprises jurassiennes. Quand nous parlons avec les entreprises du groupe de biomedical engineering présentes à Allschwil, elles nous demandent souvent de les aider à trouver les bonnes compétences dans le Jura pour leurs projets. Les gens savent qu’il y a beaucoup de savoir-faire dans le Jura mais ne savent pas comment y accéder. Cela plaide pour que les entreprises fassent davantage savoir quelles sont leurs compétences. Avec la Chambre de commerce, nous allons faire le lien avec Bâle-Ville et Bâle-Campagne. Un groupe informel, qui regroupe notamment des patrons, l’Hôpital du Jura et des hautes écoles, va accompagner le parc d’innovation.

L’accès à une communauté et à un réseau d’innovateurs et d’experts, pour la Recherche & Développement, cela manque dans le canton du Jura?

Oui. Il y a beaucoup d’appétit pour travailler avec l’Université de Bâle, la Haute école de Muttenz, la HE Arc à Neuchâtel du côté technologique. Je pense qu’on va pouvoir créer un lien entre les entrepreneurs jurassiens et les hautes écoles et universités. C’est aussi une demande des clients des entrepreneurs jurassiens, qui souhaitent à ce que ces entrepreneurs collaborent avec les universités, nous ont-ils dit. Il y a beaucoup plus d’innovation qu’on ne le dit. Chaque fois que je visite une entreprise jurassienne, je suis fasciné par le niveau d’innovation. Je trouve formidable quand on discute avec les patrons jurassiens de voir qu’ils ont beaucoup de pragmatisme pour aller de l’avant.

Interview: Georges Maillard, Le Quotidien Jurassien

report Life Sciences

Endress+Hauser develops research facilities

19.08.2019

event BaselArea.swiss

6th Swiss-Korean Life Science Symposium & Entrepreneurs Club @ Novartis Campus

Date: 28.08.2019

Lieu: Novartis Campus Fabrikstrasse 4, Basel

report Industrial Transformation

«Chez Bell, nous combinons artisanat et automatisation»

06.05.2019

Une boucherie bâloise s’est muée en groupe alimentaire international au fil de ses 150 années d’existence: Bell Food Group emploie plus de 12 000 collaborateurs dans 15 pays. Markus Ettlin, responsable Industrie 4.0/Automation chez Bell Food Group, présente les projets liés à l’industrie 4.0 en cours et les limites de l’automatisation et des innovations dans le secteur alimentaire.

BaselArea.swiss: Quand les saucisses seront-elles fabriquées par des robots?

Markus Ettlin: Une saucisse cache beaucoup d’artisanat, d’expérience et de savoir-faire. Il serait pour l’heure presque impossible de faire réaliser les étapes nécessaires par une machine, et ça n’est pas notre objectif. Il s’agit pour nous de concilier tradition et innovation. En matière de charcuterie, la tradition et le travail manuel sont très importants. Ce n’est pas demain que les saucisses seront fabriquées par un robot.

Parce que ça ne serait pas un produit demandé?

Je pense que nos clients recherchent un produit artisanal et pas une saucisse totalement industrielle. La saucisse est un produit naturel, aux qualités naturelles, qui doivent être respectées. Il faut beaucoup de savoir-faire pour cela. La production de saucisses ou de jambon requiert une grande expérience et fait appel à tous les sens. Nous travaillons toutefois à l’automatisation de certaines étapes du processus. Nous voulons combiner artisanat et automatisation.

Dans quels domaines l’automatisation est-elle possible?

Nous devons distinguer le secteur artisanal et la production de produits prêts-à-servir (convenience). Le travail manuel restera précieux dans la fabrication des saucisses et du jambon. Dans le secteur des produits convenience, qui doivent tous être identiques, l’automatisation est bien plus avancée. La production de galettes de steak haché et de nuggets de poulet est par exemple très automatisée, puisque ces produits sont mis en forme par des machines. Dans la logistique aussi, nous avons su déployer les technologies de l’automatisation pour les tâches répétitives et pénibles.

Où percevez-vous le plus fort potentiel?

Le niveau d’automatisation est particulièrement important dans la manutention et le conditionnement, mais il ne dispense pas là non plus de personnel humain. Le vrai potentiel réside selon nous dans les données et informations qui sont générées quotidiennement. Nous voulons apprendre de ces données et nous améliorer. Nous nous intéressons par exemple au processus de cuisson, pour lequel plusieurs données sont mesurées, dont la température: il y a les paramètres théoriques et les paramètres réels, et le résultat final. Si les collaborateurs vérifient la température, ils ne peuvent pas garder une vue d’ensemble de tous les paramètres, des différentes valeurs et des corrélations complexes. L’analyse de ces données nous permettra de garantir la qualité du processus de cuisson et du produit, et même de l’améliorer. Elle nous aide aussi à renforcer l’efficacité énergétique et à utiliser au mieux les installations.

Sur quelles transformations et quels domaines Bell met-elle l’accent?

D’une part, la traçabilité du produit et, de l’autre, la transparence des différentes étapes du processus de transformation et leurs conséquences sur le produit fini. L’élément central est donc les normes et la standardisation. Nous voulons déployer des technologies standardisées, transformer les processus automatisés et créer de la transparence.

Quels domaines peuvent être des sources d’inspiration particulièrement intéressantes pour les technologies standardisées?

En matière de transformation de la viande, la spécialité joue un rôle prédominant. Ce qui m’intéresse plutôt dans ma partie, ce sont les technologies que l’on peut utiliser différemment. Il est par exemple possible de transposer certaines pratiques et méthodes de l’industrie pharmaceutique à l’industrie alimentaire. L’industrie pharmaceutique sait ainsi gérer d’importantes quantités de données. C’est très stimulant pour mon domaine. L’industrie automobile est elle aussi très avancée dans les processus automatisés. Les constructeurs ont souvent des lots importants, pour lesquels le volant doit toutefois être positionné tantôt à gauche, tantôt à droite. Ce sont des thèmes qui nous préoccupent aussi, puisque nos produits peuvent prendre différentes formes: plus léger ou plus lourd, avec moins ou plus d’emballage. Nous nous inspirons volontiers des autres secteurs.

Qu’est-ce qui est implémenté?

Nous construisons un important entrepôt frigorifique dernier cri qui présentera un très très grand niveau d’automatisation. La logistique doit, si possible, être totalement automatisée, les collaborateurs doivent séjourner aussi peu que possible dans le secteur des surgelés et il existe des processus d’assistance très automatisés. L’ensemble des installations et des processus généreront des données et des informations que nous désirons analyser à des fins d’amélioration, d’entretien et d’efficacité. Dans tous les domaines, la collecte des données est pour nous une chance de progresser et de garantir la qualité.

Quels défis représentent les transformations prévues pour Bell?

Chez nous, l’industrie 4.0 est fortement liée à l’environnement de production. La numérisation est une étape importante pour nos collaborateurs. Nous voulons inclure tous nos collaborateurs et montrer que les nouvelles technologies sont là pour les assister dans leur travail. Je vois aussi un défi dans la grande complexité de toutes les étapes – tout est lié. Ça n’est pas toujours facile à comprendre. Nous sommes par conséquent appelés à développer des connaissances et à sensibiliser globalement les collaborateurs aux thèmes liés à l’industrie 4.0. Nous devons notamment découvrir par où commencer avec la mise en œuvre et dresser une feuille de route judicieuse.

Bell participe à notre Industry 4.0 Challenge. Qu’avez-vous déjà pu en tirer?

Je connais BaselArea.swiss au travers de différentes manifestations qui donnent toujours lieu à des contacts passionnants. Dans le cadre de l’Industry 4.0 Challenge, je peux voir simplement quelles idées sont répandues et comment les autres perçoivent le monde. Dans les grandes entreprises, il est souvent difficile de tracer de quelle manière les formidables solutions ont été décidées. Les start-up peuvent rapidement montrer une preuve de concept, je peux donc me faire une idée de ce qui existe et de ce que ça signifierait pour moi. C’est extrêmement passionnant pour moi. Notre secteur a aussi des contacts avec les sociétés du dernier Industry 4.0 Challenge. Nous sommes certes à la recherche d’outils standardisés. Mais les start-up comblent souvent les lacunes entre une norme exigeante et le monde réel.

Quelles innovations attendons-nous prochainement dans la branche alimentaire?

La viande produite sans tuer d’animaux: le hamburger de Mosa Meat sera développé à partir de cultures de cellules. Bell possède une participation dans la société néerlandaise qui travaille actuellement à la commercialisation de sa découverte.

report Precision Medicine

Basel-based researcher combating multi-resistant bacteria

16.08.2019

event Entrepreneurship

Workshop Mixed Management Pickles

Date: 28.08.2019

Lieu: Startup Academy Basel, Picassoplatz 4, 4052 Basel

report BaselArea.swiss

«La région de Bâle est très innovatrice dans le domaine de la santé»

02.04.2019

Un nouveau Master proposé par la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) vise à préparer la prochaine génération de professionnels dans le secteur des sciences de la vie. Des étudiants en «informatique médicale» sont formés à utiliser les dernières technologies lors de projets des industries médicale et pharmaceutique. Professeur Enkelejda Miho, de l’Institut des technologies médicales et analytiques à la FHNW, est convaincue que la combinaison des sciences de la vie avec l’informatique et le monde des affaires fait émerger un nouveau profil de professionnels prisé.

BaselArea.swiss: Enkelejda, pensez-vous que le scientifique qui ajoute à sa formation traditionnelle une perspective technologique est la nouvelle normalité?

Enkelejda Miho: La découverte de médicaments est un vaste domaine. Il y a des secteurs qui restent plutôt traditionnels tandis que d'autres, comme les données de vie réelle et les essais cliniques numériques, mutent rapidement. Les scientifiques ne peuvent plus analyser leurs données à grande échelle avec les mêmes moyens que ceux utilisés autrefois. De plus, une multitude d’outils sont prêts à être utilisés aujourd’hui. Il s’agit maintenant de trouver comment combiner ces outils afin de lancer les médicaments plus rapidement sur le marché. Appliquer une technologie de pointe pour répondre à des questions scientifiques fait entièrement partie du travail du scientifique. On entend de la part d’entreprises pharmaceutiques que le scientifique averti sur le plan technologique est un profil recherché, mais celui-ci n’est malheureusement pas forcément disponible sur le marché. L’enseignement a du retard sur ce qui se passe dans le monde réel et doit le rattraper.

Qu’est-ce qui a changé dans la compréhension de la santé?

La santé s’est développée au même titre que n’importe quel autre domaine: nous avons observé de lents processus au fil des siècles. Puis tout à coup, la technologie a fait évoluer les choses. Dans le domaine de la santé, le savoir s’est toujours concentré sur les organes, ce qui a contribué à rendre les choses moins complexes. Vous aviez le cardiologue, le pneumologue, le neurologue, qui essayaient de comprendre un problème à la fois. Le savoir était disséqué. Ceci est en train de changer massivement.

Comment?

De nouvelles technologies conduisent plus rapidement aux diagnostics et aux traitements. Par exemple, nous pouvons détecter une tumeur grâce à un algorithme. La machine aide donc le médecin spécialiste à ce qu’il ou elle puisse voir et diagnostiquer plus de patients. La première étape consiste à appliquer ce que nous savons pour accélérer les diagnostics et les traitements, sur la base d’une expérience plus large et d’un traitement des connaissances plus rapide. La seconde étape, c’est l’intégration des connaissances provenant de différents systèmes. Il y a beaucoup de technologies différentes. Nous devons maintenant nous demander comment les utiliser de manière adéquate. L’intégration des connaissances est essentielle.

Quel rôle y joue l’intelligence artificielle?

Plutôt que de poser une seule question à la fois, l’IA permet non seulement d’intégrer les données de santé mais aussi d'autres informations telles que le nombre de fois où vous vous êtes rendu chez le médecin, les traitements prescrits, les symptômes, ainsi que les données sociales et environnementales. L’IA contribue à intégrer tout cela pour nous aider à faire de meilleurs choix et de meilleurs diagnostics, si bien que les personnes ne commencent pas un traitement qui ne leur est pas adapté ou ne pâtissent pas d’un traitement qui ne leur est pas spécifique.

Sommes-nous préparés à l’innovation dans le domaine de la santé?

Nous sommes vraiment sur la bonne voie. Le premier défi à relever est la standardisation. Il n'y a aucune idée consensuelle sur quelle méthode utiliser à quel moment, et sur comment les différencier car il y en a tellement. Les groupes de recherche, laboratoires et entreprises pharmaceutiques pourraient agir davantage dans l’espace pré-concurrentiel, afin que nous ne répétions pas sans cesse les mêmes erreurs. Nous pouvons apprendre beaucoup du développement logiciel où le partage est monnaie courante. Le second défi, ce sont les distorsions que nous introduisons dans les algorithmes. Les chercheurs doivent réfléchir attentivement à faire correspondre la bonne question à la bonne série de données – un ordinateur ne peut pas faire ça. Nous avons besoin de chercheurs qui sont conscients des écueils auxquels on s’expose en appliquant l’IA et l'apprentissage automatique au domaine de la santé.

Où en sommes-nous à Bâle?

La région de Bâle est très innovatrice comparée à d'autres régions. Nous disposons d’acteurs majeurs, d’un environnement de start-ups et de grandes institutions de recherche et institutions en sciences et arts appliqués telles que l’université de Bâle, l’EPF, la FHNW et l’Institut Friedrich Miescher. Tous les éléments sont là. Je pense toutefois que les parties prenantes devraient davantage échanger, plutôt que d’essayer chacune de faire avancer seule l’ensemble de la machinerie. BaselArea.swiss et DayOne apportent un soutien en réunissant différentes perspectives. Même s’il serait bien d’y dédier plus de ressources afin de déclencher l'interaction. Cela aiderait aussi à retenir les talents dont nous avons besoin pour faire avancer ce domaine.

Qu’apporte le nouveau Master en informatique médicale?

Avec ce nouveau Master, nous comblons une lacune. En nous entretenant avec des représentants du secteur, nous nous sommes rendu compte que tout le monde se mettait à utiliser les nouvelles technologies que sont par exemple l’apprentissage automatique et l’IA. Ceci requiert des connaissances spécialisées. D’une part, vous devez maîtriser la chimie moléculaire et la biologie afin de comprendre les données que vous analysez. D'autre part, il vous faut connaître la programmation ainsi que le cadre mathématique d’application de l’apprentissage automatique. Un vaste savoir est donc nécessaire si l’on veut appliquer des données et une méthode d’apprentissage automatique bien précises à un projet très spécifique.  Vous avez besoin d’être formé en tout pour maîtriser une question bien spécifique. Voilà le défi auquel les institutions suisses et européennes ne se sont pas encore attelées.

Quelle est votre approche?

La FHNW est connue pour être une institution de sciences et d'arts appliqués sensibilisée aux questions les plus actuelles. Nous formons les étudiants sur des sujets suffisamment divers en sciences de la vie, informatique et affaires commerciales pour les impliquer ensuite dans de réels projets lancés par des entreprises pharmaceutiques et des hôpitaux. Si vous connaissez le mécanisme, vous pouvez l’appliquer à une autre question – c'est ce à quoi nous aspirons. Nos étudiants auront affaire à des projets très divers, impliquant des bases de données, des patients-citoyens, une classification et une automatisation. Comment arrivez-vous à automatiser l'analyse de clichés dans le secteur pharmaceutique ou en hôpital? Comment pouvez-vous assister les organismes de réglementation, en étant au fait des dernières tendances et des écueils à éviter? Nous sommes les premiers à avoir cette touche pédagogique. Nous formons la prochaine génération de professionnels, tout en prenant en compte la transformation numérique dans le domaine d’application.

Nous ne parlons pas de l’éthique des données?

Nous ne pouvons pas échapper à l’éthique. C’est la question la plus importante à laquelle nous sommes confrontés dans le domaine de la santé numérique. Mais parfois, il est nécessaire de se tenir au point d’équilibre afin de comprendre les besoins en matière d’éthique et de confidentialité des données. Nous tentons de répondre à ces questions dans le cadre de projets spécifiques. La discussion est un outil formidable pour préparer le terrain et sensibiliser. Nous agissons avant tout.

Quels types d’étudiants attendez-vous?

Nous voulons donner aux étudiants formés à la FHNW la possibilité de participer à des projets de pointe. D’après notre expérience, les entreprises également sont très intéressées par le programme de Master, qui relie sciences de la vie et monde des affaires sur une base informatique. Conjointement avec le Prof. Dr. Knut Hinkelmann, responsable du Master de sciences en systèmes d'information des entreprises à la FHNW, nous créons un profil d’experts qui comprennent la nécessité de la science tout en étant capables de l’appliquer en prenant en compte la cybersécurité, la confidentialité des données et les applications métier. Pour y arriver, nous formons les personnes dans la plus pure tradition de la haute école spécialisée.

L’EPF, l’université, ainsi que l’Institut tropical et de santé publique suisse, sont à l’origine de différentes initiatives dans le domaine de l’enseignement de la santé numérique. Quelle importance accordez-vous à ces efforts?

Ils sont importants et pertinents pour notre communauté. Pour moi, ces programmes ne se chevauchent pas. Tandis que l’IFM, l’EPF et l’Université de Bâle sont plus orientés vers la recherche, ici à la FHNW, nous nous dirigeons vers un enseignement axé sur l'application pratique. Nous travaillons en collaboration avec l’Université de Bâle, en particulier les bureaux d’innovation. Finalement, c’est une démarche collective.

report Innovation

Basel researchers revolutionizing the CRISPR-Cas method

15.08.2019

event BaselArea.swiss

S.C.O.R.E© Sales Seminar for Entrepreneurs

Date: 03.09.2019

Lieu: Switzerland Innovation Park Basel Area, Gewerbestrasse 24, 4123 Allschwil

report BaselArea.swiss

33 entreprises récemment implantées créent des centaines d'emplois

28.03.2019

BaselArea.swiss a pu célébrer d’importants succès en 2018. Elle a convaincu 33 entreprises − soit sept de plus que l’année précédente − de venir s’installer dans la région économique de Bâle. 16 entreprises européennes, dont neuf allemandes, sont venues s’y installer. BaselArea.swiss a en outre apporté son soutien à six entreprises suisses dans leur recherche d’un site adapté dans la région de Bâle. Parmi les entreprises nouvellement implantées, 19 sont issues du secteur des Sciences de la vie et de la chimie.

Ces entreprises nouvellement implantées dans la région économique de Bâle ont déjà créé 139 emplois, et prévoient d’en créer 296 autres dans les prochaines années. Les entreprises manifestent un grand intérêt à s’implanter dans la région de Bâle; en témoignent les plus de 400 conseils personnalisés en Suisse et à l’étranger et les 69 visites d’investisseurs et de délégations d’entreprises à Bâle que BaselArea.swiss a organisées en 2018.

Outre la promotion économique, la deuxième mission clé de BaselArea.swiss, à savoir l’encouragement de l’innovation, s’est remarquablement bien développée. BaselArea.swiss a apporté son soutien à 72 start-up lors de leur création. Comparé à l’année précédente, neuf entreprises supplémentaires ont ainsi été créées. Il s’agissait avant tout d’entreprises des secteurs des Sciences de la vie et des Technologies de l’information et de la communication.

La demande de conseil et de mentoring a nettement augmenté. Les entreprises ont profité 556 fois de cette prestation qu’offre BaselArea.swiss, soit plus de trois fois plus que l’année précédente. Les manifestations organisées par BaselArea.swiss ont également remporté un franc succès. Près de 6000 participants se sont vus proposer une plateforme pour réseauter et faire émerger de nouvelles idées.

Vous trouverez le communiqué de presse ici. Le rapport annuel 2018 complet de BaselArea.swiss peut être téléchargé au format PDF.

report ICT

Adobe develops new technology in Basel

12.08.2019

event ICT

Digitaltag Region Basel

Date: 03.09.2019

Lieu: Bahnhof SBB, Basel

report Precision Medicine

Les innovations passent à la vitesse supérieure avec le programme d’accélération DayOne

05.03.2019

Quatre startups innovantes du secteur des soins de santé participent au premier cycle du programme d’accélération DayOne. Faraz Oloumi d’Aurteen, Chang Yun de Noul et Christian Vogler et Leo Gschwind d’Advancience montrent jusqu’où une conviction peut mener.

BaselArea.swiss: Faraz, quelle est la raison qui vous a poussé à créer Aurteen, au départ?

Faraz: Durant mes études en ingénierie électrique et informatique, j’ai travaillé sur l’analyse des images rétiniennes et je suis tombé amoureux de ce domaine. J’ai obtenu mon master, puis mon doctorat, et j’ai refusé un poste sûr pour continuer dans ce domaine, et j’ai ainsi fondé Aurteen. Je suis absolument convaincu du caractère novateur et de la nécessité d’une évaluation de la rétine assistée par ordinateur, car les vaisseaux situés au fond de l’œil reflètent notre état de santé général, depuis les maladies de la rétine jusqu’aux troubles métaboliques ou cardiovasculaires.

Christian, y a-t-il eu un moment inaugural pour vous également?

Christian: J’ai étudié la psychologie et la génétique. Afin d’utiliser la génétique en tant qu’outil pour explorer l’esprit humain, mes co-fondateurs et moi-même avons commencé à étudier la psychométrie. En général, la gamme d’outils utilisés pour les tests psychométriques date de la période allant des années 1940 jusqu’aux années 1970. Nous avons adapté ces tests psychométriques au XXIe siècle, nous y avons ajouté un soupçon de ludification, les avons rendu divertissants et modulables. Nous sommes ainsi capables de traiter un grand nombre de participants à ces études. Nous voulons faire avancer la psychologie. Nous sommes convaincus que nos outils peuvent être utilisés dans de nombreux domaines. Il s’agit d’un outil de diagnostic utilisé pour tester les troubles de l’attention ou les altérations de la mémoire, ainsi que d’un outil de RH permettant d’améliorer la collaboration entre les équipes.

Chang, vous avez rejoint Noul il y a un an. Quelle en a été la raison?

Chang: L’un des co-fondateurs est ingénieur en biomédecine. Après avoir décroché son doctorat aux Etats-Unis, il a passé un an et demi au Malawi dans le cadre d’une mission de bénévolat social. Il a vu de nombreux enfants mourir du paludisme et a été surpris de constater que les professionnels de santé continuaient d’utiliser des tests qui étaient déjà considérés comme imprécis et inefficaces. Il a créé Noul en 2015 afin de mettre au point un appareil mobile recourant à l’analyse d’images et à l’intelligence artificielle pour diagnostiquer des maladies à partir de prélèvements sanguins. En tant qu’ami proche, je me suis intéressé à ce projet dès le départ et je l’ai rejoint il y a un an, certain que ma carrière aux Nations Unies serait un atout pour la réussite du projet. J’ai de l’expérience en gestion des affaires et en administration publique. En tant que Directeur du Développement des affaires mondiales chez Noul, je suis en train de créer l’antenne de Noul en Europe.

Quelle a été la principale difficulté pour créer la société?

Chang: En ce qui nous concerne, ce sont les connaissances scientifiques. Nous avons fait des tentatives et essuyé des échecs. Si les essais cliniques en laboratoire donnaient de bons résultats, les résultats sur le terrain ont souvent été inattendus. Parfois, il était difficile d’obtenir suffisamment d’échantillons de bonne qualité. Afin de surmonter ces obstacles, nous coopérons avec l’Institut tropical et de santé publique suisse de Bâle. Par ailleurs, l’approbation d’une nouvelle technologie telle que la nôtre nécessite de nouveaux critères. Cela prend un temps considérable et exige de notre part des données suffisamment convaincantes.

Christian: Lorsqu’on est scientifique, on ne devient pas entrepreneur du jour au lendemain. Il m’a fallu admettre qu’il n’y a pas que les résultats scientifiques qui comptent. En effet, je dois assurer la promotion de mes résultats et élaborer des propositions de valeur spécifiques. Mes domaines de prédilection sont la psychologie, la génétique et la bioinformatique – mais désormais, je dois également faire des analyses de rentabilité. Dans le monde de l’entreprise, il n’y a pas une seule journée sans un nouveau problème à régler. Il vous faut toujours un plan B, C et D. Cela représente une charge de travail considérable, mais c’est également beaucoup de plaisir.

Faraz: Ne pas être en mesure de s’assumer financièrement n’est pas une situation facile. Je ne me suis pas versé un seul centime au cours des dernières années. Le plus difficile pour moi a cependant été de convaincre les gens que mes idées et ma vision n’étaient pas insensées. J’ai dû faire face à beaucoup d’adversité. Mais je ne regrette rien. Puis, j’ai dû surmonter d’autres défis tels que le fait de devenir CEO et non pas simplement CTO, ce qui implique d’en finir avec le perfectionnisme. C’est un challenge que j’apprécie.

Qu’espérez-vous réaliser au cours des deux prochains mois dans le cadre du programme d’accélération DayOne?

Faraz: Le Canada est un terrain idéal pour la télémédecine et c’est là que se trouvent mes collaborateurs et mes clients potentiels, mais si l’on regarde uniquement les chiffres, notre analyse de rentabilité n’est pas très favorable dans ce pays. Par ailleurs, le marché le plus proche, à savoir les Etats-Unis, est très fragmenté et compliqué à pénétrer. Le programme d’accélération DayOne est pour nous une opportunité unique de nous pencher sur le marché européen pour le valider. En outre, nous entendons valider notre liste de propositions de valeur et trouver des investisseurs.

Chang: Nos partenaires suisses nous ont encouragés à postuler à ce programme et nous avons eu la chance d’être sélectionnés. Selon moi, Noul a déployé des efforts considérables au cours des trois dernières années pour concevoir des solutions de diagnostic inédites. Le moment est désormais venu de faire le bilan de ce que nous avons réalisé jusqu’ici et de le mettre à profit pour donner encore plus de substance à notre modèle d’affaires. Nous voulons rencontrer des gens qui soient capables de nous aider à atteindre cet objectif et à explorer les opportunités.

Leo: Nous souhaitons apprendre comment organiser et gérer notre entreprise. Et nous souhaitons avoir tous les atouts en main pour convaincre les investisseurs et rechercher des capitaux de départ.

Le programme d’accélération a commencé en janvier. Qu’en pensez-vous jusqu’à présent?

Faraz: J’ai été très agréablement surpris. L’écosystème en termes de soutien aux start-up est complètement différent de ce que j’ai connu jusqu’à présent. J’échange avec de hautes pointures du secteur pharmaceutique et clinique et dans l’ensemble, je ressens un engouement incroyable. L’équipe DayOne met tout en œuvre pour garantir le succès de mon projet. Je suis convaincu qu’ici, nous allons passer à la vitesse supérieure. Au vu de mon expérience sur place jusqu’à présent, j’étudie la possibilité de m’établir ici à Bâle. C’est vraiment une chance incroyable pour notre équipe.

Chang: Je suis impressionné. Les réunions que nous avons eues jusqu’à présent nous ont été extrêmement profitables et utiles. D’un point de vue stratégique, le fait d’être présents à Bâle est très intéressant, d’autant que cela nous rapproche de notre partenaire, Swiss TPH, et que nous nous retrouvons à faible distance de nos parties prenantes basées à Genève. Pour l’instant, l’accélérateur se révèle très efficace.

Leo: Le programme nous apporte énormément. Apprendre à structurer notre activité est extrêmement bénéfique. C’est fabuleux de pouvoir apprendre le métier auprès d’experts et de profiter de conseils de première main. Et le financement résout la plus grosse difficulté.

Quel a été votre plus grand choc culturel en arrivant à Bâle?

Chang: Dans ma culture, les gens ne sont pas aussi directs, alors qu’ici ils expriment leurs opinions plus franchement. J’apprécie cette diversité et j’aimerais qu’elle soit davantage présente dans notre équipe, en Corée du Sud. Par ailleurs, j’observe rarement des embouteillages par ici.

Faraz: C’est impressionnant de voir comment tout le monde ici semble comprendre l’anglais.

report BaselArea.swiss

DayOne gains importance

08.08.2019

event Entrepreneurship

Workshop Pitching

Date: 04.09.2019

Lieu: Startup Academy, Picassoplatz 4, 4052 Basel

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